Éducation, retraites, immigration, IA: Gabriel Attal dessine son programme pour la présidentielle
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les chers amis, mes chers amis, merci. Merci à tous. Merci.
Merci à toi, cher Louis. Merci, cher Abdoulaye. Merci, cher Lesia.
Et bravo pour ton courage et pour l'engagement de toutes les ukrainiennes et de tous les ukrainiens. Merci à Paul, merci à Valérie, merci à Antoine, merci à toi Abdoulaye, merci à tous et merci à vous d'être présents ici si nombreux, d'avoir bravé la chaleur. Merci pour votre confiance, pour votre énergie, pour cette force et cet espoir qui émanent de chacun de vous ici mes amis avec vous je vois les visages de la france d'une france Unie, diverse, ambitieuse.
D'une France fière de son passé et sûre de son destin. Vous êtes des milliers de Français venus de tous les territoires, de l'Hexagone, de nos Outre-mer, de l'étranger. Merci d'être là aujourd'hui.
Avec vous, Mes amis, je vois le visage du rassemblement. Oui, le rassemblement que nous allons construire pour la France et pour les Français. Avec vous, je vois les visages de l'optimisme, de la volonté, de l'engagement de femmes et d'hommes qui refusent le marasme dans lequel on veut nous enfermer, qui refuse le déclin qu'on veut nous vendre, qui refuse la résignation et le déclassement.
Merci à vous de refuser la résignation et le déclassement. Applaudissements Mes amis...
Mes amis, si j'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle, c'est pour l'espoir, c'est pour l'avenir, c'est pour l L'optimisme. Cette décision, elle est le fruit d'un long cheminement. Un cheminement personnel d'abord.
Un cheminement personnel d'abord. Moi qui ai été élevé par une mère divorcée. Une mère qui m'a transmis une valeur fondamentale, la soif de liberté.
Élevé par un père qui m'a donné la force de combattre les injustices, de m'engager, de ne jamais baisser les bras. Cette candidature c'est aussi un cheminement politique. Avec nos ministres, auprès de nos parlementaires, et vous êtes plus de 80 à être présents aujourd'hui.
Merci beaucoup auprès de nos mères cher Antoine, cher Thomas, chers maires et élus qui êtes présents aujourd'hui auprès des militants qui sont le moteur de la vie politique française. Un cheminement politique qui m'a conduit à exercer les plus hautes responsabilités de l Je suis élu local, élu depuis 12 ans dans ma ville de Venve et bonjour aux Vendvéens qui sont présents ici aujourd'hui. Je suis député Les habitants de ma circonscription m'ont fait confiance à trois reprises.
J'ai été membre du gouvernement, Premier ministre. Le Président de la République m'a fait confiance en me permettant de servir mon pays depuis toutes ces années. Et cela, je ne l'oublierai jamais.
A chaque étape, je n'ai eu qu'une obsession. Préparer l'avenir, agir pour notre jeunesse, défendre les valeurs de la République. Et surtout à chaque étape, j'ai vu les blocages que nous devions lever, les résistances que nous devions affronter.
Vous savez, l'exercice du pouvoir, soit il enferme, soit il éclaire, soit il conduit à se refermer sur soi-même, dans l'obstination du sentiment d'avoir raison tout seul. il faudrait faire. Il éclaire sur les limites d'un système, des limites qui nous empêchent d'avancer, de décider.
Je vous le dis aujourd'hui, l'exercice du pouvoir m'a éclairé, il m ma détermination. J'ai toujours cette même force d'agir, j'ai agi de toutes mes forces à chaque fois qu'il m'en a été donné l'honneur. J'ai montré qu'il était possible de bouger les choses sans fracturer le pays, de changer des vies sans susciter les blocages, d'avoir le courage de faire sans mettre la France à feu et à sang.
Et cette candidature, elle est enfin et surtout le fruit d'un cheminement auprès des Français. D'un de la part de vous, ça veut dire ne jamais s'économiser, toujours s'exposer, briser l'armure et oui parfois savoir monter sur la table pour parler avec les Français. Alors je n'ai pas l'intention de me renier, j'ai ma personnalité, je n'ai pas peur du changement, j'ai envie de bouger les choses, j'écoute, je tranche, j'agis, je l'ai fait comme ministre en voulant changer les vies, je le ferai en campagne sur le terrain sans cesse et je le ferai comme président parce que nous avons besoin de la force d Applaudissements Mes amis, cette force d'agir, nous en aurons besoin.
Car le défi est immense. Depuis des décennies, nous sommes bloqués dans un système qui colmate les brèches du passé de préparer l'avenir. Et à force de courir derrière le passé, ce système s'épuise.
Il épuise le pays. Et aujourd'hui, beaucoup me le disent, l'avenir fait peur. Or, je le dis ici, une nation qui a peur de l'avenir, c'est une nation qui se meurt.
La France ne peut pas avoir peur. Les Français ne doivent pas avoir peur. Nous devons partir à la conquête de l'avenir, à la conquête de l'avenir parce que le système est aujourd'hui en train de le sacrifier.
