28/02/2023 Audition de Carole Grandjean
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bonjour à toutes et à tous madame la ministre mes chers collègues je suis vraiment très heureuse de vous retrouver et que nous puissions reprendre notre travaux avec l'audition de madame Carole Grandjean ministre délégué chargé de l'enseignement et de la formation professionnelle car nous sommes très très nombreux à avoir souhaité vous entendre madame la ministre en effet la réforme du lycée professionnel faisait partie des promesses de campagne du président de la République et une vaste concertation est engagée à ce sujet depuis l'automne dernier et les députés souhaitent être associés aux travaux comme en témoignent la demande du groupe GDR lors de la Semaine de contrôle de janvier dernier depuis des groupes de travail thématiques se sont réunis et ont présenté leurs conclusion leurs 200 propositions ont été envoyées à l'ensemble des membres de la commission les partenaires sociaux et les collectivités locales concernées vont aussi prendre part à la concertation au cours des prochaines semaines cette audition est donc l'occasion pour les députés de réagir aux recommandations des groupes de travail avant que les arbitrages soient rendus et je sais pour mettre rendu dans un lycée professionnel de ma circonscription que les attentes sont nombreuses mais les appréhensions aussi et donc Madame la Ministre pourriez-vous nous indiquer le calendrier précis de la suite du processus en cours est-il toujours prévu qu'une partie de la réforme entre en vigueur dès la rentrée prochaine et dans l'affirmative cela commence cela est-il matériellement possible voilà donc sur ces propos liminaires je vous laisse la parole pour que vous éclairiez la représentation nationale c'est à vous merci beaucoup madame la Présidente de la Commission mesdames et messieurs les députés je suis très honorée d'intervenir aujourd'hui devant vous afin d'évoquer la réforme du lycée professionnel qui est en cours de construction progressive j'ai déjà eu l'occasion bien sûr de faire un premier point d'étape sur la lancée des travaux de préparation de la réforme le 9 janvier dernier dans le cadre d'un débat sur la réforme de la voie professionnelle qui avait été inscrit à l'ordre du jour à la demande du groupe GDR nupes je me réjouis aujourd'hui de pouvoir entendre vos avis ce des membres de votre commission des affaires culturelles et de l'éducation sur ce sujet de recueillir vos contributions aussi susceptibles de d'enrichir nos propres réflexions vous savez je suis particulièrement attaché à la place du Parlement étant moi-même élu en 2017 puis en 2022 il m'importe donc que vous soyez pleinement informé et que vous ayez une parfaite visibilité sur cette première séquence et que vous sachiez aussi comment ce que nous préparons la suite des événements je tiens d'abord à vous rappeler l'ambition de cette réforme qui est déjà de tout mettre en oeuvre pour assurer la réussite éducative et la bonne insertion professionnelle des élèves cette ambition commune que nous partons avec Monsieur le Ministre papendy Ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse et guidée par une double exigence déjà de permettre d'assurer l'égalité des chances que tout élève mérite dans notre République pour les aider à mieux réussir dans leur parcours scolaire et d'assumer aussi un avenir professionnel en étant attentif à leurs aspirations en leur permettant de s'orienter vers des filières qui soient porteuses de débouchés la réforme que nous portons doivent avoir pour objectif de faire émerger un large éventail de levier mobilisable pour les lycées professionnels à la main des équipes éducatives de chaque établissement pour être au plus près de leur réalité il s'agit de pouvoir prendre compte les élèves leur famille les acteurs économiques sans jamais perdre de vue le caractère national des diplômes je sais que vous êtes comme moi sensible à ne pas appliquer sur tout le territoire une réforme unique qui ne s'ajusterait pas à la réalité des différents lycées professionnels dont nous connaissons déjà les les variations d'un établissement à l'autre mon objectif a toujours été clair quelle que soit les leviers que les chefs d'établissement et les équipes éducatives choisiront de mettre en oeuvre en responsabilité il leur appartiendra de créer les conditions pour diminuer le nombre de décrocheurs de favoriser l'insertion professionnelle et donc ce taux d'insertion et de faciliter les poursuites d'études pour les jeunes qui le souhaitent le vrai objet finalement de cette réforme c'est de donner aux acteurs ceux des se du terrain finalement les conditions pour cette réussite collective je voudrais également saluer devant vous la grande qualité du travail de terrain qui a été accompli qui a permis de concrétiser une nouvelle méthode fondée sur la participation de toutes les parties prenantes vous savez je vous l'ai dit effectivement le 9 janvier dernier en octobre dernier 4 recteurs ont accepté la demande du ministre de l'éducation nationale et de moi-même d'animer des groupes de travail et de faire émerger toutes les pistes qui permettraient de faire mieux réussir les élèves ils ont avec de nombreux professionnels recensés analyser pendant plus de trois mois des initiatives existantes et des propositions que nous devrions encourager et rendre accessible à tous les acteurs ce sont 160 participants qui ont alimenté ces réunions et qui ont pu mettre en commun les bonnes pratiques et en débattre ensemble pour identifier les pistes qui leur semblaient les plus prometteuses plus ou moins adaptables aux caractéristiques de leur territoire et au profil de leurs élèves avant de vous écouter je souhaiterais vous partager dans devant cette commission quatre sujets qui me semblent avoir particulièrement émerger des discussions mais je sais que madame la Présidente de commission vous a transmis le document de synthèse de l'ensemble des propositions effectuées par les quatre groupes de travail le premier sujet j'aurais voulu mettre en valeur c'est le fait qu'il n'existe pas de consensus sur l'augmentation des périodes de stage qu'il y a en revanche une convergence sur la nécessité de mieux prendre en compte le niveau de maturité des élèves je le rappelle ces élèves ils sont plus jeunes qui a quelques années il ne redoublent plus comme on le faisait auparavant et donc ils ont 18 ans et quelques lorsqu'il passe leur baccalauréat et donc leur jeunesse a été largement soulignée par par les groupes de travail la deuxième chose que je voulais valoriser c'est l'idée que la gratification des élèves pour les périodes de formation en milieu professionnel et saluer positivement par l'ensemble des acteurs des lycées professionnels tous y voit une forme de reconnaissance une source de motivation et donc de réussite comme ça peut être annoncé cette mesure donc entrera en vigueur à la rentrée prochaine des septembre 2023 le troisième point que je souhaitais mettre en visibilité c'est que dans la mesure où les élèves arrivent plus jeunes comme je disais il y a quelques instants en seconde professionnelle qui a seulement encore quelques années il faudra leur permettre de mieux affiner le projet professionnel et tirer pleinement partie des expériences qu'ils réalisent en entreprise au fond les remontées de terrain des groupes de travail invite donc à réfléchir à plusieurs possibilités dont une période d'études complémentaire même après diplôme qui pourrait permettre à certains jeunes de cumuler davantage d'expérience et d'augmenter leurs chances d'insertion une formation complémentaire qui pourrait aussi permettre à certains lycéens de mieux s'insérer professionnellement d'être mieux préparé sinon à la poursuite d'études au fond de gagner aussi en maturité pour réussir soit la poursuite d'études soit l'insertion professionnelle ça permettrait aussi d'accompagner plus longtemps certains élèves en leur donnant ce temps pour grandir au plan des compétences et académiques et professionnelles le quatrième point je veux souhaiter pouvoir mettre en valeur c'est celle du besoin de créer dans chaque établissement les conditions pour faciliter la relation entre l'école et l'entreprise je souhaite également vous indiquer que nous avons pris des initiatives importantes pour permettre aux établissements d'ajuster leur offre de formation au métier de demain et comme vous le savez chaque année la région et le recteur fixe ensemble la carte des formations professionnelles des établissements scolaires et nous ne le cachons pas c'est transformations à l'oeuvre sont lentes elles peuvent être parfois même inadaptées il nous faut donc changer cette donne territoire par territoire non pas pour adapter en temps réel l'offre de formation en métier en tension au plan local ce n'est ni le rôle de l'école ni sa temporalité d'action il s'agit d'orienter la carte des formations vers les métiers liés aux grandes transitions numériques écologiques démographique notre pays a besoin de salariés compétents dans ces domaines pour se transformer notre jeunesse yaspire également il s'agit véritablement de renforcer le positionnement stratégique des lycées professionnels en matière de formation par leur référencement comme des acteurs incontournables sur les enjeux d'avenir par le biais de cette transformation des cartes de formation je crois vraiment que c'est leur gage d'attractivité qui est là en jeu mais aussi celle de la reconnaissance de l'ensemble de la société que nous souhaitons pouvoir accompagner pour ce faire nous avons lancé dans le cadre de France 2030 avec le secrétaire général pour l'investissement Bruno Bonnel un nouveau dispositif de soutien qui financera par l'appel à manifestation d'intérêt nommé compétences et métiers d'avenir et avec cette appui nous travaillerons donc avec région de France et avec l'ensemble évidemment des régions en France sur la carte des formations pour accompagner les transformations au fond les objectifs de ce programme ils sont les suivants l'adaptation des plateaux techniques des équipes pédagogiques pour créer les conditions d'une transformation réussie de l'offre de formation l'accueil d'un nombre accru d'élèves dans les formations les plus prometteuses en matière d'emploi et je pense que vous êtes chacune et chacun dans vos circonscriptions conscient des besoins de rénovation ou de création de plateau technique moderne qui forment à des métiers qui insèrent et c'est de manière là notre objectif n'hésitez pas non plus du coup à participer vous même à cette remontée d'informations à laquelle ce livre les réacteurs dans ce cadre pour nous permettre aussi d'alimenter cette prise en compte de la réalité des bassins d'emploi dans cette matière les changements prennent aujourd'hui du temps les projets qui visent les transformations abordées actuellement commenceront donc à être mises en œuvre à la rentrée 2024 c'est un sujet également pour moi de calendrier que je souhaiterais donc évoquer avec vous sur cette dernière partie de mon intervention liminaire je voudrais effectivement vous donner un peu de visibilité sur cette sur ce calendrier et cette méthode la clôture des groupes de travail a eu lieu le 27 janvier dernier et elle ouvre désormais un nouveau cycle de concertation cette phase de concertation elle aura lieu avec les syndicats d'enseignants dans un premier temps et ceux des personnels de direction des représentants des élèves et des parents d'élèves des représentants des entreprises et des exécutifs régionaux dans un second temps il s'agit de leur présenter les principales mesures de la réforme et d'échanger avec eux sur ces orientations l'audition de ce jour se situe juste en amont finalement de cette séquence et elle permet d'échanger mais surtout de vous écouter aussi sur les pistes de réforme que vous souhaitez pouvoir mettre en avant à l'issue des groupes de travail dans ce moment par nature un peu délicat entre entre dialogue parlementaire et démocratie parlementaire et dialogue social et donc démocratie sociale l'unique boussole qui doit être la nôtre c'est celle de la réussite des élèves et donc je crois que les indicateurs qui sont mis en place pour cette réforme sont des indicateurs que nous pouvons tous partager celui de la réduction du nombre de décrocheurs celui de du taux d'insertion professionnelle et celui de l'encouragement aux poursuites d'études réussie j'insiste dessus parce que trop de poursuite d'études aujourd'hui mènent à l'échec en matière d'arbitrage nous avons d'ores et déjà décidé avec le ministre papendaye de maintenir les moyens enseignants attrabus attribués à la voix professionnelle pour la rentrée 2023 il n'y aura donc pas de diminution de nombre d'enseignants dans cette voie un dernier moment pour répondre d'ores et déjà à l'interrogation madame la Présidente la réforme des lycées professionnels à l'entrera en vigueur de manière très progressive certains éléments pourront mettre être mis en oeuvre dès la rentrée 2023 et je pense à la gratification des périodes de formation en milieu professionnel et au démarrage de la transformation de la carte des formations que j'ai évoqué juste précédemment et en outre la réforme va nécessiter la formation des professeurs et de leur encadrement et cette priorité et que l'ensemble des personnels éducatifs qui soient acteurs de la réforme puisse être accompagnés finalement à chaque étape et c'est pour moi extrêmement important et enfin les temps de découverte des métiers se feront donc dès cette rentrée 2023 madame la Présidente pour toutes les classes de 5e 4e 3e c'est une mesure qui est absolument indissociable de la réforme des lycées professionnel car elle mobilise les professeurs du lycée professionnel d'une part qui pourront accueillir des classes pour découvrir les plateaux techniques et montrer les gestes professionnels mais aussi d'autre part ils pourront se rendre dans les collèges pour faire découvrir les métiers on sait à quel point la question de l'orientation de l'orientation schwebi choisi et non pas subi est un vrai sujet sur lequel nous souhaitons travailler tous ensemble voilà Mesdames et Messieurs les Députés je vous remercie une nouvelle fois pour la tenue de cette audition qui me permet de vous partager nos ambitions pour le Lycée professionnel et je suis à vous pour les questions merci beaucoup madame la ministre donc maintenant nous allons passer aux orateurs de