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interviewLCP (sur YouTube)· 26 octobre 2025 17 min

L'extrême droite continue de monter en Europe. L'Union européenne fragilisée ? | Ici l'Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci de nous rejoindre à Strasbourg Parlement européen. Nous allons aujourd'hui tourner notre regard à la droite toute de cet hémicycle et de ceux des 27 pays de l'Union européenne. Car les rangs de l'extrême droite grossissent d'élection en élection.

Le 29 octobre, les Néerlandais pourraient renvoyer en première position le PV de Gird Wilders qui a fait échouer d'ailleurs sa propre coalition conclue il y a 1 an avec le Centre Droit. Et puis auparavant, la République tchèque a vu le retour au pouvoir du milliardaire populiste Andrey Babich dont le parti ano a opéré un net virage à droite. Andr Babish qui euh rejoint d'autres gouvernements de droite radical en Europe.

L'Italie de Georgia Méloni, la Hongrie de Victor Orban et la Slovaquie de Robert Fitzo. Tous s'affirment Trumpistes et d'ailleurs les deux derniers cités sont aussi des amis de Vladimir Poutine. Oui.

D'ailleurs à Strasbourg ici même, l'extrême droite européenne représente désormais un/art de l'hémicycle mais est divisé en trois groupes. L'Europe des nations souveraines qui compte l'AFD allemande, les conservateurs et réformistes emmenés par Georgia Méloni et plus nombreux les patriotes pour l'Europe, 3è groupe du Parlement européen créé par Victor Orban, Marine Le Pen et Gervilders, un groupe dont vous faites d'ailleurs partie. Virginie Joron, eurodéputé française, bonjour.

Membrotes pour l'Europe, c'est-à-dire le Rassemblement national en France. Bonjour. Vous allez débattre avec deux de vos collègues.

Elmou Branchetter, bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé autrichien, membre du groupe Prenw au centre du Parlement européen et on accueille également Ravière Moreno Sanchez.

Bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé espagnol, membre du groupe des socio-démocrates ici au Parlement européen et en Espagne du Parti socialiste et ouvrier espagnol qui est au pouvoir en Espagne.

On constate que les partis traditionnelles, monsieur Moreno Sanz, remportent moins de suffrage et sont morcelés véritablement dans les hémicycles avec la difficulté de créer des coalitions. C'est c'est une des raisons de cette montée en puissance de la droite radicale. Puisque vous parlez de l'Espagne, on va parler de mon pays.

Donc gouvernement social-démocrate en coalition avec l'extrême gauche. Le pays qui a la plus grande croissance, le double de la de la zone euro qui crée de l'emploi, qui est à l'avant-garde des de l'égalité homme-femme, qui est à l'avant-garde des énergies renouvelables et malgré ça l'extrême droite monte. Effectivement, l'extrême droite n'existait pas jusqu'en 2013 depuis le retour à la démocratie depuis depuis la fin de la dictature qui avait pas d'extrême droite.

Ça englobait tout tout était englobé. Des libéraux jusqu'à l'extrême droite étaient tous sous le parti populaire espagnol. En 2013 àcal le leader mano de Vox décide de sortir.

La société espagnole mur accepte ça et vox c'est le parti d'extrême droite espagnole. Exactement. et commence à monter à monter mais il commence à monter parce que il grignote en fait le parti conservateur traditionnel qui est le parti d'opulire espagnol et nous nous continuons avec nos notre gouvernement pour la majorités sociales et c'est pour ça que on est un des derniers bastions et c'est un modèle comme vous pouvez le voir qui fonctionne.

Le FMI le dit, le Financial Time le dit et c'est pas des journaux ou des organismes de gauche. Alors Virginie Jeron, en France, le Rassemblement national est en tête dans les sondages en cas de nouvelles élections législatives. À quoi est dû la popularité de votre famille politique ?

Aussi à l'instabilité politique en France et l'impossibilité entre les partis traditionnelles de dialoguer et de travailler ensemble. Alors déjà, permettez-moi de recentrer un petit peu la notion d'extrême droite parce que effectivement, vous mettez ça en avant et je pense que c'est déjà on parle déjà très mal parce que déjà de qualifier l'extrême droite de telle parti, c'est déjà ignorer, nous mettre une cible dans le dos et c'est ignorer aussi 18 millions d'Européens qui ne se pensent pas être extrémistes. Donc déjà, je pense que au niveau déjà de des notions qu'on utilise, on va dire vous c'est où vous si dans Non, je parlerai de des patriote de la droite peut-être conservatrice mais pas extrême droite parce que sinon c'est dénou mais c'est important parce que c'est le mot que vous allez utiliser pendant presque 15 minutes.