Chers amis. Sacrifier l'avenir. Les mots sont forts, mais je les assume.
Un seul chiffre, mes amis. Un seul, sans doute le plus éloquent de tous. Depuis 30 ans, la part de notre richesse nationale dédiée aux retraites a augmenté de 20 % qu'en celle dédiée à l'éducation et à la La recherche a baissé de 15%.
Que ces dépenses aillent à contre-courant quand elles doivent aller de pair, c'est sacrifier l'avenir. Ce n'est pas ça qu'il faut faire. Parce qu'à côté de nous, toutes les grandes puissances investissent massivement dans l'éducation, dans la recherche, dans l'avenir.
Le risque, si nous restons bloqués dans ce modèle, c'est la fracture générationnelle. C'est le risque que les jeunes de notre pays, que ceux qui travaillent dans notre pays, se disent finalement que les pays, le pays les a lâchés, que la France les aurait lâchés. En France, les générations elles se parlent, elles ne s'opposent pas.
Chez nous, la transmission est une vertu et Et chacun n'aspire qu'à une chose, que ses enfants vivent mieux. Que chaque génération puisse vivre mieux que celle qui l'a précédée. Que la France retrouve le goût de l'avenir.
Et c'est tout le défi de cette Mes amis, tout l'enjeu de cette élection présidentielle, toute la question à laquelle les Français devront répondre par leur bulletin de vote, voulons nous que la France reste cramponnée à un modèle du passé ou voulons-nous bâtir l'avenir ? On veut bâtir l'avenir, nous pouvons y arriver, nous allons y arriver. Mes amis, je laisse à d'autres le sang et les larmes.
Moi, je vous promets l'action et l'espoir. Nous sommes prêts et nous allons changer de système autour d'une seule priorité, l'avenir. Préparer l'avenir, écrire l'avenir, décider l'avenir.
Mes amis, j'étais hier dans un lycée à Orléans, chez toi, chère Stéphanie, chère Marie-Philippe. J'étais au lycée Jean Zay. Je ne pouvais pas espérer meilleur patronage pour démarrer cette campagne.
Jean Zay n'avait pas 30 ans quand il est devenu député, engagé pour défendre la République avec passion. Jean Zay n'avait pas 35 ans quand il est devenu ministre de l'Education nationale, devenant un des pères fondateurs de l'école moderne, ouvrant les portes du savoir à tous, donnant sa chance à chacun. Jean Zey n'avait pas 40 ans quand il a été Des lâchements assassinés par la milice, assassinés pour avoir résisté, assassinés en criant son amour pour la France.
L'histoire, la passion, les combats de Jean Zay, c'est la assumons de rêver assumons de rêver la France assumons de rêver la France en grand assumons ce rêve français cette promesse française cette promesse Nous allons la faire vivre, nous allons l'incarner, nous allons la porter. Cette promesse française c'est ce qui nous habite, c'est ce qui nous anime et surtout nous allons en faire une réalité. Mes chers amis, la promesse française c'est l'élévation, l'élévation individuelle pour que tout le monde puisse prendre sa place, l'élévation collective qui doit payer, mieux payer, payer vraiment quand aujourd'hui sur 100 euros versés seulement la moitié revient à celui qui travaille et surtout toujours mieux payé que l l'inactivité.
La promesse française, c'est la protection. La promesse française, c'est la propriété. Pour qu'un jeune couple qui travaille puisse s'acheter un logement alors qu'aujourd'hui, trop sont condamnés à refuser un emploi ou renoncent à agrandir leur famille parce que se loger est devenu impossible.
La promesse française, c'est la puissance. La puissance d'une armée forte, prête à nous défendre, à intervenir. Une armée renforcée et surtout adaptée aux nouveaux conflits, aux nouveaux enjeux.
La puissance, c'est C'est un pays où l'on sait faire respecter les lois, où les rues sont sûres, les décisions de justice respectées. Un pays où quand tu casses, tu La promesse française, c'est la voix de la France qui porte, qui compte en Europe, comme partout dans le monde. C'est faire résonner nos valeurs face aux grandes puissances.
Mes amis, ces dernières années, nous avons Nous avons connu des succès et nous avons connu des échecs. Mais pour les années qui viennent, il faudra prendre le mal à la racine. Le fond du problème, je le disais, c'est ce système qui s'est Ce système qui troque la préparation de l'avenir contre une perfusion pour couvrir les dépenses d'hier, qui éponge de moins en moins bien les erreurs du passé et ne pense plus à ceux qui seront là dans 30 ans, qui a privilégié la gestion du présent aux investissements pour l'avenir.
C'est ce système qu'il faut changer. Et pour cela, il faut un mandat clair du peuple français. Tant les réformes, tant les changements, à apporter, sont profonds et importants.
