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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 8 septembre 2020 51 minComplaisantFond programmatiqueTravail & emploiÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Les mêmes chances de réussir pour tous. Point presse du Président Emmanuel Macron :

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 21:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi mettre en avant aujourd'hui ce thème de l'égalité des chances ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre les discriminations sociales qui ne concernent pas uniquement l'entreprise ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre point de vue sur la réduction de la quarantaine à 7 jours et les délais des tests PCR ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il de la jeunesse des territoires et de l'égalité des territoires ?

  • 1:00:00RelanceRéponse directe

    Les deux discours sur l'apprentissage et les cordées de réussite ne risquent-ils pas de se télescoper ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30E. MacronChiffre
    « Nous avons entre 700 000 et 800 000 jeunes qui devaient arriver sur le marché du travail et qui sont confrontés à cette situation inédite. »
  • 3:30E. MacronChiffre
    « un investissement de plus de 6 milliards et demi d'euros pour qu'il n'y ait aucun jeune sans solution. »
  • 4:30E. MacronChiffre
    « on a largement augmenté le service civique, presque doublé, là en quelques mois, entre septembre et puis le début d'année prochaine. »
  • 5:30E. MacronChiffre
    « entre 250 000 et 300 000 offres sur ce volet-là. »
  • 7:30E. MacronChiffre
    « Fin 2019, on a, c'est un chiffre historique, plus de 490 000 jeunes en apprentissage en France. »
  • 11:30E. MacronChiffre
    « nous allons la passer de 80 000, aujourd'hui, à 200 000 »
  • 13:30E. MacronChiffre
    « nous avons mis 8 000 euros pour chaque jeune en apprentissage qui a plus de 18 ans, 5 000 pour les moins de 18 ans. »
  • 18:00E. MacronPromesse
    « d'ici à la rentrée 2022, nous allons porter ce chiffre à un internat d'excellence par département. »
  • 22:00E. MacronChiffre
    « 300 000 enfants qui sont dans ces classes dédoublées. »
  • 37:00E. MacronChiffre
    « on arrive à ce million de tests par semaine qui est au-delà même de l'objectif qu'on avait fixé au moment du déconfinement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

D'abord sur un campus, et maintenant, au Hall 32, ce qui est une formidable, je dirais, occasion de valoriser tout ce qui est fait, justement, par, j'allais dire, l'équipe de France, véritablement, pour l'emploi des jeunes et l'égalité des chances. Nous sommes, vous le savez, dans une situation inédite que traverse notre pays, en pleine crise sanitaire, qui, évidemment, conduit à vivre une crise économique et sociale, avec un chômage qui monte et va continuer de monter, et qui touche tout particulièrement les jeunes de notre pays. Et je dirais, c'est le défi de l'urgence, nous avons entre 700 000 et 800 000 jeunes qui devaient arriver sur le marché du travail et qui sont confrontés à cette situation inédite où des entreprises sont amenées à fermer, où l'anxiété est là, beaucoup d'incertitude, et donc, évidemment, on doit d'abord aider cette génération.

Elle ne peut pas être la génération sacrifiée. Ca doit être la génération de l'ambition redoublée. C'est ce qui a conduit le gouvernement, et je remercie les 3 ministres qui m'accompagnent, à justement prendre des actions extrêmement fortes avec un investissement de plus de 6 milliards et demi d'euros pour qu'il n'y ait aucun jeune sans solution.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'on a largement augmenté le service civique, presque doublé, là en quelques mois, entre septembre et puis le début d'année prochaine. Qu'on augmente très fortement aussi les formations, que ce soit les mentions complémentaires ou les formations dans le supérieur, pour éviter que des jeunes, qui étaient en fin d'études, se retrouvent sans employeurs, sans perspectives.

Et donc là, on va l'adapter en fonction de la rentrée, mais entre 250 000 et 300 000 offres sur ce volet-là. Et qu'on a beaucoup développé, je vais y revenir aussi, nos dispositifs d'apprentissage pour qu'on ait une solution face à chaque jeune. Et que véritablement, dans ce contexte de grande difficulté, on sache répondre aux défis de notre jeunesse.

Mais ce défi, si je puis dire, vient s'ajouter à un défi plus profond, je l'évoquais il y a quelques jours, que notre République connaît et vit depuis des décennies, qui est celui de l'égalité des chances. C'est que lorsqu'on vient de certains quartiers, de certaines familles, lorsqu'on n'a pas le même capital, qu'il soit familial, qu'il soit monétaire, qu'il soit culturel et éducatif, de départ, on n'a pas les mêmes chances, encore aujourd'hui, en République. Et donc pour réussir à déjouer cela et la fatalité qui l'accompagne, il faut, là aussi, redoubler d'efforts, et moi, je crois très profondément que le contexte que nous vivons, parce qu'on va faire encore plus, doit nous permettre de mieux répondre à ce défi de l'égalité des chances.

On pourra y revenir dans le cadre des questions, nous avons beaucoup fait, de la petite enfance en passant par l'école, l'orientation, le sup, et le parcours professionnel pour améliorer, justement, cette égalité des chances. Mais aujourd'hui, on doit faire mieux. Et je veux vraiment féliciter tous les acteurs qu'on a vus ce matin, aussi bien au campus qu'au Hall 32 ici, qui font un travail formidable.

Nos collectivités territoriales, le président de la région, le président du département, monsieur le maire, et l'ensemble des parlementaires. Parce que travailler main dans la main, avec justement l'Education nationale, l'enseignement supérieur, le monde économique. Féliciter l'ensemble de nos enseignants, qu'on a vus ce matin, qui sont absolument exemplaires, et vont chercher nos jeunes pour les orienter, les former, et les conduire jusqu'au travail.

Et vraiment féliciter le monde de l'entreprise, et je trouve que ce que vous avez réussi à faire dans ce Hall 32 est remarquable d'intégration. On a ici Michelin avec d'autres partenaires, Limagrain, Banque de France, qu'on a pu voir, le pôle de compétitivité, avec la région, avec l'Etat, qui se sont organisés pour former les jeunes qui sont derrière moi, et leur permettre d'avoir des opportunités. Et vous me l'avez très bien montré.

Certains jeunes venaient du lycée, d'autres dans des situations beaucoup plus difficiles, d'autres s'étaient, à un moment, écartés des études, j'ai pu le voir et ils me l'ont raconté. Et donc c'est un formidable modèle de réintégration, si je puis dire, dans des études, avec, justement, les caractéristiques de cette plateforme qui permet d'être en lien avec l'entreprise, avec l'alternance, et donc très vite aussi d'être plongé dans la réalité de ce monde économique. Et je crois que ce qu'on voit ici est un formidable exemple de ce qu'il faut faire.

C'est-à-dire quand on est face à des défis historiques, celui que j'évoquais en matière économique, celui de la lutte pour l'égalité des chances, on doit réussir à tous travailler ensemble. Evidemment, le gouvernement avec les collectivités territoriales, toutes. Et évidemment, le public avec le privé, c'est ce que vous avez réussi à faire ici, et qu'il faut qu'on passe à l'échelle.

