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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 26 août 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

Robert Ménard : « Ce n’est pas une révolution, mais bien sûr que l’uniforme à l’école fonctionne ! »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le port de l'uniforme à l'école, certaines villes veulent poursuivre l'expérience parce que ça marche ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on a fait exactement pour lancer cette initiative ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Il y a une vraie adhésion, une demande d'autorité et de protection ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous dites que c'est un investissement pour vos enfants de la ville ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

7h8, soyez les bienvenus. C'est votre rendez-vous témoignage. C'est le coup de fil de l'actu.

Alors, le port de l'uniforme à l'épo à l'école, on nous avait annoncé une grande réforme à l'époque où Gabriel Atal était ministre de l'éducation. Aujourd'hui, le gouvernement interrompt ces aides financières qui permettent la mise en place de cette idée. Mais une dizaine de municipalités ont décidé de poursuivre cette expérience.

Et on est avec Robert Ménard, le maire de Béier. Bonjour Robert Ménard, soyez le bienvenu sur Sud Radio, station qu'évidemment vous connaissez bien et on vous retrouvera très régulièrement cette saison. Casselan tienne Robert, certaines villes veulent poursuivre l'expérience parce que ça marche.

C'est bien ça ? Mais bien sûr que ça marche. Attendez, alors ça fait pas la révolution dans les écoles.

Il en fera il faudra faire de d'autres choses pour un peu réimplanter une espèce d'autorité parce que c'est quand même le la clé des problèmes. Mais ça règle un certain nombre de problèmes aujourd'hui. Ça règle d'avoir des problèmes aussi bêtes que le matin quand vous vous rappelez enfin je sais pas si vous êtes des enfants, on en a eu avec Emmanuel mais alors pour s'entendre sur comment on s'habille le matin de temps en temps, c'est une plie quand même.

J'allais dire à propos macho, avec les filles, c'est souvent encore plus compliqué qu'avec les garçons. Donc c'est pas rien mais ça règle ça. Deuxièmement, pour les familles pauvres et chez moi, il y a beaucoup de familles pauvres, pardon, mais c'est des vêtements gratuits d'abord c'est des vêtements, c'est de suites et et de et de polo et c'est la possibilité pour acheter au même prix que la ville d'autres souhaites, d'autres polos si vous estimez que vous n'en avez pas assez.

Ensuite, ça fait un un sentiment puisque nous on a fait des études contrairement euh on est un tout petit peu sérieux quand on monte quelque chose. On a fait des études pour voir comment réagissz. On a interrogé les profs, on a interrogé les parents d'élèves, les les enfants un sentiment d'appartenance.

Ils sont dans une école puisqu'ils portent sur leurs vêtements le le le comment on dit le blon le blason de le blason de de de la ville. Alors ensuite, ça gomme pas, attendez, je me je suis conscient des choses, ça ne gomme pas les différences sociales, mais ça euh complètement, mais ça les gomme en partie. Rien que pour ça, il faut continuer.

Alors, écoutez, je sais pas trop si le gouvernement a fait les études sérieuses pour savoir que quelle décision il prenait. Je crains que ce soit pour des histoires d'argent plus que pour des histoires d'efficacité de de l'uniforme à l'école. Oui.

Et euh effectivement euh ce qui est intéressant dans le cas de de Béier Robert Ménard, c'est que euh lorsque vous avez lancé cette initiative euh et bien il y avait peu d'écoles qui étaient concernées. Ça a progressé depuis. Euh aujourd'hui, on nous cite le chiffre de 70 % des familles qui auraient réservé le trousseau parce que c'est une possibilité que vous donnez d'une certaine façon, ça dépend aussi de l'adhésion des familles.

Donc il y a il y a aucun caractère obligatoire dans cette affaire. Non, absolument pas. On avait essayé sur quatre écoles il y a il y a maintenant ça fait 2 ans on le fait.

Ça je vous dis ça a plutôt bien marché. Donc qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On s'est dit on va les tendre à l'ensemble des écoles.

