Brunet sans filtre du vendredi 17 avril 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames, messieurs, vous êtes sur LCI, il est 11h58 et 41 secondes et jusqu'à présent pour l'instant tout va [musique] bien. Bonjour Magalie. Bonjour.
Autour de la table qui vient de nous rejoindre Manélie Mircan. Bonjour à vous, experte [musique] en relations internationales, spécialiste de l'Iran. le général François Chaovancy qui m'a dit quelque chose de très précieux pour le foncier [musique] culturel des officiers supérieurs français, leur relation aux États-Unis, la tradition gauliste [musique] ou golienne dans dans les États-majors.
C'est très intéressant et je pense que nous en ferons un [musique] jour un débat apaisé mais un débat. Jean-Jacques Roche est avec nous. Bonjour et bienvenue.
Directeur de l'Institut supérieur de l'armement et de la défense, Lissade [musique] à Panthéon Assas. Dois-je vous appeler professeur ? Oui, s'il vous plaît.
Je vous appellerai professeur. [musique] Je vous en le professeur Xavier Giacomenino. Là c'est là c'est de l'usurpation de c'est beaucoup là c'est énorme.
Grand reporter et qui est de notre service international de LCI et puis la professeur Isabelle Saporta est avec nous ainsi [musique] que le professeur Renault Pila. Merci et bienvenue les docteur lui. Moi je suis docteur.
Docteur ou m'appeler docteur à partir de maintenant je trouve. Moi, appelez-moi citoyen. Citoyen.
Rappelez-moi alors moi, je professeur docteur [rires] à l'allemande. Appelez-moi contribuable. Contribuable Éric Brunet.
Moi voilà, moi je suis [musique] contribuable. Mesdames, messieurs, voici le menu. Enfin, de quoi allons-nous parler ?
Magalie ? Du Liban parce que figurez-vous que c'était sans doute le dernier obstacle à la poursuite des discussions et donc peut-être le dernier obstacle [musique] à la paix au Moyen-Orient. Donald Trump a réussi à imposer un cesser le feu au Liban.
Les habitants regardés qui avaient été évacués reprennent le chemin de leur maison ce qui a provoqué par endroit des embouteillages. Il y a même eu des célébrations au cours de la nuit à l'annonce de ce c'est le feu qui doit durer 10 jours. Évidemment, on va en débattre.
Est-ce que c'est le dernier verrouent ? D'abord, on se rend sur place rejoindre notre équipe. Mario Russell Camissouo.
Bonjour à toutes les deux. La trêve a priori pour le moment, elle tient depuis ce matin. Ouais.
Oui. Depuis les premières heures du jour, ça a pris corps à minuit. Cette nuit, on voulait vous montrer ici, c'était un parking en plein centre de Beyrout où avant il y avait des milliers de tentes à perte de vue.
Ça s'est notablement vidé avec beaucoup de familles qui ont pris la route dès qu'ils ont su qu'ils pouvaient circuler, c'est-à-dire dans la nuit cette nuit, ils sont partis en direction du sud de la banlieu sud également de Beyouth qu'ils avaient fui au début de la guerre. Alors, il faut faire tout de même attention à ces familles. Le gouvernement libanais s'est adressé à eux et le Esbola également pour leur dire qu'il fallait faire attention avant de retourner dans les village du sud parce que ce cesser le feu certes, il a l'air de tenir dans ces premières heures malgré quelques rapports dans les toutes premières heures vers 1h du matin de possible bombardement sur la ville de Tir.
Mais donc le gouvernement libanais qui a dit à ses familles faites attention, n'y retournez pas tout de suite parce que la situation elle peut évoluer très rapidement. On sait que ce sud liban c'est la zone qui est particulièrement tendue. Le gouvernement libanais accuse Israël d'avoir déjà entamé une brèche sur ce cesser le feu dans les premières heures.
Alors là, depuis quelques quelques heures, ça semble être revenu au calme. À Beyrout, en tout cas, on est revenu au calme. On entend plus le drone, on entend plus les avions de chasse israélien au-dessus de nous.
Il semblerait que dans le sud et bien ce soit aussi apaisé. Mais les Libanais restent prudents. Il reste les yeux rivés notamment sur cette partie sud du pays, voir si ça tient et que c'est parce que les prochaines heures elles seront décisive pour la bonne tenue ou non de ce cesser le feu qui est prévu pour l'instant pour 10 jours.
Merci Marion Russell. Je sais pas si les Libanais font bien de se précipiter vers leur voiture et sur les routes pour revenir aussi rapidement dans leur maison en général au sud de Liban. C'est c'est peut-être un tantinet précipité.
Quoi qu'il en soit, c'est quand même assez c'est une information majeure. Qu'est-ce qui a a changé pour que ce CCL feu intervienne ? Donald Trump annonce énormément de choses d'importance majeure, notamment le scénario, on en parlera tout à l'heure, d'une rencontre à Washington entre Aoun, le chef de l'État libanais et Netaniaou, ce qui est absolument fou, fou, inimaginable.
Bon, est-ce que cette rencontre aura lieu ? On verra en tout cas quand on interroge Trump et les journalistes américains l'ont interrogé hier quand on lui dit "Mais pourquoi soudainement ce cesser le feu intervient ?" Écoutez la réponse.
Mais c'est surtout non pas le cesser le feu. Une paix entre le Liban et Israël ça n'a jamais marché au cours de l'histoire. Bah Donald Trump a dit "Oui, mais là il y a une différence.
Écoutez, Israël et le Liban ont déjà tenté de faire la paix. Qu'est-ce qui va changer cette fois-ci ? Moi, c'est moi qui fait la différence.
C'est moi qui fait la différence la modestie toujours. La paix et après tout oui après tout les accords [rires] les accord d'Abraham montré lors du à la fin du premier mandat de de Trump c'était quand même un résultat positif puisque Israël signe des accords avec les Émirats et ces accords d'Abraham sont même étendus à au Maroc. Enfin le Maroc va participer à ce processus de paix.
C'était une avancée majeure. H vous vous faites partie de ceux qui pensent que euh la légende qu'il est en train de tisser lui-même à son à son endroit Donald Trump le faiseur de paix, vous vous pensez qu'à son bilan, il y a il y a il y a des petites croix vertes qu'on peut cocher ? Je ne pense pas que le prix Nobel de la paix puisse lui être attribué un jour.
Je ne pense pas que mon université lui attribuera le titre de docteur Honoris Coza puisque à l'évidence nous sommes face à un individu mégalomaniaque. Ce qui se passe cette semaine, on savait qu'il était allumé avec le livre de de sa niè maintenant on sait qu'il est illuminé. Et donc oui, dans toutes ces dans toute cette activité débordante, de temps en temps, il y a quelque chose qui marche temporairement mais sur le long terme rien n'est assuré.
Non, mais là il y a il y a effectivement une absence de modestie de Trump et on est habitué mais il y a vraiment une part de vérité parce que Trump a tordu le bras de Netaniaahu pour avoir cet accord parce que c'est un domino. On a bien compris, il y a un cesser le feu euh au Israël au Liban, entre le Liban et Israël. Ce cesser le feu la condition sinéquanon pour que les négociations avec les Iraniens continuent.
Et ces négociations ne peuvent avancer qu'avec la libération des droits d'ormouse. Donc pour l'instant et c'est très fragile, on va en parler, cesser le feu au Liban, une condition des Iraniens. Deuxièmement, le détroit d'ormous et bien sûr le nucléaire.
Pourquoi il a il a tendu le bras à Netaniaou ? C'est parce que l'armée l'armée israélienne l'a dit, il y a que la moitié de ses objectifs au Liban Sud qui a été réalisé. Pour revenir à à la à la thématique, la paix, le Liban, Donald Trump, ça ça c'est c'était quelque chose qu'on attendait pas. la dimension tombée du ciel quand même de cette information.
Non, je pense que c'est alors il il force la main à beaucoup de à beaucoup de gens, pas que Netanou, il force la main et euh encore une fois passer c'est le personnage, il faut voir vraiment euh que quelque chose d'assez historique est en train de se mettre en route. Fragile évidemment comme tout processus de cesser le feu après une guerre, il faut il faut tenir tout le monde. Mais c'était de mon point de vue fait de manière assez j'ose pas dire intelligente mais ça a été bien fait.
Hab attention pas dire ça ici hein. Alors franchement ne dites pas que Donald Trump a fait ça de façon très intelligente. Vous auriez des ennuis sur ce plateau.
Vous auriez des ennuis. Vous remarquez d'ailleurs à quel point c'est difficile de dire que de temps en temps là c'est un relatif succès. Voyez les gens tout oui mais attention il est mégalomane attention il est fou et cetera.
Donc voyez, moi je fais partie de ceux je peut-être faut-il faut-il avoir honte de le dire, je fais partie de ceux qui se satisfont pleinement qu'il y ait une paix qui semble s'enclencher au Liban. Ça me réjouit. Je devrais avoir honte de le dire.
Non non mais je je vous avez totalement raison, mais je pense qu'il faut pas focaliser sur Trump ou Netaniaou. C'est tout un processus. Il y a beaucoup de partis prenants.
Il y a les Iraniens, il y a il y a les Israéliens, il y a les Libanais. Et je m'en réjouis parce que euh ça c'est c'est une manière de ramener aussi le gouvernement libanais au devant de la scène, ce qui était jamais arrivé, de leur rendre un peu euh euh ce pouvoir d'être parti prenant à leur histoire, ce qui n'était jamais arrivé. On parlait de Liban toujours sans la présence de Liban. euh tout le monde se s'ingérer en fait dans les affaires de Liban sans le Liban et ça c'est la première fois et c'est intelligent et ça on le doit quelque part Trump quand même il pourrait y avoir cette rencontre directe, vous le disiez peut-être avec le président libanais quand même et le premier ministre israélien.
Il ne faut pas aller très vite. Mais en tout cas, il y avait cette annonce encore une fois de Donald Trump hier soir. Il pourrait y avoir une discussion directe à Washington et ce dans de semaines.
Écoutez. Oui, c'est très intéressant ce qu'il se passe au Liban. Je pense qu'on va obtenir un accord.
C'est la première fois qu'on se voit en 44 ans et le Liban va rencontrer Israël et ils le feront probablement à la Maison Blanche. Alors alors et alors la moi moi j'ai envie de savoir quand même Xavier ça reste une étape se cesser le feu décrocher une étape majeure vers potentiellement un accord avec l'Iran. Ah [raclement de gorge] un accord avec l'Iran peut-être du point de vue libanais et israélien.
C'est une étape mineure. On a fait un tout petit pas. Alors, il y a une excellente nouvelle, c'est que ce que vous voyez à l'image, ce bâtiment dans la banlie sud de de Beyouth qui était une banque du Esbola d'ailleurs frappée par les Israéliens il y a à peu près euh 3 semaines.
On ne va plus voir ce genre d'image pendant quelques semaines, peut-être même beaucoup plus. Mais sur le fond, ça ne règle rien. À mon sens, il n'y a, je vais décevoir Éric, aucune victoire de Donald Trump.
Il y a une cessation des hostilités. On verra combien de temps ça dure. Pourquoi ?
Parce que d'un côté évidemment il y a un Liban meurtri par toutes ces guerres qui la plupart du temps ne sont pas les siennes en plus hein. Et de l'autre côté, il y a une armée israélienne qui arrive un peu au bout du rouleau. C'est-à-dire que ses capacités sont fortement entamées.
Elle ne pouvait pas aller plus loin. Elle contrôle une bande qui va de 3 4 à 10 km suivant là où on est par rapport à la ligne bleue. Toujours pas de frontière entre Israël et Liban.
Ce qui lui suffit pour le moment pour contrer contrôler les tirs de roquette. Mais sur le terrain, rien n'est réglé. Il y a des villes Riam, notamment Binchbale qui sont disputées entre israélien et Esbola où on pourra encore entendre euh des coups de feu.
Et puis je vous rappelle qu'à l'issue du précédent euh Cesser le feu en novembre 2024, Israël avait fait 15000 violations à se cesser le feu constaté par la finule. Le Esbola de son côté avait aussi fait des violations mais dans une ampleur beaucoup moindre. Donc là ça s'arrête.
Un peu de paix pour les Libanais. Ils peuvent repartir avec leur voiture chargé de matelas, revenir chez eux dans des conditions extrêmement précaires. Il y a énormément de destruction notamment dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de Beou.
Mais faut rester à mon sens extrêmement prudent. Quand à une rencontre entre un président libanais et un premier ministre israélien, ce serait une très très belle image type Arafat sur les pelouses de la Maison Blanche. Mais on n'y est vraiment pas.
Isabelle s'apporta le chemin. Regardez, le chemin vers la paix passe aussi par la question du nucléaire iranien qui est toujours là. Et là encore, là aussi Donald Trump euh on peut s'interroger, est-il en train de réussir son paris ?
Faut être très très prudent. En tout cas, il y a eu toujours une annonce extrêmement spectaculaire du président américain que vous allez entendre. Mesdames, messieurs, il arrive, il est là Donald Trump.
Ce qu'il y a de plus important, c'est que l'Iran n'est pas d'armes nucléaires. Ils sont d'accord sur ce point. Ils ont accepté et c'est une acceptation très forte de leur part.
Ils ont accepté de nous rendre les matières ficiles. Donc, nous avons un très bon accord avec l'Iran et je pense que ça connaîtra une issue positive. Alors, ça non plus, ce n'est pas une bonne nouvelle à vos yeux.
Isabelle Saportin c'est Ben écoutez on va attendre de voir non parce que là il y a une annonce qui a qui a l'air formidable je m'en réjouis et on va attendre de voir si elle se concrétise parce qu'on en a eu beaucoup d'annonces quand même avec Donald Trump et de vérités successives. Non si vraiment il arrive à récupérer le nucléaire, moi je trouve que c'est une très bonne nouvelle. Vous disiez hier madame que de toute façon ils sont rendus compte aujourd'hui qu'ils avaient une nouvelle arme nucléaire qui était de exactement de dynamiter l'économie mondiale avec le D3 d'ormous.
Mais si on récupère le nucléaire écoutez franchement sera formidable. Je serais la première à dire bravo Donald Trump. H [raclement de gorge] est-ce que est-ce que est-ce que ce qu'évoque aujourd'hui les commentateurs et les experts, c'est-à-dire la possibilité de signer sur la l'arrêt de l'enrichissement d'uranium pendant 20 ans la part de la République islamique d'Iran, est-ce que ça ce serait satisfaisant sur sur le plan géostratégique, sur le plan de la paix dans le monde ?
On va dire ? Je dirais qu'il manque des éléments chiffrés qu'on connaît tous. L'uranium enrichi est utile pour les centrales nucléaires civiles.
Il n'y a besoin que d'un enrichissement en gros 3 % 5. Quel est l'intérêt d'avoir un enrichissement supérieur ? Donc on est toujours sur un débat non chiffré en disant qu'on va quand même autoriser les les Iraniens pendant d'ici 20 ans à s'y remettre.
Et qui peut croire aujourd'hui, vu ce qu'on voit dans le régime politique iranien, un régime changé et abandonner l'arme nucléaire à terme ? En fait, aborder cette condition à 20 ans veut dire qu'on accepte que dans 20 ans, on aura l'arme nucléaire en Iran en disant peut-être que tout sera réglé d'ici là. Et ben, je trouve que le fait d'abandonner les chiffres bien précis en disant oui à l'uranium enrichier auquel l'Iran a droit pour ces centrales civiles, aucun problème, il suffit de l'écrire.
Non, à l'enrichissement d'un uranium supplémentaire, ça devrait être écrit aussi. Et je sens que c'est encore un marché de du. Est-ce que Donald Trump a réussi à tordre le bras du régime iranien sur cette question du nucléaire ?
Nivin Potros nous a rejoint. Vous avez entendu Donald Trump évidemment au cours de la nuit. Comme quoi le régime était prêt à céder son uranium.
Comment est-ce que ça pourrait se passer concrètement ? Alors si l'Iran l'accepte bien évidemment la première étape ce serait d'abord de localiser ces 400 kg d'uranium enrichi. Teran affirme qu'il se trouve sur le site de Fordau, bombardé pendant la guerre des 12 jours.
Mais la IEA et les occidentaux pensent que le nucléaire iranien se trouve plutôt dans les tunnels de du site de Nathan et Dispah. Avant toute chose donc et bien les Américains devront trouver ce nucléaire, sécuriser l'accès à ces centrales puis dans un second temps récupérer donc l'uranium. l'uranium qui serait stocké dans 40 à 50 cylindres spéciaux de 90 cm de hauteur.
Un peu similaire finalement à des bouteilles de plongée. Chacune de ces bouteilles pèse une vingtaine de kilos. Évidemment, il faudra les déplacer avec d'un processus particulier pour éviter tout incident. très certainement les stocker dans un premier temps dans des boîtes spéciales et puis après soit les acheminer via des camions soit en avion.
Le problème c'est qu'il n'y a pas de piste d'atterrissage à proximité des centrales de Nathan des Disparents. Il faudra probablement aménager un aérodrome de fortune. Cette mission, elle sera aussi probablement confiée à une unité des forces spéciales, une unité d'élite qui est spécialement formée à ça.
C'est le 20e commandement CBRNE entraîné pour retirer des matières radioactives d'une zone de conflit. Et dans ce domaine, on l'ignore, mais les Américains ont une certaine expérience puisqu'en 94 et bien ils avaient retiré 600 kg d'uranium enrichi du Kazakhstan. Regardez ces images de l'époque.
Cette cette extraction, elle avait été faite à l'époque à la demande des autorités légales parce qu'après la chute de l'URSS et bien des matières nucléaires étaient disséminées dans plusieurs pays. Tous cherchaient à s'en débarrasser le plus rapidement possible. Les Américains l'ont donc fait en 94 au Kazakhstan et puis 4 ans plus tard en 98 les Américains et les Britanniques et bien avait exfiltré 5 kg d'uranium enrichi de Georgie.
Des opérations décrites à l'époque comme très périlleuses mais réalisables à la seule condition évidemment que les autorités locales coopèrent. Oui, merci Nivine Potros à la condition que les autorités locales coopèrent. Renault Pila, est-ce que si vous étiez à la table des négociations face aux Iraniens qui vous disent "Oui, oui, on est d'accord, on va vous".
Faut-il [raclement de gorge] croire les Iraniens ? Ils ont menti, tellement menti à la IEA, à la communauté internationale sur la question de l'enrichissement de l'uranium destiné à aux armes nucléaires que non, il ne faut je crois qu'il ne faut pas croire les Iraniens et il ne faut pas croire la déclaration Donald Trump d'hier soir. C'est et il pousse son avantage Donald Trump, on le connaît mais il y a absolument pas d'accord de la part des Iraniens.