Alors, face à ça, on a un premier défi de continuer à réussir ce qu'on a entrepris en matière d'apprentissage et d'alternance. Il y avait une forme de fatalité française. On parlait beaucoup de l'apprentissage, on n'arrivait pas à le faire décoller, comme, par exemple, nos voisins allemands.

Pourquoi ? Parce qu'on avait, au fond, expliqué à notre jeunesse, et souvent à leurs parents, que l'apprentissage était synonyme d'échec scolaire. C'est faux.

Et je pense qu'on est en train, collectivement, et vous en êtes un formidable exemple, de montrer que l'apprentissage et l'alternance, c'est un moyen de réussir parce qu'on va mieux connaître l'entreprise, parce que, du coup, on va croiser des employeurs qui connaissent mieux les jeunes, et qu'on accède beaucoup plus vite à l'emploi. Nous avions, fin 2019, d'ores et déjà des résultats acquis : plus 25%. Fin 2019, on a, c'est un chiffre historique, plus de 490 000 jeunes en apprentissage en France.

C'est un chiffre qu'on n'a jamais atteint, que, bien évidemment, nous voulons consolider, développer, pour réussir à aller plus loin. Et il ne faut pas que la crise que nous sommes en train de traverser réduise ni cette ambition...

Pardon, je m'étrangle. Ni ne vienne fragiliser, en quelque sorte, ce résultat. Et donc face à ça, qu'est-ce qu'on a décidé ?

De redoubler d'effort, c'est-à-dire d'expliquer, d'accompagner véritablement cet effort auprès des entreprises, des formateurs, mais que, en parallèle, on arrive, justement, à faire plus. Et donc nous avons mis 8 000 euros pour chaque jeune en apprentissage qui a plus de 18 ans, 5 000 pour les moins de 18 ans. Et donc...

Si quelqu'un me donne un verre d'eau, que je retrouve ma voix. Merci beaucoup. Pardon.

Pardon de cela. Donc sur l'apprentissage et l'alternance, l'effort qui est fait en cette rentrée, qui est un effort inédit, c'est ces 8 000 euros en plus pour les plus de 18 ans et 5 000 euros pour les moins de 18 ans. L'objectif, c'est véritablement qu'on maintienne ce chiffre et qu'on continue d'avoir de plus en plus de jeunes qui accèdent, justement, à ces contrats d'apprentissage et d'alternance.

Je vais essayer d'aller au bout. Deuxième chose, on l'a vu ce matin à travers... le campus...

Je vais retirer, je pense. On tient les distances, mais...

Je m'étouffe avec ça. Donnez-moi un masque peut-être plus léger. Je vais mettre un masque plus léger parce que j'ai dû absorber un truc du masque.

On va y arriver. Merci pour votre patience. Donc, premier point, l'apprentissage, garder ce qu'on a réussi à faire, le consolider avec cette aide exceptionnelle des 8 000 euros et 5 000 euros.

Ce qui veut dire, pour être très concret, que pour un employeur qui prend un jeune, aujourd'hui, de 18 ans en apprentissage cette année, c'est l'Etat qui paye le coût pour l'employeur, c'est ça ce que ça veut dire de manière très concrète, cette aide exceptionnelle, parce qu'elle s'ajoute à tout ce qu'on fait par ailleurs, et donc aujourd'hui, un employeur qui prend un jeune de 18 ans en apprentissage, il n'a plus de coût sup pour cette année. Je le dis parce que nous comptons énormément sur les employeurs dans cette période, on a besoin de consolider cet effort, de le renforcer, et cette aide est là parce qu'on ne peut pas avoir une jeunesse et une génération sacrifiée. Donc derrière, évidemment, c'était très important pour les TPE-PME, et évidemment, ça veut dire qu'on compte, et je remercie vraiment Michelin, Limagrain, partenaire ici, et les grandes entreprises qui jouent le jeu.

On a dit le chiffre de 5% d'apprentis, s'il y a une année où il faut le tenir, c'est cette année, parce qu'on apporte cette aide, et donc les grands groupes doivent être au rendez-vous. Et ça, on l'attend très fortement dans cette logique un peu de pacte face au Covid, de nos grandes entreprises, c'est très important dans ce moment. Deuxième élément de cette rentrée, c'est booster nos fameux campus d'excellence.

Ces Harvard des métiers qu'on a lancés au début du quinquennat, avec les ministres, et qui sont très importants, qui permettent d'avoir, sur des métiers techniques, sur des filières, des campus où on intègre, parfois du collège, mais plus souvent du lycée, CFA, école d'ingénieurs, où les entreprises sont présentes, où on a des plateformes d'excellence, où on arrive à avoir une logique de campus, et où on internationalise. On a vu, tout à l'heure, un candidat prochain sur ces campus d'excellence, notre volonté, c'est de passer d'ici le début de l'année prochaine à 80 campus d'excellence, parce que ça veut dire autour d'autant de métiers industriels, de filières sur lesquelles la France a ses compétences, comme de filières d'avenir, et ça va des travaux publics à la mécanique, l'aéronautique, comme on l'a vu tout à l'heure. Cette logique de campus d'excellence, on met des moyens, et on a, du coup, des jeunes qui peuvent avoir eu des difficultés au début de leur vie académique, mais parce qu'ils sont dans cette logique de campus d'excellence sont avec d'autres jeunes qui sont en école d'ingénieurs, sont avec d'autres jeunes qui sont eux-mêmes en apprentissage, et donc c'est une logique d'excellence qui les tire vers le haut.

Et dire que dans ces filières qui sont plus techniques ou technologiques et ces métiers, on investit, on développe une logique, justement, de mérite et d'excellence pour tirer tout le monde, produit des résultats, on le sait. Et c'est vraiment ce qui a su être fait, et on va le labelliser et le reconnaître pour Clermont, et ce qui doit être fait, justement, sur d'autres métiers si importants. 3e élément sur lequel je voulais insister dans ce contexte après, justement, l'effort exceptionnel pour l'apprentissage et l'alternance, après ce qui est fait pour ces campus d'excellence, ce sont ces cordées de la réussite.

Les cordées de la réussite, c'est un dispositif qui existe depuis plusieurs années et qui consiste à aller repérer des jeunes en fin de collège, et de leur permettre d'être particulièrement accompagnés durant leur lycée, et jusqu'au début de l'enseignement supérieur. Ces cordées de la réussite, il y en a à peu près 80 000 en France, aujourd'hui. Ca n'est pas suffisant, et donc ce que nous voulons faire, c'est non seulement le développer, mais le renforcer.

