Loi narcotrafic : le « dossier coffre » en question - C à Vous l’intégrale - 17/03/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Emilie? - E.Tran Nguyen: Une triste nouvelle qui nous a tous beaucoup émus: la disparition hier de l'actrice E.Dequenne, qui luttait depuis près de 2 ans contre un cancer.
Elle n'avait que 43 ans. - A.-E.Lemoine: Un cancer rare.
On en parle avec le professeur S.Le Gouill, de l'Institut Curie, dont l'appel aux dons est justement consacré à la recherche sur ces cancers rares pour en améliorer les traitements et les diagnostics. Avec Pierre, on reviendra sur les 25 ans de carrière et les 40 magnifiques films dont E.Dequenne a été à l'affiche.
Mohamed? - M.Bouhafsi: Samedi, 9,5 millions de Français ont regardé le sacre de l'équipe de France, la victoire des Bleus au tournoi des Six Nations de rugby.
On était émus avec cette génération incroyable. Quelques éléments de réponse...
Pourquoi les Français aiment cette équipe de France? - A.-E.Lemoine: Parce qu'ils gagnent? - M.Bouhafsi: Pas que ça. - P.Cohen: Je vais vous parler de la loi contre le narcotrafic qui avait fait consensus au Sénat le mois dernier et qui est débattue ce soir à l'Assemblée nationale, mais dont la gauche et une partie du bloc central conteste plusieurs mesures. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le préfet de police L.Nunez.
Bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation. Lorrain? - L.Sénéchal: On se souvient tous de ce qu'on faisait il y a 5 ans jour pour jour.
C'était le premier jour du confinement suite au covid. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Je vous conduirai à découvrir ensemble un titre inédit de la grande M.Faithfull, première des 4 chansons composées l'an dernier par M.Faithfull et qui paraîtront d'ici l'été. - A.-E.Lemoine: Après 20h, C.Robert de la Fondation pour le logement des plus défavorisés.
C'est le nouveau nom de cette fondation qui a changé de nom et qui change de logo. C'est surtout une fondation qui a besoin de vos dons. Ils sont en baisse de 30 % depuis la révélation des accusations sexuelles contre l'abbé Pierre.
J.Ferrari...
Son nouveau spectacle a battu tous les records de fréquentation. Il raconte aussi ses combats contre les addictions et les troubles invisibles dont il souffre dans un formidable documentaire. Et on vous parle du nouveau roman de K.Tuil, qui pose cette question: que se passe-t-il dans la vie d'un président qui quitte le pouvoir et que le pouvoir quitte?
C'est l'objet de son nouveau roman. Voilà pour le programme. Le dîner est préparé ce soir par C.Chiavola, qui était venu nous voir il y a un an mais qui n'avait pas encore une étoile.
On lui a visiblement porté chance. - B.Chameroy: C'est grâce à nous et uniquement grâce à nous...
Grâce à moi personnellement... - C.Chiavola: Evidemment... - B.Chameroy: Pour fêter ça, vous nous emmenez en bord de mer. - C.Chiavola: En Camargue.
On a travaillé un peu sur les coquillages de Camargue, le céleri, le côté un peu fumé et la truffe. - B.Chameroy: Merci.
Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Le chef du Prieuré Beaumanière, à Villeneuve-lès-Avignon.
L'édito de P.Cohen. Vous nous rappelez ce que contient la loi contre le narcotrafic en discussion ce soir à l'Assemblée. - P.Cohen: A l'origine, c'est une proposition de loi transpartisane, cosignée par 2 sénateurs LR et PS, adoptée à l'unanimité en présence des 2 ministres, de l'Intérieur et de la Justice, B.Retailleau et G.Darmanin, qui vont devoir batailler pour imposer certaines dispositions combattues par la gauche et par une partie du bloc central. - A.-E.Lemoine: Il y a quand même au moins une mesure qui fait consensus: la création d'un parquet nationalisé. - P.Cohen: Oui, sur le modèle de ceux qui existent déjà pour les délits financiers et les crimes terroristes.
Ce Pnaco serait épaulé par des services d'enquête dirigés par un état-major de criminalité organisée et opérationnel à partir de janvier 2026. A côté de ça, la loi prévoit un arsenal renforcé pour frapper les trafiquants au portefeuille, d'abord pour les obliger à justifier leur train de vie. Les enquêtes patrimoniales seraient systématisées avec la création d'une procédure d'injonction pour richesse inexpliquée.
Si elle reste inexpliquée, la confiscation de biens serait rendue obligatoire et passible de 5 ans de prison. Le texte prévoit la fermeture administrative de commerces soupçonnés de blanchir l'argent du trafic. B.Retailleau a fait ajouter l'interdiction du paiement en liquide des voitures de location.
Pour dissuader et punir des guetteurs et les petites mains, les préfets pourraient prononcer des interdictions de paraître sur les points de deal tout comme dans les stades de foot. - A.-E.Lemoine: La loi prévoit aussi de développer les moyens du renseignement.
C'est ce qui fait le plus débat. - P.Cohen: Ce sont des mesures intrusives.
Première mesure choc: obliger les messageries cryptées à laisser les services de renseignements accéder aux échanges privés. La disposition est parfaitement contraire aux principes de protection des données privées et à la réglementation européenne en la matière. Permettre à un service d'Etat de craquer des messageries privées et chiffrées.
Ca pose des problèmes redoutables que je ne résumerai pas ici. 2e mesure controversée: la création d'un procès-verbal distinct surnommé "dossier coffre" qui ne serait pas versé au dossier d'instruction, donc pas porté à la connaissance des avocats de la défense, pour y mettre des informations recueillies via des techniques spéciales d'enquête comme l'écoute, l'infiltration, le témoignage de repentis. On entend beaucoup les avocats pénalistes sur les ondes. - A.-E.Lemoine: En quoi ce coffre-fort serait utile, voire indispensable aux enquêteurs pour figurer dans une loi? - L.Nunez: Il faut voir d'où on part.
