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interviewSUDRADIO· 15 juillet 2026 16 min

Antoine Léaument - "Incendies : le capitalisme, Macron et les ultra-riches sont responsables !"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique.

0:03
Antoine Léaument

Bien sûr, Sud Radio, mon invité politique ce matin, c'est Antoine Léaumant, député LFI de la 10e circonscription de l'Essonne. Antoine Léaumant, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous au menu ce matin. La présidentielle, bien évidemment, mais aussi le combat que vous menez contre cette présomption d'usage légitime de l'arme pour les forces de l'ordre. On parlera également du droit à l'aide à mourir, puisque c'est aujourd'hui qu'a lieu le vote définitif à l'Assemblée. Vous vous prononcerez à ce sujet tout à l'heure. Mais d'abord, un mot sur les incendies. 32 000 hectares brûlés depuis le début de l'année. C'est plus qu'en 2025.

Est-ce que la France s'est véritablement donné les moyens de lutter efficacement contre ces feux de forêt, Antoine Léaumant ?

0:43
Présentateur

Non, et je le regrette. D'abord, je voudrais dire un mot de soutien aux pompiers qui sont en ce moment en train de lutter contre ces incendies et qui malheureusement luttent sans les moyens qu'Emmanuel Macron avait promis. Je me souviens, après les incendies en Gironde en 2022, Emmanuel Macron avait dit qu'on allait planter un milliard d'arbres. Il avait dit qu'on allait donner 150 millions d'euros pour les pompiers, justement, et puis qu'on allait renouveler la flotte de Canadair. Rien de tout ça n'a été fait, malheureusement. Aujourd'hui, pour information, on en est à 80 millions d'arbres plantés sur les 1 milliard qu'avait prévus Emmanuel Macron.

Et puis, il y a un système qui est responsable de ce dérèglement climatique, qui est un système économique, le capitalisme, qui est prédateur sur la nature, qui ne reconstitue pas ce dont la nature a besoin pour pouvoir se régénérer.

1:28
Antoine Léaument

C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon, les incendies sont une conséquence de la stupidité du capitalisme. Le lien n'est pas forcément évident, à première vue, entre les incendies qu'on a, par exemple dans les Pyrénées-Orientales, à Fontainebleau, le feu est fixé désormais, et puis le capitalisme à côté.

1:43
Présentateur

Et parce que c'est un système économique qui existe depuis maintenant plus d'un siècle, et qui a des effets qui se prolongent dans la durée, le changement climatique, nous l'avons toujours dit, n'est pas un changement qui intervient d'un coup. Là, aujourd'hui, nous avons les conséquences de dizaines d'années d'inaction climatique, et d'ailleurs pour lesquelles le gouvernement d'Emmanuel Macron a été condamné. Et ce système économique, il exerce une prédation sur la nature, dans un système qui utilise une énergie carbonée, des énergies carbonées.

Et aujourd'hui, on le voit, quand nous, nous parlons, par exemple, de diminuer notre consommation d'énergie avec la rénovation thermique du bâti, et bien on a en face de nous des macronistes qui divisent par 3 en 3 ans le fonds vert qui servait justement à la rénovation thermique du bâti.

2:21
Antoine Léaument

Vous tenez pour responsable Emmanuel Macron de ces deux essences ?

2:25
Présentateur

Évidemment, mais je tiens non seulement responsable Emmanuel Macron, mais en plus de ça, les ultra-riches de notre pays, qui ont vu leur fortune être multipliées par 2 sous le mandat d'Emmanuel Macron, quand même, on est passé pour les milliardaires de 600... Vous voulez d'ailleurs créer un ISF climatique, c'est ça ? Oui, bien sûr, on ne met pas seulement un ISF climatique, on veut, en plus de ça, taxer beaucoup plus fortement le patrimoine des ultra-riches, parce que, si vous voulez, dans la période du pouvoir d'Emmanuel Macron, leur fortune est passée de 600 milliards d'euros à 1200 milliards d'euros.

Moi, j'aimerais bien savoir si les Français, ils ont vu comme les milliardaires de notre pays leur fortune doubler. Je n'en suis pas sûr, voyez-vous, et je pense que ceux qui nous écoutent sont assez choqués. Mais c'est plus que ça. C'est que les ultra-riches, les 10% les plus riches sur la planète, sont responsables de 35% des émissions de gaz à effet de serre. Donc, il y a une responsabilité climatique des ultra-riches. Et il y a deux possibilités face à ça. Soit dire, c'est pas grave, ils se sont enrichis parce qu'ils sont forts, etc. Soit dire, maintenant, vous allez payer la note de ce que vous avez fait.