Et donc ce que nous allons mettre en place dans les prochaines semaines, c'est un mécanisme complètement réinventé, repensé, de cordées de la réussite. D'abord pour dire, ça doit commencer dès la 4e. Et on doit aider, permettre à l'ensemble des enseignants, parce que c'est la vocation même des professeurs, d'aller repérer les talents, quelles que soient leurs filières, quelles que soient les difficultés familiales, et en particulier dans les quartiers les plus difficiles, les familles les plus en difficulté, d'avoir un accompagnement personnalisé de ces jeunes, de leur permettre, à l'école, d'avoir un tutorat renforcé, de leur permettre hors de l'école d'avoir accès à la culture, au sport, à tout ce qui, justement, permet, ensuite, d'être reconnu quand on arrivera dans l'enseignement supérieur ou la vie professionnelle, d'accompagner mieux leurs familles, pour convaincre les familles qu'accéder à des études plus longues est important pour l'enfant et pour les familles elles-mêmes.

Et de mettre en place un dispositif de bourse pour accompagner les familles, justement, à payer ces études. Cette nouvelle cordée de la réussite, nous allons la passer de 80 000, aujourd'hui, à 200 000, avec ce système de bourse, avec le renforcement des moyens que nous allons mettre en place, pour permettre d'identifier, dès la 4e, des jeunes, et de les emmener jusqu'à l'après-baccalauréat. Moi, je crois beaucoup dans ce système qui existe, qui est aujourd'hui trop faible, pas assez développé.

Les ministres y sont aussi convaincus, c'est un formidable levier, par l'éducation et l'accès jusqu'au supérieur, d'égalité des chances. Avec aussi un lien permanent avec l'entreprise, comme nous l'avons vu dans le formidable exemple que vous représentez. Ensuite, nous devons aussi développer ce qui existe aujourd'hui, ce qui a montré sa réussite, que sont les internats d'excellence.

On l'a vu tout à l'heure sur le campus, qu'il y avait un internat de 200 jeunes, on le voit dans les quelques endroits de notre beau pays. Et je le dis devant le Pdt Gouttebel, qui a eu à remettre un rapport sur ce sujet au ministre. L'internat est ce qui permet à des familles, parfois de milieux modestes, qui vivent dans des quartiers qui sont parfois loin, ou du lycée, et encore plus ensuite de l'enseignement supérieur.

Ou des familles très rurales qui peuvent être aussi loin justement de l'offre scolaire, d'avoir accès à la réussite républicaine. Et donc nous avons, aujourd'hui, un peu moins d'une quarantaine d'internats d'excellence, d'ici à la rentrée 2022, nous allons porter ce chiffre à un internat d'excellence par département. Ces internats d'excellence, ça n'est pas ni l'internat de ma génération, ni celui de la génération d'avant, c'est ce qui a été innové il y a maintenant 10 ans, ce qui a été évalué et qui a montré sa réussite.

Ce sont des internats où non seulement on accueille des jeunes, mais où on va leur permettre aussi d'avoir tout le parascolaire. C'est-à-dire un système d'études accompagné beaucoup plus fort, un accès à la culture, au sport, à l'émulation, à l'excellence. Au fond à ce que la République offre de mieux.

Et le faire, là aussi, en identifiant les jeunes très tôt qui en ont le plus besoin. Voilà les quelques axes forts en cette rentrée sur lesquels je voulais insister. Certains sont pour tout de suite, ce que j'évoquais pour l'alternance et l'apprentissage, et pour les jeunes qui ont à rentrer dans le monde du travail.

D'autres sont aussi immédiats, quand je parle des cordées d'excellence ou, justement, de tous nos mécanismes d'accompagnement. Certains mettront du temps, mais c'est un investissement qu'on a à faire dès maintenant, parce que nous devons investir sur notre jeunesse. France Relance a beaucoup de chapitres, et les ministres sont en train de les détailler, mais le chapitre le plus important, le fil rouge le plus important de cette relance de notre pays, c'est d'investir sur notre jeunesse.

Parce que chaque investissement qu'on rate, chaque jeune à qui on ne donne pas sa juste chance, bah c'est non seulement une injustice vécue à titre individuel et familial, c'est, ce faisant, une injustice sociale, mais c'est aussi sur le plan économique une aberration, parce que c'est un potentiel pour le pays à qui on n'a pas donné sa chance de se développer. Et donc, c'est un potentiel pour notre économie, notre industrie de demain. Voilà les quelques points que je voulais évoquer en cette rentrée.

La rentrée est difficile, mais nous nous battrons pour l'emploi des jeunes, et nous nous battrons au carré pour l'égalité des chances dans ce moment que vit notre République, parce que notre jeunesse le mérite. Et je veux remercier les jeunes qui m'ont accueilli ce matin, en m'expliquant chacune et chacun leur parcours. Ils ont montré que tout était possible parce qu'ils ont des parcours très différents.

Certains viennent d'Afghanistan, des jeunes filles sont dans des filières qu'on disait impossibles pour, justement, pour les filles, elles ont bravé tous les interdits et les représentations. Et, d'ailleurs, tous et toutes montrent très bien que les métiers de l'industrie sont des métiers d'avenir, sont des beaux métiers où il y a de la compétence, de l'innovation, et vers lesquels ont doit aussi ramener notre jeunesse. Voilà les quelques mots que je voulais dire avant de répondre à vos questions, en m'excusant à nouveau pour cette petite phase de toux. (Applaudissements) -Bonjour, M. le président.

Agathe Lambret, BFMTV. On espère, effectivement, que vous allez mieux. Je voulais savoir pourquoi mettre en avant aujourd'hui ce thème de l'égalité des chances.

Est-ce que vous voulez peut-être rééquilibrer votre discours alors que la lutte contre le séparatisme, l'insécurité sont omniprésents dans le discours du gouvernement en cette rentrée ? -E. Macron : Ecoutez, je ne cherche pas à rééquilibrer, je cherche à tenir tous les fils.

Notre pays est face à des défis qui ne sont pas nouveaux, mais qui existent, l'insécurité, vous l'évoquiez. Et donc lutter contre l'insécurité dans notre pays, c'est tenir le pacte républicain aussi, parce qu'on ne peut pas dire qu'il est normal de vivre dans certains pays de la République en ayant peur, en étant dans l'insécurité chaque jour. Et donc lutter pour la sécurité de tous les citoyens, c'est lutter pour que la République et l'ordre républicain soient maintenus.

Mais lorsque l'insécurité s'installe, c'est souvent un symptôme. C'est qu'une vie économique stable n'a pas pu s'installer dans le quartier, et a conduit certains à aller vers de l'économie clandestine, et à développer la drogue. Lorsque des jeunes ou moins jeunes vont vers la délinquance, c'est bien souvent qu'ils n'ont pas réussi à trouver la bonne voie, et à s'inscrire dans la vie, si je puis dire, normale de la nation, et donc à construire leur vie à partir d'opportunités économiques.

Et donc si on veut en traiter la cause tout en en traitant le symptôme, et donc je ne suis pas, comme disent certains, je ne suis ni dans l'excuse, ni dans la simplicité. Ceux qui disent il n'y a que l'insécurité dans le pays sont simplistes. Ca n'est pas vrai, il n'y a pas que cela.

Il faut traiter avec réalisme, force et détermination, les problèmes de sécurité auxquels nous sommes confrontés. Mais il faut en même temps en traiter la cause profonde, et donc traiter le sujet, en effet, de l'éducation, de la formation, et des opportunités économiques. C'est-à-dire de permettre à chaque citoyen dans notre nation de construire sa vie telle qu'il la souhaite et donc d'accéder à l'éducation et à la formation auxquelles il a le droit.