J'étais étonné de ne pas les voir infirmer ce qu'a dit Donald Trump. Ils n pas si si on a slog Gazi on a Slavo Gazi notre correspondant en Iran qui euh relate euh qui relate ce qu'on dit des sources de proches du régime qui disent que tout ça euh est absolument faux et que ils n'ont aucune intention de céder leur rich. D'accord.
D'accord. D'accord. Mais dans un contexte de bagarre entre les radicaux à la tête de l'Iran et les pragmatiques.
Il y a une énorme bagarre en ce moment. Donc peut-être que Oui, je termine juste d'un mot. Oui, terminé.
Oui. Oui. Ce qui est extrêmement important, c'est que la il part de très très haut fin de fin de du nucléaire et de l'uranium pour Trump fin euh continuer à avoir de l'uranium enrichi de la part de l'Iran.
Donc ils vont devoir baisser leurs prétentions. C'est tout l'objet de la négociation et on parle peut-être d'un protocole d'accord dans les prochains jours. Mais l'Iran voudra rester un état sous le seuil.
Un état sous le seuil pour pouvoir montrer qu'il y a encore une grande puissance régionale par rapport à Israël. Donc un état sous le seuil, ça veut dire ne pas avoir l'arme nucléaire mais avoir assez d'uranium enrichi pour garder la face face à Israël et garder la menace vive en fait et garder la menace vive c'est très important professeur Roche faut-il croire les Iraniens qui on en est pas là faudrait faudit dev pourrions-nous les croire s'il disait on est d'accord pour cesser d'enrichir de l'uranium alors ils ont signé le JPOP et l'ont respecté Donc ça c'est l'accord sur le [raclement de gorge] nucléaire iranien. C'était le premier accord qu'on en en 2015.
Vous vous attendez ça c'est très important. Vous vous dites ils l'ont respecté, ils l'ont respecté euh durant une période limitée. Finalement c'était une bonne chose que Mané Mircand dit non hein.
J'ai les sources. Alors la IEA dit que ça va respect tout le problème c'est l'AI parce que eux-mêmes ils admettent le directeur de l'agence d'énergie atomique iranien a fait une interview. Il a admis qu'il n'avait pas respecté, il n'y avait que lui et le guide suprême à l'époque qui était au courant que sur Arak et il y a il y a vraiment des artic qui reprennent ça qu'à Arak il ils avaient caché des activités qu'ils avaient qui étaient dans le dans le dans le GCP.
Alors, c'est pas de l'enrichissement, c'est une partie vraiment technique qu'ils avaient euh euh qui s'étaient engagés à ne pas poursuivre dans le GCPOA et qu'ils ont poursuivi mais c'est très récent et c'est voilà c'est déjà Merci parce que la nuance est non ce qu'elle vient d'ajouter la nuance est quand même d'importance c'estàd et le diable se cache dans les détails. se cache dans les détails. Professeur, on peut à l'évidence s'interroger pourquoi l'Iran a enrichi à 60 %.
C'est bien au-delà de ce dont on a besoin, comme cela a été dit tout à l'heure, pour les centrales pour les centrales nucléaires. En plus, l'histoire récente montre bien que la Corée du Nord n'est pas menacée en dépit de son statut d'état paria de Rockstate. Il n'y a pas de menace alors que Kaddafi, alors que Saddam Hussein ont disparu.
Pourquoi ? parce qu'il n'y avait pas de garantie nucléaire et un régime fragile comme le régime enfin au niveau international comme le régime iranien, ce régime a toutes les raisons de vouloir garder cette menace possible. Mais si on décrypte les propos de Donald Trump Xavier, on voit il parle de se cesser le feu au Liban, il parle du nucléaire où le régime est prêt à le céder.
En fait, il est en train de mettre en place les pièces les unes après les autres pour que les pourparler qui devraient peut-être reprendre ce weekend se passe mieux que la dernière fois. Oui, son narratif est totalement en place et même plus que le les pour parler. Je pense que Donald Trump pour lui, ça y est, il le dit d'ailleurs hein, l'accord c'est fait, c'est terminé, l'Iran c'est fini, on va passer à autre chose.
Et il a d'autres problèmes notamment en interne aux États-Unis qui vont se poser pour lui. Mais c'est c'est bien toute la difficulté. C'est-à-dire qu'il va se désintéresser de ce dossier.
Il ira pas vérifier évidemment ni lui-même ni les spécialistes américains sur les 440 kg combien ont éventuellement été euh transférés à Moscou. Les Iraniens mentiront une nouvelle fois en disant "Ah ben oui, mais désolé, on en a retrouvé que 90 kg, donc bon." Mais oui, promis, on ne va plus enrichir.
Il a besoin de sortir de cette guerre qu'il a provoqué sans trop savoir où il allait. A priori, quand on regarde le déroulé depuis euh 45 jours, il a besoin de sortir extrêmement vite. Donc il va faire euh comme il sait très bien faire effectivement comme disait Renault, une espèce de de parole performative, parole magique qui fait que tout ce qui dit devient la vérité, devient une évidence.
Il y aura des pour parler à Islamabad d'ici euh quelques jours. Ils seront a priori conclusifs parce que les Iraniens, ils voi bien exactement ce qui se passe. Il voi bien aussi qu'ils sont par le blocus d'Ormous totalement étranglés et qu'ils ne peuvent pas tenir encore très très longtemps.
Ils vont lui laisser des portes de sortie. En fait, je trouve assez pessimiste parce que les Américains, la Communauté internationale et les Européens également informés de la relative roublardise de l'État de la République islamique d'Iran sur la question de l'enrichissement du nucléaire vont quand même demander des garanties. La communauté internationale va dire "On veut y aller, on veut vérifier, on veut être libre de mouvement.
Attention, vous avez déjà eu la IEA entre 2015 et 2018. Vous les avez partialement partialement, on veut avoir le nez dessus, elle va retourner en Iran dans 1 an, dans 2 ans, dans 3 ans, dans dans 10 ans. En fait, la grosse différence c'est que Donald Trump, il lui reste 2 ans et demi de mandat.
Euh les mol iraniens, il leur reste de leur point de vue hein, je je ne fais pas leur leur avocat, il leur reste des siècles à dominer à dominer la Perse. Donc ils cherchent une porte de sortie. H alors Trump cherche une porte de sortie et et les Iraniens en ont besoin aussi parce qu'il y a un moment où effectivement quand vous perdez euh plus de 380 millions de dollars par jour avec euh un PIB qui est totalement antibé euh totalement entamé, imaginez que la reconstruction euh de l'Iran, telle qu'on la compte aujourd'hui, c'est dans les 370 milliards de dollars, ça représente 70 % de leur PIB quand on le ramène à la richesse du pays.
C'est c'est phénoménal. Il y a un moment il faut il faut que ça s'arrête mais là mais là si le régime changeait là si le régime changeait les dollars affluaient vers l'Iran et il serait reconstruit en pour le moment on voit pas. Alors évidemment, vous avez raison.
Il y a une opposition entre les plus extrémistes et puisque ceux qu'on appellerait des modérés. Enfin modérés, extrémistes en Iran, on en parle depuis 79 he à peu près. Donc me méfie aussi mais on ne voit pas à la seconde où je vous parle le régime être réellement péril.
Manéli Mircan, on a envie de croire Donald Trump. On a envie de le croire quand il dit "ça y est, le régime est prêt à nous céder le nucléaire". C'est une question qui est en train d'être réglée.
Alors quand vous entendez Donald Trump déclarer ceci hier soir, qu'est-ce que vous pensez ? Alors évidemment, c'est plus complexe que cette déclaration. Pourquoi il y a vraiment deux volets qu'il faut approcher différemment ?
Parce que les Iraniens l'approchent différemment. Il y a la monnaie d'échange que sont ces stocks d'uranium enrichi, on le sait. Ils n'ont ils ont pas fait cet extramiz d'aller le mettre sur des têtes les têtes nucléaires sur les sur les sur les missiles.
Pourquoi ? parce que d'une part la technologie il l'avait pas mais ils auraient pu l'acheter, ils auraient pu l'acheter à Corée du Nord, ils auraient pu l'acheter au Pakistan, mais ça leur suffisait de garder cette monnaie d'échange pour des jours qui vont venir. Et puis de l'autre côté, il y a la capacité d'enrichissement selon eux-mêmes.
Ça c'est vraiment ce que j'apporte ils disent notre notre capacité d'enrichissement, donc ça veut dire la technologie, le savoir-faire et les infrastructures sont suffisants pour nous servir d'arguments de dissuasion, pas d'armes de dissuasion mais d'arguments de dissuasion. Très intéressant ce que vous dites. Le simple être au seuil comme disait c'est 400 kg, c'est notre dissuasion.
On n' pas besoin d'avoir un SN. Voilà. Donc c'est pas impossible qu'il lâche les stocks mais qu'il négocie pour garder les capacités.
Alors la différence qu'il y a entre les 5 ans et les 20 ans, les Ianiens demandent 5 ans, les Américains demandent 20 ans. Pourquoi ? 20 ans suffirait à détruire le savoir-faire. 20 ans d'inactivité servirait à fermer l'industrie en douceur. 5 ans, c'est le temps de la reconstruction.
Donc ça ne ça leur permettra de reconstruire les sites détruits, ça leur permettra de garder quand même le savoir-faire nucléaire. C'est là en fait que va se jouer véritablement l'enjeu. Est-ce qu'on va être dans les sur les 5 ans des Iraniens ou les 20 ans des Américains ?
C'est là où vraiment la différence va se va se voir. C'est pourquoi des universités ont été frappées. C'était justement que les universités parl effectivement que les ingénieurs, les chercheurs ne puissent plus retravailler sur ce nucléaire iranien. déclaration spectaculaire encore une fois de Donald Trump.
Alors moi je partage aussi le point de vue que faut pas se fier aux déclarations quotidiennes de Donald Trump mais il a été plus loin là quand même dans les années Oui mais enfin tous les jours il va plus loin et jamais où on s'arrête [rires] alors donc il y a un moment bon on est un peu perdu hein je dirais que s'il a vraiment obtenu un accord c'est bien mais on sait que le nombre d'accords qu'il aurait obtenu qui neont pas abouti sont quand même énormes. Donc maintenant effectivement il peut y avoir une peut-être une fenêtre d'espoir mais je on vient Attendez attendez attendez Starmer est à Paris on doit parler avec Emmanuel Macron et d'autres chefs d'état de la libération du D3 d'Ormouse. Mesdames messieurs, un certain nombre de nations européennes sont en ce moment à l'Élysée.
Le premier ministre travailliste de la Grande-Bretagne vient donc d'arriver. Vous le voyez qu'il marche à la droite d'Emmanuel Macron. Ils vont entrer dans le palais de l'Élysée ensemble faire la photo rituel.
Voilà, madame Méloni Georgia Méloni pardon devrait arrivé dans l'après-midi. Ils seront tous les trois en présentiel comme on dit maintenant dans l'entreprise et avec avec l'allemand Merz également. Bah dis donc ça va être là c'est pour un déjeuner donc en tête à tête avec Kir Starmer et Emmanuel Macron qui en fait préside ce sommet le café ce sommet pour la sécurisation du D3 d'Ormous.
Ensuite la réunion de travail pourra commencer avec Freder Schmerch et Georgia Méloni qui vont arriver à l'Élysée et pas mal. de chefs d'État de gouvernement qui seront également présents en vision mais c'est très important que les Européens pas que les Européens Alors attendez attendez donc je résume. Vous avez vu une image quand même il faut en parler donc Magalie vient de vous le dire une quarantaine de chefs d'état en présentiel et en visioconférence cet après-midi réuni autour de de d'Emmanuel Macron hein puisque ça se passe à l'Élysée avec pour objectif sécuriser Hormous les deux de Kirstarmer Emmanuel Macron.
L'objectif c'est quoi ? sécuriser Hormous une fois que les le blocus sera terminé hein. C'est c'est quelque part ce sont les nonalignés.
Vous vous souvenez des nonaligné ? Ah oui, la Yougoslavie, Cuba, les communistes non alignés et et il voulaient pas, il y a pas les Américains. Et c'est ça qui est extrêmement intéressant, c'est que vous avez aujourd'hui 40 pays dans le monde et pardonnez-moi du peu parmi les plus grands pays qui disent aucun accord américanoiren qui fera qu'on devra payer un péage sur le détroit d'Ormouse.
C'est extrêmement important et c'est une partie du monde qui dit "Trump va pas nous la mettre à l'envers. Trump veut arrêter sa guerre mais il va pas nous faire payer un des trois qui était libre. Donc c'est très important de voir comment ils vont réussir.
Vous m'avez dit vous m'avez dit qu' il y a pas que des Européens donc Allemagne, Italie, Angleterre, France très bien 40 pays qui vont parler cet après-midi pour prendre en charge la liberté de circuler, de naviguer dans le détrobien. Quels sont les gros autres pays qui ne sont pas européens ? Vous les avez ?
Alors le détail non mais ce sont des pays effectivement européens du Moyen-Orient, asiatique et même latino-américain qui participe à la réunion de reste du monde le reste du monde fait le ménage après le bordel pardonnez-moi d'être vulgaire mis par Donald Trump. C'est quand même extraordinaire. C'est quand même fascinant.
C'estàd que on est là en train de parler d'avancée extraordinaire. Il est sorti des accords effectivement de non prolifération nucléaire. Bon, sûrement [raclement de gorge] qui bullshit, hein, les Iraniens, mais enfin, ils vont continuer à le faire en étant dehors et plus personne ne pourra ne pourra surveiller.
Donc bon, moi je veux enfin j'entends hein, enfin donc il vient réparer ce qu'il a cassé en partant en 2018. Il il laisse Israël bombarder comme il a laissé bombarder massacrer le sud de Liban et on dit "Oh là là ! Eh formidable !
Vous avez vu cette c'est extraordinaire, ils ont arrêté de taper. OK, enfin pardon hein, vous avez vu enfin c'est pas Xavier que je vais dire ça. Il nous faisit tous ces direct depuis là-bas en nous montrant les maisons vides, les Vous vous souvenez quand vous êtes allé dans la boutique de mariage en disant mais ils ont même laissé la porte ouverte tellement ils ont eu la trouille en fait.
Donc voilà. Donc moi je veux bien qu'on dise que c'est formidable. Deuxième chose formidable et là maintenant on est tous là en train de nettoyer hein.
On va nettoyer mais surtout qu'on pourra pas. Et ah on va essayer. Commencez pas.
Attendez [rires] pas si négatif vous aviez. Il faut bien des premiers pas à tout. Attendez, c'est tous les États du golf qui ont intérêt, c'est les pays asiatiques qui ont intérêt, c'est les pays d'Amérique latine qui qui qui ont intérêt.
C'est l'Afrique qui a intérêt. Donc ils essions soit il y a la paix dans le D3 et il y a pas besoin de force pour garantir la liberté de circulation. PP sans péage hein évidemment enlevons les deux mines qui peut-être peut-être on en est vraiment même pas sûr traîner devant la la presquille de Mousandam mais vraiment il y a là il y aura pas grandchose à faire soit il y a un état de belligérance il y a un état de guerre et l'Iran veut continuer à faire payer menace les navires et qu'est-ce qu'on va faire de plus que ce qui n'est pas fait actuellement pour sécuriser le D3 d'Ormous tous les spécialistes militaires le savent je parle sous le contrôle du général 400 de côte il faut mettre des dizaines et des dizaines de navire guerre à nouveau à l'Iran de toute façon il y aura pas de miracle Laurent mon banquier [rires] qui travaille dans mon agence bancaire et qui nous regarde tous les jours et qui vous adore vient vient de m'écrire on annoncerait à Isabelle Saporta qu'on a vu Donald Trump marcher sur l'eau.
Elle titre elle titrerait quand même son édito et il ne sait même pas nager. C'est [rires] vrai. Alors quoi qu'il fasse là il parle quand même Donald Trump de la perspective d'une paixocole d'accord vous devriez vous réjouir d'un protocole d'accord sur le nucléaire iranien et vous trouvez encore de quoi raller c'estd que moi j'essaie pardon hein je sais que c'est la télé qu'on pense chaque jour on est en train de de commenter le tout petit tronçon qu'on a devant les yeux mais enfin si on recule de quatre pas qu'on dézoome et qu'on voit le le j'allais dire démot grossier donc le chadon ça me vient j'ai du mal à sortir Le cha le chaos qu'il a suscité et que maintenant on est là en train de sbudir en disant c'est extraordinaire.
Oh là là personne oh là maintenant c'est formidable et que heureusement effectivement on a les gens les adultes dans la pièce parce que c'est ça hein c'estàdire les Européens qui mènent quand même la danse. Mais là je dois dire je remercie Donald Trump si vous voulez vous pourrez dire à Laurent je remercie Donald Trump de s'être attaqué aussi fermement au pape. Ça nous a permis de ressouder un petit peu avec Georgia Méloni qui était quand même atlantiste là.
Elle a quand même un petit peu un petit peu les glandes hein méloniste par que le Vatican malgré tout ça être un état à part c'est quand même à Rome. Et là elle se dit non là quand même le pape trop loin. Voilà.
Et et alors là, extraordinaire, on a quand même un axe créé par Trump, Pedro Sanchez à l'extrême gauche, Georgia Méloni à l'extrême droite parce que vraiment ces deux pays catholiques tapés comme ça sur le pape, c'est c'était pas possible. Ça va plus loin pour Georgia Mélonie. Elle a un flair électoral totalement dingue et elle a senti que c'était plus ce populisme à la sauce Trump, c'était plus tout à fait dans l'air du temps de ce que voulaient les Italiens.
Elle est en train de battre des records euh de de de durée aussi. Elle voudrait continuer et donc elle sent que c'est plus tout à fait le bon cheval et bah elle change, elle va changer de cheval. Ça ça c'est un autre débat qu'il faudra qu'on Non mais vous avez raison.
Le le trumpisme qui était peut-être assumable par une certaine droite européenne il y a encore quelques mois devient de moins en moins assumable. À moins que à moins qu'il ne triomphe dans cette guerre pour de vrai que le régime soit décapité demain matin. Elle est vraiment en plus elle a de quoi parce qu'elle a des bases.
