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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 19 septembre 2025 15 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Philippe Ballard : "Augmenter les taxes et les impôts, c’est de la paresse intellectuelle !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Philippe Ballard, quand vous voyez les chiffres du jour, 500 000, 1 million, vous ne dites pas que vous auriez dû y être dans ces cortèges ?

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Vous ne pensez pas qu'il y avait des électeurs à vous ?

  • 0:31RelanceÉludée

    Qui, éventuellement, sont-ils, on ne comprend pas pourquoi le Rennes ne nous suit pas ?

  • 0:46RelanceÉludée

    Il n'y a pas de drapeaux palestiniens à ma connaissance ? J'en ai pas vu, là.

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Il y a des électeurs à vous qui étaient forcément dans la rue, aujourd'hui.

  • 1:33OuverteRéponse directe

    Cyril Chabagné, CFTC. Hier, encore, à cette même heure, on annonçait 8 à 900 000 personnes, chiffres ministères de l'Intérieur.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06Invité politiqueFait
    « A l'évidence, Emmanuel Macron récolte ce qu'il sème depuis 8 ans. »
  • 0:15Invité politiqueFait
    « ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu. »
  • 3:38Invité politiqueChiffre
    « on est à 46%. »
  • 3:45Invité politiqueFait
    « C'est l'IFF, impôts sur la fortune financière. »
  • 4:05Invité politiqueChiffre
    « C'était 3 milliards d'euros. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « C'était fléché sur une politique familiale. »
  • 4:19Invité politiqueChiffre
    « Champion du monde. 56% de dépenses publiques. »
  • 4:33Invité politiqueFait
    « il faut faire des économies structurelles. Sur le train de vie de l'État, sur notre politique migratoire, notre contribution au budget de l'Union Européenne. »
  • 5:13InvitéFait
    « toutes les économies reposaient uniquement sur les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les fonctionnaires. »
  • 5:30InvitéFait
    « On nous avait promis qu'on allait jeter un coup d'œil. Il ne s'est rien passé entre-temps. »
  • 5:35InvitéFait
    « les seules économies que l'État nous propose, c'est sur la baisse de fonctionnaires. »
  • 10:52InvitéChiffre
    « On est en bien en deçà. »
  • 10:55InvitéChiffre
    « On a 11 forces de l'ordre qui ont été blessées légèrement. »
  • 14:51Invité politiqueFait
    « Paraît-il, il a dit, de la rupture. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Philippe Ballard26 %
  • Présentateur23 %
  • Présentateur 214 %
  • Invité 22 %

4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Philippe Ballard, quand vous voyez les chiffres du jour, 500 000, 1 million, vous ne dites pas que vous auriez dû y être dans ces cortèges ?

0:06
Philippe Ballard

A l'évidence, Emmanuel Macron récolte ce qu'il sème depuis 8 ans. Moi, j'ai écouté BFM toute la journée, vu mon bureau à l'Assemblée nationale. Par contre, ce qui était proposé comme solution dans les cortèges, que ce soit évidemment par les politiques et par certains, je me dis bien certains, responsables des syndicats, ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu.

0:27
Présentateur

Vous ne pensez pas qu'il y avait des électeurs à vous ?

0:28
Philippe Ballard

Ah, mais sûrement, oui. Et même des militants.

0:31
Présentateur

Qui, éventuellement, sont-ils, on ne comprend pas pourquoi le Rennes ne nous suit pas ?

0:34
Philippe Ballard

Alors, pour être tout à fait franc et honnête, déjà, je vois l'image derrière vous, défiler dans un cortège où il y a des drapeaux palestiniens.

0:41
Présentateur

Là, si je peux me permettre, ce sont des forces de l'ordre qu'on voit à l'image. Non, non, mais la photo qui est derrière vous... Il n'y a pas de drapeaux palestiniens à ma connaissance ? J'en ai pas vu, là.

0:48
Philippe Ballard

Je regarde la photo qui est derrière, il y a plusieurs drapeaux palestiniens. En plus, on a... Pardon, moi, je parlais des images en direct. Oui, oui, voilà. C'est pour ça que moi, je faisais référence à la photo qui est derrière vous.

0:59
Présentateur

Il y a des électeurs à vous qui étaient forcément dans la rue, aujourd'hui.