Et c'est, pour moi, un fil rouge de mon engagement, de ce mandat, et au moment où notre pays traverse une crise sanitaire, économique et sociale, je pense qu'il est encore plus important, non seulement de le rappeler, mais de faire. Donc oui, moi, je pense que quand on dédouble les classes de CP, CE1, ce qu'on appelle ces zones d'éducation prioritaire, les REP et REP+, on fait de la vraie lutte pour l'égalité des chances. On l'a fait dès le début du quinquennat.

On a, aujourd'hui, 300 000 enfants qui sont dans ces classes dédoublées. Vous imaginez, pour 300 000 enfants, chaque année, on a changé la vie. C'est-à-dire qu'on leur a permis, non plus d'être dans une classe à 24, 25, parfois 30.

Et donc lorsqu'ils venaient d'une famille en difficulté, lorsqu'ils ne maîtrisaient pas bien la langue, les chiffres, ils n'étaient pas forcément repérés en fin d'année par les professeurs, parce que c'est impossible, quand on est si nombreux. Aujourd'hui, ils sont 12, venant des familles les plus modestes. Et donc les enseignants ont la possibilité de mieux faire leur travail.

Et vous verrez, on a déjà mesuré les résultats, ils sont là, et ça va changer les choses très profondément pour toutes les générations qui passeront par là. Lorsqu'on met en place le petit déjeuner, justement, à l'école, on permet à ce que des enfants venant de familles modestes, qui jusqu'alors, parfois, arrivaient à l'école et avaient du mal à suivre parce que, simplement, leur famille n'avait pas les moyens de les nourrir. On leur permet de se nourrir.

La République le permet. On lutte contre les inégalités. Lorsqu'on met l'obligation scolaire à 3 ans, on lutte contre, aussi, une inégalité qui s'était installée dans certains territoires ultramarins, dans certains quartiers difficiles de la République où, précisément, les enfants de famille les plus en difficulté étaient ceux qui n'allaient pas à l'école dès 3 ans.

Et donc tout ça, on va le compléter à la fin du mois, avec, justement, tout le travail qui a été demandé sur les 1 000 premiers jours de vie, on va permettre, je dirais, de faire tout ce qui n'a pas encore été fait, c'est-à-dire le travail pour l'égalité des chances avant les 3 ans. On a pris des décisions historiques qui depuis des décennies n'avaient pas été prises, donc l'obligation scolaire dès 3 ans, l'investissement sur les jeunes les plus modestes, le dédoublement des classes en zone REP et REP+. L'investissement sur l'orientation et l'accompagnement, le devoir fait, par exemple, où 150 000 jeunes ont la possibilité d'être accompagnés pour faire leurs devoirs à la maison.

L'orientation avec parcours sup qui est venu conjurer beaucoup d'inégalités. L'investissement sur le premier cycle universitaire, qui sera complété par l'enseignement supérieur recherche porté par la ministre. Et les nouvelles formations, les formations plus déconcentrées que nous sommes en train de faire, les formations d'excellence justement, en premier cycle universitaire, qu'on fait aussi dans des villes qui, jusqu'alors, n'avaient pas accès à la formation supérieure, ce qui est une fonction, justement, de lutte contre les inégalités.

Ce que j'ai rappelé sur l'apprentissage, que nous avons d'ores et déjà mis en place. Les politiques, ensuite, d'accès à l'emploi, qui ont été développées, en particulier les Emplois francs, dans les quartiers les plus difficiles de la République, là où le quartier était synonyme de discrimination. Donc vous voyez, il y a un continuum.

Et évidemment, je ne veux pas oublier ce que nous avons décidé sur les 16, 18 ans, c'est-à-dire pour la 1re fois cet engagement que tous les 16, 18 ans seront ou en instruction, ou en formation, et donc accompagnés par l'Etat. Il n'y a jamais eu un tel investissement sur l'éducation, formation, l'accès à l'emploi, pour, justement, rebattre les cartes, conjurer la fatalité, ne pas se soumettre à ce que le destin jusqu'alors dictait. Mais ce travail n'est pas terminé.

Et donc oui, au moment où nous nous parlons, si nous laissons les choses retomber, les inégalités se recréeront, parce que quand la situation est difficile, quand la crise économique est là, les premiers à en pâtir, ce sont nos concitoyens qui viennent des milieux les plus modestes. Et c'est pour ça que nous allons redoubler d'efforts, que j'ai voulu, aujourd'hui, faire ces annonces très importantes sur les internats d'excellence, sur les cordées de la réussite, sur cet investissement dans l'apprentissage. Nous allons redoubler d'effort sur les Emplois francs dans les prochaines semaines pour permettre de faire plus sur l'emploi dans les quartiers difficiles.

Nous allons redoubler d'effort vis-à-vis des associations, et il y a tout un champ que nous allons, maintenant, aussi, déployer, celui de l'accès à l'enseignement supérieur, aux grandes écoles, aux grands concours de la fonction publique. On doit avoir beaucoup plus de boursiers, on doit avoir beaucoup plus de jeunes qui viennent de quartiers pauvres ou en difficulté, on doit avoir beaucoup plus de mixité sociale. Et donc dans les prochaines semaines, sur ce sujet aussi, nous devrons mener une petite révolution. -Bonjour, M. le président.

Sami Sfaxi, pour Canal+ et CNews. Lors de votre discours au Panthéon, vous aviez axé, c'est vrai, cette égalité des chances sous le prisme de cette discrimination en fonction de sa couleur de peau, en fonction de son prénom, de son nom, de son origine sociale. Aujourd'hui, on est vraiment sur de l'insertion professionnelle.

Ce déplacement, il pourrait pratiquement être dédié aux jeunes. Comment est-ce que vous allez considérer, comment est-ce que vous allez lutter, justement, contre ces discriminations sociales qui ne concernent pas uniquement l'entreprise, mais qui est un phénomène beaucoup plus large ? Les associations qui luttent contre cette discrimination.

Quelles vont être précisément vos mesures ? Merci. D'abord, on va continuer de développer le dédoublement, parce que quand...

La première chose, si on ne maîtrise pas bien la lecture, l'écriture, le calcul, et qu'on n'a pas les codes, si je puis dire, on a énormément de mal, vous le savez bien, à accéder ensuite même aux bonnes formations, qui plus est, à un emploi, Et donc l'investissement sur les premières années de la vie, il est fondamental. C'est ce qu'on va compléter à la fin du mois sur les 1 000 premiers jours, mais ce que je rappelais sur l'école, l'école obligatoire dès 3 ans et le dédoublement dans les zones REP et REP+, c'est fondamental. On est en train d'étendre cela, on le fait et on l'a lancé sur les grandes sections maternelles, on en a 20 000, cette année, justement, qui sont dans... et il faut continuer à développer cet effort pour que, quel que soit son quartier et sa famille, on ait justement ces savoirs de base.

