Serge Papin, administrateur d'Auchan Retail International, ex PDG de Système U – 30/11
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Les prix alimentaires ne vont pas baisser en 2024 ?
- 1:01OuverteRéponse directe
Quatre associations de consommateurs demandent plus de transparence sur les prix.
- 2:39RelanceRéponse partielle
C'est la faute à qui ?
- 3:03RelanceRéponse directe
L'inflation ne se stabilise pas sur les produits frais.
- 4:56OuverteRéponse directe
Avancer les négociations commerciales sert à quoi ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Grand mercato dans la grande distribution : Auchan.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21PrésentateurFait
« Visiblement, ça ne va pas baisser en 2024. »
- 0:24PrésentateurFait
« Si l'inflation, elle, se réduit un peu, les derniers chiffres de novembre sont tombés. »
- 0:27PrésentateurFait
« Sur l'alimentation et sur le frais, c'est encore très compliqué. »
- 1:09PrésentateurFait
« Tous ces prix sont quand même beaucoup trop opaques. »
- 2:40PrésentateurFait
« C'est la faute à vous, c'est la faute aux industriels qui ont des marges qui ont explosé. »
- 3:04PrésentateurChiffre
« Sur les produits frais, c'est 6,6% en novembre, contre 1,1% en octobre. »
- 3:08PrésentateurChiffre
« Sur l'inflation en lignateur, on est encore à 7,6%. »
- 4:30PrésentateurFait
« On a des grands groupes qui font flamber les prix de certaines de leurs marques. »
- 5:40PrésentateurFait
« Vous êtes administrateur d'Auchan. »
- 5:49PrésentateurFait
« Demain, il y a une Assemblée Générale. On dit que vous pourriez devenir un président, mais non-exécutif, d'Auchan en France. »
- 7:43PrésentateurFait
« Auchan et Intermarché auraient fait une offre pour reprendre la totalité de ce qui reste des hypermarchés et des supermarchés de casinos. »
Temps de parole
- Invité66 %
- Présentateur34 %
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BFM Business présente Edwige Chevrion, la grande interview. Bonsoir à tous, bienvenue dans la grande interview ce soir. C'est vraiment l'homme qu'il fallait avoir, qui est notre invité. Bonsoir Serge Papin.
Bonsoir Edwige Chevrion.
Merci d'être là. Si je dis ça, c'est parce que, un, il y a la question sur les prix alimentaires. Visiblement, ça ne va pas baisser en 2024. Si l'inflation, elle, se réduit un peu, les derniers chiffres de novembre sont tombés. J'imagine que vous avez vu, on voit que quand même sur l'alimentation et sur le frais, c'est encore très compliqué. Et puis, et puis, il y a toutes ces rumeurs. Aujourd'hui, notamment, elle date de plusieurs jours, un espèce de feuilleton autour de casinos. Et là, on dit que Intermarché, groupe des mousquetaires, avec Auchan, pourrait ou a fait une offre avec des montants.
Et si je vous dis ça, c'est qu'aujourd'hui, vous aviez dirigé System U, mais qu'aujourd'hui, vous êtes devenu administrateur d'Auchan. Et peut-être un peu plus, on verra ça dans un instant. D'abord, juste sur les prix. Vous avez vu, c'était hier, et vous avez quatre associations de consommateurs qui ont dit maintenant, ça suffit, il faut de la transparence. Tous ces prix sont quand même beaucoup trop opaques. Il y a des négociations commerciales qui sont entamées plus tôt, c'est ce que voulait en tous les cas le ministre de l'économie. On a l'impression que ça ne mène nulle part.
Oui, je pense qu'on s'en sortira de tout ça si on change un peu les méthodes. Oui, il faut sans doute de la transparence à tous les étages, à ce moment-là, y compris chez les industriels. Mais moi, je pense qu'il faut sortir des négo. Paradoxalement, d'ailleurs, c'est une suggestion que j'avais faite quand j'ai rendu le rapport pour EGALIM 2, pour la protection de la rémunération des agriculteurs. Pourquoi ? Parce que quand on est dans une négociation annuelle, voire deux fois par an en ce moment, on est toujours dans le rapport de force. Chacun cherche à préserver ses acquis et surtout à peur du moyen long terme. Parce qu'il se dit peut-être que je vais être déréférencé, etc.