Mais parce que c'est important de rappeler ce que cette cette notion participe à la montée finalement parce que les gens ne le le considèrent que nous ne sommes pas de l'extrême droite. Et c'est pour cette raison aussi que de plus en plus il y a cette montée, on l'a vu la semaine dernière avec le groupe ANO qui n'est pas extrémiste droite puisqueavant il est il siégeait auprès de du parti du groupe Renw et qui à un moment donné parce qu'il y a un bilan qui a été rejeté de ce groupe c'est lui qui ben oui mais c'est lui qui a annoncé qu'il partait et en même temps Valérie A profité pour les sortir. D'ailleurs, quand vous revoyez les articles de presse, ils ont été soulagés de l'annonce de Babiche.

Mais c'est pas eux qui les ont sortis, ils étaient déjà en difficulté. Donc il y a effectivement ce décalage entre la réalité de ce que vivent la population française et européen avec notamment les effets de du pacte d'immigration asil immigration et surtout le pacte vert. Alors en Autriche pour justement on parlait de votre pays, dès l'an 2000, l'extrême droite est arrivée au pouvoir dans une coalition avec la droite traditionnelle.

Ça brisait un tabou pour toute l'Europe d'ailleurs hein. À l'époque, il y avait même eu des sanctions et cela vous considérez que ça a dédiabolisé un peu la droite radicale pour lui donner une place dans les institutions ? Le problème de l'extrême droite en Autriche, ils ont été trois fois au gouvernement et tous les trois fois le gouvernement a pas fonctionné hein.

La dernière fois était le scandale de Ibiza, la grande corruption et le ministre de l'intérieur était Herbert Kick. Il est le chef du parti maintenant. Euh et il a il a détruit notre service euh secret que même les Français n'ont plus parler avec nous.

Euh même on a eu des des grands problèmes. Ça veut dire quand l'extrême droite est au gouvernement en Autriche, il a des problèmes pour tout le peuple quand même. Ils sont forts maintenant.

Pourquoi ? parce que les autres partis peuvent pas expliquer que les solutions politiques ont besoin d'un peu de temps, qu'il faut des compromis, il faut les expliquer et alors c'est même la faute des des autres partis mais l'extrême droite c'est pas la solution. Et la dernière euh point, ils sont pas des patriotes les FP Autrichiens, ils sont euh des euh des des amis de Poutine.

Il dit tout tout en parlera toujours ce que Poutine veut. et ici à Strasbourg, il vote toujours comme Poutine. On on en parlera et on interrogera ce lien avec la Russie, mais en tout cas ce développement, cette montée des gouvernements de droits radical en Europe et pour certains observateurs lié à un recul des droits de l'homme sur le vieux continent.

Nous avons interrogé l'ONG Amnestie Internationale qui est très inquiète sur ce sujet. Alors, de manière générale, on observe un recul des droits humains euh dans le monde et en Europe également. l'Europe ne n'est pas épargnée par cette ce retour en arrière un peu général qu'on observe depuis quelques temps.

Euh dans certains pays en particulier, c'est vrai que c'est c'est assez marqué. euh la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie par exemple où on voit le que les droits des femmes, le droit à l'avortement, le droit des personnes LGBT, droit des personnes migrantes étrangères sont particulièrement atteintes, que la société civile aussi est attaquée avec des des lois qui la visent particulièrement, une répression du droit de manifester, hein, qu'on a documenté nous largement dans toute l'Europe. Monsieur Moreno Sanchez, en effet, vous observez plus précisément ces atteintes aux droits des citoyens et des minorités ?

Bien sûr. C'est pour ça que notamment en Espagne avec le gouvernement Pedro Sanchez, on est très strict notamment sur toutes les lois antiviolence machiste, égalité homme-femme, toutes les libertés des ce qu'on appelle les les LGTBI, enfin tout tous ces collectifs. et on on continue de défendre ça parce que sinon effectivement c'est un retour en arrière et tous ces progrès qu'on a obtenu ces dernières années effectivement cette vague d'extrême droite qui arrive risque de les remettre en cause et c'est des sociétés qui qui fonctionnent très bien.

Aller en Espagne, vous voyez le dynamisme et tout le monde veut venir en Espagne donc il faut il faut continuer dans ce sens-là. Virginie Gerot, quand vous observez certains de vos alliés, par exemple Victor Orban qui en Hongrie interdit la G Pride, est-ce que c'est un modèle pour vous ? C'est pas un modèle parce que dans le sens où nous on défend d'abord nos intérêts, d'abord les Français et les autres.

Après il est libre de faire ce qu'il veut. Je veux dire euh on prend pas un état plus qu'un autre comme modèle. Nous, nous avons notre propre politique, nous défendons nos propres valeurs.

