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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 décembre 2025 23 minComplaisantFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesNumériqueEnvironnement & énergie

Michel-Édouard Leclerc : « Sur le Mercosur, il faut appliquer nos normes aux produits importés »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez répondre présent à l'appel du gouvernement sur la souveraineté alimentaire ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Comment expliquez-vous la perte de souveraineté alimentaire française ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    La grande distribution a-t-elle un rôle à jouer dans la promotion du 'Made in France' ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    L'accord Mercosur met-il en danger notre souveraineté alimentaire ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que la viande argentine ou brésilienne sera présente dans les magasins Leclerc après l'accord Mercosur ?

  • 9:40OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a raison de durcir le ton face à la Chine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Michel-Édouard LeclercFait
    « On va importer plus de produits alimentaires qu'on en exporte avec une balance commerciale alimentaire négative. »
  • 15:20Michel-Édouard LeclercChiffre
    « 86 % des Français vont dépasser leur budget habituel pour Noël cette année. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Place à notre entretien du jour avec Michel Édouard Leclerc. Bonjour. Bonjour.

Bonjour à tous. Vous êtes le président du comité stratégique des centres Lecler. Vous êtes avec vous êtes avec nous pendant une vingtaine de minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale qui est représentée aujourd'hui par Stéphane Vernet, directeur de la rédaction parisienne du journal Ouest France.

Bonjour Stéphane. Bonjour Michelard Luc. Bonjour.

Bonjour. Ouest France, c'est maintenant la presse nationale. Ah oui carrément [rires] carrément avec un rayonnement national.

C'est d'ailleurs le premier journal de France en terme de tirage, on peut le préciser. Alors Michel Édouard Lecler, on a beaucoup de sujets à évoquer avec vous, mais d'abord parlons de souveraineté alimentaire puisque le gouvernement ouvre aujourd'hui les assises de la souveraineté alimentaire et appelle tous les acteurs de la chaîne au grand réveil, je cite, face à notre perte de souveraineté dans notre alimentation. Car pour la première fois depuis 1978, on va importer plus de produits alimentaires qu'on en exporte avec une balance commerciale alimentaire négative.

Est-ce que vous allez répondre présent à cet appel, à cette demande de réveil de la part du gouvernement ? Alors, même Breton, j'avais l'impression que j'étais dans la problématique de la souveraineté alimentaire française. Euh c'est un mot que moi auquel je d pas.

Euh c'est pourquoi je crois plus à à la maîtrise, à l'indépendance, à l'autonomie, à la maîtrise des besoins en alimentation. Euh la souveraineté ça veut pas dire grand-chose. C'est c'est ça ça veut dire produire ce qu'on mange.

Ça veut dire produire ce qu'on mange. Mais quand vous êtes dans le nord et que vous avez pas de fruits rouge et qu'on enfin c'est c'est ce qui est plus important je pense c'est de maîtriser. C'est de maîtriser d'abord on mange pas pour rien.

On mange pour maîtriser un système de santé pour ménager un environnement un cadre de vie et là-dedans, il faut pouvoir piocher sans être trop soviétique quoi. hein, c'est et donc oui oui, j'adhère bien sûr à cette maîtrise. Alors, il y a des diagnostics négatifs, mais il y a des choses quand même très positives en France.

On est quand même un des plus beaux fleurons dans le monde euh des pays producteurs de l'alimentation. Mais quand même, comment vous expliquez cette perte de souveraineté ? Par exemple, le fait que un fruit et légumes sur deux vient de est importé aujourd'hui dans ce qu'on on mange en France, c'est quoi ?

C'est dû au libre échange à la mondialisation. Oui, ou peut-être qu'on produit pas les bons produits. Faut pas toujours euh chercher euh des des choses grandioses dans les explications.

C'est c'est euh s'il y a des produits qui se vendent plus et qu'on les produit pas, on va les chercher ailleurs. Ensuite, il y a une sorte de refus de voir euh les demandes sociales changer, y compris les demandes d'alimentation. les les jeunes français vont vont continuer à manger moins de viande.

Euh ils vont manger plus de protéines végétales. Euh on va beaucoup plus manger hors foyer. Les interlocuteurs seront plus les mêmes.

