Après François Bayrou, qui à Matignon ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à la séquence Matignon. X.Bertrand et B.Retailleau ne sont pas candidats et O.Faure n'a pas reçu d'appel.
Pour le reste, c'est le président qui a les cartes en main et qui n'aurait pas renoncé à remettre les clés à un fidèle une nouvelle fois. - Une super trempe pour F.Bayrou. "Au suivant" titre la presse pour un Premier ministre renversé par les députés. - Y.Braun-Pivet: Pour l'approbation, 194.
Contre, 364. - Un verdict sans appel qui précipite la chute du gouvernement. - Y.Braun-Pivet: Le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. - Chose faite en début d'après-midi ce mardi.
Démission acceptée par E.Macron. ...
Tout juste F.Bayrou débarqué, déjà les premières mains se lèvent. - Y.Braun-Pivet: Si d'aventure il fallait assumer cette mission, je ne rechignerais pas.
Je ne suis pas candidate. En revanche, je suis disponible pour oeuvrer dans l'intérêt de mon pays. - Qui pour prendre les rennes de Matignon?
Des ministres démissionnaires sont aussi pressentis. G.Darmanin, E.Lombard, C.Vautrin, mais surtout S.Lecornu semble le favori.
S.Lecornu, ministre des Armées depuis 3 ans. Un fidèle parmi les fidèles d'E.Macron.
A priori, le président ne devrait pas suivre la proposition formulée par G.Attal hier soir. ... - Au PS, on estime qu'il est temps de laisser la gauche gouverner. - O.Faure: Je crois à la lucidité, à un pays divisé.
Je vois un pays exaspéré. Je pense qu'il est temps de cohabiter. La différence entre M.Barnier, F.Bayrou et ce que nous pourrions faire, la gauche et les écologistes, c'est que nous respecterions le Parlement.
L'idée n'est pas de se proclamer majoritaire. Nous ne le sommes pas. - A droite, B.Retailleau joue la modestie. - B.Retailleau: Je ne suis pas sur les rangs.
Ce qui m'importe, c'est de servir mon pays. Moins de taxes, moins de dépenses, plus de sécurité, moins d'immigration. - M.Le Pen répète que la dissolution reste la solution pour sortir de la crise. - M.Le Pen: C'est soit il y a un Premier ministre capable de trouver une voie pour ne pas être censuré quand il prendra son budget, soit ce Premier ministre n'est pas capable de trouver une voie.
Dans ce cas-là, on reposera sur la table la question de la dissolution. Pas pour le plaisir, pas par caprice, juste parce que c'est le seul moyen et le meilleur moyen de notre Constitution pour sortir d'une crise politique. - Après la chute de F.Bayrou, 61 % des Français souhaitent une dissolution de l'Assemblée nationale. - C.Roux: Question. - A.-C.Bezzina: Si on essaye de faire de la psychologie présidentielle, c'est peut-être de se dire que F.Bayrou a beaucoup personnalisé son départ.
Il a souhaité que cette confiance soit personnelle. Ce n'est pas anodin qu'il ait commencé son discours en parlant du gouvernement à travers sa voix et qu'il ait terminé en utilisant le "je". Il a dit: "J'ai ma méthode." Peut-être n'est-ce pas un problème d'alliage mais un problème de personne. - C.Roux: On cite N.Sarkozy qui essaye de faire de la psychologie présidentielle.
Dans "Le Figaro", il a dit ceci. - J.Jaffré: Le talent de la formule lui demeure.
C'est superbe. Dans ce choix de Premier ministre...
Je ne serais pas aussi doué pour la psychologie personnelle des uns et des autres. Je regarde les rapports de force politiques. Il y a le problème du confort du président.
Ca compte beaucoup. Le président veut pouvoir s'entendre avec son Premier ministre. Il ne s'entendait pas assez bien avec M.Barnier, qui voulait être autonome.
F.Bayrou s'est imposé à lui et ce n'est jamais agréable. Le confort du président est une donnée.
Est-ce que les conditions politiques générales servent et rendent possible son confort? Il serait souhaitable qu'il s'interroge sur ce point. Il y a l'équilibre politique à construire.
Un Premier ministre et un gouvernement, il faut dans le réel...
Ni LR ni le PS ne doivent voter une censure. Comme le RN, LFI, les écologistes et les communistes votent la censure, le gouvernement tombe. Il faut empêcher LR et le PS de voter la censure.
Il faut garder Les Républicains au sein du gouvernement. Sinon, vous réduisez la base gouvernementale à pas grand-chose. Dans les enquêtes, c'est un effondrement du bloc central en termes de rapport de force électoral. 32 % des voix en 2017. 26 % en 2022. 20 % en 2024. 14 % dans les intentions de vote en 2025.
Ca serait le grand nettoyage du camp qui soutient le président. Victoire totale ou partielle? Contrat de gouvernement entre Les Républicains et les macronistes.
C'est ce que cherche à imposer B.Retailleau pour bloquer l'offensive de L.Wauquiez contre lui.
Ca rend difficile le rapport avec le PS. LR va mettre des choses sur les impôts, sur le régalien, sur l'immigration, et le PS va s'étrangler. Enfin, il y a le message aux Français.
Si rien ne bouge, on continue comme ça. Le mécontentement du pays reste profond. Ca n'est pas la priorité du président.
Le mécontentement du pays, c'est certes très important, je les ai beaucoup pratiqués, mais ça serait d'abord un enjeu parlementaire. Il faut faire passer le budget. Il faut éviter la censure, même s'il y a toujours 70 % de gens mécontents qui réclament.
Pour le président, il faut avancer cahin-caha vers un gouvernement qui ne soit pas renversé. - C.Roux: On va parler de "Bloquons tout".
Est-ce qu'il va avoir envie de nommer son Premier ministre avant ce mouvement social? Vous dites que ce n'est pas son sujet. Son sujet, c'est de trouver une forme d'équilibre pour faire avancer le budget. - S.Pierre-Brossolette: Au-delà du problème de personne, qui est important sur le plan symbolique, c'est quelle couleuvre E.Macron est capable d'avaler?
C'est revenir sur sa politique de l'offre, la protection de la fiscalité des entreprises et des plus aisés. Est-ce qu'il est d'accord pour, symboliquement et plus que symboliquement accepter de mettre dans la corbeille un accord de non-censure...
Que ce soit S.Lecornu ou un autre, ça reviendra au même.
François Bayrou