C'est pour cela, mes chers amis, que je suis candidat à la présidence de la République, pour relancer notre avenir, changer notre système, faire vivre la promesse française que je viens de décrire. Tout cela, mes chers amis, c'est possible parce que la promesse française que je viens de décrire, elle est éternelle. C'est la France du 4 août 1789, celle de la Révolution qui décide de prendre l'avenir en main, d'abolir les privilèges, de proclamer que seul le travail et le mérite comptent, qui fait des lumières une réalité.
C'est la France de l'école au centre de tout, celle qui a choisi une école laïque, gratuite, obligatoire, qui ouvre les portes du savoir. C'est la France du Conseil national de la résistance, celle qui a eu le courage d'espérer et qui a fondé un système de protection visionnaire pour tous, la sécurité sociale, notre sécurité sociale. C'est la France de la réconciliation avec l Celle qui fonde l'Europe et la construit, donnant un poids, un souffle, un élan à ses valeurs, offrant à chacun des enfants d'Europe le plus précieux des présents, la et difficile aujourd'hui.
C'est vrai, nous traversons des bouleversements majeurs, des crises internationales sans précédent. Mais tout au long de son histoire, quelles que soient les crises, notre pays s'est toujours relevé. Parce que notre pays a une force que peu de pays ont en eux, la France ne se résigne pas.
Elle ne se résigne jamais. Elle croit en elle, elle n'abandonne jamais. Parce que notre France, c'est celle qui a ébloui l l'humanité.
Celle dont le nom inspire le respect, l'admiration, la passion. Notre France, c'est celle qui a soigné le monde grâce à Pasteur. Celle qui a fait rêver la terre entière en inventant le cinéma.
Celle qui a émerveillé avec le Concorde, gagné son indépendance avec le Nuxleer, accéléré le temps avec le TGV. C'est ça la France. Et certains veulent nous faire croire que c'est fini, que nos grandes heures sont derrière nous.
Moi je crois tout l'inverse. Et nous avons toutes les raisons de croire l'inverse. Moi j'y crois.
J'y crois quand je vois l'intelligence de nos industriels, de nos entrepreneurs en pointe sur la décarbonation. L'avion bas carbone, l'avion vert, il peut être français, il sera français. J'y crois.
J'y crois quand je vois le talent de nos chercheurs prêts à révolutionner l'énergie avec la fusion nucléaire, révolutionner notre industrie et notre économie avec l'ordinateur quantique qui nous a déjà apporté deux prix Nobel français en quatre ans seulement. j'y crois j'y crois quand je vois nos scientifiques en pointe sur les traitements les plus innovants contre le cancer j'y crois j'y J'y crois après avoir rencontré cette entrepreneuse française qui développe un projet franco-allemand de lanceurs spatiaux de nouvelle génération. Le prochain SpaceX, il peut être français, il sera français.
Nous ne sommes pas seulement un pays d'avenir, nous sommes le pays de l'avenir. C'est possible, nous en avons les ressources, nous avons les talents, nous avons tout pour le faire, tout ce qu'il faut. Maintenant ce qu'il faut, c'est la volonté d'avancer, c'est l'énergie de changer ce qui doit l'être, c'est le courage de décider, c'est la force d'agir.
Alors mes amis, tout cela ne va pas de soi. Il y a face à nous des marchands de malheur, ceux qui vous expliquent que tout est fini, que c'était mieux avant, qu'il ne reste plus qu'à gérer le naufrage du navire, ceux qui n'ont ni souffle, ni idée et dont les positions ne sont que le nuancier du déclassement. Ce qu'il nous propose, c'est 50 nuances de gestion du déclin.
En proposant « Les nouvelles frontières » en 1960, Kennedy avait cité ces mots. « Une nation fatiguée est une nation conservatrice ». Et c'est ce que nous vendent les candidats du déclin, le conservatisme.
Il y a du conservatisme de gauche comme de droite, c'est le refus de l'avenir et le refus de l'action. Le conservatisme en proposant toujours les mêmes recettes sans jamais se rendre compte que le monde a changé. Le conservatisme, en voulant renouer avec un passé nostalgique, sans plus de lien avec la réalité de nos quotidiens.
Le conservatisme, en voulant revenir aux vieux clivages politiques. Ces mêmes vieux clivages politiques qui ont créé ces dernières décennies le système que je viens de dénoncer. Ceux-là même qui créent plus de divisions que de solutions et on le voit au quotidien à l'Assemblée où le retour des clivages n'a provoqué que du marasme politique depuis 2024.
Ces vieux clivages, nous les combattons depuis toujours et nous continuerons à les combattre. Alors, ce que je vous propose aujourd'hui, c'est un projet fondateur. Ce que je vous propose, c'est de penser l'avenir et de l'écrire.
Ce que je veux tracer avec vous, avec vous toutes et tous c'est un chemin d'optimisme de détermination et d'espoir oui l'espoir sera notre moteur parce qu'ici on ne baisse pas les bras ici on refuse le fatalisme on refuse la nostalgie on refuse le déclassement ici on croit en la france on croit dans les les amis l'espoir ce n'est pas le refus du réel c'est le refus de se résigner au réel Alors je fais deux promesses, deux promesses aux Français aujourd'hui devant vous. La première c'est que nous allons redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans. C'est notre rang, c'est notre que nous allons nous élever, nous élever ensemble pour que chaque Français ait la certitude que la génération de ses enfants, de ses petits-enfants vivra mieux que la sienne.
