#BDR136 : Comment votre mal de dos leur rapporte gros
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour alors bonjour alors bonjour Alors euh bonjour bonjour bonjour alors vous êtes mes cobailes parce que là je sors un bouquin sur le mal travail le choix des élites et cette semaine bah j'ai une petite tournée à faire France interre quotidien les Grandes Gueules ça pas ça pas ça pas ça pas ça patine ça patine ça patine je fais ma France je fais quotidien je fais France interre je fais les grandes gueules et donc je me rode avec vous là dans notre petit abo euh pour dire quoi pour d'abord comment je me suis je recommence à zéro d'abord d'abord comment né ce bouquin il né pendant la alors d'abord parce que je fais le tourné des oh là là là là là là heureusement que j'étais pas comme ça TF1 s que je peux commencer par du Macron peut-être j'ai entendu dans les manifestation une opposition à la réforme des retraites mais aussi une volonté de retrouver du sens dans son travail d'en améliorer les conditions d'avoir des carrières qui permettent de progresser dans la vie ce nouveau pacte de la vie au travail sera construit dans les semaines et les mois qui viennent tu vois c'était la promesse du président de la République et sa première ministre borne elle racontait la même chose au même moment il y aurait un nouveau pacte de la vie au travail parce que c'était tellement fort tellement puissant dans le pays que quand on allait dans les ronds-points quand on allait dans les manif comme l'ont fait ellisabeth borne et Emmanuel Macron ce qu'on entendait c'était pas seulement non au 2 ans plus mais c'était aussi bah un mal-être au travail le sentiment de mal faire son travail d'être empêché dans son travail que même Lahaut c'est remonté c'était aussi une manière de faire dévier le problème en disant bon on vous passe la retraite mais vous verrez derrière on va bien vous soigner bon derrière il y a rien eu on s'attendait à rien mais moi j'ai saisi les ball auons en ce moment-là parce que en effet ce que j'entendais c'était ça j'entendais chez les cariste je l'entendais chez les Hospitaliers je l'entendais chez les ouvriers de chez Valo je l'entendais même chez ceux qui refont les les cimetières militaires qui est nettoi parce que dans la Somme il y a beaucoup de cimetières militaires forcément puisque le monde entier est venu se battre chez nous pendant la guerre 14-18 et donc bah il y a des gens des jardiniers qui nettoient les cimetières et chez tous on entendait ça c'était quoi on aime bien notre travail mais on naime pas comment on nous fait faire notre travail et avec cette autre phrase aussi on ne respire plus on ne respire plus parce que c'est le chariste pour moi c'est c'est des témoignages de longs témoignages que je retrace mais qui passe de 100 colis l'heure à 350 colis avec le casque sur les oreilles qui fait ok ok ok ok comme ça en permanence c'est l'auxiliaire de vie dont le temps est mesuré avec le téléphone portable quand elle rentre et quand elle sort c'est l'ouvrier de l'industrie aéronautique qui auparavant avait ses outils à les chercher sur un atelier et maintenant on a voulu faciliter son travail donc on a les outils qui pendent avec des des des trucs de magnétiqu au-dessus de lui mais résultat les cadences elles sont renforcées et donc ça ça donne ce on ne respire plus c'est-à-dire que le travail ça c'est vachement important à comprendre le travail qui pour moi devrait être une espèce de brasse coulé on fait une tâche on respire c'est-à-dire respirer c'est avoir un échange avec un collègue tu as vu qui a gagné le match de foot d'hier bon voilà aller boire un café bon on fait une tâche on respire là maintenant c'est devenir on fait une tâche on fait une tâche on fait une tâche de la brasse coulée on est passé à l'apné on se noie on ne respire plus et avec un symptôme qui en fait c'est le début de mon enquête parce que c'est une enquête une enquête dans le maltavail les les gens qui me disent chez nous dans notre boîte parmi nos collègues il y a de plus en plus d'inaptitude j'ai des gens qui vont voir le médecin du travail qui les met en inaptitude et ils sont licenciés deux trois par mois on me dit bon et donc ça m'a paraît comme une épidémie je sais pas si c'est juste à Amien si c'est un espèce de délire des salariés si les sindicat me raconte n'importe quoi ça pourrait être ça donc là je réunis les tables rondes avec des contrôleurs du du travail avec des