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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 24 avril 2026 82 minContradictoireFond programmatiqueOutre-merÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Inégalités outre-mer : audition du DGESIP

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 7 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les causes profondes des inégalités entre territoires ultramarins et hexagone en matière d'éducation et d'emploi ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Le taux de réussite en licence est de 47,2 % en hexagone contre 33,7 % aux Antilles et 18,1 % en Guyane. Quelles solutions proposez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le ministère a-t-il les moyens d'accompagner spécifiquement les étudiants ultramarins ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Pouvez-vous préciser l'évolution du nombre de boursiers par territoire ultramarin et par filière ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Quels sont les montants exacts des aides à la mobilité par étudiant et par territoire ?

  • 16:00RelanceRéponse directe

    La création de logements étudiants est-elle proportionnelle à l'augmentation du nombre d'étudiants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Président de commissionChiffre
    « Le taux de réussite de la licence est de 47,2 % au niveau national contre 33,7 % aux Antilles et 18,1 % en Guyane. »
  • 1:00Chiffre
    « les tarifs dans les restaurations collectives pour les lycées, c'est des tarifs qui avoisinent les 3 € les 330. »
  • 3:20Chiffre
    « Pour les boursiers ultramarins, ils ont 50 € tous les mois pour ceux qui sont éloignés d'une restauration collective à tarif social et pour les non boursiers, ils ont 30 €. »
  • 7:00Chiffre
    « 4,5 % taux de mobilité diplômante chez les ultramarins, c'est 11,5 au niveau national. »
  • 14:00Fait
    « les universités ultramarines ont eu énormément de succès sur CMA sur l'appel à manifestation d'intérêt CMA compéten et métier d'avenir dans le cadre de France 2030. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Si vous louvez bien, si vous êtes prêt. Oui, merci. Merci à vous d'être présent.

Donc madame la rapporteur, nous reprenons les travaux de notre commission d'enquête avec une audition de la direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle qui pourra évoquer l'ensemble des problématiques liées à l'enseignement supérieur dans nos territoires. Alors, je remercie vivement notre interlocuteur, monsieur Olivier Gimnèz, directeur général de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle. Monsieur, je vous rappelle que notre commission d'enquête a été constituée à la demande du groupe communiste républicain citoyen, écologique et nos auditions ont débuté le 12 février.

L'objet de nos travaux est de comprendre la persistance, voir l'accroissement des inégalités dans les outresem, notamment en matière d'éducation, de formation, d'emploi et de recherche. Nous souhaitons saisir les causes profondes de ces inégalités à la fois entre les territoires ultramarins et la France hexagonale, mais aussi au sein des sociétés ultramarine. L'une des causes profondes des inégalités externes et même internes aux autres mèes est liée à la persistance des inégalités scolaires et à forte théorie dans l'enseignement supérieur.

La Cour des comptes relève dans un rapport récent que le taux de réussite de la licence est de 47,2 au niveau national contre 33,7 % aux Antilles et 18,1 en Guyane. Des solutions pour middier aux inégalités d'enseignement supérieur adapté à chaque territoire ultramarin doivent pouvoir être apporté. La Cour des contes commandé en particulier d'adapter la location des moyens aux universités en prenant en compte la surumération et l'évolution prévisible du nombre d'étudiants dans le cas des assises du financement des universités qui ont actuellement lieu.

Nous serions intéressés par vos analyses sur ce point. Plus largement des politiques publiques d'ampleur sont nécessaires pour remédier aux inégalités de l'enseignement supérieur en notre mère. Le ministère de l'enseignement supérieur a-t-il les moyens d'accompagner spécifiquement les étudiants de ces territoires ainsi que la d'accompagner plus globalement les jeunes lycéens de ces territoires au moment de leur choix d'étude supérieur ? beaucoup y renoncent face au coûts.

Nous sommes évidemment très intéressés par vos propositions prioritaires de réforme ainsi que votre retour sur des exemples d'initiative ayant réussi et les raons et et les raisons de leur succès. Je rappelle qu'un questionnaire indicatif vous a été transmis en amont afin de mieux nos premières interrogations. Je souhaite maintenant vous rappeler que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat.

Je vous rappelle qu'un faux témoignage durant notre commission d'enquête serait passible des peines prévues aux articles 434 13 44 pardon-14 et 434-15 du code pénal. Monsieur Ginèz, je vous invite maintenant à prêter serment dire toute la vérité, rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure, je le jure. Je vous remercie.

Alors, si vous voulez bien, monsieur, vous pourriez prévoir une brève présentation liminaire de 5 à 10 minutes après laquelle je céderai la parole à madame la rapporteur puis si des commissaires nous rejoignent s'ils avaient des questions à vous poser. Je vous cède la parole madame la présidente, madame la rapporteur, merci beaucoup pour vos propos léminaires. Donc du coup, permettez-moi de de [grognement] peut-être de dresser un tableau de l'enseignement supérieur à minimat de la recherche enemè avec quelques chiffres et quelques éléments que vous avez déjà commencé à à apporter dans le cadre de vos propos introductifs.

Alors, en terme de en terme de de chiffre de volume, pour ce qui concerne la DGZIP, le nombre d'étudiants ultramarins est d'environ 90000. Donc c'est une population estudiantine qu'il faut rapporter au nombre d'étudiants hexagonaux et donc nationaux qui est de l'ordre de 3 millions. Donc c'est une on parle d'une d'une population estantine assez minime par rapport au reste des étudiants au niveau national.

Il s'agit d'une d'une population dont le taux de boursier est très largement supérieur à la moyenne nationale puisque la moyenne nationale est aux alentours de 22 % de de boursiers. Alors que pour les étudiants ultramarins, nous avons un taux de boursier de de 43 %. Quand on regarde de plus près ces étudiants et lorsque l'on se pose la question de où vont-ils entre les offres de formation qu'il y a sur les territoires ultramarins et les offres de formation qui leur sont ouvertes sur l'ensemble du territoire hexagonal, on constate qu'il y a environ 50000 de ces étudiants qui font leurs études dans leur territoire, donc dans des établissements d'enseignement supérieur ou dans des EPLE, dans des lycées lorsqu'il s'agit de classes préparatoires ou de BT.

TS quand on regarde de plus près parce qu'il est intéressant de voir la façon dont ils se répartissent entre les filières universitaires et les filières dites cour cour court technique ou professionnelle on s'aperçoit que dans leur territoire ces étudiants sont à 65 % dans des filières universitaires en majorité en premier cycle et 26 % sont en BTS. Alors que lorsque l'on regarde la population des étudiants ultramarins au niveau hexagonal et donc quand on on regarde de plus près les 40000 étudiants auxquels je faisais référence plutôt et savoir où où est-ce qu'ils sont, on s'aperçoit qu'à 70 % ils sont à l'université et 7 % en BTS. Ce qui montre que les étudiants ultramarins lorsqu'ils restent sur leur territoire, ils sont pas forcément dans les formations qu'ils choisissent lorsqu'ils font une mobilité en France hexagonale.

Donc ça c'est un premier élément qui permet quand même de planter un certain nombre de de de prérequis sur l'analyse des inégalités potentielles entre les territoires ultramarines et le et le territoire hexagonal, pardon. Pourquoi ces choix ? Pourquoi c'estes ces mobilités ?

Alors déjà quand on regarde le profil des étudiants ultramarins qui qui viennent en France hexagonale, on s'aperçoit que majoritairement ce sont des profils d'étudiants qui viennent de catégories socio-professionnelles plutôt élevé, plutôt aisé. Et donc il s'agit bien souvent d'enfants de cadre. là où on retrouve euh dans les rapports aux études supérieures dans les territoires ultramarins beaucoup moins euh de d'éléments de seuil entre les différentes catégories socioprofessionnelles puisque les étudiants ultramarins qui choisissent de faire leurs études euh dans leur territoire sont majoritairement des des enfants issus d'un milieu plus modeste d'ouvriers, de retraités ou d'inactifs.

Alors, quand il s'agit de d'inégalité, pourquoi de tels choix d'orientation entre les proposition hexagonal et les propositions ultramarines ? Mais très clairement, on peut le on peut le dire, nous l'avons écrit au niveau de la DGSIP dans le cadre de de nombreux rapports de la Cour des comptes mais aussi des des rapports du parlement. euh nous avons euh mis en exerg qu'il y avait quand même une moindre diversité de l'offre de formation dans les territoires ultramants et ça c'est très clair.

Typiquement, il y a beaucoup moins de grandes écoles. Je sais que c'est une question qui est posée dans votre questionnaire qui nous permet de guider cet entretien. Il y a moins de grandes écoles, donc moins d'écoles de commerce, moins d'écoles d'ingénieur et bien évidemment de fait moins de classes préparatoires.

Donc il y a là une offre sans doute de formation qui est moins importante sur ces territoires et qui enjoint les étudiants qui souhaitent aller vers ce type de formation de de quitter leur territoire. Vous le disiez madame la présidente, on a aussi dans les marqueurs sociaux, les marqueurs de réussite, on a un moindre taux de réussite pour les étudiants ultramarins en premier cycle. Euh la moyenne nationale, vous l'avez rapporté, c'est 47 % euh pour un taux de réussite de licence en 4 ans, parce qu'on on ramène ça à 4 ans, hein, puisque la licence, elle est euh elle est bornée dans le temps.

On peut pas faire de licence euh au-delà des 4 ans en tout cas pour mesurer le le taux de réussite. 33 % de réussite aux Antilles, 18 % en Guyane. Il y a aussi la Nouvelle-Calédonie qui fait partie des des territoires ultramarins où en premier cycle on réussit moins puisque le taux de réussite est de 20 %.

Alors, on a dans ce rapport aux inégalités en effet un sujet sur la réussite globale de ces étudiants. Dans le contexte de la mobilité, je le disais, on a un sujet entre le choix de de faire ses études sur son territoire ou aller en France hexagonale. On a le sujet du logement, le logement étudiant qui est encore trop peu développé dans les territoires ultramarins pour pouvoir accueillir sans doute au plus près des lieux de formation les étudiants.