groupe avec pour le groupe Renaissance Philippe fait merci Madame le présidente madame la ministre nous sommes ravis de pouvoir vous auditionner aujourd'hui et vous remercions pour votre présence député du Pas-de-Calais et membre de la commission des affaires culturelles et d'éducation je m'adresse à vous aujourd'hui également en tant qu'enseignant de profession la voix professionnelle scolarise aujourd'hui un lycéen sur 3 est un échec chaque année à des milliers de jeunes d'accédés au diplômes et aux études supérieur les professeurs y font un travail formidable en faisant vivre au quotidien la promesse républicaine d'égalité des chances engager lors du précédent quinquennat avec la transformation de la voix professionnelle la réforme du lycée professionnel est un chantier au combien prioritaire l'ambition portée par le Président de la République et le gouvernement a été exprimé très tôt et vise à renforcer l'ascenseur social cela passera notamment par un rapprochement supplémentaire avec les professions par un travail plus en amont sur l'orientation par une réaffirmation de la place des enseignements généraux et des savoir-faire fondamentaux dans le programme des lycées professionnels à cela s'ajoute impératif de laisser plus de liberté d'initiatives aux établissements afin qu'ils puissent davantage s'adapter aux spécificités de leur territoire comme vous avez eu l'occasion de le rappeler avec papendaye ministre de l'éducation nationale de la jeunesse vous souhaitez engager un changement structurel d'organisation pédagogique et territoriale de répartition du temps scolaire et professionnelle d'offres scolaire et éducatives sur ce dernier point et alors que nous aurons l'occasion de revenir sur de nombreux sujets spécifiques lors de cette audition je fais confiance à mes collègues pour cela je tenais à élargir la réflexion sur deux thématiques qui intéressent plus particulièrement cette commission des affaires culturelles et d'éducation à savoir la culture et le sport en effet en parallèle des groupes de travail menés ici sous votre patronage j'ai tenu associer les professeurs des lycées de mon territoire cette réflexion si l'on se penche souvent et justement sur le compte pédagogique les chefs d'établissement parcourt sur les parcours de formation pardon ou encore les partenariats avec des acteurs possibles ces chefs d'établissement ont également mis en exergue la nécessité de mettre l'accent sur le cadre d'enseignement et d'apprentissage des élèves la prise en compte du bien-être individuel de l'élève est aujourd'hui essentiel pour mener une politique efficace et répondre aux trois objectifs rappelés précédemment cela passe notamment je le pas l'ouverture culturelle et l'émancipation par le sport l'activité physique d'ailleurs qui doit irriguer toutes nos politiques publiques afin de vivre en meilleure santé notamment dans le monde du travail je tenais à avoir votre sentiment sur le sujet et élargir votre élargir notre échange je suis certain que le cycle de rencontre bilatérale qui ceux qui s'ouvre avec l'ensemble des partenaires sociaux des représentants des régions et des élèves permettra de prendre en compte ces aspects je vous remercie une nouvelle fois Madame le Ministre pour votre présence et supplément à votre écoute merci monsieur le député pour le rassemblement national Roger judo si ça maintenant ça fonctionne bien merci Madame présidente madame la ministre voici donc ce quoi vous êtes parvenu au bout de cinq mois de travail 200 propositions un peu plus peut-être ici de travail présidé par les recteurs pour nous ces propositions relèvent de l'inventaire à la Prévert elles ne sont pas du tout à la hauteur de l'enjeu que représente pour notre pays une véritable réforme de l'enseignement professionnel quand là quand la fumée de ces propositions ce sera disciplique et restera-t-il au fond il restera les quatre priorités du président de la République les périodes de formation en entreprise seront rallonger les co-intervention pédagogiques entre maître de stage et professeur seront augmentés les périodes de l'entreprise seront valorisées ce qu'il a est une bonne chose et la carte des formations sera rabotée tout ceci a été annoncé dès le 25 août 2022 par le chef de l'État et votre mission est dans le ministre consiste simplement à donner une existence tangible à cette à ce programme nous considérons pour notre part que vous êtes en train de déstabiliser et même de déconstruire le lycée professionnel qui pour nous le conservatoire de nombreux savoir-faire qui sont la signature du jeudi français dans les métiers des arts de l'industrie et des services nos préconisations car nous sommes positifs sont les suivantes il y en a 5 et pas 200 il faut impérativement que les élèves de LP bénéficient d'un renforcement sur la maîtrise des fondamentaux ça évitera de décrochage il est capital qu'il soit doté d'une bonne culture générale assurée par des professeurs et non pas par d'improbables binômes lycées professionnels doivent évoluer vers des lycées des métiers et l'ouverture de centre d'apprentissage dans les LP doit être couragée afin qu'il n'y ait moins de discipline générale au rabais nous pensons que l'enseignement général doit relever d'un tronc commun au second pro technologique et général et enfin saisissant de l'orientation nous considérons que le diplôme national du brevet doit devenir un examen de passage et d'orientation en seconde ce qui réhaussera le niveau d'exigences du collège et garantira et d'orientation non subie basée sur l'effort et le travail scolaire et sur les projets de poursuite d'études dont ils sont la traduction je vous remercie merci monsieur le député pour elle est finie Paul Vanier madame la ministre s'y sont vingt mille élèves sont scolarisés dans nos lycées professionnels c'est un tiers de la jeunesse lycéenne du pays et ça part la plus populaire à l'heure des défis nés de la crise climatique et de l'aggravation des inégalités scolaires le lycée professionnel pourrait servir de formidablevier pour faire la bifurcation écologique et répondre aux enjeux de démocratisation scolaire dans une démocratie parlementaire mature pareil aux enjeux décisif pour l'avenir appellerait la mise en place d'un véritable débat démocratique en lieu et place vous nous présentez aujourd'hui la synthèse des travaux de groupe de travail cornaqués par vos équipes vides des organisations syndicales représentatives de près de 70% des personnels étrangers aux manifestants mobilisés le 18 octobre dernier et contournant la représentation nationale débarrasser de tout contrôle démocratique votre objectif est clair poursuivre le démantèlement du lycée professionnel engagé par Jean-Michel Blanquer après lui c'est un tiers d'enseignement en moins 1200 professeurs en moins 20 000 élèves en moins avec vous c'est la soumission du lycée pro aux besoins immédiats et locaux des entreprises et la généralisation du tout apprentissage votre projet est ainsi celui d'un renoncement renoncement à la mission éducative du lycée professionnel qu'exprime votre rattachement au ministère du Travail renoncement au service public dont vous déléguez tout ou partie des prérogatives au privé l'orientation les contenus d'apprentissage la carte des formations elle-même renoncement au caractère national des diplômes et donc à la valeur des qualifications qui sont sources de droit pour les futurs salariés vous gouvernez depuis le début de ce quinquennat à coup de 49,3 ou de décrets votre autoritarisme nous prive d'occasion d'apporter des réponses à la crise de recrutement à l'indispensable élévation du niveau de qualification des élèves aussi ma question est simple le sort du lycée pro se réglera t-il dans votre bureau et celui de Monsieur du soft ou laisserez vous la représentation nationale délibérée démocratiquement de son avenir merci monsieur le député pour les républicains Alexandre Pothier merci Madame présente madame la ministre je voudrais avant tout vous remercier pour la présentation de vos orientations et je voudrais encore plus saluer la démarche de concertation qui a été menée avec la pluie des réacteurs et des inspecteurs disons les choses clairement le lycée professionnel est souvent le grand oublié de notre système alors qu'il compte pourtant un tiers des lycéens c'est à dire plus de 600 000 jeunes rien que dans mon territoire du Beaujolais Val de Saône je compte 5 lycées à Pierre professionnel et quand on va les voir que nous disent les équipes tout simplement que l'on doit avoir la même ambition pour le Lycée professionnel que pour nos autres voies de formation la même ambition par exemple que pour le lycée général que pour l'apprentissage ou encore pour les classes préparatoires cela veut dire deux choses que nos lycéens du professionnel puissent y réussir et qu'ils y trouvent sur tous les moyens de construire leur avenir et non pas le subir premièrement qu'envisagez-vous pour garantir la réussite des lycéens professionnels à commencer dans leur parcours scolaire quand on sait qu'aujourd'hui 60% des décrocheurs sont en lycée professionnel ensuite quand visagez-vous pour les accompagner vers les études supérieures car si un tiers poursuit des études post-bac on constate ensuite une immense perte seulement un tiers des BTS viennent du lycée pro et parmi eux seuls un tiers obtiennent leur BTS en deux ou trois ans donc l'échec est majeur et quand on est lycéen du professionnel on peut vraiment se poser la question comment avoir confiance dans le système on doit donc aujourd'hui revoir de fonds en comble d'accompagnement donné aux jeunes du lycée pro c'est la première condition de leur réussite que proposez-vous pour mieux accompagner les élèves dans ce sens leur donner confiance les pousser les éclairer leur permettre d'avoir une vision cohérente de leur parcours poser cette question c'est évidemment souligner que la réforme du lycée professionnel impose deux autres réformes peut-être plus majeures encore et peut-être plus prioritaire encore celle du collège et de l'orientation ce serait bien qu'on puisse faire les choses dans l'ordre en l'occurrence qui attendez-vous la réforme du collège on aimerait pouvoir vous entendre sur ce sujet j'étais il y a quelques mois encore enseignant en série générale et technologique il faut dire les choses telles qu'elles sont aujourd'hui et sans langue de bois j'ai vu des jeunes qui arrivaient à 18 ans en fin de parcours ne savaient toujours pas ce qu'il faisait en terminale donc la question de rotation elle est absolument centrale pour la réussite de nos jeunes c'est dire les progrès que nous avons à faire dans cette question de l'orientation qui est pourtant fondamentale et c'est un angle mort aujourd'hui donc que comptez-vous faire pour garantir l'insertion professionnelle lycéens et notamment sur la question de l'accroissement du temps de stage pourquoi ne plus défendre ce que vous défendiez il y a encore quelques mois c'est très étonnant comme revirement j'aimerais bien en avoir les éclaircissements je vous remercie merci monsieur le député pour les démocrates Laurent Croisier merci madame la présidente madame la ministre le lycée professionnel attire trop rarement l'attention pourtant il scolarise plus de 620 000 lycéens soit un lycéen sur trois et alors qu'il offre une alternative plus concrète et plus professionnalisant à l'environnement général le lycée professionnel et pourtant rarement un choix il accueille de plus majoritairement des élèves issus de milieux défavorisés qui cumulent les vulnérabilités scolaires et sociales les députés démocrates considèrent que cette réforme est un enjeu majeur du quinquennat nous serons très exigeants sur son ambition cette réforme doit porter en elle la promesse républicaine de l'ascenseur social elle doit favorité la réussite professionnelle condition de l'égalité des chances et parce que le lycée professionnel est un établissement scolaire comme les autres il doit contribuer à la construction de futurs citoyens à leur itinéraire de vie à leur choix et à leur réussite nous ignorons encore les grandes lignes de cette réforme alors que les premières mesures doivent voir le jour à la rentrée 2023 sur quel levier concret comptez-vous appuyé votre réforme quels seront les moyens alloués par exemple pour dédoubler les groupes classes pour donner du temps supplémentaire d'accompagnement aux professeurs pour favoriser la pédagogie de projet qui permet de donner du sens à des matières générales et proposer des heures supplémentaires de remise à niveau pour les élèves les plus en difficulté jusqu'à lors cela ne vous aura pas échappé les professeurs ont exprimé beaucoup de réticences pourtant ils ont une réelle expertise dans leur manière d'accueillir et de transmettre comment expliquer vous cette réticence et comment comptez-vous convaincre et rétablir l'élan collectif nécessaires à la transformation voilà nous avons réussi à transformer l'image de l'apprentissage il faut maintenant parvenir à transformer celle du lycée professionnel voie de réussite incontournable merci monsieur le député je vous annonce mes chers collègues aussi que des autres commissions vont suspendre pour pouvoir aller voter dans l'hémicycle donc je vais encore prendre un ou deux orateurs et puis après je suspendrais pour que nous puissions pour ceux qui le veulent rejoindre l'hémicycle donc pour les socialistes et apparentés fatihac et loi hachis oui merci madame la présidente madame la ministre la dernière réforme de la voie professionnelle est très récente elle date de 2018 l'ancien ministre de l'éducation nationale à l'époque souhaitait fixer un cap ambitieux pour le Lycée professionnel et engagé les élèves je cite dans un parcours d'excellence dans les faits cette réforme n'a eu aucune répercussion ni sur la réussite des élèves ni sur la poursuite d'études ni sur l'insertion dans le monde professionnel encore mieux nouveau quinquennat nouvelle réforme en prévision si nous nous en doutions encore la majorité elle-même à vous de l'unification de la dernière réforme et pour le moment votre projet fait l'unanimité contre vous comme vous le savez madame la ministre nous voyons d'un mauvais œil l'attribution d'une double tutelle du lycée professionnel par le ministre de l'Éducation et celui du travail les élèves des voix professionnelles sont avant tout des élèves ils sont présents en entreprise dans le cadre de leur formation et ne