syndicats avec des gens dans les supermarchés un peu tout comme ça et tous me disent ça donc c'est pour ça que à l'automne je vous raconte comment ça se passe on reçoit un petit tableau par télégram donc il a une messagerie et il y a un document Excel et on nous demande si on veut se positionner sur tel ou tel ou tel texte de loi et dedans il y a le rapport accid du travail maladie professionnel il y a pas de nom en face je dis bon allez je vais le prendre et puis on verra bien pourquoi parce que j'ai cette question des inaptites dans la tête et je veux creuser juste cette question des inaptitudes juste ça tu vois juste avoir un éclairage là-dessus bon après ça nous amène sur les tas d'autres trucs sur les maladies professionnelles sur les cancers sur les accidents du travail mais mon point d'entrée ce sont les inaptitudes et qu'est-ce qu'on découvre alors on découvre d'abord qu'il y a pas de chiffre il y a pas de chiffre public il y a presque pas d'enquête là-dessus donc il faut faire des espèces de collection de chiffre entre ce qui se passe en Occitanie multiplié par un certain nombre de machins pour avoir des estimation 200000 inaptitudes par an bon finalement on a des échanges épistolaires avec tu vois il y a pas que raphaë Luxman avec qui j'ai des échanges épistolaire avec le ministère du Travail et qui nous dit en 2022 101192 inscription à PUL emploi pour inaptitude ça veut dire des gens qui sont broyés au psychique ou au physique qui sont en inaptitude qui arrivent plus à faire leur boulot qui sont virés et qui s'inscrivent àle emploi à cause de ça plus de 100000 101192 en 2022 faut s'imaginer que c'est le plus grand des plans sociaux le chiffre là il me paraît hallucinant c'est comme si toute la population de ma ville Damien était licencié d'un seul coup c'est comme si toute la construction automobile Renault Peugeot et compagnie licenciait tout le monde d'un seul coup plus de 100000 et tout ça dans le silence tout ça dans l'indifférence même mieux le gouvernement il me dit là pas de os il n'y a pas de os il minore le truc finalement il y a pas de hos c'est pas si important or c'est pas vrai en 10 ans en 2012 il y avait 43000 inaptitude inscription Apple emploi pour inaptitude c'est plus 134% ça double ça triple presque et ils te disent pas de os ça veut dire quoi ça ça veut dire une complicité la complicité du gouvernement sur le mal travail pourquoi parce que s'il viennent te dire bah il y a pas de OS c'est pas si grave il y a pas de problème comment tu veux qu'on résolve le problème on te parle de 100000 personnes à qui le travail fait mal à qui le mal travail fait très mal et eux ils te disent bon non finalement il y a pas de os il y a pas de problème de ce côté-là si là il y a un énorme problème mais que le pouvoir politique ne veut pas voir 100000 personnes par an par an qui sont licenciés pour inaptitude c'est quelque part le le sommet d'une gigantesque MONT du mal travail ça veut dire quoi ça veut dire que contrairement à ce qu'on pourrait deviner par intuition ces 40 dernières années malgré 40 ans d'informatique de numérique d'électronique le travail il ne s'est pas alléger le travail pour les gens c'est pas juste envoyer des mails paisiblement à distance tu vois il s'est renforcé alourdi durci en 1984 parce qu'on a des études comme ça dans la durée donc il y a 40 ans il y avait 12 % des salariés qui subissaient une triple contrainte physique ça veut dire quoi ça veut dire se baisser régulièrement ça veut dire porter des charges lourdes ça veut dire faire des kilomètres et des kilomètres c'était 12 %. tout ça ne s'est pas allégé c'est devenu 35 % ça a presque triplé en vérité on est à plus de 60 % chez les ouvriers mais sur les la triple contrainte psychique c'est-à-dire remplir une tâche dans l'heure devoir faire plusieurs choses en même temps on est passé de 6 % à 36 % et de la même manière ça pèse davantage sur les employés et ouvriers même si ça pèse aussi sur les cadres bon donc on a un travail qui s'est alourdi on a un travail qui est plus dur ça se voit sur l'anxiété par exemple sur le stress qui est beaucoup plus dur en France que ailleurs en Europe avec plus d'accidents du travail plus de maladies professionnelles plus de morts au travail aussi et sur cette montagne colossal un grand silence de nos dirigeant politique économique pourquoi parce que il faut pas voir le mal travail comme une fatal c'est un choix c'est un choix de nos élites c'est