Et donc ça revient à vos valeurs à interdire ou autoriser les Non, pas du tout. Je veux dire, nous on n jamais sur ce sur ce sujet, on n jamais remis en question les droits LGBT. On n jamais remis en question le mariage pour tous.

On n jamais remis en question les droits l'avortement pour les femmes. C'est ce que nous nous ce que vous comprenez pas, c'est que les patriotes c'est quoi ? On défend d'abord nos valeurs, nos intérêts, nos principes et on respecte les autres.

Effectivement, on peut dénoncer cette politique mais c'est ce n'est pas à nous de juger ce ce dont les citoyens à un moment donné ont fait pour choix comme dirigeant. Je je pense qu'il a été voté dans son pays des élus. Il a été élu donc il a respecté la démocratie.

Donc si sa population a voté pour ce chef d'état, il faut respecter. Et donc vous votez en ordre dispersé aussi au Parlement sur ces sujets sociétaux. Bien sûr, chacun est libre de voter ce qu'il qu'il a envie de voter.

Et là, vous pouvez toujours vérifier, on est un groupe les patriotes pour l'Europe avec des valeurs qui nous unissent, c'est-à-dire souveraineté, indépendance et on ne souhaite pas trop de de bureaucratie de Bruxelles et tout le reste vous désunit. L'économie le désunion mais c'est un respect. C'est un respect des votes de chacun.

Nous, ce qui nous ce qui nous lit, c'est la souveraineté de chaque Étatmre, de chaque parti politique. Alors, quand on voit euh euh effectivement ces ces gouvernements de plus en plus autoritaires à l'image de Victor Orban, on peut parler de Robert Fitzo, on va parler aussi euh euh des prochains euh de de ce à venir peut-être au Pays-Bas euh avec un un droit de véto au Conseil européen sans être gravement sanctionné. C'est-à-dire qui utilise ce droit de véto comme comme manière de négocier hein des des fonds européens par exemple.

Est-ce que l'Europe est encore le continent des droits de l'homme ? Oui, ça c'est la base hein de l'Union européenne. Mais vous parlez de Fitz et Orban, vous savez ce sont deux nationalistes.

Si Orban, vous connaissez hein, il il il montre euh euh la carte des Hongries, le grand Hongrie et la Slovaquie part hein pour Orban, euh la capitale de Slovaquie Bratislava est projoné. Hm. Alors euh ça c'est ça c'est le problème.

Si les deux peuvent à la fin ils sont en guerre parce que sur la MAN a dit le nationalisme c'est la guerre et pour moi c'est le c'est le problème le plus le plus grand de la droite qu'ils sont nationalistes et ça peut faire la guerre. Il y a parfois des intérêts divergents entre ces dirigeants souverainistes Travier Moreno Sanchez en tout cas ces dirigeants de droit radical ou d'extrême droite ils ont un point commun. Ils sont soutenus actuellement par Donald Trump puisque ce soutien du président américain ça peut être un facteur qui accélère cette montée de la droite radicale européenne et des réseaux sociaux hein américains.

Bah, ce soutien se transforme en soumission par de la part des des droites européennes. Et je reviens malheureusement, je revient toujours à mon pays, mais regardez Pedro Sanchez qui a dit non, il y a d'autres voies par exemple sur sur la défense, on va on va augmenter mais en maintenant la cohésion sociale parce que la paix ça se joue pas seulement avec les armes mais simplement aussi dans les dans les sociétés. Quand Donald Trump annonce tous ses toutes ces ses barrières douanières, tous ces tarifs, euh ce qu'il savent pas les Américains que c'est les premiers qui vont être touchés, c'est eux.

C'est eux qui sont déjà touchés par l'inflation. Et ça, ça a aucun sens. On a toujours fait du du libre commerce et donc il faut continuer continuer là-dessus.

Et c'est clair que ça donne un mauvais exemple parce que les les les forces d'extrême droite dans nos différents pays qu'est-ce qu'ils veulent faire ? Ils veulent suivre l'exemple de Trump et monsieur l'a dit, le nationaliste c'est la guerre. L'a dit Misteran en 95 dans cette maison au Parlement européen.

Donc revenir au nationalisme c'est pas bon. Ça fait quoi maintenant ? Presque 7 décennies qu'on vit ensemble qu'on a un projet commun, un destin commun.

Les Européens, on veut revenir en arrière. Je pense pas. Virginie Jourau, euh le lien avec l'étranger, vous dites nationalisme et certains partis euh de votre famille politique ont été critiqués pour leur lien avec Vladimir Poutine, même le Rassemblement national avec depuis la rentrée directeur général de votre parti Patrice Hubert qui a noué d'importants réseaux avec Moscou.