Donc on a quand même un contexte social qui est moins favorable qu'en France hexagonale. Donc du coup la moindre présence de de logements sociaux étudiants est sans doute un élément aussi d'rimant. [grognement] Pour autant, pour autant, même si on a des sujets, j'allais dire négatifs mais en tout cas moins positifs qu'il ne le faudrait sur le plan du logement social, étudiant, on s'aperçoit quand même qu'il y a une dynamique d'accueil des établissements d'enseignement supérieur ultramarin puisque si on regarde de plus près les chiffres, ce sont des chiffres du Cè, de 2002 à 2024, on a eu quasiment un doublement du nombre d'étudiants euh dans les établissements supérieurs ou assimilés euh des régions et des départements d'outreem, on est passé de 39700 à 63500, ce qui montre quand même qu'il y a une dynamique d'accueil plus favorable pour les étudiants dans leur territoire.

Ce qui montre aussi et on a quelques parliers d'initiative et de réussite, ce qui montre aussi qu'il y a une dynamique positive dans ces territoires pour développer de nouvelles offres de formation. Parce que quand je faisais mon mon diagnostic chiffré, il est assez statique, mais quand on regarde depuis 20 ans ce qu'il s'est passé, il y a énormément de choses. Il y a eu la création de l'université des Antilles, la création de l'université de Guyane qui a volé de ses propres ailes après avoir été hébergé ou en tout cas couvé par l'université de Guadeloupe et de Martinique.

On a la création d'un deuxième cycle pour ne citer que celui-ci de santé à la Réunion. On a également la création de l'université de Mayotte qui est passée d'un d'un cufre, d'un centre universitaire à une un format en tout cas administratif de plein exercice. Donc c'est un un véritable une véritable université aujourd'hui.

Donc on a quand même des initiatives positives qui montrent que l'on avance dans ces territoires là. Quand on regarde aussi les chiffres, on s'aperçoit que sur le taux de poursuite d'étude, on n'a pas à rougir dans les territoires ultramarins parce que la moyenne nationale est à 79 % là où dans les territoires ultramarins, la poursuite d'étude est à 76 %. Pour les bacs généraux, on a même un petit pourcentage de plus dans les territoires ultramarins par rapport à l'hexagone sur la poursuite d'étude.

Par contre, il est vrai que quand on fait un zoom de plus près, on s'aperçoit que sur les bâcheliers technologiques, on a sans doute une moindre un moindre taux de poursuite d'études sans doute sur des exigences aussi économiques liées au aux besoins du territoire. Enfin, peut-être vous dire après avoir égrainé ces chiffres et et planter quelque part le décor de de des études supérieures pour les étudiants ultramarins dans l'hexagone et dans leur territoire. Peut-être vous dire ce que le ministère fait.

Euh je parlais d'initiative favorables dans la dynamique de développement de l'ESR euh en Outre Mer. Dans ce contexte-là, on a mis en place depuis 2022 un nouveau format de contractualisation euh qui a pris euh toute sa toute son ampleur en tout cas dans les territoires ultramarinage. Je veux parler bien sûr des contrats d'objectif de moyen de performance que l'on signe avec les établissements depuis 2022.

Alors euh les la première génération de ces contrats était euh autour de 0,8 1 % de la subvention pour charge pour services publics de ces établissements-là pour financer des projets nouveaux, pour les aider dans le pilotage de leur offre de formation, dans leur gouvernance. Aujourd'hui, le ministre a décidé de passer à 100 % d'émission, donc dans une logique de contractualisation globale euh avec les établissements. Et on a vu dès lors que l'on a commencé à mettre en place cette contractualisation, euh nous avons vu les établissements ultramarins, les différentes universités s'emparer du sujet et faire des efforts très conséquents sur la transformation de leur offre de formation pour l'adapter aux besoins du territoire et surtout pour l'adapter aux besoins des étudiants.

C'est c dans des territoires comme la Réunion ou bien les Antilles la création d'un plus grand nombre de filières technologiques sur ce que l'on appelle communément les STEM, les sciences techniques de l'ingénieur et les mathématiques également sur les les filières santé. Donc grâce à à la contractualisation avec l'État, on a vu qu'il y avait une une prise de conscience des établissements pour transformer, adapter leur offre de formation. Nous avons aussi des initiatives euh sur la mobilité des étudiants puisque je le vous le rappelez, il y a quand même une proportion non négligeable d'étudiants ultramarins qui viennent dans l'hexagone et on travaille beaucoup avec la DGOM, la direction générale des Outremes ainsi qu'avec la DOM sur les dispositifs le dispositif passeport, les dispositifs de mobilité pour aider dans des bonnes conditions les étudiants à s'établir durablement chez nous en France hexagonale et en tout cas sur le territoire national hexagonal et réussir.

On a un sujet sur les bourses puisqu'on a depuis 2022 2023 intégré un certain nombre de paramètres liés à la distance géographique qui sépare la France hexagonale et la France ultramarine qui n'était pas intégré jusqu'alors dans les points de charge dans les calculs de seuil. Donc il y a eu en 2022 un ajout de 1 à deux points de charge en fonction de la distance euh qui sépare l'étudiant de son lieu d'étude et c'est valable entre outreem entre outremè France hexagonal et donc ça permet quand même de tenir compte de la de l'éloignement géographique et et d'accentuer la la possibilité de faire des mobilités. Et depuis 2023, il y a eu une augmentation de 30 € sur en moyenne sur les bourses pour les étudiants ultramarins euh pour leur donner euh sans doute un peu plus de euh de possibilité de d'être dans des bonnes conditions d'étude, en tout cas sur le territoire euh hexagonal.

Euh l'autre point intéressant qu'il faut noter par rapport à à cela, c'est euh l'allongement de 10 à 12 mois euh pour les boursiers euh ultramarins, notamment ceux qui ne retournent pas l'été euh sur dans leur département, leur région, leur territoire. Et ça c'est quelque chose qui n'est euh pas forcément généralisable pour l'ensemble des étudiants, mais en tout cas ça l'a été pour les les étudiants ultramarins. Et enfin, on a aussi sur le volet ou plutôt sur le volant de la vie étudiante énormément accompagné les crousses dans la création de logements nouveaux avec un apport supplémentaire de financement, d'investissement.

Euh on vous donnera les chiffres très précis par cru euh en tout cas pour les territoires qui disposent d'un cru pour créer du logement nouveau. Mais aussi euh nous avons euh été massivement aidants côté ministère pour créer des services de santé pour les étudiants puisqu'il y a une réforme depuis 5 ans des euh des services de santé universitaires que l'on a transformé en services de santé pour les étudiants pour être beaucoup plus inclusif et et pouvoir couvrir l'ensemble des étudiants et pas seulement ceux qui se trouvent à l'université. Et pour cela, nous avons accompagné les les universités ultramarines à hauteur de plus de 700 800000 € pour qu'ils puissent euh recruter des assistants de des assistantes sociales, des psychologues ou des médecins.

Voilà ce que je voulais vous dire pour dresser un portrait à la fois sur les chiffres, sur les flux des étudiants ultramarins et sur la façon dont le ministère s'engage pour pour essayer en tout cas de résorber un maximum les inégalités identifiées sur certains aspects de leur parcours. Merci monsieur le directeur pour ces propos très euh qui nous éclaire quand même sur les question les premières questions qu'on nous avait posées. Je vais laisser maintenant la parole à madame la rapporteur.

Merci madame la présidente, monsieur le directeur, merci pour vos propos introductifs qui sont euh qui sont déjà qui nous nous font déjà entrer dans du le concret du sujet puisque vous nous avez donné déjà très pratiques. Euh, j'ai envie de dire. Euh vous l'avez compris, notre commission d'enquête s'attache à à la question des inégalités en notre mère, mais dans son volet systémique à savoir comment ces inégalités viennent percuter les citoyens de façon globale, à la fois dans leur vie, dans dans leur vie d'enfant, dans la vie de parents, mais aussi euh dans la vie d'actif et et et finalement tout au long de la vie globalement.

H les inégalités euh qui touchent nos concitoyens ultramarins touchent bien évidemment la jeunesse. Vous avez sans doute en tête le les chiffres du chômage euh dans nos territoires et comment il impacte gravement la jeunesse. ces chiffres qui sont en augmentation ces dernières années et [grognement] c'est naturellement que nous nous penchons sur l'accès à l'éducation mais aussi à la formation pour finalement questionner le droit à l'insertion.

Donc nous voulons vraiment nous nous pencher sur la la situation des étudiants, des étudiants ultramarins. À la fois, vous l'avez dit dans votre propos, ce qui reste dans les territoires autre mer, mais aussi euh ceux qui viennent se former, étudier euh dans l'hexagone, mais on le sait, ils vont aussi parfois bien plus loin. [grognement] Donc comment a évolué le nombre d'élèves boursiers ?

Vous avez noté, vous nous avez donné des chiffres déjà sur les le le taux de boursier, mais est-ce que vous avez une un suivi euh l'évolution des chiffres concernant cette ce nombre de boursiers dans chaque territoire ultramarin et par filière d'enseignement ? On aurait aimé avoir des des éléments de comparaison. Si vous pouviez nous les nous les donner ou nous les adresser, ça serait fort intéressant pour nous.

D'autant que on a aussi dans la tête que nos territoires sont bien distincts aussi dans leur dynamique démographique et ça serait intéressant de voir un peu comment ces sujets-là évoluent. Et sur les aides fournies aux étudiants qui souhaitent partir euh de leur territoire, vous avez mentionné une augmentation. Euh mais est-ce que vous avez le chiffre, c'est-à-dire combien euh est versé par élève et par territoire ultramarin ?

Ça c'est quelque chose que nous aimerions savoir parce que par ailleurs, nous avons lors d'audition précédente questionner d'autres personnalités expertes qui n'ont pas été en mesure par exemple de nous donner le comparatif entre ce que coûte à une famille ultramarine, d'envoyer son étudiant en hexagone et ce que cela peut coûter parallèlement à une famille en ruralité pour l'envoyer dans une grande métropole. Et ça c'est une donnée que nous aimerions avoir. En tout cas, vous ne pourrez peut-être pas nous la fournir celle-là, mais en tout cas euh celle concernant euh les aides exactes accordées à ces étudiants nous intéressent.