Mieux que la sienne. Et c'est la force de ces deux engagements qui nous permettra de briser la tenaille entre les extrêmes, entre les déclinistes et entre les extrémistes. Oui cette tenaille, cette tenaille entre les extrêmes, nous allons la briser, vous allez la briser et pour y arriver nous avons devant nous quatre chantiers capitaux.
Quatre, pas cinquante, pas un catalogue, pas une addition de promesses, 4 chantiers vitaux pour le pays. 4 chantiers sur lesquels je veux être jugé. Et le premier, vous vous en doutez, c'est l'école.
L'école L'école, c'est la mère des batailles. L'école, c'est mon combat. C'est le défi que je porte depuis toujours et que je veux continuer à porter avec en offrant à chacun les mêmes chances, en permettant à chacun de s'illustrer par son talent.
Elle est la condition de la fraternité, en apprenant à respecter l'autre, à écouter l A susciter la controverse, à aimer le débat et la controverse, à faire vivre les valeurs de la République. Elle est la condition de l'avenir parce que c'est l'école qui nous permettra de former les ingénieurs, les ouvriers, les techniciens, les chercheurs, les entrepreneurs qui feront le monde de demain, qui nous permettra de peser vraiment face à la Chine, face aux Etats Unis. Les amis, quand l'école recule, ce sont toujours les mêmes qui payent, les enfants des classes moyennes et populaires, ceux qui n'ont que l'école pour s'élever.
Je veux une école qui élève, une école qui transmet, une école qui protège. Une école qui élève, c'est une école qui rétablit l'exigence du niveau. Je le dis ici, l'exigence...
L'exigence...
L L'exigence, elle n'est pas l'ennemi de l'égalité. Elle en est la condition. Quand on accepte que le niveau baisse, on n'aide pas les enfants.
On les condamne et on les abandonne. Quand on renonce au savoir, on ne libère pas les élèves. On les prive de leur avenir.
Comme ministre de l'Education nationale, j'ai pris des décisions fortes en lançant le choc des savoirs. Et comme président de la République, l'une de mes premières décisions sera de rétablir les mesures qui sont passées à la trappe depuis la la dissolution et qui privent nos élèves de chance pour l'avenir. Applaudissements Je veux une école qui transmet, c'est-à-dire une école où l'autorité du professeur est respectée, où les valeurs de la République sont la règle, jamais discuté.
Et je le redis devant vous, le pas de vague c'est fini. Je l'ai montré en faisant respecter la laïcité à l'école, en interdisant le port de l'Abbaya et du Camis dans nos établissements scolaires, prendre des décisions claires, régler vraiment les problèmes. C'est possible et nous allons le faire encore.
Et puis je veux une une école qui protège, une école où aucun jeune n'a peur d'aller en classe, où il peut apprendre et étudier en tout qui étude. C'est le sens de mon combat acharné contre le harcèlement à l'école. C'est le sens de mon combat acharné contre le harcèlement à l école.
J'ai vu le harcèlement broyer trop de vies alors je n'arrêterai jamais de me battre parce que je veux le bien-être de tous alors je veux aussi libérer notre jeunesse de l'addiction aux réseaux sociaux c'est un défi d'ampleur un désastre sanitaire en puissance et oui nous irons au bout de leur interdiction pour les moins de quinze ans pour les protéger une école une école qui protège c'est une école qui se soutient de la santé mental de chacun, qui adapte ses rythmes au rythme de nos jeunes. Mes chers amis, pour l'école, cette élection sera celle d'un choix fondamental, un choix de société majeure. Avec l'évolution de notre démographie, il y a moins d'élèves qu'il y en avait auparavant et ça ne va pas s'arrêter.
D'ici 10 ans, on estime qu'il y aura 1 ,7 700 000 élèves de moins dans nos établissements scolaires du fait de la baisse de la natalité. Alors face à ça, il y a ceux qui disent « Voilà une source d'économie à faire ». Ils disent « Moins d'élèves...
Donc moins de classe ». Moi, je dis ici et je prends un engagement. Ce ne sera pas « Moins d'élèves...
Donc moins de classe ». Ce sera « Moins d'élèves...
Et donc moins d'élèves par classe ». Et en primaire, moins de 20 élèves par classe, comme dans les meilleurs systèmes éducatifs européens. Et je prends un autre engagement, c Ces moyens supplémentaires qui seront dégagés par cette baisse démographique devront aussi servir à mieux rémunérer nos professeurs.
Nous avons commencé à le faire, il faut aller plus loin Ces moyens, mes amis, nous permettront de recruter et de mieux payer les AESH essentiels à l'école, vraiment inclusives pour tous nos élèves alors pour résumer les économies sur les dépenses de fonctionnement aujourd'hui oui les économies sur sur le dos de nos enfants, sur le dos de notre avenir. C'est fini ! Et pour notre Dans notre école, je fixe devant vous un objectif simple, reprendre en 10 ans l'une des premières places du classement PISA, des classements internationaux pour l Le deuxième chantier capital, c'est les salaires.