un choix qu'ils ont opéré depuis plus de 40 ans pourquoi parce que depuis des décennies maintenant ils considèrent pas que le travail est un atout à valoriser mais c'est traité comme un coup à diminuer à écraser et avec finalement une main d'œuvre qui est une espèce de matière première que on peut user et jeter voilà le choix de nos dirigeants politiques économique alors évidemment ils te le disent jamais comme ça en permanence ils font du blabla Vale leur travail des grands discours autant ils valorisent dans les mots ce qu'ils écrasent dans les faits comment il l'écrasent dans les faits par une série de choix alors la première chose évidemment c'est sur les salaires hein tout payé mal payé bon avec là je le dis c'est pas le le sujet du livre mais enfin je peux pas m'empêcher de le mentionner il faut comprendre que Emmanuel Macron et son gouvernement ont saisi l'inflation comme une opportunité c'est une chance pour eux dès 2017 ils veulent baisser le coût du travail et pour la première fois on a un frémissement et le coût du travail réel c'est-à-dire quand on enlève l'inflation ça diminue dès l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir dès sa première année après ça remonte parce que on a la crise des gilets jaunes qui gratte un peu de pouvoir d'achat on a surtout le covid qui fait que oui comme il y a peu de productivité dans le pays ça grimpe d'un seul coup et là l'inflation ça plonge on est à - 6 % de salaire réel depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir c'est pas le sujet du livre mais il faut bien comprendre que ce qui se passe avec la baisse du salaire réel ce n'est pas juste pas de chance c'est une volonté politique et il en est de même sur le mal travail quels sont les choix opérés par les élites depuis 40 ans là-dessus ce sont un les délocalisations c'està-dire on va chercher du maltavail y compris du travail des enfants sous payer avec des horaires impossibles à l'autre bout du monde et évidemment ce Ce maltavail à l'autre bout du monde il a une pression il y a comme un un retour de bâton qui se fait sur les salariés ici ça va être quoi ça va être la sous-traitance qui est de la maltraitance quand on avait des vigiles quand on avait des agents d'accueil quand on avait des femmes de ménage qui étaient à l'intérieur de l'entreprise et ben elle bénéficier du 13e mois du comité d'entreprise comme tous les autres salariés à partir du moment où on les a externalisé bon c'est ça devient des temps partiels souspayés sans 13e mois sans garantie de que qui pouvait être celle de la grosse boîte et du donneur d'ordre troisième point c'est la précarité ou dit autrement ce sont les métiers qui hier avaient un statut et un revenu qu'on transforme en bout de boulot alors là c'est le triplement des CDD et de l'intérim mais c'est aussi la grande transformation du marché de l'emploi sous Macron ce sont les contrats d'auto-entrepreneur avec tout ça je comprendre un rapport au temps qui est essentiel parce que quand on embauche quelqu'un en intérim quand j'ai commencé à être porter moi il y a une vingtaine d'année on était obligé de lui payer sa journée après on a été obligé de lui payer sa demi-journée maintenant on lui on lui paye juste une heure si on l'embuche pour décharger un camion par exemple c'està dire que on ne paye plus que le temps de travail qui est le plus immédiatement productif c'est un gros enjeu pour le patronat pour l'entreprise que de ne plus payer que le temps de travail immédiatement productif évidemment l'auto-entrepreneuriat qui se paye à la tâche et non pas au temps c'est la meilleure manière de payer seulement le temps de travail le plus productif et dernier point qui att trait toujours aut temp ce sont les cadences on le voit par exemple quand on on interroge des gens à l'hôpital une infirmière qui explique comment maintenant on lui demande de faire des actes des actes des actesà dire des pictures des pictures des pictures mais que en revanche ce qu'on met autour de ça c'est-à-dire discuter avec une personne âgée s'asseoir sur son lit lui prendre la main euh et on a plus le temps de ça on sort de la chambre en reculant pour pas avoir à engager ce dialogue et quelque part ça ça fait mal euh ça fait mal évidemment à la personne âgée mais ça fait mal à la salariée aussi ça fait mal à l'infirmière qui s'est dit qu'elle est entrer dans le soin euh pour soigner de l'humain et pas juste pour avoir des des gestes techniques répétés