Vous attaquez directement sur les mesures. - A.-E.Lemoine: Celles qui font débat. - L.Nunez: Depuis 2019, on fait beaucoup en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.
On a des résultats très bons. Sur l'agglomération parisienne, j'ai plus 10 % de en cause en 2024 par rapport à 2023. - P.Cohen: Ca ne tient pas en une hausse des trafics? - L.Nunez: Nous sommes performants.
On a des saisies qui augmentent, notamment de cocaïne. Le nombre d'amendes forfaitaires pour les consommateurs augmente. On a des résultats très bons. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas uniquement lié à l'augmentation du trafic? - L.Nunez: Il faut quand même dire qu'on est bons.
On ne part pas de rien. Il y a une Ofast qui a été créée, le Junalco, des cellules de renseignements dans tous les départements...
On continue de voir autour du trafic de stupéfiants des crimes, des délits insupportables, des règlements de compte, des séquestrations, des vols violents, et on constate que le trafic gangrène l'ensemble du territoire. - A.-E.Lemoine: Donc il faut aller plus loin? - L.Nunez: J'y viens.
Ca fait longtemps que je suis dans ce domaine. Les réseaux marseillais s'étendent sur tout le territoire. - P.Cohen: Et même au-delà pour certains de leurs chefs. - L.Nunez: Il faut passer à la vitesse supérieure.
C'est ce que souhaitent faire nos 2 ministres et le président de la République. Le modèle qui a été pris comme référence et la lutte antiterroriste, ce qui a été fait à partir de 2017 essentiellement à la demande du président de la République. - A.-E.Lemoine: Ce sont 2 luttes comparables? - L.Nunez: Elles le deviennent.
On a 274 victimes du terrorisme depuis 2012. On a une centaine de morts liées au trafic tous les ans. Il y a donc effectivement le Parquet national de lutte contre la criminalité organisée qui va être créé, tout comme un état-major à la direction générale de la police nationale, au sein de la direction nationale de la police judiciaire, qui va coordonner l'ensemble des services de renseignements judiciaires...
Mes services vont y participer. C'est très proche de ce qu'on a fait en matière de lutte antiterroriste, avec le succès qu'on connaît. L'idée est de cranter les choses à un niveau supérieur.
Les moyens d'action des services sont très attendus. La plupart des trafiquants échanges sur des messageries cryptées, auxquelles nous n'avons pas accès. Il ne s'agit pas d'organiser une surveillance généralisée.
Vous dites qu'on ne connaît pas trop les conditions de contrôle...
Elles sont connues. Les services de renseignements exercent dans un cadre connu, sous contrôle. Il faut demander l'autorisation.
Ca ne sera possible évidemment que pour certains crimes de la criminalité organisée. Cela se fait sur autorisation du Premier ministre après avis d'une commission nationale des contrôles techniques de renseignements, qui est une autorité indépendante qui a fait la preuve de son impartialité depuis sa création. - P.Cohen: C'est exactement le modèle en vigueur aujourd'hui pour la lutte antiterroriste? - L.Nunez: Exactement.
Il s'agit de pouvoir accéder à des informations auxquelles nous n'accédons pas actuellement. - A.-E.Lemoine: Et qui ralentit le travail des enquêteurs. - L.Nunez: Bien sûr.
Le DGPN... - A.-E.Lemoine: Directeur général de la police nationale... - L.Nunez: Il disait ce matin que sans doute, la moitié du temps qui a été mis à retrouver M.Amra aurait été gagnée si on avait pu accéder à des messageries cryptées.
On ne peut pas dire que ce soit une surveillance généralisée. Ce sont des demandes faites au coup par coup, contrôlées et surveillées, placées sous le contrôle d'une commission indépendante. - A.-E.Lemoine: Comment vous expliquer alors que la ministre au Numérique soit opposée à cette mesure, qu'elle juge insuffisamment encadrée? - L.Nunez: Il y a toujours le risque, du côté des plateformes, des opérateurs, qui considèrent que ça insécurise leur réseau.
Pour eux, c'est un élément commercial important. Ce qui insécurise, c'est de savoir que les trafiquants peuvent échanger sur des messageries cryptées des informations qui vont leur permettre de commettre des homicides. Il est important pour les différents services de pouvoir accéder à ces contenus.
Ca paraît important et c'est une mesure...
Je suis préfet de police à la tête de services de police et de renseignements...
Cette mesure est très attendue par les services pour lutter contre le narcotrafic. - A.-E.Lemoine: Et le coffre-fort...
Qu'est-ce qu'on va y trouver? En quoi ça accélère et améliore le travail des enquêteurs? - L.Nunez: C'est également une mesure demandée par tous les services et par beaucoup de magistrats.
C'est la possibilité d'avoir des procès-verbaux distincts qui permettent de garder secrètes des techniques spéciales d'enquêtes qui ont été utilisées... - P.Cohen: Vous n'avez pas confiance dans les avocats. - L.Nunez: On fait ça car on n'a pas envie que les techniques qu'on utilise soient divulguées.
Généralement, elles le sont et les trafiquants adaptent leur mode opératoire à la façon dont nous travaillons. Il s'agit de protéger ces techniques spéciales d'enquête. C'est sous l'autorité judiciaire que cela se passe. - A.-E.Lemoine: L'idée est que les avocats n'aient pas accès à ces dossiers.