Donc on cherche le profit rapide. Or, la sérénité et la compétitivité même, c'est sur le temps long. D'ailleurs, il y a des gros enjeux. Ne serait-ce que pour faire face à la transition climatique, pour faire face à la souveraineté, le besoin de souveraineté. Ça veut dire qu'il faut qu'on passe dans des accords pluriannuels. Et à ce moment-là, je pense qu'on arrivera à vraiment maîtriser beaucoup mieux les prix et arrêter d'être dans l'invective en disant que c'est la faute de l'autre. C'est-à-dire que ça, ça me paraît être une solution plutôt que chercher toujours à trouver des coupables.
Alors, c'est la faute à qui ? Pardonnez-moi, mais c'est la faute à qui ? C'est la faute à vous, c'est la faute aux industriels qui ont des marges qui ont explosé. En même temps, aux agriculteurs, ça, je ne pense pas. Au moins, on est tous d'accord là-dessus. Mais moralité, il y a un dadon de la farce dans cette histoire. C'est le consommateur.
Oui, alors, l'inflation, bon, elle est aussi en train de se stabiliser. Non, mais quand je dis qu'il faut...
Attendez, elle ne se stabilise pas. C'était sur les produits frais, c'est 6,6% en novembre, contre 1,1% en octobre. Et sur l'inflation en lignateur, on est encore à 7,6%. C'est bien, c'est une drôle de stabilisation, pardonnez-moi.
Non, non, mais oui, alors, c'est peut-être... Enfin, en tous les cas, il n'y a pas, à court terme, de menaces d'inflation comme on a connues. Enfin, bon, après, je pense qu'il faut sortir... Oui, alors, moi, sur le sujet de ces négociations, telles qu'on les vit, là, aujourd'hui, on ne s'en sortira jamais, sauf à passer des contrats sur le temps long, qui permettent de rassurer tout le monde. Parce qu'aujourd'hui, tout le monde est dans la peur. Et les industriels, par exemple, qui ne veulent pas revenir en arrière, pourquoi ils ne le font pas ? Parce qu'ils se disent, voilà, on a des menaces sur le référencement, etc. Donc, nous, on conserve ce qu'on a gagné.
Alors que si on rassurait sur le temps long, à ce moment-là, tout le monde dort sur ses deux oreilles et peut investir. Et on est vraiment plutôt dans le contrat, dans le contractualisme. Et là, du coup, c'est dans le dialogue aussi, beaucoup plus que dans l'opposition. Ce qui fait aussi que les choses ne marchent pas comme il le faudrait, c'est qu'on est en permanence dans cette opposition qui est contre-productive.
C'est un peu de la part aussi des...
Non, mais le président de la République, après Egalim 1, on était le 13 octobre 2017 à Rangis. Il a dit, je souhaite...
On a des grands groupes qui font flamber les prix de certaines de leurs marques. C'était le 24 septembre.
Oui, non, mais il a dit aussi, avant ça, après Egalim 1, je sorte, je souhaite qu'on sorte des négociations annuels et qu'on passe en plurie annuelle. Donc, il faut vraiment qu'on le fasse.
Du fait d'avoir avancé les négociations commerciales, là, quand elles ont démarré, ça ne sert à rien ?
À mon avis, sur le plan des prix, ça ne changera pas grand-chose. Ça permet de donner du temps, mais non, tout le monde est... On voit bien... En fait, tout le monde est arc-bouté. Oui. Vous voyez ? Parce qu'il n'y a pas de sérénité. Alors qu'il faudrait se poser la question, c'est comment on transforme un peu les choses et comment on encourage aussi nos concitoyens à être un petit peu sur le... Parce que qu'est-ce qui coûte cher, quand même, aujourd'hui, qu'est-ce qui coûte le plus cher ? Qu'est-ce qui a le plus inflaté ? C'est les produits transformés. Oui, bien sûr.
Bien sûr, évidemment. Mais ça, je pense qu'il y a une prise de conscience. Je pense que les consommateurs, les Français achètent mieux. Grand mercato dans la grande distribution, je le disais, notamment chez Auchan. Alors aujourd'hui, vous êtes administrateur d'Auchan. Oui. On dit... International. Demain, il y a une Assemblée Générale. On dit que vous pourriez devenir un président, mais non-exécutif, d'Auchan en France.