doivent pas devenir une main d'oeuvre très bon marché qui a certains moments auraient accès à quelques heures d'enseignement en janvier lors des débats sur la réforme de la voie professionnelle proposée par le groupe GDR je vous avais posé deux questions qui avaient été sans réponse donc je vais me permettre de vous les reposer la première vous y avez répondu au détour d'une phrase mais j'aimerais que vous ré répondiez plus clairment ma première question c'est combien de suppressions de postes d'enseignants ou lycée professionnel prévoyez-vous dans votre réforme car vous dans les propositions qui ont été faites par le groupe de travail certains certaines propositions ne font penser complètement le contraire notamment l'idée de professeur associé qui viendrait du monde de l'entreprise mais aussi par exemple on s'affranchirait de l'année scolaire comme unité et tout à coup on aurait au fil de l'eau des blancs des blocs de compétences deuxième question pouvez-vous s'il vous plaît m'indiquer la part par département des lèvres en lycée professionnel qui n'aurait pas trouvé de stage ou d'apprentissage à la rentrée de septembre 2022 je vous avais déjà posé cette question en janvier dernier point tout à fait étonnant j'ai lu avec attention les propositions qui du groupe de travail et il y en a une qui m'a fortement étonné une de vos propositions vise à avoir au minimum une à ESH par classe en lycée professionnel précisant que c'était auparavant le cas pour les SEGPA ez-vous donner avec cette mesure comment trouver des aesh alors que déjà dans les établissements du second degré au lycée au collège et au lycée général la député même si la question peut être intéressante pour horizon et apparenté Jérémy patrietus et ensuite je suspendrais merci madame la Présidente chers collègues je vous remercie à mon tour de devenir présenter les grandes lignes de cette réforme de l'enseignement professionnel et au nom de mes collègues horizons je tiens à vous dire l'importance que nous accordons à la reconnaissance de l'enseignement professionnel comme une voix d'apprentissage d'excellence comme nos collègues démocrates nous serons particulièrement vigilants à l'ambition nécessaire de cette réforme en effet l'amélioration de la formation professionnelle et son adaptation à l'évolution des métiers sont essentiels pour préparer la France de demain nous devons aussi la revaloriser aux yeux des jeunes de leur famille des employeurs pour qu'elle ne soit plus jamais considérées comme une voix par défaut mais comme d'une insertion professionnelle réussie en effet le manque de nombreux savoir-faire essentiels nos entreprises à nos industries est devenu criants dans un contexte notre pays cherche à retrouver sa souveraineté industrielle et où de nombreux secteurs cherchent à recruter son succès pour répondre aux besoins des métiers en tension et à la réalité de chaque territoire cette réforme prévoit notamment de faire évoluer la carte des formations professionnelles et lieu d'un territoire rural je salue cette initiative menée en concertation entre l'État les régions et le secrétaire général pour l'investissement qui devrait permettre à chaque terrestre d'accélérer en priorité le développement des filières les plus porteuses pour ces jeunes pouvez-vous nous expliquer plus en détail comment se feront les choix stratégiques pour le développement de ces compétences et métiers d'avenir compte tenu de la diversité des territoires et des bassins d'emplois au sein d'une même région cette transformation de la carte des formations se fera-t-elle seulement à l'échelle régionale ou prendra-t-elle en compte les autres échelons des collectivités territoriales enfin cette construction d'une nouvelle vision stratégique intègre-t-elle la mise à jour ou la mise en place d'outils et qui permettront de d'étudier pardon l'évolution des besoins et de prendre en compte les mutations futures dans nos territoires sur le plan démographique et de l'emploi je vous remercie merci monsieur le député donc comme je vous l'avais annoncé je suspends la séance pour que ceux qui le souhaitent puissent regagner l'hémicycle et mais par contre vous revenez ensuite en voilà c'est bon donc nous reprenons la séance et avec comme orateur monsieur jean-claudeau pour les écologistes du Pesse je rencontrais plutôt dans la journée un acteur qui connaît bien le monde de la formation professionnelle et de l'apprentissage puisque les responsable d'une chambre consulaire il n'était pas opposé opposé pardon projet que vous défendez mais partagez avec moi le sentiment d'être toujours dans l'expectative quant aux tenant et aboutissant de cette réforme nous apprenions en effet à la suite du Conseil des ministres du 22 février que dans le projet de loi sur le plein d'emploi prévu au printemps figureront un certain nombre de mesures qui porteront sur la formation et l'apprentissage comme le révéler Olivier Véran par formation est-il entendu d'aborder véritablement la question du lycée professionnel et si oui comment j'aimerais aussi soulever un petit point d'alerte à la suite de différentes décisions politiques forces et de constater que l'apprentissage reste toujours largement plus valorisé que la voie professionnelle avec des moyens inégalitairement répartis ce projet de loi ne risque-t-il pas d'accroître encore les différences de traitement entre les deux filières où est-il prévu de rééquilibrer les moyens entre ces deux voies et d'enfin valoriser la voie professionnelle nous savons aussi que le ministère de Monsieur Lescure travaille en parallèle sur des mesures concernant sur la voie professionnelle dans le cadre du projet de loi industrie verte donc madame la ministre vous nous annoncez une réforme ambitieuse de la voie pro qui se veut général globale mais aura-t-on plutôt le droit à une réforme dissimulée perlée dissoute dans divers projets de loi d'ailleurs si tel est le cas cela amène à penser qu'encore une fois la question du lycée professionnel se résume à une dimension économique ou à son adaptation au marché du travail en nous mettant la question de l'enseignement de l'éducation et de la pédagogie merci monsieur le député pour GDR nups Stéphane peu merci plusieurs mois que la réforme là-bas professionnelle est engagée le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle rencontre l'opposition massive à la fois du corps enseignant mais également de beaucoup d'élèves concernés ce projet de réforme a au moins un mérite celui de mettre le sujet de la voie professionnelle et des lycées professionnels au cœur de nos débats eux qui sont si souvent oubliés lorsque nous parlons d'éducation car oui quand on parle de voix professionnelle il s'agit bien avant tout d'éducation et non de marché du travail nous refusons la logique adéquationniste qui Soustons ce projet de réforme les lycéens de la voie professionnelle sont souvent des élèves des classes populaires et c'est eux qui ont le plus besoin de l'action publique et pourtant votre réforme risque de restreindre encore un peu plus le champ des possibles de ces jeunes oui l'insertion doit être améliorée comme elle doit l'être en apprentissage car derrière les chiffres mis en avant on oublie souvent que les abandons massifs les abandons massifs en cours d'apprentissage le gouvernement a opéré un premier recul en renonçant à l'augmentation de 50% du temps de stage preuve que nos arguments ont fini par porter sur la dangerosité d'une telle mesure madame la ministre nous sommes disponibles pour reprendre collectivement le dossier pour voir comment ensemble nous pouvons améliorer la voie professionnelle de Lamon au moment du processus d'orientation jusqu'à l'arrivée sur le marché du travail comment nous incitons à la poursuite des études dans le cadre de ce temps de formation complémentaire que vous proposez comme on comment on prépare avec les futurs techniciennes et techniciens les métiers de demain voilà un ensemble de beaux défis qui ne trouvent pas encore de traduction concrète dans votre réforme enfin pour conclure je rappelle ici notre opposition radicale au principe de travailler plus pour gagner plus pour les enseignants qui va être mis en place aussi par votre réforme de la voie professionnelle selon le pacte proposé aux enseignants pour lier la revalorisation des rémunérations à l'accroissement des taux horreurs merci monsieur le député pour le groupe liote Stéphane Lenormand merci madame la présidente madame la ministre merci pour vos présentations de l'État par étape de votre réforme des retraites de ce secteur aussi important que le la réforme du lycée professionnel à ce stade je voudrais quand même rappeler que pour notre groupe votre philosophie reste un autre sens trop encore axé sur l'emploi et l'entreprise ce qui sont doutes indispensable mais que le vrai problème se situe davantage sur les savoirs généraux et sur l'accompagnement la pédagogie qui doit être mis auprès de ses élèves on l'a rappelé on est plusieurs collègues à l'avoir appelé c'est là qu'on y retrouve le plus grand nombre de décrocheurs et c'est sans doute sur ce levier qu'il faut agir je centrerai mon propos sur deux deux éléments s'agissant de l'augmentation de la durée de formation vous avez évoqué éventuellement quelques mois supplémentaires voire une année ça peut être une bonne idée moi j'ai beaucoup le système canadien en tête qui est en capacité d'accompagner les élèves sur les parcours un peu plus individualisés notamment à des charnières de de fin de cycle et d'un nouveau cycle mais vous comment vous vous voyez cette organisation opérationnelle sur quelle base qui sera chargé de saison de ces enseignements supplémentaires quel statut auront éventuellement les élèves et est-ce que ça débouchera éventuellement sur une validation sous forme de diplôme ou d'attestation vous avez aussi évoqué que des expérimentations avaient été menées est-ce que vous avez quelques retours de ces expérimentations à nous faire part ensuite sur un modification de la carte des formations qui devrait se faire en lien avec les métiers d'avenir qui se préciseront dans le cadre de l'appel de manifestation d'intérêt compétences et métiers d'avenir de France 2030 je voudrais savoir un peu qu'est-ce que cela signifie concrètement parce que ça induit automatiquement que des filières seront sans doute supprimées que d'autres seront créés mais sur quelle base qui décidera et est-ce que l'on a déjà une une approche des conséquences que cela va entraîner inévitablement sur la besoins de formation des enseignants ou éventuellement sur des reconversions et ne pensez-vous pas que tout cela mélangé au pacte lié à la revalorisation des enseignants à qui on souhaite attribuer de nouvelles missions viennent finalement encore plus brouiller le message des enseignants dans les filières professionnelles merci merci monsieur le député madame la ministre je vais vous laisser un temps pour répondre sachant que il y a énormément de questions derrière donc je vous propose de faire déjà des réponses synthétiques qui je suppose demanderont des compléments de questions enfin il y aura des compléments de question par les mes collègues merci madame la Présidente effectivement beaucoup de une question qui démontre au fond la place que nous accordons au lycée professionnel comme une voix que nous souhaitons être de réussite pour les jeunes en France c'est un tiers des lycéens vous l'avez rappelé vous êtes plusieurs à l'avoir rappelé c'est donc un enjeu stratégique déjà de d'éducation de cohésion aussi sociale et de développement des compétences pour des enjeux aussi économiques et de croissance du pays les uns les autres j'ai envie de dire montre tout l'importance qu'on doit pouvoir porter au lycée professionnel monsieur le député Philippe fait vous m'avez interrogé sur au fond cette engagement qui est le nôtre autour de du lycée professionnel pour en faire un vrai parcours de réussite reconnu par la société et qui permet de lutter aussi contre un déterminisme social trop souvent constaté dans les lycées professionnels on voit que l'indice de position sociale est beaucoup plus fragile dans les lycées professionnels et on sait qu'il nous faut pouvoir accompagner ces jeunes dans un dans une approche systémique finalement qui qui vient effectivement renforcer la capacité qu'on ces jeunes à mieux réussir dans leur parcours personnel et professionnel et donc ainsi accompagner cet enjeu d'égalité des chances qui fait la promesse républicaine vous avez souhaité m'interroger sur le ressort que nous pouvons donner à ces jeunes notamment en matière de d'ouverture culturelle et sportive c'est là très clairement un axe porté par de nombreux lycées professionnels qui au travers du Conseil national de la refondation souhaitée par le Président de la République ont pu porter sur la base du volontariat fait par les équipes pédagogiques et tout sont participés avec les élèves les parents d'élèves les équipes pédagogiques les proviseurs bien sûr à construire finalement des réponses sur sa sur ses enjeux là un certain nombre de projets ont été remontés et vides à accompagner la réussite de tous les élèves de réduire au fond aussi un certain nombre d'inégalités que j'évoquais à l'instant et de concourir aussi à leur bien-être au travers de projets qui viennent répondre à ces enjeux de développement de la culture et puis de de principe de valeurs finalement qui sont portées aussi au travers du sport et on voit à quel point le sport et facteur d'émancipation de démonstration aussi de compétences d'estime de soi et de construction aussi de parcours professionnels et donc il est tout à fait intéressant de pouvoir démultiplier les occasions de pouvoir renforcer l'approche et culturelle et sportive chez ces jeunes chez nos jeunes de manière plus générale et par là de pouvoir aussi ouvrir des perspectives professionnelles donc les projets locaux sont très largement remontées et notamment en ce sens et il nous permettront aussi au travers des groupes de travail d'être étudiés les groupes de travail ont aussi abordé cette question des options qui pourraient éventuellement être envisagé pour permettre à des jeunes d'accéder plus encore à des options notamment culturelles j'essaie d'accélérer un Président je sens votre regard monsieur le député Shido je me permets quand même de où est-ce que vous avez pardon excusez-moi je me permets quand même j'ai senti au fond critique sur la sur la méthode des 