Ils expliquent qu'ils ne pourront pas défendre correctement leurs clients et que c'est donc une atteinte aux droits de la défense. - L.Nunez: Ils n'ont pas forcément à connaître les techniques utilisées pour avoir des informations.
Ce qui compte, c'est les informations portées au dossier. Cela permet donc de protéger les techniques spéciales d'enquête. Je vous parle en homme de terrain.
C'est du vécu. Cela fait 17 ans que je travaille dans la sécurité, notamment la lutte contre le trafic de stupéfiants. Les trafiquants, quand ils ont connaissance des techniques que nous utilisons, ils trouvent les bonnes parades.
Il faut qu'on ait nous aussi cette longueur d'avance. Si ces mesures ne sont pas adoptées, ils auront ces longueurs d'avance sur la police et il y aura un décrochage inacceptable. - A.-E.Lemoine: Si ces mesures ne seront pas adoptées, ça veut dire que la loi sera une coquille vide? - L.Nunez: Non.
Il y a un certain nombre de mesures qui sont évidemment importantes, comme les fermetures administratives pour fermer les établissements qui participent au blanchiment, la possibilité pour un préfet de prendre des interdictions de paraître...
Mais ces 2 mesures sont majeures. Il y en a d'autres qui ont été supprimées, comme la possibilité d'activités à distance la sonorisation de l'image. Il y a d'autres mesures, comme l'injonction pour richesse inexpliquée.
On espère que ces mesures vont être réintroduites. Ce sont des mesures qui sont pour nous fondamentales. Je ne veux pas croire que les députés valident et cautionnent ce qui serait un décrochage dans notre capacité d'action, nous, forces de police et de renseignements pour lutter contre le narcotrafic.
Ce n'est pas une question de gauche ou de droite. C'est une question de vie ou de mort, des intérêts vitaux de la nation. Le narcotrafic les menace et il faut lutter à armes égales. - E.Tran Nguyen: Une autre mesure discutée, c'est le nouveau régime carcéral qui serait beaucoup plus strict pour les narcotrafiquants dans les quartiers de sécurité.
G.Darmanin s'inspire du système italien antimafia où les détenus sont totalement isolés. Certains avancent que l'isolement rend les gens fous.
Vous leur racontez quoi? - L.Nunez: C'est une mesure du garde des Sceaux.
Nous savons qu'un certain nombre de trafiquants continuent à organiser le trafic depuis leur lieu de détention. Il faut donc mettre un terme à tout cela. Les mesures que propose le garde des Sceaux vont permettre d'y remédier.
Elles ont en partie été validées par le Conseil d'Etat, comme les autres mesures dont nous parlions tout à l'heure. - E.Tran Nguyen: Et sur les conséquences psychologiques que cela induit, l'isolement? - L.Nunez: J'aimerais aussi qu'on s'intéresse aux conséquences psychologiques qu'il peut y avoir pour les familles des victimes du narcotrafic.
J'ai la faiblesse de m'attacher plutôt à cela, à l'efficacité des services de police également. Rendre difficile, voire impossible, la possibilité de trafiquants de continuer à organiser le trafic depuis leur lieu de détention est à mes yeux prioritaire. - E.Tran Nguyen: Avec cette loi, vous pourrez plus facilement fermer des établissements soupçonnés d'être liés au trafic de stupéfiants? - L.Nunez: Oui.
Actuellement, c'est possible, mais ce sont des polices spéciales. On peut le faire par catégorie d'établissement. Les débits de boissons sont très réglementés.
On ne peut pas le faire de manière générale. Ce qu'a prévu de faire le ministre d'Etat...
Monsieur Retailleau a avancé cette mesure pour que les préfets puissent fermer tout type d'établissement dès lors qu'il participe à différent blanchiment, qu'il accueille des points de deal. Pour les préfets, ce seront des mesures utiles. En région parisienne, j'ai déjà identifié un certain nombre de territoires pour lesquels on pourra mettre en oeuvre cette mesure.
Actuellement, on travaille en judiciaire. C'est long. - E.Tran Nguyen: Ce sont des établissements faciles à repérer? - L.Nunez: Ce sont souvent des petits commerces, des petits restaurants, des magasins... - A.-E.Lemoine: Vous savez qu'il se passe quelque chose mais vous ne pouvez rien faire? - L.Nunez: Il faut faire une longue enquête judiciaire.
Là, le simple fait d'établir que ces établissements étaient liés au trafic nous permettra administrativement de les fermer, toujours sous le contrôle du juge administratif. Et surtout, tout type d'établissement, là où actuellement, en fonction des catégories, la réglementation n'est pas forcément la même. - P.Cohen: La Gaîté Lyrique est occupée depuis plus de 3 mois par 450 migrants mineurs isolés.
C'est une salle de spectacle municipale qui ne dispose pas de sanitaires, d'ailleurs. La Mairie de Paris a refusé jusque-là de faire appel à la force publique pour forcer l'Etat à prendre ses responsabilités. Vous avez pris un arrêté cet après-midi pour faire évacuer les lieux.
Pourquoi il a fallu attendre 3 mois? Pourquoi lancer une répression contre ces migrants qui n'embêtaient personne? - L.Nunez: Je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il fallait embêter personne.
Je ne pense pas qu'on puisse dire qu'on a attendu 3 mois. La Gaîté Lyrique, c'est un bâtiment qui appartient à la Ville de Paris. Il est occupé par le théâtre de la Gaîté Lyrique.
Quand il y a une intrusion des migrants en décembre 2024, dans le cadre de la flagrance...
Quand il y a intrusion dans le cadre de la flagrance, on a un délai de 24 heures pour intervenir. Il me faut l'autorisation des gestionnaires du site. La Gaîté Lyrique a refusé que j'intervienne.