Vous avez aussi parlé des crousses qui jouent un rôle majeur dans la vie étudiante de nos jeunes. Vous avez dit que il y a eu une augmentation ces dernières années d'une de une création de ces places. Est-ce que de création de logements nouveaux [grognement] euh est-ce que ces créations sont proportionnel proportionnellement euh euh suffisante en fait par rapport au nombre d'étudiants ?

Je sais par exemple à la Réunion, les étudiants sont en le nombre d'étudiants est en augmentation, mais voilà, j'aurais aimé savoir si dans les la répartition aviez eu cette donnée en tête. Et euh concernant la dotation qui est faite aux établissements d'enseignement supérieur, euh j'aurais aimé savoir euh si vous aviez les chiffres du montant par étudiant euh dans ces dotations en outre mer et en comparaison avec les mêmes montants des par rapport à des des établissements comparables en hexagone et si vous aviez affecté au calcul de ces ces dotations, les frais obligatoires, j'ai envie de dire, qui viennent qui viennent s'ajouter au budget de ces établissements en cas d'aléat climatique. Ces alléats climatiques qui vous le savez de sont saisonniers puisque chaque année, il y a une saison cyclonique et donc des dégradations sur le bâti de ces établissements.

Voilà pour les quelques questions que j'avais. en tête mais je pense qu'au fil de la discussion nous pourrons en voilà en trouver d'autres. Merci.

Merci madame la rapporteur. Peut-être pour revenir au au diagnostic aussi que que vous posiez sur bah les l'état de la jeunesse, le taux de chômage, vous évoquez des difficultés systémiques structurelles de des territoires ultramarins quant au chômage des jeunes qui est très élevé. Euh moi-même, j'ai eu une expérience dans ma vie administrative, j'ai eu de la chance d'avoir une expérience ultramarine en Guyane.

Donc j'ai été confronté dans mon dans mon travail au quotidien à à ce type de phénomène pour pour un un territoire ultramarin au combien attachant et incroyable par sa diversité, sa richesse, mais aussi par sa la jeunesse de sa population puisque en Guyane, on a quand même une population qui 50 % de la population moins de 25 ans. Et donc ça veut dire que il y a un effet démographique qui est très important et donc tous les sujets liés à l'insertion professionnelle à la formation sont encore plus aigus. [grognement] Et donc oui, dans les territoires ultramarins euh on suit avec beaucoup d'attention le le sujet de la démographie.

Et pour en revenir aux indicateurs liés aussi au chômage, alors on n'est pas on n'est pas ligcé à la DGZIP, nous ne sommes pas non plus France travail, mais on regarde un indicateur que nous partagerons avec vous dans dans le cadre du questionnaire que vous nous avez communiqué. un indicateur sur la la le taux de sortie euh de l'enseignement supérieur. Et ça c'est pour moi quelque chose d'assez euh comment dirais-je saillant comme élément parce que ça montre bien aussi au-delà du taux de réussite la difficulté que nous avons à maintenir en formation des jeunes issus des territoires ultramarins.

En France hexagonale, le taux de sortie de l'enseignement supérieur mesuré, donc ça c'est une source cours des comptes donné du ministère, c'est 16,7 %. En Guyane, le taux de sortie mesuré, c'est 31,2 %. En Nouvelle-Calé de Denis, c'est 31,8 %.

En Polynésie française, 30,5 %. Aux Antis, c'est plutôt aux alentours de 22 223 % et à la Réunion 24. Donc ça vous montre quand même qu'on a un sujet sur le maintien des étudiants en formation, en tout cas pour aller vers de la diplomation et plus tard viser de l'insertion professionnelle.

Alors, je n'ai pas tous les ressorts, il faudrait les analyser et ça voudrait sans doute le coup. En tout cas, c'est un travail qu'il faudrait faire de façon interministérielle parce que ça n'engage pas que que mon ministère. Il faudrait regarder finement ce qui se passe, quels sont les ressorts, les les axes d'effort pour comprendre en fait pourquoi ils sortent de de leur formation.

Voilà, ça c'était quelque chose que je voulais partager avec vous. on vous le communiquera plus précisément parce que ça ça ça va nourrir aussi votre votre réflexion, votre rapport sur le nombre de boursiers. Je vous l'ai dit, le taux de boursier est très élevé par rapport au au taux de boursier national puisqu'on est aux alentours de 43 %.

Et quand on regarde la dynamique de ce taux, on s'aperçoit qu'il a augmenté de 19 % en 10 ans. Euh oui, on est passé aujourd'hui à un taux de boursé de 43 % mais en partant un taux beaucoup plus faible il y a 10 ans puisqu'on est passé de de 22900 boursiers en 2014 à 27300 en en 2024. Voilà, donc ça c'est quelque chose d'assez d'assez important.

Et quand on regarde, parce que c'est une de de vos questions également par académie et nous pourrons euh au-delà du questionnaire, nous vous avons préparé un petit tableau de répartition sur l'évolution des effectifs par académie, l'évolution des boursiers qui vous permettra aussi d'avoir une vision plus fine de de l'évolution par territoire. Mais typiquement en Martinique et en Guadeloupe, le nombre de boursiers est typiquement stable. Là où dans d'autres territoires euh je parlais de la Réunion de la Polynisie française et de la Guyane, on a une explosion du nombre de boursiers.

En Polynésie française, on est passé à une une augmentation de 40 %, en Guyane 30 % et à la Réunion 20 %. Donc dans les 19 % d'évolution, vous avez quand même trois territoires ultramarins qui qui comptent pour beaucoup et qui en dit beaucoup aussi sur l'état social, en tout cas sur la situation sociale de de ces de ces trois territoires. Euh sur la la répartition aussi des des formations suivies par les étudiants ultramarins en fonction du fait qu'ils soi boursiers ou pas.

On regarde, c'est aussi quelque part à l'image de ce qu'on retrouve en France hexagonal. On voit qu'il y a une proportion plus importante des tunnels ultramarins dans les sections plus courtes, donc les STS, donc les les BTS, les les brevets de technicien supérieur, donc dans les dans les sciences techniques, on a une augmentation de ce nombre de boursiers dans les BTS de plus de 8 %. Donc ça c'est quand même assez assez enfin pardon c'est 8 % au niveau national, c'est 23 % au niveau ultramarin.

Donc on s'aperçoit qu'il y a une propension plus importante pour les les étudiants ultramarins boursiers à aller vers ces filières là. Là où l'évolution du nombre de boursiers en classe préparatoire est beaucoup plus réduit et beaucoup plus stable. Voilà.

Donc on sent quand même que dans le choix des études, il y a une part négligeable euh du euh de l'environnement social de l'étudiant. Donc ça c'est important de vous le signaler. Et à titre de comparaison parce que euh je je ramène souvent des chiffres à la situation hexagonale, l'évolution du nombre de boursiers en France hexagonale est de 1 %.

On est passé de 655900 boursiers à 661700 boursiers en 2024. Donc dans la même échelle temporelle, on a une augmentation que d'un %. Voilà, ce qui ce qui montre là encore un certain nombre de disparités sur le sur le logement puisque vous m'interrogiez sur le logement étudiant.

Alors, il faut il faut et après je reviendrai sur le sujet de la mobilité puisque vous parliez des des aides à la mobilité, les deux sont assez liés. On n pas de de cruise dans tous les territoires ultramarins pour de nombreuses raisons structurelles mais aussi de compétences locale. Nous avons un crousse à la Réunion, un crousse aux Antilles Guyan.

Donc je dis antiéguyane parce que il est à l'étude euh une donc c'est le recteur qui a été mandaté en lien avec les collectivités territoriales pour réfléchir à la possibilité d'aller vers euh une structure plus locale sans dire que c'est la création d'un nouvel établissement public mais en tout cas euh pour le territoire Guyanéis une réflexion est en cours pour pour réfléchir un réseau des œuvres en tout cas j'allais dire plus indépendant. Le mot est un peu fort mais en tout cas qui puisse être plus autonome dans ces degrés d'action sur le territoire. Donc on a ces territoires là qui ont des crousses et les autres qui en sont dépourvus pour des raisons.

Alors pour Mayotte, on a fait un pas donc c'est un pas assez récent et donc Mayotte est protégé par la Réunion puisqu'il y a c'est un un crousse local donc c'est un clous entre Réunion et Mayotte et ça travaille il travaille très bien ensemble ça vous le savez. Je je sais je sais que vous suivez ce sujet avec attention, mais par contre en Nouvelle-Calédonie en polynisée française, on n pas de on n pas d'équivalent. Alors, c'est pour ça que quand on raisonne le logement, on a nous un bon indicateur du suivi de la création de logements nouveaux par les CRU qui est un peu le bras armé du ministère pour créer ces ces logements socioétudiants et ce qui se fait ailleurs, on a moins de visibilité parce que bien souvent c'est des initiatives locales avec du logement mixte ou intermédiaire et donc du coup on a sans doute moins de moins d'éléments mais on pourra vous revenir avec des éléments plus chiffrés.

En tout cas, au 31 décembre 2025 sur le Cru anti Guyane, nous avions 2120 places. Et pour le Cru, la réunion Mayotte, je mets Mayotte sous la même ombrelle, nous avions 1374 places de logement. Pour les Antiguyan, c'est H8 résidences. pour la réunion Mayotte, c'est 10 résidences universitaires et nous logons en 2025 3000 étudiants.