Le lien entre vous, votre famille politique et la Russie n'est pas rompu. Alors déjà, c'est quoi important réseau ? Moi, je sais pas ce que ça veut dire.

Je vous me l'apprenez là d'abord cette information. Alors précisément, c'est un article du journal Le Monde qui euh précise que Patrice Uber a entretenu une relation, un réseau avec l'oligarque russe proche de Poutine, Constantin Malo réseau. Alors moi je sais pas concrètement ce que ça veut dire.

Moi, ce que je sais par rapport à à la dénonciation de la politique Trumpiste, je l'entends euh mais je pense qu'on est en train de faire la même chose là en ce moment en Europe. On est en train aujourd'hui de de de mettre au goût du jour et moi je l'apprécie, c'est la préférence européenne. Dire aujourd'hui qu'on veut pour notre industrie de la préférence européenne, c'est nationaliste.

Non, c'est qu'ut défendre nos propres intérêts. C'est incompatible avec soutenir Trump. C'est pas du tout ça que je dis.

Non non, je ne soutiens pas Trump je soutiens la vision de Trump dans le sens où America first et donc tous les tarifs Europa first et même France first. J'ai envie de dire que chacun chaque député européen doit d'abord penser à ses à son industrie à l'autre penser à tout ouvrir. On voit les résultats pourquoi vous plaignez de la montée de tous ces parties mais parce qu'à ce résultat qui dans votre groupe il y a un Victor Orban qui continue à importer du gaz russe parce que ça lui passe pas de problème et qui va faire sanctionner.

On est en train de le sanctionner, on est en train de tout couper. Encore une fois, notre politique d'abord chaque chaque député européen enfin qu'on se le dise, d'abord c'est on pense à nos citoyens, on moi je pense d'abord au français après à l'Europe et la préférence européenne pour moi c'est pas un gros mot. Et pour revenir à ce qu' Vladimir Poutine, est-ce que vous assumez le lien entre votre famille politique entre les patriotes pour l'Europe et Vladimir Pout ?

Il y a pas assumé quoi que ce soit. Je ne sais pas de je ne sais connais pas ces réseaux dont vous parlez aujourd'hui. Euh moi concrètement euh vous pouvez regarder euh on a un registre de transparence, il y a aucun lien, il y a pas de il y a pas d'intérêt particulier ou même direct avec la la Russie.

Euh enfin et vous le savez très bien parce que sinon vous parce que sinon si j'avais vra si on avait vraiment des liens, on serait déjà ça serait pas que le monde qui reprendrait cette information mais tout le monde ici au Parlement, il y aurait déjà même un débat contre nous aujourd'hui pour dire "Attendez, il y a encore les marionettes de de Poutine ici au Parlement." Vous avez vous aviez reçu des financements russes et rompus avec cette pratique financement russe à l'époque comme vous le savez tous aussi en France et qu'il y a eu un prêt bancaire avec un contrat avec une banque tch check qui s'est fait racheter par un un les Russes ça on n'est pas responsable de ce rachat et depuis ce prè il a été je crois soldé donc il y a plus du tout financièrement d'intérêt direct ou indirect avec des forces russes non je veux le dire très je veux dire très simplement Trump veut détruire l'Union européenne parce que parce que très facile faire des négociations avec des pays hein. Poutine veut détruire l'Europe aussi parce que il veut un faible Europe.

Alors il faut une Europe souveraine ensemble très fort. Ça c'est notre chance. et la droite Trump Trump est chômage pour l'Europe Poutine est guerre pour Europe.

Alors seulement un Europe très très fort ça change pour le futur he pour la pour la génération. Moi je dis toujours, moi je suis la génération la plus heureuse Ouais de toujours hein en Europe. C'est vrai non ?

J'avais tous les possibilités je et j'ai trois enfants hein. Je veux que eux dans 30 ans ont la même les mêmes possibilités et la paix et un fort Europe sans frontière. Un mot de conclusion très rapide, monsieur Mauriso Sanchez, sur la montée de ces droites extrêmes et leurs conséquences en Europe.

Il faut les contrer. Il faut continuer avec euh avec nos programmes, nos politiques parce qu'à moyen et à long terme, on se rendra compte que c'est la seule voix comme disait monsieur entre Poutine et Trump, l'Europe doit être au milieu et on doit avancer avec une autonomie et on on a tout tous les moyens pour le faire. Donc il faut simplement qu'on ait confiance en nous-même.

Et c'est la fin de ce débat. Merci à tous les trois d'y avoir participé et merci à tous de l'avoir suivi. Restez sur nos antennes, la l'actualité continue. [Musique]