Parce que c'est vous qui détruisez la planète par des investissements, notamment dans les énergies carbonées et dans les énergies pétrolières. Maintenant, c'est aux riches de payer la facture de la planète qu'ils ont détruit. On n'a pas tous une responsabilité face au réchauffement climatique ? Les petits actes individuels peuvent faire des choses. Mais pardon, c'est pas moi qui décide qu'on va mettre, par exemple, des emballages plastiques partout dans les supermarchés, dans ce qu'on achète dans les supermarchés. C'est pas moi qui décide de faire des investissements dans l'industrie pétrolière plutôt que de faire des investissements dans les énergies renouvelables.

C'est pas moi qui ai décidé de supprimer des postes à l'ONF qui s'occupe des forêts, alors qu'il aurait fallu en recréer. Donc, il y a des responsabilités économiques d'abord, des ultra-riches, et ensuite politiques de ceux qui font la politique au service des ultra-riches plutôt qu'au service du peuple et de la nature.

4:06
Antoine Léaument

Antoine Léomond, député de l'Essonne, je le rappelle. Venons-en à la présidentielle. C'est important aussi. On arrive dans la dernière ligne droite. C'est dans un an. C'est à la fois loin et très proche. Un sondage vient de donner, il y a quelques jours, Jean-Luc Mélenchon en passe d'accéder au second tour dans certains scénarios. Je crois que c'est la première fois que ça arrive. Est-ce que vous en réjouissez ?

4:24
Présentateur

Oui et non. C'est-à-dire, moi, déjà, j'ai fait un rapport assez détaillé sur les sondages et j'ai révélé des données qui n'avaient jamais été révélées. D'ailleurs, j'aimerais bien que la presse s'y intéresse davantage. Et dedans, j'ai réussi à comprendre pourquoi nous étions systématiquement sous-estimés dans les sondages. En fait, il y a une partie de la population qu'ils n'ont jamais, les instituts du sondage, c'est les jeunes et les milieux populaires. Ils ont des difficultés à percevoir une partie de la population. Donc, ils donnent une image faussée de la société.

C'est comme si je venais dans les studios de Sud Radio et que comme il y a un certain nombre de personnes qui ne veulent pas répondre à mes questions, du coup, je faisais mon analyse sur cette base-là. Donc, c'est aussi là-dessus qu'ils basent leurs modèles, les jeunes qui votent moins. Bien sûr. Attendez, ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'il y a une sous-estimation de nous dans les sondages. Qu'un sondage nous mette au deuxième tour... C'était le cas à une époque pour le FN devenu ARN. Tout à fait. Mais ce n'est pas pour les mêmes raisons.

5:11
Antoine Léaument

Mais peut-être que, justement, les modèles des instituts de sondage s'affinent et donneront de meilleurs...

5:18
Présentateur

C'est l'inverse. C'est triste, mais c'est l'inverse. Parce qu'ils ne veulent pas corriger, ou en tout cas, ils ne font pas l'effort pour corriger les problèmes que j'ai notamment posés et rendus publics. Mais par contre, je me satisfais d'une chose. C'est qu'effectivement, ils nous mettent au deuxième tour, alors que je considère qu'à l'heure actuelle, ils nous sous-estiment encore.

5:33
Antoine Léaument

Donc, vous pouvez les féliciter d'une certaine manière.

5:35
Présentateur

Mais non, mais moi, ce que je constate, c'est qu'ils donnent des dynamiques. Ça, pour le coup, on ne peut pas l'enlever. Ça, on peut être d'accord là-dessus. Ça, on ne peut pas l'enlever. Et la personne en ce moment qui est en dynamique, c'est clair, c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est le seul qui est dans une forme de progression continue depuis son entrée en campagne. Il semble intouchable.

5:55
Antoine Léaument

Qu'est-ce qui pourrait l'empêcher, d'ailleurs, ne serait-ce que d'accéder au second tour ? Jean-Luc Mélenchon.

5:59
Présentateur

Non, mais vraiment, c'est Jean-Luc Mélenchon, la seule personne qui a l'actuel.

6:02
Antoine Léaument

D'accéder au second tour, vous pensez que Marine Le Pen ne peut pas être au second tour ?

