L'Iran annonce "fermer" le détroit d'Ormuz en réaction aux attaques d'Israël au Liban
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est une claque au visage de Donald Trump puisque Tehran annonce fermer le détroit d'Hormuz. On vous retrouve à Washington, Axel Meunier quelques jours après la signature de ce fameux protocole d'accord. — Oui, effectivement.
Mais ça fait longtemps que les Iraniens insistent sur ce point, que c'est une condition sine qua non pour eux. Le cessez-le-feu doit être respecté au Liban. Or, les dizaines d'attaques menées hier par Israël sont considérées par les Iraniens comme une violation de ce cessez-le-feu et ils n'acceptent pas donc de commencer les négociations.
On voyait bien que depuis quelques heures, la situation était très tendue. Les négociations à Genève devaient commencer ce vendredi. Elles ont été reportées de 24 heures.
Steve Whitcoff est en route. L'émissaire sur les sujets internationaux de Donald Trump est en route. Il doit rejoindre Jared Kushner qui est déjà sur place.
Le Premier ministre qatarien s'y trouve également. Bref, tout est fait pour que les négociations commencent. Sauf qu'effectivement, encore une fois, les Iraniens appuient là où ça fait mal, c'est-à-dire le détroit d'Harmouz.
C'était l'un des seuls points sur lesquels les Américains et les Iraniens s'étaient mis d'accord avec ce mémorandum d'entente, rouvrir le détroit d'Harmouz. Les Iraniens ont décidé d'utiliser ce levier et ça n'est Sûrement pas la dernière fois. On va voir ce que sera la réaction de Donald Trump qui se trouve ce week-end à Caen, David, justement pour travailler entre autres sur cette question de l'Iran.
C'est le money en direct de Washington et justement on prend la direction du Liban où on vous retrouve, Chloé Giraud. Un cessez-le-feu annoncé hier qui est en quelque sorte morné entre Israël et le Liban. Israël a mené des frappes dans le sud du pays mais dit avoir répondu à plus Des dizaines de projectiles lancés par le Hezbollah.
En clair, chacun s'accuse d'avoir violé ce cessez-le-feu. Oui, tout à fait. De là où nous nous trouvons avec Valentin et Bollier, on peut très clairement constater que ce cessez-le-feu n'en a que le nom.
Ce que vous voyez derrière moi, ce sont les environs de Nabatier. Ici, très régulièrement, nous entendons le bruit des explosions et aussi des panaches de fumée qui s'élèvent vers vers le ciel, aux endroits donc où ces frappes israéliennes s'abattent, se cesser le feu. Finalement il n'en a jamais été puisque dès hier 16h, dès son annonce, les frappes israéliennes se sont poursuivies et rien qu'aujourd Aujourd'hui, on dénombre pas moins de 70 raids aériens de la part d'Israël sur le sud-Liban avec un bilan qui est pour l'instant de 38 morts côté libanais.
Rien qu'aujourd'hui, un bilan qui va bien entendu évolué puisque des opérations de secours sont toujours en cours. Les deux camps s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu l'armée israélienne qui affirme qu'effectivement le Hezbollah a violé ce cessez-le-feu en lançant des dizaines de projectiles sur ses soldats. Le constat, c'est que les frappes se poursuivent de part et d'autre et que le bilan continue de s'alourdir ici côté libanais chloé giraud avec valentin rivoli et olivière avanelon vacier d'ivoire claire bon tout d'abord teheran se sert du détroit d'hormuz bien évidemment pour faire pression sur donald trump pour qu'il mette au pas israël oui c'est du Téhéran maintenant qui a le tempo sur ces négociations.
Le Détroit ouvert ou fermé, c'est ce qu'attend Trump en fait et c'est là-dessus que jouent les Iraniens. En faisant cela, c'est une façon de dire on arrête tout sans pour autant remettre en cause ce qu'ils ont réussi à négocier parce que on y reviendra mais financièrement ils sont gagnants sur toute la ligne il gagne énormément d'argent dans ce mémorandum s'il va au bout mais pour que ça fonctionne il faut que les Le Détroit sort ouvert. Il a été ouvert quelques jours, il le referme.
C'est encore une fois une façon d'avoir un levier sur Trump pour qu'il fasse lui-même pression sur Netanyahou. Le problème, c'est que quand Trump essaie de faire pression sur Netanyahou, jusqu'à présent, ça n'a pas marché. Et puis si vous vous mettez deux minutes à la place de Netanyahou, l'objectif de cette guerre, c'était de renverser un régime qu'il considère, et il n'est pas le seul en Israël, comme étant une menace existentielles pour Israël.
Si on regarde ce qu'il y a dans le mémorandum, il y a tout pour que ce régime soit demain plus fort qu'il ne l'était il y a un an. Plus d'argent, des nouveaux dirigeants, plus jeunes, plus radicaux, galvanisés par le fait qu'ils ont tenu tête aux Etats-Unis. Donc du point de vue des Israéliens, ça n'est pas une guerre pour rien, c'est une guerre pour quelque chose d'encore pire.
