Le Grand Dossier du samedi 21 mars 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
À [musique] 16h46, c'est l'heure de votre grand dossier ce soir sur LCI, consacré à cette question. Donald Trump est-il vraiment prêt à mettre fin à la guerre ? D'un côté, il y a les mots du président [musique] américain qui annonc hier envisager de réduire ses moyens militaires.
Mais de l'autre, il y a les faits. Dernière [musique] en date, cette frappe aujourd'hui sur le site nucléaire de Nathans, attaque conjointe avec Israël selon l'Iran. Pourquoi cette cible aujourd'hui, le nucléaire iranien, est-il encore une menace alors [musique] que Trump affirme l'avoir totalement détruit cet été ?
On se posera la question et puis il y a ces renforts envoyés par Donald Trump et non des moindres. quatre navires de guerre, environ 5000 soldats supplémentaires. Pourquoi faire ?
Est-ce le signe d'une prochaine opération au sol ? Trump a-t-il vraiment réalisé tous ses objectifs comme [musique] il l'affirme ? Et puis il y a également Israël, l'État hébreu qui affirme [musique] que les États-Unis n'en ont pas fini encore avec cette guerre.
C'est le ministre israélien de la défense qui l'a encore confirmé [musique] ces dernières heures. Écoutez Israël à cette semaine, l'intensité des attaques que Tal et l'armée américaine mèneront contre le régime terroriste iranien et contre les infrastructures dont il dépend augmentera considérablement. Et la campagne menée par le président américain Donald Trump et le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou se poursuivr.
Nous sommes déterminés à continuer de mener l'attaque contre le régime terroriste iranien, à décapiter ses commandants et à contrecarer ses capacités stratégiques jusqu'à ce que toutes les menaces à la sécurité de l'État d'Israël et des intérêts américains dans la région soient éliminé. les autres. Mais d'abord donc on commence ce grand dossier par cette frappe sur le site nucléaire de Nathans.
Aujourd'hui, selon Teran, Israël et les États-Unis ont mené une attaque conjointe pour cibler le site stratégique d'enrichissement d'uranium iranien. On va tout de suite prendre la direction de l'Iran à Tean où on retrouve notre correspondant RFI France 24 sur place, Savch. Gazi.
Si que sait-on exactement de cette frappe ? Écoutez, tout d'abord, il y a toujours un doute sur la la le euh donc le la santé ou le le sort de de Benyaminou parce que c'est encore une fois une une apparition de de ce cabinet de de guerre israélien sans la présence euh de Benjamin Netanehou. Euh les Israéliens ont affirmé quant à quant au site de la qu'il y ait eu une frappe donc contre ce site.
On sait pas pourquoi parce que ce site a été donc frappé à de nombreuses reprises depuis le début de la guerre. il y a 3 semaines maintenant. Euh ce site qui a été également euh lourdement frappé euh en juin 2025 euh par l'avion israélienne mais ensuite aussi par l'aviation euh américaine.
Les autorités iraniennes ont affirmé à plusieurs reprises ces derniers mois que euh l'Iran euh n'avait pas d'activité n'avait pas repris ses activités nucléaires. Euh donc dans l'ensemble de ces sites nucléaires, notamment dans le site Donatin, dans le site de Ford à ou encore à Carage. On comprend pas ici pourquoi c'est ce ce site a été de nouveau frappé.
Mais ce qui est important ici, ce qu'on soulligne ici en Iran, c'est donc l'utilisation de de missiles pour frapper la base de Diego Garcia, une base qui se trouve à le la ligne qui a été coupée avec une première fois que que l'Iran utilise que la première fois que l'Iran utilise donc les missiles pour frapper aussi loin donc à 4000 km jusqu'à maintenant, c'était l'hémicile iranien avait officiellement une portée de 2000 km et donc maintenant on passe au stade supérieur, c'estàdire qu'on frappe euh des bases à 4000 km. Ce qui veut dire que par exemple le territoire européen, le territoire français peuvent être atteints par les missiles iraniens. Donc c'est de nouveau une escalade de plus dans dans ce conflit.
Merci beaucoup Si Gazi en direct de Tran. Il reviendra bien sûr sur cette attaque notamment de la la base de Diego Garcia un peu plus tard dans le grand dossier. Mais d'abord je présente mes invités Magali Bartes, éditorialiste géopolitique international LCI.
Sébastien Reignot est également avec nous. Bonsoir. Spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient, auteur de ce livre La modernité iranienne aux éditions l'Armatan.
Hilda Degan Schmidth est également avec nous. Bonsoir. Rappelle que vous êtes franco-iranne, membre de l'association Norouse.
L'amiral Alain Deunville est également avec nous. Bonsoir. Ancien chef d'étatmajor de la marine.
Vous avez été engagé notamment dans les opérations contre l'Iran dans le golfe Persique et vous êtes entre autres ancien professeur à la Sorbonne d'Abu Dhabi. Michel Tarkanski également, bonsoir journaliste spécialiste du proche Orient, enseignant notamment à le Gilîille et auteur notamment de ce livre Comprendre les fractures du monde contemporain aux éditions Aier. Et puis il nous fait également le plaisir d'être avec nous Faima Robiol.
Faimé pardon. Bonsoir ancien ingénieur en Iran et au commissariat de l'énergie atomique. Je rappelle que vous êtes également chargé de cours notamment à l'ESSEC ou encore à l'école de guerre.
Voilà pour euh la présentation de tout le monde mais on va revenir d'abord sur cette frappe du site nucléaire de Nathan ce matin parce qu'elle est elle est très intéressante et d'un côté très stratégique. Quelle va être votre première réaction ? On a eu depuis ces derniers jours beaucoup de questions sur les sites de missiles balistiques, les missiles les sites énergétiques.
Là, cette fois-ci, je me tourne vers vous Fer Rob parce que c'est un petit peu la spécialiste nucléaire sur ce plateau. Pourquoi aujourd'hui cibler ce site de Nathan particulièrement ? Alors le cible de Honathans, il faut savoir que ont compté plus de 50000 euh rentfougeuses et qui qui est énorme et puis chaque fois il utilise il crée encore des centréfugeuses de nouvelle génération pour aller plus vite.
Donc il y avait ça mais mois le mois de juin lors de la guerre de 12 jours, il a été attaqué avec les B2 et toute l'entrée a été a été détruite. le 3 mars à nouveau a été attaqué et pour que être sûr sûr sûr que ils vont pas encore aller ouvrir. Là cette attaque pour moi c'est une confirmation pour être certain que ils auront aucune possibilité ni à court terme ni à moyen terme de pouvoir encore avoir l'accès à ces installations là qu'on sait même pas dans quel état ils se trouvent pour pouvoir continuer leur leur programme.
Néanmoins, le le chef de l'Aua, monsieur Grossi, a dit qu'il faut plus frapper les installations nucléaires. Néanmoins, il faut voir que lui-même, il sait où se trouve, il a dit il y a 3 jours, il se trouve les uraniums enrichis à 60 % qui se trouvent à deux endroits, il a précie, je pense que c'était sur votre antenne ou Oui. Oui. euh et que l'objectif c'est de pouvoir mettre la masse sur cette partie-là Bien s bien et on se posera la question de comment notamment les éventuelles troupes au sol mais Magalie Bares euh un mot justement sur la la portée stratégique de cette frappe.
On pensait euh quand on écoutait Donald Trump que toutes les capacités nucléaires de l'Iran avaient été détruites. Finalement ce n'est pas le cas puisque preuve en est on on rattaque, on refrappe encore une fois un de ces sites aujourd'hui. Oui. les Américains sont obligés d'y retourner parce que en effet ces ces bombardiers qui ont lancé ces ces bombes perforantes extrêmement puissante en fait personne n'a pu vraiment constater le résultat.
C'est-à-dire que les Américains nous ont montré des simulations hein de de l'impact de ces bombes potentiellement. Euh mais c'est vrai que euh l'Agence internationale à l'énergie atomique a pas pu retourner euh sur place pour constater en effet la destruction ou pas complète de de ce site. Donc en effet, les Américains y retournent aujourd'hui comme ils l'ont fait comme vous le disiez euh début mars.
Mais au au-delà évidemment de de cette portée extrêmement importante, mais ça remet aussi le nucléaire au sur le devant de l'agenda de de Donald Trump. Ça aussi c'est important. Ils ont beaucoup parlé jusqu'à présent les Américains, les Israéliens de la question des missiles balistiques.
Et c'est vrai que cette question de l'uranium, elle est absolument centrale si Donald Trump veut sortir de cette affaire euh en pouvant en en proclamer une victoire. L'uranium c'est la menace existentielle pour pour Israël. Et c'est vrai que cette question des stocks d'uranium enrichi, elle est centrale.
Comment aller les récupérer ? Où sont-ils ? véritablement ça on sent que pour Donald Trump pour qu'il puisse avoir un trophée après cette guerre cette question de l'uranium enrichi elle sera capital.
Alors juste avant de de continuer la discussion on va aller voir sur la carte précisément ce qui s'est passé ces dernières heures parce qu'il y a beaucoup de questions évidemment sur ces frappes israélo-américaines. Je rappelle queencore une fois Teran nous annonce que ce sont des frappes conjointes avec vous Pierre Olivier d'entend. Que sait-on exactement de ce qui s'est passé sur ce site de Nathan ces dernières heures ?