On a et ça c'est c'est important de le de le souligner, un très bon taux de couverture parce que c'est souvent le l'élément qui est le plus le plus dur pour l'ensemble du réseau des heures puisqu'on est entre 70 et 80 % de taux de couverture et donc de taux d'occupation de ces logements. Donc il y a une une bonne stabilité des étudiants dans dans les logements crues et pour ce qui concerne la création de logements nouveaux pour la réunion, il est prévu d'accroître la capacité notamment et des projets de construction sur Saint-Denis et ailleurs pour un total de 300 logements supplémentaires, ce qui est à l'échelle, vous voyez, de des des 1374 places auxquels je faisais référence, c'est quand même plus de 30 %, enfin un peu moins de 30 %, c'est quand même non négligeable. Et pour euh le territoire Maoré, on on là aussi on avance pas mal puisqu'il est question de créer 80 puis 120 logements aussi à Mayotte pour pour doter le territoire de logement Cruise, donc de logements sociaux étudiants.

On a euh donc je regarde euh le taux voilà parce que ça c'est très intéressant aussi. Le taux d'étudiants ultramarin logés est de l'ordre de 33 %. Euh donc on a enfin on a pardon l'augmentation du taux de loger ultramarin est de 33 % en 10 ans.

Donc les crousses ont développé des capacités d'accueil qui permettent aujourd'hui d'accueillir et de loger un plus grand nombre d'étudiants. Donc ce [grognement] qui montre aussi qu'il y a une dynamique de création de logement et il y a une dynamique chez les étudiants ultramarins d'aller se loger dans le logement crous sociale. Voilà pour quelques quelques éléments sur le logement dans les crousses. vous évoquer le sujet de la mobilité.

Donc moi dans mon propos introductif, je passais du je parlais du dispositif passeport qui est mis en œuvre par l'Adom. Donc pour la prise en charge euh pour l'étudiant qui exerce une mobilité vers euh euh la France hexagonale, donc c'est la prise en charge de son de son transport aller-retour notamment quand sa famille est reste dans son territoire ultramarin. Donc ça c'est la DOM qui qui gère et on est en en partenariat régulier avec eux pour ben calibrer au mieux les enveloppes que la DOM met à disposition de ses étudiants parce que nous on a des statistiques assez précises sur sur les mobilités donc on est en partenariat avec eux.

Il y a deux autres types d'aide à la mobilité au-delà de la DOME, des aides à la mobilité qui permettent de de financer les billets aller retour. Il y a les les mobilités parcours sup et et mon master. On a une mobilité parcours supre de 500 € et une mobilité en master de l'ordre de 1000 €.

Donc ça c'est alors pour les masters, c'est pour les étudiants qui entrent en en second cycle et c'est souvent ce que l'on retrouve en France hexagonale puisque lorsque j'ai dressé le panorama des la diversité des formations dans les territoires ultramarins, ce que j'ai sans doute omis de dire avec précision, c'est qu'il y a un premier cycle abondant en terme de de possibilité de formation mais un second cycle qui est moins pour des raisons que vous imaginez assez naturell qui sont liées à l'exercice de l'activité de recherche. recherche puisque les seconds cycles à l'université sont les cycles où la part des enseignants chercheurs est beaucoup plus importante et ce sont des en tout cas pour les masterants, ce sont des des étudiants qui commencent à être formés de plus en plus par la recherche et pour la recherche. Et donc comme une activité l'activité dans les territoires ultramarins de recherche est sans doute moins intense, moins dense que en France hexagonale, on a un taux de couverture des secondes qui est peut-être moins élevé.

Alors, c'est pour ça qu'il y a plus de mobilité hexagonale et donc une une mobilité qui est accompagnée à hauteur de 1000 € pour les famille. Et ensuite, on le sait parce que on travaille beaucoup avec les collectivités au travers des relations que les collectivités ont avec les recteurs. Il y a des dispositifs de bourse de ces collectivités que l'on met en évidence sur étudiant.goof.fr FR qui est notre plateforme de service aux étudiants qui leur permet d'avoir accès à toutes les euh à toutes les bourses, à tous les accompagnements financiers euh pour trouver du logement mais aussi pour financer de la mobilité.

Donc c'est sur notre plateforme et qui est vraiment pour le coup et je dois remercier les équipes qui sont autour de moi remarquable en terme de transparence et en terme d'ergonomie. Donc ça, les étudiants l'ont et tout à l'heure, j'y faisais référence, on a les points de charge supplémentaires qui sont adressés aux étudiants ultramarin. Alors, typiquement, on a un point de charge supplémentaire sur les bourses lorsque la mobilité s'exerce entre 3500 et 13000 km.

Deux points de charge au-delà de 13000 km. Donc ça peut sembler anecdotique, mais deux points de charge dans le tableau qui permet de situer un étudiant au regard de sa situation familiale pour l'obtention d'un niveau de bourse, c'est beaucoup parce que ça permet de sauter un échelon et d'avoir une bourse qui peut être majorée quand on saute d'un échelon grâce à deux points de charge de plus de 200 de plus de 200 € par mois. Voilà.

Donc et on on dit un point, deux points, ça peut sembler euh peu mais euh dans le parcours de l'étudiant euh ça peut ça peut devenir beaucoup. Voilà sur les mobilités et maintenant sur le la question de la SCP par euh par étudiant dans euh nos universités ultramarines. Alors, je vais retrouver tic.

Je vais retrouver mes chiffres. Je les ai parce que là encore c'était dans le questionnaire. Alors déjà, je suis pas euh le plus à l'aise pour parler de de SCSP par étudiant au regard de ce que vous évoquez madame la présidente tout à l'heure dans votre propos sur les assises du financement qui remet un petit peu sur sur la table bah le diagnostic qui doit être partagé avec les établissements sur la méthode du calcul de laallocation des moyens qui vient de l'État vers les universités.

Donc quand je dis le la méthode de calcul, c'est pas le modèle d'allocation des moyens parce qu'il est pas question de de de modèle d'allocation des moyens. Jusqu'à présent, il y a des règles d'attribution de la subvention aux établissements qui par le temps se sont un peu sédimentés, qu'il faut reclarifier, sans doute remettre un peu de transparence et et partager avec les établissements. Et c'est le rôle qu'a qu'on confié les deux ministres, le ministre des comptes publics et ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et de l'espace à Jérôme Fournel et à Gill Rousell pour rebâtir en diagnostic partagé et proposer des orientations sur l'allocation des moyens aux établissements.

Alors, je prends toujours beaucoup de pincettes parce que quand on réduit la SCSP par nombre étudiant, on ne tient pas forcément compte des particularismes locaux en France hexagonale comme dans les territoires ultramarins parce qu'il y a des universités qui peuvent être propriétaires de leurs fonciers, d'autres qui sont affectataires pour le compte de l'État, d'autres qui payent des loyers, d'autres qui ont beaucoup de campus, d'autres qui ont des campus unifiés, d'autres qui ont des antennes. Donc les charges, les coûts indu sont pas forcément les mêmes. Et c'est en terme de périmètre pas forcément évident à y voir clair.

Pour autant, on vous les donnera et je peux vous les les donner là en 2025 pour la la l'université des Antilles. Si on ramène et avec toutes les précautions que je vous ai donné la SCSP par étudiant au périmètre de financement du programme dont j'ai la charge, donc le programme 150 formation supérieur, c'est 9765 €. Pour la Guyane, c'est 8821.

La Réunion 8305, Mayotte 1276, Nouvelle-Calédonie 12893 et Polynésie française 13359. Ces chiffreslà, je vous les donne parce que bien entendu, ils sont plus étayés dans le questionnaire que vous nous avez adressé. Par ailleurs, ils sont publics puisque ces attributions individuelles aux établissements font l'objet d'une discussion en Knesser tous les ans avant notification aux établissements.

Donc, ce sont des chiffres qui sont connus de tous. Pour autant, c'est assez réducteur de de parler de SSP par étudiant. Donc, on pourra vous donner les chiffres, les montants globaux par établissement.

Je les ai là aussi parce que ça vous montre ça vous montre globalement ce qui est donné aux établissements euh au titre de de la subvention pour charge de service public et on pourra vous donner les montants globaux avec les effectifs qui permettent de faire le calcul qui donne la SSP par étudiant. Donc on vous donnera on vous donnera tout ça dans le questionnaire. Voilà, plutôt que de se lancer dans des dans des calculs savants devant vous.

Après ce qu'il faut noter, c'est que par rapport à la catégorie des des établissements, on est quand même majoritairement sauf pour la réunion la Guyane et les Antilles en présence d'université pluridisciplinaire sans santé. Donc c'est pour ça que les les taux de SSP pour les établissements sans santé sont plus élevés. il dépasse les 10000 € parce que du coup euh on sait que les formations en santé euh par rapport à à l'intensité, le nombre d'étudiants et par rapport au coût euh on n' pas du tout les mêmes les mêmes ratios.

Euh dans les calculs euh on en tient compte et c'est pour ça qu'on on peut avoir un petit décalage entre les universités avec et sans santé mais en tout cas toutes les universités ultramarines sont pluridisciplinaires. Voilà donc ça c'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'il n'y a pas de choix disciplinaire particulier sur un territoire plutôt qu'un autre. Voilà pour les sujets liés à la SSP par étudiant.

Je sais pas si j'ai répondu à toutes vos questions sur le Moi, j'aurais bien aimé savoir le taux de sortie. Vous avez pas du tout en sortie, il est le même pour ceux qui restent sur le territoire et que ceux qui sortent du territoire pour aller faire des études dans l'hexagone. Alors, il est vrai que les les taux de sortie que je vous ai évoqué, ce sont des des taux de sortie qui comprennent juste le périmètre des études ultramarins.

Donc du coup, sans distingue. Exactement. C'est sur l'ensemble.

Donc il y a pas Ah, c'est sur l'ensemble. Alors, c'est sur l'ensemble des territoires ultramarins, c'est pas pour ils sont pas pas pour pour les hexagonaux. Non, les ultramarins dans l'hexagone, je n'ai pas le chiffre précis, mais on pourrait le on pourrait le on pourrait on va le demander.

Voilà, on va regarder. Je vais je vais demander aux équipes euh du service statistique ministériel de nous détourer ces chiffresl mais c'est une bonne très bonne question. Merci.