Oui, je refuse de laisser le monopole des mots salaire, des mots travailleurs à la gauche. Ces dernières années, nous avons réussi à mettre fin au chômage de masse. Pour ma génération qui a grandi en entendant tous les débats politiques exclusivement tournés autour de la question du chômage de masse, c'est quand même un progrès majeur d'avoir vu eu le chômage tant reculé en France ces dernières années.
Mais aujourd Aujourd'hui, nous faisons face à un nouveau défi. Un défi d'une même ampleur. C'est le travail qui ne paye pas assez.
Il est insupportable qu'un Français qui travaille ne s'en sorte pas. Insupportable de voir des femmes, des hommes se lever tôt, rentrer tard, tenir leur poste, assumer leurs responsabilités et compter chaque euro à la fin du mois. C'est insupportable que le travail ne paye pas suffisamment pour beaucoup de Français.
Insupportable qu'ils payent parfois moins que les aides. Insupportable que le SMIC, qui devrait être un salaire plancher, soit devenu le salaire plafond pour beaucoup trop de Français. Le travail doit payer, le travail doit permettre de vivre, pas seulement de survivre.
Alors notre combat, notre combat ce sera de faire monter les salaires. Pas une hausse de façade, pas une hausse imposée comme le propose la gauche qui étoufferait les entreprises et qui détruirait des emplois. Non, un vrai choc pour les salaires.
D'ici peu, dans notre programme, je vous proposerai une stratégie complète pour une hausse massive des salaires. Comment allons-nous faire ? D'abord en investissant sur la productivité et sur l Je vous donne un chiffre.
Si la productivité française avait connu la même trajectoire, la même croissance que la productivité américaine ces 20 dernières années, le salaire médian français ne serait pas de 2 200 euros net comme aujourd'hui, il serait de 3 300 euros net, 50 % de plus. N'oublions jamais que c'est l L'investissement, l'innovation, la productivité qui tire les salaires vers le haut. Nous ferons monter les salaires en renforçant encore nos efforts pour faire baisser le chômage.
Nous allons amplifier la politique de l'offre, simplifier notre droit, réformer le code du travail pour en faire une constitution du travail avec les grands principes et donner ensuite plus de liberté au dialogue social pour fixer l'organisation du travail. Moi j'ai confiance dans nos partenaires sociaux pour cette responsabilité. Nous y arriverons enfin en réduisant les charges salariales pour faire monter le salaire net.
En cette journée de finale pour le PSG, et alors que je sais qu'il y a aussi beaucoup de Marseillais dans la salle...
Non, non, non Je nous donne un objectif, maintenant, s'agissant des salaires. Pour les salaires, c'est droit au brut. Rapprocher le net du brut.
Supprimer des lignes sur la feuille de paye en baissant les charges des salariés. Cela nécessitera un choix radical, et je l'assume. Nos dépenses sociales ne peuvent plus reposer autant sur les Français qui travaillent.
Le troisième chantier est capital, ce sont les frontières. Et comme j'assumais tout à l'heure de ne pas laisser le combat sur les salaires à la gauche, je refuse de laisser la question des frontières à la droite la frontière c'est la condition de la souveraineté. Un pays qui ne maîtrise plus ses frontières, ne maîtrise plus son destin.
Cela vaut pour l'immigration. Soyons lucides, le moment est à la surenchère. Pour gagner des points dans les sondages.
Certains veulent faire croire aux Français qu'on pourrait stopper toute immigration. Au risque de l'impopularité, je le dis ici et je l'assumerai tout au long de cette campagne, l'immigration zéro, ça n'est ni ni possible, ni souhaitable. Pas plus que le fantasme des portes grandes ouvertes.
Notre ligne est claire. Ce que nous voulons, c'est accueillir moins pour accueillir mieux. Ce que nous voulons, c'est la préférence travail où l'on accueille les compétences, les talents dont nous avons besoin.
Ce que nous voulons, c'est un système à points comme au Canada, fondé sur des critères simple, une offre d'emploi, un logement par les Français. Connaître nos valeurs et les respecter. Mais les frontières, ce n'est pas seulement l'immigration.
Les frontières, c'est notre indépendance énergétique, c'est notre souveraineté industrielle, notre souveraineté agricole, notre innovation. Les frontières, c'est notre capacité à réaffirmer notre puissance militaire dans un monde où la guerre est revenue, où les empires avance, où les cyberattaques se multiplient, nous devons continuer à augmenter les moyens de notre défense et surtout la préparer aux guerres de demain. J'ai été Premier ministre et donc donc responsable de la défense nationale.
Je sais les enjeux devant nous, et dans ce monde brutal, nous allons porter la voix de la France, porter la voix de la démocratie, de la liberté, sans naïveté. La puissance ne respecte que la puissance, alors nous serons puissants. Nous allons nous renforcer, nous préparer.