Alors Quentin, on l'a d'abord appris ce matin par le biais des médias iraniens, ensuite confirmé par les médias israéliens, le site nucléaire de Nathan, vous en parliez juste à l'instant en plateau, situé en plein cœur de l'Iran qui a été touché par des frappes ce matin et selon nos informations récoltées sur place en Israël, il pourrait s'agir d'une frappe exclusivement américaine au vu matériel nécessaire pour ce genre d'intervention. On pense notamment à ces avions B1 américains capables de larguer des bombes de plusieurs tonnes. L'Organisation iranienne de l'énergie atomique a ensuite confirmer ses frappes regardées et précise qu'aucune fuite de matière radioactive n'a été signalée.
Et on va regarder ensemble la carte qui s'affiche juste ici, le site de Nathan. Vous le voyez ici au cœur de l'Iran, environ 200 km au sud de Tran. C'est un lieu hautement sensible, hautement stratégique.
Il fait partie des principaux sites d'enrichissement d'uranium dans le pays. Il contraait des milliers de centrifugeuses capables d'enrichir de l'uranium à 90 % comprenait assez pour fabriquer une arme nucléaire. D'où la volonté des États-Unis et d'Israël d'anéantir totalement ce site.
Et ce n'est pas la première fois que Nathan s'est pris pour cible. Rappelez-vous déjà début mars, il y a 3 semaines environ au tout début du conflit, les installations du site avaient été touchées. On voit d'ailleurs la différence d'impact ici au 1er mars à gauche et au 2 mars à droite avec ces dégâts importants.
Nathan avait été aussi ciblé, rappelez-vous, en juin dernier lors de la guerre des 12 jours et à l'époque, Israël avait affirmé avoir déjà détruit la principale installation du site nucléaire dès les premiers jours de l'offensive. Alors, restait-il encore beaucoup de ces centrifugeuses en activité pour que le site soit frappé ce matin ? En tout cas, cela confirme la volonté des États-Unis et d'Israël d'anéantir totalement les capacités d'enrichissement d'uranium de l'Iran.
Merci beaucoup Pierre Olivier Dant. Et justement cette question de ce qu'il restait dans ces sous-sols de ces sites nucléaires, on l'a posé cette question à Raphaël Grossi, le patron de la EUA. LCI lui a posé la question il y a quelques jours et le patron de la qui reconnaissait que les capacités nucléaires iraniennes n'avaient pas été détruites cet été.
Écoutez, Raphaël Grossi. Dans quelques secondes, on va revenir sur Raphaël Grossi mais je me tourne vers vous Hilda Degani Schmidth. Aujourd'hui, c'est une preuve que ces capacités nucléaires n'ont pas été détruites ces ces ces ces dernières semaines, ces derniers mois justement avec la guerre des 12 jours.
Je très sincèrement sur cette question, je ne sais pas quoi vous dire. D'abord, je suis en présence de madame Robiol qui est vraiment pour moi l'éminente personne pouvant parler de cette situation. Et de toute façon, vous avez dit, Trump avait dit "Moi je ne l'écoute pas, je regarde ce qu'il fait." Et à partir du moment où il y a ces frappes, ça veut dire qu'il y avait quelque chose à frapper.
Et ce sont les actes que je regarde parce que j'ai bien compris que ces affirmations peuvent être à géométrie variable pour des raisons de politique intérieure ou pour des raisons stratégiques pour pouvoir tromper l'ennemi. Et je regarde ce qu'il fait et il me semble que voilà, il y avait quelque chose pour qu'il y ait une frappe. Sébastien Re, est-ce qu'on peut légitimement penser qu'une partie de ces 440 kg d'uranium enrichi était dans les sous-sols de Nathan ?
Où [raclement de gorge] est toujours ? D'ailleurs, on peut le considérer. Je pense que s'ils existent en Iran, enfin comme ils existent toujours en Iran, ils sont sans doute aussi dans plusieurs endroits à la fois.
Mais vous voyez un peu l'impasse dans laquelle on est. C'est-à-dire que pendant la Ligue la gardé de 12 jours, Netaniaou a attaqué l'Iran en disant qu'il allait débarrasser le monde du problème du nucléaire iranien. Euh la guerre des 12 jours n'y a pas suffi et encore une fois aujourd'hui on sent que la guerre n'y suffira pas puisqueen fait le problème il est euh c'est ce que moi j'ai toujours considéré plutôt politique que militaire.
C'est-à-dire que les stocks euh d'uranium enrichi euh il restent toujours sur le terrain. Et comme euh Donald Trump n'a toujours pas pris la décision d'envoyer des troupes sur le terrain pour aller chercher ce stock, ce stock existera toujours et dans 6 mois, dans 1 an, ça légitimera la prochaine guerre si vous voulez. Dans 2 ans, 3 ans, ça pourra légitimer encore une prochaine guerre si vous voulez.
C'est c'est toujours comme on il y a je vous dis c'est pas une question [raclement de gorge] de de volonté, c'est que il y a pas de possibilité militaire de de de récupérer ce stock si on ne va pas sur le terrain. Alors évidemment là il bombardent des sites en espérant les enfants les les parce que ces sites sont dans des montagnes. Vous imaginez un petit peu le tunnel du Mont-Blanc.
Si vous fermez euh si vous bombardez l'entrée et la sortie et ben tout ce qui est au milieu du tunnel du Mont-Blanc est inaccessible pour tout le monde. C'est c'est un petit peu ça ce qui se passe en Iran. C'est-à-dire que tout est dans des soutes dans des sites euh sous des montagnes et donc c'est comme c'est des sites c'est des montagnes extrêmement hautes et extrêmement profonde euh c'est très difficile d'aller atteindre le cœur de la montagne.
Donc euh donc là sans doute que toutes les issues sont fermées, tout euh tout est souscouvert, tout est sous terre mais le problème existe toujours puisqu'en fait le stock d'uranium enrichi est toujours sur place. Donc il y a il y a je vous dis alors Trump c'est ce que vous disiez pour des raisons politiques inventera un argument pour dire qu'il a remporté une victoire et cetera mais dans les faits c'est par rapport aux objectifs qui a été visés au départ pas une très grande victoire du tout c'est alors c'est une réduction des capacités militaires mais par rapport aux objectifs qui étaient fixés on aucun ne sont atteints véritablement je me tourne vers vous amiral parce qu'effectivement quel est-ce que Israël et les États-Unis unis ont les armes, les bombes, les missiles, je ne sais pas exactement quelle est l'arme utilisée pour frapper ces capacités nucléaires qui sont séastien rag le rappelé à plusieurs centaines de mètres au sous-sol. Qu'est-ce qu'il faut comme matériel pour pouvoir détruire ce type de de de capacité ?
Je ne pense pas que ça puisse se faire dans une seule frappe parce que vous vous avez parlé de plusieurs centaines de mètres. Les bombes les plus puissantes ne peuvent pas atteindre cette profondeur d'une seule frappe. Donc, il faudrait plusieurs frappes.
Mais je voudrais rajouter que on peut pas ajouter quel euh vraiment des éléments très intelligents par rapport à ce que vous avez dit avec beaucoup de pertinence mais souvenez-vous que de il y a eu la traque des savants atomiciens par les services secrets israéliens qui a abouti à des éliminations. Est-ce que ces services ont eu d'autres renseignements qui ont suscissé ? cette frappe, ce n'est qu'une hypothèse qui n'est absolument pas vérifiée.
Euh, je question simplement Fimet Robiol sur ces frappes. Est-ce que c'est dangereux de frapper des [raclement de gorge] sites qui contient qui pourraient contenir autant d'uranium ? Est-ce que c'est dangereux pour la population aux alentours et puis et puis est-ce que ça peut provoquer un un incident, un dégât nucléaire ?
Alors, il faut voir que le programme nucléaire iranien depuis 2003 qui a été connu par les occidentaux est avant tout dangereux pour la population. Pourquoi ? Parce que chaque fois ils sont il leur objectif c'était atteindre la bombe.
Pour cela, ils étaient prêts à tout, y compris la contamination de la de population, [grognement] de la nature, de l'environnement. Et je je vous dis chaque fois que l'Alait venir, on mettait sous le tapis la matière radioactive. Une fois qu'ils arrivaient et qu'ils insistaient pour mettre les caméras, dès qu'il prenaient l'avion, on enlevait les caméras de surveillance.
Donc depuis 2003, il y a eu une laxiste au niveau international qui nous emmène avec une situation àquelle on est euh on est confronté. Ce que je pense c'est que c'est cet uranium enrichit, il faut impérativement les trouver. Il faut impérativement le trouver parce qu'ils sont capables aujourd'hui on voit bien qu'ils sont capables à tout pas pour la population mais pour exister pour continuer à exister.
Donc on est devant un danger mondial et puis avec les les les missiles qui sont arrivés à cette île là, on voit bien que on est en face d'un état qui a menti mais tout le temps, tout le temps, tout le temps. Il a tout caché. Donc il faut le trouver.