Parce que bien souvent, c'étaient les jeunes dont la famille était parfois immigrée, maîtrisait mal les codes et la langue en particulier, qui avaient le plus de difficultés, évidemment, à apprendre à lire et à écrire. Donc ça, on est en train de le corriger, de le réparer. Ensuite, ce que je viens d'évoquer aujourd'hui est très important parce que quand on vient d'une famille modeste et, d'ailleurs, qu'on soit en quartier politique de la ville ou pas, parce que c'est vrai aussi, de beaucoup de familles qui sont en zone rurale, et parfois, c'est beaucoup plus compliqué que les représentations qu'on se fait.

Au fond, nous sommes encore trop dans une société qui s'est rigidifiée, si je puis dire, où la mobilité sociale n'est pas suffisante. Et donc quand on est d'une famille modeste, les parents n'osent presque plus rêver pour les enfants. Interrogez beaucoup de parents.

Beaucoup trop disent qu'ils espèrent que leurs enfants auront au moins leur vie. Cette croyance dans laquelle il y a 30 ans, 40 ans, les parents vivaient "C'est dur pour moi, mais mon enfant vivra mieux que moi", est-ce que c'est une réalité, aujourd'hui, dans notre République ? Beaucoup moins.

Et celle-là, on doit la recréer. On doit reconvaincre les parents en France que leurs enfants ont une chance, et en particulier lorsqu'ils viennent de milieux modestes. Et donc ça, comment on le fait ?

En retrouvant la force des hussards de la République. C'est ça qui a été le défi de notre école, au début. C'est exactement ce qu'on est en train de faire, et pour ça, il faut, d'abord, revaloriser le beau métier d'enseignant, parce que ce que je suis en train de vous dire, c'est reconnaître que les enseignants ont un rôle fondamental dans la République.

Repérer les talents, le mérite, et quel que soit le milieu d'où l'on vient, de dire : "On va accompagner ce jeune, "on va lui donner une bourse, on va redoubler d'effort "pour lui permettre de réussir." Et donc tout le travail qui a été lancé par le ministre pour revaloriser, reconnaître le métier d'enseignant, est indispensable. Ensuite, c'est donner les moyens aux enseignants de faire ce travail.

Avec, justement, l'accompagnement que nous voulons mettre en place, ces fameuses bourses, et ces cordées de la réussite. Ces cordées de la réussite, ça va être un instrument dans les quartiers les plus difficiles, dans les zones les plus difficiles, qu'on donne aux enseignants mais en lien avec les associations, en lien avec les familles, d'aller chercher les jeunes qu'ils repèrent, au mérite, de leur permettre d'avoir cette bourse et de les accompagner. Ensuite, les internats sont un levier.

Parce que c'est ce qui permet, quand c'est dur dans la famille, quand les conditions ne sont pas bonnes, d'accéder à un cadre où on peut mieux étudier, dès le collège, parce que dans ces internats d'excellence que j'évoquais, il y en a, évidemment, en collège comme en lycée. Et ensuite...

Et donc tout ça, c'est la vraie lutte contre les discriminations parce que c'est ce qui les déconstruit, c'est ce qui les casse, c'est ce qui empêche que ce qui était une injustice de départ quand vous êtes né dans un endroit ou dans votre famille, ne devienne une injustice irrémédiable lorsque vous arrivez en 3e. Ensuite, il y a l'apprentissage. Pour moi, l'apprentissage, c'est un formidable levier pour casser les discriminations.

Parce que l'apprentissage, c'est une école du mérite et de la vie, et donc je veux qu'on le développe, et qu'on le développe en ne le réservant pas aux filières professionnelles. On l'a développé avec les ministres, et dans l'enseignement supérieur, on l'a beaucoup fait, dans le premier cycle universitaire. L'apprentissage, ça casse les représentations, parce qu'on met un jeune, c'est l'école qui l'apporte, il est dans son contrat, il y a une forme de protection pour l'employeur, mais il va voir qu'un jeune qui a tel ou tel prénom, telle ou telle origine, qui vient de tel ou tel quartier, qu'il n'aurait jamais pris dans un contrat d'embauche parce qu'il arrive en apprentissage, il le prend.

Et il va voir qu'il bosse bien. Et à la fin, il va lui donner des opportunités. Et ça, c'est un formidable levier.

Et puis enfin, il y a ce qu'on fait sur le travail, les Emplois francs, c'est un levier, c'est-à-dire qu'on baisse le coût du travail pour les jeunes qui viennent, justement, des quartiers politiques de la ville. Et de l'autre côté, il y a la partie sanction, si je puis dire, avec le testing, la pénalisation, la poursuite des entreprises qui ne jouent pas ce jeu. J'ai pas été exhaustif, mais voilà la stratégie.

C'est de casser les discriminations à la racine, de changer les représentations dans l'école et dans le monde du travail, et d'accompagner pour réparer, en quelque sorte, cette part d'injustice. Vous le voyez, pour réussir, il y a, évidemment, l'investissement des familles, c'est aussi pour ça qu'on y reviendra en fin du mois avec tout ce qu'on fait autour des 1 000 jours. Si on n'arme pas, qu'on ne forme pas, qu'on n'accompagne pas les parents, les injustices se recréent dès les premières heures de la vie.

Parce qu'on n'apprend pas, c'est pas inné d'être parent, ça s'apprend. Et il faut parfois plus en accompagner d'autres. Ensuite, c'est l'école, l'enseignement supérieur, les entreprises, qui ont un rôle essentiel à jouer pour faire confiance, et en particulier dans cette période, et les associations.

Et donc c'est pour ça aussi que dans cette stratégie, à tous les niveaux, on veut véritablement que les associations soient des partenaires, de l'Education nationale dans les cordées de la réussite, de la formation avec la politique de stage qui était la nôtre. Ce qu'on a fait sur les 30 000 stages l'année dernière n'aurait pas été possible sans les associations. "Nos quartiers ont du talent", et beaucoup d'autres, et derrière, sur l'accès à l'emploi, évidemment, on va booster le travail, le démultiplier avec nos associations. -M. le président, bonjour.

Alison Tassin pour LCI et TF1. La formation, l'école, tout cela, ça sous-entend la reprise d'une vie normale, or cette rentrée est perturbée par le coronavirus. Le Conseil scientifique semble d'accord sur le fait de réduire la période de quarantaine à 7 jours.

Je voulais savoir quel était votre point de vue, et dans le même temps, le temps d'attendre pour les résultats des tests PCR s'allonge, parfois une semaine, ce qui coïncide avec cette période de quarantaine. Est-ce qu'il y a pas là une incohérence ? Par ailleurs, le patron du Tour de France a été testé positif au Covid, ce qui fait de votre Premier ministre un cas contact.

Comment allez-vous organiser la vie du gouvernement dans les jours à venir ? Merci. -E.