Nous allons continuer sans relâche à soutenir l'Ukraine. Nous allons continuer sans relâche parce que si l l'Ukraine tombe, Poutine ne s'arrêtera pas là. Il s'en prendra à la Pologne.
Il s'en prendra aux Pays-Baltes. Et donc il s'en prendra à nous. C'est défi, c'est défi des Les frontières, nous ne les relèverons pas seuls.
Nos frontières sont aussi européennes. Et c'est avec l'Europe, avec l'Union que nous les relèverons. C'est en prenant le chemin de l'Europe alors qu'encore trop de candidats, trop de partis politiques vous proposent un projet qui est en réalité un projet de sortie méthodique de l'Union européenne.
Nous, nous continuons à croire que le destin de la France, il est européen, même si l'Europe n'est pas parfaite, même s'il y a des choses à changer pour changer nos règles, pour que sur chaque sujet des pays volontaires puissent s'engager davantage. Le quatrième chantier capital, c'est l intelligence artificielle et la maîtrise du quantique. Que cela plaise ou non, que cela inquiète ou non, l'IA est là.
Elle s'impose. Elle est entrée dans nos vies. Elle transforme déjà le travail, la médecine, l'éducation, l'industrie, la défense, la recherche.
Elle change tout. Et nous ne sommes encore qu'au début. Alors, face à cette réalité, il y aura toujours les réflexes des démagogues, de ceux qui veulent jouer sur les peurs comme ils l'ont toujours fait à chaque révolution technologique.
Ils vont vouloir empêcher, freiner, taxer, taxer, taxer, taxer, comme il le demande toujours et tout le temps sur tout ce qui innove. J'entendais, il y a quelques jours, un responsable du Rassemblement national à qui les médias demandaient s'il utilisait l'IA personnellement. Sa réponse a eu le mérite de la clarté, je le cite, plutôt crever.
Mes amis, s'ils prennent les clés de notre pays, la France ratera la révolution de l'intelligence artificielle comme elle a largement raté la révolution du numérique au début des années 2000. Avec nous, au contraire, la France sera la patrie de l'intelligence artificielle. L'IA peut être une opportunité extraordinaire pour travailler mieux, pour chercher davantage, pour repousser les limites de notre pensée.
C'est une opportunité pour produire plus. Les pays qui maîtriseront l'intelligence artificielle maîtriseront le monde. Ceux qui la subiront seront condamnés à l'échec.
L'objectif est clair, nous devons devenir la première puissance d'Europe sur l'intelligence artificielle. C'est C'est possible. Pour devenir la première puissance d'Europe sur l'intelligence artificielle, nous allons former massivement, attirer les meilleurs chercheurs, donner à nos entreprises les moyens de grandir, d'investir dans le calcul, les données, les infrastructures, les semi-conducteurs.
Développer une IA française et européenne, une IA de confiance, une IA au service de l'humanité. L'IA, c'est une question de puissance, c'est une question d'avenir. Nous devons nous en emparer.
École, salaire, IA, frontières, ce sont nos quatre chantiers capitaux. C'est par là que nous commencerons. Ce sont les quatre batailles que nous devons remporter pour devenir la première puissance d'Europe.
Mais pour réussir, il faudra résorber deux dettes. Deux dettes qui pèsent au-dessus de notre avenir et de notre jeunesse, de dettes que nous n'avons plus le droit de transmettre à nos enfants, la dette publique et la dette climatique. La dette publique, d'abord.
Je veux le dire avec gravité. Nous ne pouvons pas continuer à vivre aujourd'hui en envoyant la la facture à ceux qui naîtront demain. La dette, ce n'est pas une abstraction, c'est de la liberté en moins, c'est de la souveraineté en moins, c'est de l'avenir en moins.
Et je suis fier de m'être emparé de ce sujet. Dès mes premières semaines à Matignon, j'ai décidé de couper 10 milliards d'euros de dépenses de l'Etat en cours d'année et de prendre des mesures d'économie tous azimuts. Résultat des courses, l'INSEE a montré qu'en 2024, l'année où nous Nous gouvernions la France avec mon gouvernement pour la première fois depuis près de 15 ans.
Les dépenses de l'Etat ont baissé par rapport à l'année précédente. Donc c'est possible en assumant des choix Devant le ministre des Comptes publics, je fixe un objectif, résorber notre déficit en dix ans au plus tard. Ça demandera du courage, ça demandera des réformes, ça demandera de changer de paradigme, d'endiguer l'explosion des dépenses sociales.
Pour y parvenir, et pour veiller à ce que chacun retrouve confiance en notre modèle social, nous réformerons les retraites en changeant radicalement notre système. Je ne veux pas que le débat de la présidentielle sur les retraites se résume au fait de savoir s'il faut ramener l'âge de départ à 60 ans ou le décaler à 67 ans. C'est plus le débat, il faut changer le système.