Néanmoins, Néanmoins, le risque de contamination pour moi est antérieur à ces attaques-là pour la population. Et on en parle jamais parce que on voit tous ces sites-là, c'est il ils l'ont fait. Par exemple, le dernier que ça a été bombardé était au nord de Tran.
On sait même pas qu'est-ce qu'il y avait dedans. Donc il y a un risque de contamination qui existe pour la population dont on en parle pas. [rires] Et évidemment si c'est si ils éteignent et c'est pas 100 100 m mais c'est entre 30 à 40 m [raclement de gorge] en attance.
Là va ça va être un un un danger incroyable non seulement pour la population mais pour des siècles à venir sur tout ce qui est les nap fréatiques également. Alors justement la question qu'on se pose également c'est qui a organisé ce raide aérien pour le tréran ? une frappe conjointe entre Israël et les États-Unis.
Mais ce qui est très intéressant, c'est que aujourd'hui en en tout cas encore maintenant Israël dément en tout cas ne confirme pas être à l'origine de cette frappe. On va prendre la direction justement d'Israël à AFA où nous attend notre correspondant sur place Nicolas Rouget. Nicolas ce soir encore Israël ne confirme toujours pas être responsable de cette frappe sur le site de Nathans.
Oui, tout à fait. ce n'est pas très caractéristique hein du du gouvernement israélien et de l'armée israélienne en particulier. Il communique beaucoup sur cette guerre, qui communique sur toutes ces frappes qu'elle qu'elle qu'elle qu'elle accomplit depuis depuis des jours maintenant.
Euh donc c'est vrai que cela porte à croire que peut-être euh ce serait ça aurait été une frappe prise en compte par les Américains. Alors après, il faut savoir hein que les Israéliens sont très fiers de pouvoir dire que la collaboration n'a jamais été aussi étroite entre les Israéliens et les Américains, que d'un certain côté tout est assez coordonné, même si hein, on l'a vu avec les frappes en particulier sur les champs gaziers euh de South Park ces derniers jours et bien il arrive parfois que les deux partenaires aient des objectifs différents. Alors il y a eu quand même des rumeurs dans la presse ce matin en Israël. en disant que oui euh en effet, il y avait eu ces frappes sur Nathanns, qu'en effet oui, elles avaient été entreprises par une coalition israélo-américaine, mais tout ça encore une fois n'est pas officiel.
Est-ce que les Américains ont un but différent des Israéliens à ce niveau-là ? Euh très clairement non. Les Israéliens l'ont dit depuis le début.
He évidemment, le nucléaire reste une cible euh pour euh avec la chute du régime évidemment. Donc donc évidemment c'est ça reste en phase avec les intérêts israéliens mais ça serait intéressant de voir justement qui a pris cela en charge et puis aussi ce que ça veut dire sur la conduite de la guerre dans les jours qui viennent. Merci beaucoup Nicolas Roger en direct d'Afa en Israël.
Alors forcément on se pose la question en attendant Nicolas est-ce que ce sont les États-Unis qui ont mené tout seul ce raien et si oui quel est l'objectif de Washington en question de cet uranium ? Je vais me retourner vers Matthéo Saravino. Vous nous avez rejoint parce qu'effectivement au-delà de ce réen, il y a une question.
Est-ce que Donald Trump n'est pas prêt à faire un peu plus pour conquérir cet uranium ? Car son objectif numéro 1 aujourd'hui, c'est de priver l'Iran de cet uranium en Rchi. Oui, Quentin, exactement.
Et c'est loin d'être une mince à faire puisque si les États-Unis veulent s'emparer de ces 40 440 kg d'uranium en RI, il va d'abord falloir identifier précisément où il se cachent. Alors, plusieurs sites ont déjà été identifiés. Celui de Fordau, notamment au sud-ouest de Teran, vous le voyez sur ces images.
C'est d'ailleurs ici que le stock d'uranium serait bloqué sous la terre selon les Iraniens. Mais les États-Unis suspectent plutôt Terran de l'avoir déplacé à Nathan, ce que vous voyez juste ici, donc au sud de Teran. Et donc Nathans, vous le connaissez puisqu'il a été frappé ce matin ce site également à Isparan que vous voyez à une centaine de kilomètres au sud.
Une fois les sites identifiés et bien il va falloir creuser très profondément à plus de 200 m sous la roche. Là que se cache l'uranium enrichi dans des centrifugeuses puis scellé dans des cylindres de métal de la taille de bonbonne pour la plongée sous-marine et qui pourrait être déplacé dans des camions comme le laisse penser vous savez ces images du site de Ford 2 que nous avons vu l'année dernière lors de avant la guerre des douurs avant les bombardements américains. Merci beaucoup.
Alors sur le papier ça c'est le scénario idéal mais ça semble être un un Paris un plan très risqué pour les États-Unis. Oui, puisque frapper un un site nucléaire, c'est déjà un risque chimique, évidemment. Et puis les experts estiment euh qu'il serait compliqué de détruire intégralement les capacités nucléaires iraniennes.
On l'a vu notamment avec la guerre des euh 12 jours. Il faudrait donc emporter cet uranium, le mettre en lieu sûr et ça et bien ça nécessiterait une opération au sol avec des milliers de soldats américains accompagnés d'engins de chantier pour sécuriser le site en question. le tout avec une large couverture aérienne.
Bref, des moyens considérables pour des résultats incertains. La même opération avait été envisagé il y a un an par l'administration Trump qui avait finalement reculé. Merci beaucoup Matthéo Saravinou pour toutes ces informations.
Michel Derzanski, est-ce que c'est un un scénario auquel il va falloir se préparer ou est-ce que c'est trop risqué d'aller chercher avec des troupaux sol américaines ce ce cet uranium enrichi ? On parle quand même de plus de 400 kg. Bah la question c'est de savoir si au préalable les Américains savent où est ce voyez si on est sur un point d'interrogation de savoir est-ce qu'il est à Fordose, est-ce qu'il est à Nathan, est-ce qu'il est autre part ?
Est-ce qu'il est dissiminé en différents blocs ? Je pense que la première question aujourd'hui pour les Américains, c'est d'identifier réellement où ils se trouvent parce que faire une opération de débarquement avec des troupes spéciales, parce que c'est ça qu'il faudrait, ils vont pas débarquer comme ça. Bah il faut il faut une très bonne localisation.
Là où on peut se dire qu'en terme de renseignement, les Américains peuvent être accompagnés, c'est par les Israéliens parce qu'ils ont percé euh tout ce qui était renseignement euh en Iran. Ils ont mis tout ça à plat, ils ont la capacité d'identifier. Mais pour l'instant, visiblement, euh ni les Israéliens ni les Américains n'ont dit "Voilà, on sait exactement où c'est et on va intervenir sur ce point-là parce qu'on a identifié que c'était là." Donc aujourd'hui, on ne peut que constater que ils reviennent sur Nathan, comme l'a dit madame, comme l'a dit l'amiral. que ben aujourd'hui pour remettre, permettez-moi cette expression à une couche, c'est-à-dire s'assurer que ben si on peut pas atteindre au moins que personne puisse l'atteindre.
En gros, c'est ça et mais par contre comme le soulevait madame, ça ne veut pas dire que derrière il y a pas de risque de contamination écologique et cetera. Mais ça, on le saura à long terme, on le saura pas immédiatement, on le saura bien après l'issue de la guerre. Donc ça veut dire un, on sait pas où c'est. de une préparation d'opération c'est envisageable mais ça reste je dirais de la supposition et trois de la contamination je pense que malheureusement ce type de guerre en fait énormément.
Oui. Amiral Alain de de Dunville, est-ce que pour ce genre d'opération il faut un commando restreint d'une dizaine de soldats ou au contraire il faut un déploiement beaucoup plus massif avec plusieurs dizaines plusieurs centaines de soldats ? Comment on fait pour aller récupérer 400 kg d'uranium sur une base même que ce soit en foui ou pas forcément ?
Attendez, il faut une opération lourde et face à des à l'armée iranienne qui est je crois que c'est 350000 hommes face au aux gardiens de la révolution iranien qui sont organisés en en mosaïque comme on dit maintenant, c'est-à-dire qui ont leur autonomie et donc c'est quelque chose qui se d'abord il faut comme vous le disiez, il faut savoir où et ensuite c'est une opération très complexe à monter. Souvenez-vous de l'affaire pendant le l'affaire de des otages là en Iran. C'est c'est [rires] très compliqué.
Hm. C'est [raclement de gorge] et un mot Faimer Robiol sur la la faisabilité de ce type de plan. Moi je pense qu'il y a un élément qu'on ne connaît pas, c'est les discussions entre les Russes et les Américains de l'issue une fois qu'on le trouve.
Les Russes ont proposé et qu'on va les récupérer et on va diminuer euh le niveau de radioactivité euh pour que euh voilà le danger soit euh écarté. Par contre, les Américains enfin surtout les CA voudraient les récupérer. Donc est-ce qu'il y a pas quelque chose dans cette dans dans ces discussions là qui nous échappent ?
