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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 27 juillet 2026 3 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

Incendies en France: "L'année 2026 est atypique", affirme Emmanuel Macron

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Invité politiqueChiffre
    « l'année dernière, on a eu 70 000 hectares de brûlés. »
  • 0:51Invité politiqueChiffre
    « Au moment où on se parle, on est à 116 000. »
  • 0:55Invité politiqueFait
    « Donc, l'année 2026, elle est atypique, complètement. »
  • 0:59Invité politiqueFait
    « Extrême sécheresse ici, et sur toute une bande qui va au fond du littoral ouest jusqu'au nord-est, et puis dans toute la bande sud-est et en Corse. »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « On a eu des événements qu'on ne connaissait pas. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « On l'avait vécu en 2022. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « ces fameux pyro-cumulonimbus qui y apparaissent et donc qui sont des vraies boules de feu qui peuvent projeter beaucoup plus loin ce phénomène. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Les moyens aériens que nous avons de déployer, nos doctrines d'intervention, aujourd'hui, ne permettent pas de le faire. Et donc, on va regarder dans les prochaines heures deux choses, les capacités militaires éventuellement qu'on peut mobiliser, et les capacités avec certains prestataires privés qu'on peut mobiliser. Et donc, je ne peux pas, je dirais sur le siège, au moment même, vous apporter une réponse, mais tout de suite, le ministre, le directeur général, et également les armées sont mobilisés pour apporter une réponse dans les meilleurs délais à cette demande. Et aussi aux spécificités de ce qu'on est en train de vivre. Vous savez, il faut avoir beaucoup d'humilité.

Ce qu'on vit est très atypique. D'abord, au moment où on se parle, je le disais, je parle sous le contrôle du ministre, l'année dernière, on a eu 70 000 hectares de brûlés. C'est ça ? Oui, en 2022. En 2022, pardon, qui était déjà le record des dernières années. 70 000 toute la saison des feux 2022. Au moment où on se parle, on est à 116 000. Vous imaginez ? Donc, l'année 2026, elle est atypique, complètement. Et ça, sur un terreau qui est une extrême sécheresse. Extrême sécheresse ici, et sur toute une bande qui va au fond du littoral ouest jusqu'au nord-est, et puis dans toute la bande sud-est et en Corse. Et donc, il va falloir qu'on résiste.

Mais c'est ça, en fait, c'est une matière organique qui est là, parce qu'il y a eu beaucoup de pluie qui a fait monter une végétation extrêmement abondante au printemps, au tout début d'été, puis une forte vague de chaleur qui a beaucoup, beaucoup passé chez cette matière et qui en a fait un combustible absolument terrible dès qu'il y a un début de feu. Donc, face à ça, on a eu des événements qu'on ne connaissait pas. D'abord, on sait que cette forêt des Landes et de Gascogne est extrêmement dure à maîtriser, parce qu'il y a de la tourbe, parce qu'il y a un phénomène qui est aussi lié au pain, qui, quand il y a du vent, est très tourbillonnant. On l'avait vécu en 2022.

S'ajoute à ça cette extrême sécheresse. S'ajoute à ça également le fait qu'on a, à cause de tous ces phénomènes et du phénomène climatique, ces fameux pyro-cumulonimbus qui y apparaissent et donc qui sont des vraies boules de feu qui peuvent projeter beaucoup plus loin ce phénomène. Donc voilà, on doit se préparer à tout ça. On y est et donc on va s'adapter. Ensuite, évidemment, le Premier ministre et les membres du gouvernement sont à la disposition des forces politiques, comme ils le sont à chaque fois. Et donc, je ne veux pas ici me prononcer à la place de M. le Premier ministre, avec qui j'étais il y a quelques heures. On était ensemble à la CIC ce matin, puis en Conseil des ministres.

Mais en fonction de l'évolution de la situation, évidemment, on mobilisera pour pouvoir informer les présidentes et présidents de groupes parlementaires. Et donc le Premier ministre, en tant que de besoin, les réunira. Évidemment, la priorité est d'abord opérationnelle. Il faut qu'on arrive à gagner cette bataille, ici en particulier du feu, et qu'on soit mobilisés. Et qu'on soit aussi en contact permanent avec nos maires sur le terrain.