J'avais 48 heures pour le faire et j'ai accepté. Je n'ai pas pu le faire. La Ville de Paris a mis un certain temps avant d'engager une action en justice devant le tribunal administratif.
Ca a été fait en janvier. L'occupation a eu lieu le 10 décembre 2024. En janvier, la Ville de Paris a engagé une action devant le tribunal administratif, qui a rendu sa décision le 13 février et qui a considéré que les personnes devaient évacuer dans un délai d'un mois.
Elle a laissé un mois aux personnes pour évacuer. Ce délai a expiré le 13 mars. C'était il y a quelques jours.
J'attendais évidemment la saisine de la Ville de Paris, qui doit me solliciter pour avoir recours à la force publique. J'ai donc pris mes responsabilités. J'ai pris un arrêté en tant que préfet de police pour mettre un terme à cette occupation.
Je ne pouvais pas le faire avant. Il y avait une décision de justice... - P.Cohen: La Mairie de Paris vous vous a dit explicitement qu'elle ne voulait pas que vous interveniez? - L.Nunez: Elle a donné un refus implicite.
J'ai donc pris mes responsabilités et j'ai pris cet arrêté au titre de la prévention des troubles à l'ordre public au fait que cette occupation génère des troubles... - A.-E.Lemoine: Dans quelles conditions vont être relogés ces mineurs isolés? - L.Nunez: Il y aura une intervention des forces de l'ordre le moment venu, comme le prévoit mon arrêté.
On appliquera les conditions de droit commun. Pour ceux qui le souhaitent, il y aura des hébergements proposés, comme nous le faisons à chaque fois. Leur situation administrative sera examinée.
Nous ne sommes pas contraints de le faire. On est dans le cadre d'une opération de police. - E.Tran Nguyen: Dans l'agglomération parisienne, 6500 armes ont été saisies l'an dernier contre 6000 en 2023.
Il y a quelques jours, vous avez présenté un plan de prévention de lutte contre le port et l'usage des armes blanches. Certains ont même proposé des fouilles systématiques à l'entrée des établissements scolaires. Une mesure qui ne va pas à tout le monde, notamment à V.Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France. - V.Pécresse: Il ne faut pas le stigmatiser.
Dans un lycée ou un collège, on peut mettre un couteau sous une grille et le récupérer après. On voit monter cette délinquance juvénile. Pour la contrer, il faut des sanctions immédiates pour les mineurs délinquants. - E.Tran Nguyen: Vous êtes pour la fouille systématique à l'entrée des établissements scolaires? - L.Nunez: Ce qu'a annoncé la ministre de l'Education nationale...
Ce sont des fouilles inopinées à l'entrée des établissements scolaires. Les chefs d'établissement les mettront en place avec le concours des forces de l'ordre. Nous le faisons déjà de temps en temps dans le cadre de réquisitions... - E.Tran Nguyen: Donc ça peut être efficace? - L.Nunez: Oui.
Mais madame Pécresse a raison de souligner qu'il y en a plein d'autres. Il y a aussi les contrôles qu'on va faire dans les gares, les stations de métro...
Il y a des actions de prévention...
La préfecture de police, avec le rectorat et le parquet de Paris et la Ville de Paris...
On a tous signés une convention de prévention autour des mineurs sur la dangerosité et le port des armes blanches. Il y a aussi des actions de répression. On va poursuivre cette répression.
Comme vous le signalez, on a saisi, en 2024, 6500 armes blanches contre 6000 en 2023. Il y a une augmentation du port et malheureusement aussi de l'usage. 1 homicide sur 2 dans l'agglomération parisienne est commis avec une arme blanche.
Il faut avoir un plan extrêmement résolu et déterminé pour lutter contre ce type de délinquance. Ce qui nous inquiète surtout, c'est le port de l'arme blanche surtout chez les mineurs, qui disent vouloir se défendre. C'est ce qui nous inquiète le plus. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Vous restez avec nous pour le reste de l'actualité. C'est l'heure de la Story de M.Bouhafsi. - G.Fickou...
Avec le soutien...
Le premier essai bleu! Il va naviguer un peu...
Il sort les bras! Il y va! Le 30e essai français dans ce tournoi!
Un autre record qui tombe! R.Ntamack sort le ballon et l'équipe de France succède à l'Irlande! - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une génération dorée du rugby français enfin récompensée.
L'équipe de France a remporté samedi soir le Tournoi des Six Nations après avoir battu l'Ecosse 35 à 16. Vous étiez plus de 9,5 millions de Français sur France 2 pour voir le sacre des Bleus. Record historique d'un match du Tournoi.
L'image a donné la chair de poule à des centaines de milliers d'entre vous. - C'était le rêve annoncé par G.Alldritt cette semaine en conférence de presse...
Ne pas casser le trophée, évidemment...
Son rêve était de l'offrir à A.Dupont. Ca va faire du bruit...
Acclamations. ...
La France remporte le Tournoi des Six Nations 2025. C'est tout un collectif qui est couronné ce soir. - M.Bouhafsi: Il était bien là, A.Dupont, malgré sa blessure grave contre l'Irlande la semaine dernière.
On l'avait quitté en larmes avec une rupture des ligaments croisés du genou droit. On l'a retrouvé certes en béquilles mais avec le sourire. Ce titre était en partie pour lui, comme le dit le vice-capitaine des Bleus. - G.Alldritt: Je voulais absolument le voir lever ce trophée pour toutes les raisons que vous connaissez.
Tout ce qu'il donne à ce groupe et cette mentalité de champion qu'il a...