De la France. Il y a des chances, oui. C'est une possibilité. Oui. C'est une possibilité, parce que... Vous reprenez du service. Oui. Bon, je n'ai jamais trop quitté, mais moi, je connais bien Auchan, puisqu'on avait...
Étudié en 2016 une fusion.
Un rapprochement avec Systému. Un rapprochement. On était allé loin. J'ai apprécié la façon aussi dont ça s'était passé. J'ai découvert aussi la famille. Voilà.
Humilier.
Et moi, je suis un enfant de la balle. J'ai commencé... J'avais 19 ans. J'adore ce métier. Je l'ai pratiqué, bien sûr, avec Systému. J'ai suivi le fondateur ou le refondateur de Systému, Jean-Claude Jaunet, que j'ai accompagné. Et donc, là, je me retrouve aussi avec des sensations, avec une famille, donc la famille Mullier. Et j'ai eu des relations qui sont assez anciennes avec Barthélémy Gillin, qui est le président du conseil de gérance. Et puis, j'ai envie, en fait, parce que... Il y a eu urgence, pardonnez-moi. Il y a eu urgence,
parce que l'on regarde les parts de marché. Oui. Alors, paraît-il qu'il ne regarde pas Cantar qui mesure...
Non, il regarde, là, maintenant.
Oui, il regarde. Sixième position, c'est... Non, mais c'est dur. Ça, très loin derrière les autres. Même l'idée, les basse-t-il.
Non, mais Auchan, on peut dire... Non, mais Auchan, on pourrait aller mieux. Oui. Et donc, moi, je trouve que c'est intéressant de contribuer à faire progresser cette enseigne.
D'accord. Donc, vous reprenez du service, mais non-exécutive, ça veut dire quand même que vous allez avoir les manettes ? Les manettes libres ou pas ?
Oui, enfin, en tous les cas, il y a... Bien sûr, bien sûr. Bien sûr. Il y a des choses qui peuvent être faites par un président d'un exécutif, notamment sur la marque.
Alors, je parlais de grands mercato. Auchan et Intermarché auraient fait une offre pour reprendre la totalité de ce qui reste des hypermarchés et des supermarchés de casinos. sachant que le groupement des mouscateurs, qui est de la maison de mer et d'intermarché, en a déjà repris plus d'une centaine dans deux vagues. 133, pour être exact, je crois. Et une troisième vague de prévue. Donc, est-ce que c'est... Est-ce que vous nous confirmez ?
Oui, alors, d'abord, tout le monde a fait une offre, je crois.
Oui, mais restons sur Auchan, Grand Mouscata. Après, je vous dirais qu'effectivement, il y en a d'autres qui ont fait des offres.
Vous avez fait une offre. Ce qui est intéressant, je trouve, c'est qu'il y a une communauté de partage, parce qu'on a une enseigne qui a un savoir-faire sur l'hypermarché et une enseigne qui a un savoir-faire sur le supermarché. Donc, il y a un partage de valeurs communes aussi. Donc, je trouve que c'est intéressant parce que ça permet aussi de sauvegarder l'emploi. Parce que ce n'est pas un achat en picking ou par grappe. C'est un achat global. Donc, c'est aussi derrière le côté social qui est intéressant.
Mais ça veut dire que là, dans cette proposition, c'est sur 52 hypermarchés et la totalité des supermarchés ?
Oui. Enfin, sur l'ensemble, la proposition, donc en tous les cas, qui est proposée par Thierry Cotillard d'Intermarché et d'Yves Claude, le président d'Auchan Retail International, puisque c'est les deux qui sont à la manœuvre, si je puis dire, elle concerne les hyper et les supermarchés.
Ça en fait combien au total, vous savez, encore ?
Je n'ai pas précisément.
50, on dit, ça peut être 48 pour Auchan sur les 52 qui restent.
Sur la répartition, je n'ai pas la répartition.
D'accord. Enfin, vous nous confirmez. Oui. Enfin, toute votre proposition, c'est tous les hyper et tous les supermarchés qui restent chez Casino.
Oui.
D'accord. OK. Pour un montant de ?
Je n'ai pas le montant non plus. Je n'ai pas le montant. Non, mais est-ce que
nos confrères d'Alessa citent Amélia ? On n'a pas confirmé à Pauline Tadevin qui suit ça de très près ici à BFM Business.