Elle a comment qu'est-ce qu'il est diff à celles et ceux qui qui sont des soutiens de de Donald Trump. Je pense à Nicolas Conquer qui était notre invité hier. Ça devient très compliqué parce que ce Donald Trump qui dit à propè à propos de son principal allié en Arabie Saoudite qui dit il m'embrasse le cul franchement Donald Trump qui dit à propos à propos des Italiens des Italiens de Georgia Méloni qui soutient c'est dur face à son opinion qui la traite de lâche et qui cartonne le pape ça devient difficile d'être un allié et un ami de Donald Trump vous éc vous voyez oui mais moi j'ai toujours eu un regard critique un peu atlantiste Mais nous aussi d'ailleurs critique reviendra parce que la réunion commence à 14h.
Il y aura une conférence de presse à 16h qu'on suivra bien évidemment en direct sur LCI. On suivra les arrivées de Georgia Méloni et de Frédéric Schmerch pour reparler donc de cette réunion en cours avec donc pas mal de pays encore une fois une quarantaine de chefs d'État et de gouvernements qui se consultent cet après-midi. Une image qu'on voulait vous montrer.
Promis général vous parliez du nucléaire, on vient revenir. D'abord, on voulait vous faire commenter une image et regardez, ce sont les soldats américains qui les postent sur les réseaux sociaux. Voilà ce que mangent en ce moment les Marines à bord du porte-avion USS.
Attendez, arrêtons-nous sur cette photo. Qu'est-ce qu'il y a ? Vous allez le faire en haut à droite. [rires] C'est quoi ?
Qu'est-ce que vous voyez ? Une semelle à gauche. Une Voilà, c'est une tranche de viande espèce de viande reconstituée avec sans doute un peu de lentill et des carottes.
Mais c'est une semelle ça blague. Pourquoi ? Pourquoi il commence à publier ça ?
Parce qu'ils ont constaté que les portions avaient été réduites, que la qualité n'était plus franchement au rendez-vous et donc il commence à avoir faim. C'est ce que disent les familles de marins qui sont mobilisés et là c'est sur l'ISS Tripoli. C'est pas mieux.
Attendez, mettez mettez l'image là zoom qu'on voit parce qu' a tellement rien. Une portion de viande qui est toute petite donc de la viande effilochée et une seule tortilla. Est-ce que déjà ça vous imaginez vos troupes d'être alimenté que de ça ?
Est-ce que ça peut avoir un impact sur le moral ? sur mon général que moi qui aime le gigot de 7h, le Navarin d'agneau la brandade de moru ça va être l'heure d'ailleurs ou [rires] là on est dans quelque chose d'un peu plus brutal c'est du brutal c'est du brutal on peut le dire la logistique alimentaire est essentielle pour la condition du combattant essayez de faire ça en France vous avez pas une mutinerie mais [rires] pas loin et en plus si vous retirez le pinard c'est fichu he voilà est-ce que c'est pas général quand on on va moi je me souviens avoir été dans une base militaire à Kabou, c'était pendant la guerre en Afghanistan et et je me souviens que les soldats français nous disaient de toute façon quels que soient les endroits, quel que soi les fronts, quel que soient les circonstances, les Américains viennent toujours chez nous pour manger parce que c'est là où on mange le mieux. Bah d'abord les Américains en général mangent mal si je me trompe pas et on sait que chez nous, on mange correctement sinon bien.
Ensuite, ça fait partie de la condition du soldat en opération. Un soldat qui mange bien, d'abord effectivement il a le moral mais lui aussi il est en pleine forme. Et quand on voit effectivement des rations de ce type-là, j'ai bien dit ration, c'est même pas une alimentation, on aurait presque envie de leur envoyer nos rations militaires pour qu'ils puissent rire dans la journée.
Mais c'est si c'est effectivement vrai, c'est inacceptable. Ça prouve surtout qu'il y a un problème de logistique et que les appros ne se font pas, qu'il y a eu un déficit d'approvisionnement. Alors, je sais, on en parlait tout à l'heure, hein.
C'est vrai que les Américains sont très beaucoup externalisé leur soutien logistique donc vers le privé. Alors, peut-être que des contrats n'ont pas été passés, ça on nen sait rien. Euh peut-être que vous le savez, monsieur R, je crois d'ailleurs, monsieur le professeur, pardon, hein.
Euh donc euh là, effectivement, il y a un souci et là, il y a une c'est c'est inadmissible. Ça veut dire que même si le c'est des marines hein, à bord du Tripoli, d'accord, ce sont des rustiques, mais il y a un moment où on se dit comment nous considère-on ? Comment nous prend-on en considération ?
On est là pour faire éventuellement la guerre. On n'est même pas capable de nous alimenter correctement. Et là, je pense qu'il peut y avoir des problèmes de commandement au sein du navire.
Alors que dans le même temps, toute l'administration Trump ne cesse de dire combien cette armée elle est puissante. C'est la première puissance au monde. C'est la première puissance militaire.
Et d'un autre, on nourrit nos nos gars comme ça. En tout état de cause, une guerre ne se fait bien que si la logistique suit et pas uniquement dans l'alimentation, mais aussi dans les mutation et le carburant. La logistique, c'est le nerf de la guerre.
Asianer c'était ça. Si la guerre a été gagnée en 1945, c'est bien parce que Asianer, logisticien, a pris la logistique d'abord en compte avant de parler des troupes opérationnelou. C'est comme rugby, hein.
Pas de soutien, pas de victoire. Vous voulez tous les deux parler Isabelle Saporta, professeur Roch. Alors pour répondre à la question, non, il n'y a aucun contrat.
J'ai vérifié hier euh le Pentagone rend public tous les contrats qu'il passent. Or, il y a le programme Lock CAP, donc logistique de capacité. et qui a un programme d'acheminement de toute la logistique.
Il y a des compagnies d'aviation qui sont spécialisées. Aucun contrat n'a été passé concernant l'armée française il y a aucun contrat de passer pour aucun contrat aujourd'hui passé pour par le Pentagone pour aller vers l'Iran où donc les mecs sont envoyés partout sans que la logistique logique mais il a pas d'externalisation il veut dire que c'est pas privatisé c'est pas c'est pas privé c'est l'armée américaine qui elle-même fournit et pour parler de de l'armée française un détail qui pourra vous vous intéresser pendant la Première Guerre mondiale. Donc on tenait à ce que chaque fantasin aille 100 L de vin par jour.
Mais plus intéressant, on a le Camemberber que nous mangeons aujourd'hui dérive de la Première Guerre mondiale puisque bon le bris, on ne pouvait pas l'acheminer et un producteur de bris s'est rendu en Normandie. Il a trouvé ses petites boîtes et donc il a décidé de créer le camemberamber sur place. Donc c'est un bruit fait en en Normandie qui a été espédié sur le front et les soldats ont tellement apprécié qu'à la fin de la guerre on a conserver le même packaging.
Mais vous avez raison. Non mais le la nourriture franchement sans sans sans sourire pour les combattants, c'est essentiel. Le le mot baragouiner dans la langue française vient des bretons qui parlaient peu français hein.
Et Bara le pain Gin le vin rouge. Bara gin bah il demandait Bara et Gin. Bar gin bah voilà donc c'était central. aussi moi je suis combattant vous savez comme je suis hein je suis combattant je vois ça dans ma gamelle le soir à bord de l'USS Tripoler mais je je déserte oui [rires] c'est quand même mais il y a pire que ça ERC parce que l'US Postal a tellement de difficultés qu'il n'arrive plus à desservir les codes postaux alors pas que les courriers justement les codes postaux de l'armée au Moyen-Orient alors il y a le courrier d'une part les nouvelles de la famille mais surtout tous les petits colis vous savez le général doit bien connaître ça qu'on reçoit quand on est sur sur le front ou en garnison avec un peu de pâté, un peu de un peu de confiture, un peu de chocolat, des petites choses qui rappellent un peu le pays hein, le Texas, l'Alabama, le Wyaum pour certains qui mettent un peu de baum au cœur et qui compensent un petit peu l'alimentation, même ça ça n'arrive pas.
Il y a vraiment des grosses difficultés de logistique. Faut savoir que les portes avion nucléaires, ils sont pas autonomes. Ils sont autonomes en énergie pour avancer mais ils sont pas autonome en kérosène pour les avions, en munition évidemment pour les avions et certainement pas en nourriture en nous pour les hommes.
Isabelle Isabelle qu'on a pas entendu sur ce jugement. Et ben pour moi si vous voulez ce plateau vide c'est à l'image de ce qu'est Donald Trump en fait. C'est un plateau vide.
Voilà, c'est pas compliqué. C'est ça. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui cet homme, vous savez que tout le middle management de l'armée là, tous ces gens qui ont un plateau vide, ils ont voté Trump, sont Trumpiste.
C'est au fond une espèce de promotion que de rentrer dans l'armée. Et ça veut dire qu'en fait le premier message que leur envoie leur président, c'est la façon dont il les respecte, c'est de les mettre, de les envoyer à la guerre pour se faire trouver la peau avec un plateau vide. C'est vrai qu'on peut en sourire, se dire "Ça a pas l'air bon et cetera, ça a l'air dégoûtant." Mais moi ça me fait pas du tout marrer en fait.
Ça me fait pas du tout marrer parce que ça veut dire que il l'affichage est là mais l'intendance ne suit pas. Si l'intendance ne suit pas, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait là c'est ce qu'on voit là, c'est la bouffe.
Mais moi je suis pas sûre et là je j'attends votre réponse générale. [rires] C'est que pour les munitions, ça doit être pareil. En fait, je pense que c'est à l'image de ce plateau c'est-à-dire que ces mecs-l ils sont envoyés faire la guerre en fait comme ça hein.
Tout seul. Vous savez comment on dit ? Je dirais pas un portavion en carafe hein voilà qui servira pas tout de suite.
Il va falloir qu'il rentre aux Étatsunis. L'expression vulgaire qui dit que tu pars avec ta h le sexe masculin et ton couteau. Ben ils sont envoyés avec leur h et leur couteau.
Rien. C'est déjà pas mal. Mais bon [rires] non deux points.
Le premier point, on a vient de parler effectivement de ces je dirais ces envois par voie postale de soutien aux soldats. Il faut savoir qu'en France la d'associations le font naturellement à Noël ou à d'autres moments. Donc c'est vrai que la la lésion postale est essentielle même s'il est parfois dégradé et et que ça fait partie du moral du combattant par leur famille ne l'oublions pas ou les associations.
Deuxème point, une flotte en mer normalement est approvisionnée par des navires spécialisés, un bâtiment de soutien qui régulièrement doit apporter tous les mois ou les 6 semaines le ravitaillement aussi bien en carburant qu'en munition qu'en alimentation. Et là peut-être qu'il y a un problème de navire logistique. Normalement le groupe aéronaval, il me semblait que j'ai vu qu'il y en avait qu'un seul navire logistique qui accompagné le groupe aéronaval en en en Merdomane.
J'en ai pas vu de deuxième. Peut-être que justement les besoins munition ont peut-être primé sur le reste, saiton jamais. et que là finalement le flux logique pas en mer les distances sont extrêmement importantes.
Moi moi j'ai traversé dans une vie précédente où j'étais journaliste à Talassa, j'ai traversé l'Atlantique sur un aviseo escorteur de la Marine nationale. L'aviseau escorteur commandant Birreau, je me souviens. Voilà, une 80 hommes.
Et je me souviens que le pacha, le commandant me disait la tradition de de d'excellence dans la nourriture dans l'armée française, dans la marine française est multiséculaire. À l'époque de la Royale, sous l'ancien régime, les officiers britanniques fantasmaient et rêvait le niveau de nourriture des officiers français qui était remarquable. Il m'avit, je me souviens de l'image, il me disait officier britannique au moment de passage, c'est vraiment dans la marine qu'on mange le mieux en plus.
Ouais. dans la marine, il les officiers britanniques ont jeté un sodo sur la nappe sur pour pour qu'elle adhère bien à la table et on leur jeter les assiettes comme ça. Mais mais dans la marine française, il y a toujours une tradition d'excellence.
Et encore aujourd'hui, je pense qu'il y a pas une marine dans le monde où l'on mange aussi bien la marine française, que ce soit les officiers, les sous-officiers ou les sous. Oui. La nourriture anglaise a nourri la hargne anglaise et donc ils ont quand même mis la pâtée à la marine française, à Bouquir, à Valgar, Mercel Kebir ou c'est la fin, c'est la fin qu'il est [rires] à Gibraltar.
Ouais. Bon non, il il y a un ambassadeur français ce matin qui qui a comparé qu' a mis le plateau de la marine française. Non, si si si, il a repris il a repris certains posts, certains tweets hein, comme on dit et au-dessus il a dit regardez la comparaison, il y a un magnifique plateau français.
C'est un autre débat mais je reviens sur une phrase de Peter Exet, le mise armé hier américain qui a menti sur le recrutement. C'est un peu autre chose, mais vous savez que les conditions actuellement de l'armée américaine fait que le recrutement est extrêmement difficile. Le wayation rate, c'est-à-dire le taux qui permet de recruter et une des raisons majeures, c'est les conditions de vie des soldats et surtout et surtout les latinos et les blauss, contrairement à il y a 5 ou 6 ans, ne veulent plus s'engager.
Pourquoi ? parce que il n'y a plus de de noir. Vous vous souvenez Colin Powell noir Born noir qui est resté quelques mois un chef d'étatmajor américain.
Il n'y a plus et et il y a plus de noir dans le il y a plus de noir dans le top management et le général Yakovle me faisait remarquer hier que sur la liste des 600 généraux et sous-officiers américains, il y a que des mâles blancs. H vous rendez compte ? a toute la politique, vous le savez, de de d'accès aux minorités qui a été balayée par Donald Trump et terminé donc il a femme gay et noir terminé et ça ça ça crée un problème de recrutement.
On en reparlera mais à mon avis c'est un petit clin d'œil, c'est un petit clin d'œil général mais si jamais ces soldats américains un jour voyaient au menu Steak et Omar, ça voudrait dire que l'heure est grave. Est-ce que vous connaissez cette théorie dans l'armée américaine quand vous servez du steak et des Omar en même temps au Marines, aux soldats américains ? C'est soit qu'il faut fêter un anniversaire, ça a été le cas pour le 250e anniversaire de l'armée américaine l'année dernière, mais c'est aussi le signe que peut-être il y a un assaut qui va être donné ou une guerre qui va commencer.
Vous connaissiez cette théorie ou pas ? Par exemple, on le voit pas mal sur ses réseaux sociaux, c'était le cas l'année dernière par exemple avec cette Non, je connaissais pas. Qu'est-ce qu'elle a ?
Elle elle a du steak et du homar. Oui oui et regardez dans son assiette, il y a à la fois de la viande et du homar et des plateaux très fournis. Ouais, ça veut dire que qu'il va y avoir quelque chose de grave.
Enfin là, on n pas vu lear, hein. Donc rien rien va se passer hein. Donc pr régler hein, on est dans le steak à peine reconnaissable qui fait que pour le moral du guerrier, il a peut-être pas vraiment envie de se battre ou alors lui donner de la hargne comme pour les britanniques.
Il y a Mich, il y a Michael, excusez-moi général, il y a Michael Benam qu'on avait sur ce plateau il y a il y a quelques jours qui nous dit "Les bons repas font les bonnes dépêches." H les bons les bons repas font les bonnes dépêches. Et Magalie, vous êtes sûr que c'est pas un plateau français qu'on voit là ?
Non. [rires] Non mais non non non mais je je suis moi-même sidéré que nous parlions de si longues minutes de ce sujet, mais c'est un sujet essentiel parce que c'est le moral de la troupe, c'est et quand les Américains euh des soldats américains à bord d'un d'un porte-avion euh serait responsable d'un incendie dans la buanderie quand des soldats américains postent des photos de leur de leur gamell aussi pitoyable que ça peut vous dire qu'on doit se dire qu'il doit y avoir de la contestation le soir dans les chambrées dans emboucher les toilettes d'un porte-avion aussi puisque dans les toilettes du porte-avion, on a quand même retrouvé des t-shirts, des caleçons, des choses qui n'avaient rien à y faire et qui manifestement avaient été mis intentionn au moins pour exprimer un mécontentement. Cette grogne qui monte reflète également je suppose les tensions qui existent tout en haut de l'étatmajor car manifestement les militaires américains sont pas plus bêtes que nos militaires français général et manifestement ils sont confrontés à des décisions politiques avec lesquelles ils ne peuvent pas être d'accord et là il y a chez eux une tension naturelle puisqu'ils ont prêté serment d'allégance au pouvoir civil.
Or, il voit à l'évidence ce pouvoir civil prendre de mauvaises décisions. Donc, les tensions au sein de l'État major américain doivent être énormes. Donc, c'est très révélateur pour vous.
C'est pas anecdotique ce que vous Non, mais moi c'est pas du tout anecdotique. Vous dites "C'est juste une question comme ça, mais c'est pas du tout une question comme ça. Imaginez, vous allez faire la guerre, on vous donne rien à manger, on vous comme ça, le ventre vide, enfin c'est pas du tout anecdotique.
Ça veut dire quoi sur ce que vous pensez ? sur l'état d'esprit don enfin l'armée il arrête pas de dire on a la plus grande armée au monde et ton armée qui a la plus grande armée au monde celui il y a pas de munition il y a il y a rien à bouffer enfin qu'est-ce que ça raconte en fait ça raconte un colosse au pied d'argile en fait ça raconte le pour moi la défaillance des États-Unis vis-à-vis de ceux qui l'envoi au front vous je trouve ça bizarre que vous trouviez ça aussi cool non mais pas du tout mais je m'étonne que vous trouviez ça aussi subalterne comme prêtez pas des des des des des méton en discut on vous enverra la guerre le ventre vite, vous seriez heureux. Mais je vous dis, je déserterai dans la minute.
Merci. Euh en général, je je ce débat me renvoie à ce que j'ai j'ai échangé ce que j'ai dit tout à l'heure, ce qu'on avec dans la cellule de maquillage de LCI avec le général François Chevancy, je lui disais que j'avais le sentiment et que beaucoup de téléspectateurs ont le sentiment qu'il y a au sein de nos généraux qui viennent sur LCI des visions très différentes sur l'allié américain. Et je lui disais, il y a il y a beaucoup de généraux dont je perçois moi qu'ils ont développé une culture très anti-otanienne, très anti américaine.
Je parle pas de Donald Trump, je parle, j'ai vécu ça, j'ai senti ça au moment de la Russie par exemple et de l'Ukraine et d'autres généraux qui sont plus atlantistes et plus otaniens. Est-ce que c'est la tradition gauliste de la France ? Pas d'autant American Go à quoi ça tient ?