Maintenant, je laisse la parole à mademois. Merci madame la présidente. Pour revenir sur cette histoire du taux de sortie, il faut savoir quand même que nos étudiants ultramarin quand ils viennent pour faire leurs études dans l'hexagone, ils peuvent se voir attribuer une bourse et s'il et s'il s'arrête en cours de en cours d'année, ils sont dans l'obligation de la rembourser.

Donc beaucoup se maintiennent tout au long de l'année pour ensuite faire une réorientation. à la fin de la l'année universitaire. Donc c'est aussi un élément à intégrer dans les données que vous pourriez recueillir également à la fois le taux de sortie aussi sur la première année, mais aussi la réorientation qui se fait en fin de première année.

Je juste compléter la question. Euh oui. Alors j'ai j'ai également d'autres d'autres questions.

Euh d'abord, j'aimerais revenir sur la question des dotations. Parmi les facteurs qui sont pris en compte dans votre calcul, est-ce que le surcoup outreem est prise en compte d'une manière ou d'une autre ? et et enfin j'aimerais juste savoir si la spécificité autre mère est intégrée et comment comment vous l'intégrez si c'est le cas.

Et euh j'ai encore enfin j'ai quand même une question qui qui est une question de fond, je dois l'avouer, qui porte sur parcours supal sur deux ministères mais euh mais qui est crucial dans le parcours de formation de nos étudiants et surtout nos étudiants ultra marins. Nous nous avons constaté que certaines formations sont payantes, payantes au moment de la formulation du vœux sur la plateforme. Euh et je me permets de rajouter que ces frais qui sont demandés ne sont pas des frais d'inscription, mais bien des frais de vœux et qu'ils ne sont pas remboursés.

Euh quel est le coût moyen du coup pour un vœu sur parcours sup ? regarde tous ces éléments-là et comment vous pourrait-on mettre fin à cette inégalité puisque euh face à cet état de fête, on a donc des étudiants qui renoncent à certaines formations et sur parcours supr social qui se fait selon euh la situation sociale des parents. Donc ça c'était une première question et j'avais une autre question sur le repas.

Comment évolué le nombre de repas servis et le coût associé par les crousses outreem ? puisque le coût de la vie, vous le savez, est plus élevé dans nos territoires. Est-ce qu'il est pris en compte par le ministère dans la subvention qui est allouée au repas des étudiants ultramarins et quid des étudiants qui sont en lycée et qui suivent des formations BTS euh en BTS ou en classe préparatoire euh à la Réunion.

La région Réunion a appliqué le repas à 1 € pour les étudiants en établissement en lycée, mais là la question va se porter peut-être aussi sur les autres territoires ultramarins. Merci. Vos dernières questions madame la rapporteur sont très techniques et très sensibles.

Mais je je vais y revenir sur en tout cas c'est bien noté pour la la sortie des des étudiants de leurs études pour pour détourer par rapport à la nécessité de rester pour maintenir en tout cas pour pour avoir le maintien des bourses tout au long d'années. Donc ça remboursé exactement pour pas avoir le remboursé. Donc ça on le ça on le ça on le on le on le on l'intégrera, sachant que c'est une règle qui s'applique à tous les étudiants en général qui est liée en fait à des règles contractuel avec le réseau des œuvres qui qui sont il y a comme une charte de de de bonne bonne gestion entre l'étudiant l'établissement et et le cru parce qu'il faut un minimum d'assiduité se présenter aux examens et voilà donc ça on y est très vigilant mais voilà exactement le sujet c'est la distance qui qui sépare l'étudiant de de son foyer et ça il faut le regarder avec beaucoup d'intention.

Mais après euh vous savez que nous nous sommes une une administration d'opérateurs avec des opérateurs autonome notamment les universités. On donne des orientations, on évite aussi d'être dans le micromanagement au quotidien de nos établissements. Heureusement, on leur laisse énormément d'autonomie depuis 2000 depuis 2007 2008 et du coup j'ai quand même la faiblesse de croire.

En tout cas, je le vois quand je me rends sur le terrain, je vois quand même que les les établissements ont une véritable politique d'accueil des étudiants ultramarins. Euh un accueil bienveillant, il y a un un accompagnement, énormément d'initiatives sont prises par les établissements. Donc je ne sais pas si vous allez auditionner dans le cadre de votre commission des universités qui accueillent parce qu'il y a des universités qui accueillent beaucoup de d'étudiants ultramarins. il y a une une forme de tradition euh et parce qu'il y a des des relations de coopération régulières et qui ont vraiment des dispositifs remarquable en région Île-de-Fance comme partout sur le teritori, j'ai vu des choses incroyables euh au Havre, à Bordeaux, enfin pour ne citer que mais euh en tout cas, on est très attentif à la situation sociale des étudiants ultramarins, mais on peut encore faire plus parce qu'on peut toujours faire plus.

Euh sur le sujet de du coût de la vie de la SSP aux établissements, depuis 5 ans, on a majoré euh les dotations aux établissements en intégrant le en fait les nouvelles mesures salariales en tout cas quand elles sont elles sont prévues par l'État. Je pense notamment au aux augmentations de points d'indice, aux mesures salariales et dernières de 2022-2023, aux mesures d' Guérini. Euh à chaque fois, on applique euh une majoration qui est liée euh ben à des textes euh donc il y a des des décrets qui fixe le cadre réglementaire euh de du lié au coût de la vie de des territoires ultramarins et qui permettent de d'ajuster euh la compensation de l'État euh sur la masse salariale.

Donc j'ai les taux sous les yeux, on on vous les on vous enverra dans le questionnaire la façon dont nous les appliquons. Et donc comme pour répondre très simplement comme la subvention pour charge de services publics que nous adressons aux établissements, c'est une subvention qui finance très majoritairement à plus de 75 80 % de la masse salariale puisque nous on finance, on a un petit bout de fonctionnement que l'on donne aux établissements mais ça compte pour peu dans leur budget consolidé. Le le gros de la masse c'est de la masse salariale.

Dès lors qu'il y a une augmentation de la masse salariale, on applique le taux et les établissements sont compensés. Donc c'est très mécanique euh et dès qu'il y a une mesure salariale, elle est automatiquement appliquée avec les taux les taux directeurs qui sont pris de façon réglementaire. Donc euh la SSP suit vraiment le sujet du coût de la vie pour les territoires ultramarins.

Donc ça c'est le premier élément. Euh vous parliez des des vœux sur parcours sup et des formations payantes. Euh alors en principe euh les diplômes nationaux euh ne font pas payer euh de ne font pas payer les vœux.

Donc il y a pas on ne paye pas de vœux pour les diplômes nationaux. Pour autant sur Parcours Sup, il n'y a pas que des diplômes nationaux. Il y a aussi des diplômes d'établissement qui se préparent en partenariat avec des diplômes nationaux.

Donc, il peut y avoir de la double diplomation et c'est dans ce cadre-là qu'il peut y avoir des coûts liés au frais de dossier. Euh et donc ça c'est dans le cadre de l'autonomie des établissements, c'est une spécificité qui s'applique à l'ensemble des étudiants. Euh moi j'ai quelques exemples, je vais ne pas les citer parce que je veux pas qu'on qu'on pointe du doigt tel ou tel établissement qui fait ça.

à partir où on a une une licence sélective, une double licence ou une licence qui se fait en parallèle à un du bien souvent les établissements demande des des frais de dossiers. Donc c'est pas des droits d'inscription, c'est des frais de dossiers pour faire passer des euros, pour faire passer des concours. Et c'est juste un petit environnement que l'on suit de façon très précise dans les services.

Je dis ça sous le contrôle de Patrick Cour qui est chef de service à la DGSIP. Euh on on suit ça de très près pour que ça ne dépasse pas un certain montant. Bien souvent, c'est des frais de dossier qui avoisinent les 50 ou les 100 € euh dans les établissements. 150.

Alors, c'est souvent 150 €. Vous avez 100 € de frais de dossier, 50 € de je ne sais plus quel autre euh coût pour l'établissement. Et quand dans cet établissement vous candidatez trois fois, vous payez que le delta, je crois que c'est 50 € pour l'établissement.

Vous le payez trois fois. Mais on on veille à ce que ça soit raisonnable. Madame la rapporteur, allez-y, allez-y.

Je je Non, si vous voulez réagir, c'est des règles de C'est quelque chose qui me qui me c'est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. Vous savez en Outre mer à Mayot, 77 % de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté à la Réunion 36 on aussi entre 30 et 40 % de la population en dessous du seuil de la pauvreté. à la Réunion, un enfant sur deux grand foyer pauvre.

Et euh vous voyez bien, moi la plupart des jeunes cette année et l'année dernière que j'ai croisé et qui étaient en terminale et qui était sur Parcours Sup, ils m'ont dit "Moi, dès que je vois que c'est payant, je regarde même pas." Donc si vous voulez, ça c'est un tri et c'est un tri qui ne se fait pas sur la compétence, c'est un tri qui se fait sur les catégories socio-professionnelles des parents. Parce qu'à 17 ans, un enfant n'a pas forcément un compte en banque ou alors une carte bancaire approvisionnée avec la capacité de payer en ligne.

Donc ça n'est pas et parcours sup, vous le savez, pour rentrer sur parcours sup, il faut avoir son numéro étudiant, son mot de passe. Voilà. Donc les parents n'y sont pas les parents n'y sont pas.

Ce sont vraiment les jeunes face à eux-mêmes avec leur incapacité de payer pour la plupart d'entre eux et ceux qui peuvent se permettre de candidater, ce sont ce ne sont pas forcément, excusez-moi de le dire, ce sont pas forcément les plus compétents ou les plus méritants. Ce sont ceux qui ont des sous et ça euh enfin je je ne crois pas que ça participe à l'excellence de notre pays. Voilà.

Et puis enfin et et euh en en plus de de cela, ce qui n'est pas mentionné, c'est que effectivement ce sont des frais pour organiser la sélection. C'est ça. Voilà, cette sélection qui est organisée, elle est discriminatoire pour nous autres des outresemères parce que bien sûr elle est elle se fait à distance pour le volet écrit mais pour le volet oral, il faut réussir à trouver une place dans un avion avec son accompagnateur.