Ce seront plus les commerçants mais plutôt la restauration, voir les entreprises, le restaurant en entreprise. Donc en fait c'est une chaîne de une série de conséquences, une série de raisons, pardon, qui fait que on ne mange pas pareil qu'il y a qu' a 40 ans et c'est tant mieux. J'ai 73 ans, je peux vous dire qu'on mange quand même vachement mieux maintenant qu'il a 70 ans quoi.

Mais la la grande distribution a un rôle à jouer dans ce dans cette promotion du du MAD in France en fait en mettant en avant les les produits les produits fabriqués en France. Est-ce que vous le faites dans le dans le dans le réseau de vos magasins ? Non seulement la la grande distribution a un rôle à jouer, mais elle le joue.

Mais le problème c'est que les lois nationales qui s'appliquent justement les lois dites de souveraineté ne s'appliquent pas aux autres. C'est-à-dire si vous allez à Ringis, euh il y a pas beaucoup de grossistes qui sont soumis aujourd'hui à ce qu'on appelle la loi égalim par exemple sur la transparence du coup de la matière première agricole. Si vous prenez la restauration, elle n'est pas non plus là-dedans.

Et comme on est un produit un un pays ouvert où beaucoup d'offres agroalimentaire, je parle pas que de l'offre agricole agroalimentaire et d'origine multinationale, elle n'est pas non plus soumis à la seule loi française. Donc on voit déjà que dans la même dans une volonté de bien faire on n' pas pris l'ensemble des acteurs pour atteindre un même objectif. Déjà, la première chose à faire, ce serait de faire appliquer les lois par l'ensemble des acteurs et d'arrêter de se payer la distribution comme mauvais joueur.

Donc, il y a des acteur de l'agroalimentaire aujourd'hui qui ne joue pas le jeu du M in France. Les les deux tiers les deux enfin, je je veux pas dire qu'ils achètent pas français, mais ils ne sont pas obligés de jouer le jeu d'une médeune France ni de respecter les législations françaises. Enfin, c'est ça que je veux dire. la loialim qui a plusieurs dispositions et qui est censé protéger euh si ce n'est mettre un bouclier sur la la rémunération du producteur lui-même.

Euh cette loi n'est pas applicable à de nombreux acteurs opérants sur le marché français. Ça nous amène à parler de l'accord de libre échange avec les pays du Mercosour en Amérique latine. C'est un accord qui pourrait être signé au niveau européen d'ici à la fin de l'année.

Est-ce que justement il met en danger notre souveraineté alimentaire ? Est-ce que la France doit le signer ? Alors moi au début euh je me suis aligné sur les sur la les demandes des syndicats agricoles de producteurs agricoles.

Ce sont des syndicats patronaux nos syndicats agricoles hein, c'est et donc euh j'adhère au principe de réciprocité et d'application euh des normes françaises aux produits importés. Donc la distribution n'est pas très concernée parce que en fait nous n'importons que très peu de ces zonesl. Un petit peu de vin chilien, un petit peu de vin argentin, ça fait sympa dans les grandes foires au vin que nous proposons au consommateurs.

Par contre, il faut bon, je crois c'est à la puissance publique de de négocier. On m'a jamais demandé mon avis. J'ai jamais participé à à une table de négociation de ces accords internationaux, bien qu'étant représentant le premier distributeur français.

Mais de l'autre côté, l'Amérique latine, c'est aussi un formidable déboucher à la fois pour l'industrie agroalimentaire, mais aussi pour l'industrie de la mécanique, de la voiture, de l'armement, de l'équipement. Et donc faut trouver le bon deal quoi. Je je ne je trouve que il faut on pourrait on pourrait tout simplement obtenir des trois ou quatre grands acteurs français qui s'engageraient à limiter leurs importations de ces pays-là en poulet par exemple euh en viande euh en intran.

Ça mettrait ça obligerait les agriculteurs, ça oblige les agriculteurs producteurs l'agroalimentaire, la restauration et la distribution à un certain engagement de préférence nationale par exemple et à condition égale. Et ça permettrait du même coup quand même à notre industrie automobile, à notre industrie des sous-marins de de l'Orient, c'est vers là que j'habite, de d'avoir des portes un peu plus ouvertes pour pas laisser ces marchés là au marché chinois ou au marché américain. Ça ça peut ça pourrait même être une opportunité pour certaines filières agricoles de un déboucher supplémentaire.