Et le général Chevancy, je balance comme ça, il va être obligé de [rires] m'a dit "C'est vrai, à une époque jeune officier, [raclement de gorge] j'étais plutôt vaguement atlantiste je trouvais que l'OTAN pouvait servir à quelque chose et j'ai un peu été, vous m'avez dit, marginalisé parce que c'était pas la la pensée dominante au sein des armées françaises, me disiez-vous général, débrouillez-vous, j'ai balancé, vous avez balancé donc je vais répondre. Euh en fait, j'étais au centre de doctrine de l'armée de terre. Donc c'est en fait les années 2000, hein.
Donc j'étais jeune colonel hein. Et c'est vrai que moi j'avais eu l'opportunité en tant que lieutenant outreem de faire un an de travail sur l'OTAN. Et moi je connaissais pas l'OTAN parce qu'on nous l'avait jamais appris l'OTAN.
On n'apprendait pas l'OTAN. Euh donc Joe Liutenant donc dans les années 85 hein. Donc je fais mon dossier et puis je me rends compte en conclusion que le temps finalement c'est pas si mal.
Donc j'étais pas pro américain, j'étais pas proatlantisme tout simplement qu'on a construit un outil qui assurait notre sécurité et j'ai gardé cette idée. J'ai amélioré mes connaissances. Quand je suis arrivé au centre de doctrine, on écrit le comment faire de la guerre, ne l'oublions pas.
Euh mes colonel plus anciens, nettement plus ancien, c'est l'otien qui vient simplement donc le pro américain d'office parce que effectivement pour moi, je disais l'OTAN c'est un outil qui fonctionne, ça peut nous aider mais c'était pas parce que je disais ça que j'étais pro américain et pro autonement c'est du pragmatisme et c'est vrai que cette culture vous de gauliste, goé al tout le monde n'est pas gauliste dans l'armée française hein, faut quand même pas se faire d'illusion, il y a quand même des tendances c'est pas tout à fait ça mais bah la tendance euh on a quand même l'Algérique qui nous a pesé quand même sur le moral, hein. Euh donc de Gaulle, l'Algérie pour certaines familles, ça passe mal. Je vous ai compris.
Oui, je vous ai compris. Bah, il a pas été compris, hein. Je vous ai compris.
Donc, il y a cet aspect-là. Euh et après il y a le conformisme. N'oublions pas quand même que De Gaulle a largement nettoyé les rangs de l'armée de ceux qui auraient pu des dissidents, ne l'oublions pas non plus, hein.
Donc, finalement, un certain conformisme moral s'est mis en place et avec l'adhésion forcément hautse du pouvoir politique, c'est-à-dire qu'on ne remet pas en cause, surtout pas. ce que le le politique pourrait penser et petit à petit vous avez eu ce conformisme moral et psychologique qui s'est installé où oui bah on est de Gaulle, oui, il faut bien le dire anti-américain, n'oublion pas 65 on quitte enfin l'alliance la partie intégrée de l'OTAN tout en y restant, ne l'oublions pas. Et puis après je pense aussi, c'est un peu ce que je disais tout à l'heure, le sentiment euh comment dire euh on voudrait bien être des grands mais on l' plus.
Les Américains le sont, ils sont capables de faire et nous on est plus capable de faire la grande jalousie des moyens que les Américains sont capables de mettre en place et que nous on n'est pas capable de faire. Tr je trouve que c'est mais c'est passionnant non ? Je je franchement mesdames messieurs, vous regardez LCI depuis des années, vous êtes passionné par l'actualité internationale.
C'est vrai que c'est un sujet sur lequel les généraux parlent assez peu. Je suis je vous remercie général Chavan de d'en avoir parlé. Je vous passe le micro dans un instant, mais qu'il puisse y avoir comme ça au sein de ces officiers supérieurs, y compris des généraux qui viennent ici commenter l'actualité avec le brio et le talent qu'on connaît qu'il puisse y avoir deux écoles.
C'est intéressant. Est-ce que quand donc vous vous êtes vous arrivez devant vos vos vieux colonels avec votre votre mémoire là sur l'OTAN et ils disent voilà l'otien est-ce que vous croyez que c'est une étiquette qu'on vous a collé qu' vous la collé durablement et que finalement vous vous êtes retrouvé dans une petite minorité un peu à l'écart parce que vous disiez ben l'OTAN c'est un truc qui Oui tout à fait mais comme un centre de doctrine on réfléchit il y a quand même la confrontation des idées et il est arrivé quand même le changement par Nicolas Sarkozy en 2008 où on a rejoint intégré et je me suis retrouvé porteur et dans des groupes de pendant 10 ans dans tout ce qui accent psychologique garde de l'information vous êtes revenu dans la majorité là et ben oui et c'est là que j'ai vu le changement de comportement mes petits camarades qui étaient ou plus ancien qui était vraiment anti-otien antiaméricain ah bon revient dans l'OTAN et là effectivement le conformisme reprend ah bah c'est la voix du parti donc on suit la voix du parti mais bon moi j'avais pris un peu d'avance voilà et le qu d'ors un jour on parlera du quai d'Orsais juste sur ce sujet-là je crois qu'il faut souligner que le général Chavan est un terrien et qu'il y a une différence entre l'armée de terre qui est plutôt et assez profondément conservatrice et opposé à l'OTAN et donc beaucoup de soutien à la position russe en en 2022 à l'origine alors qu'inversement l'aviation qui a l'habitude de travailler en anglais et de faire des opérations conjointes avec les forces américaines et cette aviation est beaucoup plus américaine. Ouais, attendez, je voudrais reprendre quelque chose quand même.
Attendez, je voudra y a une chose que je peux pas laisser passer. Vous ne pouvez pas dire que l'armée de terre était plutôt pour russe en 2022. Ça vous ne pouvez pas dire.
Il y a des personnes effectivement qui ont pris des positions mais vous n'avez pas le droit de prendre ces positionsl qui est fausse. C'est vrai. J'ai j'ai été trop loin mais il y a eu quand même beaucoup d'échos sur la position russe.
Il la 3e Rome, la position russe peut-être comprise. C'est c'est vrai. Vous avez raison de dire ça général mais je comprends ce que vous voulez dire.
Moi aussi ici dans ce plateau en 2022 au moment de l'invasion de de l'Ukraine par la Russie, j'ai vu quand même des officiers de l'armée française qui étaient chez nous et qui avaient à l'endroit des Russes je dirais pas de la bienveillance, c'est pas du tout ça. Mais soucieux d'expliquer voilà, soucieux d'expliquer avec une connaissance très bien de la profondeur. Oui.
Président de la République premier avait reçu en grande pompe, rappelez-vous dans la galerie des glaces, on peut pas humilier la Russie. On peut pas huminer la Russie. Donc d'accord.
Moi, j'aimerais poser une question justement à ce sujet-là au général Chavany. Est-ce que finalement le fait que euh la France n'ait pas été dans le commandement intégré de l'OTAN pendant de nombreuses années comme vous nous l'avez expliqué qui a eu à côté de ça un travail fait avec l'armée russe de la part d'une certaine partie notamment de l'armée de terre a pas pu justement faire en sorte expliquer les passerelles qu'on a pu voir au moment du début de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine. Non, moi je sais pas.
Est-ce qu'il y a pas plus de contact finalement avec vos collègues russes qu'avec vos collègues américains ? Non, je crois que les contacts ont toujours eu lieu. Les militaires ont beaucoup de contact entre eux queles que soient les questions politiques.
Donc non, je crois pas. Je pense que ce qui vient d'être évoqué, c'est peut-être une sensibilité historique peut-être vis-à-vis de la Russie avec cet anti-américanisme bien présent à cause de l'époque gauliste, la position de Gaulle face aux Américains, juste titre, n'oublions pas l'Amgot en 1944 hein, c'estàdire l'administration américaine imposée à la France. Donc tout ceci une réaction je dirais on est entre toujours la France 3è force entre les deux c'estàd qu' on veut ménager pas forcément la Chevrchou le en même temps peut-être un petit peu parfois mais [rires] néanmoins on est un peu de chaque côté et on veut pas fermer les portes première visite officielle dans la jeune France libérée de 1944 du général de Gaulle à Moscou première visite officielle la troisème voie la France entre les deux donc ça mesdames messieurs c'est très important parce que cette tradition golienne, elle pèse encore sur le mindset.
Je suis bien là quand je dis mindset, c'est bien ça va pas plaire au spectateur, ça fait journalisme. Je sais pas trop ce que ça veut dire mais c'est je fais l'intéressant l'état d'esprit. Voilà et bien c cette tradition golienne, elle pèse encore d'une certaine façon sur le mode de fonctionnement de certains officiers supérieurs français.
Voilà, elle est très ancrée, méfiance donc vis-à-vis du monde atlantiste, anglo-saxon, de l'OTAN. Et puis il y en a d'autres qui sont plus dans la tradition, comment pourrais-je dire, sarkoienne d'ailleurs qui qui disent "Ben non, nos alliés naturels, ce sont les Américains l'OTAN et ne nous trompons pas de combat". Voilà.
Et c'est la même chose sur la tradition probe plutôt golienne et la tradition plus proélienne, Mindes France et puis un peu plus tard Nicolas Sarkozi. Donc on a on et et c'est et ces différences-là, on les perçoit souvent sur ce plateau en écoutant avec un peu de d'attention nos généraux. Non, mais certains Français ont cru que les Américains allaient occuper le pays.
Mais souvenez-vous 44 45, il y a il y a il y a des écrits de gens qui disent "Mais les Américains vont nous occuper" et au sein de au sein des gaulistes, ils disent "Mais heureusement qu'on a la Russie pour euh pour euh renvoyer les Américains." Mais le projet d'Iven c'était de mettre la France sous tutelle. C'est ça.
Ouais. Alors Manéie, allez-y. Je trouve ça très intéressant surtout aujourd'hui où il y a cette conférence qui est qui s'inscrit aussi dans ces entre deux dans ce conférence à l'Élysée aujourd'hui de tous les chefs d'état qui veulent prendre en charge le détroit d'Ormous parce qu'il y a militaire évidemment même si la solution à Hormose on le sait tous n'est pas militaire mais il y a cnement un peu des forces des forces armées comment on peut sécuriser une partie du monde et puis d'autre part aussi ça touche beaucoup c'est à la diplomatie très politique bien sûr c'est non aligné les aujourd'hui enfin depuis quelques années maintenant les les Européens les Français particulièrement sont écartés des sujets du Moyen-Orient.
On rentre dans une espèce d'unilatéralisme au Moyen-Orient surtout concernant l'Iran. Aujourd'hui, on le voit aussi sur le Liban qui était un peu notre terrain terrain de d'intervention favorite. Euh et et ça touche à ça, c'est-à-dire que comment on se fait notre place, les Français, les Européens, face aux Américains qui sont euh omniprésents un peu partout et et quelle solution on trouve sans être dans la confrontation, d'être dans la collaboration et en même temps euh d'avoir notre véritable place et d'amener le multilatéralisme qui est crucial.
Bon, j'ai adoré ce débat. Ouais parce que il est essentiel pour comprendre ce que nous sommes est pour comour de nous on a tous les jours des gens qui sont en détestation vis-à-vis des États-Unis. C'est pas li à Trump c'est pas li à Trump.
Avant, c'était la même chose. Voilà, il y a des gens qui s'intéressent aussi qui disent "Voilà, les Russes, on s'en est détaché un peu trop vite." Il y a des gens qui pensent ça.
Sur la question d'Israël et du monde arabe, on a aussi cette dualité en France avec des gens qui disent encore une fois rien à voir avec la guerre et le 7 octobre qui disent depuis longtemps on s'est trop rapproché d'Israël, des gens qui disent de Gaul a eu raison avec sa politique proabe. Donc donc ça ça c'est la Chine sur la Chine sur la Chine, il y a des Français qui disent maintenant la Chine doit être un allié. H oui malgré tout comparer le nombre de casquettes de baseball et le nombre de chap dans les rues, il y a quand même toujours cette attirance pour les États-Unis malgré cet anti-américanisme l'attend dans la société français une fascination en quelque sorte d'un point de vue d'un point de vue il y avait il y avait l'extrême droite des années 7080 qui s'appelait le Grèce je sais pas si vous avez connu le Grèce qui disait Alain de Benoît qui disait plutôt en botte de cuir à Moscou qu'en Jean à Brooklyn c'est-à-dire qu'on était tellement anti antiaméricain.
On était d'une extrême droite tellement anti-américaine et anti-Israël et anti-Israël qu'on préférait la Russie soviétique dictatoriale plutôt que l'Amérique décadente et cetera. L'ultradroite païenne proalestinienne. Bon les amis, ouais bon on refera un super débat làdus mais vous vous deviez le savoir.
Vous deviez savoir ces lignes de fracture qui traversent et la société française et également nos généraux, nos états-murs et cetera. Si on revenait à l'actualité, pardonnez-moi, j'ai fait un pas de côté. Terminé et le pour parler direct entre américain et iranien qui pourrait reprendre dès ce weekend.
C'est en tout cas ce qu' annoncé Donald Trump pour qui il y a un nouveau régime en Iran. Il l'a répété encore hier soir, un nouveau régime qu'il qualifie de plus raisonnable. Écoutez, [grognement] le blocus a été incroyable.
Il a tenu bon. Ils ne font aucune affaire. Ils sont incapables de faire des affaires à cause du blocus.
Et donc le fait de ne disposer ni de marine, ni d'armée de l'air, ni d'équipement antiaérien, ils n'ont rien. Tout a disparu, y compris leurs dirigeants. Ils ont désormais de nouveaux dirigeants et nous les trouvons très raisonnables.
Donc il y a des nouveaux dirigeants beaucoup plus raisonnables. Nivin, vous avez tenté, parce que c'est évidemment tentaculaire et puis c'est très très secret, de vous imisser dans ce nouveau régime iranien. Et ce que vous avez vu, c'est qu'en fait ce régime aujourd'hui, il est scindé en deux.
Alors là là, c'est passionnant, pardonnez-moi hein. Non mais là, je je fais je fais les warnings. Non, je fais les warning, Nivin parce que là, vous allez nous dire parce que c'est juste le la question qu'on se pose tous les jours.
Euh où sont les fissures à la tête du régime ? C'est bien ça exactement. Mesdames, messieurs, accrochez votre ceinture de sécurité.
Regardez LCI, c'est maintenant. Voilà. Et moi, je vais vous écouter à la virgule.
Exement. En réalité, il existe pas un régime iranien mais bien deux régimes avec d'un côté les plus radicaux qui tiennent aujourd'hui les rennes du pouvoir. On les surnomme le cercle habib du nom d'une figure chilliste qui a donné sa vie pour l'Iran.
Et parmi ces radicaux, je vais les vous vous les présenter tour à tour, il y a d'abord Mossen Reza. C'est le conseiller militaire de Mostaba Hameney, chef des gardiens de la révolution pendant 16 ans. Il est connu en Iran pour avoir fait tuer son propre fils opposant au régime.
À ses côtés, attendez, attendez, attendez. Le monsieur de gauche là, il est connu pour avoir fait exécuter son propre fils parce qu'il était opposant au régime. C'est bien ce que vous avez dit.
Exactement. Ça dit beaucoup du personnage. Ça dit beaucoup évidemment de sa radicalité.
Aujourd'hui, c'est l'un des hommes forts du régime tout comme Ahmad Veidi qui lui est le fondateur et commandant de la force Ailcod 17 ans. C'est désormais le chef du corps des gardiens de la révolution. Enfin 3e homme, Mohammed Bager Zolkardar.
Lui, c'est le nouveau chef de la sécurité nationale iranienne. Et ces trois hommes, ils incarnent vraiment la ligne dure du régime. Ils sont opposés aux négociations.
Ils refusent également la prolongation d'un cesser le feu. Face à eux, les pragmatiques qui militent pour une solution diplomatique et des discussions avec les Américains. Parmi eux, il y a évidemment Mohamed Galibaf, le le président du Parlement iranien qui est le principal négociateur qui est d'ailleurs devenu en Iran et bien une figure de l'opposition, l'opposition à Hameney.
Il y a également le président Massou Pzekian et enfin le chef de la diplomatie à base Arachi. Tous trois militent plutôt pour la signature d'un plan de paix avec les États-Unis. Et lequel de ces deux camps est en train de prendre l'ascendant sur l'autre ?
Et bien c'est vraisemblablement le le le plus dur hein qui le les les partisans du plus dur qui s'imposent. D'ailleurs, on aperçoit des signes de cette radicalité dans les rues d'Iran. L'un des signes les plus fragrants, c'est c'est la présence de miliciens iakiens Al Schabi.
On les voit sur cette image. Ils sont arrivés dans la ville d'Abadan. On est à l'ouest de l'Iran, la frontière entre le Kuwait et l'Irak avec, vous le voyez bien, la population qui accueille ce cortège visiblement satisfaite de leur présence.
On a également vu ces derniers jours de des nouveaux convois arrivés partir de l'Irak, arrivé en Iran, toujours avec ses miliciens chiites proégime iranien. Selon la chaîne arabe MBN, des membres du esbola pakistanais, du esbola afghan serait également arrivé dans le pays. Et puis hier, Sarah Safarier expliquait que l'une, l'un de ses contacts en Iran lui aurait également rapporté la présence de miliciens syriens dans le pays.
Son contact expliquant et bien que dans les rues du pays, désormais et bien il n'est pas rare d'entendre des milistins parler arabes. Wou ! Wou !
Wou ! Ouais, c'est c'est c'est très important. Sarah Safari, on le rappelle hein, c'était l'une de nos invités hier donc qui est la présidente du collectif femme Azadi et qui nous l'expliquait effectivement hier où il y a des drapeaux, des drapeaux iraakiens, syriens, afghans qui flottent dans les rues d'Iran.
Les miles chites en fait implanté dans différents pays autour de l'Iran. Donc ça va du Pakistan avec les zeinabun au en Afghanistan les Fun c'est tous des groupes sheit. Euh et là shabi qu'on vient de voir les les iraquiens, les milakiens qu'ils avaient fait entrer les R shahabi aussi au moment de de la répression euh de 8 et 9 janvier, ils étaient dans les rues de Terran.
