Face à Face : Sophie Primas - 27/06
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Apolline Matin Face à face
Naila Latroux 8h32 sur BFM TV et RMC Ce matin mon invité est une femme de droite Au cœur du pouvoir au gouvernement Bonjour Sophie Prima Merci d'avoir accepté mon invitation ce matin Vous êtes la porte-parole du gouvernement Et j'avoue que vos lumières vont m'être précieuses Au lendemain de cette conférence de presse du Premier ministre Qui m'a quelque peu dérouté Sophie Prima 4 mois de discussion entre patronat et syndicat Pas d'accord signé entre les deux Le Premier ministre les reçoit mardi Entre perçoit une voie de passage qui existe Sauf qu'hier il n'y a toujours aucun accord voté Aucun accord signé plutôt sur la table François Bayrou parle d'un exercice néanmoins inédit Et remarquablement utile Est-ce qu'il est dans le déni le Premier ministre Sophie Prima ?
Non c'est un exercice qui est inédit On n'a jamais donné la responsabilité De cet équilibre des retraites Aux partenaires sociaux On ne leur a jamais donné véritablement Les clés pour travailler ensemble Et même si aujourd'hui en effet Il n'y a pas d'accord encore signé Pas encore d'accord définitif Et bien nous avançons Et je crois que le Premier ministre a raison De ne pas lâcher De continuer à croire en ce dialogue De continuer à croire que maintenant il faut un peu l'autorité du Premier ministre Pour aller jusqu'au bout Et je crois qu'il y a des accords Il n'a pas servi à dénouer des situations Il n'a pas servi à dénouer des situations Mais a servi à reprendre le dialogue Il y a deux semaines supplémentaires Et donc à la mi-juillet Nous avons tous bon espoir Y compris la ministre Astrid Panossian Que nous y arrivions Puisqu'il y a déjà des points d'accord Que le Premier ministre s'est engagé A les mettre au Parlement Dans le cadre de l'examen Du projet de loi de finances Sur la sécurité sociale Et donc nous allons au bout de l'exercice Je crois que c'est important Parce que je voudrais vous dire Que derrière J'entends beaucoup C'est une question Il veut durer Il ne veut pas la censure Par rapport aux socialistes Ce n'est pas ça
Pour 67% des Français sont agélables Le conclave est un coup politique Pour retarder la motion sociale Je comprends Et c'est pour ça
C'est pour ça que j'aborde ce point C'est parce qu'en réalité Qu'est-ce qu'il y a derrière cette bataille Qu'est-ce qu'il y a derrière cette volonté C'est la volonté d'avoir un système de retraite pérenne Qui s'équilibre C'est la volonté que nos enfants Et nos petits-enfants Qui sont en train de payer Les retraites actuelles Puissent bénéficier D'un système de retraite Eux aussi
Sophie Prima Vous venez de me parler D'un atterrissage éventuel Mi-juillet Hier le Premier ministre A parlé de 15 jours Il y a quelques jours De décalage entre les deux C'est-à-dire que S'il faut que ça dure Un peu plus longtemps que 15 jours Ça durera un peu plus longtemps que 15 jours J'ai dit mi-juillet Parce que je considère
Qu'on est pratiquement À la fin du mois de juin Et vous savez Qu'il y aura un délai supplémentaire Non, non, non On est à peu près Dans l'épure de mi-juillet S'il faut 24 heures de plus Peut-être qu'il faudra 3 jours de moins Je ne sais pas Mais en réalité Il faut aller au bout de cet accord Il faut trouver les voies et moyens Pour équilibrer notre système Et apporter aux Français Des améliorations Qui sont sensibles Moi je pense que mi-juillet Quand les Français verront Par exemple Que la retraite des femmes Sera améliorée Les conditions de retraite Des femmes seront améliorées Ou des carrières hachées Seront améliorées Ça sera une bonne nouvelle
