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interviewBFM TV (sur YouTube)· 2 octobre 2023 20 min

Face-à-Face : Alain Juppé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] BFM TV face à face Apolline de Malherbe il est 832 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Alain Juppé bonjour un honneur évidemment de recevoir celui qui a été quasiment tout c'est ce que je disais à l'instant sur BFM TV puisque aujourd'hui vous êtes membre du Conseil constitutionnel mais vous avez bien sûr été premier ministre vous avez été même maire de Bordeaux vous avez été mise à faire étrangères vous avez été ministre de la Défense avait été député vous avez été même député européen votre regard votre regard sur 40 ans de vie politique française à travers tous ces échelons c'est les mémoires que vous publiez Alain Juppé une histoire française la France à travers votre trajectoire c'est publié chez Tallandier aujourd'hui le regard que vous portez on va y revenir il y a quelque chose aussi de votre rapport aux Français que peut-être il ne vous aurait pas compris ou vous ne les auriez pas compris et ça traverse cette question tout votre livre et la question de savoir ce qu'il reste de 40 ans de vie politique je voudrais quand même commencer par ce qui est aussi une forme de continuité ce qui se passe à lampe 12 ans ces images ces images de Lampedusa qui depuis une semaine vit une crise majeure avec des embarcations qui arrivent sur ces côtes plus de migrants qu'il n'y a d'habitants sur cette île et tous les hommes politiques à la fois européens des différents pays mais aussi des institutions européennes qui s'y succèdent en faisant appel à une forme de solidarité l'avenir de l'Europe se joue à l'anpedouza 1 dit la présidente de la Commission européenne est-ce que est-ce que finalement c'est un échec de 40 ans qui ne sait pas gérer comme vous le savez je suis aujourd'hui membre de conseils constitutionnel et donc je suis astreint de voir de réserve il y aura peut-être dans les sommets de les mois qui viennent d'une loi sur les migrations et cette loi des migrations pourrait venir devant le Conseil constitutionnel donc je ne vais pas entrer dans le débat politique tout simplement deux ou trois remarques première remarque le problème il est devant nous tant que des jeunes africains et africaines ou venant d'autres régions du monde nous trouverons pas d'empoi chez eux vivront dans la misère ils essaieront de venir chez nous et donc la vraie solution c'est à attaquer le problème à la racine c'est-à-dire de lutter contre les inégalités et de rétablir des conditions de développement chacun a envie de vivre au pays si on part c'est par force d'une certaine manière alors quand j'ai dit ça j'ai pas la solution c'est un défi majeur c'est un défi pour l'Europe je pense que l'Europe devrait être beaucoup plus audacieuse dans la conception d'un grand plan de partenariat et d'investissement avec les pays africains plus solidaires il y a 4 milliards ça c'est le deuxième aspect 4 milliards d'abricains probablement d'ici la fin du siècle si le taux de natalité reste ce qu'il est au Niger je crois que c'est 7 enfants par femme voilà et ça changera avec le développement économique et puis un deuxième remarque c'est qu'il n'y a pas de réponse à ce problème majeur qui est devant nous et qui va être aggravé par le changement climatique bien entendu puisque aux migrations économiques vont s'ajouter les migrations climatiques il n'y a pas de réponse purement nationale regardez le brexit monsieur Boris Johnson avait expliqué au Britannique qu'il allait reprendre le contrôle de sa politique d'immigration il y a deux fois plus d'arriver je crois que c'est le chiffre à peu près en Grande-Bretagne aujourd'hui que lorsque la Grande-Bretagne était membre de l'Union européenne et donc il faut faire jouer la solidarité européenne il faut aller plus loin dans la définition d'un cadre européen c'est en cours il y a un texte qui a été approuvé je crois par le Conseil des ministres et qui est en cours de discussion on parle mais c'est vrai que on a quand même un sentiment d'inefficacité et de décalage entre la théorie et la pratique c'est d'ailleurs ce qui est très frappant aussi à travers votre livre c'est qu'on se rend compte qu'il y a des difficultés auxquelles vous vous heurtez ou malgré des bons sentiments il y a des moments de très grandes violences je pense notamment sur ces questions d'immigration à ce que vous ce à quoi vous aviez dû faire en août 96 avec la fameuse église Saint-Bernard qui avait été occupée on a retrouvé les images des images elle pourrait être aussi aujourd'hui c'est à dire de cette question de la confrontation vous dites dans votre livre que vous ne regrettez pas qu'il fallait être ferme il faut être ferme