200 propositions et des 160 acteurs présents dans ces groupes de travail vous savez ces acteurs c'est ce que vous enfin vous vous rencontrez au quotidien c'est ceux de vos circonscriptions c'est ce avec lesquels vous travaillez pour construire les cartes de formation avec qui que vous rencontrez dans les lycées professionnels parce que ce sont des recettes des proviseurs des enseignants des parents des élèves sont aussi des acteurs des chambres consulaires ce sont en font les acteurs avec lesquels vous avez l'habitude de travailler et je crois que nous reconnaissons tous leurs compétences et ce qui était intéressant au travers de ces groupes de travail et des échanges qu'ils ont pu avoir c'est qu'ils ont confronté leur point de vue et ils ont aussi mieux compris finalement la position les uns des autres et et les compte finalement des uns des autres et je pense que c'était vraiment une occasion assez inédite pour ses 160 contributeurs dont des partenaires sociaux organisations patronales et syndicales et je tiens à le redire qui ont participé à ces réflexions et donc nous ont quelque part invités mais c'était là c'était là au fond l'objectif à nous bousculer à nous proposer un maximum de propositions pour que nous puissions vraiment faire émulation et essayer d'intégrer finalement tous les possibles c'était là finalement la feuille de route qui était la leur à ce moment là ils l'ont réalisé et je crois que c'est 200 propositions sont vraiment le fruit de cette volonté de faire émerger un maximum de d'initiatives de remonter des expériences de terrain de partager finalement leur point de vue et de nous encourager à être dans cette approche que vous nous invitez à être celle du renforcement des savoirs fondamentaux du lien école d'entreprise du comment est-ce qu'on place le lycée professionnel comme un acteur qui soit reconnu par l'ensemble du tissus économique comme un acteur phare de du développement de compétences professionnelles et donc a posteriori du diplôme de d'insertion professionnelle et au fond je crois qu'ils ont rempli cette voilà cette cette exigence là c'est maintenant à nous que d'arbitrer finalement dans un certain nombre de cas sur les propositions qu'ils ont pu faire néanmoins ils ont véritablement cherché à pousser ses propositions donc je réponds aussi à certaines propositions qui ont été à certaines remarques qui ont été faites ce ne sont pas mes propositions ce sont les propositions des groupes de travail qui ont travaillé sur ces quatre axes que j'évoquais tout à l'heure la question de l'orientation je vous rejoins un monsieur le député elle est absolument nécessaire et c'est pourquoi encore une fois nous insisterons sur la capacité donnée aux enseignants à pouvoir accompagner ces élèves sur les savoirs fondamentaux et vous le savez il réussissent moins bien que les autres au niveau scolaire n'ont pas du fait du lycée professionnel et des enseignants décès professionnels mais du fait des difficultés qu'ils avaient déjà et souvent d'orientation en lycée professionnel du cette difficulté il nous faut néanmoins absolument travailler sur ces difficultés scolaires parce que c'est au fond tout le parcours professionnel qui en dépend derrière on lutte avec volonté sur contre l'illettrisme et il est essentiel que ces jeunes qui sortent du lycée professionnel est un bagage scolaire suffisant pour réussir dans leur parcours personnel et professionnels donc nous irons consolider c'est savoir fondamentaux et ça sera l'un des axes que nous porterons dans la construction de cette réforme monsieur le député Paul Vanier vous avez souhaité au fond appelé un débat démocratique et je crois avoir déjà répondu à votre invitation le 9 janvier dernier et avoir avec vous déjà largement discuté aujourd'hui encore et j'espère que nous le ferons à nouveau ce que je voudrais répondre bien sûr à votre interpellation pour peut-être réitérer quelque chose que j'ai déjà dit et mais que vous ne semblez pas vouloir quand vous voulez pas me croire c'est que encore une fois nous allons maintenir les moyens donc les enseignants de la voix professionnelle auront des effectifs maintenu à la rentrée prochaine je ne sais comment vous le dire autrement donc il s'agit véritablement pour nous de porter la voix professionnelle comme une voix de réussite avec des moins des moyens qui vont être inédits sur cette réforme du lycée professionnel pour accompagner ces jeunes et nous avons tous rappelé ici à quel point ces jeunes sont plus fragiles et méritent tout notre engagement de la Nation pour mieux les faire réussir alors non nous ne renonçons pas au service public au contraire nous allons renforcer par des moyens inédits ce service public ce lycée professionnel qui restera bien sûr en Gironde éducation nationale et ses diplômes qui resteront ceux de l'éducation nationale avec la capacité pour les enseignants de leur de leur confier plus de moyens pour faire réussir ses élèves là parce que vous savez si aujourd'hui nous sommes attristés mobilisés pour mieux faire réussir ses élèves bien sûr que les enseignants sont les premiers qui au quotidien s'investissent auprès d'eux et veulent mieux les faire réussir et donc ce que nous allons faire c'est tout simplement leur donner plus de moyens pour accompagner ces réussites et d'un lycée à l'autre les investissements qui vont être nécessaires ils ne sont pas forcément les mêmes et je me permets de d'insister là-dessus parce que ici des élèves qui socialement plus de difficultés là-bas plutôt des sujets de cartes de formation ailleurs d'autres sujets encore et donc c'est important pour nous d'avoir des réponses qui soient finalement ciblées et qui soit la vraie réponse dont ils ont besoin pour faire mieux réussir ses élèves je pense que nous pouvons dire que nous pouvons nous appuyer aussi sur leur expertise pour qu'ils mobilise les bons moyens monsieur le député portier vous avez souhaité insister sur différents sujets je dirais que le premier c'est peut-être pas dans le bon ordre mais le premier était sur la question des périodes de formation milieu professionnel et cette idée que le l'augmentation du volume de stage de période de formation milieu professionnel et ne faisait pas consensus finalement dans les groupes de travail tout simplement parce que ce que souligner un certain nombre d'acteurs des groupes de travail c'est que ces jeunes ils sont donc plus jeunes comme je disais tout à l'heure avec un certain nombre de fragilités et si bien sûr l'expérience professionnelle est un bon moyen finalement pour conforter un projet professionnel construire une expérience se construire aussi un réseau et et faire valoir aussi un certain nombre de compétences à l'issue de cette période de formation milieu professionnel elle doit pouvoir être peut-être mieux préparée et c'était là un des appels finalement des groupes de travail pour nous dire que ces élèves là ils doivent aussi être renforcés en matière de fondamentaux et être mieux préparé à la recherche de stage au comportement finalement professionnel qu'on adopte en période de formation milieu professionnel et c'est donc tout cela aussi que nous avons entendu comme appel à préparation et à temps aussi pour pouvoir pour pouvoir mieux renforcer l'approche sur les poursuites d'études vous avez raison je vous rejoins en fait si nous voulons faire du lycée professionnel une voie de réussite il faut que ces jeunes il s'insèrent à l'issue où il puisse réussir des études aujourd'hui seul 10% des élèves qui souhaitent poursuivre des études les réussissent il très clairement ils ont des places réservées dans les dans les BTS donc on les retrouve en BTS 65% des élèves veulent poursuivre des études et 35% d'entre eux poursuivent effectivement des études sauf que moins d'un sur deux réussit le BTS et que certains d'entre eux décrochent également donc c'est pour nous un vrai sujet c'est de dire que réussir dans la voie professionnelle c'est aussi être en capacité d'accéder à cette étude supérieure et de les réussir et nous devons donc mieux les préparer pour qu'ils réussissent en ce sens ce sujet aussi de de décrochage et de la lutte contre le décrochage il va passer par les enseignements fondamentaux que j'évoquais tout à l'heure réussir à les accrocher avec nous sur savoir fondamentaux qui sont extrêmement nécessaires et puis peut-être aussi mieux préparé l'orientation et être dans une orientation plus éclairée une orientation choisie finalement qui est aussi un des facteurs de décrochage assez légitime l'orientation subit est un des factures de démotivation et c'est donc là nos enjeux communs avec Monsieur le Ministre papendaye de travailler sur cette découverte des métiers dès le collège non pas pour les orienter dès la 5ème la quatrième la troisième mais pour leur permettre de réaliser une orientation éclairée et de pouvoir effectivement accéder à toute l'information nécessaire et je j'arrêterai là-dessus mais à mon avis c'est un vrai sujet sur la transparence aussi des données d'insertion professionnelle de réussite de poursuite d'études qui sont des données qui aujourd'hui ne sont pas suffisamment accessibles aux élèves et à leurs familles monsieur le député Croisier vous avez souhaité insister auprès de moi sur les moyens à louer à la à la voie professionnelle et c'est un des sujets absolument majeurs un tiers des lycéens des lycéens passent par la voie professionnelle et aujourd'hui près de 5 milliards d'euros sont consacrés à la génération des enseignants et aux dépenses liées au titre de l'enseignement professionnel la réforme qui est la nôtre elle a pour ambition de placer la voix professionnelle à égal dignité quelque part avec les autres voies de formation d'en faire une voix qui soit vraiment choisie par les élèves et qui permettent un niveau de réussite qui soit j'ai envie de dire au moins équivalent aux autres voix c'est un vrai sujet d'égalité des chances je le redis on le partage je crois tous ici et ça passera par l'intensification du niveau d'accompagnement des élèves et donc à renforcement du moyen des moyens alloués aux élèves pour cela ça passera par un investissement aussi en matière de formation de formation des enseignants de formation des cadres proviseurs inspecteurs de aussi d'investissement dans les plateaux techniques et d'investissement dans les formations d'avenir qui soit plus en adéquation avec les besoins de la nation et de la préparation aux enjeux stratégiques en plaçant finalement les lycées professionnels comme des acteurs stratégique des enjeux économiques de demain c'est évidemment là aussi un investissement qu'on fait à leur à leur égard et puis enfin on poursuivra cette investissement notamment au travers de la gratification des élèves lors des périodes de stage c'est une reconnaissance de ces de ces élèves ces périodes de formation en milieu professionnel c'est aussi une exigence vis-à-vis et des élèves et des entreprises qui doivent faire ce travail d'accueillir des élèves en formation en milieu professionnel et donc avec une qualité de ces temps en entreprise qui leur permettent réellement d'apprendre dans cette environnement professionnel madame la députée qu'éloie hachis vous avez souhaité m'interroger sur la double tutelle et le sens finalement de la double tutelle du ministère qui est le mien peut-être le savez-vous mais le ministère qui est le mien il est celui au fond des lycées professionnels mais il est aussi celui de l'apprentissage de la formation professionnelle et je crois que cette double tutelle pour faire au fond une continuité entre la formation initiale et la formation continue pour faire aussi une continuité entre la formation scolaire et la formation en apprentissage d'ailleurs les lycées professionnels sont un bel exemple dans la loi la transformation de la voie professionnelle portée par le ministre Jean-Michel Blanquer cette question de la place de l'apprentissage au sein des lycées professionnels elle était ouverte aujourd'hui on nous avons plus de 60 000 élèves en apprentissage c'est une augmentation de plus de 42% donc on voit à quel point l'apprentissage est une modalité qui s'est développée en lycée professionnel et je crois vraiment que nous devons plutôt chercher à accompagner finalement le développement et toutes les voies de réussite et au fond toute l'expertise que chacun peut avoir si je prends un autre exemple c'est celui de la lutte contre décrochage c'est le l'école et l'éducation nationale a fait beaucoup pour lutter contre le décrochage je peux témoigner du budget des moyens de l'accompagnement notamment au travers du plan d'investissement dans les compétences qui est fait autour de la lutte contre le décrochages et donc je crois qu'il est assez inopportun voilà de chercher à opposer les uns et les autres je crois que nos convergeons tous vers un objectif celui d'éduquer notre jeunesse de lui permettre de réussir à titre personnel et professionnel et donc au fond cette capacité à travailler tous ensemble sur ces enjeux me semble être de de la des meilleures de la meilleure opportunités monsieur le député patrietus la question de la carte des formations à l'état absolument essentielle vous l'avez rappelé au fond on a de grandes disparités de réussite selon les diplômes on va de d'un taux de réussite et d'insertion de parfois de 20% à plus de 80%. donc on voit à quel point les disparités en matière d'insertion professionnelle sont immenses et on voit aussi que ça dépasse tout à fait les questions de zone urbaines zone rurale on peut trouver certains diplômes aussi bien en zone urbaine rural je pense par exemple aux diplôme de transport routier de marchandises qui sont dans les dans les dans les deux types de territoires et avec des taux de réussite excellents je crois que nous avons un devoir collectif de veiller à cette adéquation entre les quarts des formations et la capacité de notre jeunesse à s'insérer professionnellement et à poursuivre des études et c'est donc un enjeu pour nous que de s'interroger sur cette carte des formations de se dire que cette carte des formations elle doit pouvoir évoluer avec la société a aujourd'hui je vais vous donner un chiffre elle évolue avec seulement 1% de transformation par an c'est dire à quel point on n'est pas on adéquation avec l'évolution finalement des métiers et c'est donc pour nous un des vrais sujets il s'agit de le faire avec compréhension aussi des raisons de cette lenteur c'est