Pour les Français Et on va entrer point par point Dans les avancées possibles Envisageables Pour les Français Sophie Prima Simplement Avant c'est remarquable Il reste quelques centimètres Pourquoi les partenaires sociaux N'ont pas été capables De signer Sur ce qui fait déjà consensus ? Parce qu'il y a des points de blocage
Il y a encore quelques points de blocage
C'est tout l'accord
Ou pas d'accord ? C'est un équilibre Un accord Vous savez très bien Qu'une négociation C'est une question d'équilibre Entre les partenaires Donc c'est ce à quoi Nous travaillons naturellement Il y a encore des points de blocage Qui concernent en partie Le financement Moi je comprends Les organisations patronales Qui font attention aussi A la compétitivité De l'entreprise France Donc il faut faire attention A cela Vous savez que le travail Déjà finance très très largement Notre modèle social Ce sera d'ailleurs Je pense Un sujet de présidentielle En 2027 Mais donc le patronat Fait attention à ça Nous avons aussi
Le patronat dit On ne veut pas payer davantage Et de fait Les indicats disent aussi Ce n'est pas aux salariés De payer davantage Oui
Et c'est comme ça Les salariés ne veulent pas Être chargés davantage Donc il y a des questions Sur la pénibilité Il y a des accords Sur la prévention Il n'y a pas d'accord Pour l'instant Pour un départ anticipé Sur des carrières pénibles Donc il y a encore Ces points de difficulté Mais regardons Ce qui est acquis Et le Premier ministre Aura à cœur De prendre ses responsabilités Et de mettre au débat Pendant le projet De loi de finances De la sécurité sociale A l'automne Ces points d'accord
Sur la pénibilité Précisément La CFDT dit On n'y est pas du tout Et vous parlez à l'instant De points d'accord Qui peuvent être soumis au débat Est-ce que ça veut dire Que s'il n'y a pas d'accord Les quelques avancées Iront tout de même au Parlement ?
Alors ça Ce sera la décision Du Premier ministre Qui sera annoncée mi-juillet Donc au terme De ces négociations Ce sera sa responsabilité Et sa décision De savoir S'il va au-delà Ou pas De l'accord Qui sera trouvé Sur les points sensibles
Parce que Si je comprends bien Pour l'instant Les quelques avancées S'autofincent En quelque sorte Et donc Si vous en gardez certaines Mais pas d'autres Ça déséquilibre le Bien sûr Bien sûr Vous savez que La seule réserve
La réponse est dans ce que vous dites C'est qu'a priori Il faut trouver les moyens de financement Donc la seule réserve Que nous avons mise Et donnée Aux partenaires sociaux En début de conclave C'était effectivement Un équilibre des retraites A 2030 Vous savez que c'est un déficit Aujourd'hui très important Qui peut aller jusqu'à 20 milliards Ce n'est pas soutenable Et ce n'est pas pérenne Encore une fois Pour les générations Donc notre responsabilité C'est l'équilibre Notre responsabilité C'est la compétitivité Des entreprises C'est le poids Du social Dans la feuille de paie Des salariés Donc c'est ce combo-là Qu'il faut travailler
Tous ensemble Oui Pour être très clair Sophie Prima Il n'y a pas d'évidence A ce que des avancées Aillent devant le Parlement S'il n'y a pas d'accord global Le Premier ministre
Est engagé A ce que les points d'accord Soient traités Dans le cadre du PLFSS Je pense que c'est son objectif Mais ce que je n'ai pas compris