Aujourd'hui, on a puisqu'on parle de balance commerciale et de de problématique de souveraineté, il faudrait peut-être aussi trouver des moyens de de réexporter. Ouais. Mais justement chez nous, on on s'attribue, on se bat avec les Normands pour savoir où était le village d'Astérix.

Mais on est très défensif, quoi. On est Moi, je suis d'une génération, la génération de mon père, la génération d'Alex Gourvet, la génération d'Antoine Ribou. On était très offensif.

Euh et je pense que c'est ça qu'il faut retrouver. On a euh des des des compétences, on a des territoires, on a euh des processation, euh on a des des hommes et des femmes capables de faire des très bons produits et d'exporter et pas simplement dans le luxe. Et donc, je trouve qu'aujourd'hui, on passe plus de temps à à édifier des lignes maginaux, des des barrages comme ça, comme si on allait empêcher les produits bien sûr chinois, mais aussi d'Amérique latine et demain du Nigéria.

à 350 millions d'habitants au Nigéria, l'Afrique du Sud, ils vont venir nous vendre des avocats, des ki donc il faut aujourd'hui qu'on soit beaucoup plus offensif. Mais alors est-ce que est-ce que vous dites qu'il y aura de la viande argentine ou brésilienne un jour sur les étales de Lecler une fois que cet éc sera signé ? Il y en a il y en a mais c'est pour c'est pour décorer, c'est pour enfin le prix de de ces viandes est très cher mais c'est comme au restaurant, vous avez un peu d'angus écossais, vous avez du wagu japonais.

C'est pas ça qui fait c'est pas ça qui gêne le la vente de produits français dans nos magasins. Et je trouve que c'est bien d'avoir des caves de maturation. Nous-mêmeous nousous les centres Lecler, nous sommes les premiers acheteurs lors des grandes foires des bêts à concours par exemple.

Bon, c'est ça vous montre le ce sont des symboles de professionnalisme. Ce sont des symboles ça veut dire qu'on aime ça, qu'on propulse ça. Mais euh la viande que les Français mangent aujourd'hui, elle est là chez chez Lecler, elle est à 95 % française.

Le port doit être à 98 % français et très largement breton. Euh et c'est sur la volaille, il y a beaucoup de problèmes avec le le Brésil. C'est c'est surtout sur la restauration, c'est pas à cause de la distribution.

Mais si on est honnête tous les deux euh dans ce qu'on représente de Bretagne, c'est aussi les producteurs bretons qui sont allés produire là-bas qui ont créé ce marché là-bas quoi avec des finances du crédit agricole. Tu le laboratoires couili tout ça qui qui poulet. Voilà notamment le le poulet breton qui a investi.

Ouais ouais ouais. On n'est pas toujours très clair. Ouais.

Une question sur la Chine justement Michel Eddouard Lecler car on sent qu'il y a vraiment un bras de fer entre le gouvernement français et la Chine en ce moment. Emmanuel Macron qui menace Pékin d'une hausse des droits de douane pour protéger alors l'industrie européenne pour protéger l'industrie européenne des importations chinoises qui viendraient envahir notre marché notamment avec la guerre commerciale avec les États-Unis. Il a raison Emmanuel Macron de durcir le ton face à la Chine et il a raison de durcir le ton mais la question qui se pose c'est la durée qu'on prend pour essayer de de négocier quoi.

Que ce soit pour le Mercosour ça fait 20 ans qu'on est là-dessus non ? Oui oui oui. Et que ce soit la Chine, c'est pas que les produits chinois se déversent en Europe.

Vous en entendez parler pour à cause de de Chine et des bêtises qu'il a faites euh illicite mais d'abord, il y a plein d'autres plateformes chinoises qui arrivent ou qui sont déjà en France comme TMU qui sont déjà la 5e et 6e plateforme préférée des Français. Donc la question qu'il faut se poser, c'est quand est-ce qu'on se bouge ? Mais oui, c'est évident et ça ça appartient à l'État.

C'est régalien les droits de douane c'est une négociation globale. Il y a des il y a des plus et des moins à aller chercher dans un contexte qui est très variable. Euh je je ne comprends pas personnellement euh c'est à l'autorité française et aux autorités européennes euh tout de suite de de de placer des bill quoi.