Ce que nous voulons, ce que je propose, c'est un système plus juste, un système plus libre, un système débarrassé de l'âge légal de départ fondé sur la seule durée de cotisation et qui protégera les plus fragiles et les carrières hachées. Un système avec une part de capitalisation, un système résolument tourné vers l'avenir. Et pour cette capitalisation, je propose que l'Etat verse 1000 euros à chaque naissance de chaque enfant français sur un compte bloqué, un compte au nom du nouveau-né que sa famille pourra abonder en défiscalisant, un compte qui va prospérer tout au long de sa carrière, qu'il pourra toucher à sa retraite et en attendant que nous nous aurons pu investir pendant des décennies dans l'économie, dans l'innovation et dans le futur de notre pays.
La deuxième dette, c'est la dette climatique, chère Agnès. Elle est le défi de notre génération. C'est tout notre modèle économique qu'elle remet en C'est toute notre capacité à vivre, à respirer, à boire, à manger.
Depuis bien longtemps déjà, les dérèglements climatiques ne sont plus une hypothèse lointaine, une angoisse abstraites réservées aux générations futures. Ils sont là, dans nos sécheresses plus longues, dans nos forêts qui brûlent, dans notre biodiversité qui s'effondre, dans nos agriculteurs qui voient changer sous sous leurs yeux, les conditions même de leur métier. Dans ce mois de mai où il fait jusqu'à 38 degrés, la transition écologique, la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, la protection de notre biodiversité, ce ne sont plus des options.
C'est un défi qu'on doit relever, qu'on peut relever. Et pour cela, il va falloir sortir des oppositions stériles qui paralysent tous les A droite, on propose de sacrifier l'écologie pour l'économie. A gauche, on propose de sacrifier l'économie pour l'écologie.
Moi je réponds qu'il n'y aura pas d'économie sur une planète morte et qu'il n'y aura pas d'écologie acceptée dans un pays appauvri. Et que donc l'écologie et l'économie doivent aller ensemble, n'en déplaise à certains. Je veux une écologie populaire, une écologie concrète, une écologie des solutions, une écologie avec les Français, jamais contre les Français.
Une écologie qui améliore la qualité de l'air, la qualité de l'eau, la santé, la vie quotidienne. Et le cœur de notre combat, ce sera de tenir cet engagement, baisser de moitié dans les dix ans à venir nos émissions de gaz à effet de serre, en accélérant la transition écologique et surtout en faisant le choix d'investir, d'investir à la fois dans le nucléaire et dans les énergies renouvelables. Alors que tant de politiques veulent vous forcer à choisir l'un ou l autres.
Voilà le cap, quatre chantiers capitaux, deux dettes à résorber, une promesse à tenir, que chaque génération puisse vivre mieux que la précédente. Les amis, j'assume les combats que nous avons menés. J'assume les décisions que j'ai prises.
J'assume les réformes que j'ai engagées. Mais je le dis, et nous le savons tous, le monde a changé. La société a changé.
Les défis ont changé. Alors tout doit changer. Nous avons besoin d'un changement profond.
Et pour réussir, il nous faudra ensemble la force d'agir. La force d'agir, ce n'est pas un slogan. C'est une promesse.
C'est un engagement. C'est écouter avant de décider. C'est rencontrer avant de trancher.
C'est aller sur le terrain, regarder la vie réelle, entendre les colères, comprendre les blocages, puis prendre des décisions concrètes, utiles, visibles. Des décisions qui changent vraiment la vie des gens. La force d'agir, c'est aussi faire le choix de la confiance.
Oui, la confiance. Donner à chacun sa place, permettre à chaque Français, à chaque acteur de prendre sa part dans la décision. La force d'agir, c'est la conviction que le pouvoir doit être partagé.
On ne change pas un pays seul. C'est en embarquant toute une nation que nous rendrons sa place à la France. Alors mon engagement est simple, je vous rendrai la force d'agir.
Je la rendrai à nos territoires. Ils sont aujourd'hui entravés par un Etat central qui croit tout pouvoir leur imposer. Un Etat qui croit que l'unité c'est l'uniformité, qui met des règles qui bloquent tout projet, qui ne s'adaptent pas suffisamment aux réalités de la France du terrain.
Alors donnons les rênes au territoire. Donnons-leur des compétences, mais aussi les moyens de financer ces compétences. Donnons-leur les responsabilités et les moyens de les assumer.
Ils n'attendent que ça. Donnons la force d'agir au dialogue social. Ce n'est pas un gros mot, c'est même un atout maître quand il marche.
Pour moi le dialogue social ce n'est pas la co-gestion. Nos partenaires sociaux gèrent aujourd'hui l'ensemble des retraites complémentaires du privé avec l'obligation de maintenir le système à l'équilibre. Ça fonctionne, des décisions sont prises, parfois des décisions difficiles.
Je propose donc que les partenaires sociaux gèrent désormais, avec les mêmes règles, la même obligation d'équilibre, l'intégralité de notre système de retraite dans ses paramètres. Je propose que les quotas d'immigration de travail que nous fixerons, qui qui seront votés par le Parlement soient proposés par les partenaires sociaux qui ont la connaissance des besoins de notre vie économique. Et surtout, Surtout la force d'agir, c'est à vous que je veux la rendre.