les uns après les autres c'est-à-dire que les métiers ils deviennent déchargés de leur chair déchargés de leur gras on dégraisse tous les mammouths et euh il ne reste plus que le squelette et quelque part ça pèse sur les corps ça pè pèse sur les EOS des salariés très concrètement ça fait du mal de dos ça fait tout ça et d'ailleurs quand on parle de Lean Management tu vois mettre des mots anglais des fois c'est une manière d'euphémiser la violence des concepts line ça veut dire maigre et donc il s'agit d'amaigrir il s'agit de ne plus garder que le squelette euh d'évacuer la chair d'évacuer le gras d'évacuer tout ce qui peut y avoir autour des actes autour de la technique et le travail c'est pas que de la technique le travail c'est discuter avec les autres faire parture d'un collectif d'ailleurs ce truc de mal travail allez confidence je le repique à un ministre de droite du Travail Xavier Bertrand qui avait dit que il y avait du mal travail et que même ça avait un coût pour la société aux àuteur de 3 à 4 % du PIB c'està-dire des centaines de milliards d'euros tu vois et de fait ça un coût aujourd'hui ce maltavail c'est un coût évidemment humain c'est un cût pour la sécurité sociale qui se chiffre en dizaines de milliards d'euros d'accident du travail maladie professionnel absentaisme compagnie c'est un coût pour les entreprises avec un turnover permanent ça un coût aussi et surtout pour la société dans son ensemble avec des pans entiers qui sont paralysés désorganisés aujourd'hui par exemple c'est tout le médicosocial on pourrait dire quasiment de la naissance à la mort c'està-dire de la crèche jusque l'épad avec les auxiliaires de vie on a là des secteurs entiers qui sont désorganisés à cause de ce mal travail à cause de tu vois quand j'entends parler pour les auxiliires de vie de l'attractivité du métier mais le souci c'est pas d'attirer des nouvelles personnes pour devenir auxiliaire de vie c'est que quand elles deviennent auxiliaire de vie elle le reste or 9/10 partent non pas parce qu'elles aiment pas leur métier elles disent qu'elles ont la vocation pour ça mais 9/ 10 partent à cause des ores à cause du salaire à cause de l'organisation à cause du mal de dos ell partent à cause de ça même l'hôpital les infirmières qui vont y rester entre 5 et 10 ans et qui restent de moins en moins longtemps parce qu'elles en sont usées pour ensuite soit aller exercer en libéral soit changer de métier alors qu'elles ont été formé quel gâie quel gâchie gigantesque pour la société pourquoi on laisse faire ce mal travail on on c'est pas n'importe qui hein on c'est les ministres on c'est le gouver ement on c'est les présidents qui ne mènent aucune action contre ce mal travail Gabriel Atal en dit pas un mot dans son discours de politique générale et les promesses de band Macron d'un nouveau Pact de la vie au travail ça s'est évaporé on en entend plus parler pourquoi on laisse faire alors que finalement ça sème le désordre dans le pays parce que ça rapporte et ça rapporte gros à quelquesuns c'est sur ce maltvail c'est sur ce travail délocalisé c'est sur ce travail maltraité c'est sur ce ce travail humilié sur cette calence renforcé que il y a des dividendes qui prospèrent maintenant depuis des décennies on a triplé dans le pays faut quand même le rappeler c'est c'est le paysage le paysage économique c'est cette part des dividendes qui a triplé dans le pays depuis les années 80 ce sont les échos donc la presse patronale qui s'étonne eux-mêmes sont stupéfaits cette année on a battu les records de dividendes qu'on avait déjà battu l'an dernier au niveau mondial c'est plus 5 % mais la France elle fait plus 13,5 % ben ces dividendes ils fleurissent pas spontanément naturellement ils sont là parce que de l'autre côté il y a un maltavail un maltavail voulu un maltavail organisé et évidemment sortir de ce mal travail on va en venir aux solution sortir de ce maltavail c'est réorganiser le travail donc ça veut dire que on laisse plus le patronat on laisse plus les actionnaires on laisse plus les managers faire comme ils veulent à l'intérieur de l'entreprise mais c'est l'état ce sont les syndicats ce sont les salariés qui remettent leur nez donc qu'est-ce que qu'on a comme solution bon il y a des trucs classiques mais qui s'agit de faire augmenter le nombre de préventeurs augmenter la médecine du travail augmenter l'inspection du travail le retour des comités d'hygiène et de sécurité les CHSCT