naturellement il faut enfin je vais pas m'engager dans le débat politique je viens de dire que je ne le ferai pas j'ai fait ces courses il faut faire preuve effectivement l'autorité mais moi je conteste l'idée que les politiques sont totalement impuissants c'est un des messages de mon livre je fais un appel à l'engagement politique je reste optimiste et je reste confiant dans l'avenir je passe mon temps à expliquer à mes auditoires que c'était pas mieux avant et que donc il faut se donner les moyens de progresser donc je pense qu'il y a des solutions j'entendais tout récemment je crois que c'était sur vos antennes Patrick Stefanini qui connaît très bien ces questions et qui expliquait que la Grèce avait obtenu des améliorations parce qu'elle a mis en place un système qui permet de traiter les demandes d'asile à la frontière et à l'intérieur du pays donc il y a des solutions il faut simplement les étudiants ensemble et agir ensemble en effet vous gardez une très haute estime pour les hommes politiques qu'ils sont souvent caricaturés toujours mais est-ce que cet optimisme n'est pas une forme de naïveté je crois pas que j'ai été naïf vous savez je connais ces problèmes peut-être beaucoup mieux que ceux qui m'est accusent de naïveté j'étais pendant 12 ans mère de 18ème arrondissement et c'est pas simplement la place du Tertre elle a du judo c'est la Goutte d'Or j'ai passé des heures et des heures en discussion avec des associations de la Goutte d'Or et Bordeaux n'est pas peuplé exclusivement de riches propriétaires viticole il y a aussi des quartiers politiques de David et des quartiers difficiles donc je connais ces problèmes je les ai vécus au contact de mes concitoyens je pense simplement que c'est des pessimisme aux déclinismes expliqué que tout est foutu et que nous sortons de l'histoire ça ne sert à rien ça simplement le peuples et au contraire il faut redonner une perspective une espérance aux Français et vous parlez d'ailleurs à l'instant de Bordeaux on sent que ça a été aussi une des souffrances le moment des gilets jaunes où vous vous retrouvez face à votre ville de Bordeaux qui dont le centre-ville est parfois saccagé samedi après samedi pour les mouvements pas les mouvements des gilets jaunes et là vous avouez une forme d'incompréhension vous dites mais qui sont ces gens oui c'est vrai c'est vrai parce que Bordeaux avait la réputation d'être une ville tranquille c'était pas uniquement une réputation c'était une réalité et tout d'un coup elle devient l'épicentre de cette quasi insurrection j'ai vu samedi après samedi dans le PC de la Berry les choses se déroulaient dans les quartiers de la ville alors j'essayais de comprendre pourquoi on m'a expliqué que c'est parce que Bordeaux avait trop bien réussi car c'était trop embellie qu'elle était devenue trop attractive et que donc elle suscitait des frustrations ou des jalousies dans son environnement je pense qu'il faut absolument éviter d'antagoniser comme on essaie de le faire aujourd'hui les métropoles et puis les villes moyennes ou les espaces ruraux c'est dans la complémentarité entre les deux quand on trouvera des solutions et le rayonnement exclu le rayonnement de Bordeaux a profité à l'ensemble de la Gironde à part peut-être certains territoires c'est vrai qui ont été un peu oubliés mais globalement ça profitait la Gironde donc essayons de chercher là encore c'est mon message aussi non pas l'affrontement mais le partenariat et la collaboration j'avais créé par exemple avec Libourne qui est une commune assez proche de Bordeaux une sorte de contrat de coopération qui nous a permis de marquer des points oui mais là encore pardon votre réponse montre que vous dites l'antagonisons pas mais le problème n'est pas d'antagoniser le problème est le sentiment d'être exclu le sentiment tous ceux qui nous expliquent que les métropoles ont été trop loin et bénéficient trop de l'attention des pouvoirs publics je voudrais rappeler pourquoi on a fait des métropoles parce qu'il y a 30 ou 40 ans c'était Paris et le désert français les grandes métropoles ont réussi Nantes Montpellier l'archipel français ce sont des formules un petit peu faciles et alors la vie l'arche Opel français qu'est-ce qu'on fait moi ma réponse elle consiste à trouver des solutions positives et les solutions positives c'est faire bénéficier les territoires des villes moyennes et les territoires ruraux de la prospérité de métropole vous répondez ce que vous avez fait mais moi je vous dis ce que eux ont ressenti quand ils arrivent dans le dans la vie mais c'est pas une raison pour renoncer à développer des politiques de partenariat ils ont mal compris personne et je cherche la réponse la réponse c'est pas de dire oui ça va pas on va continuer à se friter les uns contre les autres mon message