Il faut trouver le moyen de se faire héberger là où on n'est jamais venu et après jouer des coudes et être meilleur. Donc, ce sont des discriminations organisées sur la plateforme de parcours sup et tout cela enfin vous vous me dites, vous êtes une des premières personnes que je rencontre au courant de cet état de fait. la plupart l'ignore ou féminine de l'ignorer.

Alors madame la rapporteur, je enfin je peux que souscrire à ce que à ce que vous dites et et par ailleurs, vous avez entendu dans mon propoliminaire la façon dont j'avais mis en avant aussi certains parcours d'étudiants en fonction de leur leur origine sociale et enfin c'est on fait les mêmes les mêmes analyses les mêmes analyses qualitatives pour les étudiants nationaux hexagonaux. Euh euh pour nos nos collègues étudiants ultramarins, on fait les mêmes analyses et on on est très attentif en fait à ces parcours de vie parce qu'on notre système doit profondément profondément être égalitaire. C'est-à-dire que l'accès les on doit l'égalaxer.

C'est le code de l'éducation qui le qui le qui le dit, qui l'écrit. Il est assez bavard sur le sujet. Euh donc il faut lui faire confiance au code.

Euh en tout cas moi je je m'y réfère régulièrement et on on se doit d'avoir de donner les possibilités d'un égal accès à l'enseignement supérieur. Et c'est ce que nous nous efforçons de faire au quotidien en matière de diplômes nationaux parce que le code est bavard mais le code circonscrit les exigences des établissements publics aux diplômes nationaux de licences de master et de doctorat. Et en dehors de ces et en de voilà mais alors une grande majorité des diplômes sont des diplômes nationaux soumis aux règles de je dis aux règles au principe de modicité en tout cas en terme d'accès financier à la formation.

Euh il y a ce principe de modicité qui est un principe euh qui a été en tout cas euh qui est constitutionnel, qui est qui a été confirmé euh euh par euh par les autorités constitutionnelles, en tout cas par les sages. Donc du coup là-dessus, on n'y revient pas mais on a depuis des années quand même donné la possibilité aux établissements de proposer d'autres type de parcours avec d'autres exigences. Et quand ces parcours là ont la qualité requise pour être sur la plateforme nationale d'affectation qui est parcours sub, le rôle de l'État c'est de pouvoir les positionner.

C'est ce que nous faisons avec ces parcours auxquels vous faisiez référence. Et pour le coup euh effectivement pour ces parcours-là, il y a des frais de dossiers que les étudiants doivent acquitter pour pouvoir se présenter. Mais après, vous vous comprenez bien aussi que c'est un sujet qui est assez délicat parce qu'il ne faut pas de rupture d'égalité, c'est-à-dire qu'on ne peut pas avoir de préférence, je le dis comme ça, ultramarine puisque ça s'applique aussi pour les foyers les plus modestes de nos du territoire hexagonal.

Donc, il faut qu'on arrive à trouver les équilibres pour qu'il n'y ait pas de rupture d'égalité. C'est c'est ça le sujet. Quand je parle des galaxies, il faut l'entendre de façon très inclusive et et ne pas avoir de spécificité pour tel ou tel territoire parce que là, on serait censuré par le juge.

C'est c'est évident. Donc en tout cas, on prend le point, les inquiétudes. Ce que je note dans ce que vous dites, madame la rapporteur, c'est que il y a aussi un besoin d'accompagnement par les parents parce que vous disiez que les étudiants ultramarins et je le sais pour l'avoir vu sont souvent livres à eux-mêmes sur ces plateformes là.

Et je crois qu'on a aussi, mais ça c'est un travail qu'on mène avec nos collègues de l'enseignement scolaire de l'éducation nationale dans le parcours d'orientation au lycée dans les EPLE, il faut qu'on donne un grand nombre d'outils à ces étudiants pour qu'ils s'y retrouvent dans Parcours Sup. Parcours supertains le condamnent et je pense pour de très mauvaises raisons, je fais plus que le penser, je l'affirme pour de très mauvaises raisons, Parcours Suporithmique. une plateforme d'affectation tout simplement et qui donne la possibilité à un étudiant ultramarin à Marie Passoua comme à Saint-Laurent du Mar du Maroni comme à Saint-Denis comme à Saint-Pierre, il donne à cet étudiant la possibilité d'aller dans les meilleures formations comme quand on est à Guuéré, quand on est au Vigan, quand on est à Toule, quand on est à Mand, quand on est dans des territoires un peu périphériques des métropoles et ça c'est en prenant ma casquette préfectorale que je les revendique, c'est territoire là parce que je les connais et parcours sub a permis à ces étudiants qui sont ici de ces de ces territoires là d'avoir accès à tout ça.

Quand on était à Marie Pasoua ou à Saint-Laurent du Maroni, on se doutait pas qu'on avait accès à à Science Po Paris, à Paris 2, donc à Pantherosas, à Paris 1, à l'université ex-Marseille, à Bordeaux. On grâce à Parcours supourd'hui c'est possible et ça c'est une chance. là où les plus anciens d'entre nous dont je suis euh deaiit se contenter de prendre une enveloppe papier craft marron pour faire des queue immenses dans les scolarités des universités pour pouvoir être inscrit.

Aujourd'hui euh si on demandait à un étudiant de Marie Pasoula d'aller parce qu'il souhaite faire du droit à Panthero Assassas avec sa petite enveloppe Papycraft, je pense ça serait un bien plus grand nombre de difficultés qu'aujourd'hui et je trouve que parcours sup a permis de résorber tout ça et mettre tout le monde au même pied. Alors encore des encore un petit peu de travail. Vous faites référence à un sujet qui doit se traiter aussi avec le SCO sur l'orientation, l'accompagnement mais je pense qu'on y arrivera.

Je pense qu'on y arrivera et tous les systèmes tout système est perfectible sur le repas à 1 € pour pas prendre trop de temps sur le sujet parcours sur le repas 1 € sur le repas à tarif social dans dans les dans les crousses. Alors on avait un tarif social c'était 330. Aujourd'hui, on a un tarif très très social à partir du 4 mai.

Euh c'est une décision récente. Donc on est en train de mettre en œuvre avec le réseau des œuvres euh ben l'intensification du repas en euro, donc la la généralisation du repas en euro. Tous les territoires ultramarin bien entendu seront embarqués dans cette généralisation.

Un grand nombre d'effectifs supplémentaires pour renforcer ce réseau ont été demandés. Donc il y a quelques annonces du ministre en ce sens. Donc c'est plusieurs centaines de TP qui vont venir renforcer le réseau des œuvres.

Donc là avec la présidente du KNOUS, on est on est à pied d'œuvre avec les recteurs pour pour mettre en œuvre cet accès à la tarification sociale pour pour les repas étudiants. Maintenant par rapport au BTS, par rapport aux EPLE, c'est un débat qui ne date pas du repas à 1 €. C'est un un débat plus ancien.

Euh on a à l'initiative de sénateur eu la loi dit Lév qui a permis de de cartographier les zones blanches, en tout cas d'accès à la restauration à tarif social pour les étudiants les plus reculés auquels je faisais référence quelques minutes plus tôt qui sont dans le public comme dans le privé du reste dans du privé d'intérêt général ou du privé en tout cas où ils sont reconnus comme des étudiants. Grâce à cette CL, on a une cartographie très claire de là où potentiellement on a des zones blanches d'accès à la restauration à tarif social. Il se trouve que dans cette réflexion, les BTS qui sont en EPLE et qui ont accès à la restauration scolaire qui est opérée par les collectivités ne sont pas dans ces zones blanches parce qu'on considère qu'ils ont accès à la restauration à tarif social.

Pour autant, depuis la généralisation du repas 1 € nous avons eu la question, c'est ça fait partie des discussions parce que en vrai aujourd'hui c'est le repas 1 € pour tous les étudiants. Quand c'était à 330 tarif social pour tous les étudiants, on pouvait très justement dire que les étudiants BTS étaient traités de la même façon que les étudiants parce que les tarifs dans les restaurations collectives pour les lycées, c'est des tarifs qui avoisinent les 3 € les 330. Donc on était dans la même épure.

Là, il est vrai que depuis la généralisation, on a créé un petit décalage. C'est des choses qui sont à l'instruction, c'est des choses qui se discutent. Derrière, il y a quelques sous-jacents budgétaires et euh je pense qu'on aura l'occasion d'en rediscuter pour 2027 parce que ça a quand même un certain coup, voir un coup un coup certain.

Et je ne vous cache pas que si demain on a alors ça sera une discussion sans doute avec les collectivités puisque ce sont elles qui opèrent cette restauration collective dans les EPLE dans les régions. Je sais pas à date là je déjà je modeste directeur général donc j'ai pas tous les éléments de discussion entre les collectivités et les aspects enfin et le gouvernement et les aspects budgétaires. Mais on aura sans doute l'occasion de de se poser la question en 2027.

Mais après, je ne vous cache pas que si on on donne accès au BTS, aux étudiants BTS à un tarif à 1 € en lycée, la question se posera pour les lycéens. Euh oui, ben voilà, les je sais que les je sais que les collectivités je sais que les collectivités pour certaines ont ont pris des initiatives à la Réunion dans d'autres territoires et pas qu'ultramarin. Il y a eu des il y a eu des initiatives en ce sens.

Après voilà, c'est la liberté d'administration des collectivités. Euh voilà. Oui, il y a des communes qui ont décidé de la de la gratuité des euh des restaurations collectives ou sinon à 1 €.

Donc ça après c'est la liberté des des collectivités. En tout cas aujourd'hui sur mon programme, le programme 231 vie étudiante, je n'ai pas les financements qui permettent de généraliser et pour tout le monde. La loi Lévi, peut-être en deux mots sur les les nos étudiants ultramarins, ils ont un bonus de 10 € supplémentaires à ce qui leur est proposé. dans le cadre de de l'aide mensuelle pour la restauration lorsqu'ils n'ont pas accès à de la restauration collective conventionnée.