Macron : Alors, vous avez raison, et c'est un cas très pratique de ce que nous devons faire, c'est-à-dire nous vivons avec le virus et il circule, et nous l'avons dit durant tout cet été, il circule dans le pays. Alors, c'est vrai qu'il a beaucoup circulé parmi la jeunesse, et que nous mesurons mieux sa circulation parce qu'on teste beaucoup plus, on arrive à ce million de tests par semaine qui est au-delà même de l'objectif qu'on avait fixé au moment du déconfinement. Donc ça suppose de constamment nous adapter mais de rester sur la logique qui est la nôtre.

Premier point : les gestes barrière. C'est le premier point, et il reste le plus important. Le virus circule, si on veut casser sa chaîne, c'est le port du masque, selon les règles qui sont en vigueur, c'est au maximum de tenir les distances, et c'est se laver les mains.

Et je dis bien ça comme un tout, parce que le risque dans la période, c'est que le port du masque, en quelque sorte, donne le sentiment aux uns et aux autres qu'on peut se dispenser des autres gestes barrière, ce qui serait une erreur. Parce que s'il y a du virus sur telle ou telle substance, j'ai mis mon masque toute la journée, mais si je ne me lave pas les mains comme il faut, je me mettrai du virus et je l'aurai le soir. Donc c'est cet ensemble, ça, c'est la prévention pour casser le cycle.

Et ça, on va le continuer, il faut le renforcer. Ensuite, c'est d'avoir une approche localisée, territorialisée, parce que le virus ne circule pas de la même manière partout, et donc d'assumer, d'avoir des politiques plus restrictives dans les endroits où il circule plus vite. Ce qu'on a pu faire à chaque fois en concertation, en lien avec les élus locaux, quand il faut, réduire la présence après une certaine heure dans les bars, etc.

Ce sur quoi on doit être beaucoup plus vigilants, ce sera l'objet du Conseil de défense, entre autres, de la fin de semaine, ce sont aussi tous les événements privés. Parce que quand on regarde les études, les analyses qui sont faites, beaucoup de nos concitoyens se contaminent dans les moments de vie privée, où il y a un relâchement, c'est bien normal. Il faut...

Vous savez, il faut responsabiliser, et en aucun cas, culpabiliser. Et donc culpabiliser, ça veut dire bon, bah...

On essaie tous de vivre, ces contraintes nous pèsent tous et toutes, mis il faut responsabiliser, c'est-à-dire à chaque moment, on a une part de l'action collective. Et donc il faut pas se relâcher dans les moments de vie privée. Et donc c'est vrai que c'est souvent dans les fêtes privées, les moments familiaux, où les contaminations se font.

Et donc il faut peut-être rappeler à certaine vigilance sur ce point. Ensuite, deuxième pilier, le test. Tester.

Et donc là, vous avez rappelé les délais, donc face à ça, il faut qu'on ait une stratégie qui s'adapte. Je n'ai pas, aujourd'hui, la solution parce que je ne veux pas l'improviser, et j'ai demandé aux ministres, au Premier ministre, de faire des propositions pour vendredi. Nous voyons bien qu'il y a des fils d'attente qui se créent.

Est-ce qu'il faut réussir à avoir des publics prioritaires ? C'est une première question qui se pose, lorsqu'on est, par exemple, symptomatique, pour aller plus vite. La question se pose aussi d'une utilisation différenciée de nos tests.

Il est en train d'être établi, et je parle sous le contrôle des scientifiques, et encore une fois, j'énumère les pistes, la décision sera prise vendredi. On voit qu'il y a des tests nasopharyngés, on voit qu'il y a des tests en PCR oropharyngés, qui sont moins invasifs mais qui semblent tout aussi valables, il y a des tests salivaires, il y a des tests antigéniques, qui sont beaucoup plus simples et plus rapides. Et nous avons une réflexion avec les autres pays européens pour nous coordonner là-dessus et de voir si peut-être, sur les tests grande échelle, on ne doit pas avoir accès à des tests plus simples et plus rapides, et réussir à réorganiser un peu notre système.

En tout cas, la réflexion est lancée, et nous aurons, vendredi, à prendre des décisions qui seront présentées par le ministre de la Santé sur ce sujet, parce qu'il y a des limites, si je puis dire, industrielles. Le nombre de PCR qu'on peut faire, et une bonne organisation à trouver. Ensuite, il y a la capacité à tracer et isoler.

Et là aussi, il faut qu'on soit collectivement beaucoup plus responsables et vigilants sur l'isolement. Sur ce point, nous avons pris la décision, comme, d'ailleurs, beaucoup de nos voisins, de ne pas avoir des mesures de coercition en matière d'isolement. Certains pays qui ne sont pas tellement européens, des pays, par exemple, d'Asie du Sud-Est, ont pris des mesures très coercitives pour isoler, en sortant les gens de chez eux, en leur imposant, durant la période de tel ou tel jour, d'être totalement isolés.

Nous, nous sommes sur une logique de responsabilisation, et donc ça, il faut qu'on puisse véritablement avoir un suivi très fin et refaire de la pédagogie pour que chacune et chacun, lorsqu'il est testé positif, respecte parfaitement les règles. Et on va ensuite avoir à clarifier une logique d'anticipation, c'est-à-dire qu'est-ce qui se passe dans les zones, villes, départements et régions où on a de plus en plus de cas positifs ? Et donc ça, nous allons l'adapter en fonction de l'évolution que nous voyons mais aussi en fonction de l'évolution de la...

Enfin, du nombre de nos concitoyens qui arrivent à l'hôpital et en urgence. Parce que vous avez vu que jusqu'alors, il y avait parfois un petit décalage même si on voit le nombre de patients qui arrivent à l'hôpital et aux urgences réaugmenter dans certains endroits, ce qui est préoccupant. Donc voilà l'organisation, on connaît mieux les choses, il n'y a pas de solution miracle, parce qu'il n'y a pas de traitement stabilisé et il n'y a pas de vaccin.

Donc il nous faut, à chaque étape, de la prévention à l'identification, au suivi, et évidemment, dans les mécanismes qu'on met en place à l'hôpital, nous améliorer au vu de ce que nous avons fait. Alors ensuite, quand on a un cas contact, on sait très bien le protocole qui est aujourd'hui en place. A partir du moment où il est contact, il doit lui-même définir ses propres contacts, avoir une politique où il s'isole, où il se protège, on teste, et en fonction du résultat du test, soit on est positif, et à ce moment-là, soi-même on s'isole, et les cas contacts sont eux-mêmes testés.

Soit on est négatif, et à ce moment-là, on peut reprendre une vie normale avec les précautions. Et donc c'est à cette situation que tous les cas contacts sont soumis, et donc c'est exactement cette pratique à laquelle le Premier ministre sera soumis. Nous faisons pour nous-mêmes ce que nous demandons à l'ensemble des concitoyens de faire. -Et donc le séminaire gouvernemental, demain, ne se tiendra pas, se tiendra sans... -Eh bien, nous essaierons de le faire, je pense, en visio, pour ce qui est du Premier ministre et des autres éventuels cas contacts.