On sait à quel point il était déçu de ne pas être sur le terrain ce soir. - M.Bouhafsi: Cette génération est attachante, sûre d'elle, sans être arrogante, jeune mais déjà expérimentée, comme P.Boudehent.
Il est déjà champion d'Europe avec le stade Rousselet. Il pense déjà à la Coupe du monde 2027. - P.Boudehent: C'était festif.
On était juste là pour profiter et passer des bons moments ensemble avec notre famille et la famille des autres joueurs. Je suis rentré chez moi et je me suis dit que le prochain objectif, c'était la Coupe du monde et la ramener à la maison. - M.Bouhafsi: Un autre jeune a crevé l'écran, L.Bielle-Biarrey.
Il a déjà égalé 2 records à 21 ans. Il a inscrit des essais contre toutes les équipes du tournoi et il en a marqué 8. Du jamais-vu depuis 100 ans. - Le ballon récupéré!
L'accélération de R.Ntamack! Allez LBB!
Essai de l'équipe de France! Le 8e essai de L.Bielle-Biarrey dans ce Tournoi! - M.Bouhafsi: Le joueur de l'Union Bordeaux-Bègles, reconnaissable avec son casque rouge, est déjà considéré comme un des meilleurs ailiers du monde.
V.Clerc, légende des Bleus, valide la fusée LBB. - V.Clerc: C'est quelqu'un de très opportuniste.
Chaque fois qu'il a l'occasion de marquer des essais, il les marque. Sa pointe de vitesse fait souvent la différence. Il va battre un paquet de records, à ce rythme.
Il est tout jeune. Dès qu'il se met en action, on lui donne le ballon, on tape loin devant. Sur des duels de sprinteur, il prend souvent l'ascendant.
Il a une élégance qui fait que c'est très agréable de le voir jouer et marquer autant. - M.Bouhafsi: Comment expliquer que la France soit autant attachée à cette équipe qui avait pourtant perdu en quart de finale contre l'Afrique du Sud en 2023 à la Coupe du monde? - M.Lartot: Cette équipe a surtout une puissance pour générer des émotions.
La qualité des joueurs...
On commence à avoir un équilibre quasi parfait entre l'expérience des cadres et la jeunesse qui arrive, qui pousse. Le vivier français est immense. Il y a quelque chose de puissant qui se dégage à la fois sur le terrain mais aussi en dehors. - M.Bouhafsi: Il y avait du spectacle sur le terrain et en dehors.
Louane a dévoilé en exclusivité le titre qu'elle chantera à l'Eurovision le 17 mai. - Louane: Maman...
Si je veux arrêter le temps, maintenant, c'est moi qu'elle appelle maman. - M.Bouhafsi: Les bookmakers ont immédiatement placé Louane parmi les favoris.
Elle est placée 4e pour l'instant. La dernière gagnante française de l'Eurovision en 1977, M.Myriam, a dit toute sa tendresse et son soutien pour Louane. - A.-E.Lemoine: Elle sera notre invitée le 10 avril.
Vous avez suivi ce match depuis le PC de sécurité, vous. - L.Nunez: Pour les matchs de rugby, qui sont généralement un peu plus calmes, c'est le préfet de la Seine-Saint-Denis qui me représente.
Mais je serai présent pour France-Croatie. - A.-E.Lemoine: Depuis le PC de sécurité. - L.Nunez: Forcément.
Le rugby est quand même un sport beaucoup plus calme. - A.-E.Lemoine: Il y a moins d'affrontements entre supporters. - L.Nunez: Il n'y en a jamais.
C'est différent du football, même si les matchs de l'équipe de France de football sont aussi généralement très calmes. Mais on a quand même des visiteurs à accueillir. - A.-E.Lemoine: C'est un moment d'une grande émotion lorsqu'en mai, à Cannes, l'actrice E.Dequenne était l'invitée de "C à vous", elle qui faisait son grand retour sur la Croisette sans cacher les marques de son combat contre le cancer, diagnostiqué quelques mois plus tôt.
Elle était alors en rémission et elle célébrait les 25 ans de "Rosetta", le film des frères Dardenne qui lui avait valu à l'époque pour son premier rôle au cinéma le Prix d'interprétation féminine. - E.Dequenne: C'est elle, je l'ai déjà vu plein de fois...
Ce qui s'est passé il y a 25 ans a été un choc pour ma famille. Forcément...
Ca se passe dans l'autre sens. Pardon...
Je vais reprendre... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, professeur S.Le Gouill.
Vous représentez l'Institut Curie. C'est le 1er centre français de lutte contre le cancer. On a appris hier la disparition d'E.Dequenne à 43 ans.
Elle a succombé à une forme très rare et invasive de cancer. - S.Le Gouill: Oui.
C'est un cancer des glandes surrénales, des petites glandes qu'on va retrouver sur les 2 reins qui ont un rôle hormonal majeur. C'est une maladie très rare: 2 cas pour 1 million d'habitants. On a souhaité mettre en avant ces cancers rares dans le cadre de notre opération Une jonquille contre le cancer. - A.-E.Lemoine: C'est un cancer qu'on a du mal à diagnostiquer et à traiter? - S.Le Gouill: Les cancers rares, c'est 25 % des cancers qu'on diagnostique.
Vous aurez plus de 300 cas de cancer. Un retard de diagnostic dû à une erreur...
On n'y pense pas. Une femme qui va ressentir...
On peut penser au cancer du sein et au cancer de la prostate, mais il y a parfois des cancers rares auxquels on ne pense pas forcément. L'important, c'est d'informer, de dire que ça existe. Le travail que nous menons cette année avec Une jonquille contre le cancer, c'est l'information. - A.-E.Lemoine: E.Dequenne a été diagnostiquée en 2023.