aussi c'est la recherche de la modération aujourd'hui on est en permanence dans l'hystérie l'injure la violence verbale et parfois physique ça ne mène à rien et je défends la tête selon laquelle la modération c'est beaucoup plus difficile que les que de monter aux extrêmes et vous estimez d'ailleurs que c'est une des grandes difficultés de notre époque réussir à se faire entendre quand on est modéré je suis modéré vous êtes mou et la modération apparaît comme dans la décision c'est tout à fait différent je vous conseille la lecture de cette excellente ouvrage d'un de vos confrères qui s'appelle Jean-Pierre baume qui s'appelle le courage de la nuance et il montre qu'il y a une forme de radicalité dans la modération je suis un radical de la nuance et ce que j'ai essayé de faire quand vous voyez les crises sur lesquels vous aviez souvent alerté on a retrouvé récemment les propos que vous aviez tenus alors que vous étiez ministre très étrangères sur l'Ukraine sur Poutine qui était d'une très grande lucidité quand vous voyez les propos que vous avez tenus sur la dette sur les déficits disant qu'on allait droit dans le mur ça ne s'est pas arrangé franchement est-ce que là dessus vous êtes pessimiste donc je ne suis pas possible ça c'est pas rangé parce que le monde a changé parce que des crises ce sont déclenchées je parvenais sur celle de 2008 par exemple et donc je pense que nous avons encore aujourd'hui les moyens de rebondir à quoi ça sert de passer son temps à se battre sa coule en disant que nous sortons de l'histoire ça ne sert à rien il faut au contraire essayer de positiver de chercher des solutions c'est compliqué c'est extrêmement difficile bien entendu je suis sorti de la vie politique active donc je n'ai de leçon à donner à personne mais ma seule leçon c'est ça gardons l'espérance et arrêtons de nous flageller est-ce que le problème justement extraordinaire je dis souvent ça moi j'ai adoré le Canada et vous faites 1000 km au Canada vous voyez les mêmes lacs les mêmes orignaux et les mêmes arbres à partir de Bordeaux tous les 100 km vous changez de paysage c'est extraordinaire le Pays Basque la forêt landaise le Périgord etc la France et le pays des merveilles et c'est pas le hasard si nous sommes la première la destination de rester du monde donc arrêtons de dire que tout fout le camp chez nous c'est pas vrai c'est audible ça oui je l'espère je l'espère heureusement d'ailleurs je vais vous dire dernier sondage et Lab pour BFM peut semblent-ils le 30 août notre boulot comme étant la référence vous français comment ça va comment ça va personnellement 65%, moi je vais bien et puis après comme on va la France 70% ça va mal il y a une sorte de schizophrénie française c'est contre ce mal là qu'il faut lutter en disant aux Français si vous allez bien ça veut dire que votre pays va aussi passer mal que ça est-ce que c'est pas précisément pour ça qu'on que vous n'avez pas été compris sur l'identité heureuse que l'identité heureuse ça faisait partie vraiment des formules qui étaient très importantes pour vous au moment de la primaire de la droite et en fait les Français ont eu l'impression d'une forme justement de naïveté heureuse c'était quoi identité je tiens à l'identité française si j'ai appelé ça une histoire française c'est parce que j'aime la France la France est un pays formidable je n'ai pas le redire encore et heureuse parce que je ne vois pas comment quelqu'un qui veut exercer les fonctions suprême le président de la République peut-être expliquer aux françaises aux Français avec moi vous allez être malheureux donc justement c'était aussi un message de confiance et d'espérance et bon peut-être qu'il n'a pas été reçu c'est ainsi mais regrettez pas je ne le regrette pas l'expression d'ailleurs il y a pas grand chose que vous regrettez des moments de tristesse c'est à dire qu'il y a des moments de tristesse il y a des moments même je regrette je regrette par exemple d'avoir fait une campagne pour la primaire qui n'était pas la bonne campagne donc vous voyez que j'ai des regrets je faisais confiance que vous étiez même peut-être le candidat préféré de la je pensais effectivement vous avez raison je le dis d'ailleurs que comme j'avais été président secrétaire général président du RPR puis ensuite fondateur de l'UMP j'étais fort sur ma droite je tends la main gauche sur ma droite vous avez tendu la main gauche et donc j'ai plutôt ouvert sur le centre et c'est ma droite qui m'a lâché voilà donc je confesse cette erreur vous pensez ne plus avoir approuvé que vous étiez un homme de droite non je suis un homme de droite parce que je pense que cette distinction entre la droite et la gauche elle a encore du sens nous n'avons pas les mêmes héros comme je le dis moi mes références c'est pas mars et