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interviewC dans l'air· 29 juin 2021 4 min

Présidentielle: Bertrand, Pécresse, Wauquiez, le match à droite commence - #cdanslair 28.06.2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Ses militants jubilent, et lui aussi. Hier soir, c'est avec l'un des meilleurs scores à droite que Laurent Wauquiez est réélu en Auvergne-Rhône-Alpes. Un retour sous les feux des projecteurs, après des temps difficiles. Deux ans après l'échec des élections européennes, et dans la foulée de sa démission de la présidence des Républicains.

0:34
Xavier Bertrand

Forcément, ça me touche, parce que c'est une confiance large. Et voilà, c'est beau quand dans une région on arrive à créer cette confiance.

0:44
Présentateur

La droite a encore de l'avenir.

0:46
Xavier Bertrand

Je pense que quand on a un cap clair, on a toujours de l'espérance. Mais il faut un cap clair.

0:51
Présentateur

Un cap clair et un capitaine pour un corps reboosté par les régionales. Le moral va mieux à droite. Beaucoup mieux.

1:02
Laurent Wauquiez

C'est une belle victoire et une belle revanche par rapport aux européennes. On est très contents du résultat. J'espère qu'il va réussir à s'entendre avec son parti pour fixer un seul candidat pour les présidentielles, pour qu'on puisse avoir toutes les chances de notre côté.

1:16
Présentateur

Car une élection en chasse une autre. Lorsque la soirée bat encore son plan, les tractations commencent. La droite se cherchait un chef. En voilà trois, réélus largement, qui se regardent déjà du coin de l'œil. Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse.

1:33
Invité

Ce soir, une équipe de France, de la droite et du centre, a émergé dans les régions. Nous avons une grande responsabilité. Et j'y prendrai toute ma part.

1:44
Présentateur

La droite veut donc y croire. Ses militants aussi. Comme Nicole et son amie Sandrine. Fidèles parmi les fidèles.

1:52
Invité

En attendant, je vais vous montrer mes petits trésors. Ça ne nous rajeunit pas. Voilà, le 183, c'était quand même pas mal.

2:03
Présentateur

Elles n'en sont donc pas à leur première campagne. On a vécu les défaites récentes et s'accroche à de vieux souvenirs.

2:09
Invité

On est des chevronnés. Donc du coup, il y avait Sarko, qui était quand même exceptionnel à ce moment-là. On a été subjugués, il faut bien dire les choses comme elles étaient.

2:20
Présentateur

Et aujourd'hui, avec Laurent Wauquiez, on a le sentiment de revivre. On fait pareil. Ça vous redonne espoir ? Oui. L'espoir de reconquérir le pouvoir. La santé de Laurent. Allez. Aidé par l'implantation locale des Républicains.

2:38
Invité

Les régionales, elles démontrent l'état du terrain. On ne peut pas dire, nous, on a été un peu évincés au niveau national. Mais le reste, rien n'a changé. Voilà. Donc c'est pour ça qu'on n'a jamais été désespérés. On a été exaspérés, mais jamais désespérés. Voilà.

2:59
Présentateur

Un engouement autour d'une droite qu'on disait moribonde, affaiblie par la République en marche. Et pourtant, c'est bien un parti dit traditionnel qui a séduit ces jeunes adhérents.

3:09
Invité

Pourquoi est-ce qu'à 20 ans, moi qui en ai 24, à Armène qui en a 23, est-ce qu'on veut défendre des valeurs et un engagement qui peut paraître pour certains, même si ce n'est pas du tout ce que nous considérons rétrograde ? C'est simplement parce qu'on y croit. La droite est de retour, mais la droite a toujours été là.

3:23
Valérie Pécresse

On a su faire notre méa culpa, on a su se remettre en question à l'intérieur du parti. Et surtout, je pense qu'on a su se différencier de certains partis pour lesquels ça n'a pas marché. Je pense notamment à LREM, qui avait promis justement de mettre fin au clivage gauche-droite, qui voulait se rapprocher justement de l'électorat, ce qui pour moi ne s'est pas fait.

3:44
Présentateur

Les Républicains se donnent jusqu'en novembre pour désigner leur candidat pour 2022, avec le défi de limiter les coûts d'ici là.