Vos confrères d'Alessa et d'Viche Chevrillon, je pense qu'ils ne savent pas. Moi, en plus, je vous ai dit, Yves-Claude et Thierry Cotillard qui sont les leaders sur ce projet, n'ont pas nécessairement déposé tous les ingrédients qui constituent l'offre. Il y a des choses qui vont se passer après. Donc, moi, j'ignore à mon niveau le prix précis.
D'accord. Est-ce qu'il y aura aussi les rachats des 12 outils logistiques ?
Qui sont justement... Ça concerne les magasins.
Que les magasins ?
A priori. D'accord. OK. Maintenant... Il y aura peut-être quelques outils logistiques, mais globalement, c'est plutôt les magasins.
Il y aura... Effectivement, il y a une autre proposition. Lidl, Systemu, mais en mettant Systemu à démenti aujourd'hui.
Oui. Oui, alors, j'ai vu le démenti. Concernant Lidl, je suis surpris parce que le format ne correspond pas à son format. Je ne vois pas ce que Lidl y réfère dans l'hyper. Ça veut dire que si c'était le cas, il faut être très prudent sur cette proposition. Ça veut dire que Lidl revend après, derrière, les hypermarchés. Donc, le projet de Lidl est complètement différent et je ne suis pas sûr que le projet de sauvegarde de l'emploi soit aussi important que dans la proposition du consortium Beauchamp.
Vous, vous vous engagez à sauvegarder tous les emplois ?
Les emplois sont gardés dans le projet. D'accord.
Et qu'est-ce qu'il y a comme mot de proposition ? Carrefour a fait une proposition ?
Je pense que tout le monde, je n'ai pas le détail des propositions que tout un chacun a fait, mais je crois que tout le monde a fait des propositions. Carrefour a dû en faire, Leclerc a dû en faire aussi.
Mais partiellement, sur certains, pour compléter la zone géographique, vous, c'est l'ensemble en fait ?
C'est l'ensemble. Donc je pense que c'est rassurant aussi. C'est rassurant, comme je l'évoquais, pour le côté social. Ça permet de maintenir l'emploi. C'est des enseignes qui sont tout à fait adaptées au modèle de l'hyper et du supermarché. Donc oui, c'est une offre qui est conforme et qui comporte beaucoup d'ingrédients positifs.
Mais en même temps, ce qui est un peu bizarre, c'est que vous avez, à ce moment-là, les hypermarchés, c'est quelque chose qui date des années 80. C'est un peu tout le problème d'Auchan, justement. Donc là, vous allez vous en remettre sur le dos.
Oui, alors, c'est tout l'enjeu parce qu'il faut, en effet, passer le modèle des hypermarchés aux champs et ceux qui vont être repris pour casinos qui sont plus petits. Ils sont plus petits en moyenne que les magasins aux champs. Et donc, il faut les mettre dans l'époque. Et donc, en effet, c'est un défi de ramener de la proximité dans l'hypermarché et donc, il y a aussi, je pense, pour Auchan, un projet un petit peu d'adaptabilité à l'époque nouvelle pour ramener de la proximité. Ça veut dire aussi qu'il y a des surfaces peut-être qui vont diminuer sur les grands hyper qui ne correspondent plus à l'époque d'aujourd'hui.
Et donc, en même temps qu'il y a la reprise de ces magasins géants, il y a aussi une dynamique à la fois d'offres et de formats adaptés pour les Auchan existants.
Il y avait une centrale d'achat, enfin, une alliance pour les achats entre Intermarché et Casino. Qu'est-ce qu'elle va devenir ? Est-ce que ça, du coup, ça va aussi faire le mercato dans les centrales d'achat, non ?
Alors, écoutez, la centrale d'achat pour Casino et Auchan et Intermarché, à mon avis, bon, ça regarde Intermarché, mais elle peut durer parce qu'il reste quand même chez Casino, il restera Monoprix, Franprix, Naturalia, etc. Donc, ils peuvent avoir une continuité. Après, est-ce qu'il y aura un partage à partir de ce lien entre Intermarché et Auchan, c'est une histoire vivante ?