Donc il y a dans leur logique une cohérence. à maintenir un effort de guerre, non plus vis-à-vis de l'Iran, parce que là ce serait vraiment faire un pied de nez à leur allié américain, mais au moins au Liban pour protéger leurs frontières sud et pour continuer d'aller cibler des dignitaires du Hezbollah qui qui sont main dans la main avec les Iraniens. Alors si on revient sur ce cessez-le-feu qui avait été annoncé hier par les Etats-Unis, par un émissaire américain, cessez-le-feu morné.
Israël a certes mené des des opérations dans le sud du Liban, mais d'y avoir riposté parce que le Hezbollah aurait envoyé des dizaines de roquettes. Et là non plus, l'Iran n'a pas totalement la main sur ce que fait le Hezbollah. – N'a pas la main complètement sur ce que fait le hezbollah ce qu'il faut avoir en tête c'est qu'il ya deux niveaux de conflits il ya le conflit qui est à la frontière il ya ce conflit qui dans l'objectif des israéliens et de créer une zone tampon pour que le hezbollah soit trop loin pour pour pouvoir frapper des populations qui sont sur ce territoire au nord.
Et donc de remonter le plus loin possible, sauf qu'à chaque fois qu'il remonte, le Hezbollah considère ça comme une nouvelle offensive, et donc comme une violation de ce cessez-le-feu, et il riposte, parce qu'ils sont au Liban et qu'ils considèrent qu'ils sont chez eux. Donc vous voyez bien qu'il y a là-dedans une guerre qui va être très difficile à éteindre et qui dure depuis des dizaines d'années. De cibler des officiels du Hezbollah à Beyrouth, à Beyrouth Sud, comme ça a été le cas il y a une semaine.
Ça, c'est encore autre chose. Donc là-dessus, peut-être que les Israéliens peuvent avoir une oreille à peu près attentive avec Trump pour ouvrir la voie à d'éventuelles négociations. Mais encore une fois, si vous vous mettez à la place du gouvernement israélien, cet accord qui est en train de se solidifier, c'est la pire des choses.
Je le redis, c'est aller vers un Iran qui est encore plus dangereux qu'il ne l'était avant la guerre. Alors on a compris, la monnaie d'échange pour obtenir ce qu'ils veulent du côté des Iraniens, c'est bel et bien ce détroit d'Hormuz. On vous retrouve à Doha, au Qatar, c'est lié à Valais, sitôt rouvert, déjà fermé finalement le Détroit.
Oui alors que le trafic avait pourtant bien repris mais vous l'avez dit les gardiens de la révolution viennent d'annoncer la fermeture du Détroit d'Harmouz. Ils avaient Déjà menacé de fermeture hier les gardiens de la Révolution alors qu'il y avait des frappes entre le Liban et Israël. Une menace qui a tout de suite été démentie hier par le ministre iranien des affaires étrangères, une menace qui avait eu déjà une influence sur le trafic maritime dans le détroit d'Hormuz parce que ce trafic l'avait bien repris ces deux derniers jours suite à la signature du protocole d'accord.
Il y avait eu jusqu'à 25 navires qui qui avait passé ce passage stratégique jeudi, c'était un record depuis le début de la guerre. Ces navires qui passent donc, qui passaient visiblement puisque le détroit est désormais fermé, ces navires qui passaient selon les conditions imposées par l'Iran, à savoir déclarer leur venue 48 heures avant, demander l'autorisation, donner les coordonnées, donner l'itinéraire. Tout cela a été respecté par de nombreux navires commerciaux et pétroliers mais désormais le trafic dans le détroit d'un musée fermé, c'est ce que viennent d'annoncer les gardiens de la révolution.
Célia Vallée avec Tanguy Tricouar en direct de Doha au Qatar. Tout cela intervient, Olivier Ravanello, dans le contexte où on a appris que les émissaires iraniens et américains étaient en route pour la Suisse. Donc Téhéran, effectivement, appuie là où ça fait mal alors que les négociations sont censées commencer.
Oui, les négociations sur, j'allais dire, le gros morceau de cet accord sur le nucléaire qui sera sans doute le plus compliqué. Mais les Iraniens ont vu qu'ils ont un levier de pression considérable sur Trump. Souvenez-vous de la déclaration de Trump immédiatement après, lorsqu'il était à Evian, en disant « Vous comprenez bien, j'étais obligé de signer quelque chose ».
On était sur le point d'être asphyxiés par la fermeture de ce détroit d'Hormuz. Aujourd'hui, lorsqu'il a été rouvert, parce qu'on dit aux ceux qui nous écoutent il est ouvert, il est fermé, mais il est miné. Donc c'est compliqué de comprendre.
En fait, vous avez trois chemins pour traverser le détroit d'Hormuz. Un qui longe les côtes iraniennes, donc évidemment vous vous exposez à des tirs iraniens s'ils ne sont pas d'accord pour que vous passiez. Donc quand ils disent c'est fermé, c'est en gros, vous ne passez pas par là.
Vous avez une route qui est le long de la côte avec Oman et puis vous avez un chenal au milieu qui apparemment serait miné. Mais même avec ce gros chenal au milieu, vous avez toujours un moyen de passer par le nord à condition que les iraniens soient d'accord. Vous voyez bien ce qui est en train de se mettre en place et ça, à mon sens, ça ne disparaîtra pas.
Ce péage, ils vont bien l'instaurer. On est en train de décrire quoi comme situation ?