pas tout ça se justifie aussi c'est le coût des investissements dans les plateaux techniques c'est la préparation aussi de ces plateaux techniques qui vous explique cette ce temps c'est aussi la difficulté d'adapter l'offre d'enseignement avec avec cette nouvelle offre de formation c'est aussi des indicateurs de pilotage qui nous manquent et donc ces outils-là nous sommes en train de les construire pour permettre aussi d'ajuster cette guerre des formations en fonction de l'évolution certes économique mais aussi de l'offre de formation sur les territoires de la réalité économique nationale mais territoriale également et c'est donc j'ai envie de dire toute la délicatesse de l'exercice et donc ces outils nous les construisons et puis c'est financements nous les mettons en oeuvre notamment au travers de l'engagement du programme France 2030 pour investir au nom de l'État et aux côtés des régions pour travailler sur une vraie ambition d'une transformation de la carte des formations monsieur le député RAW vous avez souhaité m'interroger sur une éventuelle concurrence entre apprentissage et lycée professionnel je crois vraiment que il ne s'agit pas de concurrence je crois qu'il s'agit vraiment de complémentarité tout à l'heure je le disais mais les jeunes sont souvent plus jeunes que il y a quelques années et tous ne sont pas prêts à l'apprentissage tous nous non pas non plus le voilà le degré nid de maturité ni de savoir dans les savoirs fondamentaux et donc ni la capacité finalement à être tout de suite dans une démarche d'apprentissage donc vraiment moi je crois fort à la complémentarité entre ces devoirs de formation qui au fond en fonction des aspirations des besoins des difficultés aussi de chaque jeune doit pouvoir être modulable être choisi faire l'objet d'un choix je crois pas que le tout apprentissage est jamais été une option dans laquelle je me sois inscrite mais le sans apprentissage n'en est pas une non plus et donc si aujourd'hui nous avons 660 000 ressenti dans les lycées professionnels je crois véritablement qu'ils apportent quelque chose au lycée professionnel et c'est une complémentarité dans les voies que je souhaite pouvoir souligner une remarque au passage la durée du temps en entreprise elle est pas du tout la même le fait que en stage vous êtes à chaque stage avec des employeurs différents alors que quand vous êtes en apprentissage vous avez une continuité d'employeur à tous ces aspects là font que au fond on est dans deux voies tout à fait différentes complémentaires qui peuvent peut-être appeler à l'ouverture de passerelles si le choix de l'élève est là néanmoins c'est pour moi un objectif assez similaire à l'apprentissage en 2018 nous avons finalement voulu travailler sur l'image qu'à l'apprentissage je crois que nous avons réussi cette bataille et bien désormais nous souhaitons travailler sur l'image du lycée professionnel je suis sûr que nous pouvons là aussi gagner cette bataille sur la question de monsieur le député peut sur la voie professionnelle je crois que nous sommes effectivement tous conscients de l'importance de mettre le lycée professionnel au coeur de nos discussions et de faire de cette voie en vrai tremplin de réussite pour l'ensemble des jeunes je vous le redis je le dis je le redis c'est jeune reste rond dans le giron de l'éducation nationale ils ont choisi une voie professionnelle et donc ça doit professionnelle elle doit permettre de répondre à cette promesse c'est une voix professionnelle et donc elle doit leur permettre des projets d'insertion professionnelle ou de poursuite d'études et c'est bien là finalement le sens du projet de réforme qui est le nôtre elle doit leur permettre bien sûr d'être éduqué et notamment sur les savoirs fondamentaux mais ils sont en voie professionnelle et donc cet engagement là doit pouvoir être respecté au fond je crois que les indicateurs que nous avons positionnés aussi bien sur la lutte contre le décrochage sur le taux d'insertion qui doit pouvoir être amélioré et le de poursuite d'études qui doit pouvoir être là aussi améliorée ce sont trois boussoles qui permettront au fond de répondre à cet enjeu qui est celui de faire de la voix professionnelle une voie de réussite et qu'elle réponde finalement à sa promesse républicaine monsieur le député le Normand vous avez souhaité pouvoir m'interroger sur le besoin en fond de complémentarité entre les enjeux de l'éducation finalement et de savoir fondamentaux et cette capacité de ces jeunes à lire à écrire à avoir une culture générale qui leur permettent une plaine citoyenneté et une planning émancipation personnelle et nous sommes convaincus qu'elle est absolument nécessaire et d'ailleurs encore une fois les groupes de travail ont beaucoup pensé c'était là-dessus quel que soit finalement les groupes de travail donc quel que soit les chantiers sur lesquels ils se sont penchés que ce soit pour lutter contre le décrochage pour s'insérer professionnellement ou pour poursuivre des études cette question du niveau scolaire a été absolument partager mais aussi celui de rapprocher la culture finalement du lycée professionnel et quand je dis la culture du lycée professionnel lycée professionnel sont pas tous les mêmes et donc on a qui ont déjà voilà des liens avec l'entreprise extrêmement développée mais c'est évidemment un sujet extrêmement important parce qu'encore une fois ces jeunes là ils doivent pouvoir sortir de l'environnement scolaire sortir de l'environnement du entre père pour pouvoir aller dans un environnement où ils sont confrontés à la réalité professionnelle accompagnée formée dans cet environnement qui sera probablement le leur demain et c'est donc parfois une année supplémentaire ou un temps supplémentaire qui leur est nécessaire au fond le développement des baccalauréats professionnels qui étaient passés en trois ans opéré par la réforme de 2008 je le rappelle répondais notamment à cette question de de changer l'image du baccalauréat professionnel auprès des jeune mais aussi de leur famille parce que ça allait ramener un temps de préparation équivalent au baccalauréat général je crois que la question elle est pas temps de revenir sur un baccalauréat professionnel en 4 ans néanmoins l'important c'est aujourd'hui de renforcer leur capacités à être dans l'employabilité ou la poursuite d'études et selon le projet au fond il y a parfois besoin d'un renforcement d'accompagnement et donc d'un temps complémentaire qui existe déjà dans certains territoires des mentions complémentaires existent sur certaines initiatives territoriales et donc il s'agit là au fond de proposer un certain nombre de rectorats de dès la rentrée 2023 d'inciter finalement le développement de ces temps de parcours supplémentaires post-bac post cap qui permettent de renforcer soit l'expérience professionnelle pour accompagner de la maturité et de la capacité à être dans l'employabilité ou alors de la capacité à renforcer ses savoirs pour peut-être être vers la poursuite d'études réussie et c'est là pour nous un des enjeux c'est la poursuite d'études certes mais réussi c'est là aussi l'objectif merci madame la ministre pour cette première série de réponses et donc maintenant nous allons passer à la seconde partie avec les questions complémentaires des collègues donc pour une minute et je vais déjà donner la parole à Fabrice le vigoureux oui merci madame la présidente Madame la mise dans le cadre de la réforme du lycée professionnel vous l'avez dit la question de l'orientation est fondamentale tant nous mesurons aujourd'hui qu'un trop grand nombre de nos jeunes intègre des filières sans qu'elles correspondent forcément à leurs aspirations personnelles cela explique en partie les chiffres très préoccupants des taux de décrochage ou d'insertion que vous avez souvent appelé ce constat d'échec c'est celui d'enfants qui perdent confiance et dont l'accomplissement personnel à long terme se trouve très impacté madame la ministre il faut donc mieux orienter mieux réorienter aussi en cours d'année scolaire et favoriser tous les dispositifs qui permettent un rapprochement avec les acteurs économiques d'un territoire et je pense notamment au mont Torat comme vous le savez pour avoir participé à l'une de ces éditions j'ai lancé il y a 5 ans l'opération tandem pro elle a permis à ce jour à mille jeunes de ma circonscription issus de classe de première professionnelle d'être accompagné dans leur démarche par autant de parrains ou de marraines qui leur donnent tout à la fois des conseils et de la confiance aussi madame la ministre pouvez-vous nous préciser ce qui pourra être mis en place dès 2023 en matière d'orientation de réorientation ou de mentorat et pouvez-vous nous préciser si cela pourra s'inscrire dans le cadre du Pacte visant à favoriser financièrement l'émission annexes des enseignants des établissements concernés je vous remercie merci Monsieur député Julien Odoul merci Madame le présidente madame la ministre il n'y a pas les lycéens qui réussissent dans la filière générale et ceux qui ne sont rien dans la filière professionnelle comme le rappelle le tristement célèbre clivage macroniste et dans votre réformète vous avez une fausse bonne idée celle de l'augmentation du temps de stage d'au moins 50%. pourquoi parce que vous savez déjà qu'il est très difficile pour les élèves en filière professionnelle de trouver un stage et c'est une source de stress permanente en augmentant le temps du stage il a un risque évident pour que les entreprises ne puissent pas répondre à la hausse de la demande ensuite il faut se poser la question de l'efficacité de ces stages compte tenu du fait que l'entreprise n'a souvent pas le temps et le personnel pour prodiguer une formation efficace vous avez aussi le l'effondrement des savoirs fondamentaux puisqu'ils vont être remplacés par ces heures de stage parle du français de l'histoire de la géographie et puis votre volonté de détruire la filière professionnelle tout simplement en en faisant une sorte d'apprentissage au rabais et en une transformation qui serait néfaste donc moi je vous demander madame ministre au regard de tous ces éléments pouvez-vous nous dire en quoi l'augmentation du temps de stage va profiter aux élèves merci monsieur le député car le livre enfin enfin le lycée professionnel est au cœur des débats et au cœur d'une prochaine réforme je tiens madame la ministre sera à saluer votre travail sur cet engagement et cette et cette question-clé oui cette voix est un passeport pour l'emploi un passeport pour l'émancipation et certainement pas une voix par défaut d'ailleurs que nos conseillers d'orientation cessent de parler diplômes systématiquement à nos jeunes quand nos jeunes veulent aussi entendre parler métier au coeur de mes échanges avec des entreprises clés de ma circonscription c'était l'antis à Poissy storenji Aben ou des agriculteurs de Poissy la semaine dernière tous m'ont alerté sur les difficultés de recrutement et plus encore sur les difficultés d'attirer des jeunes motivés vers leur secteur aussi quelles sont vos propositions madame la ministre retenue pour améliorer la visibilité et la lisibilité du bac professionnel auprès des élèves et des familles à l'heure des choix d'orientation quelle place donnerez-vous aux entreprises aux filières d'avenir pour attirer les jeunes vers des formations clés et des métiers en tension merci merci Monsieur le député Alexis Corbière oui il a été évoqué que un élève sur trois aujourd'hui est accueillir dans l'enseignement professionnel toutefois savez-vous que 50 vous le savez sans doute 56% de ses élèves sont issus diminués les plus défavorisés et dans ce qu'il rentre dans les scènes professionnels 35% d'entre eux ont déjà accumulé un an de retard scolaire un anciennement professionnel ne doit pas être la variable d'ajustement des difficultés scolaires de l'enseignement c'est un prof de lycée professionnel depuis 25 ans qui vous le dit à partir de là la défense de l'apprentissage au détriment de la formation publique et négatif pour les élèves savez-vous que le taux de réussite dans un lycée professionnel pour un bac pro et de quatre élèves sur 5 alors qu'il n'est que de deux élèves sur cinq dans l'apprentissage et pourtant vous voulez continuer à développer l'apprentissage enfin pour aller vite vous développez un discours comme quoi ce qui motiverait votre réforme est une absence et une faiblesse de connexion entre les filières professionnelles et l'enseignement mais ceci est faux vous connaissez l'existence des commissions de consultatives professionnelles il faut répéter aucun diplôme professionnel bâti dans ce pays sans la consultation des branches professionnelles ce discours est donc faux est une méconnaissance de l'enseignement professionnel pourquoi dire qu'il y aurait une déconnexion c'est la réalité à l'heure actuelle réunissez les commissions consultatives professionnelles et défendez l'enseignement public le reste ne vise qu'à une chose affaiblir un mériter la formation de nos élèves à créer des dizaines de milliers d'élèves et ça a été dit d'ailleurs par le collègue du rassemblement national le patron peut même pas de merci monsieur le député merci monsieur le député donc Maxime minot merci madame la présidente madame la ministre je souhaiterais revenir sur un sujet que mon collègue Alexandre portier a évoqué précédemment notamment sur le sujet du décrochage scolaire au sein du dossier qui nous a été transmis et qui a servi au groupe de travail il est dit que 60 % des décrocheurs sur la période du lycée sont issus des lycées professionnels le groupe de travail en charge de ce sujet a fait plusieurs propositions comme l'évaluation l'évolution par contre des programmes la sécurisation des parcours l'augmentation des aides scolaires alimentaires ou encore au logement mais ce sujet de décrochage peut être lié uniquement à ce qui se trouve au sein même de la formation professionnelle on le dit souvent le problème commence bien en amont alors je ne sais pas si la France est la seule en la matière mais j'aimerais vous entendre sur ce sujet et il n'y a t-il pas chez nous un problème d'orientation dès le collège et ce sur ce sujet j'aimerais bien que vous nous disiez concrètement ce que vous envisagiez pour améliorer effectivement l'orientation des collèges merci monsieur le député Cécile Rilhac merci madame la présidente madame la ministre je vais moi aussi aborder la question du