Ça ça pourrait autre chose c'est que on sait pas exactement là on vient l'expliquer on sait pas aujourd'hui cet uranium enrichisse il est en quel état est-ce qu'il est en forme de poudre donc il aura d'autres mesures et d'autres ou bien il a été un peu plus en avant c'est-à-dire on a on l'a moulé dans la partie métallique donc touses ces informations là on l'a pas néanmoin je suis sûre que ils sont en train également discuter avec les Iraniens h qui sont retournés de du régime qui ont des informations précise qui pourrait aider les dénements de ce ce problème et on suivra ça bien sûr sur cette question du des sites nucléaires iranien restez avec nous dans le grand dossier dans un instant on s'intéressera encore une fois à ce déploiement cette armada américaine qui se renforce à mesure que les jours passent avec notamment plus de plusieurs navires de guerre et plus de 5000 soldats américains qui seraient de nouveau déployés dans la région restez avec nous. La suite de votre grand dossier consacré évidemment à la guerre en Iran. 22e jour de guerre aujourd'hui.
Évidemment, tous les tout le monde a les yeux arrivé sur le D3 d'Ormous avec un Donald Trump un petit peu plus agacé ces dernières heures. Dernière information de la de l'Amérique en tout cas des des Américains qui annoncent que ils ont sécurisé en tous les cas ils ont réduit la menace iranienne ces dernières heures tout autour du D3 d'Ormouse. C'est l'amiral Bras Cooper qui l'annonce il y a quelques heures.
Je propose de l'écouter. Nos partenaires du golf en particulier ont repoussé des milliers d'attaques de drones iraniens, ce qui démontre clairement la solidité de nos partenariats alors que nous travaillons main dans la main. Nous restons également déterminés à mettre fin à la menace que l'Iran fait peser depuis des décennies sur la libre circulation des marchandises dans le D3 d'Ormous.
La capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans et autour du D3 d'Ormous s'en trouve ainsi réduite et nous ne cesserons pas de poursuivre ces cibles. Amiral Alain de Dunville, est-ce que on peut légitimement penser qu'aujourd'hui avec toute la situation qu'on connaît dans le D3 d'Ormouse, est-ce que on peut croire les Américains lorsqu'ils disent qu'ils ont éliminé la menace iranienne dans la région ? Non, ils ont ils ont pas dit qu'ils avaient éliminé.
Ils ont dit qu'ils ont ils ont réduit que la menace c'est pas uniquement d'être d'embour c'est aussi toute la côte sud de l'Iran. Vous avez sur la côte sud sur les îles Keesm à à à Car et Abouussa, Syrie et cetera. Vous avez des radars, vous avez des systèmes d'écoute et vous avez aussi un satellite au-dessus euh que les Iraniens ont lancé.
C'est le satellite Rayam ou Kayam, je sais pas comment on dit. Kayam, très bien, avec l'aide des Russes et ce satellite, c'est un satellite électrootique qui permet de repérer. Donc c'est tout ça qu'il faut éliminer parce que après il y a la menace.
Oui, il y a la frappe mais avant de frapper, il faut détecter. Donc réduit, ça veut pas dire qu'ils ont tout obtenu mais ça va dans le bon sens. Alors justement autre information aujourd'hui donné par Washington et notamment pas que Washington d'ailleurs par d'autres pays, c'est cet appel lancé par Donald Trump pour que les ses alliés lui viennent en aide dans le tr d'Ormous.
Il y a eu un une fin de non recevoir d'Emmanuel Macron il y a quelques jours, puis finalement un revirement de la part de la France et notamment de la Grande-Bretagne. Et aujourd'hui, on apprend qu'une vingtaine de pays dont la France, dont la Grande-Bretagne, les Émirats arabes unis, le Canada et le Japon se disent prêts à, je cite, contribuer aux efforts nécessaires pour la réouverture du D3 d'ormous, bloqué aujourd'hui depuis le début de la guerre. Sébastien Rignot, est-ce que les lignes bougent en ce moment même sur ces sur cette question du 3 d'ormous ? ce que ça veut dire que le Washington a a réussi sa première partie de sécurisation ou au contraire on est loin d'une sécurisation du D3 avec notamment ces ces pays qui ne veulent pas forcément aller très rapidement en besogne.
Voilà, je crois que faut être très précis sur les termes et les les États-majors sont très précis. C'est-à-dire que Emmanuel Macron avait bien conditionné sa participation à une éventuelle réouverture du détroit d'ormous à une arrêt à un arrêt des hostilités. C'estàd qu'on va pas se retrouver sous le feu croisé des uns et des autres pour essayer de d'organiser une une tentation d'ouverture de de du D3.
Et là donc on voit bien les États-majeurs américains viennent de spécifier que la menace est réduite. Donc les Français sont prêts. Mais ni d'un côté ni de l'autre la situation est encore idéale.
C'est-à-dire que c'est pas avec une menace réduite que les Français participeront à une ouverture du D3 d'ormous. Il faudrait que la menace soit complètement euh qu'il y ait plus de menace. Euh et puis là, à partir de ce moment-là, les sans doute les 20 pays vont participer à une à une coalition pour ouvrir le détroit d'ormous.
Et vous voyez, c'est graduel, c'est graduel. Quand Donald Trump a appelé au reste du monde pour l'aider à à ouvrir le D3 d'ormous, tout le monde a dit non parce que on était sous le feu des des tirs croisés des uns et des autres, des missiles et cetera. Aujourd'hui, la situation s'améliore un tout petit peu, mais elle s'améliore finalement assez peu.
C'est ce que l'amiral disait. C'est-à-dire que la lorsque vous dites que la menace est réduite, ça veut pas dire qu'elle est elle est elle est nulle. Donc entre il y a vraiment beaucoup plus de différence entre une une menace réduite et puis une menace nulle, c'est le jour où les bateaux pourront passer et là vraiment on pourra escorter les bateaux.
Et et le problème c'est que là dans la dans la dans l'asymétrie de cette guerre euh les Iraniens disposent de moyens de nuisance extrêmement forts. On parle des petits bateaux qui qui peuvent être lancés comme des torpilles et cetera. Euh c'est-à-dire que c'est c'est très compliqué de techniquement, je je veux dire d'ouvrir un D3 parce que on se rend extrêmement vulnérable à l'égard des opposants.
Et je crois que le la position de la France ce sera d'essayer d'atténuer les tensions avec l'Iran, c'estàd essayer de mettre l'Iran dans la boucle parce que si on peut à la la méthode américaine s'opposer complètement à l'Iran, mais là dans ce cas-là, on prend des très grands risques pour tout le monde. Mais est-ce que ça ne veut rien que le fait de l'annoncer aujourd'hui encore une fois à ces 20 pays qui font une annonce commune, est-ce que ça veut pas dire que Donald Trump d'une certaine manière sur ce sujet est en train de de gagner son bras de fer, il faut le dire avec euh avec ces pays ? Moi, je crois pas que ce soit véritablement un changement de pied de la France parce qu'en fait Emmanuel Macron dit un peu près la même chose depuis le début, c'est-à-dire que la France est prête en effet à aider à escorter ces bateaux quand les affrontements auront auront cessés.
Il l'a redit hein jeudi au Conseil européen à Bruxelles, il l'a dit euh que sous mandat on pas l'OTAN hein, parce que on sait bien que Donald Trump s'en est pris à à l'OTAN euh une bande de lâche d'après euh d'après le président américain. Mais sous mandat onusien, la France, elle propose ses services mais en effet pas maintenant. ça n'aurait aucun sens d'aller d'aller se déployer aujourd'hui.
Et dans la perspective de de cette de cette force sous mandat onusien, en effet, on trouve des pays européens dans la déclaration, mais on trouve aussi les Émirats arabes unis, on trouve l'Australie, on trouve par exemple le Japon. Mais il faut bien comprendre qu'on n pas du tout les contours de la mise en place aujourd'hui. On a un communiqué qui en fait est une façon de faire un geste quand même vers vers Donald Trump en montrant qu'il y a une offre de service de cette vingtaine de pays.
Mais mais pas aujourd'hui et pas tout de suite. Et en effet, la France veut garder un rôle d'intermédiaire. Emmanuel Macron a eu le président pésch euh iranien au téléphone il y a encore quelques jours, veut garder le contact avec Benjamin Neto, même si c'est très compliqué et avec Donald Trump parce que la France espérait quand même jouer aussi un rôle diplomatique au-delà de cette mission d'escorte dans le détroit d'Hmmouse.
Avant de revenir précisément sur le rôle des Américains, je me retourne vers vous Amiral parce que vous avez franchi plusieurs fois le D3 d'Ormous à l'époque de la guerre entre l'Iran et l'Irak. Vous avez escorté des bateaux justement pour sécuriser ce D3. Aujourd'hui, à quoi pourrait ressembler cette cette présence française dans la région ces prochains jours ?
Ce serait des escortes. Il faudrait que le porte-avion Charles de Gaulle soit là en en positionnement à côté. À quoi ça pourrait ressembler ?