1:01
Philippe Ballard

Oui, tout à fait, tout à fait. Après, encore une fois, les propos tenus par les responsables politiques qui se tenaient dans ce cortège, et ça, Nico, c'est pas la bonne solution. Un mot, quand même, sur l'ultra-gauche. Alors, visiblement, tant mieux, ça n'a pas dégénéré comme on aurait pu le craindre. Mais enfin, il y a des questions qui se posent quand on sait qu'il y a 8, 10 000 personnes qui viennent. On sait à peu près les localiser. Pourquoi est-ce qu'on n'intervient pas en amont ? Et puis, alors, la question, quand même, c'est... Et maintenant ? Qu'est-ce qui va se passer ?

Ça va se passer à l'Assemblée nationale, la suite, avec le budget, avec le discours de politique générale, et la suite à des politiques.

1:33
Présentateur

Cyril Chabagné, CFTC. Hier, encore, à cette même heure, on annonçait 8 à 900 000 personnes, chiffres ministères de l'Intérieur. Les chiffres du ministère de l'Intérieur, ce soir, nous disent qu'on n'y est pas. On est à 500 000. Est-ce qu'il y a un peu de déception chez vous ?

1:49
Invité

Non, il n'y a pas de déception, parce que les chiffres ne prennent pas en compte beaucoup de choses. D'abord, les parcours ont été fermés très, très tôt. Et donc, beaucoup de manifestants n'ont pas pu se rendre sur le lieu de la manifestation. Et ensuite, on ne compte pas d'autres actions. Il y a eu, par exemple, beaucoup d'opérations escargot qui ne sont pas comptabilisées dans les manifestants. Donc, vous, votre chiffre, c'est celui de la CGP ? Ce n'est pas une manifestation. Vous le reprenez ou pas ? Oui, on estime entre 800 000 et 1 million. Donc, c'est une très belle réussite aujourd'hui. Je ne peux vraiment pas faire de bataille de chiffres.

2:21
Présentateur

Quand vous voyez les chiffres de grève dans la fonction publique, qui est souvent l'un des indicateurs au soir des grèves, 11% de grévistes dans la fonction publique, ce n'est pas le grand soir.

2:31
Invité

C'est à peu près les chiffres habituels. On sait que dans les fonctions publiques territoriales et hospitalières, on est généralement entre 5 et 6%. Dans celles de l'État, vers 10-11%. Donc, on a les chiffres habituels. Ce qui est un peu plus inhabituel, c'est les grévistes au niveau du privé. Dans l'industrie, par exemple, beaucoup d'entreprises ont été fermées parce que le taux de grévistes était très, très, très important. Et là, en l'occurrence, c'est un chiffre qu'on ne donne jamais. Mais je ne suis pas là vraiment, pas du tout, pour faire une bataille de chiffres. Mais c'est une belle réussite. À 15 jours après la rentrée, suite aux vacances, il y avait beaucoup de monde dans la rue.

Je crois que notre appel a été entendu. Et on a encore prouvé aujourd'hui que lorsque les syndicats organisaient, ça se passait bien. Et on a très bien travaillé avec les forces de l'ordre. Et on voit que la plupart des casseurs ont été à la fois maîtrisés par les forces de l'ordre et n'ont pas pu intégrer nos cortèges à nous, syndicaux.

3:24
Présentateur

Philippe Ballard, il y avait beaucoup de pancartes aujourd'hui appelant à taxer les riches. Est-ce que, si ce n'était pas dans un cortège aujourd'hui, vous auriez pu avoir une petite pancarte comme ça ?

3:32
Philippe Ballard

Non, mais nous, on préfère faire des économies déjà. Parce que c'est quand même d'une paresse intellectuelle. Dès qu'il y a un problème, c'est taxes, impôts, on est à 46%. Mais c'était dans le programme présidentiel de 2022. C'est l'IFF, impôts sur la fortune financière. Mais qui n'excluent le patrimoine. Quand c'est une entreprise, la résidence... On a l'impression qu'en fait, vous voulez taxer les riches, mais pas vous fâcher avec eux. Non, mais on taxe la rente et la spéculation. Pardon, mais la rente et la spéculation, pour l'économie, ça ne sert à rien.

4:03
Présentateur

Ça rapportait combien l'IFF de Marine Pen ?

4:05
Philippe Ballard

C'était 3 milliards d'euros. Et c'était fléché sur une politique familiale. Ça permettait notamment de faire en sorte que, dès le deuxième enfant, on avait une taxe supplémentaire. C'est une taxe honnête, une petite taxe. C'était, oui, mais dans ce pays, on est à 46% de poids à lèvement obligatoire. Champion du monde. 56% de dépenses publiques. Et moi, j'étais au forum BFM, avant hier soir. Tout le panel que vous aviez, mais tout le monde était mécontent. Mais où passe notre argent ? Mais où passe l'argent ? C'est pour ça qu'il faut faire des économies structurelles. Sur le train de vie de l'État, sur notre politique migratoire, notre contribution au budget de l'Union Européenne.