Mais je pense que les techniques, aussi, contemporaines, l'organisation, montre qu'on s'adapte. Et donc là, on a des jeunes qui, vous le voyez bien, ils s'adaptent, ils mettent des masques, il prennent des précautions. Eux-mêmes, ils se sont peut-être fait tester, ils ont peut-être, dans leur famille, des cas.

Voilà, je pense qu'il faut pas que la vie s'arrête. Vivre avec le virus, ça veut dire à chaque étape, maintenant, mettre en place les bons réflexes, les bons comportements que ceux que nous avons... qui sont ceux que nous avons décidés. -Bonjour, M. le président.

Sandrine Thomas, du groupe Centre France-La Montagne. Vous l'avez dit ce matin dans votre propos, l'égalité, c'est mettre toutes les chances du côté de notre jeunesse, à travers plusieurs leviers, la communauté éducative, mais également la formation et l'accès à l'emploi. On parle beaucoup de la jeunesse des quartiers.

Je voulais vous demander qu'en est-il de la jeunesse des territoires, et plus globalement de l'égalité des territoires, puisque, en Auvergne... puisque nous sommes dans le Puy-de-Dôme aujourd'hui, notamment.

Il y a parfois une double peine à travers des difficultés de connexion par rapport à Paris, à Lyon, une métropole pas très loin, mais également une fracture numérique avec des zones blanches. -E. Macron : Alors vous avez parfaitement raison, et d'ailleurs, vous avez peut-être remarqué qu'à chaque fois, j'ai parlé du rural comme des quartiers politiques de la ville en difficulté, parce que c'est une conviction qui, pour moi, est ancrée depuis longtemps, les inégalités de situation et de destin sont, aujourd'hui, quasiment les mêmes.

Et les problèmes d'accès au numérique, les problèmes de connexion dans les transports, les problèmes, donc, de connexion à un enseignement supérieur de qualité sont les mêmes. Quand vous êtes en banlieue parisienne en difficulté, vous êtes très loin de Paris, parfois aussi loin que dans certains quartiers ruraux. Parce que vous n'avez pas de transport en public qui existe aujourd'hui, et c'est tout le défi qu'on a.

Quand vous habitez Clichy-sous-Bois et que vous êtes un enfant d'un quartier difficile, si vous regardez la carte, vous avez peut-être l'impression que vous êtes très près de Paris. Simplement, vous n'avez aucun métro ou RER direct qui arrive là. Il y a des bus très longs, indirects, et donc quand vous êtes un jeune, vous n'avez pas accès...

Paris n'est pas une réalité pour vous. Et c'est tout à fait vrai d'un jeune de votre département qui est parfois loin, et donc pour lequel on doit aussi se battre. Alors face à ces inégalités de territoire et de destin, il y a une réponse d'aménagement du territoire et il y a une réponse d'accompagnement des femmes et des hommes, et en particulier de nos jeunes.

La réponse en termes d'aménagement du territoire, qu'est-ce que c'est ? C'est 1, travailler sur la collectivité, vous l'avez dit, la mobilité, c'est-à-dire le lien avec la ou les métropoles qui sont importantes. Dans la logique qui était la nôtre, on est aussi sortis du Tout-Paris.

Pourquoi ? Parce que pour beaucoup de nos territoires et de nos jeunes, on était, jusque-là, dans notre politique d'aménagement, bien souvent dans l'obsession de Paris, il faut être près de Paris. Et donc on s'est mis à faire des grandes infrastructures, quand je regarde la politique des 20 dernières années, extrêmement chères, longues.

Au fond, c'était TGV et aéroport pour tout le monde. Et bien souvent, des territoires d'un département ou d'une région n'avaient pas un bon accès à leur métropole pertinente. Et donc le bon accès, c'est, en effet, l'accès quand vous êtes dans le département ou la région, c'est avoir un bon accès à Clermont, avoir un bon accès à Lyon, avoir, justement, ensuite, pour certains, un bon accès, en particulier pour ces métropoles à Paris, mais il faut réfléchir les liens et la connexion du territoire avec, aussi, les métropoles et les points d'équilibre qu'il y a dans les grandes régions.

C'est pour ça que nous avons une stratégie de réinvestissement dans nos infrastructures de transport qui a aussi consisté à débloquer beaucoup de projets qui étaient enlisés jusqu'alors de connexion à ces métropoles régionales. Et ça, c'est essentiel, pour les jeunes, pour les familles, pour l'activité économique. 2e chose, c'est améliorer la connexion de ces métropoles régionales à Paris, vous avez raison, en particulier pour les entreprises.

Le combat, si je prends l'exemple de Clermont, on le connaît, c'est, évidemment, le travail qui est fait entre la région, le gouvernement, et les entreprises pour améliorer les connexions avec Paris sur le plan aérien. Et là, il y a tout un travail qui a été fait, l'immobilisation, et croyez-moi, le Premier ministre met la pression avec le ministre des Transports qui sera dans quelques jours parmi vous pour améliorer les liaisons et revenir à une situation qu'on estime comme, en quelque sorte, répondant aux nécessités du territoire pour lui donner ses chances, et on ne peut pas accepter la diminution d'offres qui s'est faite à l'occasion de la crise Covid. Et donc, ça veut dire qu'avec la grande entreprise nationale et ses filières, avec, aussi, tous les partenaires possibles, le gouvernement en lien avec la région ont commencé à le faire, mais iront au bout de ce combat pour mettre en place l'offre à laquelle le territoire a droit.

Ca veut dire aussi qu'un travail a été largement amorcé, il est même en train d'être finalisé, de réinvestissement dans les lignes, à la fois matériel roulant et rails, pour que la connexion ferroviaire entre Paris et Clermont soit améliorée, et que le temps tant attendu soit gagné. Et donc nous aurons l'occasion, le travail est en cours cette semaine, entre le Premier ministre, le ministre des Transports, et la ministre de la Transition, la SNCF et tous les partenaires. Et à l'occasion du plan de relance, il y aura un très gros investissement sur le ferroviaire pour l'améliorer.

Et évidemment, sujet très important, je le sais, pour la région, et votre président de région a aussi raison de le pousser, c'est le fret, qui fera partie de cet ensemble. Il y a, ensuite, la connexion numérique, et là-dessus, c'est l'investissement inédit que nous avons lancé avec le New Deal fin 2017. On a mis, d'une part, de l'argent, on a mobilisé les grands opérateurs du numérique, on a mis aussi la capacité de les sanctionner quand ils ne sont pas au rendez-vous de leurs responsabilités pour déployer beaucoup plus vite la fibre et l'Internet mobile.

Là-dessus, les résultats sont là, ça se déploie, du retard a été pris pendant la crise Covid, on va le rattraper, donc nous sommes dans une phase de remobilisation pour les échéances soient respectées. Et après, pour tous les jeunes, quelle est notre logique ? Exactement celle que j'évoquais, celle que j'évoque depuis tout à l'heure, pour la jeunesse des quartiers urbains en difficulté, et la même que celle des quartiers ruraux.

