Discours de Jordan Bardella à Lodève - 25/06/2019
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bien, mes amis, bonsoir. Bonsoir à tous. Merci de votre présence nombreuse dans ces thèmes, les amis, puisque, je vous l'ai rappelé, Jean-Louis nous avons fait des scores optimistes dans ce département de l'Hérault. Je suis dit ce soir, vous appelez à la mobilisation. Mobilisation parce que moi aussi, il y a quelques jours, j'ai connu les 5 jours qui précèdent un vote. Et celui que j'y gagne dans une campagne, c'est celui qui va au bout dans les derniers jours. Ces élections, elles sont évidemment fondamentales. Beaucoup de nos compatriotes se disent que finalement, l'élection partielle, c'est une élection secondaire, c'est une élection à laquelle nous n'avons pas besoin d'aller voter.
Or, cette élection partielle est fondamentale parce que nous sommes arrivés en tête des élections européennes le mois dernier. Nous avons remporté ces élections en devenant, en s'affirant comme une partie de France, et va désormais s'ouvrir un cycle électoral qui doit nous amener l'élection locale en élection locale. Ce cycle local, il va commencer dès l'année prochaine avec les élections municipales, après-demain avec les élections départementales et régionales. Et le coup d'emploi de ce cycle local est donné dès dimanche dans l'Hérault.
Dans cette partielle de l'Odèque, nous sommes arrivés en tête, il me semble, sur ce canton lors des élections en OVM, avec près de 25% en tête dans un certain nombre de villages. Et oui, il va falloir aller chercher, un à un, nos électeurs. Évidemment, dans une élection partielle, c'est toujours très compliqué d'aller conquérir de nouveaux électeurs, d'aller convaincre de nouveaux électeurs. Je ne sais pas d'abord que nos propositions sont les bonnes, mais ensuite d'aller se déplacer dimanche.
Mais je crois qu'il est de votre mission d'aller chercher tous les électeurs pour l'Assemblée nationale, vos amis, vos proches, les membres de votre famille qui, au sein de ce canton, ont déjà voté pour l'Assemblée nationale en leur expliquant qu'il faut aller voter dimanche. Je suis très heureux de me faire soutenir Stéphanie Gelsi dans cette mission. Vous avez fait une campagne à l'Express, une campagne qui a commencé le lendemain des élections européennes, qui a duré quatre semaines et qui nous amènera, je l'espère, dès dimanche au second tour.
Envoyer Stéphanie au Conseil départemental, c'est évidemment un siège de plus pour défendre la France, protéger les Français, qui défendre nos intérêts, la politique que nous mettons en œuvre. Je pense qu'à rappeler à cette petite, à chaque fois que nous sommes en capacité de gouverner, je dirais que c'est l'Assemblée nationale, c'est d'adopter, que ce soit à Fréjus, que ce soit à Edmond, que ce soit à Boker, que connaissez Julien Sanchez, que ce soit dans toutes les villes, que nous dirigeons. Nous avons réussi à faire nos preuves. Nous avons réussi à baisser la fiscalité. Nous avons réussi à ramener la sécurité.
Nous avons réussi à ramener ce que j'appelle le « vivre en paix » dans les communes, où parfois un certain nombre de nos quartiers sont livrés aux 10 ans et sont livrés à la délinquance. Eh bien, nous avons réussi à ramener ce « vivre en paix » dans les communes, et surtout, nous avons géré l'argent public en bon cœur de famille, une qualité qui a évidemment manqué à de nombreux élus de gauche comme de droite ces dernières années. Donc, je voulais évidemment, ce soir, vous appeler à la mobilisation, vous dire que Elia Stéphanie, c'est choisir un conseiller départemental d'Assemblée nationale de plus, qui portera nos idées.
Mais c'est aussi envoyer un signal très clair à Emmanuel Macron, qui a transformé les élections européennes du 26 mai dernier quasiment en un référendum, en faisant de tout son poids dans la campagne, en se transformant en directeur de campagne de l'Anna des Boiseaux, qui était un peu le soldat qui fallait se sauver à tout prix dans cette élection, qui allait de bourre dans bourre, de boulette en boulette au fur et à mesure des semaines de la campagne. Emmanuel Macron a donc décidé dans les dernières semaines de la campagne de peser de tout son poids.
Il a réussi ce plébiscite, au-delà de le plébiscite, il s'est retourné contre lui, puisque 80% des Français ont voté contre la liste du président a réglé, contre la liste d'Emmanuel Macron, et ont fait le choix de nous porter en tête. Cette victoire, il y a plusieurs enseignements à retirer.
D'abord, des enseignements personnels qui nous concernent, parce que vous savez qu'après l'élection présidentielle de 2017, on nous a expliqué qu'on était mort, on était quasiment dans le cercueil, si on écoutait les journalistes, un certain nombre d'analystes, un certain nombre d'experts auto-programmés, et bien nous avions démontré que nous incarnions une force d'avenir, une force d'espérance pour des millions de Français, qui nous fait le choix de se porter sur le rassemblement national. Nous avons remporté cette élection européenne avec 600 000 fois de plus qu'en 2014. Nous sommes donc, je crois, le seul parti en dynamique.
Je vous rappelle qu'il y a un peu plus d'un an, la République n'a marché à 28% en tension de loi dans les sondages, nous étions à 14.