Vous que je veux libérer des règles qui infantilisent des normes ubuesques. Vous que je veux libérer de la vétocratie française où où chacun peut bloquer le projet de l'autre. Vous à qui je veux donner la parole pendant le mandat, avec des référendums réguliers, parce que la démocratie nationale ne peut pas se limiter à un vote tous les 5 Mes amis, la réussite de la France est en chacun de nous.
Nous avons tous notre rôle à jouer, tous une chose à faire. Chaque matin, nous avons tous quelque chose à faire pour notre pays. Nous avons tous une bonne raison de nous battre pour la France, alors battons-nous pour la France Mes amis, la campagne commence et nous l'amènerons les bras ouverts.
Toujours, nous serons prêts à à accueillir celles et ceux qui veulent nous rejoindre, s'engager pour le pays. Jamais nous ne jouerons au jeu des petites phrases, des attaques basses, des piques puériles. Le rassemblement commence et il se fera derrière nous, alors nous serons à la hauteur.
Je ne me trompe pas d Je ne me tromperai jamais d'ennemis. Mes adversaires, ce ne sont pas ceux avec qui nous avons gouverné jusqu'en 2024. Mes adversaires, ce sont les marchands de haine, les apôtres du déclin, les artisans de la nostalgie.
Mes adversaires, c'est la France Insoumise et le Rassemblement National qui veulent briser le pays, opposer les Français. Mes Les adversaires, ce sont ceux qui attisent les haines dans notre pays, qui s'en prennent à nos compatriotes juifs, à nos compatriotes musulmans. Les adversaires, ce sont ceux qui renvoient les Français à C'est pour ça que je les combats, de toutes mes forces.
Pas par principe, pas par dogmatisme, mais parce que leur projet c'est un péril pour la France. Ils laisseraient une France fissurée, brisée, laminée, nous ne les laisserons pas faire. Parce que nous sommes nombreux, parce que nous sommes unis, parce que nous sommes déterminés.
Mais je vais vous dire une conviction. A force de penser aux barrages ces dernières années, aux barrages aux extrêmes, je crois qu'on en a perdu de vue l'essentiel. Ce qu'il faut plutôt qu'un barrage, c'est submerger la France insoumise et le rassemblement national.
Les submerger sous les voix de français qui se seront mis à espérer pour leur pays, à croire en eux. Les submerger sous l'espoir d'un pays qui regarde l'avenir, qui veut écrire l'avenir. Les submerger sous l'énergie d'une jeunesse qui prend son destin en main.
Parce que faire la politique, ce n'est pas abdiquer, c'est se battre, se de me désigner comme candidat, une nouvelle aventure a commencé. C'est une aventure collective. C'est le rassemblement de tous les Français qui commencent.
C'est un élan qui se lève, un élan plus fort, plus puissant que tous les discours des défaitistes, c'est l'élan de l'espoir. Et cette campagne, ça ne sera pas celle d'un camp contre un autre. Ça ne sera pas celle de la gauche contre la droite.
Ça ne sera pas celle d'une France contre contre une autre, ça ne sera pas celle d'une France ancienne contre une nouvelle France. Ce sera celle, cette campagne, ce sera celle d'un pays qui refuse de renoncer. La campagne d'un pays, la France, qui a raison d'y croire, d'un pays qui n'a jamais cessé d'éblouir le monde, un pays qui sait que l'avenir lui appartient.
Mes amis, je vais vous faire une toute dernière confidence. Mais je vous fais confiance. Je vous fais confiance parce que cette confidence il faut la garder dans le secret de ces murs, ici au parc des expositions.
Parce que si cette confidence s'ébruite trop vite, trop tôt, trop fort, elle va nous apporter bien des attaques et bien des soucis. Je vous fais cette confidence, nous allons gagner cette élection présidentielle. Oui, nous allons gagner.
On a un an devant nous. Un an pour briser la tenaille des extrêmes, un an pour faire gagner l'espoir, un an de campagne auprès des Français, un an à parler, à écouter, à convaincre, à rassembler, un an à à écumer les rues, à sonner à toutes les portes, à remplir toutes les boîtes aux lettres. N'ayons pas peur, n'ayons pas peur de l'audace, n'ayons pas peur de l'action, n'ayons pas peur de l'optimisme, N'ayons pas peur de l'espoir, n'ayons pas peur de l'avenir car l'avenir c'est la France.
L'avenir c'est vous, l'avenir c'est nous, il est en chacun de nous. Alors ensemble nous allons redorer la promesse française. Nous allons offrir une meilleure vie aux prochaines générations.
Nous allons prouver que nous pouvons faire de la France la première puissance d'Europe parce que nous ne sommes pas n'importe quel le pays, parce que nous sommes la France et que rien ne résiste au peuple français. Vive la République et vive la France.
Gabriel Attal