Donc on a la possibilité en en territoire hexagonal de leur donner 40 € par mois pour les boursiers, 20 € pour les non boursiers et c'est majoré de 10 € pour les étudiants ultramarins. Et ça depuis depuis depuis depuis quand ? Février dernier.

Depuis février dernier depuis février 2025 pour les ultramarins, il y a un bonus de 10 € les deux. Pour les boursiers ultramarins, ils ont 50 € tous les mois pour ceux qui sont éloignés d'une restauration collective à tarif social et pour les non boursiers, ils ont 30 €. C'est ça.

Naïs, voilà, ça dire moi, je suis précis parce que j'ai des équipes très précises. C'est formidable. Merci pour vos réponses qui sont très claires, très concrètes.

Ça fait du bien dans le cas de cette commission d'enquête. Moi, je j'ai une une autre question qui concerne plutôt les partenariats. Euh est-ce que cela vous paraîtrait envisageable ou souhaitable d'encourager les grandes écoles françaises, notamment les écoles d'ingénieur à ouvrir des campus délocalisés en Outre mer ?

Comment y parvenir ? Et nous avons un exemple nous à la Réunion, c'estàdire que la Sorbonne a ouvert une antenne Halil Maurice. [grognement] Donc voilà, au-delà de cela, comment développer des écoles dans nos territoires ?

Et euh une autre question toujours sur les partenariats, on sait qu'il y a des partenariats qui sont développés entre les universités ultramarines et leurs voisines géographiques, donc dans leur environnement. régional sous la forme de programme d'échange par exemple à la Réunion, nous avons une cité internationale où il y a qui accueille quand même pas mal d'étudiants. Quels sont les principaux obstacles à la conclusion de tel partenariat ?

Euh et puis nous avons un sujet sur les Erasmus régionaux. Peut-on imaginer, faut-il imaginer selon vous des Erasmus régionaux pour les régions ultrapériphériques ? La Commission européenne a-t-elle avancé sur ce sujet ?

Merci. Alors, ce sont des questions là aussi assez techniques, notamment sur le dernier versant que vous évoquez sur Erasmus. Donc je le réserverai pour la fin parce que ça ça c'est en plus un sujet d'actualité puisque nous sommes en pleine négociation sur le le programme Erasmus Plus et les négoations notamment budgétaire.

Euh peut-être pour le premier élément, c'est un constat que je faisais en propeliminaire. Bon nombre de grandes écoles au sens école d'ingénieur, école de commerce ne sont pas présentes sur les territoires ultramarins. Tout comme je le disais, la l'offre de formation dans les deuxè cycles, donc des masters spécialisés de très bon niveau sont beaucoup moins sont beaucoup moins présents également parce que la la partie recherche est sans doute pas aussi large.

En tout cas, la palette des activités de recherche dans les territoires ultramarins n'est pas aussi large euh que sur le territoire hexagonal. Ça c'est un premier point. et qui pas mal de choses pour le la création de formation de très haut niveau puisque dès lors qu'on on a de la recherche de très grande qualité, on a bien entendu derrière de la formation de très haut niveau et donc on a sans doute un sujet à à porter à mener sur l'adéquation recherche arrivée de formation pointue dans ces domaines de recherche.

Donc là, c'est je dirais plus global que de dire qu'il faut faire venir telle école ou telle ou tel autre. Mais je en tout cas c'est un c'est un avis personnel. Déjà, je pense que nos universités ultramarines sont de très grande qualité et j'ai du mal à mettre en compétition école et université.

Alors moi, je suis un double produit école université et je suis très attaché aux deux. Donc j'ai du mal à les opposer par définition très personnellement et par ailleurs en tant que desgésip aussi parce que renvoyer à les écoles c'est l'excellence parce que c'est la filière classe prépa, grandes écoles et les universités c'est le toutvenant. Moi, je me refuse de euh de rentrer sur sur ce schéma-là quand on voit aujourd'hui le taux de sélection que nous avons dans notre premier cycle universitaire qui euh est le même taux de sélection que dans les grandes écoles.

Ce qui montre que nos universités se sont mises à un niveau très élevé de sélection, d'ambition. Elles sont orientées vers l'excellence depuis très longtemps. Elles sont à la fois orienté vers l'excellence, mais aussi elles se elles regardent leur territoire et ça ça c'est c'est vraiment très bien à la fois pour les territoires d'rammarin comme les territoires hexagonaux.

Euh oui, par contre, je pense qu'on on gagnerait non pas pour opposer Excellence et université, mais je pense au contraire pour pour créer plus de complémentarité, on gagnerait à faire venir d'autres types d'établissement dans les territoires ultramarins. déjà pour démultiplier l'offre locale, ça c'est clair, mais pour créer des complémentarités, pour créer sans doute plus de synergie de coopération pour aller capter de façon plus stratégique, ça fait le lien avec votre deuxième sujet, le partenariat. Je le lis à ça.

Aujourd'hui, il faut avoir une certaine taille critique pour aller chercher dans sa région des partenariats avec des universités de grand calibre. Je pense à l'Indo-acifique, je pense aux Antilles. On a aujourd'hui on n pas la taille critique dans ces universités, pas suffisamment pour aller capter des étudiants de ces bassins là et pour créer des relations fortes parce qu'il manque sans doute des un peu de force vive sur certains domaines en recherche et donc apporter d'autres antennes universitaires d'école pour venir compléter l'offre locale, euh faire un bel amalgame et avoir des établissements euh plus dimensionnés permettrait d'aller capter davantage des partenariats.

Parce que sans partenariat, je le dis, point de mobilité. On a beau inventer tous les dispositifs Erasmus plus, Erasmus Moundus et autres disposités pour les étudiants, si on ne crée pas de la coopération universitaire à l'éch à l'échelle d'un bassin d'une région, ça ne fonctionne pas. C'est la base entre universitaire, c'est les partenariats, c'est la coopération.

C'est comme ça qu'on se connaît et c'est comme ça qu'on est capable de faire bouger nos étudiants entre nous. Si on ne crée pas ça, on a beau avoir tous les dispositifs financiers du monde, ça ne fonctionnera pas. Et quand je dis ça, ça veut dire partenariat en recherche plus fort, plus ténu, plus exacerbé qu'ils ne le sont aujourd'hui.

Et ça veut dire aussi des filières de formation d'excellence universitaire et dans les écoles mais anglophones parce que un des un des points faibles notamment dans les territoires ultramarins, c'est la langue. Alors même si je sais que dans le questionnaire vous avez posé des questions sur les masters éducation enseignement sur les M2E les nouveaux M2E en langue régionale et donc on a une réponse qui est très positive et on va vous dire qu'on on a des M2E langue régionale dans quasi tous les territoires ultramarins. qu'il y a pas de sujet.

Donc s'ils sont très ils sont très forts euh pour le Maoré, pour le créole, en revanche euh pour le Thaïen en revanche, on est un peu moins bon en langue anglaise. On voit qu'il y a un effritement de la pratique de la langue anglaise. Et c'est là où on a un sujet pour les mobilités, les coopérations.

Vous ne faites pas venir quand vous êtes dans le Pacifique des des des collègues de Nouvelle-Zélande ou d'Australie si vous n'avez pas une filière totalement anglophone, ils ne viendront pas parce que ce ne sont pas des francophones. Ils aiment la France pour tout un tas de bonnes raisons mais ils parlent pas français en tout cas pas majoritairement. Donc il faut recréer ça.

Ce qui veut dire que en effet est-ce que c'est par le truchement de l'arrivée d'antenne d'école ? Ça commence, on le voit, il y a un partenariat avec Science Po dont vous avez dû entendre parler en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française. Il y a des positionnements avec le réseau des des sciences pot pour apporter une offre de formation sur le territoire un peu différente.

Typiquement la la présidence de Nouvelle-Calédonie que j'ai eu le plaisir de voir cette semaine, c'était mercredi matin. On a pris beaucoup de temps pour parler de sa stratégie. Je la vois tous les 6 mois.

Euh comme tous les présidents ultramarins qui souhaitent venir voir le DGZIP. En principe, c'est tous les 6 mois. Donc on je les vois je vois al je le dis souvent mon directeur de cabinet je vois plus souvent les présidents ultramarins que les présidents d'université parisienne.

Donc c'est assez marrant. Voilà, il me va bien. Non seulement parce qu'il chaque fois il me permet d'un petit peu de m'évader ou de retrouver ce que j'ai connu quand j'étais plus jeune, mais en tout cas on c'est très intéressant parce qu' en plus ils ont des ils ont des stratégies, ils ont ces présidents et ces présidentes ont des stratégies pour leur établissement et je ne peux que le saluer.

Et donc ça commence à travailler sur des partenariats avec d'autres universités, d'autres écoles, des instituts. Ils se rendent compte qu'il faut commencer à faire un petit bouger sur leur offre de formation. et notamment en langue anglaise pour accentuer les mobilités.

Aujourd'hui, 4,5 % taux de mobilité diplômante chez les ultramarins, c'est 11,5 au niveau national. On n'est pas la maille. Et c'est dommage parce que vous le disiez, ce sont des régions ultra périphériques.

Euh les RULPES, c'est une chance incroyable. C'est quand même un point d'entrée de la France à l'international. Moi, j'ai toujours dit la Guyenne, c'est un hub sur l'Amérique du Sud.

C'est un hub incroyable. C'est un hub spatial mais c'est un hub économique. C'est un un hub de la jeunesse.

Enfin, on a une chance, c'est inoui. Et donc, il faut qu'il développe cette offre de formation qui qui permettra de créer des partenariats locaux. Moi, je crois alors oui au partenariat avec des écoles mais beaucoup au partenariat locaux avec les les universités de leur bassin, mais à condition qu'ils affirment davantage ceux sur quoi ils veulent travailler en recherche et qui développent l'offre de formation. encore davantage à l'international et en anglais qu'elle ne l'est aujourd'hui.