C'est les points d'accord Signés ou pas signés C'est-à-dire Est-ce que c'est Ce qui fait consensus Entre les syndicats Ça sera la responsabilité Du Premier ministre De prendre cette décision Donc c'est encore un point A trancher Par le Premier ministre Voilà La question de l'équilibre Du régime C'est 6 milliards A trouver pour revenir A l'équilibre financier En 2030 C'est l'un des Des plus gros points noirs Si j'ose dire Un des points Ou en tout cas L'un des gros points A débloquer Par les partenaires sociaux Est-ce que la désindexation Des retraites Est une piste Ça revient à ne pas Revaloriser les retraites Selon le taux d'inflation Donc soit de les revaloriser D'un peu moins Que l'inflation Soit de ne pas les revaloriser
Vous savez que nous avons Des échéances budgétaires Qui sont très ambitieuses Et là aussi Ce sont des échéances budgétaires Qui permettent A notre pays De revenir Sur une forme De souveraineté Financière et budgétaire C'est impératif Sinon on se met dans la main Des financiers internationaux Avec des taux d'intérêt Que nous ne pourrons plus supporter Et des services publics Qui seront dégradés Parce qu'il faudra payer Les intérêts de notre dette Donc c'est exactement L'inverse de ce qu'on veut Donc ça touche effectivement Le système des retraites Ça touche le budget Ça touche la sphère sociale Ça touche les collectivités Territorielles Et bien sûr Le fonctionnement De l'Etat Donc mi-juillet Encore une fois Le Premier ministre A tous les éléments Et il fera L'ensemble des arbitrages A ce moment-là Y compris sur la question Que vous indiquez
Sophie Prima Je me mets dans la peau De ceux qui nous écoutent Qui disent Mi-juillet François Bayrou le dira Quand on dit ça C'est-à-dire que rien n'est exclu Par principe Et que la désindexation Des retraites C'est une piste Toutes les pistes Sont ouvertes aujourd'hui
Et c'est le Premier ministre Qui choisira Dans l'équilibre Des finances publiques Ce qu'il préfère Il a dit que Effectivement Il faut que ça soit Un accord qui soit partagé Un effort pardon Qui soit partagé Par l'ensemble des Français La question de Tout le monde participe Et participe à hauteur De ce qu'il peut Est une question de justice Également Est une question d'élan national Dans ce bateau De la lutte contre le déficit Bien sûr il y a le gouvernement Mais il y a tous les partenaires sociaux Vous savez hier On a fait Il y a les partis politiques
Sophie Prima Et si je me souviens bien Votre famille politique Les Républicains Ne veut pas entendre parler De désindexation des retraites Donc cette piste-là Elle n'a aucune chance De passer Si l'ose dire Le vote d'un budget
Nous verrons l'équilibre général Qui sera proposé Par le Premier ministre Le Premier ministre proposera Cet équilibre général Mi-juillet Et ensuite Nous aurons Jusqu'à l'automne Au moment où il faut déposer Le projet de loi de finances Devant le Parlement C'est-à-dire début octobre Nous aurons un dialogue Évidemment avec l'ensemble Des parties prenantes Et des parties politiques Naturellement Sophie Prima Je rappelle que vous êtes La porte-parole du gouvernement
Et que votre parole De fait Engage ce que fait Le Premier ministre Les ministres de l'économie Et elle est donc précieuse Pour les Français Je reviens D'un point sur les avancées Qu'on a évoquées Vous avez parlé des mères de famille Leur retraite sera calculée Sur les meilleures années Et le mode de calcul Va changer Pour que vraiment Ça soit plus favorable Le taux de départ A taux plein Sans décote Sera a priori Avant ces 6 mois Est-ce que ça Pour ceux qui nous écoutent Pas que pour les femmes d'ailleurs Pour tout le monde Pour les 66 ans et demi Est-ce que pour ceux Qui nous écoutent On peut se dire Ça c'est acquis Ça on est sûr Qu'à la fin de l'année Ce sera dans un texte