Elle a souhaité médiatiser son combat dès qu'elle l'a su. ...
Revenir à Cannes quelques mois après le diagnostic, ça lui paraissait déjà une immense victoire. Elle ne voulait pas cacher les marques du combat mené. - E.Dequenne: J'ai hâte...
Au niveau de la couleur, ça manque un peu...
Les cheveux sont abîmés après une chimiothérapie. Après tout, je n'ai pas 20 ans. Pourquoi je cacherais mes petits cheveux gris, blancs...
C'est la vie. C'était symbolique, pour moi, de revenir pour ce festival. Je suis un peu fatiguée.
Je ne fais pas la fermeture des soirées. A 23h30, je suis dans mon lit. Cette rémission plutôt rapide...
Evidemment, je suis très surveillée. C'est une maladie chronique et compliquée, mais je peux être là aujourd'hui. J'ai besoin de rendre en étant là aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Le message d'E.Dequenne, c'est un message essentiel pour tous ceux qui combattent la maladie? - S.Le Gouill: C'est essentiel d'avoir des porte-paroles.
Quand on a ce diagnostic, au début, il y a une sidération. Dans ces cancers rares, le nom lui-même interpelle. On ne sait pas ce qu'est cette maladie.
C'est là où des équipes de spécialistes permettent aux patients de se sentir en confiance. L'important, c'est l'explication, de dire ce qu'on va faire et comment. Il faut aussi dire qu'il y a d'autres patients qui ont cette maladie.
Il y a des patients qui ont besoin d'entendre cette parole. - A.-E.Lemoine: En décembre dernier, E.Dequenne confiait à A.Crespo-Mara que la maladie avait gagné du terrain, dans "Sept à huit".
Elle disait faire confiance à la médecine, et notamment à l'hôpital Gustave-Roussy où elle était suivie. Quelques mois avant la récidive, elle jouait un épisode de "Capitaine Marleau". Elle incarnait une professeure de danse. ... - Quand j'étais avec elle, sur le tournage, elle était lumineuse, heureuse, courageuse.
Elle continuait quand même son traitement et rien n'apparaissait sur le tournage. J'étais heureuse car je savais que pendant ce tournage, le fait qu'elle soit à nouveau face à une caméra était pour elle assez salvateur. - A.-E.Lemoine: Avoir des projets et les maintenir malgré la maladie, c'est une autre façon de combattre le cancer? - S.Le Gouill: C'est essentiel.
Il y a la partie thérapeutique, le traitement, mais il y a beaucoup plus de temps dehors que de temps passé à l'hôpital. On vient pour 3 heures à l'hôpital, puis on rentre à la maison. Là, on la voit danser, très belle...
C'est ce message que les patients nous font passer au quotidien: avoir le lien avec les thérapeutes, l'équipe qui vous soigne, mais aussi pouvoir profiter des bons moments, faire remonter son capital confiance et regonfler les batteries. L'essentiel, c'est cette prise en charge globale qu'on porte beaucoup. Dans "soins de support", il y a "soins".
Il faut accompagner les patients dans le fait de sortir, d'aller dehors...
Il y a souvent des craintes autour de ça. Les patients ont tendance à demander: "Qu'est-ce que je ne peux pas faire?" Il y a besoin de ces moments.
On les accompagne aussi pour vaincre cette crainte de faire autre chose. - A.-E.Lemoine: L'un des frères Dardenne, Palme d'or en 1999 à l'unanimité pour "Rosetta", se souvient des premiers pas de E.Dequenne devant la caméra. - Elle nous a écrit une lettre pour le casting.
Elle nous a dit: "Je voudrais être une grande parmi les grandes." Tout de suite, elle est devenue Rosetta. Elle a capté toute l'équipe.
C'est une actrice qui avait une grande force, qui était devant vous, devant la caméra...
Elle existait. C'est ce qui nous a tout de suite pris. On s'est dit que c'était elle, qu'il y avait quelque chose de fort avec la caméra.
C'est un peu stupide, mais la caméra la prenait, l'aimait, la regardait. - A.-E.Lemoine: Sa carrière, c'est 25 ans de travail, 40 films, 12 séries et 13 téléfilms. - P.Lescure: Ce qui est remarquable, c'est la diversité de ses rôles.
Elle a débarqué presque sauvage sur la Croisette et avait déjà en elle toute une palette, un talent multiple et une volonté de tout essayer. En septembre 99, 5 mois après sa Palme d'or à Cannes, elle disait ceci à un de nos confrères journalistes. - Vous avez dit que vous aimeriez bien jouer une comédie.
Ca paraît à contre-emploi, pour vous, non? - E.Dequenne: Par exemple ou autre chose aussi.
Je veux tout essayer. Mais je veux faire quelque chose qui me plaît. Une comédie ou autre chose. - P.Lescure: C'est si vrai qu'un an après Cannes et la Palme de "Rosetta", C.Gans fait appel à Emilie pour en faire une marquise dans "Le Pacte des loups".
Elle a joué dans l'un des plus grands films de genre du cinéma français. - Madame, votre mère doit se faire du souci. - Elle se fait toujours du souci.
Si je l'écoutais, je serais déjà au couvent. Je sais que vous ne me croyez pas. Vous êtes un libertin. - On n'est pas libertin, quand on aime. - Vous aimez?
Enfin, c'est ridicule. Nous ne nous connaissons même pas. - Vous pensez que je parle de vous? - A.-E.Lemoine: Un an plus tard, nouveau virage. - P.Lescure: Complet.