Donc c'est vraiment les forces de renfort que le régime iranien euh fait venir, cette fraction dure qui euh euh qui qui montre aussi en fait qu'ils n'ont pas assez de de bras pour réprimer eux-mêmes. Euh il y a des des des milices dans la rue mais ils n'ar pas tout tout le monde. On avait vu il y a 3 ans au moment de la répression sur le mouvement femme de liberté les les rapports qu'on avait des des de ceux qui étaient à l'intérieur de ces forces bas c'était que le régime craint de donner des armes à toutes les forces bassies.
Donc il y en a qui ont juste des bâtons et pour 50 % un peu des armes. Donc ça montre bien une chose, c'est que il manque aussi des bras armés radicaux. Euh donc mais merci d'avoir fait ce sujet parce que c'est vraiment la partie qu'on oublie.
On parle de l'Iran, on parle du régime iranien comme si c'était d'un seul tenant homogène. Euh or il y a vraiment un conflit. Alors c'est radicaux contrôle les rues.
Euh aujourd'hui Radon qui est le chef des milices de rue la police et cetera, fait partie des radicaux. Et ceux qui sont sur le plan international sont plutôt les pragmatiques. Je les appelle pas les modérés parce qu'ils ont pas de modération.
Ils veulent ils se battent quand même pour la survie du régime mais par le par le volet pragmatisme. Et donc la question c'est qui va gagner sur quel plan ? Qui va gagner ?
Est-ce que ce régime même est en train de s'entretuer ? Est-ce que c'est l'une des victoires de Donald Trump d'avoir réussi à scinder [raclement de gorge] ce régiment 2 ? On continue d'en débattre juste après.
Une petite pause. À tout de suite. Mesdames, messieurs, ça bouge du côté de l'Élysée.
Ça bouge, ça s'organise. Une quarantaine de pays sont se retrouvent pour se dire "E [musique] qu'est-ce qu'on va faire du détroit d'ormous ? Si jamais la paix revient, il va falloir surveiller tout ça.
Et il y en a des postulants pour surveiller tout ça. Les britanniques, les Allemands, les Italiens, les Français à travers Emmanuel Macron et plus de d'une quarantaine de pays. La sécurisation du D3 d'Ormous effectivement est au cœur de l'actualité cet après-midi avec cette réunion à l'Élysée présidé, vous l'avez vu, par Kir Starmer, le président britannique qui est arrivé à l'Élysée, donc il y a 1 heure maintenant, accueilli par Emmanuel Macron.
Viendront ensuite le Premier ministre britannique et la présidente du conseil italien et par visio une trentaine quarantaine chefs d'étail de gouvernement qui vont participer à cette question essentielle. Ils sont en train de déjeuner donc Kir Starmer et Emmanuel Macron. Il y aura la réunion qui va commencer à 14h puis une conférence de presse à 16h qu'on suivra sur LCI bien évidemment.
On parle à l'Élysée Magalie Bartz Bastien Houget sont sur place. Bonjour à vous deux. L'objectif évidemment de cette réunion, c'est de rétablir la liberté totale dans le D3 d'Ormous.
Oui. Et puis c'est de montrer que les Européens peuvent aussi parler d'une voie unie en montrant bien en existant sans pour autant prendre part à ce à ce conflit. C'est une espèce d'alliance purement défensive, mais c'est une façon aussi de répondre à Donald Trump qui n'a cessé d'accuser l'OTAN, les Européens de l'acheter parce qu'il refusaient de s'engager de manière offensive justement dans cette guerre.
Donc la réponse bah c'est de se retrouver tous ensemble ici à l'Élysée. Il y a Georgia Méloni, l'italienne qui ne va pas tarder sa présence physiquement ici à Lysée montre à quel point le torchon brûle avec Donald Trump. ses critiques sur le pape.
L'impopularité de cette guerre en Iran, ça oblige Mélonie à prendre ses distances. Elle va rejoindre donc Kier Starmer. C'est pas Churchill, avait dit Donald Trump du Premier ministre britannique.
Elle va rejoindre aussi donc Emmanuel Macron qui a été aussi lui aussi moqué par Donald Trump. Et ils vont avec donc les pays du golf, des pays asiatiques qui se connecteront en visio essayer en effet de s'impliquer dans la sécurisation de ce D3. Et vraiment le mot qu'on entend beaucoup ici euh Bastien, c'est essayer d'incarner une 3è voix.
Oui, une 3è voix. C'est l'expression qui est utilisée depuis hier avec beaucoup d'insistance par les conseillers du président de la République finalement pour mettre en avant cette rhtorique du droit international et presque cette rhtorique des non alignés. Finalement, on insiste à l'Élyée sur le fait que les pays qui se réunissent aujourd'hui n'ont pas été prévenus, n'ont pas voulu de cette guerre.
On insiste aussi, on assume à l'Élysée de ne pas avoir invité les États-Unis d'Amérique aujourd'hui parce que nous dit-ons, ils sont belligérants et nous on ne l'est pas. Et puis enfin, on assume de dire que finalement cette coalition pour sécuriser le D3 d'Ormous, elle se fera sans les États-Unis en concertation bien sûr avec les États-Unis, mais pas une coalition directement avec eux. Je vous rappelle que l'objet des discussions aujourd'hui hein, c'est tout simplement de préparer l'après une fois que le calme sera revenu dans la région et bien de voir comment on peut sécuriser le passage des bateaux dans le Détroit d'Ormouse.
On parle pourquoi pas d'envoyer des bateaux des mineurs dans le D3 ou d'escorter militairement les navires euh qui euh y passeront pour commercer. Et c'est là aussi on voit tout le paradoxe de cette réunion aujourd'hui, c'est que c'est une réunion sans Donald Trump mais où on est quand même tous suspendus à ce qui se passera entre l'Iran et les États-Unis. On prend les distances mais tout en disant aussi que évidemment avant après cette réunion et bien il va falloir se concerter avec Donald Trump.
Voilà. Merci Bastien OG, merci Magalie Bertz dans la cour de l'Élysée. Euh mon général général Chavanis tout vous voyez j'ai j'ai un fond un front anti Trump.
Vous voyez la petite phrase en bras là me suis dit en en réfléchissant là pendant l'émission est-ce que c'est le bon titre ? Mais mais oui, mais je me dis quand même que ces 40 pays qui n'ont pas été invités à informer du déploiement de cette guerre en nom un peu gros sur la patate. Donc d'une certaine façon, ils prennent une initiative pour réparer les erreurs de Donald Trump.
Ah, c'est un peu ce que disait Isabelle tout à l'heure, mais enfin il y a une autre phrase du passé. En gros, les Américains font la cuisine, les Européens font la vaisselle. Ben, c'est ça, c'est exactement ça.
Voilà. Donc phrase du des années 2000, hein. Oui, mais d'un autre côté, on n pas le choix simplement qu'effectivement le désordre ou un nouvel ordre a été mis en place, je n'en sais rien, euh mené par les Israéliens et Trump d'un côté, mais nous nous sommes concernés.
Les conséquences économiques et militaires sinon géostratégique sont énormes pour nous. Il était temps de se mettre en place pour proposer quelque chose. Mais d'ailleurs, on est dans la cohérence de ce qui est dit depuis des semaines, c'est-à-dire développer euh déployer une force internationale.
Alors, sous quel type de commandement international aussi ? Est-ce que c'est une coiation adoc comme on dit de circonstan ou bien l'ONU ? Pourquoi pas ?
De telle façon que cette sécurité post-guerre soit assurée dans le détroit d'Orgous. Un autre problème se pose aussi, c'est qui va être le chef ? Parce que on voit bien qu'il y en a qui se tirent la bour entre la France et l'Angleterre depuis le début avec la France capable de déployer un groupe aéronaval.
Des Britanniques ont du mal à sortir leur navire, des Allemands qui ont dit il y a de jours on ne participera pas à la sécurité au point du navire, on mettra pas de navire. Combien de navires pour assurer cette sécurité ? Ça c'est le deuxème point. 3e point, les capacités antimines.
C'est vrai que moi j'ai fait le point euh au niveau l'Europe, l'Union européenne plus le Royaume-Uni, c'est la plus grosse capacité de de chasseur de mine au monde. C'est 70 à 80. Donc nous avons des capacités.
N'empêche, ça peut pas se faire s'il n'y a pas la sécurité. C'est ce qu'a dit très bien l'expert des minages hier, Mariti. Donc on est bien dans une situation où les éléments sont là.
Et la question d'ailleurs, Xavier a dû l'évoquer hier ou ce matin, c'est euh combien de temps tout cela ça va durer ? Parce que déployer des chasseurs de mines, ça se fait pas du jour au lendemain. Vérifier d'abord s'il y a des mines parce on sait même pas s'il y en a.
Ensuite se mettre d'accord pour déployer des navires. Et je conclai par le dernier point qui est on parle beaucoup de Babel Mand de temps en temps quand même. Euh la flotte à SPEest européenne a péniblement réussi à rassembler trois navires pour assurer la sécurité maritime de cela.
Où sont tous les navires du D3 de Babel Mandb ? La mer rouge. La mer rouge.
La mer d'orbous l'autre des trois. l'autre des trois où il y a une flotte européenne chargée d'assurer la sécurité des navires. Ben c'est trois navires.
Trois navires pour une vingtaine de nations concernées par la même mission. Donc est-ce qu'on a de navires pour remplir la mission ? Oui bien sû directrice des études et de relations internationales du fit tank syopia.
Tout un symbole effectivement que Georgia Meloni décide de venir physiquement à l'Élysée. Elle aurait pu participer comme d'autres en visio ? Non, elle tient à être présente à s'afficher effectivement dans cette réunion où on le rappelle les Américains n'ont pas été conviés.
Oui, pour dire qu' [rires] ils sont pas absents, c'est qu'ils n'ont pas été conviés. Bien sûr, pour Georg Meloni, c'est un acte politique d'être présente aujourd'hui. On se souvient quand même qu'il y a une relation très ambigue entre George Melon et Donald Trump.
Il y a un réel soutien depuis depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche qui la voit un peu comme, [rires] on va dire, un modèle illibéral en Europe. Alors pas autant que que son préféré Victor Orban qui vient de perdre son élection. quand même il y avait quelque chose il y avait une proximité entre les deux dirigeants qui servait bien à Georgia Meloni pour garder une forme de de proximité économique et commerciale mais aussi en matière de sécurité avec les États-Unis.
Ça a volé en éclat à partir du moment où Donald Trump s'en est pris à un symbole pour les Italiens, le pape bien sûr, mais aussi un symbole pour l'électorat de Georgia Méloni, pour son propre électorat. Donald Trump aussi, c'est un autre sujet. Mais en Italie, c'est quelque chose qui ne passe pas.
Donc là, Turpia Mélonie et bien elle vient pour finalement dire "Nous faisons partie euh nous faisons davantage partie de ce groupe là, c'est ça ? plutôt que euh de euh de des vassaux américains. Ce que ce à quoi ça me fait penser quand même cette réunion, euh c'est un peu l' première incarnation de ce que le Premier ministre canadien Marc Carnet euh à Davos, au Forum économique de Davos, avait dit lorsqu'il avait appelé manière voilà de manière vraiment très puissante en disant il faut une coalition de nos petits pays que ce que nous sommes, c'està-dire des puissances moyennes, des puissances intermédiaires et là qu'est-ce que ça donnera ?
On ne le sait pas mais en tout cas on a cette première incarnation de la la volonté émise il y a quelques mois par le Canadien. Cela dit, je vous interrompez. Cela dit, quand on y réfléchit, c'est quoi ?
C'est une quarantaine de pays qui se réunissent. Ils vont pas faire la guerre hein, ça va ça va pas être méchant qu'ils se réunissent pour dire bah quand la paix sera revenue dans le D3 d'Ormouse, si jamais il y a des problèmes, on va peut-être amener deux trois éléments de sécurité. Enfin, c'est pas non plus, comme disait ma grand-mère, il y a pas de quoi écrire une lettre à ses parents.
C'est extrêmement faiblard. Alors, effectivement, on prend des avions, on se met en visoconférence, on est tous ensemble, on parle. Enfin, c'est c'est c'est pas la Seconde Guerre mondiale, hein.
C'est mais mais il y a une impossibilité quand même pour cette ce nouveau groupe, c'est ce ce ce groupe tiers, je sais pas comment on finira par l'appeler, à être dans l'action concrète parce que effectivement si vous n'êtes ni béigérant direct, c'est si vous n'êtes pas atta un attaquant, si vous n'êtes pas en position de vous défendre, de devoir vous défendre directement, qu'est-ce que vous êtes finalement ? Des négociateurs, des intermédiaires, des puissances inexistantes ? C'est un groupe de parole.
C'est un groupe de paroles. C'est un groupe de paroles. C'est une cellule de crise.
Comment ça s'est passé ? C'était dur. On a on était pas informé qu'il allait faire la guerre Trump.
Ah ou c'est vraiment pas sympa. Oui. Non, c'est un groupe de parole.
Puis s'il y a un problème de trit d'ormous et si la paix est rétablie, peut-être qu'on en verra une petite corvette pour regarder faire des ronds dans l'eau. Mais c'est un premier pas. C'est mieux que de ne rien faire.
Pardonnez-moi, je reprends, je rebondis. Je suis très fier de mon groupe de parole. Je suis très très fière de moi.
Très f de moi. On revient sur votre groupe de de parole ou de votre cellule de crise en en ricanant. Je vous ai entendu Ricaner.
J'ai entendu le sous-texte hein. Euh pardonnez-moi, mais moi je préfère être du côté des cellules de crise et du groupe de parole que de celui qui vient d'assassiner, hein. Et donc là en fait vous êtes en train de me dire ça.
Donc je suis très contente que vous vous rangiez à mon opinion sur le fait que effectivement Donald Trump vient de mettre un bazar pas possible et qu'on a besoin de ce groupe de parole pour essayer de mettre de l'huile dans les rouages parce que c'est ce qui va se passer. Parce que vous voyez ce qui va se passer au Liban là, c'est que là pour le moment on se fait virer, les soldats français de la finule se font virer et cetera. à la fin, ce sera tellement le chaos qu'on aura besoin des Français.
Et c'est comme ça que ça va se passer. Et là, ça va être pareil. Quand toutes les monarchies du du golfe persigue en auront marre de payer pour les Américains et de pas être protégé, et ben vous savez quoi ?
Ils seront contents d'avoir les Français, ils seront contents d'avoir l'Europe. Donc c'est peut-être un groupe de parole mais au moins le groupe de parole il prépare l'avenir alors que l'autre là il vient d'assassiner tout le monde. Donc merci enjeu il y a un enjeu considérable quand même au-delà de tout ça.
Moi je effectivement je me suis gossé tout à l'heure sur les capacités militaires, sur la possibilité pour ces 40 pays de sécuriser 40 km 400 pardon kmè de côte iranienne. Évidemment les Américains n'ont même pas essayé. Ces pays ne peuvent pas le faire. ne peuvent donc pas de facto assurer la sécurité dans le détroit d'ormous s'il n'y a pas la paix.
En revanche, il y a un énorme problème qui est cette idée de de péage. Cette idée qui commence à murir. Certains armateurs ont déjà payé des sommes qui vont de 1 à 2 millions de dollars et pour eux c'est pas inintéressant.
D'ailleurs, le PDG total le disait, même notre ministre des finances s'est un peu pris les pieds dans le tapis parce que 2 millions de dollars par rapport à 30 millions de primes d'assurance, bah finalement économiquement c'est pas totalement idiot et ça il faut y mettre un terme le plus rapidement possible. Peut-être que cette réunion et l'Élysée y arrivera. Une courte pause, vous retrouvez Carol Coralidium pour la météo et puis on se retrouve, on va vous faire écouter une déclaration d'un gardien de la révolution jusqu'ici.
Vous me direz bon d'accord. OK. Et et quel est l'intérêt ?
Et bien dans cette déclaration, on voit que ce régime, il est scindé en deux, qu'il est divisé et donc forcément fracturé et affaibli. [musique] Toutes nos explications à suivre. À tout de suite.
Mesdames, messieurs, vous n'avez pas vu ce qui s'est passé en coulisse, mais 2 secondes avant que nous reprenions l'antenne avec Magalie, [musique] quelqu'un est venu nous glisser un papier que nous n'avons même pas eu le temps de lire. Je crois que les téléspectateurs l'ont vu puisque notre rédacteur en chef est passé pour la caméra pendant la météo de Coralidiot. Très bien.
Bah donc je je vais vous lire le papier qu'on nous a apporté. Trois pétroliers iraniens sont sortis du golfe par le D3 d'Ormous avec 5 millions de barils de pétrole [musique] brut, les premiers depuis le blocus imposé par les États-Unis aux ports iraniens. Alors ça veut dire que ils ont franchi le blocus ces trois pétroliers iraniens qu'ils ont franchi le blocus américain.
À mon avis ils l'ont trois ça se voit. Je sais pas Grégory Philippe est avec nous. Je pense qu'ils l'ont franchi avec l'accord des Américains.
J'ai peine à croire qu'ils aient réussi à faire ça euh en loosday comme on dit. Tout à fait. En fait, l'information vient d'une entreprise française qui s'appelle Capler qui euh euh cartographie en temps réel tous les flux de pétrole et de matière première sur la planète.
C'est un outil qui est assez précis qui permet de vérifier bah le chemin de telle ou telle cargaison. Et donc selon cette entreprise française, effectivement trois pétroliers iraniens qui seraient partis de euh du fond du golfe Persique serait aurait passé le D3 d'Ormous puis serait sorti du golf. H donc ils ont franchi la petite les pointillers jaunes qu'on voit.
Ils ont franchi les pointillers jaunes, c'est-à-dire la la barrière américaine. C'est ce qu'on comprend. Alors, je pense comme vous que c'est assez peu probable que trois pétroliers, vu la taille des embarcations, puissent discrètement se faufiler entre la quinzaine ou la trentaine de bateaux.
On ne sait pas exactement qui forme cette barrière américaine qu'on voit là. Donc, qu'est-ce que ça signifie ? Ça peut vouloir dire que ces trois navires ont obtenu une dérogation pour passer pour des raisons qui qu'il faudra évidemment expliquer.
Est-ce que cette dérogation a été donnée dans le cadre des négociations qui sont en cours ? C'est tout à fait possible que ce soit une espèce de gage de bonne volonté de gage de bonne volonté de signe. OK, on est en train de discuter, on va laisser passer trois navires.
En tout cas, c'est une information importante. Ça veut dire que vous avez trois bateaux iraniens qui a priori ont donc passé ce ce blocus américain alors que la règle est dictée, vous savez, par le SCOM, c'était interdiction pour tous les navires qui quittent des ports iraniens de sortir du golf. Et ces navires cachent toutes cochent toutes les cases parce que vous avez raison, il partait d'un port iranien.