Ça fera partie des avancées Probables que le Premier ministre Regardera et portera Si nécessaire En loi de finances De la sécurité sociale A l'automne Moi je pense que c'est une avancée Considérable pour les femmes J'étais dans l'hémicycle du Sénat Au moment de la réforme Des retraites portée Par Elisabeth Borne Et dans la partie gauche De l'hémicycle C'était le sujet principal La réforme des retraites Donc j'imagine Que à la fois Le parti socialiste Enfin toutes les formations Plutôt à gauche Sont contentes De ces avancées Qui se profilent Sur la carrière des femmes C'est une meilleure valorisation De leur carrière On sait quel est le gain Sur une retraite Alors je ne l'ai pas là Je ne l'ai pas là Mais je pense que Catherine Vautrin Fera les calculs nécessaires
Sophie Prima Sans attendre l'issue De cette discussion Le parti socialiste A déposé sa motion de censure Que le Rassemblement national Ne votera pas Donc a priori Elle ne passera pas Politiquement C'est tout de même Une opération curieuse Pour vous Ce conclat Va se traduire Par un gouvernement A nouveau à la merci Du Rassemblement national Moi j'ai tendance
A dire que nous sommes A la merci En permanence Et depuis Le nouveau gouvernement D'abord de Michel Barnier Et ensuite De François Béroux En permanence Sous la tutelle De 577 députés Donc c'est la prérogative Mais sur ce sujet Vous voyez On avait un débat Hier soir dans l'hémicycle Tout le monde disait Mais vous votez Avec le RN Vous votez pas Avec le RN Mais en fait Tous les textes Se sont votés Avec des géométries Différentes Dans cette assemblée nationale Que nous a envoyé Les français Et en fonction des textes Et en fonction Des sujets Qui sont abordés Et bien il y a Des majorités Qui se constituent Qui sont pas Des majorités Naturelles Donc moi je trouve Assez curieux Et je le dis Avec beaucoup d'empathie Et beaucoup de respect Que le parti socialiste Dépose une motion De censure Sur une question sociale Sur une question De dialogue social Entre les partenaires sociaux C'est un peu curieux C'est leur liberté Je la respecte Peut-être qu'une majorité Ne se fera pas Pour que cette motion De censure Soit adoptée Je le souhaite Parce que nous sommes Au milieu d'un Chantier budgétaire Qui est essentiel Pour la France
En quelque sorte Vous entrez en zone De turbulence Puisque c'est ce budget Qui va valoir Sans doute Composition de l'Assemblée nationale Oblige plusieurs 49.3 Et sans doute Plusieurs motions de censure
J'ai l'impression D'être en zone de turbulence Depuis mi-septembre En réalité L'incertitude permanente La non-majorité A l'Assemblée nationale Provoque ces zones
D'incertitudes Evidemment Ça ne va pas s'arranger Puisqu'il faut trouver 40 milliards supplémentaires Pour l'année prochaine Et 5 milliards Dans l'immédiat Pour tenir l'objectif D'un déficit public De 5,4% cette année C'est ce qu'a annoncé Hier le gouvernement Sophie Prima Je ne comprends pas Il y a un trou dans la caisse
Alors en fait Vous savez que l'exécution D'un budget A fait beaucoup polémique En 2024 Puisqu'il y avait Un certain nombre De recettes Entre ce qui était prévu Et ce qui s'est réalisé Donc il y a eu Beaucoup de bruit Et d'émotions Évidemment Autour de cette affaire Là c'est 5 milliards Sur laquelle Dans la transparence totale Amélie de Montchalin Et Eric Lombard Ont décidé de faire Ces comités d'alerte 3 Le deuxième s'est tenu Hier Où nous regardons Poste par poste L'exécution du budget Alors effectivement Nous voyons 5 milliards à trouver A l'été C'est demain C'est 5 milliards A trouver à l'été C'est demain C'est même hier Alors qu'est-ce que ça veut dire Ça veut dire C'est 1,7 milliard En gros sur la sphère sociale Puis 3 milliards Sur la sphère De fonctionnement De l'Etat Et des collectivités territoriales 1,7 milliard sur la sphère sociale Ça veut dire quoi ?
Qu'est-ce qui va changer Pour les Français ?