Oui, on peut imaginer une création d'une centrale d'achat, enfin, en tous les cas, un rapprochement, elle existe déjà, mais un rapprochement entre Auchan et Intermarché.
Il y a un lien qui se crée indéniablement.
Oui, c'est d'où ma question. Et avec un homme fort qui est Thierry Cotillard, quand même.
Exactement, il y a un lien qui se crée, bon, après, suite des courses, bon, ils peuvent, bien sûr, discuter. Il y a un partage de valeurs, me semble-t-il, oui.
Ça veut dire quoi,
pardon ? C'est des familles. C'est une famille, ce n'est pas des groupes cotés, donc c'est une famille avec de nombreux membres, famille mulier, et chez Intermarché, c'est des impendants aussi, des familles, donc ils peuvent, à ce niveau-là, déjà partager certaines valeurs, oui.
Oui, parce qu'à un moment, on va rappeler à nos auditeurs et à nos spectateurs qu'il y avait eu déjà des rumeurs de rapprochement entre Auchan et Systému lorsque vous présidiez Systému.
On est allé très loin à l'époque, oui, bien sûr.
Et ça avait échoué pourquoi ? Parce que c'était une famille avec Systému, ce sont des indépendants.
Non, là,
vous tombez un peu dans la même chose,
non ? Non, non, non, je pense à l'époque qu'il n'y avait pas la maturité suffisante, il y avait un changement de dirigeant chez Auchan qui partageait peut-être pas la même vision des dirigeants qui ont quitté d'ailleurs maintenant. Moi, j'ai beaucoup regretté qu'on n'aille pas au bout à l'époque. Bon, c'est l'histoire. Maintenant, on voit bien que le marché, de toute façon, il est en train de se consolider.
Maintenant, vous allez prendre les reines, ce n'est pas encore officiel, mais d'Auchan en France, fin du mois. Comment faire pour essayer de repartir en avant, de retrouver des parts de marché ? Parce qu'Auchan est beaucoup trop cher. Comment faire ?
Oui, il faut remettre une dynamique dans les prix. C'est sûr, c'est en cours. C'est en cours. Mais c'est en cours. Là, les prix vont baisser. Donc là, c'est immédiat. Et puis après, il faut aussi avoir une transformation des hyper. et essayer, en tous les cas, c'est l'intention. Là, pour l'instant, je n'ai pas de baguette magique, mais l'intention, c'est d'être le meilleur des grands.
Oui, mais c'est ce que dit Michel-Éloire Leclerc ici. C'est ce que dit tout ça.
Oui, mais il faut amener des preuves de ça. Donc, la première des preuves, c'est déjà de rentrer dans la course des prix. Et donc ça, c'est en route. Voilà. Après, bien sûr, j'évoquais d'adapter le format. ça ne se fait pas du jour au lendemain, c'est de l'intention, mais ça va avancer. Travailler la marque. Travailler la marque, c'est important. On voit bien, regardez, tout à l'heure, vous parliez d'inflation. Une des réponses à l'inflation, c'est quand même que ce qu'on appelle les marques de distributeurs se transforment en marques et qu'elles soient beaucoup plus adaptées.
Ce que fait très bien Intermarché, justement. Non,
mais ce qu'elles soient très bien adaptées à la fois à la rémunération de l'agriculteur et au respect de la filière et en même temps aux besoins de pouvoir d'achat du consommateur. Et ça, on le peut. On le peut parce qu'il faut avoir une vision sur la filière. Et je reviens à mon aspect contractuel du début de notre conversation. Il faut avoir des liens avec l'ensemble de la filière sur le temps long. Sinon, on n'y arrivera pas. Et ça, ça vaut pour tout le monde.
On voit que c'est le grand mercato qui est vraiment un peu devant nous. C'est normal.
Il y a un mouvement de consolidation.
Concentration.
Consolidation.
Consolidation.
Oui. Bon. Concentration. En tout cas,
merci d'avoir confirmé les informations que nous avions. Enfin, au moins, puisque vous êtes l'homme clé. Voilà. Ça y est, il y a une offre sur la table. On ne connaîtra pas le prix. Mais en tous les cas, voilà. Et puis, la volonté d'un rapprochement de facto entre Intermarché et Auchan. Merci Serge Papin d'avoir été avec nous. Encore beaucoup de questions. Merci.
Merci. Merci. Merci.