Donc ça normalement c'est interdit par les Américains. Ce sont des navires iranien. Ils ont passé des trmous des en plus ce sont des des navires sous sanction américaines.
Donc effectivement euh logiquement ce sont piles ces navires là que les Américains ne voulaient pas voir passer. Voilà. Je je crois pas à l'hypothèse d'un trou dans la raquette.
Ça me semble. Je pense plutôt que vous voyez bien que ça s'agit de beaucoup en ce moment notamment par l'intermédiaire des Pakistanais et du maréchal Mounir. Je pense qu' un moment donné il y a eu un coup de fil entre Islamabad, Washington, Teron pour dire bon on va laisser passer ces trois bateaux là.
Bien le général du Tartre est avec nous. Bonjour mon général. Bonjour Éric.
Nous sommes avec le professeur Jean-Jacques Roche, directeur de l'Institut supérieur de l'armement et de la défense. Merci d'être avec nous. Isabelle Saporta est là.
Bonjour Isabelle. Rebonjour. Renault Pila également et nous avons été rejoint il y a quelques instants par Joséphine Star directrice des études et des relations internationales du ST Sinopia.
Quant à vous, je n'ai pas votre CV. Je n'ai pas votre CV. [rires] Faudrait l'envoyer numéro de carte de presse.
Vous savez au moins que je suis Nantaise en partice. Bon ben vous avez la base. Et Magalie, ça suffit.
Magalie. Magalie. Bon, on va commencer.
Il y a plein de choses dont on doit parler aujourd'hui. Il faut qu'on vous parle quand même de ces fissures au sein de la République islamique diront diront du régime. Le régime se fissure à quel point on sait pas exactement mais on commence à avoir des documentations, des renseignements qui se précisent de jour en jour.
Oui, Niven enquêté. On va écouter effectivement ce qu'elle a réussi à trouver. Mais on a une preuve publique.
Hier, alors je ne sais pas si vous vous en souvenez, on on vous a fait écouter une interview d'un membre des gardiens de la Révolution et ce qui a retenu notre ascension, c'est une petite formule qui peut paraître anodine mais qui veut dire beaucoup. Écoutez attentivement. Ce n'est que mon opinion personnelle mais je suis totalement opposé à la prolongation du CC de feu.
Le régime se f Ce n'est pas mon opinion personnelle mais je suis opposé au CC feu. Déclaration spectaculaire. C'est-à-dire que jusqu'ici le gardien, les le régime iranien ne parlait que d'une seule voix, n'agissait comme un seul homme.
Et là, on a un représentant du régime et pas des moindres qui dit pour moi, selon moi, selon mon opinion personnelle, j'aimerais qu'il y ait pas de cesser le feu. Donc c'est un aveu pour nous qu'effectivement il y a des lignes qui ne sont pas les mêmes au sein même du régime. Vo ça pourrait vouloir dire que d'une certaine façon les frappes ont quand même produit leur effet. ces frappes dont on dit qu'elles n'ont pas été très utiles, elles ont quand même elles auraient produit cet effet là, c'est-à-dire de taper tellement fort que Oui, ce serait toute mère, c'est ce que le peuple iranien pourrait espérer de mieux, c'est qu'il y ait des dissensions au sein de l'équipe dirigeante entre guillemets de telle manière qu' pas qu'une seule position qui est celle du grand Satan pour les Américains et du petit Satan pour pour Israël.
Donc effectivement, c'est c'est c'est en apparence une bonne chose. Après ce qui mon avis pour le peuple avant tout, c'est de le cesser le feu et surtout de trouver un protocole de paix entre les Américains et et les Iraniens et et libérer les trois d'ormous. À mon avis, c'est la priorité dans la mesure où tout le monde s'y retrouve.
Donc ça c'est un point non négligeable et qui montre que si la guerre continuait genre de fissure c'est pas fait pour se refermer mais plutôt pour s'agrandir. Alors nine pot justement travailler le sujet c'est assez édifiant hein. Moi je je l'ai découvert tout à l'heure c'est c'est extrêmement édifiant.
Vous allez voir que il y a vraiment une espèce de confrontation aujourd'hui entre des durs de dur et d'autres qu'on se refuse à appeler d'ailleurs les réformateurs hein qui seraient plutôt les pragmatiques. En tout cas, Nivine, vous avez la parole et on regarde de très près votre enquête parce que finalement toutes les émissions qu'on fait depuis des jours et des jours, c'est dans l'espoir pour l'immense majorité d'entre vous de voir ce régime tomber. Bon ben voilà, est-ce que ces fissures sont une amorce de la chute du régime ?
Je vous laisse juge écouter Nivine Potros. Alors effectivement, on parle souvent du régime iranien. En réalité, il y a deux régimes actuellement en Iran avec d'un côté les radicaux.
Ils tiennent aujourd'hui les reennes du pouvoir. On les surnomme le cercle Abid. C'est le nom d'une figure qui a sacrifié sa vie pour l'Iran.
Et parmi ces radicaux, on retrouve ces trois hommes. Je vais les vous les présenter tour à tour. D'abord, il y a Mossen Reza.
C'est un conseiller, c'est le conseiller militaire de Mtaba Ramene, chef des gardiens de la révolution pendant 16 ans. En Iran, on le connaît parce que il a ordonné l'exécution de son propre fils. Pourquoi ?
Tout simplement parce que son fils était membre de l'opposition. Il a fait tuer son propre fils car de car opposant au régime iranien, ce qui dit évidemment beaucoup de l'homme. À ses côtés, il y a Ahmad Vaidi, fondateur et commandant de la force hal pendant 17 ans, désormais devenu chef du corps des gardiens de la révolution.
Lui aussi, il est connu évidemment pour sa radicalité, pour sa brutalité. Enfin, il y a Mohamed Bagder Zolgatar. C'est le nouveau chef de la sécurité nationale iranienne.
Et ces trois hommes, ils incarnent la ligne dure du régime. Ils sont opposés aux négociations. Ils refusent la prolongation d'un cesser le feu.
Ils veulent se battre tout simplement. Face à eux, il y a ce qu'on pourrait appeler les pragmatiques qui militent plutôt pour une solution euh diplomatique. Discussion évidemment avec les Américains.
Parmi ces pragmatypes, il y a Mohamad Kibaf. C'est le président du Parlement iranien qui est devenu le négociateur en chef de l'Iran, devenu aussi ces derniers jours figure anti moshtaba hameney. Tant ces prises de position sont vraiment très différentes du chef de du régime des Mola.
Autre pragmatique, le président Massou Pzekian et également le chef de la diplomatie Abas Arachi. Ces trois hommes militent pour une solution diplomatique. Ils veulent la signature d'un plan de paix, ce qui est totalement rejeté par les radicaux.
Alors, on ne sait pas vraiment laquelle de ces deux lignes à l'ascendant à l'ascendant aujourd'hui, sauf qu'il y a des signes comme quoi ce régime est en train de se durcir malgré tout. Exactement. signe que c'est vraisemblablement les radicaux aujourd'hui qui gouvernent en Iran.
Parmi ces signes, le plus flagrant, c'est la présence de ces hommes. Regardez bien cette image. Ces hommes que vous voyez pavader dans les rues iraniennes, ce sont des membres de la milice irakienne Al Shabi.
Ils sont ici dans la ville d'Adaban. On est dans l'ouest de l'Iran, à la frontière entre le Kuwait et l'Irak. On le voit ce qu'on voit.
Il avance comme ça dans les rues avec son drapeau et face à eux et bien les Iraniens les saluent visiblement satisfaits de leur présence. Ces hommes, ce ne sont pas n'importe qui parce que pour l'opposition iranienne et bien ces miliciens, ils sont là tout simplement pour maintenir l'ordre et réprimer la population notamment dans les zones périphériques. Ces derniers jours, on a vu de nouveaux convois, des véhicules partant d'Irak et arrivant en Iran.
Selon la chaîne arabe NBN, des membres du esbola pakistanais et du esbola afghan serait également arrivé en Iran ces derniers jours. Hier, Sarah Safari nous expliquait que selon l'une de l'un de ses interlocuteurs en Iran, et bien il y aurait également des miliciens syriens qui seraient arrivés dans le pays. Sarah Safari qui nous expliquait aussi, c'est très important, bien que désormais dans les rues iraniennes, il n'est pas rare non seulement d'entendre parler arabes, il n'est pas rare non plus de voir des drapeaux irakiens, des drapeaux afghans, des drapeaux pakistanais, car ces miliciens sont arrivés en Iran pour faire respecter les règles des gardiens de la révolution de cette ligne la plus radicale.
Donc merci beaucoup Nivine Potros, Joséphine Staron. Deux choses là que je retiens, c'est qu'on va on va revoir la le visage de ces trois radicaux que Nivine a pris pour illustration. C'est quand on est radical en Iran, ça rigole pas ce personnage qui est à gauche, Mochen Raï, c'est lui qu'on a entendu au début.
Ouais, c'est lui qu'on n'aurais pas voulu se cesser le feu. Ouais, il n'aurait pas voulu se cesser le feu. Et cet homme sur la gauche de votre écran, c'est donc celui qui a fait exécuter son propre fils parce qu'il faisait partie de l'opposition au régime des mola en Iran.
Ça c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que tout autour de l'Iran, il y a des pays musulmans avec des minorités chiites et que ces minorités chiites se sont constituées en nombreuses milices et que là, elles ont franchi les frontières. Elles sont entrées en Iran.
Elles sont en train de donner un coup de main à la République islamique d'Iran pour euh pour euh bah pour mat les éventuelles rébellions et surtout surveiller, fliquer les 90 millions d'Iraniens. Oui. Alors, il y a quand même un paradoxe.
Euh certes, la ligne radicale a l'air de d'être la la plus celle qu'elle voit en poupe, malheureusement, on va dire en Iran. Et quand on a un personnage qui est capable de de tuer son propre fils, effectivement, bon, on peut être un peu effrayé, je pense, par le personnage. Mais le paradoxe, c'est que lorsque vous êtes obligé de faire appel à des personnes étrangères, extérieures à votre régime pour vous aider à maintenir l'ordre, c'est que vous avez un problème en interne.
On le voit dans toutes les révolutions ou dans tous les les régimes les plus durs, si vous êtes contraint de faire appel à une aide extérieure pour vous aider à maintenir l'ordre, c'est que vous êtes en difficulté. Pour l'instant, on est incapable de dire ce qui se passe réellement au sein de de de ces forces dirigeantes entre les radicaux, les un peu moins radicaux. Mais ce qui est certain, c'est que c'est pas forcément bon signe pour la stabilité du régime que d'avoir à faire appel à des des extérieurs.
H professeur Roche, je ne suis pas spécialiste de l'Iran, donc je ne peux pas connaître ces ces divisions internes, mais ça me rappelle ce discours me rappelle furieusement l'ancienne criminologie et il y avait toujours les méchants avec des mines patibulaires et là manifestement on a un très méchant et puis à côté il y avait des plus pragmatiques et c'est comme ça qu'on nous a vendu à au décès de Brechnef, on nous a vendu Chernenko. Et au décès de Ternnenko, on nous a dit Andrep. Ah ben finalement Andrepov est très pragmatique.
Andrepov sortait quand même directement du KGB dont il était directeur. J'avais compris criminologie de la créelinologie les créelinologues. Les créelinologues spécialistes et plus près de nous ça a été la même chose avec Medvedf.
On nous a vendu Medvedf comme un pragmatique en fait un libéral. C'est totalement du [rires] bidon. Donc il faut faire quand même par rapport à ces connaissances passées, il faut faire très attention des informations qui peuvent sortir de ces régimes refermé sur eux-mêmes qui cherchent vraiment à manipuler l'opinion.
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de tension interne, mais il est très difficile de pouvoir les interpréter de l'extérieur. Et puis puis les hommes changent. Les hommes changent aussi.
Moi je me souviens dans une interview suite à un livre que j'avais fait, j'avais j'avais eu peur du gauchisme de Robert Ménard. Robert Ménard m'avait interviewé, vous imaginez ? Et c'est ma femme qui m'a remis ce souvenir en mémoire et je me souviens, j'étais tout jeune journaliste, j'avais fait un livre sur la droite française et cetera et j'étais terrorisé par le fait que Menard qui était très à gauche époque Robert reporter sans frontières m'assassine en direct.
Vous imaginez les hommes changent, les femmes changent en fonction du contexte politique y compris ces radicaux iraniens. On sait plus trop dans quel état on va les trouver. a changé surtout peut-être ce régime est scindé en deux.
On l'a vu avec l'enquête de Nivine Petros, on l'a vu avec cette interview qui était un aveu. Finalement, un aveu. Je pense je voudrais que alors que le CC le feu a été signé et je n'en voulais pas, le régime des gardiens de la révolution, le régime des Mola n'a jamais parlé comme ça.
À chaque fois, il y avait une seule ligne officielle qui était suivie par tous. Est-ce que ça voudrait dire que ce régime est tellement affaibli qu'il pourrait y avoir des liquidations internes ? C'est ce que pensait hier soir sur notre antenne le grand reporter Lucas Manger.
Le calcul que font les les renseignements israéliens depuis le début, c'est d'essayer de scinder de scinder de scinder et de créer des divisions pour qu'au final il s'entretuent. En décapitant un certain nombre de membres du régime comme Sopia le disait très justement et surtout la tête qui tenait cet ensemble, ils espéraient faire en sorte que ils allaiit s'entretuer. C'est peut-être ce qui est en train de se passer sauf que honnêtement on est on n pas le détail, on sait pas quelle est leur marge de manœuvre entre les pragmatiques et les durs.
Ce ce qui est terrible, c'est que jamais on a été confronté à une telle opacité. Il on parle d'une guerre dans un pays où il y a pas de journalistes. Il y a Si Gazi qui est là-bas sur place qui renseigne toutes les chaînes de télévision.
Il est il estant mais on a il y a pas les rédactions qui peut y avoir euh il y a pas les journalistes qui peut y avoir en Ukraine. Donc on on c'est terrible pour nous. Voilà, on on guettete le moindre signal faible en se disant Grégory Philips peut-être que il y a une guéguer en ce moment au sommet de l'appareil entre les pragmatiques et les et les radicaux.
Et c'est dur de travailler comme ça. Tout tout ça dans un système qui avant même la guerre était totalement gangrainé par les services de renseignement. Enfin, on a vu ça avec les éliminations ciblées.
Il y avait des espions notamment des services secrets israéliens qui étaient au plus haut de l'État. Ça a été ça a été prouvé. Donc oui, dans ce au quasiment à 50 jours de guerre. on voit que euh dans quelques jours peut-être la pièce va retomber d'un côté ou de l'autre notamment avec ces ces négociations.
Donc oui, il y a des enjeux de pouvoir à l'intérieur de cette République islamique d'Iran qui sont absolument phénoménaux. Même si à ce stade, et encore une fois, vous avez raison, on regarde tout ça un peu à la jumelle, on a l'impression que ce sont quand même les gardiens de la révolution qui dirige le pays, qui dirige les négociations, qui qui donnent le tempo. Certes, Ralif discute avec les Pakistanais et les Américains, mais à ce stade en tout cas, sur le le maintien du pays et notamment de la répression, on en a beaucoup parlé ici, les gardiens de la révolution sont encore au pouvoir.
Est-ce que effectivement général ça peut être une probabilité si jamais effectivement les la sission est très importante entre ces deux camps ? Est-ce qu'il pourrait y avoir comme le dit Lucas Manget des liquidations internes ? Ben, c'est ce que les observateurs qui sont pas pro euh euh régime là souhaitent en fait hein euh on est beaucoup à vouloir que c'est on voit pas comment faire tomber le régime autrement que par l'intérieur.
Mais euh c'est vrai que c'est euh et je je rajoute au fait que non seulement il y a pas journalisme, il y a pas d'internet, il y a pas de de remonté. Donc il y a des coups de téléphone qui peuvent passer aussi ou là. Euh mais c'est extrêmement difficile de de savoir et c'est pas très réjouissant en fait quand on voit sur tous ces mil effectivement ça montre quoi ?
C'est que on veut absolument museler toute toute forme de rébellion ou de remise en question et on espérait tous que les curdes bougent. Les cures n'ont pas bougé pour l'instant hein. Euh Trump a a annoncé l'autre jour où a avoué qu'il avait fait passer des armes au Kurdistan.
Mais pour l'instant il a pas nommé mais on voit pas trop à qui d'autre il aurait pu. Il a dit il a dit qu'elles avaient été volé plus qu' avit été volé volé. Et à qui parmi ces pragmatiques Donald Trump parle-t-il ?
Parce que c'est une révélation du sénateur Linegram proche de Donald Trump. Il l'a dit hier sur Fox News et c'est assez spectaculaire. Regardez, il dit "C'est un breaking news." En gros, je vous fais une révélation.
Donald Trump parle directement avec les Iraniens. C'est lui qui négocie. Le président américain serait lui-même en train de négocier.
Il va plus loin l'inram, il dit "Donald Trump était au téléphone avec les Iraniens il y a quelques jours et ça a vite chauffé au point que Trump a dit haut effort à l'Iran ce qui se passerait s'il continuait à jouer à ce jeu-là." Il a même perdu sa voix. J'aimerais pas être l'iranien au bout du fil à ce moment-là.
Mon hypothèse, j'y vois un un léger recadrage de Jid Vens parce que JD Vens, il a été à Islamabad et il avait passé son temps à dire que cette guerre ne servait à rien, qu'il était opposé à cette intervention et qu'on pouvait faire autrement. Euh on a l'impression que Trump l'a envoyé euh sympathiquement euh euh négocié avec les Iraniens en disant "Écoute mon gars, tu étais opposé à ma guerre, euh tu le fais savoir indirectement, bah débrouille-toi, va négocier avec les Iraniens." Il est revenu euh au bout de quelques heures totalement bredouille et là Trump reprend totalement le dossier.
C'est lui qui fait l'annonce sur l'accord de cesser le feu avec entre le Liban et Israël. C'est lui qui euh fait dire par l'instram que il discute directement avec les Iraniens. Donc sur le plan politique intérieur américain qu'il ne faut jamais oublier, moi j'y vois quand même.
Voilà, Trump reprend le reprend la main. Dev, on l'entend plus d'ailleurs. Mais c'est possible que Donald Trump négocie lui-même là en ce moment avec son téléphone.