D'abord, avant de répondre à cette question, je voudrais dire qu'il y a une interview extrêmement intéressante du secrétaire général des Nations- Unies, je crois que c'était vendredi, qui dit "Nous nous préparons à aider à la réouverture de Rambouse." Or, souvenez-vous pendant la guerre en la début de la guerre en Ukraine en mer Noire, ils avaient aidé à sécuriser un corridor pour exporter les céréales vers les pays d'Afrique et d'ailleurs. Et donc, c'est la première chose.
Ensuite, effectivement c'est c'est ça serait ça se ferait sous forme d'escorte parce que le véritable blocage d'ormousse, il n'est pas militaire, il est administratif. Les assureurs refusent d'assurer le risque de guerre dans le détroit d'ormouse. Alors et par contre sil y a des escorte et j'effectue une situation comme ça, s'il y a des escortes là la confiance reviendra progressivement vis-à-vis des assureurs et vis-à-vis des équipages.
Moi, je me souviens avoir été obligé avoir eu comme mission de sortir un porte-containeur français qui avait été touché par des une embarcation rapide que vous évoquiez et bien l'équipage était parti à à l'aéroport pour prendre l'avion et le commandant du bateau a réussi à les ramener il y a une escorte donc on a plus rien à craindre et euh et on les a sortis comme ça. On est passé le D3, il y a eu une frégate iranienne qui est venu nous chatouiller mais on est passé. C'est intéressant de savoir un peu à quoi ça pourrait ressembler parce que j'imagine que ce serait un peu près le même scénario.
Oui, Ilda. Oui. Euh moi je voudrais vraiment prendre le contrepied de ce qui a été dit par rapport à l'enlisement ou euh pour moi, il y a là une vraie victoire des Iraniens.
Je parle pas du régime terroriste qui occupe l'Iran, mais des Iraniens et des alliés, c'est-à-dire les Israéliens et les Américains. Pourquoi ? La vraie perte dans le D3, c'est qui ? l'Europe et c'est les pétroménarchies.
Or aujourd'hui, la première victoire des alliés, c'est de les obliger, de les obliger par cette perte réelle, financière et bien d'autres aspects de rentrer dans la bataille peut-être avec quelques petites euh mises en forme pour ne pas paraître être à la traî, mais très sincèrement, encore une fois, regardons les faits et non pas les éléments de langage des communiquants à l'adresse de leur euh opinion publique. Alors évidemment, ajouter un mot rapidement. Oui, allez-y.
Très rapidement. Vous savez que la résolution 2817 de 11 mars justement de l'ONU préciser ces ensembles des engagements des uns et des autres. On a qu'à et puisqueon est on est en train de dire qu'il faut faire une action concertée avec l'ONU, on a ce qu'il faut.
Il y a Kataka Faucon, vous voyez, et les 20 pays qui viennent de se préparer pour contenir exactement dans un cadre légal sous l'Égy de l'ONU. Alors justement autour de cette question, il y a la question maintenant du rôle des Américains parce qu'on le voit effectivement Donald Trump presse ses alliés de d'arriver dans la région et évidemment ces envois on viendra juste après sur cette Armada américaine qui arrive. On pose la question de savoir si Donald Trump n'envisage pas tout simplement d'envoyer des troupes au sol en Iran en tous les cas sur ces îles pour et bien prendre la le pouvoir et pouvoir mettre la pression sur Terran.
Je me tourne de nouveau vers Pierre Olivier d'entend qui nous a rejoint car ce que les médias américains, l'hypothèse de troupe au sol américaine pourrait être vraiment à l'ordre du jour dans les prochains jours. Absolument. Quentin et Donald Trump a eu beau répéter jeudi qu'il ne déployait des troupes nulle part.
Pourtant, les faits récents semblent clairement le contredire déjà car on a observé depuis de jours le déploiement de nouveaux groupes navals avec à leur bord des milliers de marines américains et dans la presse américaine hier, c'est intéressant, on apprend que des responsables du Pentagone auraient procédé à des préparatifs en vue d'un déploiement de force terrestre en Iran. CBS News explique même que les États-Unis se préparent à déployer des effectifs de la 82e division aéroportée. Une unité de parachutiste qui laisse forcément présager de l'intervention de troupes au sol et dans les eaux justement quels navires ont été acheminés ces derniers jours ?
Tout d'abord vous voyez ici l'un des navires américains les plus perfectionnés au monde, le USS Tripoli. Il est en route vers le Moyen-Orient avec près de 2500 marines à son bord. Il y a deux jours, il était aperçu au large de Singapour et on a appris d'ailleurs hier que le USS Tripoli n'était pas seul à se diriger vers le Moyen-Orient.
Le porte hélicoptère amphibie USS Boxer, lui aussi, il prend la route de l'Iran. Preuve que ce déploiement est exceptionnel. Le USS boxer, il a quitté les côtes californiennes avec près de 3 semaines d'avance par rapport au calendrier prévu.
Il est accompagné de deux unités et transporte 2200 marines à son bord. Mais la question qu'on se pose, c'est dans quel but ces effectifs supplémentaires vont-ils être déployés ? Bien quantin ces milliers de marines supplémentaires, le déploiement de portes hélicoptèr d'une division à aéroporté avec des parachutistes, tout cela ça laisse peu de doute en réalité quant à la possibilité d'un débarquement avec des des troupes au sol.
La cible elle est toute trouvée. Regardez ce réseau d'île capital pour le fonctionnement de l'économie iranienne. L'île de Carg, d'abord vous la connaissez, on en a beaucoup parlé ces derniers jours, au nord du golfe Persite où transite près de 90 % du pétrole exporté par Terran.
Mais ce qui est intéressant, c'est que l'un des scénarios, explique les experts, c'est que les Marines Américains pourraient s'emparer de l'île non pas pour la détruire, mais pour faire pression sur Teran, justement pour rouvrir le D3. Il y a aussi l'île de Kchme qui est clairement visée. Elle est hautement stratégique pour l'Iran car elle est située pile à l'entrée du D3 d'Ormous et les gardiens de la révolution, ils ont installé de nombreux sites militaires, des bases navales avec des catamars en lance-missile et même une base de lancement de drone.
Chaed pour finir ces opérations dont on parle, on s'en doute, elles ont clairement pour but de sécuriser le D3 d'Omous, de permettre à nouveau la circulation de ces navires. On peut clairement imaginer que justement ces navires amphibie vont permettre de servir à un débarquement dans la région. Merci beaucoup Pierre Olivier.
Justement, on va tout de suite prendre la direction de Washington où nous attend notre correspondante sur place Sonia Dridi. Euh Sonia, lorsqu'on voit ces ces informations des médias américains qui sont quand même assez précises, est-ce que on sent quand même que cette hypothèse de troupe au sol américaine prend un peu plus d'épaisseur aux États-Unis ? Oui, c'est une hypothèse plausible, surtout lorsque l'on voit la réaction de Donald Trump cette semaine, lorsque des journalistes lui posent la question d'un possible déploiement euh de euh troupe.
Et bien euh je l'ai vu notamment dans le bureau Oval euh lundi dire "Mais c'est quoi ce type de question ? Je veux pas vous donner mes plans." Il a répété ça hier soir un journaliste, il se frustre tout de suite mais en disant aussi qu'il ne va pas révéler ses plans.
Donc c'est une possibilité. Il y a aussi la porte-parole de la Maison Blanche qui ces derniers jours a répété que toutes les options étaient sur la table quand on lui pose la question. Donc ce n'est pas une option en tout cas qui est rejetée et puis il y a eu cette information en effet de CBS selon laquelle les le Pentagone se préparait un éventuel déploiement de troupes que les préparatifs étaient bien avancés si Donald Trump donnait le feu vert.
Le CBS qui explique notamment que il y a même eu des discussions sur comment gérer l'éventuelle détention de soldats iraniens. Et puis CBS qui a ajouté quelques informations encore hier soir en disant que l'administration discutait des méthodes, des stratégie pour pouvoir euh éventuellement euh extraire ou euh sécuriser l'uranium enrichi qui se trouve en Iran. Donc il y a de plus en plus de signes euh qui indiquent une potentielle un potentiel déploiement de troupes, même si comme d'habitude c'est Donald Trump euh qui euh donnera euh sa qui prendra la décision euh qui peut la prendre aussi à la dernière minute.
Il a aussi hier soir quand on lui a posé la question sur un éventuel euh déploiement de troupe mis en avant des très bons sondages. En tout cas, on voit qu'il ne se laisse pas freiner malgré l'opinion publique. Une majorité de l'opinion publique est contre le déploiement de troupes.
Et lorsqu'on voit dans le détail les les sondages concernant les républicains, et bien on voit que 63 % de républicains selon un récent sondage Reuters serait favorable à un envoi de force spécial de commando pour une opération spécifique. Merci beaucoup Sonia Dri en direct de Washington Michel Dzenski il va y aller Donald Trump les éléments quand même la doute ces dernières heures. J'ai l'impression qu'on se pose les mêmes questions qu'il y a 2 mois lorsqu'on on se posait la question est-ce que Donald Trump va lancer une opération en Iran ?
Bon le résultat on le connaît. Là on se repose une question. Il y a 2 mois j'étais un des seuls sur cette table à dire qu'ils allaient y aller.