qui servait de gardefou quand même dans les entreprises mais aussi je l'ai proposé en 2018 tu vois ça fait 6 ans comme quoi il y a de la suite dans les ID in que les troubles psychiques soient reconnus comme maladie professionnelle parce que les RPS les risques psychosociaux d'après tous les observateurs c'est l'amante d'aujourd'hui c'est une épidémie donc tout ça oui mais je crois que le le gros progrès qu'on aura faire le gros progrès que doit porter la gauche c'est quoi c'est l'entrée de la démocratie dans l'entreprise tu sais c'est Jean jores qui disait la Révolution a fait des Français des rois dans la cité mais les a laissé ser dans l'entreprise je pense que bon d'abord on est très loin d'ê des rois dans la cité mais l'objectif ça devrait être d'être citoyen partout citoyen dans la cité citoyen dans l'entreprise or quand on franchit lappte de l'entreprise on devient salarié subordonné et sans espaces de démocratie il faut faire rentrer la démocratie donc par le haut ça veut dire quoi ça veut dire un/ers de salariés au Conseil d'Administration des Entreprises là aujourd'hui quand il y a des salariés ils sont deux ils se regardent en chien de faillance ils ont un peu peur de ce qu'ils vont pouvoir dire ils sont comme sur un espèce de trapontin timide bon si tu en mets un/ers ils peuvent parler parler franc et davantage peser sur l'organisation de l'entreprise première chose la démocratie par le haut mais aussi la démocratie par le bas ça veut dire quoi ça veut dire que dans les bureaux dans les ateliers il faut que les salariés puisse se réunir on pose une demi-journée par mois puisse se réunir sans la direction sans l'encadrement mais à discuter de comment s'organise le travail comment il est pressurisé comment ils veulent en sortir qu'est-ce qu'ils ont à propos opposé et qui porte ça avec la conscience de mon côté la confiance que la reprise de parole est aussi une reprise de pouvoir et que en fait c'est c'est tout l'enjeu c'est pour ça qu'on ne parle pas du mal travail parce que déjà partager les richesses tu vois comment ils ont du mal hein ils ont des oursins dans les poches quand même même quand l'industrie agroalimentaire fait 49 % de marge que jamais elle a eu ça elle a du mal à en lâcher pour les paysans elle a du mal lâcher pour ses ouvriers tiens puisque je suis sur l'industrie agroalimentaire te dire le le ce qui est le le continent du maltavail un ancien directeur qui a depuis quitté ce secteur parce Queen fait il en était écœuré raconte comment des dirigeants de l'agroalimentaire discutent entre eux et se dis bon d'accord on crée des TMS c'est des troubles musculoscolétiques à répétition par exemple dans les abattoirs parce que c'est toujours les mêmes gestes et on sait que à 50 ans le salarié les cuit et leur réflexion c'est de se dire bon il faut qu'on trouve une autre industrie derrière pour reprendre nos salariés qui sont broyés et pour utiliser d'autres muscles tu vois un peu le B non faut de la prévention comment on fait pour encadrer le métier et queil y ait pas des cadences comme ça à débiter de la viande tous àimut bon ça c'était une parenthèse du coup il faut que je sorte de ma parenthèse moi déjà partage des richesses ils ont du mal à lâcher mais alors la partage de pouvoir tu imagine or si on veut lutter contre le mal travail il faut un partage du pouvoir il faut qu'on fasse entrer d'autres acteurs qui on voit au chapitre à l'intérieur de l'entreprise tu sais déjà au 19e siècle c'était une grande bataille ça y est ça y est c'est parti dans le délire parce que tout ça c'est pas dans le bouquin mais enfin la première loi était sur le travail des enfants la fin du travail des enfants euh c'était voulu par l'État parce que on se rendait compte qu'on aurait des soldats qui seraient en très mauvaise santé et pour aller batailler ça serait bien compliqué vu comment ça broyait les enfants comment on avait des enfants qui étaient mal nourris selétiqu usé trop tôt et donc il y a le rapport villerm qui était un médecin militaire et un humaniste par ailleurs et le grand débat l'époque pour les débutés de droite comme pour les entrepreneurs c'est de se dire bon sans le travail des enfants d'abord ça assure notre compétitivité tu vois déjà c'était le mot hein toujours la compétitivité on va plus être concurrentiel avec l'Angleterre si on interdit le travail des enfants premièrement mais deuxièmement si on commence à laisser rentrer l'état là avec des