On lui propose d'être une jeune femme de ménage qui cherche du boulot et qui va peut-être aller travailler chez un homme plutôt réservé qui craint tout ce qui le dérange. La jeune comédienne va épater J.-P.Bacri. - Vos cheveux sont jaunes... - Je ne fais pas le ménage avec mes cheveux. - C'est comment, votre prénom? - Laura. - On peut faire un essai, si vous voulez.
C'est quoi, votre tarif? - Je ne sais pas... - 60 francs de l'heure, ça vous va? - A.-E.Lemoine: "Une femme de ménage", qui sera diffusé ce soir, à 21h05, sur France 3.
E.Dequenne se souvenait d'une phrase de Cronenberg, président du jury de Cannes qui lui a décerné la Palme. - P.Lescure: On avait reproché à Cronenberg de choisir des comédiens amateurs, E.Dequenne en tête.
Il a répondu ceci. ... - E.Dequenne: Ca touche très, très fort.
Quand il y a un truc sur la confiance en soi...
C'est l'histoire de ma vie, la confiance en moi. Ca joue sur le ressenti qu'on peut avoir, du regard que vos pairs de ce milieu professionnel peuvent avoir sur vous. Ca me donne l'impression d'appartenir à quelque chose à laquelle je n'appartiens pas alors que j'appartiens à la vie. - P.Lescure: Quelle beauté simple et absolue que cette réponse faite l'année dernière.
On doit citer "La Fille du RER", un film de Lucas Belvaux, et "Close", où elle est Sophie pour son compatriote belge L.Dhont. En 2020, elle sera dans le film "Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait", d'E.Mouret.
Elle obtient le César du second rôle. Elle est une bouleversante femme trompée qui choisit de se sacrifier pour le bonheur de sa famille. - C'est certainement pas sérieux.
C'est sûr que ce n'est qu'une passade. Ca arrive à tous les hommes. Il va voir une fois ailleurs pour s'apercevoir que c'est mieux à la maison.
Il ne faut pas que tu fasses mon erreur... - P.Lescure: Elle avait eu le César du second rôle pour ce beau film il y a quelques années.
Il vous reste encore plein de films à découvrir dans la belle filmographie d'E.Dequenne. - A.-E.Lemoine: On est encore très émus d'elle sur le notre plateau, à Cannes. - P.Cohen: On était convaincus que c'était plus qu'une rémission.
Hélas, la maladie l'a rattrapée. Revoyez "Rosetta". C'est une Palme d'or qui n'a pas été énormément vue, qui n'a pas eu un grand succès public.
C'est un diamant brut. Pardon pour ce cliché, mais l'irruption de cette jeune fille, de cette adolescente de 17 ans, sauvage, suivie en permanence par la caméra des frères Dardenne, c'est un film extraordinaire. - A.-E.Lemoine: Ce sera diffusé vendredi, sur France 5, à 21h05.
Merci, professeur S.Le Gouill. On a entendu votre message et l'importance de la recherche contre les cancers dits rares.
Il est possible de faire un don jusqu'au 23 mars prochain sur le site d'Une jonquille contre le cancer. C'est l'heure de 5/5. F.Bayrou crispe sur la retraite. - L.Sénéchal: Il a semblé hier fermer la porte à tout retour à l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans. - Ca va être possible, dans le contexte dans lequel on est? - F.Bayrou: Non.
Nous devons à tout prix avoir des discussions. Une sur le privé, avec l'exigence de revenir à l'équilibre en 2030 et, deuxièmement, se demander quelle méthode nous pouvons trouver pour ce qui est des retraites publiques, pour qu'on ait, à terme, un retour à un meilleur équilibre des finances publiques. Dire "voilà l'âge pour tout le monde", ce n'est pas la seule piste. - L.Sénéchal: Depuis, le ministre tente de faire une sorte de mini-service après vente. - Les 62 ans ont un coût élevé.
Il faudrait que les autres critères soient modifiés de façon très forte. - Quand vous êtes un jeune qui cherche du travail... - Travailler plus pour gagner autant. - Les jeunes seniors de plus de 50 ans qui se retrouvent au chômage, je souhaite qu'ils travaillent plus. - L.Sénéchal: Les socialistes, qui n'ont pas censuré F.Bayrou en échange de l'ouverture de ce conclave sur la retraite, accusent F.Bayrou de leur avoir menti.
Les négociations entre partenaires sociaux sont déjà en péril. La CGT hésite à claquer la porte. F.Bayrou a aussi agacé E.Philippe, qui affirme que son lointain prédécesseur considère que les partenaires sociaux, c'est négligeable.
E.Philippe lui a répondu hier soir. - E.Philippe: Le conclave sur la retraite convoqué pour acheter la stabilité politique...
Comment imaginer que nous puissions consacrer encore plus de moyens à financer un système de retraite à bout de souffle? - L.Sénéchal: Le socle commun est déjà en train de se crisper sur cette question. - A.-E.Lemoine: Il y a 5 ans, le pays entier se confinait contre le covid. - L.Sénéchal: La courbe de contaminations et celle des entrées en réanimation s'emballaient au point où l'exécutif a fini par choisir l'option d'un strict confinement. - E.Macron: Les crèches, les écoles, les collèges et les lycées et les universités sont fermés depuis ce jour.
Les restaurants, bars et autres commerces non essentiels ont également clos leurs portes. Jamais la France n'avait dû prendre de telles décisions, évidemment exceptionnelles et temporaires, en temps de paix. Nous sommes en guerre. - L.Sénéchal: E.Macron a écrit que la France avait eu à affronter l'une des épreuves les plus difficiles de son histoire récente.
On se souvient du silence dans les rues. Nous avons applaudi les soignants à 20h. Le covid a fait 168 000 morts.