6:05
Présentateur

Oui, parce que les électeurs de Marine Le Pen ne voteront jamais pour une poursuite du système actuel. Et en revanche, si les électeurs de Marine Le Pen veulent, un, obtenir un pouvoir qui soit moins concentré dans les mains du président de la République, ce n'est pas avec Marine Le Pen que ça va arriver. Si les électeurs de Marine Le Pen veulent qu'on lutte contre le changement climatique... Si vous lancez un appel aux électeurs de Marine Le Pen, votez Jean-Luc Mélenchon. Mais je lance un appel à l'intégralité des gens pour voter Mélenchon. Là, vous parlez en tout cas des électeurs du RL. Moi, vous savez d'où je viens ?

Si j'avais pu voter en 2007, heureusement, je n'avais pas le droit de vote. Moi, j'aurais voté pour François Bayrou, qui était du Modem. D'accord ? Et j'ai été convaincu par quoi ? Par un programme politique qui me disait qu'il y a une crise financière qui a été créée par les banques et personne ne demande aux banques de rendre des comptes de la crise financière qu'elles ont créée. C'était la crise des subprimes. Et M. Mélenchon, à l'époque, dans un bouquin qui s'appelait Qu'ils s'en aillent tous, m'expliquait... Écoutez, dans nos textes, on dit que la souveraineté appartient au peuple.

Et au final, ce sont les banques qui décident de la politique économique et des politiques corrompues qui finissent par faire la politique au service des banques et des grandes sociétés capitalistes.

7:10
Antoine Léaument

Il n'y aura pas Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen à l'Elysée. Vous savez qui a dit ça ?

7:14
Présentateur

Raphaël Glucksmann ? Oui, bon courage à lui, parce qu'il faudrait déjà qu'il y arrive. Moi, écoutez, je n'ai pas envie de polémiquer spécifiquement avec Raphaël Glucksmann. Mais moi, ce que je dis aux personnes...

7:22
Antoine Léaument

Vous n'allez pas fermer la porte à un éventuel rassemblement ? En tout cas, au second tour, si vous y arrivez.

7:27
Présentateur

Moi, ce que je dis aux personnes qui veulent du changement dans ce pays, qui veulent qu'on mette au-devant les politiques de partage de la richesse, qu'on augmente les salaires, qu'on lutte contre l'augmentation sans fin des prix, qu'on redonne le pouvoir au peuple par une sixième république qui mettrait en place le référendum d'initiative citoyenne et qu'on lutte contre le changement climatique et qu'on s'adapte au changement climatique, alors il y a un seul but à droite.

7:45
Antoine Léaument

Marine Le Pen veut aussi donner davantage la parole aux citoyens.

7:49
Présentateur

Ça, c'est ce qu'elle dit, mais elle est pour sortir de la cinquième république, Madame Le Pen, elle n'est pas pour sortir de la cinquième république. Et tout ce qu'a voté le Rassemblement National à l'Assemblée, c'est la même chose que la politique des macronistes. En fait, c'est une question de degré. Les macronistes mettent déjà en partie la politique de Marine Le Pen en place et même celle de Jean-Marie Le Pen puisqu'on a eu cette semaine un texte à l'Assemblée sur ce sujet.

8:07
Antoine Léaument

Antoine Léaumont, député à la FI de l'Essonne, actuellement vous menez un combat à l'Assemblée contre la présomption d'usage légitime de l'arme pour les forces de l'ordre. La loi, le texte qui a été adopté en tout cas en première lecture la semaine dernière, pour vous c'est accordé un permis de tuer aux policiers, aux gendarmes.

8:22
Présentateur

Ces mots, ils sont très forts. C'est ce que vous pensez ? Bien sûr, c'est ce que je pense parce qu'il faut bien voir comment est pensé notre droit normalement. L'uniforme, porter l'uniforme, ça donne des droits supplémentaires. On est davantage protégé par le code pénal. C'est-à-dire, si vous êtes policier que je vous insulte ou que je vous agresse, vous êtes davantage protégé par le code pénal. Mais le retour de ça, c'est que si jamais vous, policier, vous m'agressez ou vous m'insultez, je suis aussi davantage protégé par le code pénal. Or, pour l'instant, ce qui se passe, ce n'est pas ça.

Pour l'instant, l'IGPN ne traite que très peu d'affaires et quand les affaires sont portées devant l'IGPN, la plupart du temps, elles aboutissent à des non-lieux. Elles ne sont même pas envoyées devant la justice. L'IGPN est quand même assez régulièrement saisie. Elle est beaucoup saisie. Vous considérez quand même que c'est un problème, j'espère. Parce que normalement, l'IGPN ne devrait jamais être saisi. Il ne devrait jamais y avoir de problème avec la police, précisément parce qu'on confie à ceux qui ont l'uniforme le fait de faire respecter la loi.