Il y a 21 écoles élémentaires à baiser. Donc toutes les écoles élémentaires sont considées du public. Le privé d'abord dans un de ça existe déjà dans un de d'école privée à Baisier mais le privé fait comme il l'entend.

Et qu'est-ce qu'on a fait exactement ce que vous venez de dire ? C'està dire qu'on a lancé un appel aux parents puisque pour une chose toute bête pour avoir la taille des enfants, ils sont pas pareils à 6 ans qu'à 10 ans, ils ont pas les mêmes corpulence. Donc on a demandé à à aux enfants, aux parents de nous communiquer les tailles des enfants.

Et à l'heure qu'il est, à l'heure où je vous parle, là il y a exactement 73 % des parents qui nous ont déjà donné la taille des enfants, c'estàd qui adhèrent qui adhèrent à à ce processus. Et je trouve que c'est une bonne chose. Et puis encore une fois ce qui me tue dans cette histoire c'est que comme toujours en France mais pas que sur cette affaireelà on lance une idée on s'échappe.

Vous savez, il y avait les pour les contes euh comme si c'était la droite, la gauche, les progressistes, les réactionnaires, enfin vous voyez le le tableau. Alors que nous on s'est dit maintenant c'est pas le problème. On va juste demander aux parents, leur demander est-ce que c'est pas bien ?

Fascinant Robert, c'est qu'on voit bien qu'il y a une vraie adhésion. Donc il y a peut-être aussi, vous le ressentez, une envie tout simplement à la fois d'appartenance et puis une demande d'autorité et une certaine protection aussi parce que le l'uniforme bah égalise d'une certaine façon l'élève face à l'institution. Absolument.

Il y a les trois trois éléments que vous annoncez. D'abord, il y a une vraie besoin un vrai besoin d'autorité et même les enfants le demandent. Enfin, vous vous allez je sais pas vous êtes allés dans des classes et tout.

Les gosse il vous demande pas du laxisme. Moi, je suis sidéré du tuto par exemple dans un certain nombre d'école. Je crois pas qu'on tuto son euh son enseignant.

Ça porte quoi ? C'est pas votre copain votre enseignant. C'est lui qui vous apprend à lire, à compter, à à écrire.

Ensuite, les parents, moi je le vois quand je vais devant une école, les parents encore une fois, ils ont envie que l'école, elle soit un lieu différent de la rue. Elle soit un lieu différent de la rue où il y a des quelqu'un qui décide, le professeur où où on met les enfants euh les uns derrière les autres pour rentrer pour rentrer en classe. C'est chaque fois demandé.

On nous le demande les parents et au fond l'uniforme les 73 % qui ont demandé vous verrez parce qu'on va les distribuer à partir du du 1er jour de mardi il y aura des parents qui ont qui l'ont pas encore fait de nous communiquer les dates et on met pas ils auront 5 jours pour le faire et pour nous le demander. Je crois que c'est quelque chose qui pas règle les problèmes et participe à remettre de l'autorité dans les écoles et c'est ce que tout le monde réclame dans les écoles. Pour terminer Robert parce qu'on est pris par le temps malheureusement en ce début de saison, il n'y aura pas de dotation.

Donc du coup maintenant c'est fini de la part de de l'État. Ça représente un très gros poste. Est-ce que vous vous dites c'est un investissement pour mes enfants de de la ville et c'est important qu'il y ait ce ce poste budgétaire qui soit consacré ?

Ah ben c'est un choix. C'est un choix. C'est le choix qu'on a fait parce que pour toutes les raisons qu'on vient d'évoquer mais aussi parce que je suis dans une ville pauvre où fournir de pull et et de polo à et de suite à au aux enfants de suite et de polo.

Exactement à à par enfant, c'est une vraie aide mais c'est une aide qui a du sens. C'est pas je te donne de l'argent et tu en fais ce que tu veux. C'est une aide qui a du sens et je pense que c'est un quelque chose qui est largement plisité.

Peut-être que le gouvernement pourrait se soucier un peu plus de ce genre de choses plutôt que il y a d'autres débats moins importants. Merci infiniment Robert Ménard d'avoir été présent ce matin sur Sud Radio Mire de Béer et très bonne journée à