Ah bah alors voilà Michelki là par contre moi je vais m'en référer à ce qu'a dit l'amiral et à ce que j'ai compris de ce qu'il a dit. Si débarquement il doit y avoir, ça veut dire que les Israéliens et les Américains doivent au préalable rendre aveugle, si je peux m'exprimer ainsi, les Iraniens. Ça veut dire neutraliser leur satellite, le fameux satellite que vous avez évoqué tout à l'heure.
Rendre inopérant tous les radars, faire en sorte qu'il n'ait plus de visibilité de l'ennemi euh pour pouvoir après faire ce type d'intervention. parce que là on on n'est pas en Normandie, je veux dire, on est sur des côtés scarpés, ça se fait pas comme ça. Donc je pense que un avant d'arriver à cette phase là, ça va pas être aujourd'hui si vous voulez mon avis. de il se peut que tout simplement aujourd'hui ils soit en train de faire une bulle de pression autour de l'Iran pour dire voilà on amène de plus en plus d'effectif on amène de plus en plus de masse en capacité de on renforce le renseignement israéliffine un certain nombre de choses et puis en fonction du brouillard de la guerre et des renseignements effectifs, ils passeront à la phase peut-être et je dis bien éventuellement de ce qui est évoqué mais je crois qu'ils le feront pas tant qu'ils auront pas réussi un avoir du renseignement précis de a aveugler complètement euh euh aujourd'hui les Iraniens parce que si vous disposez effectivement de radars, de satellites euh et de recoin vous permettent d'empêcher ce type de débarquement, les Américains, il y a une chose qu'ils ne se supporteront pas.
Autant ils supportent la violence intérieure. Hm. D'accord.
Il y a la chaise électrique pour les condamner à mort. Il y a la liberté du port d'armes et cetera. Autant il leur est insupportable de perdre un et d'avoir et de subir euh la violence de l'extérieur.
C'est pour ça qu'ils utilisent massivement la technologie pour ne pas avoir à subir ça. Donc je pense qu'aujourd'hui vis-à-vis de son opinion publique, Trump ne fera pas n'importe quoi. Mais les républicains disait qu' était en partie à 63 % favorable justement à l'envoi de de troupe au sol.
Donc là encore l'opportement pas à n'importe quel moment pas dans n'importe quelle condition mais on sent que l'opinion bouge quand même sur ce sujet et que c'est pas forcément figé. Sébastien R. Oui, puis le temps court parce que le D3 d'ormous est fermé pour l'instant hein et tant qu'il restera fermé, il va y avoir une pression énorme sur le marché des matières premières et il semble que déjà tous les consommateurs de la planète et bien vu l'impact que cette guerre peut avoir.
Donc c'est là aussi c'est un petit peu le problème avec Donald Trump. C'est-à-dire qu'on a toujours un petit peu l'impression qu'il est pas dans le tempo. C'est-à-dire que il y a toujours un petit temps de retard par rapport à aux décisions qui sont prises.
Parce que là, s'il prend la décision d'envoyer des troupes sur sur Hormous, enfin sur sur l'Iran, enfin comme le disait amiral, c'est quelque chose qui se prépare. Faut c'est c'est des mois de préparation, des semaines de préparation et ça demande une logistique assez importante. Donc cette logistique, le temps qu'elle se mette en place et le temps que les troupes débarquent sur Hormose et que l'opération se fasse, il va se passer plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant de et et là-dessus, enfin le le cours du marché des matières premières va augmenter à chaque missile.
C'est c'est là où il y a il y a une pression, si vous voulez économique à à chacune de ces des décisions parce que chaque décision militaire qui sera prise dans la région aura des répercussions économiques énormes. Et ces répercussions économiques énormes vont se traduire par un mécontentement bah de la population maga qui vote pour Donald Trump parce que eux non seulement ils ont ils ils ont voté pour Donald Trump pour pas avoir de guerre à l'extérieur mais en plus ils ont voté pour lui pour avoir un pouvoir d'achat toujours supérieur d'être toujours plus riche que la veille. Donc si là il là c'est loin d'être le cas.
Donc il a vraiment une fenêtre de tir qui se réduit et j'ai l'impression que comme les décisions peinent à être prises dans le tempo de de la guerre, euh je crains que moi j'ai j'aurais tendance plutôt à croire il va peut-être prendre l'île de Carg là pour essayer de faire pression sur les sur l'Iran pour de en vue de prochaine négociation mais là une opération terrestre enfin ça paraît quand même très lourd par rapport au tempo de la guerre. Alors, je vous le disais en titre, Donald Trump qui a annoncé hier envisager, je dis bien envisager un futur retrait une partie de ses troupes euh de la région. Et puis le président américain est allé un petit peu plus loin hier soir dans cette déclaration en énonçant cinq points, cinq points, cinq objectifs qu'il aurait atteint selon le président américain.
On va essayer de les détailler point par point, de les fact checker comme on le dit en mauvais français. Et on va commencer le premier point avec vous Magalie Bartes puisque le premier point annoncé par Donald Trump, l'objectif qui serait atteint par l'armée américaine, ce serait d'anéantir la capacité des missiles iraniens. Selon le président américain, cette première objectif a été rempli par ces hommes.
Mais alors la question qu'on se pose aujourd'hui, c'est que reste-t-il de ces missiles iraniens à l'heure où on se parle ? Alors, je vous propose qu'on prenne beaucoup de prudence pour aborder le sujet tellement il est compliqué parce qu'il y a quand même une grosse surprise euh ces dernières heures, c'est que les Iraniens et tenté de viser euh la base de Diego Garça. Vous voyez, on est c'est une base américaine au plein milieu de l'océan Indien.
Manifestement, il y a eu deux missiles qui auraient été lancés vers cette base. L'un s'est abîmé en mer, l'autre aurait été intercepté. On ne sait pas exactement où, mais vous le voyez la la distance 4000 km.
Ça veut dire que les Iraniens auraient potentiellement des missiles de cette portée. Jusqu'à présent, il était admis que les missiles iraniens, c'était 2000 km. 4000 km, ça change vraiment la donne.
Ça veut dire si on on met un compas et qu'on élargit, ça veut dire que et bien voilà une partie de l'Europe, vous voyez même une partie euh oui de la France potentiellement dans euh dans une cible dans une cible iranienne. Euh avoir visé Diego Garcia, même si le les missiles étaient pas chargé, c'est vraiment un message un message de l'Iran qu'ils ont des moyens que nous ne connaissons peut-être pas encore. Et ça aussi c'est une façon de mettre en garde Donald Trump et puis de peser évidemment psychologiquement et de mettre la pression sur les pays notamment européens.
Alors sur les capacités militaires de l'Iran, sur combien de missiles les Iraniens pouvaient compter avant la guerre et combien aujourd'hui de missiles auraient été détruits ? Alors avant le début des frappes, avant le début des frappes, on va regarder les estimations des services occidentaux. 2500 missiles donc porté 2000 km hein dans des milliers de drones Chaed, on voit bien leur efficacité aujourd'hui. 400 lanceurs de missile solaires et puis des canons antiaériens.
Mais les Iraniens, ils proclament qu'ils ont encore des moyens de production de missiles aujourd'hui et qu'ils continuent de produire des missiles en Iran. Et d'ailleurs, Israël aujourd'hui dit avoir visé l'un de ces sites de production de missile à Tran. Il y a un chiffre quand même sur lequel on peut s'appuyer pour essayer de mesurer l'efficacité des frappes de ces derniers jours.
Il y a 90 % de tir de missile iranien en moins aujourd'hui par rapport à il y a 3 semaines. La question c'est est-ce que parce que les stocks iraniens sont vides ou est-ce que les Iraniens justement économisent les utilisent avec parsimonie dans l'optique de faire durer d'une guerre d'usure face à Israël et aux Américains ? Il y a en tous les cas une cible prioritaire pour les Américains, pour les Israéliens, ce sont ces lanceurs de missiles.
Euh vous avez vu l'estimation, on pensait qu'il y en avait 400 au début de la guerre, il y en aurait euh les 2 tiers qui auraient été euh détruits. Ils sont souvent dissimulés, cachés, enterrés dans les montagnes. Donc des cibles compliquées à atteindre, mais c'est vraiment un objectif central évidemment, on le comprend pour les Israéliens, pour les Américains.
Merci beaucoup Michael Bartes. amiral. D'abord un mot sur cette attaque de cette base de Diego Garcia.
Elle a surpris tout le monde ce matin. On rappelle Diego Garcia Magal disait 4000 km des côtes iraniennes. Personne ne pensait en tous les cas euh certains spécialistes n'étaient pas forcément au courant que l'Iran avait de telles capacités.
Est-ce qu' est-ce qu'on a sous-estimé les capacités des de des missiles iraniens ou au contraire, il fallait s'attendre à ce qu'une telle base, on va voir la carte, soit à portée de tir de l'Iran. Bah d'abord c'est pas une attaque parce qu'il y avait pas de charge militaire ou pratiquement pas de charge militaire. C'est ce qu'on suppose parce qu'effectivement la portée était de 2000 et que il serait plus léger.
Mais en tout cas, ils ont visé. Il y en a un qui s'est qui s'est abîmé en mer et l'autre on pense qu'il a été intercepté par un une destroyé qui était sur zone avec sémicide. Mais on en est pas sûr de tout ça.
