Bruno Le Maire, chantre de la “valeur travail” - C à Vous - 10/11/2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:26RelanceRéponse directe
Relancer sur l'économie, le travail et la différence entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas.
- 3:03OuverteRéponse partielle
Les chômeurs qui ne cherchent pas activement du travail verront leur allocation suspendue, n'est-ce pas une idée de gouvernant déconnecté ?
- 4:41OuverteRéponse partielle
Vous faites une politique de droite depuis 5 ans, autant que les Républicains vous soutiennent.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:01Invité politiqueFait
« l'engagement du président de la République peut être tenu, c'est-à-dire les 50% de nucléaire, 50% d'énergie renouvelable »
- 0:05Invité politiqueFait
« ça n'est pas incompatible avec la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. »
- 0:32Invité politiqueFait
« il faut également accélérer la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. »
- 0:32Invité politiqueChiffre
« ça prend du temps, au moins 6 ans pour construire un EPR »
- 0:46Invité politiqueFait
« les besoins d'électricité vont exploser au cours des prochaines années »
- 4:12Invité politiqueChiffre
« 1 million d'emplois créés en 5 ans »
- 4:14Invité politiqueChiffre
« 500 000 au cours de la dernière année »
- 4:21Invité politiqueChiffre
« un salarié au niveau du SMIC, qui devrait toucher normalement un peu plus de 1 270 euros, il va toucher quasiment 1 500 euros »
Temps de parole
- Bruno Le Maire73 %
- Invité18 %
- Présentateur8 %
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l'engagement du président de la République peut être tenu, c'est-à-dire les 50% de nucléaire, 50% d'énergie renouvelable, ça n'est pas incompatible avec la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Oui, si la consommation augmente beaucoup, oui. Si la consommation augmente, et surtout si on construit aussi beaucoup d'énergie renouvelable. Et moi, je vais vous dire, ce n'est pas fromage ou dessert, c'est les deux. Il faut à la fois accélérer le déploiement des énergies renouvelables, le solaire et l'éolien, en particulier l'éolien offshore, sur lequel je trouve que nous avons pris trop de retard, et il faut également accélérer la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Pourquoi ?
Parce que ça prend du temps, au moins 6 ans pour construire un EPR, il aurait fallu la lancer du temps. Regardez dans vos usages quotidiens, qu'est-ce qui est frappant ? On utilise de plus en plus d'électricité. L'électricité pour la voiture, pour la domotique, pour les télécommunications, pour les transports. Donc les besoins d'électricité vont exploser au cours des prochaines années. Si on veut produire de l'électricité sans émettre de CO2, il n'y a pas 36 solutions, il n'y a pas de professeur Nimbus qui vont nous inventer un truc nouveau. C'est soit du nucléaire parce qu'il n'y a pas de CO2, soit des renouvelables. Nous nous proposons de faire les deux.
Fessenheim, c'était une bêtise, Bruno Le Maire ? Moi, je n'ai jamais été un partisan de la fermeture de Fessenheim, chacun le sait. Donc c'était une bêtise ? Je ne vais pas dire que c'est une bêtise, c'est trop facile d'aller dire, voilà, ils ont eu tort, j'ai eu raison. Je ne vais pas jouer à ce petit jeu-là. Je connais bien le maire de Fessenheim, je me suis rendu à Fessenheim, j'ai écouté les élus de la Sassia, je connais leur position, et vous l'avez parfaitement rappelé. On ne va pas pleurer sur l'air inversé.
Ce qui compte pour moi, c'est qu'à l'avenir, la France produise de l'électricité décarbonée en s'appuyant sur une filière qui a été effectivement vilipendée et derrière elle, les salariés, les ouvriers, les chaudronniers, les soudeurs, à qui on a dit, écoutez, on ne veut plus de vous, votre filière, c'est le passé. Le président de la République, hier, a dit, votre filière, c'est l'avenir. Et tant mieux, parce que ça nous donnera de l'indépendance, on ne va pas dépendre des décisions de M. Poutine sur le gaz, ça nous donnera de l'électricité décarbonée et ça accélérera la transition écologique.