Les Républicains, nous avons longtemps parlé de Renaud Tadda pour Bellamy, je crois que ça a plutôt été la descente Tadda, et c'est peut-être le deuxième enseignement de cette campagne, c'est que, autour des embêtres de l'Assemblée nationale, des partis qui ont connu le véritable débat de la France insoumise, évidemment les Républicains, je ne parle pas du Parti socialiste de la France, mais il est clair qu'aujourd'hui la vie politique se structure autour de deux grands pôles, le pôle d'Emmanuel Macron, qui considère que tout doit aller vers les métropoles, qu'il faut continuer d'affirmer le service public dans nos territoires, nous ne sommes pas encore, effectivement, et bien placés pour les habitants, nos comptons sont bien placés pour en parler, qui considère qu'il faut aller vers les transferts de pouvoirs, toujours plus importants vers l'Union Européenne, qui considère que l'immigration est encore un atout, un attrait pour nos pays, et qu'il faut donc continuer d'avoir une politique généreuse à l'égard des gens qui arrivent, et puis le camp des nationaux, le camp des souverains, puisque nous représentons ce camp à la fois qui défend les intérêts du peuple, ce camp d'avenir qui est en train d'arrêter au pouvoir partout en Europe.
En 2014, lorsqu'on a gagné les élections européennes, on est relativement isolé sur la scène européenne. Il se trouve qu'aujourd'hui, nos alliés sont en train d'arrêter au pouvoir dans un certain nombre de pays. Matteo Savini, qui en Italie a été élu avec 17% des voix, a fait près de 34% des voix lors de ses élections européennes, européennes, c'est-à-dire que nous essayez de nous adopter au niveau local, mais aussi, évidemment, au niveau national.
C'est évidemment le deuxième enseignement de cette victoire des élections européennes, c'est que nous avons toute une partie de l'électorat républicain, toute une partie de l'électorat populaire, qui parfois a pu se retrouver dans la gauche, à qui nous avons vocation à parler, que nous avons vocation à combattre, alors qu'on dirait partie de la droite à voter pour la République en marche, mais c'est vrai, c'est toujours plus facile pour un parti qui est en responsabilité, qui est au pouvoir, d'aller chercher des élus, d'aller chercher un certain nombre d'électeurs, mais je crois qu'on a ce travail de reposition à faire, et c'est ce que nous avons probablement dans les mois et les années qui viennent.
Un certain nombre de sujets, aujourd'hui, dans la FFV, vous avez vu qu'après les élections européennes, Emmanuel Macron considérait qu'il avait gagné, les journalistes nous ont expliqué, après nous avons diabolisé pendant des semaines et des semaines, avant les élections européennes, que la République en marche était plutôt renforcée, et que la République en marche était plutôt stabilisée dans ces élections européennes, n'est-ce pas à bouger de l'ambiance, contrairement à ce qu'ils disent, le chômage ne baisse pas, il y a 60 000 demandeurs en plus, entre mai 2017 et avril 2019, c'est-à-dire depuis l'élection d'Emmanuel Macron, toutes catégories confondues, les déficits continuent de se creuser, le lacisme à l'égard de l'immigration se poursuit, les chiffres de l'asile, il faut être communiqués, il y a quelques jours, on nous démonquise qu'ils sont en augmentation dans notre pays, et que nous continuons d'avoir une politique toujours plus généreuse, avec des gens qui arrivent, alors que nous avons 6 millions de chômeurs et 8 millions de pauvres, que l'axime évidemment à l'égard de l'immigration, à l'égard de la sécurité, à l'égard de l'islamisme, vous avez vu cette nouvelle provocation de militantes féministes, enfin féministes, istavo-féministes, qui ont décidé d'envahir une physique de droite avec un burkini, on reprend cette affaire du burkini, on reprend ces provocations, et on profite évidemment des faiblesses de la part de l'État.
Voilà tous les sujets qui sont sur la table, voilà tous les sujets qui nous attendent, j'espère que Stéphanie réussira à l'organiser un maximum d'électeurs, elle ne pourra pas le faire toute seule, il faut évidemment que vous puissiez, de votre côté, aller chercher les électeurs, profiter de ces 5 derniers jours, pour te donner 5 jours d'une campagne électorale, ça passe vite, je pense que nous aurons la chance en tout cas d'être au second tour, je voudrais juste finir, peut-être éventuellement répondre à des questions si vous en avez, mais vous dire que notre pire ennemi en politique n'est peut-être même pas Emmanuel Macron, n'est peut-être même pas la gauche, la droite, mais c'est le temps, le temps qui passe, le temps qui s'écoule de matière inéluctable, et chaque jour qui passe, c'est un jour où notre pays se meurt, on est là dans un certain nombre de territoires, et on s'en avait quelque chose ici dans les ronds, où beaucoup de nos compatriotes sont obligés de suivre un certain quartier, parce qu'ils ne s'y sentent plus en sécurité, parce qu'ils ne s'y sentent plus chez eux, moi j'ai grandi en Seine-Saint-Denis, j'ai grandi en tout cas, HLF de Saint-Denis dans le centre-ville de la ville, et j'ai vu tous ces quartiers, effectivement, tomber sous les mains du fondamentalisme islamiste, tomber sous les mains des dealers, des trafiquants, de la racaille, et voir, effectivement, l'État abandonner tous ces territoires.
Alors, notre piratis, c'est évidemment le temps, le temps de vous écouter, et il vous appartient de tout donner jusqu'à dimanche, jusqu'à vendredi soir, minuit, date légale de la fin de la campagne, pour aller chercher un à un les électeurs, pour aller chercher un à un les électeurs du Rassemblement national, qui ont su gagner avec le même cimeternier, et qui seront, je n'en doute pas, d'écrire ce qu'il a dit au Conseil départemental, la semaine prochaine, je vous remercie.
Jordan Bardella