inspecteurs du travail ça allait être l'invention des inspecteurs du travail dans la foulée pour venir vérifier ce qui se passe dans nos usines il commenence par mettre un pied mais où est-ce qu'on va arriver et c'est la même question qui se passe aujourd'hui c'est l'entrée finalement d'un tiers de que ça soit pas le patronat qui puisse être seul décideur à l'intérieur de l'entreprise et je pense que sur cette démocratie par le haut par le bas cette lutte contre le Mal travail on a une fenêtre d'opportunité aujourd'hui on a une fenêtre d'opportunité déjà parce que quand on va dans les boîtes on entend quand même beaucoup moins cette phrase qui a installé la peur dans les cœurs qui n'est pas chassé aujourd'hui mais enfin on a entendu beaucoup moins ce si tu es pas content il y en a 1000 qui attendent à la porte et ensuite on a un choc démographique à affronter il va y avoir moins 8 % de salariés dans les prochaines décennies alors que en face il va y avoir de plus en plus de personnes âgés dont il faudra s'occuper si on maltraite les salariés si ils quittent le monde du travail s'ils sont broyés s'ils sont épuisés on va pas y arriver mais c'est encore pire sur le choc climatique le choc climatique qui réclame du travail qui réclame qu'on transforme nos logement ce sont les 5 millions de passoirs thermiques à isoler qui transformment nos déplacements c'est les trains marchandis comme personne à remettre sur les rails c'est une transformation de notre industrie notre énergie des ateliers de réparation moi je plte pour un par quartier un par canton tout ça c'est du travail c'est une masse de travail on peut pas y arriver avec un travail qui est des salariés des Français qui sont humiliés qui sont écrasés qui vont en traînant les pieds on pourra réussir cette transformation de la société que si on a un travail qui est partie prenante que si on a des salariés qui ont le cœur à l'ouvrage tu vois qui ont une fierté leur travail qui sentent qu'il sont en train d'accomplir une mission pour leur pays pour la planète et que ils en sont récompensés en terme de euh valeur spirituelle et de valeur matérielle valeur matérielle c'est le salaire valeur spirituelle c'est je dis on devrait la gauche mais le gouvernement on devrait réussir euh ce qu'a fait le Parti communiste pour les mineurs ou pour les Métalo de l'après-gerre en disant c'est vous qui construiser le pays aujourd'hui pour les charistes pour les auxiliaires de vie pour les soignants pour les enseignants on devrait dire c'est vous qui tenez le pays debout tu vois même avant la crise sur les retraites j'avais fait une tournée autour de mon bouquin d'avant ouais c'est vrai que je suis un peu graphomane je vous écrit du front de la Somme et je me souviens de d'ouvriers qui fabriquaient des portes-fenêtres et qui me disait on ne vient plus pour le salaire ça veut dire que avant il venait pour autre chose que pour le salaire il venait pour la fierté il venait parce que qu'ils avaient le sentiment de bien faire le travail de fabriquer des beaux objets et après comme tout avait été standardisé repris par je sais plus trop mais des fonds d'investissement que on leur faisait faire et trouvait de la merde il disait comme ça et donc tu vois çaavait chasser leur fierté du travail bien fait mais encore pire quand on a de l'humain et que c'est pas des portesfenêtres mais qu'on a des des patients en face de soi Florine infirmière qui était rentré dans le métier par vocation appelé à ça pour soigner les gens et voyant que tout ce qu'on lui demandait c'était de faire des actes des actes des actes et ben on était sorti dégoûté elle avait préféré travailler ensuite chez le roi Merlin ou maintenant ouvrir une pizzeria plutôt que d'être dans le soin parce que ça correspondait pas à son amour du métier et donc pour les salariés enfin c'est pas seulement pour les salariés c'est pour toute la société on parviendra pas à la stabiliser on parviendra pas à la Transformer si on ne remet pas ce cœur à l'ouvrage tu vois d'ailleurs c'est l'un des regrets le titre Le cœur à l'ouvrage mais venu que après tu vois maintenant c'est mal travaillé le choix de ENF ça mesuré parce que on m'a dit qu'en même temps c'était le titre d'un bouquin de Michel Rocard donc bon comme je je tiens pas à me rardiser plus que ça les caissières par exemple ben elles avaient une fierté de leur travail parce que c'était finalement pour un métier de lien de discuter avec la personne âgée