Et euh on peut pas accuser les commerçants euh d'acheter moins cher si en même temps on les laisse acheter moins cher. Enfin faut faut faut voir la on est dans une sorte de contradiction quoi. Pour le coup, le président de la République vous a entendu, il revient de Chine et en Chine, il a il a aujourd'hui il menace la Chine de réinstaurer ou d'élever les doigts de droite par rapport à tout ce que les les Chis peuvent exporter vers la France et notamment ils exportent énormément vers l'Union européenne parce que le marché le marché américain s'est fermé aux produits chinois.

Oui. Mais vous savez la manière dont on rapporte ça montre qu'on connaît pas les Chinois. Les Chinois, c'est pas la Chine.

Les Chinois sont des entrepreneurs qui comprennent très bien si on les respecte, si on fait pas du racisme primaire en disant les Chinois vendre dans la merde et cetera, si on les respecte, ils comprennent que il y a un prix d'accès au marché, que ça peut être le respect des normes, que ça peut être la position d'une d'une information impact carbone que par exemple Leclerc va mettre sur tous les produits y compris importé de Chine dès le début de l'année. On va faire ça sur notre marque textile. Les Chinois comprennent ça.

Ils vont faire ce qu'il faut pour satisfaire la demande des marchés qu'il qu'ils veulent conquérir. Donc maintenant, il faut que le politique comprenne qu'en phase d'eux, ils ont des entrepreneurs qui sont prêts à entendre ça et qui s'adaptent. Et qui s'adaptent.

Et ce qui est, je pense qu'on a là une une période où on a cassé la diplomatie, on a fait un peu, on a voulu être un petit peu partout mais on n pas été suffisamment fort dans un monde où le le le hard power s'est réinstallé quoi. Et donc là aujourd'hui, oui, très clairement, faut mettre des contributions écologiques sur les trop petits colis. Ça ça n'atteindra même pas le pouvoir d'achat des Français.

Ça va ça va inciter à acheter des colis plus élevés. On avait bien des droits de timbres sur les gros colis euh à la poste. C'est pas c'est pas un sujet tabou.

Sur ce qui concerne euh les produits importés qui viennent casser le tissu industriel français qui sont qui sont trop prédateurs, la la législation elle existe. On peut mettre euh des droits de douane, on peut mettre des obstacles, des freins à l'importation de ces il faut savoir entrer dans le bras de fer. Moi je suis pas un ultralibéral hein, je suis un je suis pour le marché mais avec de la régulation.

Alors, parlons des négociations commerciales, Michel Édouard Leclerc, des négociations qui ont commencé entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire. Elles vont durer jusqu'au 1er mars et le gouvernement a préparé une charte de bonne conduite pour tous les acteurs. Ça veut dire que ce ne sera pas la guerre des prix habituels.

Si si si, ça va être la guerre des prix habituels. Et puis je peux vous dire nous le clair, on va aller chercher des baisses de prix hein parce qu'il y a eu quand même sur 3 ans des hausses de prix dont nous n'avons pas trouvé objectivement et je respecte l'esprit de la charte. Je ne polémique pas, mais nous n'avons pas trouvé les raisons de hausse de 38 % de certaines graines de tournesol ou de pâtes sous prétexte d'Ukraine ou de d'absence de moutarde et cetera.

Donc on va aller chercher des baisses de prix pour nos consommateurs, pour les consommateurs français et la restructuration de la distribution française, la répartition des enseignes actuelles va jouer dans le même sens parce que quand on passe de casino à Intermarché, l'Intermarché va vendre 15 % moins cher que le casino. On va aller chercher ces ces ces baisses de prix. et les grands industriels qui ont trop ramassé et trop vite euh comprennent aujourd'hui que s'ils ne se réalignent pas sur le pouvoir d'achat des consommateurs français, ils vont perdre du marché au détriment des marques de distributeur.

Donc on va aller chercher des grandes marques moins chères et à défaut nos marques de distributeur de toute façon sont moins chères. Le la charte de négociation commerciale elle va dans ce sens. Elle met elle elle c'est une façon aussi de mettre ou de partager en de de rerépartir la pression sur les différents acteurs.

Ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que la pression était beaucoup sur la grande distribution et très peu sur les industries. Oui, on a objectivement on a été jeté en pâure du monde agricole et du monde industriel euh avec des lois d'ailleurs qui n'avaient pas de sens. On nous demandait de vendre plus cher et puis avec le fait queon aurait fait des profits, on aurait acheté les produits agricoles les profits ou l'ab plutôt du côté du côté de l'industrie agroalimentaire. la raison s'installe un peu.