Voilà. Merci beaucoup monsieur le directeur pour pour tous ces éléments. Vous avez évoqué plusieurs fois dans vos réponses et même dans votre propos liminaire le terme de recherche et nous nous travaillons sur les inégalités systémiques et le fait que ce mot revienne systématiquement un peu comme une condition pour aller plus loin, pour changer, on va dire le rythme et aller plus vite euh me fait dire que nous sommes vraiment dans le dans le sujet des inégalités systémiques et que là nous touchons peut-être à un point sensible, en tout cas décisif euh pour l'avenir de la jeunesse.

Je prends bonne note de cette de cet élément là et j'aurais aimé du coup savoir si vous aviez des perspectives, des projections sur la montée en charge possible avec en face les moyens qui seraient nécessaires sur la recherche pour pour faire basculer dans quelque chose de beaucoup plus grand, en tout cas plus dynamique et plus profitable pour le développement. de la jeunesse dans son bassin géographique. Et j'ai une autre question puisque vous êtes aussi en charge de l'insertion professionnelle, comment jugez-vous l'adéquation entre les filières d'enseignement supérieur outreem et les besoins de l'activité économique ?

Ça rejoint un peu le même sujet. Comment améliorer cette adéquation ? Est-ce que le dialogue entre les établissements, les acteurs économiques et les collectivités est-il suffisant ? ou y a-t-il encore euh des choses à améliorer et peut-être selon quelle méthodologie euh selon vous ?

Alors euh sur votre première question, c'est un exercice d'équilibriste parce que je suis DGIP, donc enseignement SUP, insertion professionnelle et je ne suis pas directeur général de la recherche et l'innovation. Ça c'est mon collègue Jean-Luc Moulet. Mais pour autant dans le décret d'attribution de ma direction générale, il y a quand même une partie recherche universitaire.

Je ne sais pas ce que c'est que la recherche universitaire en opposition à une recherche qui ne serait pas universitaire. Pour moi, toute la recherche est universitaire mais en tout cas dans mon petit décret d'attribution, je l'ai. Donc je peux en parler et je de toute façon je lui rendrai compte de ce que j'aurais dit devant la représentation nationale.

Donc je vais essayer de pas prendre de risque. Comment ça ? Bon ça va. [grognement] Alors sur la partie recherche, il y a une une chance incroyable dans les territoires ultramarins, c'est que au-delà des universités, vous avez un grand nombre d'organismes nationaux de recherche présents.

Déjà, l'IRD est partout, l'IFRE est partout, le SIRAD est partout, le CNRS est partout. Après Sirade, IRD, ifremer, CNRS. Alors en Guyan il y a la particularité du KNÈ.

Je pense qu'en Polynésie aussi doit y avoir quelques observatoires. On a beaucoup d'observatoires. On a quand même un maillage entre les universités et les organismes de recherche qui est incroyable.

Alors, de ma petite fenêtre dans des fonctions antérieures qui ne sont pas celles de DGZIP, même si c'est ce que je dis au recteur à chaque fois que je vois les recteurs ultramarins, je leur dis tout le temps reposez-vous sur les organismes nationaux de recherche pour alimenter vos cours. Vous avez la chance d'avoir des chercheurs, des chargés de recherche, des directeurs de recherche, de grands instituts, des pointes qui sont là souvent que de passage, qui sont en mobilité pour leurs travaux de recherche, qui viennent 4 ans pour faire de l'observation, 5 ans qui repartent. Il y a énormément de de mobilité et c'est tant mieux ainsi.

Et je leur dis appuyez-vous sur eux pour développer votre offre de formation. Donc ça c'est le premier élément. Je les je les enjoins à faire ce ce pas auprès des ONR pour pour faire réfléchir à une offre de formation qui correspond aux spécific.

Je pense que ça c'est une chance et on le fait pas assez. On le fait pas assez alors qu'on pourrait avoir des parcours de formation à l'université. Je pense à la Guyanne parce que c'est presque j'allais dire un territoire d'adoption serait excessif et les collègues Guyanés on voudrai peut-être.

Euh mais quand je vois la Guyane, quand je voyais tous ces ONR, euh je je j'avais tout le temps un peu d'amertume. Alors à l'époque le président de l'université s'appelait Antoine Primrose, on avait beaucoup de relations. J'étais sous-préfet en Guyan j'étais pas en charge de l'ESR mais je m je m'y intéresse.

Chercheur un jour, chercheur toujours et je lui disais "Mais bon sang appuyez-vous sur les ONR pour pour développer une offre de formation. vous allez vous allez donner des des des papillons dans les yeux aux étudiants qui vont voir des des pointures dans leur domaine leur faire des enseignements de de proximité. Donc ça c'est le premier truc.

Je pense qu'il faut qu'on y travaille. Après, on avait mis en place donc ça c'était avec une une autre casquette que j'ai occupé en cabinet, on avait mis en place un un un programme de recherche prioritaire outreem. Donc on a lancé cette thématique pour montrer que dans les outremères, on fait de la recherche de la très grande recherche, de la recherche de très grande qualité.

Et d'ailleurs, il y a un élément notable, c'est le plan Sargas aux Antilles. En 2019, on a mis autour de la table des chercheurs de de renom pour trouver à qualifier le phénomène de Sargas et trouver des solutions pour le pour le réduire et pour l'anil. et et je crois que ça a porté ses fruits. il y a eu énormément de de financement de l'Agence nationale de la recherche à l'époque pour soutenir les chercheurs locaux et ça a bien fonctionné et ça montre que ces territoires sont dynamiques sur le plan de la recherche mais on le dit pas assez donc je pense qu'il faut le faire savoir en s'appuyant sans doute davantage sur les organismes locaux qui sont très présents de très grande qualité pour dire qu'il font de la recherche de rang international et ça je crois qu'il y a le faire savoir et ça fait le lien sans doute aussi avec l'insertion professionnelle et les besoins du territoire, contrairement aux universités euh peut-être contrairement, c'est un peu dur, mais euh par rapport aux universités hexagonales, euh les universités ultramarines ont quand même un ancrage très aménagement du territoire parce que leur collectivité et je pense que la proximité et l'éloignement aussi avec les centres de décision nationaux sans doute aussi font qu'il y a un rapprochement collectivité université très fort et donc les universités dialoguent énormément bien entendu avec l'État Heureusement et aussi beaucoup avec les collectivités pour réfléchir aménagement du territoire.

Non pas que le SR soit un élément essentiel de l'aménagement du territoire, mais il y contribue, c'est un contributeur au sens du développement économique. Donc moi, je trouve que l'articulation, elle pourrait toujours être meilleure, mais elle est déjà très bonne sur les choix des formations par rapport aux attentes des territoires. Je l'ai vu en Guyane, vous le voyez à la Réunion, il y a il y a quand même énormément de d'interaction entre les deux mondes pour que les formations soient pas totalement hors sol et je trouve que ça ça fonctionne bien.

Maintenant, je rajoute la recherche. Moi, ce qui me manque, c'est entre la formation, l'aménagement du territoire, le développement économique, ce qui manque, c'est les champs innovation. Aujourd'hui, je pense qu'on aurait beaucoup à faire pour que les universités, les collectivités travaillent à ce chaînon autour de la du transfert de valeur entre la recherche, la formation et le tissu économique.

Et c'est peut-être là qu'il y a un travail à à faire en profondeur. il faut qu'on prenne notre part côté desgésib pour ne pas uniquement réfléchir aux besoins en terme de métier de compétences actuell mais réfléchir aussi à l'avenir. Donc c'est pour ça que par rapport à votre question sur adéquation insertion professionnelle formation c'est bien de se de se projeter sur les métiers en évolution les métiers en tension dans les bassins d'emploi.

C'est il faut et l'université est aussi un outil de formation donc il faut qu'elle contribue mais il faut qu'on réfléchisse aussi au métier de demain et ça ça demande plus de projection par la recherche et ça demande aussi sans doute un dialogue un peu différent avec les collectivités. On voit et on vous donnera les chiffres que les universités ultramarines ont eu énormément de succès sur CMA sur l'appel à manifestation d'intérêt CMA compéten et métier d'avenir dans le cadre de France 2030. Euh j'en parlais, on s'en réjouissait avec la la présidente de Nouvelle-Calédonie.

Typiquement, exemple intéressant, elle a elle a elle a candidaté à cet appel à projet. Elle a eu du financement donc de France 2030. Elle a créé une filière de formation sur l'écoindustrie, sur les la transition écologique et sur les énergies du futur.

Donc il a un gros programme CMA. Grâce à ça, lui a permis de créer un département de l'IUT qui est dédié à ces technologies là. Et là, je pense qu'elle est vraiment elle le elle est vraiment sur le cœur de Sim.

Pensons au métier dont on a besoin. Là, il faut penser aussi au métier de l'avenir parce que le territoire évolue et c'est pas que la France hexagonale qui doit réfléchir à ça. C'est tout l'ensemble des territoires.

Et il faut que dans les territoires ultramarins, on réfléchisse sans doute davantage encore au coup d'après. Et juste sur l'insertion professionnelle, on a un outil qu'on a développé à la DGZIP qui s'appelle l'outil cadrant qui permet dans le dialogue avec les établissements et les recteurs de projeter pour une formation le taux de réussite des étudiants et l'insertion professionnelle. Ce qui permet de donner à objectiver au président ou à la présidente de l'université le fait de transformer ou pas sa formation quand elle insère pas, quand elle permet pas aux étudiants de réussir.

Donc aujourd'hui, on est quand même dans des outils de pilotage partagés, objectivés. euh quantitatif et qualitatif euh qui permettent aussi à un territoire de de faire des choix. Et ça c'est quelque chose qu'on va mettre encore davantage euh en avant dans le cas des compes, cas des contrats d'objectif de moyens de performance.

On ne veut plus que des formations n'insèrent plus. Il y en a de moins en moins. Pardon.

Donc s'il y a plus de questions, on va on va faire à cette audition et on vous remercie monsieur le directeur pour vos propos très précis, très éclairant et très dynamique en plus. Euh c'est vrai que ça c'était très intéressant. Donc n'hésitez pas à compléter si vous voulez notre questionnaire avant fin avril pour qu'on puisse faire le rapport après par la suite.

Merci. Merci madame monsieur. Merci beaucoup.

Merci. C'était un peu