décrochage scolaire car vous le savez bien entre 2010 et 2020 grâce aux différentes politiques publiques menées par les gouvernements successifs nous avons réussi à baisser de plus de quatre et demi points le déco le nombre de décrocheurs scolaires et ses efforts nous devons les poursuivre et les accroître et c'est le sens de l'inscription dans la loi de l'obligation de formation pour chaque jeune entre 16 et 18 ans quel que soit son parcours lutter contre le décrochage scolaire c'est également lutter contre les inégalités sociales c'est offrira tous les jeunes une solution un avenir quel que soit les difficultés qu'ils aient pu rencontrer pourtant et malgré les efforts engagés certains jeunes en fonction notamment de leur orientation scolaire sont davantage touchés par le décrochage scolaire en effet le diagnostic initial sur la voie professionnelle présentée dans ce rapport doit collectivement nous alerter alors que les jeunes ayant suivi une voie professionnelle ne représente que 32% des élèves il représente 60% des décrocheurs sur l'année 2020 si la qualité de l'enseignement dispensé dans nos lycées pro n'est pas à remettre en cause et ce malgré les moyens souvent limités nous devons nous interroger sur les raisons de ces décrochages trop importants et sur les solutions que nous pouvons y apporter madame la ministre pouvez-vous nous indiquer les pistes de travail pour lutter contre le décrochage dans les voies professionnelles plus particulièrement pouvez nous préciser comment améliorer l'orientation des élèves au collège et leur permettre de choisir et découvrir la filière qui se poursuivre merci madame la députée Lisette Pollet [Musique] merci madame la présidente madame la ministre la réforme prévue par le gouvernement pour la rentrée 2023 prévoit 33 semaines de stage en entreprise pour les élèves des lycées professionnels aux dépens des heures d'enseignement les enseignants de ma circonscription se mobilisent pour revendiquer les logisme de cette réforme et les conséquences désastreuses sur les jeunes ils ont besoin de se former pour avoir un métier ce qu'on nous dit jamais c'est que 40% des apprentis abandonnent avant la fin de leur formation contre 13% en lycée professionnel on apprentissage les élèves ont cinq fois moins de chances de poursuivre des études alors qu'en lycée professionnel 46% pour suivre après leur bac pro vous savez très bien que les entreprises n'ont ni le temps ni la patience de former réellement les jeunes nous ne voulons pas que vous mettiez leur avenir en danger pour contrer votre pénurie de main d'oeuvre qu'allez-vous faire pour que les lycéens ne soient pas de la chair à patron de la main d'oeuvre à bas prix et qu'ils aient une formation intellectuelle digne de ce nom je vous remercie merci madame la députée Bertrand sort très bien si ça fonctionne cette large concertation engagée par vous-même votre ministère et par les 160 participants aux différents groupes de travail sur un projet de réforme de la voie professionnelle à mes yeux nécessaires je souhaite m'arrêter sur l'une des propositions du groupe de travail numéro 1 qui vise à réduire le nombre de décrocheurs il y est proposé de mettre en place une systématisation du droit à l'erreur lors du parcours des élèves cela leur permettrait de pouvoir passer d'une voie à une autre d'une formation à une autre de mixer les statuts il arrive fréquemment que des jeunes se trompent et souhaite changer d'orientation en début ou en cours d'année scolaire cette soi-disant erreur d'orientation est perçue comme un échec et peut être source de stress et d'angoisse pour les élèves leur entourage et leur famille l'école est bien un lieu d'apprentissage et reste le meilleur endroit pour apprendre de ses erreurs elle doit donc pouvoir être flexible notamment pour les élèves en difficulté ou d'y décrocheurs afin de les garder en scolarité aussi pouvez-vous nous faire savoir si vous comptez reprendre cette proposition et dans le cas positif comment pensez-vous la mettre en oeuvre et à quelle échéance je vous remercie merci monsieur le député Jérôme Legavre pardon oui madame la ministre pardonnez-moi mais le discours que vous tenez sur la réussite des élèves ne tient pas la route votre réforme a pourra que ce central de favoriser toujours plus l'apprentissage et de le généraliser or ça a été dit mais il faut y insister les jeunes qui choisissent l'apprentissage ont beaucoup moins de chance d'obtenir un diplôme que les ceux qui optent pour la voix scolaire il y a 26 points d'écart entre les deux voici ce que dit une salarié une syndicaliste de Carrefour ils emploient des jeunes en apprentissage formés à la va-vite et c'est très rare qui les garde et de fait le taux de rupture des contrats d'apprentissage et de moyens étant moyenne de 25% il est de 30% dans la restauration en 40 ans le taux de précarité des 15 24 ans est passé de 17 à 53%. la réforme que vous proposez en définitive condamne l'enseignement professionnel et il y a une aberration démocratique c'est que une réforme d'une telle gravité ne soit pas discutée au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale et que la représentation nationale ne puisse pas en débattre totalement merci monsieur le député Annie genvar merci madame la présidente madame la ministre donc nous débattons ce soir de l'enseignement professionnel qui se distingue de l'enseignement général par son côté professionnel moi je crois beaucoup à l'alternance je pense que l'alternance est une voix d'avenir et j'en veux pour preuve le système dual qui réussit ensuite ou en Allemagne l'alternance est une voie de réussite et une voix d'avenir alors le stylité elle tient à une logique prétendument adéquationniste moi je crois qu'il faut travailler sur l'employabilité mais la maîtrise des fondamentaux elle se règle au niveau élémentaire un élève qui ne sait pas lire en arrivant au lycée c'est trop tard c'est au niveau élémentaire que ces choses-là se règle et puis l'hostilité des enseignants et on peut le comprendre c'est la crainte de perdre des postes mais ce que nous devons prioriser c'est quand même l'intérêt des élèves et l'intérêt des élèves et des jeunes c'est de trouver un emploi un emploi motivant et le lieu l'entreprise est un lent est un lieu de motivation et c'est un lieu d'éducation l'école n'est pas n'a pas le monopole de l'éducation l'entreprise peut être éducative on apprend beaucoup de choses en entreprise donc moi je voudrais vous poser deux questions mesdames la ministre est-ce qu'on a testé l'opinion des élèves sur cette question de l'augmentation de la durée des stages parce que ce sont presque se sont presque des adultes ils ont 16 17 18 ans ils ont un avis à donner un avis avec les riz je pense et la deuxième question que je vais vous poser c'est quid de la difficulté de trouver des stages parce que la durée de stage ne révèle pas la question merci madame la députée Céline Calvez si madame la présidente madame la ministre parmi les préconisations que nous avions fait avec Régis Marcon suite à notre rapport sur la voie professionnelle ont été mis en place la co-intervention et le chef-d'oeuvre et je voulais attirer votre attention sur ce sujet la co-intervention nécessite le travail en commun entre un enseignant de matières générales et un anciennement de matières de matières professionnelles ça permet notamment d'étudier les mathématiques avec la pâtisserie je voulais savoir comment ça va été appliqué et quelles sont vos volonté sur ce sujet deuxième point c'était sur la démarche du chef-d'oeuvre c'est un démarche de projet de réalisation qui peut être collective et dans la dimension est vraiment très motivante on a pu le constater auprès auprès des élèves que comptez-vous faire sur ces deux aspects de co-intervention et de chef-d'oeuvre je vous remercie merci madame la députée Jean-Claude Draux merci madame la présidente madame la ministre je vous avoue j'ai la nostalgie du bac pro en 3 en 4 ans qui permettait de disposer du temps nécessaire pour resserrer les écarts et redonner confiance aux élèves qui en avait le plus besoin vous dites que cela a changé l'image du bac pro cela a changé la donne effectivement mais pas en mieux je vous le garantis parmi les propositions de vos groupes de travail j'ai donc vu avec intérêt l'organisation d'un parcours modulable du bac pro j'aimerais que vous vous engagiez pour porter cette mesure mais je ne suis pas certain qu'elle soit retenue à vous entendre pourtant que ce soit en début de cycle en post-bac sous une forme de passerelle en cours d'étude et sans que ce ne soit forcément obligatoire pour l'ensemble des élèves ce sera un vrai plus pour la voie professionnelle contre l'échec scolaire et contre le décrochage un argument qui redorerait enfin le blason DLP donc comment imaginez-vous la mise en place de ces temps supplémentaires qui assurerait la solidité des parcours pendant et après le bac pro merci monsieur le député Christophe Marion je vous remercie madame la présidente madame la ministre depuis l'annonce de la réforme de la voix professionnelle je m'appelle à faire connaître cette ambition dans mon territoire je me rends régulièrement dans les lycées professionnels de ma circonscription la préoccupation la plus récurrente est celle d'une territorialisation trop importante des enseignements et des diplômes cette problématique a bien été identifiée par votre ministère plus que puisque l'un des groupes de travail devait justement s'interroger sur le périmètre de la marge de manœuvre laissée aux établissements ce groupe de travail a fait de nombreuses propositions notamment en faveur d'une amélioration des interactions entre les écosystèmes locaux et les réseaux d'établissements pourtant je ne retrouve pas de proposition permettant réellement de garantir le caractère national des programmes et des évaluations garanties sans laquelle il ne pourrait pas y avoir selon moi d'équité et ce madame la ministre parce que cette préoccupation n'était pas prééminente dans ce groupe de travail ou parce que des diversités de points de vue sont apparues au point de ne pas permettre l'émergence de proposition consensuelles enfin que ressortent-ils à ce sujet des concertations que vous menez en marge des groupes de travail avec les chefs d'établissement les syndicats des professeurs et les représentants d'élèves et de parents merci monsieur le député Frédéric meunier merci madame la présidente madame la ministre une des propositions issues des groupes de travail concernent l'instauration d'un temps complémentaire je crois qu'on en a beaucoup parlé de formation post diplôme au niveau du Cap comme du bac pro dans le but de palier un taux d'accès à l'emploi des lycéens professionnels qui restent médiocre alors vous avez annoncé que cette proposition avait déjà été expérimentée est-ce que vous pourriez aujourd'hui nous faire un retour ce qui peut être significatif de cette expérimentation merci merci madame la députée Béatrice Piron merci madame la présidente madame la ministre le 9 janvier lors du débat sur la réforme de la voie professionnelle vous vous étiez engagé à maintenir votre augmenter si cela était possible les heures de français dans les lycées professionnels cet engagement est d'autant plus important qu'aujourd'hui les enfants allophones nouvellement arrivés nommé eux Ana représente près de 10 000 élèves en lycée chiffre en augmentation de 18% entre 2019 et 2021 certains sont inscrits dans des lycées professionnels sans même avoir bénéficié d'enseignement de français auparavant et certains sont même analphabètes actuellement les enseignements de français dispensés en voie professionnelle sont bien trop insuffisants face aux besoins de ses élèves en effet il bénéficie d'un volume annuel de 43 heures en CAP intégrant qui plus est l'histoire et la géographie dans des classes parfois très hétérogènes madame la ministre que proposez-vous pour tous ces élèves qui ont des besoins particuliers comme par exemple des cours de FLE d'alphabétisation ou de lutte contre illettrisme afin de leur garantir un niveau de français suffisant pour leur évolution future au sein du monde professionnel je vous remercie merci madame la députée Fabien dit Philippeau merci madame la présidente madame la ministre vous savez parler beaucoup de l'orientation ce n'est qu'un aspect du problème culturel de notre relation métier technique et à l'enseignement professionnel quand on parle de revalorisation de l'enseignement professionnel il est important de mesurer qu'aujourd'hui et c'est factuel statistiques le décrochage scolaire l'effet de violence la consommation de stupéfiants sont plus importants dans les lycées professionnels et je n'ai pas vu dans vos pistes de travail de choses sur ces sujets là ensuite il y a deux écueils là soulevé par Annie genvar juste avant le lycée professionnel n'a pas vocation à pallier les lacunes du système éducatif aux primaire ou au collège et d'un autre côté si les mesures phares concernent la poursuite d'études dans le supérieur ce n'est plus tellement une réforme du lycée professionnel ça concerne davantage l'enseignement supérieur aujourd'hui il y a le problème de parcoursup il pose des problèmes aussi dans l'enseignement professionnel et j'aurais voulu avoir votre avis sur le sujet je m'arrête là puisque le temps nous est très compté merci monsieur le député madame la ministre je crois que nous avons fait le tour des questions de mes collègues et donc je vous laisse du temps pour répondre la Présidente je vais essayer d'être exhaustive je vais répondre d'abord essayer de répondre dans l'ordre monsieur le député le vigoureux je sais votre engagement extrêmement intense et ancien sur le mentorat et votre opération t'en aime trop est un vrai succès sur le territoire nous sommes convaincus que le mentorat est un des moyens d'accompagner les jeunes dans la capacité qu'ils ont à préparer aussi leur parcours de formation en milieu professionnel parce que c'est un parcours que celui d'aller en milieu professionnel d'apprendre en milieu professionnel d'adopter des codes ceux du milieu professionnel et finalement d'être dans une démarche de réussite et pour être dans une démarche de réussite il y a des étapes préparatoires et c'est là où quelque part ce collectif mentorat qui se déploie partout en France déjà aujourd'hui et pour un tiers des lycées dans les lycées professionnels vient accompagner des jeunes toujours à la