Plutôt que de dire, ah, problème, bah tiens, taxe, impôts. Oui, que les... C'est pas un totem d'immunité, pour reprendre la phrase exacte de Marine Le Pen, en disant, oui, quand on est riche, on ne doit pas payer. Mais enfin, franchement, c'est une facilité d'esprit qui est quand même... Enfin, c'est pas comme ça qu'on va sortir le pays de l'ornière.

4:54
Présentateur

Pardon, je vous ai coupé la parole. Il n'y avait pas de mot d'ordre pour dire qu'il faut faire des économies dans le prochain budget. C'était pas la revendication principale du jour aujourd'hui.

5:01
Invité

Mais nous avons toujours dit à la CFTC qu'un, on comprenait la difficulté de la dette et deux, qu'on était prêt à faire des économies. Mais la grosse difficulté, c'est qu'avec le plan et le budget de François Bayrou, toutes les économies reposaient uniquement sur les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les fonctionnaires. C'est là où il y avait un problème. Des économies, on peut en trouver, mais il faut que les entreprises montrent l'exemple, il faut que l'État montre l'exemple. Enfin, dans l'efficience de l'État, on a beaucoup parlé, par exemple, des 800 agences d'État. On nous avait promis qu'on allait jeter un coup d'œil. Il ne s'est rien passé entre-temps.

Et les seules économies que l'État nous propose, c'est sur la baisse de fonctionnaires. Faire passer le message qu'aujourd'hui, un fonctionnaire sur trois ne sert à rien, c'est peut-être un peu compliqué dans certains secteurs.

5:43
Présentateur

Justement, quel est votre message ce soir au gouvernement ? Écoutons-nous où on redescend dans la rue. Manon Aubry de la France Insoumise, tout à l'heure, disait « Nous lançons déjà un nouvel appel à manifester dès dimanche, dans trois jours ». Vous y serez dès dimanche. Je crois que l'intersyndical s'est réuni cet après-midi. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qu'il y en a de sortie ? S'il y a eu de la fumée blanche à la sortie ou pas ?

6:04
Invité

On s'est réunis cet après-midi, mais plutôt pour faire le bilan de la journée. On continue à se réunir demain matin pour sortir un texte commun. Non, on n'y sera pas le 21, mais parce que nous, ce n'est pas les politiques qui dictent nos manifestations.

6:18
Présentateur

Ça vous agace toujours quand les politiques rejoignent des cortèges syndicaux. Non, mais chacun son rôle. Là, ils étaient les bienvenus.

6:24
Invité

On n'a jamais empêché personne, aucun de nos concitoyens, de venir dans nos manifestations. Donc la prochaine manifestation de l'intersyndicale, elle est pour quand ? Elle n'est pas fixée aujourd'hui. Elle n'est pas fixée tout simplement parce que, en tout cas, c'est la position de la CFTC. On veut faire passer ce grand message qu'on a fait passer aujourd'hui. Et on veut laisser au Premier ministre le temps de pouvoir répondre à cette grande mobilisation.

6:51
Présentateur

Donc là, vous attendez de savoir ce qu'il y a dans le budget.

6:53
Invité

Et si ça ne va pas, une nouvelle manifestation ? C'est en tout cas la position de la CFTC qu'on va continuer à défendre demain matin.

7:01
Présentateur

Je comprends en creux dans vos propos que ce n'est pas forcément partagé par tout le monde. Il y a peut-être d'autres syndicats qui voudraient retourner...

7:06
Invité

Je ne peux pas vous donner la position de l'intersyndicale quand l'intersyndicale se réunit encore demain matin pour l'affiner. Vous avez raison. Vous donnez le point. Voilà. Mais en tout cas, notre position à nous, c'est plutôt d'attendre quelques jours, voir si on a quelques premiers signaux encourageants et positifs de fortes modifications sur le dernier budget. Notre crainte, c'est que M. Lecornu reprenne une grande partie du budget de M. Bayrou. C'est ça la crainte principale. Et donc, si on n'a pas quelques signes positifs, il y aura évidemment d'autres manifestations possibles. Tout est ouvert aujourd'hui.

