Jean-Philippe Tanguy : «Nous n'avons pas à entrer en guerre»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui, écoutez, c'était une intervention qui était à la hauteur, qui n'était pas bavarde comme souvent malheureusement l'intervention de monsieur Macron et donc il y a pas de raison de critiquer pour critiquer. Effectivement, protéger nos intérêts, protéger nos nombreux ressortissants, plusieurs centaines de milliers dans la région, c'est important et la voix de la France doit être présente. Mais s'engager comment concrètement ?
On a deux bases françaises qui ont été attaquées. Nous sommes liés par des accords de coopération avec nos alliés dans la région. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire des patrouilles, ça veut dire engager le combat dans certains cas. Nous n'avons pas de raison d'engager le combat et d'engager la France dans cette guerre pour le moment. Mais être présent parce que nos forces étaient nos forces voilà absolument protéger nos intérêts, protéger nos bases, protéger nos soldats tout simplement la vie de de nos compatriotes et être présent sur les sur les lieux en si en cas d'évolution des conflits qui imposeraient une évolution de la position de la France.
Ce qui est certain, c'est que les forces françaises étaient très très éloignées géographiquement et qu'il fallait les rapatrier dans les moyens qui permettent d'être efficace si la France devait engager. Évidemment, j'entends monsieur Tangu, mais les accords de coopération qui nous lient aux Émirats à sont très précis. S'ils sont attaqués, nous avons un devoir de réciprocité.
Donc est-ce qu'il faudrait un moment engager les frappes contre l'Iran ? Bah la parole de la France devra être honorée effectivement mais pour le moment et grâce à Dieu, si je puis dire, nous ne sommes pas sollicités, nous n'avons pas rentré en guerre. Voilà.
Bon, je sais qu'en France, c'est pas votre cas, c'est pas votre question. Il y a beaucoup de de forces politiques qui sont toujours à vouloir rentrer en guerre n'importe où, mais enfin la guerre, on sait toujours comment elle commence. On ne sait jamais malheureusement elle finit et il faut évidemment être très prudent sur ces sujets.
Jean-Philippe Tanguy