Cette logique de transformer notre école, de mieux accompagner, de développer à la fois ces filières d'excellence au mérite pour les jeunes, y compris du monde rural, et bien évidemment, ils sont tous éligibles à cela, mais aussi permettre cette logique d'internat qui pour le monde rural est très importante, parce qu'elle permet, à la fois, de conserver une offre scolaire dans le rural à certains endroits, et elle permet, d'autres fois, de permettre à des enfants du rural d'avoir accès à une offre qui n'est pas là parce qu'ils ont un internat dans la ville qui est à côté ou qui est, parfois, trop loin pour les parents pour faire l'aller-retour chaque jour. Et puis vous le savez, depuis maintenant 2 ans, nous avons une mobilisation exceptionnelle pour maintenir l'offre éducative dans le milieu rural en lien avec les maires et permettre partout où l'école était fragilisée depuis des décennies, se détricotait parce qu'il y avait de moins en moins d'élèves, d'avoir une réponse qui est satisfaisante. C'est-à-dire il faut pas maintenir un collège quand il n'y a plus que 35 ou 50 élèves, ça n'a aucun sens, parce qu'ils ne sont pas formés comme il se doit.

Mais d'innover en lien avec les écoles pour maintenir l'offre éducative et permettre de conserver dans nos territoires les enfants. Je suis pas exhaustif, je pourrais en dire beaucoup plus sur nos territoires, ce qu'on fait aussi sur l'Action Coeur de ville, les quartiers, la capacité à retisser la ville, et en particulier la ville moyenne et la petite ville, mais on aura l'occasion d'y revenir. Est-ce qu'il y a d'autres questions ?

Je peux encore en prendre, hein. Tout est clair ? Mesdames, messiers les ministres... -Journaliste : S'il vous plaît, pour revenir au sujet du jour, le message que vous êtes venu porter aujourd'hui...

Patrice Campo, pour le journal "La Montagne". Est-ce que vous ne pensez pas que les deux discours qui sont portés aujourd'hui, à savoir la valorisation de l'apprentissage relancée, etc, on part de loin, il y a une image qui est assez détériorée, et le discours sur les cordées de réussite ne risquent pas de se télescoper. -E.

Macron : Au contraire. D'abord, moi, je...

Sortez de votre tête ce discours que l'apprentissage est sinistré ou autre. Premièrement, les chiffres sont là pour dire exactement le contraire. Fin 2019 : 491 000 jeunes en apprentissage.

Plus 25% en 18 mois. Les choses sont en train de changer, des chiffres jamais atteints. Pourquoi ?

Parce que c'est en train de changer dans la tête. Demandez à ces jeunes s'ils ont l'impression d'être dans une filière sinistrée. Ils sont dans ce lieu magnifique, Hall 32, c'est pas vrai.

Et donc pourquoi, pendant très longtemps, l'apprentissage dans notre pays a été mal vu ? Parce que pour les familles, l'apprentissage n'était pas une voie de la réussite. Ce qu'on fait depuis 3 ans, c'est de développer l'apprentissage partout.

On le développe dans la filière pro, on le développe dans les filières techniques, on le développe dans le sup. J'ai souvent dit pourquoi ça marche en Allemagne. Parce que quand en Allemagne, vous êtes un employé, vous voyez le patron, et qu'a fait le patron ?

Le patron, il a été apprenti. En France, quand vous voyez le patron, vous vous dites : "Il a fait école de commerce ou école d'ingénieurs." Et donc beaucoup de familles, quand elles veulent que leur enfant réussissent, elles veulent pas qu'il fasse apprenti, puisque le patron n'a pas fait apprenti, c'est du bon sens.

Ce qu'on est en train de développer, c'est l'apprentissage dans les écoles de commerce, dans les écoles d'ingénieurs, dans le 1er cycle universitaire, dans l'excellence. L'apprentissage, c'est simplement une autre organisation du temps où on combine le savoir théorique avec l'application pratique dans l'entreprise. L'apprentissage, c'est une voie de l'excellence.

Les mentalités sont en train de changer, je veux, ici, le marteler. Mais nos jeunes l'ont compris, il faut, maintenant, que les parents le reconnaissent pleinement, l'acceptent, pour dire : "L'apprentissage, c'est une bonne voie pour mon enfant." Ensuite, dans les filières qui développent l'apprentissage, l'accès à l'emploi fonctionne.

Les chiffres sont là pour le montrer. On a des chiffres d'accès à l'emploi qui sont extraordinaires, qui sont dans certaines filières de 100%, en tout cas, qui sont bien supérieurs à... -Journaliste : Mais les cordées de réussite dont vous parlez n'amènent pas à l'apprentissage. -E.

Macron : Bien sûr qu'elles peuvent amener à l'apprentissage. D'abord parce que les filières académiques vont développer, sont en train de développer l'apprentissage, parce que vous restez dans une représentation qui est celle de notre génération, où l'apprentissage était réservé à la filière techno ou pro. Ca n'est plus vrai, on est en train de le changer.

Et ensuite, vous pensez que les cordées de la réussite ne conduiraient qu'aux classes prépa, c'est pas vrai. Une cordée de la réussite, c'est amener un jeune qui a un haut potentiel va peut-être faire à la fin une école d'ingénieurs en étant passé par de l'apprentissage et un BTS. Et donc ça n'est pas qu'un critère de réussite académique.

Donc les cordées de la réussite, c'est de dire : "On a un jeune qui vient d'un endroit, "d'une famille ou d'un quartier en difficulté, "on va investir sur lui, "de l'encadrement, des choses qu'il n'a pas dans sa famille, "une bourse, pour lui permettre de réussir. mais dans la voie qu'il cherchera." Si ce jeune des cordées de la réussite veut devenir un formidable ingénieur en mécanique, il se peut tout à fait qu'il choisisse une voie qui sera celle de... peut-être du lycée pro, ou du lycée d'enseignement général.

Ensuite, il va peut-être faire, derrière, un BTS puis une école d'ingénieurs, on a vu des parcours tout à l'heure. Et donc il faut se sortir de la tête que les métiers de l'industrie, les filières technologiques ou professionnelles ne seraient pas des filières qui ont leur propre voie d'excellence. Elles l'ont.

Et donc ces cordées de la réussite, c'est vrai pour l'académique comme pour le professionnel et le technologique, et donc tout ça est formidablement complémentaire. Ca l'est. Au fond, le message que je veux vous donner derrière, c'est que je veux retrouver la sève du mérite.

La République, c'est ça. Ce qui est insupportable, c'est qu'un enfant ou un adolescent, parce que sa famille est en difficulté ou on quartier est un quartier modeste n'ait pas les mêmes chances qu'un autre. Après, il y en a qui sont bons pour certaines choses, d'autres non, et ça, les choses vont se faire, et c'est la vie.

Mais que chacun ait la place qui lui revient en fonction de son mérite et non pas de ses origines. Et tout ce qu'on met en place a vocation, justement, à parvenir à ce résultat. Donc c'est pas antinomique, c'est complémentaire, et, justement, en phase.

Y a pas d'autres questions ? Merci beaucoup. Et merci vraiment à nos jeunes et au Hall 32.

Merci beaucoup.