Alors, on a demandé à des Iraniens a priori si c'est vrai, ça pourrait être avec Ralbaff, le président du Parlement iranien ou Arakchi [grognement] qui est parfaitement anglophone euh qui est souvent invité d'ailleurs dans les talk show américains, dans les morning show, les matinales et cetera. Donc, ce sont les deux interlocuteurs possibles pour Trump. Donc il parle peut-être avec Ralibaf, avec Margot Hadad et peut-être avec [rires] C'est drôle.
Pourquoi pas Isabelle ? Oui, écoutez, on enfin effectivement, je suis d'accord avec ce que vient de dire Grégory. On nen sait rien effectivement avec euh Donald Trump, il prend tout le monde au téléphone, il a envie de retirer la couverture à lui.
Vous vous souvenez des blagues qui circulaient la semaine dernière quand il disait qu'il discutait avec euh avec des Iraniens, il y avait le cartoon où il était chez un psychiatre qui lui disait "Alors, ces Iraniens avec lesquels vous parlez, ils sont où dans la pièce ?" Donc écoutez, espérons que là il est un interlocuteur et que ça avance. Moi, je il semblerait qu'il y en ait un.
Enfin bon, on sait pas qui, on sait pas comment. Moi je peux pas, j'arrive pas à vous faire une analyse sur des informations qu'on a pas avec Trump qui dit qu'il ira peut-être la semaine prochaine à Islamabad en cas de signature d'un accord, ce qui serait une photo extraordinaire. Enfin, le 47e président des États-Unis euh serrant la main, je sais pas, de Ralibaf ou de n'importe quel représentant de la République islamique euh que qui qui est un pays qui depuis 47 ans vomit l'Amérique, ce serait quand même euh pour les Iraniens, il faut bien le dire, une reconnaissance diplomatique absolument incroyable.
Donc donc ce vendredi, quand même vendredi assez extraordinaire, on a parlé tout à l'heure de la perspective d'une paix entre le Liban et Israël. On parle maintenant de la possibilité, on verra si ce ne sont que des mots ou pas, que Trump se rende à Islamabad pour effectivement cette négociation. Donc et peut-être un protocole d'accord sur le nucléaire.
Peut-être un protocole d'accord sur le nucléaire. Voilà, vous venez de faire une liaison magnifique. C'est ce que je voulais évoquer.
Merci à vous, Renault Pila. Le nucléaire, c'est ce que le nucléaire, l'obsession des Iraniens de se doter de l'arme atomique serait-elle en voie d'être réglée par euh par cette guerre et par Donald Trump ? C'est la question qu'on peut se poser.
Et oui, parce qu'avec une affirmation spectaculaire du président américain encore hier soir qui a dit pas mal pas mal pas mal de choses dont ça, les iraniens seraient prêts à céder leur uranium. Écoutez, ce qu'il y a de plus important, c'est que l'Iran n'est pas d'armes nucléaires. Ils sont d'accord sur ce point.
Ils ont accepté et c'est une acceptation très forte de leur part. Ils ont accepté de nous rendre les matières ficiles. Donc, nous avons un très bon accord avec l'Iran et je pense que ça connaîtra une issue positive.
Ils ont accepté quoi ? Qu'est-ce qu'ils ont accepté ? Ouais.
De rendre l'uranium enrichi. Quelles sont vos interventions ? Parce qu'il y a Mathieu à Carman qui nous attend.
Ah ben Mathieu, attendez, on va aller voir. Ah mais si Mathieu é à Washington, il va nous le dire. Mathieu et Julie Janus, Mathieu Carman, vous vous savez tout.
Vous êtes à Washington tout près du président des États-Unis. Il est tôt, il est aux alentours de de 8h du matin à Washington. Que vous a dit Donald Trump ce matin au réveil, mon cher Mathieu Carman ?
Comment est-ce qu'il va procéder pour récupérer l'uranium enrichi ? les 400 kg, les fameux 400 kg qu'on cherche depuis le début de la guerre israélien et américain qui servirait à fabriquer des bombes atomiques. Comment va s'y prendre Donald Trump à qui vous avez forcément parlé il y a quelques instants ?
Dites-nous la vérité. [rires] Je je suis en ligne permanente avec Donald Trump, le président des États-Unis, mais plus sérieusement Donald Trump qui n'a pas pris la parole à cette heure-ci. Il est encore 8h.
Il est actuellement en déplacement du côté de Las Vegas. Il se rendra tout à l'heure dans l'Arizona. Donald Trump qui hier semblait très optimiste ici à la Maison Blanche avant d'embarquer à bord de Marinoine, vous l'avez dit, il annonce un accord, un deal avec les Iraniens.
Ils vont céder l'uranium enrichi. Quelques 440 kg qui sont enfouis à plusieurs centaines de mètres sous terre du côté de l'Iran. Et Donald Trump, très optimiste, qui dit "Oui, ils vont nous le donner.
Ils disent adieu à l'arme nucléaire." Alors, comment va-t-il s'y prendre ça ? C'est toute la question.
C'est le secret le mieux gardé ici à la Maison Blanche. Mais vous le voyez, c'est un vent d'optimisme qui souffle au-dessus de Washington. Et vous en parliez il y a quelques instants.
Il faut savoir que Donald Trump a pris a mis une pression maximale sur les Iraniens. On a appris par la voix du sénateur Graham qu'il était très en colère ces derniers jours. Il l'a d'ailleurs lui-même confirmé sur Fox News avant-hier.
Il dit "Je n'ai plus beaucoup de voix." Pourquoi ? "Parce que j'ai passé la journée à hurler sur les Iraniens." Pourquoi ?
Et bien c'est parce que c'est le seul langage qu'ils comprennent. Alors Donald Trump qui fait donc preuve d'optimiste et qui annonce également qu'il pourrait se rendre à Islamabad dans les prochains jours au Pakistan pour entériner définitivement cet accord avec les Iraniens et tout de même une petite une petite interrogation sur les coulisses qu'il y a actuellement à la Maison Blanche. Hier, j'ai me suis rendu justement là où décolle Donald Trump et il y a cette petite salle que l'on traverse pour se rendre sur la pelouse à l'arrière de la Maison Blanche et à l'arrière du bureau oval.
Et il y a un gros cadre qui est exposé au mur avec une photo de Donald Trump et Vladimir Poutine. Alors, il y aura-t-il dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, une photo de Donald Trump au Pakistan, à Islamabad signe en cet accord ? Et bien, c'est l'avenir qui nous le dira.
Et oui, ça c'est pas mal. Vous avez raison. On scrutera les les murs de la Maison Blanche avec peut-être ce moment historique.
Merci beaucoup Mathieu. Avec Julie Janus, optimisme de la part de Donald Trump qui fait des annonces coup sur coup sur le cesser le feu au Liban, sur le nucléaire iranien, sur les discussions qui vont bon train d'après lui qui pourrait reprendre directement ce weekend et lui-même qui pourra aller à Islamabad. Est-ce que c'est une stratégie de négociation ou est-ce qu'effectivement il peut y avoir un fond de vrai dans ce qu'il dit ?
Non, il veut la photo et Mathieu a parfaitement raison. Euh de de rappeler cet exemple, moi pendant le premier mandat, j'étais allé à Singapour pour la rencontre avec Kim Jan Brun euh le dictateur nord-coréen. Vous vous souvenez quelques semaines auparavant, euh il menaçait de détruire la Corée du Nord en appuyant sur le bouton atomique.
Il disait qu'il avait un plus gros bouton que le dictateur nord-coréen qui l'appelait euh Rocketman. Et puis d'un seul coup euh on se retrouve à Singapour poignée de main euh accord historique et Trump qui dit "Non mais Kim Jongoun m'envoie des lettres d'amour formidable qu'il montrait à ses visiteurs dans le bureau Val en disant regardez encore ce qu'il m'a écrit il m'adore." Bon résultat on a eu la photo qui était pareil enfin lunaire lunaire enfin abracadabrantesque.
Cette photo incroyable du dictateur nord-coréen et du président des États-Unis. Et qu'est-ce qui s'est passé le lendemain ou la semaine d'après ou le mois d'après ? Kim Jong Un a poursuivi ses essais nucléaires, son programme balistique et cetera.
Donc cette diplomatie euh trumpienne euh repose un peu effectivement une une logique de d'esbrouf de chaud et en tout cas sur l'exemple nord-coré, il y avait eu aucune suite et d'ailleurs la Corée du Nord reste une menace nucléaire. Il avait sa photo comme avec Vladimir Poutin d'ailleurs il a eu la photo, il sait rien pour faire. Voilà les amis, juste je tenais à vous dire que vous le savez peut-être mais Kirstarmer le premier ministre britannique est à l'Élysée.
Il a déjeuné avec Emmanuel Macron. Il va être rejoint dans les prochaines minutes. C'est pour ça la grille de l'Élysée est ouverte parce que Frédéric SM le le premier le chancelier allemand devrait arriver dans les prochaines minutes.
On attend également l'italienne Georgia Meloni qui devrait arriver. Les euh ces chefs d'état, ces quatre chefs d'état sont réunis mais ils vont être rejoints en vision en visoconférence par euh euh 35 36 autres chefs d'état, au total une quarantaine de chefs d'État qui vont parler euh cet après-midi de la nécessité absolue de sécuriser le détroit d'Ormous une fois que cette guerre sera finie. On peut-être parler des moyens mettre en œuvre. v peut-être parler de la brutalité de l'intervention américaine.
On sait pas trop ce qu'il vont se dire mais manifestement il y a une coalition des bonnes volontés pour rendre sécure le franchissement du détroit d'Ormous par les cargos, par les pétroliers, par les vraquers dans les prochaines semaines. Donc sans les Améains, sans les Américains, les Américains n'ont pas été invités. Donc on regardera quand même les arrivées de Mélonie et de et de Merz dans les prochaines secondes ou les prochaines minutes à l'Élysée.
Et nous en revenons à ce que nous disions. Est-ce que quelqu'un a une idée de la façon dont on peut récupérer ces 400 kg du d'uranium enrichi ? Enfin, c'est ça ça paraît totalement fou.
Et en même temps euh les les les Vous disiez d'ailleurs Renault Pila tout à l'heure vous disiez, c'est très intéressant, vous disiez finalement ces 400 kg, ils n'ont pas besoin de plus. C'est leur seuil, c'est leur c'est leur façon. On n' pas besoin de la bombe atomique.
On a juste besoin que tout autour dans la région, les gens sachent que on peut fabriquer la bombe atomique avec cet uranium enrichi. Mais comment renoncerait-il à cette arme de dissuasion massive les Iraniens ? Comment renoncerait-il à cela ?
On voit très bien que tout est centré dans le fonctionnement de la République des Mola vers vers ça, vers l'uranium, l'uranium, l'uranium et donc la bombe atomique. Ils veulent le garder à tout prix. H ils veulent garder à tout prix cet outil qui permet dans la région d'apparaître comme une grande puissance à côté d'Israël.
Ce qui va si jamais il y avait une paix fragile dans les semaines et les mois qui viennent, ce qui domine vraiment le Moyen-Orient, c'est la grande confrontation depuis toujours entre l'Iran, cette immense Iran et Israël. Et la possibilité, c'est pas la possibilité d'une île comme disait Welbeck, c'est la possibilité d'avoir l'arme nucléaire. sans l'avoir.
Ça peut paraître extrêmement compliqué à comprendre, mais tous les experts du dossier qui ont négocié durant les années 2012, 2013, 2014, 2015 pour obtenir un accord en 2015 disent que et c'est l'expression, pardonnez-moi, assez assez euh pas technocratique mais assez diplomatique, rester sous le seuil. Les États sous le seuil, c'est les États qui n'ont pas décidé d'avoir concrètement l'arme nucléaire mais de dire attention, on a assez d'uranium enrichi. pour pouvoir l'avoir, ça suffit à être influent dans la région et c'est ça que les Iraniens ne céderont jamais, contrairement à ce que dit Trump où on aura de la poussière avec l'uranium, c'est mais c'est c'est du blabla poussière, ça terminera pas comme ça.
Voure qui s'avance à l'Élysée, on va la commenter en direct. Plus 400 kg que turanium, ça représente quoi à peu près 400 kg ? Normalement, on peut faire 10 bombes 10 bombes nucléaires 10 bombes atomiques avec si on va jusqu'à 90 % après nouvelle arrivée à l'Élysée donc mer et mer a priori donc le chancelier allemand qui arrive à son tour pour la réunion qui devait débuter aux alentours de 14h donc ça ne va pas tarder après le déjeuner entre Emmanuel Macron et Kir Starmer accueilli vous le voyez par le président français pour cette réunion encore une fois qui vise à la sécurisation du D3 d'Ormous toute une coalition se réunissait cet après-midi avec la présence de Kirstarmer, avec la présence du champier allemand avec la présence de la première ministre italienne qui va pas tarder arrivver et et plusieurs participants en visoconférence.
On peut peut-être rester dans la cour de l'Élysée parce qu'à notre avis Georgia Méloni ne va pas tarder. Magalie Bartès et Bastien OG, vous êtes vous sur place pour suivre cette réunion. On va le suivre en direct avec vous mais c'est un acte politique finalement à auquel on va assister cet après-midi puisque Georgia Menoni a décidé de venir en personnallysée non pas de participer simplement en visioonférence.
Ouais c'est vrai que c'est un geste fort que Georgia Meloni a décidé de faire le déplacement. Ça montre bien que le torchon brûle là entre Donald Trump et Georgia Meloni qui était tellement sa préférée, il faut dire que les critiques de Trump sur le pape ne sont pas du tout passé et puis cette guerre en Iran, elle est très impopulaire en Italie et ça oblige Georgia Méloni à prendre ses distances. Ce qui est très frappant, c'est à quel point on entend parler d'ailleurs italien dans la cour de l'Élysée.
Il y a beaucoup de présence de la presse italienne. Je croyais qu'elle avait du courage. Je me suis trompé.
Voilà ce que Donald Trump a dit dans la presse italienne. vous l'avez vu, elle va rejoindre tout à l'heure donc Kir Starmer, le chancelier allemand et Emmanuel Macron qui vont tout à l'heure donner donc le coup d'envoi de cette visioconférence avec des pays du golf, des pays asiatiques, en fait tous ceux qui n'ont pas voulu la guerre qui à qui elle a été imposée mais qui maintenant Bastien ont vraiment envie d'exister, d'avoir leurs mots à dire même si c'est pas pour tout de suite en fait. Oui, exactement.
Il y a un terme qui est beaucoup utilisé, martelé depuis hier soir par les conseillers du président Macron, c'est l'idée de troisème voix presque finalement de créer une coalition de non aligné pour dire "Nous sommes capables de nous réunir, nous qui n'avons pas voulu cette guerre, nous qui n'avons pas été consultés, ben finalement on veut aussi montrer les muscles, montrer que l'on est capable de se réunir et de s'organiser sans les États-Unis puisque à l'Élysée aussi, on assume de dire que les États-Unis ont pas été invités aujourd'hui. C'est une réunion de personnes qui ne participent pas à cette guerre. Alors, très concrètement, on va parler aujourd'hui euh de comment on peut finalement préparer le jour d'après, c'est-à-dire une fois que le calme sera revenu dans la région, et bien comment on peut escorter militairement euh les bateaux qui vont venir.
Alors que Georgia Méloni, vous regardez à bord de sa voiture rouge, est en train d'arriver. Elle va être accueillie par le président de la République, Emmanuel Macron. Ils vont donc se diriger, se connecter en visoconférence avec une trentaine d'autres pays donc pour justement parler de cette sécurisation du D3 d'Ormous et mais voilà avec quand même cet inconnu qui est que on attend quand même que les choses se calent dans la région et donc on est toujours dépendant de ce que feront les États-Unis.
Merci beaucoup. Ouais, Éric Magal, c'est intéressant vraiment que que la que la que la chef de la diplomatie italienne regardée soit là accueilli par Emmanuel Macron parce que finalement il y a beaucoup de ces pays européens de l'OTAN qui ont tellement été pris pourci par Donald Trump qu' les a traité de lâche parce qu'il refusait de s'engager et bien les voilà qui se réunissent entre eux pour essayer d'incarner en effet une autre ligne, une autre voie. Merci beaucoup.
On l'a vécu effectivement en direct, vous l'avez remarqué avec cette voiture rouge et Georgienne Méloni toute vêtue de rouge. Donc ça veut dire qu'elle est voyante, elle a choisi une tenue qui se voit. C'est peut-être pas anodin.
Et oui, entre parenthèses, la couleur rouge, c'est la couleur des républicains également. Moi moi je suis intéressé par le le la la la le le storytelling automobile. Euh Fré Schmers arrive avec une BMW allemande.
Euh de son côté Georgia Méloni est en Alpha Roméo Rouge. Saluto. C'est le salon de l'OTO dans la cour de l'Élysée.
Le salon de l'OTO. Bon bon général. Bon très bien.
Ils se réunit sont dou formidables Cocorico. Ils sont tous là. Ils font ils font l'acte d'ailleurs ces quatre chefs d'état de venir physiquement.
Ils avaient peut-être un calendrier, ils l'ont bouleversé. Bon mais il ils viennent pourquoi ? Enfin c'est c'est pas c'est pas la Seconde Guerre mondiale là.
Ils viennent pourquoi ? Ils se réunissent. Euh on disait tout à l'heure est-ce que c'est un cercle de parole ?
Est-ce que c'est une cellule de crise ? On va faire quoi ? On va dire peut-être si la paix revient, ben on veillera à ce que il y ait deux trois bateaux qui sécurisent le D3 Dormous une fois la paix revenue.
Bon [rires] non mais je suis en fait il y a beaucoup il y a beaucoup de lectures. La première lecture elle est vraiment politique et géopolitique hein. C'est-à-dire que que George Améoni comme le disait Magellie se déplace et s'affiche sur toutes ses couleurs rouges.
C'est c'est pas neutre en fait du du tout hein. Pas neutre. Vous avez vu la complicité affichée avec alors que normalement ils s'entendent pas très bien.
Était plus allié avec Donald Trump. Ah oui, montré une chaleur un revirement effectivement assez spectaculaire. La preuve par l'image là.
Absolument. La preuve par l'image et et donc c'est le poids est très fort hein. La communication aujourd'hui on le connaît hein.
Mais le fait que ces quatre dirigeants qui sont quand même le cœur quelque part de l'Europe physique euh c'est extrêmement important. Euh la seconde chose, c'est de voir sur quoi on est d'accord, on est pas d'accord notamment, on n'est pas d'accord sur le fait qu'il puisse avoir un péage à un moment donné, on est on est vraiment attaché à la liberté des mères et à la liberté du commerce. Donc ça dépasse même en fait le golfe Persique.