On se dit les pouvoirs publics comprennent que quand il y a un contrat qui n'est pas légal, c'est les deux parties au contrat qui doivent être poursuivis et pas simplement le distributeur. Et puis ce qui est intéressant cela, c'est que dans la dans la convention qu'on signe et qui est très symbolique hein mais mais qui elle dit quand même que les rôles sont parti c'est une approche plus équilibrée. Si si Nestley et Leclerc ne s'entendent pas ou font des trucs qui sont pas bien, c'est à la fois Nesle et Leclerc qui sont en cause et pas simplement Leclerc.

Ça c'est important pour nos collaborateurs parce que ça crée une atmosphère délétaire et uniquement en France alors qu'en Europe c'est beaucoup plus cool quoi. Et ces négociations elles pourraient aboutir l'année prochaine à une baisse des prix. Vous parliez dans votre interview hier dans le journal du dimanche d'une légère déflation en 2026 alors que d'autres observateurs quand même parle d'une inflation.

Alors oui, ça dépend de quoi on parle et de quel secteur on parle parce que là on parle secteur de la consommation, d'accord, de la grande conso, celle qui celle de nos auditeurs à cette heure-là avant d'amener les enfants à l'école et et d'aller au boulot. Voilà, c'est ce la grande consommation aujourd'hui, elle va rentrer dans une période légèrement déflationniste. On va pas revenir en arrière sur les 28 ou 29 % d'inflation qu'on a eu ces trois dernières années, hein.

On on va euh on va euh on va casser ce mouvement d'inflation structurelle euh qui était très spéculatif. Franchement, c'était très spéculatif et je pense que on va pouvoir manger et mieux vivre la consommation courante en 2026, au moins la première moitié de 2026 dans des conditions plus agréables. Le carburant, je sais pas parce que ça dépendra beaucoup euh de la géopolitique.

Euh c'est pas les quelques mouvements sur les certificats d'énergie, les surcouts supplémentaires où le gouvernement a mal répondu. Euh oui, il y aura il y a quelques centimes en plus qui seront dans la taxation du prix des carburants correspondant à l'achat par les distributeur de d'énergie de de certificat d'énergie justement. Et c'est pas ça qui va faire ce qui va faire le prix du carburant, c'est les tensions sur le prix du brut.

Si ça dérape à Gaza par exemple, ça peut repartir. Et puis c'est aussi l'évolution du dollar. On oublie toujours que le prix du carburant, c'est beaucoup le prix du dollar.

Alors concrètement quels produits vont baisser ? Quel produit vont augmenter pour je on a même pas commencé la négociation. On a jusqu'à la fin décembre pour recevoir les les conditions de vente des grands fournisseurs, il y a un groupe comme le Cler négocie avec 7000 industriels.

Je parle même pas des petites PME, des alliances locales où on négocie pratiquement pas, mais 7000 c'est du traitement même à l'heure de l'IA et du numérique. J'ai j'ai lu dans l'interview que vous avez donné au journal du dimanche euh hier que en fait malgré le la détérioration du contexte économique et et social, l'anxiété euh euh qui euh qui étint la France à tous les niveaux aujourd'hui, vous attendez à un Noël à un Noël festif. Vous avez un observatoire des nouvelles consommations qui estime que 86 % des Français vont dépasser leur budget habituel pour Noël cette année.

Oui, parce que Noël, ça a une fonction exutoire. D'ailleurs, les trois ou quatre pages que vous avez consacré à la conso France depuis 15 jours disent un peu ça aussi hein. C'est joli hein et encore mais je vais me faire tuer par Curier le patron.

Bah ouais. [rires] Et euh en fait le il y a il y a une chape sur la société française. Les émissions politiques, on baisse le son, on sait plus où on en est. euh avec deux effets ou trois effets inattendus, c'est la constitution d'une épargne d'attente.

Il y a une épargne de précaution parce que beaucoup de jeunes pensent qu'ils toucheront jamais leur retraite. On a compris que il fallait mettre on a il fallait attendre la discussion de fond sur d'autres mesures de financement du système social français. Elles ne viendront que pour le cadre des présidentiels et des programmes plus élaborés.