Nous étions à l'antenne, confinement ou pas. A l'époque, c'était l'inauguration des éditos de P.Cohen, qui parlait déjà de la situation. - A.-E.Lemoine: Le point de Patrick sur ce que le professeur Raoult présente comme un remède miracle. - P.Cohen: C'est une piste, mais pour l'instant, c'est la seule.
Si son étude suscite autant de méfiance, c'est que le professeur Raoult s'est affranchi de tous les standards scientifiques en vigueur. - L.Sénéchal: C'était le 23 mars, moins d'une semaine après le premier confinement.
On parlait déjà de la chloroquine avec un certain doute. Le covid a laissé une dette de santé publique. ... 500 000 séjours rattrapés l'année dernière d'après la Fédération hospitalière de France.
Il faudra des années pour revenir à la normale. Vous étiez numéro 2 du ministère de l'Intérieur. Vous avez dû faire respecter ce fameux confinement.
Quel souvenir vous en gardez? - P.Cohen: Les auto-justifications, c'était vous? - L.Nunez: Oui.
J'étais membre du gouvernement auprès de C.Castaner, secrétaire d'Etat à l'Intérieur. Je m'en souviens très bien.
Les forces de police n'étaient pas confinées. Il y avait des contrôles partout dans le pays, des réunions au plus haut niveau et l'animation tous les jours de la cellule de crise au ministère de l'Intérieur. Il y avait le ministère de la Santé.
On animait tous les jours, avec C.Castaner, et parfois avec le Premier ministre ou le président, des réunions de crise. Je m'en souviens très bien. - A.-E.Lemoine: Le nouveau Premier ministre canadien reçu à Paris. - L.Sénéchal: M.Carney a visité Notre-Dame de Paris.
Le pays est menacé d'annexion par D.Trump et se cherche des alliés fiables. - M.Carney: C'est plus important que jamais pour le Canada de renforcer ses liens avec nos alliés fiables comme la France.
Nous devons renforcer la relation entre nos pays pour assurer notre sécurité. - L.Sénéchal: E.Macron a célébré la visite du Premier ministre canadien. 1re visite à l'étranger avec ce message, en chanson, sur Instagram.
Vous reconnaissez? C'est une chanson de C.Dion qui date de 1984, "Hymne à l'amitié". - A.-E.Lemoine: France et Canada qui prônent une paix durable en Ukraine. - L.Sénéchal: Une paix assortie de garanties robustes qui protègeront l'Ukraine contre toute nouvelle agression russe.
Trump parlera demain directement à V.Poutine. Il sera question de partage de certains avoirs, dont des terres et des usines de production d'énergie.
Le président américain poursuit sa politique de manière brutale, notamment sur l'immigration avec l'expulsion de plus de 260 personnes présentées comme les membres d'un gang vénézuélien. D.Trump a utilisé une loi de 98, qui autorise le président à expulser des personnes en temps de guerre.
Pour Trump, l'Amérique est en guerre contre ce gang. Un juge américain a suspendu toute expulsion pendant 14 jours. Mais d'après l'administration Trump, c'était trop tard, l'avion avait déjà décollé.
Ce monsieur vote Trump et il est marié à cette dame péruvienne. A leur retour de lune de miel, elle a été arrêtée, placée en centre de rétention. Elle est en instance d'expulsion. ... - P.Cohen: Il se passe des choses spectaculaires, mais il y a moins d'expulsions par jour sous Trump que sous Biden. - L.Sénéchal: C'est plus arbitraire sous Trump. - A.-E.Lemoine: D.Trump s'attaque aux médias. - L.Sénéchal: Il considère les autres médias comme étant corrompus et voulant influencer les juges qui doivent statuer sur des décisions litigieuses. - L.Sénéchal: Trump passe le service public à la broyeuse en lançant le licenciement de salariés de Voice of America.
On s'inquiète aussi pour Radio Free Europe. L'Amérique renonce à être un phare de liberté dans le monde. Il faudrait qu'ils rendent la statue de la Liberté, selon R.Glucksmann. - R.Glucksmann: Nous allons dire aux Américains, qui ont choisi de basculer du côté des tyrans: "Rendez-nous la statue de la Liberté." Acclamations.
On vous en a fait cadeau. Apparemment, vous la méprisez. Alors, elle sera très bien ici, chez nous. - L.Sénéchal: R.Glucksmann a eu les honneurs, il y a quelques minutes, d'une réponse officielle de la Maison-Blanche. - L.Sénéchal: Trump a expulsé une agence qui refusait de renommer le golfe du Mexique en golfe d'Amérique. - A.-E.Lemoine: Le Vatican publie la 1re image du pape à l'hôpital. - L.Sénéchal: La photo montre François, 88 ans, en train de prier.
Il se dit affaibli, dans un message publié aux fidèles. Il souffre d'une double pneumonie. Des centaines de catholiques prient pour lui sous ses fenêtres. - A.-E.Lemoine: On finit avec une image d'un buraliste qui met miraculeusement en fuite son braqueur. - L.Sénéchal: Il a été braqué vendredi.
Un homme cagoulé entre dans son bar-tabac. On est au nord de Montélimar sur la N7. Il entre avec un fusil à canon scié à la main.
Le buraliste ne se démonte pas. Le commerçant a pris une table et a fini par mettre son agresseur en fuite. L.Nunez, vous ne recommandez pas forcément de faire ça... - L.Nunez: Ce serait très courageux, mais non, je ne recommande pas.
Sur les vols à main armée, on intervient très vite. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, monsieur le préfet de police.
Merci, professeur S.Le Gouill, directeur de l'ensemble hospitalier de l'Institut Curie.
François Bayrou