Et aujourd'hui, ce qui se passe avec cette loi permituée, et je l'appelle comme ça à dessein pour que tout le monde comprenne bien, c'est qu'on va considérer qu'un policier qui fait usage de son arme fait usage de son arme de manière légitime. Autrement dit... Dans quel cas ? Dans quel cas, Antoine Léaumont ? Justement, il sera considéré comme avoir agi... Dans des situations quand même qui sont très peu nombreuses et très strictes. Écoutez bien, justement, c'est pour ça que cette loi est grave. Précisément ce que dit la loi, c'est qu'à l'heure actuelle, il y a des circonstances qui sont censées être très graves et très strictes.

Déjà, on pourrait revenir dessus parce que depuis que cette loi a été mise en place, il y a eu une augmentation des tirs policiers...

9:46
Antoine Léaument

En cas d'atteintes ou de menaces armées à leur vie aux forces de l'ordre, en cas de périple meurtrier pour empêcher ou plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre. C'est pas rien.

9:54
Présentateur

Ou en cas de danger pour la vie des autres. Sauf que précisément, cette formule, en cas de danger pour la vie des autres, elle est tellement floue que l'augmentation de l'usage des armes de la police depuis que ça a été mis en oeuvre, elle est considérable. Ça a été mis en oeuvre en 2016 et c'était d'ailleurs un gouvernement socialiste, je mets des gros guillemets même si on ne les voit pas à la radio, un gouvernement socialiste de M. Cazeneuve à l'époque qui avait mis ça en place. Et depuis qu'il y a eu ça, il y a eu à la fois une augmentation des tirs policiers et une augmentation du nombre de morts de la police. Et c'est bien ça qu'il faut comprendre.

Moi, je n'ai pas de sujet avec le fait qu'un policier en état de légitime défense utilise son arme. Mais ce qui existait avant 2016, c'était la même chose pour tout le monde. C'est-à-dire que si un policier faisait usage de son arme, il devait faire la démonstration qu'il avait été en état de légitime défense comme n'importe quel citoyen de la République française.

10:39
Antoine Léaument

Vous n'aimez pas la police ? Vous n'aimez pas les policiers ?

10:42
Présentateur

Mais précisément, je les aime beaucoup. Et justement, bien aimer la police et la gendarmerie, c'est vouloir qu'elle n'ait pas des droits supérieurs aux autres citoyens. Je vais vous dire ce que dit l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi. Ça ne crée pas une irresponsabilité pénale. Ça, ça veut dire... L'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme, il veut dire une chose.

On dit qu'on doit contrôler davantage le pouvoir exécutif que n'importe quel autre pouvoir parce que précisément le pouvoir exécutif, il a la force armée. Contrôler la force armée, ça n'est pas une petite chose. Ça n'est pas une petite responsabilité. Et par ailleurs, d'ailleurs, par des manques de formation...

11:24
Antoine Léaument

Protéger la police et les policiers, ce n'est pas un petit sujet non plus, Antoine Léon.

11:26
Présentateur

Vous savez ce qu'il faudrait faire pour protéger la police ? Il faudrait leur donner un logiciel qui fonctionne. On a filé 200 millions d'euros à Capgemini de rédaction des procédures pénales. La gendarmerie en a un. C'est un logiciel qui est sous le logiciel libre. Il n'est toujours pas donné à la police parce que la police ne veut pas l'utiliser.

11:43
Antoine Léaument

Si la France insoumise arrive au pouvoir, si Jean-Luc Mélenchon est au pouvoir, vous mettrez davantage d'argent pour la police

11:48
Présentateur

et la gendarmerie. Mais attendez, on peut rentrer dans le détail. On mettra davantage d'argent pour la police judiciaire. Écoutez-moi bien, police judiciaire. Vous savez quelle est la première cause, à mon avis, d'insécurité pour les Françaises et les Français aujourd'hui ? C'est qu'il y a une diminution du taux de résolution des enquêtes. Quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, si vous vous faisiez tuer, il y avait 86% des cas où il y avait un taux de résolution. C'est-à-dire, on trouvait qui c'est qui vous avait tué. Aujourd'hui, vous savez à combien on est tombé ? On est tombé à 66% de résolution des enquêtes. C'est une baisse considérable du taux de résolution des enquêtes.

Pourquoi ? Précisément parce qu'il n'y a pas de logiciel, mais aussi parce qu'on a baissé les moyens de la police judiciaire au profit de la police dit de terrain, c'est-à-dire du bleu dans les rues comme dit Mme Le Pen. Ils ont mis en place la politique de Mme Le Pen, ça fait baisser la sécurité de mettre en place cette politique-là.