Mais là aujourd'hui, ce qui est très compliqué par exemple pour la pour la consommation, c'est de savoir si on va continuer à avoir la prime rénove euh dans les bonnes conditions euh pour retaper les le bâtiment. Il y a de il manque 2 millions et demi de logements sociaux en France et il y a beaucoup de logements à racheter et à et à rénover. Donc l'incertitude nuit au placement de cet argent, à cet investissement et donc à tout le secteur des artisans et des plombiers, des peintres qui est derrière.

Ça c'est un premier truc. Et de l'autre côté, c'est la bagnole. La bagnole, il y avait les pouvoirs publics qui étaient déjà pas très clairs entre l'électrique et le thermique avec la deadline là.

Mais mais les constructeurs en rajoutent et notamment la rivalité entre les constructeurs allemands et et français en rajoute sur l'incertitude. Donc les jeunes n'achètent plus de voitures, ils achètent des voitures d'occasion éventuellement sans savoir la valeur de revente et il louent. On est devenu le clair le premier loueur de voiture en France.

C'est pour vous dire. Donc c'est ça c'est pour la la consommation, l'équipement pour la bouffe, pour le la joie des fêtes familiales, pour les cadeaux euh ça va faire le plein. Black Friday aujourd'hui est euh c'est le début des achats de Noël.

Euh les remises ont été faites beaucoup dans tous les groupes de distribution. Regardez bien ça avec des tickets, des cages, du cagnotage qui sera dépensé en complément à Noël. Et donc on sait déjà que Noël sera bon.

Ouais. Qu'est-ce que vous dites à Michel Édouard Lecler, à nos parlementaires, à nos responsables politiques qui sont en pleine guerri budgétaire aujourd'hui avec le risque qu'on ait pas de budget à la fin de l'année ? Euh en fait, on n'écoute plus trop ça.

Euh on se projette euh après 2027 et on se enfin moi en tant qu'influenceur d'un d'un mouvement qui a 180000 salariés, je les emmène sur 2035 quoi. On est sur euh une le type le nouveau type d'alimentation qu'il souhaite. Euh le Nutriscore est un symbole, c'est pas parfait mais ça dit des choses.

Ça veut dire moins de gras, moins de sucre et cetera. On négocie ça avec les industriels. Les industriels ne sont pas réticents à ça, hein.

Euh on est sur euh euh l'origine score. Vous parliez de souveraineté, on affiche sur nos sur les QR codes sur les sur les étiquettes de nos produits l'origine des quatre principaux ingrédients de toutes nos marques de distributeurs, y compris les produits premier prix, Ecoplus et tout ça. Donc, il faut projeter les Français vers l'avenir plutôt que dans l'instant.

Mais entendez-le parce que c'est intéressant. Je j'arrive pas à à à en faire comprendre l'important, c'est les producteurs étrangers, même pour des biens Chinois, Bangladesh, turc, Maghreb qui viennent en France euh on est en train de les voir un par un et ils acceptent de mettre le poids carbone sur euh euh une étiquette avec les conditions environnementales et qui seront certifiées par des organismes internationaux type SGS, conditions sociales ou Écovadis, conditions environnementales et ça c'est très positif. C'est très positif et même vous avez dans les chaînes d'hôtel aussi maintenant, vous avez aussi ce type de certification.

Donc on on sort un petit peu du court termisme, du présentisme de l'Assemblée nationale et du Sénat et on se projette pour nos enfants sur les sur les 10 ans qui viennent. Merci beaucoup. Merci beaucoup Michel Édouard Lecler d'avoir été Il faut que toute la nouvelle économie reste accessible.

Il faut pas que ce soit qu'un prétexte pour dire que ça va coûter plus cher avec l'IA et et le numérique, les coûts cro les coûts marginaux vont devenir décroissants. Il y a il y a c'est intéressant la nouvelle économie aussi hein. Renouveler l'offre c'est projeter dans l'économie du futur et dans la consommation responsable.

C'est là-dessus qu'il faut travailler. Merci. Ce sera le mot de la fin.

Merci beaucoup Michel Eddouard Lecler d'avoir été notre invité aujourd'hui. Merci Stéphane. On va regarder la une du journal Ouest France qui est beaucoup lu par Michel Eddouard Leclerc. une consacrée aujourd'hui à la flambée des prix de l'immobilier sur la façade ouest en 10 an véritable flambée des prix Oui. [musique]