Non, c'est comme vous le disiez, c'est hautement symbolique. C'est le fait que partout où vous êtes américain, vos bases sont accessibles, atteignables par missile. Le le et dans la stratégie iranienne, dans la les objectifs de guerre iranienne, il y a l'objectif de terroriser et on est en plein là-dedans.
Donc effectivement, là vous voulez réagir. Oui, je voulais dire que la symbolique également, c'est effectivement l'Europe. C'est-à-dire que là, ce n'est pas aller vers l'Europe, mais très très clairement, retenez-moi où je fais un malheur.
Et comment me retenir ? Ben, en me donnant des signaux de revenons à la table de négociation. C'est très très clairement pour moi ça qu'ils essayent de faire passer comme message en en attaquant ou en tout cas en en faisant semblant peut-être d'attaquer Garcia, c'est un message envoyé aux Européens qui voudraient peut-être justement rentrer dans la danse pour sécuriser le m Oui, voilà, faut toujours se il y il y a deux choses.
Il y a la guerre c'est c'est un moyen de s'envoyer des signaux par armes interposées. Donc les les États-majors, l'État-major iranien envoie un signal que voilà, il peut aller plus loin que ce qui était prévu. Ça c'est la première chose.
La deuxième chose, enfin il y a trois choses. La deuxième chose c'est que c'est parce que le missile était vide qu'il a pu aller si loin, hein. C'est parce que voilà, c'est aussi c'est parce qu'il n'avait pas de charge explosive qui pouvait aller si loin.
Parce que d'habitude c'est plutôt 2000 km. Donc là, c'est un signal vraiment politique entre guillemets dans dans les dans le la guerre qui qui se joue. Et puis 3ème point, toutes les armées du monde quand elles font la guerre, elles sont dans un retour d'expérience de d'apprentissage de de d'amélioration de sa performance, d'amélioration de son efficacité.
Et donc envoyer ce type de missile, c'est aussi pour les Iraniens un moyen d'apprendre sur leur propre technologie pour voir si leurs euh armes ou pas sont performantes. Mais ça c'est j'allais dire toutes les armées du monde fonctionnent comme ça. C'est par la guerre qu'on apprend et qu'on tire de l'expérience pour les conflits à venir.
On l'a vu avec l'Ukraine par exemple qui s qui a extrêmement amélioré son son sa capacité de défense. Au à l'époque de la guerri en Irak, l'Iran avait fait d'énormes progrès au bout de 8 ans de guerre. C'est c'est voilà c'est une guerre s'est fait aussi pour ça malheureusement.
Donc il y a voilà ces trois choses le signal, l'apprentissage et puis le fait que c'est parce que la charge évite que elle elle peut aller si loin. Michelzki, est-ce que c'est un message envoyé à à la France, à nous européens et au français particulièrement ? Non, parce que je pense que les Européens, quoi qu'on en dise, ils ont compris depuis le début que l'Iran euh allait jouer euh la carte du chaos et que on se souvient des attentats qui ont eu lieu en 85 et 90 et 60 en en en France et on sait les attentats qui ont eu lieu en Argentine.
Euh donc on connaît la capacité de nuisance que peut mettre en œuvre la puissance iranienne. Moi je dis souvent que aujourd'hui l'Iran qui était une puissance régionale est devenu aujourd'hui une puissance de nuisance. Donc ce qui joue c'est la nuisance et en faisant jouer effectivement la terreur.
La terreur vis-à-vis de leur propre population, la terreur vis-à-vis des relations internationales, la terreur vis-à-vis du commerce international, la terreur économique. Mais je crois qu'il faut quand même ramener aussi une chose et j'irai dans le sens de madame, c'est que aujourd'hui quand même il y a des choses qui bougent en Iran. C'est-à-dire que aujourd'hui les Américains euh les Israéliens notamment sont capables de cibler individuellement les basjis qui viennent terroriser la population iranienne.
Il faut se rappeler qu'au premier jour de l'opération, qu'est-ce qu'a fait le gouvernement iranien ? Il s'est pas tout de suite retourné contre les Américains et Israéliens. Il a dit à la population iranienne, si vous bougez, nous allons vous massacrer.
Ils ont mis les bassjis dans la rue et les passes d'Aran. D'accord. Aujourd'hui, ces hommes-là sont poursuivis par les Israéliens, reçoivent des messages en leur disant individuellement "Si vous faites quelque chose, on sait où vous êtes" et cetera.
Et ce que je voudrais rappeler sur la question économique, c'est qu'il y a quand même une question philosophique qui est très forte ici, c'est que en 48 heures, l'Iran a massacré 30 à 40000 personnes et 54000 personnes sont allées en prison. Si on ramène ça à la population de Lille, c'est 280000 personnes, c'est 1/3. Une personne sur trois a été tué.
Je crois qu'aujourd'hui entre une catastrophe économique et la responsabilité de l'humanité pour défendre les gens, c'est essentiel et qu'il faut mettre ça euh en balance. Bien sûr, bien sûr. Juste pour revenir et on va avancer notamment sur la question du nucléaire.
On va reparler du nucléaire parce que c'est un point donné par Donald Trump. Un dernier mot avec vous, Amiral, juste pour regarder une dernière fois cette carte. Est-ce que si demain l'Iran euh, allez Jean-Paul Terme s'amusait à vouloir tirer un missile en notre direction, est-ce que ce type de missile euh la France pourrait immédiatement l'intercepter ?
Est-ce qu'on a les capacités nous d'intercepter ce type de missile ? Bah écoutez, ça je vous réponds oui avec un oui franc et massif parce que c'est important de le noter parce que je pense que certains téléspectateurs peuvent s'inquiéter. d' Je n'en veux pour preuve ce qui s'est passé à partir de 2023 jusqu'à juillet 2025 dans leit du sud de le droit du Babelmander entre la mer rouge et l'océan Indien où les bâtiments français mais qui utilisent les mêmes types de missiles que ce qui est à terre ont intercepté les missiles qui tombaient qui venaient des outils notamment je me dis qui venaient des outils mais avec des composants qui arrivaient d'Iran par boutre.
H Alors justement, on va avancer sur cette 3è question, ce 3è point annoncé par Donald Trump, celui d'avoir anéanti cette capacité nucléaire. On en parlait juste avant mais c'est un point qui a été énoncé par Donald Trump. On va reprendre la direction de Washington où nous attend notre correspondante Sonia Dri en direct de Washington.
Aujourd'hui, encore une fois, Donald Trump est clair, il veut anéantir la capacité nucléaire iranienne. Oui, et c'est l'un de ces objectifs affichés depuis le début euh de cette intervention en Iran, même si euh les objectifs affiché euh ont évolué entre euh depuis le début de cette frappe euh et quand lorsqu'ils ont été énoncés par Donald Trump aussi par d'autres membres de l'admiration de l'administration, mais en tout cas c'est une priorité qu'il affiche ces derniers jours encore un peu plus. Il a notamment dit dans un dans son tout son message sur True Social, son réseau social et bien que les États-Unis se rapprochaient étaient sur le point de remplir les objectifs leurs objectifs et il a notamment parlé de cette de la menace nucléaire.
Euh et Donald Trump qui au début de cette intervention euh ne cessait de dire que la menace était imminente, que euh si euh les États-Unis euh n'avaient pas euh commencer cette guerre, et bien euh l'Iran aurait pu se doter euh de l'arme nucléaire d'ici 2 semaines. Mais il y a quelques jours, il y a eu devant le élus du Congrès une audition avec les membres du renseignement américain et il y a notamment eu Tulsy Galbar qui est la directrice du renseignement américain qui a déclaré que l'Iran n'avait pas essayé de relancer ses activités d'enrichissement nucléaire détruites lors des frappes de juin 2025. Elle a même dit les entrées des installations souterraines qui ont été bombardées ont été recouvertes de terr et bouché de ciment.
Mais Donald Trump qui veut raller l'opinion publique autour de lui pour cette guerre ne cesse d'insister sur le fait que la menace nucléaire était imminente. Merci beaucoup Sonia Dridi en direct de Washington. Je me retourne vers vous Fer Robiol sur cette cet objectif qui serait atteint selon Donald Trump.
Est-ce que on peut se dire que oui l'objectif de d'anéantir en tout cas de sévèrement toucher le nucléaire iranien a été rempli. Au contraire, c'est un objectif en cours ou au contraire, on est loin encore de la de l'anéantissement du programme nucléaire iranien. Il faut voir que le programme nucléaire comprend deux parties.
La partie nucléaire avec les les matières radioactives et puis la deuxième partie qui est non nucléaire. Mais une fois qu'on a qu'on est prêt et qu'on a fait le moulage dans le dans dans euh dans dans la matière euh non ficile, faire en sorte pour pouvoir l'utiliser jusqu'à euh le mettre sur les euh lanceurs, sur les missiles balistiques, les fameux vecteurs, on appelle ça. Voilà.