7:34
Présentateur

Bruno Jeudy, est-ce que les syndicats ont marqué des points aujourd'hui dans l'optique du prochain budget ? Est-ce que Sébastien Lecornu est en train de rayer les unes après les autres les mesures du projet Bayrou suite à cette journée de manif ? Ce qui est clair, c'est que le Premier ministre ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas eu 500 000 personnes dans la rue, surtout que ça succède à une manifestation plus désordonnée, mais qui avait aussi rassemblé 200 000 personnes. Donc, il y a du bouillonnement social. Il faut quand même dire que c'est essentiellement la fonction publique qui se mobilise et que le secteur privé se mobilise quand même nettement moins, voire très peu.

Donc, je crois qu'il en tiendra compte d'une certaine manière. Est-ce que les syndicats marquent des points ? C'est mitigé. Pour eux, j'allais dire que c'est une première depuis les manifestations contre les retraites. Front uni, quand même, il y a du monde. Je pense qu'il y a un problème de mot d'ordre. En fait, les gens en viennent, mais pourquoi ? Hier soir, il y avait un serveur, je crois qu'il était de Normandie, et qui expliquait au micro de notre antenne, il expliquait que lui, il serait bien allé, mais qu'il trouvait que c'était quand même bizarre de faire une manifestation sans savoir ce que Sébastien Lecornu allait annoncer.

Je trouve que c'est pas mal de bon sens là-dedans et ça résume sans doute aussi ce que beaucoup de Français pensent. Ils ne sont pas très contents, ça on a compris, ni du président de la République, et ils accueillent moyennement le Premier ministre, mais en même temps, ils se disent, on va voir, on va voir ce qu'il va mettre dans son budget, ce qui reprendra une grande partie du budget de M. Bayrou, comme l'a dit M. Chabagné, peut-être, mais ce qui est certain, c'est qu'il a une autre méthode. Ça, c'est clair que la méthode d'avant, elle a échoué totalement, donc... C'est pour ça qu'on ne... Que vous lui mettez la pression ?

9:11
Invité

Non, mais qu'on a mis un peu de pression là, et qu'en même temps, pour la CFTC, on ne souhaite pas tout de suite avoir une autre date, parce qu'aujourd'hui, il doit y avoir des premières réponses à cette manifestation. Et c'est vrai qu'on aimerait d'abord l'entendre et voir les premières pistes avant de redonner une date.

9:26
Présentateur

Cyril Chabagné, Philippe Ballard regrettait la présence derrière moi, dans le mur, et donc dans la manifestation du jour de présence de drapeaux palestiniens. Aujourd'hui, est-ce qu'ils étaient à leur place ?

9:38
Invité

Non, mais moi, j'ai organisé une manifestation pour défendre les droits des travailleurs et lutter contre un budget injuste. Ça, c'était les travailleurs palestiniens ? Donc là, c'est vraiment pas mon sujet, et c'est vraiment pas le sujet de cette manifestation. Donc j'ai absolument rien à dire sur...

9:53
Présentateur

Mais chacun vient avec les drapeaux qu'il veut et les revendications...

9:57
Invité

Je préférerais que sur une manifestation dont le mot d'ordre est syndical pour la défense des travailleurs et des fonctionnaires, à cette manifestation-là, on ne parle que de ça. En tout cas, moi, je ne parlerai que de ça.

10:08
Présentateur

Il est 19h35. Si vous nous rejoignez sur BFM TV, revoici le bilan de cette journée de manifestation. Pauline Revena, Dominique Rizet, ça va être à vous dans un instant. Côté manifestant dans les rues, 500 000 personnes d'après le gouvernement. Mais un nouveau point pourrait être fait dans une vingtaine de minutes à l'issue de la cellule de crise que dirige en ce moment le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Bruno Rotaillot. 500 000 d'après le gouvernement, 1 million d'après la CGT. Côté interpellation, Dominique Rizet, Pauline Revena, c'est à vous.

10:36
Invité

181. Une interpellation. Merci, je ne le savais pas. Et combien à Paris ?

10:40
Présentateur

On est une équipe. Oui, c'est beau ce qui se passe.

10:42
Invité

Et combien à Paris ? 31. 31. 181 personnes.

10:46
Présentateur

Je viens de noter. 31 à Paris. Arrêtées dans toute la France. C'était quasiment 700 la semaine dernière. On est en bien en deçà.

10:52
Invité

On a 11 forces de l'ordre qui ont été blessées légèrement. 4 policiers, un gendarme et un de la préfecture de police. On a aussi 11 blessés hors forces de l'ordre, c'est-à-dire côté manifestant. Et un journaliste, on l'a rappelé tout à l'heure, qui a été blessé du côté de Lyon.