Il y a un mot qu'a martelé Emmanuel Macron hier soir également, c'est le mot travail. Le travail paie mieux pour que le travail permette de vivre dignement. C'est par le travail, par plus de travail, que nous pourrons préserver notre modèle social. Et enfin, aujourd'hui comme hier, le travail continue d'être notre boussole, le fil rouge de notre action. Le mot a été prononcé, parce que je vous épargne quand même de certains, 18 fois en 27 minutes, 21 fois si on ajoute le verbe travailler. Mais il y en a un qui a fait presque aussi bien, c'est Xavier Bertrand.
Je veux déjà relancer sur l'économie le travail et faire la différence entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Et nous réussirons en matière économique par le travail et en faisant en sorte qu'il y ait moins de contraintes pour ceux qui donnent du travail, les entrepreneurs, que ceux qui travaillent gagnent vraiment leur vie, et aussi, parce que c'est très important, qu'il y ait un changement radical, qu'on ne puisse plus en France refuser des offres d'emploi, comme c'est le cas aujourd'hui.
Cette fois, le mot travail en 27 secondes. Mais surtout, les mêmes idées, les chômeurs qui ne cherchent pas activement du travail verront leur allocation suspendue, règle d'ailleurs qui existe déjà depuis 2008, mais qui a été rappelée hier soir par Emmanuel Macron, avec cette idée que les chômeurs se contenteraient d'attendre leurs allocations. n'est-ce pas une idée de gouvernant déconnecté des réalités quotidiennes, pour reprendre les mots que vous employez dans votre livre ?
Non, je pense que c'est tout simplement la règle de droit. Quand vous ouvrez aujourd'hui le site internet de Pôle emploi, il y a des droits, et puis il y a des devoirs. Et dans les devoirs, il y a la recherche active d'emploi. Mais je reviens sur la comparaison que vous avez faite, parce qu'elle est intéressante. Ça pointe bien du doigt le drame des Républicains. Ce qu'ils proposent, nous le faisons, ou nous l'avons fait. Quand ils disent qu'il faut valoriser le travail, c'est ce que nous avons fait depuis 5 ans, en augmentant les salaires au niveau du SMIC, par la prime d'activité, par la défiscalisation des heures supplémentaires. C'est le discours de la France aussi.
Mais dans le fond, un des discours politiques possibles, il y en a d'autres. Mais ce discours qui consiste à dire qu'il faut que nos entreprises soient plus compétitives, qu'elles créent de l'emploi, et que le travail soit bien rémunéré, parce que c'est ça qui permettra au pays de se redresser. C'est ce que nous faisons depuis 5 ans. Et les chiffres sont sans appel. 1 million d'emplois créés en 5 ans. 500 000 au cours de la dernière année.
Et un salarié au niveau du SMIC, qui devrait toucher normalement un peu plus de 1 270 euros, il va toucher quasiment 1 500 euros, pas loin de 1 500 euros, grâce à la prime d'activité, à la défiscalisation des heures supplémentaires, à la suppression d'un certain nombre de cotisations. Donc je ne vois pas aujourd'hui, c'est ce que j'ai envie de dire à mes amis des Républicains avec qui j'ai gardé des relations courtoises. Mais dans le fond, soutenez-nous. Nous le faisons. Aidez-nous à faire réussir la France.
Vous faites une politique de droite depuis 5 ans, autant que les Républicains vous soutiennent.
Je ne me reconnais plus dans ce clivage droite-gauche. On peut avoir une culture de droite, une culture de gauche. C'est tout à fait respectable.
Mais cette idée que les chômeurs ne chercheraient pas activement du travail, c'est une idée de droite.
Mais l'idée n'est pas de pointer du doigt les chômeurs. C'est dur, c'est difficile d'être au chômage. C'est simplement de dire que lorsque l'on vous a accompagné, qu'on a fait l'effort de vous proposer des offres d'emploi qui soient des offres d'emploi décentes, avec des conditions de travail décentes, une rémunération décente, c'est-à-dire qui correspondent à votre qualification et à votre formation. Vous pouvez refuser une fois, vous pouvez refuser deux fois. Mais la troisième fois, on vous dit, écoutez, si vous refusez à chaque fois, désolé, on vous retire votre allocation au chômage. C'est des droits et des devoirs.
Et pour moi, ce n'est pas un discours de droite, ce n'est pas un discours de gauche, c'est un discours de justice. Et je crois que ce qu'attendent les Français aujourd'hui, c'est justement des responsables politiques qui sortent de ces clivages qui sont obsolètes, qui sortent de ces querelles inutiles et qui cherchent des solutions à la fois efficaces et justes.
Merci.
Bruno Le Maire