Donc cette 2e partie était euh distribuée en terme des petites usines un peu partout et qui ont été quand même très mal mené et avec des informations précises qu'il y avait Israël parce qu'on le voit sur la cartographie chaque fois que il y a un cible cette partie-à a été bien endommagée pour ne pas dire complètement détruite. Donc la partie des vecteurs Oui. Voilà, pour moi ce qui reste le problématique c'estes 400 kg ou 450 kg et qu'il faut mettre la main dessus.
Et ainsi à mon avis avec la destruction des centrifugeuses en atteint, on peut dire que le programme va être ralenti à très long terme et que j'espère que ce ce régime [rires] ne restera pas jusqu'à la jusqu'à cette époque et que on va se débarrasser à jamais. Et comme je disais après c'est le peuple iranien qui va rester avec toute cette probabilité non nulle de contamination radioactive. Michel Darzanski, est-ce que euh vous partagez l'isim lorsqu'elle dit qu'on le le programme nucléaire iranien a sévèrement été touché quand même pas forcément anéanti aujourd'hui mais quand même sévèrement touché cette dame.
Moi, je me remets euh à l'expertise de cette dame et au renseignement aujourd'hui euh que l'on a concernant les lanceurs. Par contre, je voudrais juste rappeler une chose qui est importante par rapport à cette question iranienne où on a l'impression que c'est uniquement une question israélienne existentielle. Ce qui était vrai pour Israël, ce qui était vrai pour les Américains, mais ce qui est vrai pour le monde.
Je voudrais simplement moi rappeler quelqu'un qui a fait un livre qui s'appelle Le choix des armes. C'est François Hburg qui vient souvent sur ce plateau de la Fondation pour la recherche stratégique. Exactement. et qui disait il y avait trois scénarios et Thérèse Delpêche qui est une ancienne géopolitologue qui est décédée maintenant et qui expliquait que si on n'empêchait pas aujourd'hui l'Iran, il y a ça plus de 15 ans qu'elle l'écrivait et ben l'Iran deviendrait une Corée du Nord avec tous les dommages collatéraux que ça pourra entraîner.
Et François Hbourg disait trois scénarios un la guerre on y est. De on arrivait à une sorte de compromis, on n'y est pas arrivé et trois c'était le risque qu'ils obtiennent la bombe atomique et que au-delà de détruire Israël, il y aurait eu un risque de dissémination dans toute la région. L'Égypte aurait demandé la bombe atomique, l'Arabie Saoudite aurait demandé de la bombe atomique.
On aurait eu des organisations non gouvernementales voire terroristes, il faut appeler le mot, qui aurait pu utiliser des bombes sales parce que ça aurait fait partie de la puissance iranienne au niveau régional et international. Aujourd'hui, c'est cela aussi qui est un enjeu. C'est pas uniquement une question existentielle d'Israël ou des Américains.
C'est une question d'équilibre de la terreur dans le monde. Et on va avancer juste sur le dernier point de de Donald Trump sur ce 5e et dernier objectif qui selon lui a été rempli. Il s'agit de protéger les pays aux alentours, les pays du golf.
Selon le président américain, les États-Unis ont réussi à sécuriser, en tout le cas protéger ses alliés au Moyen-Orient. Bah justement, on va prendre la direction du Qatar à DOA où nous attend notre notre envoyé spécial sur place Elisa Cléch. Sur cette question précise, je pense qu'on peut tous noter que ces dernières heures, on est loin d'une protection totale de ces pays puisque encore une fois certains sites ont été touchés notamment notamment au Qatar et et ailleurs également.
Exactement. Pour autant, c'était le contrat de base entre les États-Unis et les pays du golf à savoir du pétrole contre une protection militaire américaine. On voit bien que ce contrat est très difficilement rempli avec, vous l'avez dit, des frappes qui se sont multipliées sur ces pays du golf et ces derniers jours, particulièrement sur le poumon de leur économie sur ces installations gazières et pétrolières.
Pour vous donner un exemple très représentatif, la ville industrielle de Ras Lafan qui a été touchée il y a 2 jours au Qatar au nord de DOA où on se trouve actuellement avec Arthur Golet et bien cela a détruit 17 % des capacités d'exportation de gaz naturels liquéfiés du pays et cela a des conséquences de long terme. D'ailleurs, le ministre de l'énergie du Qatar a déclaré qu'il avait à de nombreuses reprises averti les responsables américains que cela aurait des conséquences extrêmes pour son pays. Et puis désormais les pays du golf font face à deux menaces, deux craintes.
La première, c'est qu'on rentre dans une guerre de stock et ils craignent que les ressources américaines ne s'amenuise notamment dans leur capacité de défense face aux missiles et aux drones iraniens. Et puis une deuxième crainte, la menace que fait planéta aujourd'hui de s'attaquer désormais à des sites touristiques dans le but de créer une instabilité globale et ça c'est une menace que Donald Trump n'arrive pas à éradiquer pour ses alliés du go merci beaucoup les accléages. Merci également à Arthur Grolet Hilda des Gani Schmid.
Est-ce que on peut légitimement se poser la question si Donald Trump n'a pas abandonné ses alliés des pays du golf ? Je pense pas qu'il s'agisse d'un abandon. Je pense que c'est aussi encore une fois une stratégie.
C'est-à-dire que cette passoire que représente aujourd'hui cette partie du monde permet notamment d'avoir la ligne éditoriale de Algerzira qui change. Ça change beaucoup dans la rue du monde aame. Je voudrais dire une petite phrase par rapport à la Corée du Nord.
Vous avez absolument raison. Il aurait fallu y penser euh à cette possibilité de d'arriver à à la bombe nucléaire. La différence entre le régime de la République islamique et la Corée du Nord, c'est la constitution de ce régime qui a le djihad intégré dedans, ce qui est très très différent de la Corée du Nord par rapport au reste du monde.
Amiral, question sur les les pays du golf parce qu'on voit qu'ils sont attaqués quasiment quotidiennement. Est-ce qu'il va falloir euh se préparer éventuellement à ce que ces pays vont à force de se faire attaquer rentrer en guerre ? Est-ce qu'ils ont les capacité militaires de pouvoir eux aussi répondre à à l'Iran sur des tirs de missile ou autres ?
D'ailleurs, première chose déjà, c'est que ils ont une défense antiaérienne qui devient de plus en plus efficace et qui laisse de moins en moins passer de de ces vagues de tir qui sera réfie et en pratique et quand pour ne pas épuiser leur munition, quand un missile balistique est prévu tomber dans le désert, il le laisse tomber dans le désert. Ils ne vont pas gaspiller des munitions pour ça. Mais je voudrais revenir sur la déclaration du porte-parole des gardiens de la révolution.
Tous les vendredis il donne le il y a quelqu'un avant c'était un ayat maintenant c'est ce sont les gardiens de la révolution qui donne la liste la ligne à venir pour la semaine. C'était déjà le cas de notre temps. Et bien là il a dit on va s'en prendre au tourisme.
Et là ça vise directement Dubaï et l'Arabie Saoudite qui ont misé qui ont misé leur développement là une partie de leur développement là-dessus. Dubaï leur développement et l'Arabie Saoudite une partie du développement. Et là, ça peut fragiliser ces pays et leur leur laisser un ressentiment vis-à-vis de leur allié américain.
Sébastien Rau, il va falloir s'attendre à à comme le disait l'amiral, de nouvelles frappes justement sur ces pays de golf et si on s'en prend au tourisme, ça va changer la donne cette fois-ci. Oui. Alors bon, moi je serais assez prudent parce que pour l'instant c'est vraiment souvent beaucoup plus souvent des des des zones militaires, des des infrastructures militaires qui sont visées américaines.
Alors comme il y en a partout dans la région si vous voulez, c'est très spectaculaire. ça fait beaucoup de bruit et cetera, mais c'est souvent très militaire ce qui ce qu'ils essayent de toucher. Euh sinon, ils auraient déjà détruit plusieurs tours à Dubaï ou à ou à Abu Dhabi.
Euh non, et puis il y a il y a il y a deux aspects, enfin je crois qu'il y a un tiraillement des pays du golf par rapport à la situation parce que euh ils avaient euh ils étaient contre cette guerre. Pourquoi ils étaient contre cette guerre ? Parce que les Iraniens les avaient prévenus avant en disant que si les États-Unis attaqueraient l'Iran, il serait obligé d'attaquer toutes les bases militaires qui sont dans leur pays.
Et comme il y a des bases militaires américaines dans tous les pays du du golf, ils se sont retrouvés entre le feu iranien et le feu américain. Et donc, il y a une espèce aussi pour les pays du golf du sentiment de trahison de la part de Washington parce que eux, ils avaient fait une grande pression pour éviter d'être sous le feu des armes. Donc vous voyez, les choses sont assez compliquées parce que eux ils ont comme voisin iranien pour l'éternité.
J'allais dire les États-Unis eux sont beaucoup plus loin et et donc il y a aussi une décision à prendre enfin juste un juste milieu à trouver entre l'Iran et les États-Unis dans cette région pour l'avenir. Merci d'avoir animé le grand dossier avec moi. Dans un instant, vous retrouvez Kalevi qui va évidemment revenir sur cette frappe sur le site nucléaire de Nathan.
C'est toutes les questions qu'on se pose sur LCI.