qui venait acheter sa baguette de pain tous les matins mais aussi d'échanger avec leurs collègues d'une piisse à l'autre et puis à un moment on leur a dit non ça sera bam sourire bonjour au revoir merci et puis ensuite ça sera bam plus sourire bonjour au revoir merci est-ce que vous avez la carte de fidélité et finalement bah ça a réduit leur métier à des un process et ça a produit de l'écœurement et ce qui fait qu'on les a robotisé avant maintenant de les remplacer par des caisses automatique alors que il y avait une fierté du métier mais toujours dans les supermarchés tu vois les gens qui mettaient en rayon il y en avait un qui s'occup s'occuper du rayon lessive et puis il y en a autre qui s'occupa du rayon boisson et avec veiller à ce que les les bouteilles soient bien alignées veillz à ce que il y ait pas de vide et donc il il se chargeit tout estce qu'il fallait faire des nouvelles commandes et gérer leur rayons et ça leur donnerit une fierté de bien gérer leur rayons maintenant ça se transforme là c'est en ce moment parce que on leur demande non plus de gérer leur rayons mais de gérer il y en a un qui va venir remplir remplir remplir remplir tous les rayons au même moment il y en a un autre qui doit gérer les commandes toute la journée et finalement cette hyper spécialisation et non plus d'être responsable d'un rayon participe à éliminer de la fierté d'un métier y compris tu vois dans les hypermarchés j'ai dit choc démographique j'ai dit choc climatique et puis il y a un choc démocratique qui est lequel c'est que ce mal travail qui attaque il attaque ce que les sociologues appellent la classe moyenne inférieur les ouvriers employés mais qui font au fond une une stabilité de la société si tu viens les déstabiliser c'est la démocratie que tu déstabilises tu vois là il y a des tas de sociologues Luc rouan politiste Bruno palier on s'appuie beaucoup sur le bouquin que c'eston du travail Paulus Wagner son collègue Alain supot juriste du travail qui tous vientnent dire quoi vient dire attention parce que le ressentiment dans l'entreprise quand on a l'impression d'être écrasé d'être humilié à l'intérieur de l'entreprise ça rejaillit en ressentiment public c'est quoi en fait c'est un grand mot du votre rassemblement national que ce mal travail ce mal-être au travail ce mépris du travail ce cette humiliation au travail tu vois et donc moi je sais que dans un coin comme le mien le Front National s'est installé par le travail c'est un travail par le travail méprisé par le travail délocalisé par l'angoisse de perdre son travail par l'inquiétude quel travail vont trouver mes enfants et je sais que on ne parviendra à chasser l'extrême droite que dans un coin comme le mien toujours que par le travail par un travail qui assure stabilité et sécurité aux Français donc c'est un enjeu politique c'est un enjeu démocratique que ce mal travail et c'est d'autant plus pour nous une chance je veux dire que au fond le rassemblement national est nul sur le travail il dit rien sur le travail sur le la question de l'intérime sur la question des auto-entrepreneurs mais même sur la question des salaires et le l'indexation sur l'inflation ils ont rien à dire donc on a pour nous un boulevard là qui s'agit de d'occuper dont on peut se saisir et le RN et Marine Le Pen quand tu leur parles déjà de partage des richesses on il y a plus grand monde mais alors si tu leur parles le partage du pouvoir dans l'entreprise là c'est sûr que il y aura pas concurrence on aura pas à se bagarrer contre eux jamais ils ne viendront sur ce terrain là donc voilà je pense qu'on a un boulevard à occuper que c l'air de rien c'est quelque chose qui angoisse qui tenaille les entrailles de la société française et qui s'agit aujourd'hui à la gauche de porter dans la ligée d'un jores qui disait que la Révolution a fait des Français des rois dans la cité mais les air dans l'entreprise bon je suis pas sûr qu'on soit des rois dans la cité très très très loin de là mais il s'agit d'avoir quoi il s'agit de faire des citoyens des citoyens dans l'entreprise et des citoyens dans la cité et avec ce Modot d'or que la gauche doit porter très simplement les Français doivent vivre leur travail ils doivent bien en vivre ils non pas en survivre et surtout aussi ils doivent bien le vivre voilà ma prépa pour Fance inter demain matin bon on verra bien ce que ça donnera j'espère que ça sera moins brouillon et nettement plus court
François Ruffin