12:33
Antoine Léaument

LFI désarment les policiers. Ils veulent donner aux policiers, aux gendarmes, des pistolets à eau.

12:38
Présentateur

C'est Laurent Nunez qui l'a dit. Laurent Nunez est une personne qui est irrespectueuse du débat public. Est-ce que vraiment vous pensez que qui que ce soit chez nous voudrait qu'un policier aille par exemple dans une cage où on estime qu'il y aurait des kalachnikovs avec des pistolets à eau ? Bien sûr que non. Ce que nous disons c'est que dans la gestion du maintien de l'ordre, dans les manifestations, les policiers ne doivent pas être équipés d'armes qui peuvent mutiler comme des LBD par exemple. Pardon mais le mouvement des gilets jaunes. Le mouvement des gilets jaunes. Donc armé comment dans ces cas-là ? Vous faites des politiques de désescalade.

Et ce n'est pas très difficile, c'est ce que mettent en place les autres pays. Par exemple en Angleterre, les policiers ne sont pas armés du même type d'armes. Je signale que les LBD c'est quand même considéré comme des armes de guerre. C'est considéré comme tel. Et quand M. Nouniès à l'Assemblée Nationale nous a dit M. Nouniès à l'Assemblée Nationale il nous a dit les policiers et les gendarmes ne font jamais usage de leur arme par plaisir. Et bien moi je vous invite à aller regarder la vidéo de Glupatate qui est sur les réseaux sociaux et vous verrez des extraits de la gendarmerie notamment faisant l'utilisage des armes où ils ont l'air plutôt contents de s'en servir.

Ce que je ne comprends pas

13:41
Antoine Léaument

c'est votre inquiétude. Parce que vous avez brandi la déclaration des droits de l'homme elle vous a été retirée c'est le règlement à l'Assemblée Nationale ou au perjoir. Mais si cette loi elle est contraire à la déclaration des droits de l'homme le Conseil constitutionnel va l'invalider tout simplement. Mais je l'espère bien.

13:53
Présentateur

Mais en tout cas on va déposer un recours au Conseil constitutionnel. Mais je ne sais pas si vos auditeurs ont bien entendu ce que vous avez dit. Je suis monté à la tribune. J'ai montré la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez raison c'est interdit de brandir des objets. Mais on parle de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. C'est dans nos textes fondamentaux. Ça fait partie une pétition en tout cas à l'Assemblée Nationale

14:19
Antoine Léaument

sur le site de l'Assemblée qui a dépassé les 500 000. On verra s'il y a un débat. Et je vous invite à la signer. J'aimerais qu'on termine quand même c'est l'une des actualités du jour Antoine Léaumant le vote définitif à l'Assemblée Nationale du texte sur l'aide à mourir. Sans surprise celui-ci devrait être adopté. Est-ce que vous avez fait passer une consigne de vote à la France Insoumise ?

14:38
Présentateur

Il n'y a pas de consigne de vote. C'est-à-dire nous on est favorable à ce texte dans la mesure où il était contenu le fait de pouvoir avoir une aide à mourir c'est contenu dans notre programme. Et je veux dire il y a beaucoup de gens qui ont vécu une souffrance de ce type-là et qui parfois voulaient choisir d'éteindre la lumière. Moi j'ai partagé le résultat du vote lorsque nous avons eu en dernière lecture à l'Assemblée Nationale et je dois dire que les commentaires qu'on a eus sur les réseaux sociaux étaient des commentaires qui tranchaient beaucoup avec les mails qu'on recevait. On reçoit beaucoup de mails à l'Assemblée pour nous dire ne votez pas cette loi etc.

Mais j'ai vu aussi beaucoup de commentaires de gens qui disaient merci parce que quand on a une souffrance une maladie qui est incurable qui fait souffrir et notamment qui paralyse totalement mais qui laisse le cerveau en activité pour beaucoup de gens c'est comme une prison intérieure c'est comme être en prison à l'intérieur de son propre corps et donc ce texte pour moi

15:32
Antoine Léaument

est un texte de liberté. Vous allez voter pour. Oui. Merci beaucoup Antoine Léomond d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio député à la fille de la dixième circonscription de l'Essonne. Merci. Merci à vous. Et très bonne journée à vous. Il est 8h28 d'ailleurs si vous voulez parler de ce droit à l'aide à mourir vous nous appelez 0826 300 300 on revient d'ici là dans un instant avec les infos.