11:08
Présentateur

Cyril Chabagné, des lycées, des collèges, des universités sont partiellement ou totalement bloqués depuis ce matin. J'essaie de retrouver les chiffres, moi aussi, pendant que je vous parle. 75 établissements perturbés ou bloqués, ça fait 2%. Ce n'est pas une vague non plus. Est-ce que vous condamnez le blocage de ces établissements ?

11:27
Invité

On n'a jamais pris position sur le choix que font les étudiants. Je ne condamne jamais des actions tant qu'elles ne sont pas violentes. Voilà, donc nous, on avait aussi avec nous beaucoup de jeunes qui ont fait le choix de venir manifester avec nous pour leurs futures conditions de travail. Vous voulez dire en séchant les cours aujourd'hui ? Peut-être, mais en tout cas, qui ont décidé de venir avec nous. Mais le sujet des universités, le sujet des lycées, ça relève des syndicats étudiants. Et généralement, on ne se mêle pas de ce sujet-là. Philippe Ballard, sur les blocages ?

12:07
Philippe Ballard

C'est inadmissible. Alors, des lycées, c'est vraiment... Les lycées, généralement, c'est une minorité. Et puis, il y en a qui trouvent ça très sympa. Donc, ils rentrent dans le lot. Les universités, c'est plus problématique. Parce qu'on sait très bien qu'il y a des universités qui sont complètement noyautées par la France insoumise, l'ultra-gauche. Et où il y a des étudiants qui ne peuvent pas étudier et des étudiants de confession juive qui sont montrés du doigt. Donc, les universités, c'est un vrai, vrai sujet, les lycées. Vous parlez de ce qui s'est passé à Lyon, à Grenoble, à Sciences Po. Enfin, là, on peut grainer la liste des langues. Je ne sais pas si ça s'est produit aujourd'hui.

Mais malheureusement, c'est...

12:49
Invité

Après, on avait plutôt des blocages du lycée et quelques facs.

12:52
Philippe Ballard

Bon, mais c'est inadmissible.

12:54
Présentateur

Bruno Jody ? Oui, c'est vrai que, de toute façon, maintenant, depuis quasiment un an, les manifestations, quand il y en a dans les rues de France, il y a souvent ces drapeaux. On voit qu'une partie de ce qui se passe autour de la Palestine, de ce conflit israélo-palestinien, est importé sur notre territoire. Et c'est compliqué, y compris pour les organisateurs, de chasser ces drapeaux, même si ce n'est pas du tout dans leur mot d'ordre. On verra ce qui se passe aussi à partir de lundi soir. Alors, je pense qu'il faut raccrocher ça. Il faut raccrocher ça à l'actualité de la semaine prochaine.

13:29
Philippe Ballard

Non, mais je suis d'accord, mais quand vous avez Olivier Faure, par exemple, qui appelle à hisser le drapeau... Oui, non, mais attendez. Pardon, il y avait des politiques qui étaient dans les cortèges, donc qui appellent à hisser le drapeau palestinien devant les frontons des mairies. Il ne faut pas s'étonner qu'on en retrouve dans les manifestations.

13:41
Invité

Enfin, les politiques étaient plutôt sur le trottoir que dans le cortège. Il y avait à plusieurs endroits dans le parcours, sur le trottoir, des endroits où on a retrouvé la France Insoumise, le PS, comme traditionnellement. Mais ils n'étaient pas dans le cortège, ils étaient à des endroits spécifiques sur les trottoirs.

14:02
Présentateur

Je rappelle ce que vous nous avez dit tout à l'heure. Première prise de contact entre les syndicats pour faire le bilan de cette journée, ça c'était cet après-midi. Et demain, ce sera demain matin, l'ensemble des sept centrales qui avaient appelé à manifester... Huit, oui. Huit, pardon, je ne dirais pas laquelle, qui se retrouvent demain pour décider de la suite du mouvement. À aucun moment, le Rassemblement national ne mettra un pied dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement. Vous, ces dissolutions ou rien ?

14:29
Philippe Ballard

Non, c'est un peu plus utile. Non, mais les syndicats jouent leur rôle de syndicats, voilà, ils organisent leurs manifestations. On ne va pas interférer avec ça. Nous, on a un groupe, le plus gros groupe présent à l'Assemblée nationale avec Marine Le Pen. On va faire notre travail d'opposant. On va attendre, vous avez retransmis la sortie de Marine Le Pen et Jordan Bardella hier de son entretien, de leur entretien avec M. Lecornu. Paraît-il, il a dit, de la rupture. Alors nous, c'est la rupture ou la censure. Mais maintenant, on attend le mode d'emploi de la rupture.