préparation de leur projet de recherche de stage sur cette recherche de stage sur cette préparation de l'entretien sur cette préparation aussi à réussir cette période de formation en milieu professionnel parce que c'est aussi un des enjeux pour leur donner confiance en eux et donc si je sais votre engagement sur le mentorat dans votre territoire un des enjeux et ça a été rappelé par plusieurs collègues il s'y présent de vos collègues ici présents nous avons aussi un enjeu accompagné ces jeunes issus de milieux sociaux qui n'ont pas toujours autour d'eux les réseaux suffisants pour être accompagnés sur l'ensemble de ses codes et c'est pourquoi nous allons renforcer le partenariat avec ses collectifs de mentorat pour les lycées professionnels pour accompagner finalement aussi dans la réussite de de cette préparation à l'orientation quelque part mais aussi cette préparation à la réussite de ces périodes de formation en milieu professionnel et donc actuellement nous allons nous travaillons en fait à une expérimentation sur certains territoires pour passer à l'échelle parce qu'en fait le sujet avec le mentorat c'est de pouvoir passer à l'échelle de pouvoir aller accompagner l'ensemble des jeunes de lycées professionnels sur tous les territoires dont encore une fois l'indice de position sociale et et très nettement inférieur à celui du lycée général et donc pouvoir aller dans tous les lycées professionnels mais aussi bien à Bordeaux KJV commune et je ne sais où c'est vraiment un sujet pour nous c'est ce passage à l'échelle dans tous les lycées professionnels et pour que chaque jeune puisse avoir ce même accès à ce dispositif un jeune à mentor monsieur le député audoul vous avez souhaité m'interroger sur le temps de stage ce temps de stage qui est aussi une un levier finalement de réussite un tremplin une une acquisition d'un certain nombre de codes de savoir faire bien sûr de savoir-être une rencontre aussi avec des professionnels d'un environnement économique qui sera peut-être probablement le leur mais dont on sait que cette recherche de stage elle est parfois compliquée compliquée à plein de à plein de dégâts et donc clairement cette réforme du lycée professionnel elle doit permettre à tous les jeunes quel que soit leur environnement familial de pouvoir accéder à des stages cet accompagnement à la recherche de stage mais aussi à ce stage de qualité je dis ça pour aller plus vite mais ces périodes de formation en milieu professionnel elle était essentielle et si autour de la gratification du stage nous souhaitons valoriser ces périodes nous souhaitons aussi renforcer l'exigence sur les entreprises et sur les tuteurs d'entreprises qui doivent évidemment aussi s'engager sur la qualité de ces formations en milieu professionnel et si j'ai cité tout à l'heure un dispositif comme un jeune amateur cette question la préparation de ces périodes de formation milieu professionnel il était extrêmement importante et si le rapprochement de l'école à l'entreprise c'est une démarche attendue par l'ensemble des acteurs c'est une démarche qui doit être aussi accompagnée et ça fait partie pour nous des pistes de réflexion et donc très clairement aujourd'hui un certain nombre d'acteurs m'indique la volonté d'être plus encore partenaire on a cité à l'instant le collectif un jeune Inventor mais en aussi les entreprises s'engagent les organisations patronales mais aussi les régions mais aussi les acteurs élus locaux souhaitent tous mettre finalement à disposition un élan aussi de de d'ouverture du milieu économique à nos jeunes de lycées professionnels conscient que c'est notre responsabilité collective de mieux accueillir ces jeunes dans les entreprises et dans leur projet professionnel voilà je voudrais vraiment dire que il ne s'agit pas d'opposer la qualité finalement des enseignements fondamentaux à cette apprentissage dans le cadre des périodes de formation milieu professionnel et que l'un et l'autre s'enrichissent communément monsieur le député Carl le livre vous m'avez interrogé au fond sur le lycée professionnel comme passeport pour l'emploi et pour lesmancipation très clairement je porte la même ambition que vous celle du lycée professionnel comme comme une voix de succès d'épanouissement comme une voix qui soit reconnue par la société encore une fois nous l'avons fait pour l'apprentissage je pense véritablement que nous pouvons le faire pour le Lycée professionnel cette transformation de l'image elle est elle est portée par une volonté de travailler avec l'ensemble des acteurs d'investir sur le lycée professionnel de nous inspirer finalement d'une réussite de cette réforme de l'apprentissage pour transformer de la voie professionnelle et ça passera par de nombreux leviers une meilleure information des collégiens sur les métiers et sur les parcours de formation qui sont ouverts par cette voie un renforcement des savoirs fondamentaux et puis par un parcours de formation plus agile qui permet aux jeunes de réussir à son rythme et d'atteindre un niveau de qualification mais aussi un emploi à l'issue de son parcours de formation monsieur le député Corbière je crois que je l'ai dit à plusieurs reprises très clairement nous avons un certain nombre de fragilités chez ses élèves assez disparate d'un lycée professionnel à l'autre mais clairement avec un indice de position sociale qui est beaucoup plus faible et que dans les lycées généraux et ça fait partie des sujets sur lesquels nous devons pouvoir travailler celui de pouvoir renforcer l'accompagnement autour de ces jeunes qui soient au fond un peu systémique qui ne soit pas que orienté scolaire qui ne soit pas que orienté entreprise mais qui soit aussi orienter capacité du jeûne à apprendre à être dans l'estime de soi à s'ouvrir culturellement sur un certain nombre de savoir et donc c'est véritablement pour nous une approche globale que nous souhaitons avoir pour le Lycée professionnel pour aider ces jeunes à s'émanciper et à s'épanouir monsieur le député Maxime minot vous m'avez interrogé sur le décrochage scolaire au travers de différents axes et très clairement le décrochage scolaire il est plus présent dans la voie professionnelle que dans la voie générale non pas encore une fois du fait de la voix professionnelle mais parce que on oriente souvent dès lors qu'il y a des difficultés en voie professionnelle et c'est un des vrais sujets pour nous le lycée professionnel est une voix de réussite et doit permettre à l'ensemble de notre société d'être reconnu comme tel donc nous pouvoir travailler sur l'orientation nous devons aussi travailler sur la carte des formations qui doit être finalement stratégique si l'offre de formation qui est proposée par les lycées professionnels et stratégiques pour les entreprises et reconnues comme étant de qualité comme étant un facteur d'insertion professionnelle et de réussite dans la poursuite d'études et bien alors je crois véritablement que nous aurons à la fois réussi la sécurisation des parcours mais aussi la reconnaissance sociétale d'une voie professionnelle qui mérite toute notre reconnaissance à tous madame la députée Cécile RIAC c'est d'aller vite mais beaucoup de questions madame a débuté Cécile RIAC vous m'avez interrogé sur le décrochage scolaire et le lien avec l'orientation des élèves très clairement encore une fois deux tiers des décrocheurs viennent du lycée professionnel et encore une fois pas du fait des lycées professionnels mais mais du parcours que qu'on a dessiné souvent pour eux et c'est un des sujets un décrochage qui qui frappe encore près de 10% des jeunes vous l'avez rappelé et sur 80 000 jeunes décrochés chaque année sans diplôme 67% sont issus du lycée professionnel 13% le son à la fin du collège et 20% à l'issue du lycée général et technologique donc on voit à quel point c'est ces jeunes accueillis en lycée professionnel sont pour nous un une nécessité d'engagement pour lutter contre le décrochage donc ça passe par l'orientation qui doit pouvoir être choisi et pour qu'elle soit choisie il faut que ces jeunes découvrent les métiers et la diversité des métiers est telle que ça doit pouvoir s'organiser de manière tactique quelque part au lycée dès la 5ème 4ème 3ème par famille de métier pour que les jeunes sortent des 10 métiers qu'ils connaissent de leur environnement familial et parfois moins et puis qu'il puisse choisir une orientation qui correspondent à leurs aspirations et je crois que plutôt on agit meilleur dans les chances de relancer le parcours d'insertion et c'est donc là où on va véritablement travailler pour qu'on puisse travailler aussi avec un réseau de partenaires pour lutter contre les crochages scolaires avec une meilleure prise en charge globale de l'élève autour des difficultés sociales psychologiques et scolaire encore une fois bien sûr mais aussi avec une meilleure lisibilité pour les jeunes comme pour leur famille des taux d'insertion et des taux de poursuite d'études parce que cette information là aujourd'hui leur manque et que cette transparence on leur doit également madame la députée Pollet au fond vous me vous me posiez cette même question donc avec cette même volonté je souhaiterais répondre à votre question c'est extrêmement important pour nous de travailler sur la question du décrochage de donner un égal accès à la réussite personnelle et professionnelle pour ces pour ces jeunes et donc travailler sur le décrochage au lycée professionnel c'est évidemment entendre qu'ils avaient déjà des difficultés auparavant et que et que là on va essayer d'y répondre mais c'est aussi des investissements qu'on fait des l'élémentaires dès le collège autour des réformes qu'on a déjà fait sous le précédent quinquennat autour des difficultés et notamment du dédoublement des classes CP CE1 grande section mais également de la réforme du collège que que va porter monsieur le ministre Papen DIY mais pour aller plus loin nous devons travailler sur une approche globale de l'élève et donc travailler sur les raisons du décrochage qu'elle soit scolaires qu'elle soit sociale qu'elle soit celle de l'orientation qu'elle soit celle du projet professionnel que le jeune a du mal à dessiner donc nous travaillerons ensemble sur l'ensemble de ces aspects là monsieur le député Bertrand sort vous m'interrogez sur l'application de la proposition de la systématisation du droit à l'erreur qui a été portée par un des groupes de travail merci de me permettre d'affirmer qu'effectivement nous avons travaillé à une concertation des partis prenantes et que cette concertation notamment dans le groupe de travail visant à lutter contre le décrochage scolaire a permis des propositions très intéressantes et qui ouvre à des voies de mise en oeuvre très nombreuses le droit à l'erreur c'est par exemple avoir le droit à retourner en classe avec finalement une sécurisation du retour après une forme de période d'essai si un apprentissage ne réussit pas par exemple et donc ce droit retour en classe en forme scolaire par exemple pourrait être un droit à l'erreur qu'on pourrait penser c'est au fond de ne pas aussi considérer qu'il est enfermé dans une voie dès lors qu'il engager dans celle-ci et qu'il peut aussi peut-être aller par voie de passerelle aller dans d'autres voies si c'est son souhait mais que le projet qui est le sien et construit c'est aussi peut-être celui d'ouvrir plus le lycée professionnel vers des campus des métiers et des qualifications qui permettent aussi parfois d'autres possibles et de permettre des scolarités qui là aussi font l'objet de passerelle au fond ce que nous souhaitons aussi permettre c'est cette idée que le lycée professionnel doit tout pouvoir ouvrir aussi bien l'insertion professionnelle que la poursuite d'études et que ce n'est pas parce qu'on est en lycée professionnel qu'on ne pourra pas poursuivre des études et qu'on ne pourra pas aller vers des niveaux de diplôme supérieur et là aussi ce droit à l'erreur quelque part doit pouvoir s'ouvrir sur cette capacité à sécuriser les parcours et à permettre à des jeunes de reprendre le chemin d'études supérieur ce qui aujourd'hui est trop peu souvent le cas au fond c'est vraiment cette idée de compenser un certain nombre d'inégalités sociales que nous souhaitons pouvoir travailler à la racine pour éviter le décrochage mais aussi éviter la déconsidération du lycée professionnel madame pardon monsieur le député le Gâvre j'ai oublié quel était votre question sur avis sur la concurrence pardon entre lycée professionnel pardon et apprentissage au fond encore une fois une vraie volonté de complémentarité entre ses devoirs clairement pour moi le tout apprentissage n'est pas une option que que nous avons pris mais encore une fois le non-apprentissage ou le aucun apprentissage non plus et donc il faut qu'on puisse trouver les voies et moyens pour accompagner le développement de l'apprentissage pour les jeunes qui le souhaitent et pour qui ça représente une voie de de découverte finalement d'un environnement professionnel et d'expérience qui répond à leurs besoins mais aussi en en protégeant quelque part ce qui ont besoin de plus de temps pour maturer encore une fois il n'y a aucun effet de concurrence on n'est pas du tout sur les mêmes durées de stage je vous le rappelle on est sur 88 semaines en moyenne dans le cadre de l'apprentissage de période en entreprise contre 30 en moyenne si l'augmentation était de 30% de 50 % des périodes de formation en milieu professionnel et donc on voit bien à quel point on n'est pas du tout sur les mêmes durées de périodes en entreprise mais on n'est pas du tout non plus sur les mêmes modalités puisque en lycée professionnel les stages se font de chez des employeurs différents ce qui n'est pas le cas par la voix de l'apprentissage donc si je considère véritablement ces deux voies comme tout à fait complémentaire comme pouvant peut-être ouvrir des passerelles et comme deux voix qui doivent permettre le succès et l'épanouissement et donc c'est au fond si j'ai souvent cité l'apprentissage comme une réforme que nous avons conduite sous le précédent quinquennat comme une réforme de réussite et que je souhaite faire une même réforme de réussite pour le Lycée professionnel c'est surtout autour de la transformation de l'image et de la reconnaissance de la société par par bien sûr les familles mais pour à part aussi l'ensemble de la société le tissu économique inclus madame la députée Genevard vous avez souhaité