Ça veut dire qu'en fait Catherine Vautrin Et l'ensemble de son équipe Sont en train de regarder Les trois zones De dérapage En tout cas Où il y a une évolution Très importante Des dépenses A savoir Les médicaments Et donc on voit Tout de suite L'émotion Qui est provoquée Chez les pharmaciens Par exemple Il y a une négociation Avec les entreprises Du médicament Il y a les affections De longue durée Et puis Il y a Les médicaments Les affections De longue durée Et les arrêts maladiques Qui progressent De façon considérable Année après année Ça veut dire que les règles Peuvent changer Sur chacun de ces éléments Ça veut dire qu'il faut Regarder les règles Les affections De longue durée Il faut regarder Les arrêts maladiques Et dès l'été Il faut regarder les règles Il faut tenir Nos dépenses sociales Là aussi C'est une question De pérennité De notre modèle social Dans sa globalité Donc il faut regarder Il faut regarder les fraudes Aussi Qui est un système
Très coûteux
Pour la France
Catherine Vautrin Votre collègue Qui est ministre De la santé Pourrait annoncer Demain De nouvelles règles De remboursement Parce qu'il faut trouver 5 milliards dans les médias Et 1,7 milliards En l'espèce
Dans la sphère sociale Vous savez qu'il y a eu Un rapport De l'assurance maladie Qui donne Un certain nombre De préconisations Et donc Catherine Vautrin Travaille aujourd'hui Sur les économies Alors c'est des économies Mais c'est aussi Des gels de budget C'est-à-dire Qu'il y a des budgets Qui sont mis en réserve Qu'on a dans le budget De l'année 2025 Et on décide De les geler Pour voir si la conjoncture Nous permet de les dépenser Et si la conjoncture Ne nous permet pas De les dépenser A ce moment-là On ne les dépense pas On les garde Dans le budget C'est impératif Parce que ce 5,4 De déficit Qui est déjà Très au-dessus Des 3% de déficit Qui nous permettrait De résorber Notre dette Et bien ces 5,4 Il faut qu'on les garde Parce que c'est une question De crédibilité Aussi Pour les Français Des efforts Que nous devons faire Collectivement Mais c'est une question De crédibilité Sur la sphère financière Qui nous prête De l'argent Aujourd'hui Pour faire face Aux besoins du service public
Sophie Frima Vous parliez des arrêts maladie Qui dérapent Est-ce que les arrêts maladie Par téléconsultation Par exemple Ce sera fini Dans pas longtemps Vous aviez déjà Limité dans le précédent budget Pas d'arrêt maladie De plus de 3 jours Amélie de Montchalin Votre collègue du budget Il faut envisager Pourquoi pas Qu'il ne puisse plus Être délégré Par téléconsultation Ces arrêts maladie Donc je ne veux pas
Annoncer ici des choses Sur lesquelles Catherine Votrin Et son équipe Sont en train de travailler On travaille effectivement Tout est sur la table Tout est sur la table Y compris le fait D'avoir des arrêts maladie De maximum un mois Puis ensuite de retourner Voir son médecin Pour reconfirmer Des arrêts de maladie De 15 jours en 15 jours Voilà Il faut regarder ça Ce n'est pas évidemment On ne veut pas évidemment Priver les français D'arrêts maladie Lorsque c'est nécessaire Mais nous voulons Optimiser le système Encore une fois C'est une question De pérennité De ce modèle social Qui est assez unique En France Mais qui aujourd'hui Pose des problèmes D'équilibre Et donc de pérennité Dans le temps
Un dernier mot D'international Sophie Primage J'ai quelques questions Pour vous sur le sujet Puisque la semaine A évidemment été marquée Par les frappes Entre Israël, l'Iran Le cessez-le-feu Le sommet de l'OTAN Hier cette réunion A Bruxelles Où Emmanuel Macron A dit vouloir organiser Le plus vite possible La conférence à l'ONU Pour relancer la solution Dite à deux états C'est-à-dire relancer En fait le processus De reconnaissance De l'état palestinien La conférence avait été reportée Précisément en raison De la guerre Entre l'Iran et Israël Ça reste l'objectif De la France De reconnaître Un état palestinien L'objectif de la France