Et ça c'est le deuxième point. Et le troisème point si on y va à un moment donné et ben qui peut amener quoi en fait physiquement ? Mais c'est en même temps aussi que l'OTAN parce que c'est quatre pays de l'OTAN quand même majeur, vous rajoutez le Canada, c'est c'est c'est aussi le cœur de l'OTAN en dehors des États-Unis et donc c'est important que ces pays soient là et puis de montrer aussi une position qui n'est ni celle des Chinois, ni celle des Américains, ni celle des Russes.
Et ben il y a le reste du monde, les pays c'est c'est l'Europe, les puissances intermédiaires dont parlait le premier ministre canadien. Parce que dans cette coalition, on parle de quatre pays, Joséphine, mais dans cette coalition qui dit "On veut sécuriser, revenir à la situation d'avant, il y a 36 autres pays. Il y a quoi ?
Il y a les les pétromarchies du golf." C'est ça qui est très intéressant, c'est que on n'est pas euh uniquement en européen. Là, les Européens arrivent à coaliser autour d'eux tout un nombre de pays de puissance intermédiaire qui sont directement impactés par ce qui se passe au Moyen-Orient et impacté bien évidemment négativement.
Et quel que soit l'issue du conflit, finalement ça ne changera pas grand-chose à l'impact qu'aura eu cette guerre euh sur les régions du golf mais aussi euh pour tous les pays qui sont dépendants euh du transit euh d'hydrocarbure par les de trois d'ormouse. Et ça crée un précédent, un nouveau précédent parce que c'est pas la première fois que il y a un confus dans la région mais un nouveau précédent avec cette fois-ci des États-Unis avec lesquels finalement personne n'est véritablement aligné. Donc là, c'est très fort et moi, j'aimerais comparer deux images.
On a vu Friedrich Mertz et Emmanuel Macron et on a vu Emmanuel Macron aller chercher la main de Friedrich [raclement de gorge] Mertz qui on sait que les deux hommes ne s'entendent quand même pas très bien et Fredrich Mertz était assez dans la retenue quand même assez assez froid. En revanche, Georgia Meloni, c'est elle qui a pris la main d'Emmanuel Macron. Elle est arrivée en en militante presque et lorsqu'elle regarde la caméra, on a l'impression qu'elle regarde directement Donald Trump pour lui dire "Tu m'as rapproché euh de ce dont tu voulais me séparer." Et Donald Trump en insultant le pape il y a quelques jours a peut-être fait le plus beau cadeau qu'il pouvait faire à l'Europe, c'est cette unitélà parce que on l'attendait.
Euh Georgia Meloni, elle était pas loin de se laisser convaincre sur un certain nombre de dossiers euh de rejoindre K Starmer et Emmanuel Macron, mais sa proximité économique et commerciale et en matière de défense avec les États-Unis la retenait encore. Là, ça a été la goutte d'eau et aujourd'hui Georgia Méloni par son attitude, elle montre à Donald Trump qu'elle a rejoint le camp de ses puissances intermédiaires qui se coalisent. Je pense que c'est extrêmement important ce qui vient de se passer.
Très intéressant. La lecture politique d'Isabelle s'apporte maintenant. Oui.
Non, mais il a même réussi à à créer en insultant le pape un axe Pedro Sanchez et l'Espagnol Georgia Méini plutôt d'extrême droite. Donc enfin si on on considère qu'elle est extrême droite, c'est quand même assez remarquable parce que Pedro Sanchez est quand même à la gauche de la gauche hein mais effectivement réuni. Ce sont des pays très catholiques he je sais pas si vous avez déjà fait la semaine semaine sainte à Séville en Espagne mais on n'insulte pas le pape quand on on s'adresse effectivement au peuple espagnol ou au peuple au peuple italien.
Donc ça c'est vrai que je pense que le meilleur atout ça a été Trump finalement. Merci Trump. Je crois qu'il est en train de réussir à faire ce que nous n'avons pas réussi à faire jusqu'à présent, c'est-à-dire réunir l'Europe, nous coaliser.
Alors on peut effectivement ricaner de notre faiblesse en terme Oui. Oui. Parce que vous ricanez parce que depuis tout à l'heure vous avez dit que c'était une cellule psychologique et cetera.
Moi je vous dis, je suis du côté de l'équipe de la cellule psychologique. Je préfère être du côté de la rationalité et de la préparation de l'avenir que de celle que du côté du chaos. Et là effectivement Trump aujourd'hui au fond symbolise le chaos.
Quand on voit mais là je parle sous votre sous votre sort de se réunir vous pz vous vous pmez devant une réunion qui produira aucun effet. Je je vous savez je me je ne me pas je ne me pas me devant rien mais quand on on discute moi vous savez il y a l'amiral Malta quand il n'est pas ici il il m'écrit beaucoup et il me disait vous savez là en fait on se rend compte que les pétromarchies ne croient plus du tout à l'Amérique pour les défendre il ne croi plus même à l'industrie américaine. Donc si vous voulez juste du point de vue contribuable associé que vous aimez bien de temps en temps prendre chausser la prendre la casquette du contribuable associé je pense que même pour notre industrie d'armement ce sera très bien parce que demain les vous verrez les pétr monarchies elles seront de notre côté.
Alors mesdames messieurs, regardez Isabelle Sportant en direct. Voilà, ils sont tous réunis. Il y a beaucoup de chefs d'état en visoconférence hein, mais ils sont réunis les acteurs de cette réunion de Paris à l'Élysée aujourd'hui qui donc réunit des chefs d'état soucieux de réparer les dégâts causés dans le D3 d'Ormou.
Mais arrêtez de me prendre pour un pro Trump. J'essaie juste de penser contre moi-même de temps en temps. Une précision Éc qui est faite par l'Élysé par l'intermédiaire de Bastien Bastien Oger qui est à l'Élysée avec Magalie Bartes.
Ce serait une trentaine de pays h une trentaine de pays. Ce qui est déjà considérable dans cette coalition entre guillemets un début de coalition peut-être ce que j'appelle les nonalignés hein. Ça rappelle les années 50 60 70 voix.
Donc une trentaine de pays qui vont essayer de trouver euh et bien une un un accord pour trouver euh un poids entre la Chine et les États-Unis. Parce que effectivement euh je rebondis sur ce que dit Isabelle, le la présence des pétromarchies des pays du golf qui ont vu que l'alli américain euh n'était pas suffisant. C'est pas qu'il était pas suffisant, catastrophique, ils ont été ils ont été tirés en premier.
Ils ont été tirés en premier par les Iraniens qui ont choisi de façon extrêmement intelligente de ne pas viser Israël h mais de viser les pays du golf pour pouvoir assécher l'économie mondiale avec la hausse du prix de l'essence. Professeur, ouais. En en utilisant le terme 3e voix, on a vraiment un héritage gaulien. trisème voix, c'est de Gaulle en matière économique.
Mais là, le président Macron se situe vraiment dans cette tradition gaiolienne et il réussit quelque chose d'un point de vue diplomatique extraordinaire, à savoir que nous représentons à peine 1 % de la population mondiale. Or, la France prend la tête d'une coalition qui en fait n'a pas besoin d'être militaire car le D3 sera à la fin des hostilités quasiment obligatoirement réouvert simplement sous la pression des Chinois. Si le détroit d'Ormous est fermé ou est sous contrôle, ça veut dire que le détroit de Malaka qui est essentiel pour l'économie chinoise sera potentiellement sous contrôle dans quelques mois, quelques années, on le sait jamais.
Donc ça, les Chinois ne peuvent pas l'accepter. Tôt ou tard, le D3 d'mouse. Alors, c'est vrai, c'est difficile de se projeter, de faire des prévisions qui pourront toujours être contredit par une actualité qui va qui va très vite.
Mais rationnellement, le D3 doit être réouvert. Et donc ce qu'il faudra, c'est assurer non pas la sécurité militairement, mais assurer une présence diplomatique pour servir d'interface finalement entre l'Iran et les États-Unis potentiellement. voudrais quand même vous lire parce que je vous écoute, vous êtes tous en train de m'embarquer dans vos dans vos thèses passionnantes, hein.
Les Émirats arabes unis n'en peuvent plus des Américain et cetera. Bon, le conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis justement a déclaré ce matin que les pays du golf ont une vision différente de la République islamique et la considère comme l'ennemi principal. Nous sommes, dit-il, un émirati officiel des Émirats arabes unis.
Nous sommes conscients de la position de nombreuses sociétés arabes qui considèrent Israël comme l'ennemi principal. Mais le point de vue des pays du golf, des pays du golf doit être différent est différent. Pardon.
L'Iran est un pays qui a attaqué les pays du golfe avec des milliers de missiles et de drones. Et c'est pour cette raison que nous ne lui faisons pas confiance et que nous le considérons comme l'ennemi principal. Bon oui, voilà, dis que l'anti-américanisme gagne progressivement les pétromarchies, mais enfin, ils sont avant tout anti.
Et ben on a on a pas d' mais sauf que qui Trump hier il a dit quoi ? Il a dit qu'il discutait avec les dirigeants iraniens qu'ils étaient très sympas, qu'il échangeait très bien avec eux hein. Ils l'ont entendu ça aussi.
Il a des contrats militaires qui sont en train de changer. Visiblement les pays du golf qui acheté beaucoup Américains sont en train de se détourner de ce partenaire là. Gén vers qui ils vont vers qui ?
Les Japonais notamment les Européens également. La France est la France. Deuxème que ce serait formidable que ils achètent un peu plus de Rafal et de Charles Lecler hein.
Et l'exemple extrêmement intéressant au niveau des Imirats Arabunis, moi je les connais depuis très longtemps parce qu'on a beaucoup travaillé ensemble et je connaissais personnellement le patron d'Armeder Emirati à l'époque quand il a acheté des Mirages 2000. Et l'idée des des Emirat, c'est ils aimaient beaucoup la France. Faut savoir que euh Sherzayed et Chirac s'entendaient très très bien à l'époque et donc euh donc grosso modo c'était moitié des Français et puis des Américains quand même, il faut aussi moitié parce que il y avait beaucoup d'entrisme américain qui voulaient d'ailleurs que l'industrie militaire de défense disparaisse des Émirats et là il y avait une résistance extrêmement importante de de des Emirati.
Moi, je suis arrivé une fois en réunion comme ça euh où les Américains faisaient un un show de devant tous les responsables Emirati et euh on était euh on on était deux camarades euh français et puis euh Ral dit "Venez, venez avec nous, venez avec nous" et donc on était en tenue française et [ __ ] les Américains ils nous faisaient des têtes comme ça parce qu'il voulent absolument pas qu'on assiste à la conférence et on assisté à la conférence invité par les miratis et ça les mirati aimait en jouer et donc ils sont toujours dit voilà il faut il faut pas mettre tous les œufs dans un même panier en fait cet esprit Les Saoudiens ont beaucoup mis chez les Américains, ça va peut-être les interpeller quand même ce qui s'est passé. Les Qataris sont un peu plus partagé, les coetis, c'est beaucoup américains. Donc ces pays-là quand même, ça peut interpeller à l'exemple de ce qui se faisait aux Émirats.
Ce serait tout bénéfice pour les Français là parce que si on si on dit non à l'armement américain, on on ne peut que enfin il y a pas ils diront jamais non parce que ils ont vu la guerre du golfe numéro 1, ils savent quand même la puissance de frappe mais de partager un peu plus c'est possible. Vous disiez Isabelle tout à l'heure que finalement cette réunion c'était un peu les adultes dans les la pièce qui venaient réparer ce qu'avait fait un petit peu le gamin turbulent. Écoutez ce qu'a dit Donald Trump.
Il a résumé ce qui s'est passé au Moyen-Orient ces dernières semaines. C'est assez stupéfiant. Nous avons eu la meilleure économie de l'histoire de notre pays lors de mon premier mandat.
Et maintenant, nous explosons les compteurs malgré notre petit détour par ce charmant pays qui est l'Iran. Mais on a dû le faire parce qu'autrement des choses mauvaises auraient pu se produire. de très mauvaises choses.
Donc nous avons agi et je pense que vous allez voir des résultats incroyables. Vous savez pour ceux qui en doutaient, vous allez en voir. Le travail que nous avons accompli a été incroyable.
Jamais on avait Vladimir Poutin qui jamais n'a parlé de guerre en Ukraine mais d'opération spéciale. On a Donald Trump depuis le début qui minimise, qui ne parle pas de guerre au Moyen-Orient. Il avait parlé d'une petite expédition quelques jours, d'une excursion, pardonnez-moi.
Et là, il parle de petit tour dans ce charmant pays qui est l'Iran. Oui, avec la date butoire. Parce que si vous parlez d'excursion ou de petit détour, vous avez pas besoin du feu vert du Congrès.
C'est le 1er mai prochain, les 60 jours après le le déclenchement des opérations militaires. Donc en gros, il lui reste une douzaine de jours pour aller devant le Congrès et dire voilà, est-ce qu'on est vraiment en guerre ? parce que vous maintenez les moyens militaires notamment financiers, il y a eu des tentatives notamment des démocrates de pour bloquer un peu le le budget militaire là de de des prochaines semaines.
À chaque fois, ça a été rejeté mais le 1er mai, le Congrès devra se prononcer sur l'opération. Donc c'est pour ça que l'intérêt que ce soit fini avant, c'est ça que vous voulez dire ? Ce serait mieux que ce soit fini avant.
D'ailleurs, le calendrier, vous voyez, il parle de la semaine prochaine pour Islamabad. H donc on serait sous la barre symbolique et politique des 60 jours ce qui permettrait de dire aux Américains effectivement c'était une excursion le mot est un peu surprenant mais mais il peut toujours prolonger alors il 60 jour c'est à date butoire mais il peut toujours prolonger exceptionnellement pour 30 jours supplémentaires jusqu'à 90 jours. Ah bon ben ça c'est à suivre en tout cas c'est une date butitoire.
Vous l'avez vu à l'antenne là passer, on voulait faire réagir le général parce qu'il y a des militaires américains donc basés en ce moment au Moyen-Orient qui commencent à publier ce genre de photo sur les réseaux sociaux. Là, on est à bord de l'USS Lincoln, le fameux porte-avion qui donc participe à ce blocus américain dans le golfe d'Oman. Et donc ces militaires parlent de portions qui sont en train d'être réduites et que la qualité n'est pas franchement rendez-vous.
Ça fait pas rêver là. Les plateaux sont à moitié vides. La viande effectivement ne fait pas très envie.
Et c'est pas mieux sur l'USS Tripoli où on ne sert que une toute petite portion de viande et filochée et une tortilla. Est-ce que ça on n'est pas dans la dans l'anecdote là, on est dans la première puissance militaire au monde et des soldats se plaignent de la nourriture qui devient rationnée. Est-ce que vous connaissiez le taux de change de la euh de la ration de combat française pendant la Première Guerre du golf ?
Non. Oui, c'était un moment on est monté 1 pour 10 un 1 pour 10 rations américaines. Donc vous aviez une ration française.
Donc ça pour dire que en fait l'intendance effectivement c'est important pour les soldats et que en France on on a toujours un peu sonné ça. Bon ça dit on n pas on n pas 2 mois ou 3 mois de de guerre et il faut soutenir quand même celui Lincoln euh au large de Man depuis 3 mois maintenant qu'il est au moins. Et puis bah il faut que les bateaux ravitailleurs amènent.
D'où d'où d'où vient la nourriture. C'est pas le meilleur coin pour ravitailler quand même hein. On sera en Europe, serait pas la même chose.
Et donc ouioui ça c'est un vrai sujet quand même hein. Donc cela dit il y a des épiphénomènes aussi hein parce que l'intendance pu être retardée des déplacements. Mais logistique normalement c'est quand même une une spécialité américaine.
Faut faut voir que quand il débarque il y a du matériel. Mais là, c'est vrai que c'est un sujet. C'est un sujet.
Et donc euh c'est Eisenonover, je crois, qui qui disait la logistique avant tout. C'est la logistique qui prime opération militaire dans Absolument. Les les Français n'ont pas cet espritlà, sont extrêmement réactifs, sont capables de faire des choses mais comme ça en en quelques minutes parfois ce que les Américains ne sont pas capables de faire.
Par contre, on s'essouffle très vite parce qu'on a pas du tout on n'est pas orienté logistique. Pourquoi on fait ça si vite ? Pourquoi on fait ça si vite ?
On parce qu'on est extrêmement réactif. le le français, son indépendance d'esprit, cet esprit de liberté euh est capable de faire les choses extrêmement rapidement. Mais si vous organisez pas euh l'idéal, c'est la complémentarité, euh la réactivité, l'ingéniosité française, euh le pragmatisme britannique et la logistique américaine.
Avec ça, vous en faz tout. Mais c'est parce que à la suspension du Service national en 96, on a organisé l'armée en corps expéditionnaire, donc facilement espédiable sur le terrain. Pour pour confirmer ce que dit le général, moi je me souviens il y a quelques années en Afghanistan où on partageait le même terrain que les Américains et les Britanniques, vous aviez une espèce de marché noir des rations et il s'échangeaient les rations en disant est-ce que tu peux m'avoir une ration française et je te l'échange contre de 5 voire 10 rations britanniques-américaines.
Cocorico la la nourriture qui à l'époque en tout cas était servie à nos soldats faisait envie toujours la nourriture française. Bien sûr Isabelle c'est un sujet c'est un véritable sujet de ou moi je moi c'est c'est au fond mais je parle sous votre contrôle général c'est je pour moi ça raconte l'impréparation quand même de cette guerre parce que c'est pas possible en fait d'envoyer ces hommes avec ça quoi. Je veux dire, c'est on peut pas se prévaloir comme le fait Pite à longueur de temps d'être la première armée mondiale et d'envoyer ses hommes au front et de les laisser dans cette dans cette pénurie là en fait.
Et je trouve que ça raconte l'engagement de Trump dans la guerre. Si vous dites que leur première force c'est la logistique et qu'aujourd'hui on en est là, c'est quand même cette armée américaine n'était pas très donc très bien préparée. He très révélateur [musique] selon vous.
Merci beaucoup. Conférence de presse, vous le savez sur cette réunion qui se tient en ce moment à l'Élysée pour libérer totalement le D3 d'Ormous. Ce sera 16h [musique] sur trantaine.
En attendant, vous retrouvez Marie Aline Mélie. C'est l'heure de LCI direct. Bon après-midi, bon weekend et bonnes vacances pour certaines dans vous. lah.
Emmanuel Macron