m'interpeller au fond sur le continuum de l'investissement qu'il y a bien sûr entre enseignement élémentaire et ce besoin de travailler sur les difficultés scolaires au fond des plus jeune âge et c'est là bien sûr un axe sur lequel je vous rejoins pleinement ce qu'on souhaite faire aussi autour de ce dédoublement des classes de CP CE1 grande section qui sont souvent dans ces zones d'éducation prioritaire et révélateur aussi d'origine sociale plus précaires mais aussi du travail que quand gage le ministre papendaye sur la réforme du collège pour aller travailler aussi sur des difficultés que peuvent avoir certains jeunes dans leurs apprentissages et aucun investissement également sur l'orientation avec la découverte des métiers dès la 5ème 5ème 4ème 3ème avec cette idée de passer à l'échelle la découverte des métiers qui cette année fait l'objet d'une expérimentation dans plus de 10% des collèges plus de 600 collèges aujourd'hui expérimente la découverte des métiers celle-ci fait l'objet de d'énormément de retour d'initiatives tout à fait intéressante et dès la rentrée prochaine nous souhaitons le donc le l'élargir finalement à l'ensemble des collèges de France et elle ensemble de ces 5e 4e 3e c'est un enjeu très clairement pour nous de meilleurs orientation et donc de sens que peuvent avoir ces jeunes dans le parcours qui est le fond l'opinion des élèves quand vous les interrogez ils sont très claires l'expérience en entreprise elle leur apporte elle leur a donné du sens le sens que j'évoquais tout à l'heure elle leur permet aussi de sortir un peu d'un environnement scolaire qui parfois [Musique] ne répond pas à leurs aspirations du moment ils ont envie se confronter à d'autres d'environnement et c'est donc je crois vraiment une inspiration des jeunes mais pour que ce soit une expérience réussie au fond beaucoup de d'acteurs des groupes de travail nous ont alerté sur le fait qu'il faut aussi que ce soit une expérience préparée et c'est peut-être là où on souhaite pouvoir renforcer notre capacité à mieux les accompagner pour que ce soit une expérience préparée réussie dont dans quelque part l'ensemble des cas et puis cette question de du stage a trouvé et qui est particulièrement difficile pour pour les jeunes qui parfois aussi il faut le dire sont concernés par un certain nombre de discriminations doit pouvoir faire l'objet d'un accompagnement également donc je suis en train de travailler à mobiliser finalement les réseaux pour qu'ils puissent véritablement s'engager auprès de ces jeunes et les réseaux que je rencontre sont tout à fait volontaires pour cela mais ça va être aussi un enjeu de carte des formations en adéquation avec les enjeux économiques parce que si vous êtes sur une offre de formation qui ne répond pas aux enjeux économiques de recrutement de cohérence finalement à la vie de l'entreprise qui sur les territoires recrutent ils vous disent d'accord mais moi je ne recrute pas de cap dans tel ou tel domaine tel qui est actuellement formé sont formés les jeunes du lycée professionnel à côté donc il y a un enjeu de d'adéquation aussi entre l'offre de formation et la réalité du tissu économique et celui-ci est tout à fait prêt à s'engager pour accueillir les jeunes en stage et c'est donc à nous aussi de d'organiser le la rencontre la capacité de rencontre entre l'offre et la demande mais aussi l'exigence de qualité de ces périodes de formation qui sont extrêmement important dans la construction de l'élève madame la député Céline calves vous m'avez interrogé au fond sur la transformation de la voix professionnelle qui dans le cadre de la réforme de 2019 apportée on va dire différents sujets celui de la co-intervention celui du chef-d'oeuvre celui de la famille de métier qui a été une réforme pédagogique qui a été portée par le ministre Jean-Michel Blanquer j'ai souhaité que le comité national qui avait été mis en place en 2019 pour suivre trimestriellement cette transformation engagée pour la voie professionnelle puisse reprendre de manière à ce que nous ayons un maximum de retour sur cette mise en oeuvre cette transformation des premiers retours que nous avons à la permis de mettre en oeuvre de nombreuses innovations pédagogiques celle de la co-intervention elle a permis de renforcer le nombre d'heures à effectif réduit pour aussi associer plus étroitement les enseignements généraux des enseignements professionnels de spécialité et là aussi essayer de donner du sens et donner la capacité à des jeunes en décrochage avec les enseignements généraux de se raccrocher quelque part à une matière qui qui qui réponde plus à leur aspiration mais aussi la question de la réalisation du chef-d'oeuvre permet aux élèves de conduire un projet sur un temps long d'une façon collective avec donc des modalités pédagogiques qui sont là aussi différenciés et souvent en lien avec des partenaires extérieurs au lycée et ça a fait l'objet d'un certain nombre de retours tout à fait encourageant la réforme de 18 elle a de mes 2018 pardon elle a permis aux élèves de mieux construire leur propre parcours un parcours un peu sur mesure de leur permettre aussi de faire l'hostie le choix de l'apprentissage je le disais nous avons aujourd'hui plus de 60 000 élèves en apprentissage en lycée professionnel c'est une augmentation depuis 42% et donc on peut dire que cette réforme là a très clairement ouvert de nouveaux champs de possibles au lycée professionnel après il y a des questions et des axes d'amélioration qui nécessairement existent c'est assez logique et donc le groupe de travail qui aujourd'hui est dirigée par Marc Foucault a été mis en place au mois de janvier 2023 elle doit pouvoir nous permettre aussi de d'accompagner cette mise en œuvre de cette réforme pédagogique et de la compagnie finalement de cette réforme plus structurelle que que je conduis désormais monsieur le député RAW votre nostalgie pour le baccalauréat professionnel en 4 ans elle elle est au fond pas tellement un sujet sur lequel les enseignants les acteurs les parents d'élèves les élèves nous ont demandé de revenir mais par contre très clairement cette question de la maturité des élèves elle est revenue à de nombreuses reprises et cette question du temps du temps scolaire qui pour certains élèves a nécessairement besoin d'être renforcé à clairement été enfin fait l'objet clairement de deux propositions du groupe de travail c'est donc le pourquoi nous avons fait cette proposition de temps supplémentaire après cap après bac pro qui fait déjà l'objet d'initiative dans des territoires et qui permet au fond d'être comme un sas d'accélération un temps soit très alternant pour aller vers vers l'emploi soit d'enseignement beaucoup plus renforcé pour préparer la poursuite d'études et qu'elle soit plus réussie j'ai oublié tout à l'heure de répondre à une question qui me demandait quel était le statut on est sur un statut scolaire ça reste des élèves mais qui prépare donc selon leur projet soit la poursuite d'études soit l'insertion professionnelle et on voit que les taux de réussite sont largement supérieurs on a une étude serre qui démontre que ce temps supplémentaire après bac il augmente de 20 points le taux d'accès à l'emploi par exemple et donc on voit à quel point il est facteur de réussite et c'est pourquoi nous l'expérimenterons plus largement dès la rentrée prochaine et je ah non pas la dernière question monsieur le député Marion m'interrogeait sur les le caractère national finalement du des programmes et les évaluations dans le cadre de la réforme je me permets de réinsister je l'ai dit des redis mais je le redirai encore nous conserverons le caractère national des diplômes nous sommes dans le giron de l'éducation nationale et si la réforme elle doit pouvoir avoir pour objectif de de faire émerger un certain nombre de propositions qui peuvent constituer un ensemble de leviers qui pourraient être mobilisés par les lycées professionnels elle se fera toujours dans le cadre national des diplômes et elle se fera au fond selon leur réalité dans certains établissements vous avez peut-être un certain nombre d'élèves allophones mais dans un autre établissement ce sera beaucoup moins le cas dans un établissement vous aurez de vrais sujets sur la carte des formations dans un autre établissement ce sera moins le cas et au fond les leviers ils doivent pouvoir être mobilisés selon l'établissement et selon les projets que souhaite pouvoir déployer l'équipe pédagogique en prenant en compte les élèves leurs difficultés les acteurs économiques les réalités aussi économiques du territoire tout en ayant le caractère national des diplômes évidemment dans dans leur projet d'établissement je sais que vous êtes sensible comme moi ne pas appliquer au fond uniformément une réforme et que et que nous puissions vraiment donner les moyens aux équipes pédagogiques qui connaissent leur territoire qui connaissent leurs élèves qui connaissent leurs acteurs économiques et donc au fond de pouvoir donner des leviers qui sont collectifs établis collectivement mais en fonction de leur réalité ça nous paraît être un des meilleurs moyens de mieux les faire réussir Monsieur Madame la député pardon meunier ce temps complémentaire sur lequel vous m'interrogez il est au fond encore une fois selon le projet de l'élève soit du temps de d'accompagnement vers un projet professionnel soit du temps d'accompagnement vers de la poursuite d'études et donc le contenu de ce temps complémentaire il est différent en fait selon le projet soit on est plutôt sur de la préparation à l'insertion professionnelle et donc avec du temps d'alternance permettant d'accélérer une acculturation finalement au monde de l'entreprise et de d'avoir des leviers pour trouver l'opportunité de rencontrer des acteurs économiques et de se faire une expérience professionnelle et de se faire reconnaître pour mieux s'insérer professionnellement soit il est plutôt dans le cadre d'une poursuite d'études et donc avec le besoin d'être accompagné notamment sur les savoirs fondamentaux sur de la méthode aussi pour réussir la poursuite d'études et là on voit à quel point l'enjeu est imm parce qu'au-delà du décrochage le taux de réussite en poursuite d'études en BTS il est de 50% donc on voit à quel point cette année de préparation plutôt enfin où ce temps de préparation plutôt théorique vient aussi renforcer la capacité du jeûne à réussir la poursuite d'études et encore une fois si on veut faire du lycée professionnel une voie de réussite évidemment qu'il doit pouvoir et réussir l'insertion professionnelle et réussir la poursuite d'études et c'est vraiment dans ce sens là que qu'elle va se déployer on répondra bien sûr à toutes vos questions si vous souhaitez savoir où se où se passeront finalement les expérimentations dans votre territoire sur ces temps de de formation complémentaire il y en aura sur tous les territoires et donc nous pouvons vous renseigner bien sûr sur la localisation de ces temps complémentaires qui seront déployés sur vos territoires la députée Piron vous m'interrogez au fond sur le renforcement qu'on peut donner à ces à ces élèves pour qu'ils élèves notamment allophones et on sait que les lycées professionnels accueillent plus d'élèves allophones que d'autres établissements que les autres établissements notamment de la voie générale ça fait partie pour nous des points de vigilance quand je parle régulièrement des fragilités des élèves ça fait partie des fragilités que nous connaissons chez les élèves de la voix professionnelle ce sont pas les seuls elles peuvent être sociales plus généralement elles peuvent être aussi celles du handicap puisqu'on a 5% d'élèves en situation de handicap au lycée professionnel contre 1% envoi générale et donc on voit à quel point les enseignants de la voie professionnelle ont déjà l'habitude de déployer des pluralités de pédagogie et la pédagogie très différenciée selon les élèves et leurs besoins il s'agit véritablement maintenant de pouvoir les appuyer encore par de la formation par du temps aussi qu'on souhaite pouvoir leur donner pour pouvoir travailler plus individuellement plus en sous-groupe avec les élèves selon leurs difficultés pour faire mieux réussir les élèves dans dans leur propre besoin et dans leur propre difficulté et enfin pour répondre à la question de Monsieur di Philippot cette question du travail sur l'orientation elle se elle va se travailler au fond des le collège donc 5e 4e 3e avec cette volonté de faire découvrir des métiers par famille métier j'ai envie de manière organisée pour que on dépasse la dizaine de métiers que connaissent les jeunes dans leur entourage familial et qu'on leur permet un choix éclairé ce qui est absolument essentiel pour lutter contre le décrochage que vous évoquez lutter contre le décrochage c'est aussi travailler sur leur fragilité scolaire ce que nous allons faire par un renforcement de de moyens pour accompagner ces fragilités scolaires c'est aussi donner du sens notamment au travers de la relation école entreprise de ces périodes de formation en milieu professionnel qui doivent leur permettre de trouver du sens dans la voix qu'ils ont engagé et puis c'est celui aussi de préparer la capacité à aller vers les études supérieures et vous l'avez dit parcoursup est un moment important de choix du projet professionnel et dans lequel il doit pouvoir être mieux accompagné c'est aussi un moment que nous travaillons pour avoir plus de transparence sur la capacité des jeunes à aller s'orienter vers des formations d'enseignement supérieur qui leur donne toute visibilité sur les taux d'insertion sur les taux de de poursuite d'études c'est pour nous déjà autour d'Affelnet un sujet mais autour de parcoursup aussi cette transparence elle est absolument nécessaire et puis cet accompagnement du coup des jeunes dans le cadre de leur parcours de leur parcours d'études souhaité de pouvoir les aider avec une approche éducative plus individualisée pour leur permettre d'être dans la réussite de cette poursuite d'études bien sûr de l'étape parcoursup mais aussi dans la réussite de la poursuite d'études parce que encore une fois il y a déjà des places réservées en BTS pour les élèves issus de la voie professionnelle mais c'est une chose que d'aller dans la poursuite d'études mais c'est encore autre chose que de réussir lors de cette poursuite d'études et les deux doivent pouvoir aller ensemble je vous remercie
Carole Grandjean