C'est d'arriver A cette solution A deux états Que nous poursuivons Depuis des années Et des années Un état israélien Un état palestinien Un état israélien Un état palestinien Israélien pardon Et véritablement Avec des conditions Nous voulons La sécurité d'Israël Nous voulons Le rapatriement Des otages Nous voulons Que l'aide humanitaire Urgement Rentre à Gaza Soit distribué En sécurité Vous savez Qu'il y a eu Des tirs à Gaza Sur des centres De distribution De l'aide humanitaire Il y a un vrai drame En ce moment En Palestine Parce qu'il y a De l'aide humanitaire Qui rentre un peu Mais qui est soumise A des tirs A des chantage A des milices Il faut vraiment Que l'aide humanitaire Et les ONG Rentrent en Palestine Et puissent distribuer L'aide humanitaire Et puis Le désarmement Du Hamas Et puis la création D'un état palestinien Et d'une autorité Palestiniète Qui soit en capacité Démocratiquement De faire véritablement État en Palestine
Entre la première date Prévue pour la conférence Et aujourd'hui La voix de la France Ne s'est pas abîmée Précisément Est-ce que Paris Ne s'est pas décrédibilisée Comment dire en même temps Par exemple Israël a le droit De se défendre Et demander Concomitamment L'arrêt des frappes
Alors Vous savez que nous sommes Très très attachés A ce que le fait Que l'Iran N'est pas la bombe atomique Donc ça c'est Evidemment Mais nous pensons Que la solution diplomatique Est la meilleure des solutions Nous étions dans les accords De Vienne Ne s'est pas abîmée Non La preuve c'est que nous reprenons En fait Le chemin Sur cette question De reconnaissance Des deux états Il faut qu'on y arrive C'est une question D'équilibre Dans cette partie Du Moyen-Orient Et donc nous La voix de la France Continue à peser Sur le cancer international Et donc vous pensez Que la France aura
Un rôle à jouer Y compris dans cette conférence Puisqu'on parle A côté de l'Arabie Saoudite D'ailleurs Qui est co-organisateur De ce sommet Puisqu'on parle D'international Sophie Prima Et puisqu'on parlait D'Europe Puisque les propos D'Emmanuel Macron Ont été tenus à Bressa La commission européenne Propose de signer L'accord avec le Mercosur Avant la fin du mois La fin du mois C'est lundi Et l'accord avec le Mercosur C'est ce qui fait trembler Les agriculteurs français Puisque c'est un accord De libre-échange Avec un certain nombre De pays d'Amérique du Sud L'Allemagne hier A semblé vouloir Forcer la main à Paris Sur le sujet Est-ce que les agriculteurs Qui nous écoutent ce matin On la garantit Que cet accord N'entrera pas en vigueur ?
Les agriculteurs On la garantit On la garantit Que la France Y est totalement opposée Pour des raisons Qui sont liées A l'activité agricole Obligation de moyens
Obligation de résultats Est-ce que le fait Que la France
Y soit opposée Nous nous battons Parce qu'il n'entre pas Chaque jour Et moi qui étais ministre Du commerce extérieur J'ai eu à me battre Au G20 J'ai eu à me battre Au Brésil Contre cet accord Cet accord Vous savez Il est daté Ça fait 20 ans Qu'on en parle Donc il n'est plus du tout Adapté au monde Dans lequel nous sommes Aujourd'hui Et véritablement La France Je voudrais dire Toute l'activité D'Annie Gennevard La ministre de l'Agriculture Qui était mercredi En Pologne Pour parler Avec nos homologues polonais La Pologne qui s'oppose Aux côtés de la France
La signature de cet accord
Exactement Mais ça ne suffit pas Elle est aujourd'hui en Italie Voilà Et nous avons bon espoir Parce que Benjamin Haddad A obtenu Des avancées Ministre des Affaires européennes A déjà obtenu Des avancées De la part de l'Italie Cette semaine Et la semaine dernière Donc nous sommes en train De créer Cette minorité De blocage Qui serait en aide Avant lundi Écoutez Nous faisons le maximum Pour le faire Parce que nous sommes persuadés Que si cet accord Est bon Pour certains secteurs D'activité Il présente trop De difficultés Sur le secteur agricole Le secteur agricole Doit d'ailleurs nous aider Avec les organisations Agricoles Des autres pays européens Nous ne sommes pas seuls Le gouvernement Les organisations Et les partis politiques Qui à l'unanimité Ont voté contre
Merci Sophie Prima D'avoir été mon invitée Ce matin
Sophie Primas