Jaurès quelques respects que j'ai pour Jaurès c'est Montesquieu Tocqueville Aaron le cœur de mon engagement politique c'est l'amour de la liberté c'est ça qui me paraît absolument fondamental et qui est en cause aujourd'hui nous n'avons pas tout à fait conscience mais enfin nous sommes un des rares pays au monde où les libertés publiques et les libertés individuelles sont garanties y compris d'ailleurs par le Conseil constitutionnel qui vit est-ce que vous connaissez beaucoup de pays où on peut cracher à la figure du président de la République sans se retrouver en prison le soir la plus beaucoup aujourd'hui et donc c'est ce bien là qui est au cœur de mon engagement politique nos libertés défendent nos libertés et je pense que c'est une idée alors certains hommes de gauche de droite la partage aussi mais je pense que elle elle imprime c'est la matrice effectivement de l'engagement plutôt des partis qui fait que votre livre Alain Juppé sort en même temps que le dernier livre d'Edouard Philippe Édouard Philippe qui a toujours été votre votre plus fidèle compagnon et forcément ben on fait des rapprochements et quand vous dites que sans doute vous avez ce regret d'avoir fait une campagne d'avoir choisi une stratégie de campagne plutôt vers vers le centre voire même peut-être un peu vers la gauche quand on voit qu'Edouard Philippe ce week-end était à la fête de l'humain ce qui va pas avoir la même malédiction que vous la même stratégie entraînant la même malédiction il y a une grande différence entre Édouard Philippe et moi c'est qu'il est sans doute candidat à la présidence de la République et pas moi donc voilà je ne commenterai pas sa stratégie vous l'avez été je l'ai été mais je ne le suis plus mais cette stratégie de venir président s'il reprend la même stratégie je lui fais confiance pour définir la sienne sans référence forcément à la mienne vous dites de lui qu'il a intelligent efficacité et caractère enjoué mais vous dites l'avenir dira si Édouard peut réussir là où j'ai échoué écoutez ça me paraît une remarque de bon sens l'avenir dira mais ça veut dire qu'en effet le parallèle entre vous deux en tout cas c'est à vous d'en juger moi je ne veux pas porter de jugement sur les futurs compétiteurs à la présidence de la République qu'est-ce qui reste de 40 ans de vie politique [Musique] le sentiment de ne pas avoir été compris non j'ai été très peu fait compris par des Bordelais par exemple qui font réélu pendant 24 ans donc voilà [Musique] Bordeaux a choisi a fait son choix et Bordeaux a été transformé grâce au travail de mes équipes et j'ai pour cette ville de l'affection c'est un sentiment émotionnel que j'ai pour Brodeau j'ai dit que nous constituions un couple donc voilà elle a fait un choix politique différent mais je vais pas là non plus porter de jugement sur mes successeurs d'ailleurs vous parlez beaucoup d'amour un couple c'est des mots qui reviennent souvent y compris dans des métaphores le couple la beauté vous parlez des femmes vous dites qu'à 40 ans vous avez je cite votre mot batifoler et était sans doute saisi par le démon de midi j'aime les femmes j'aime regarder une jolie femme j'avais toujours été sensible à la beauté des femmes la politique multiplie les tentations j'ai donc des aventures la plupart sans lendemain ça veut dire quoi la politique multiplie des tentations donc vous êtes journaliste politique vous voyez bien comment les hommes politiques fascinent parfois le pouvoir fascine comme l'argent facile ne veut pas développer ça c'est une évidence non je n'ouvre pas beaucoup de gens c'est une évidence j'ai je n'ouvre pas mon jardin secret qu'est-ce que je dis je dis je me suis marié à 20 ans voilà très bien j'étais pas majeur j'ai vécu une très belle histoire d'amour j'ai vécu une très belle histoire d'amour pendant 20 ans et puis elle a quarantaine je me suis un petit peu dispersé j'en dis pas plus il y a rien de ce cabreux dans mon livre j'ai revu ensuite une très grande histoire d'amour avec Isabelle ça fait 30 ans que nous sommes arrivés et donc je dis qu'effectivement pour moi les femmes la beauté des femmes ça compte mais je voudrais rajouter quelque chose c'est que je suis à défenseur malgré les jupettes j'explique pourquoi les choses c'était passé ainsi dites-le prenez le temps de le dire c'était pas à cause de parce qu'elles étaient des femmes c'était parce qu'elle n'avait pas de poids politique et d'existence politique parce qu'elles étaient des femmes oui bien sûr mais c'est pour ça qu'il fallait changer les choses et c'est pour ça que j'ai toujours été favorable au quota et c'est pour ça que pour moi entre les hommes et les femmes et quelque chose d'essentiel c'est d'ailleurs un principe garanti par la Constitution et sur lequel au Conseil constitutionnel nous vivons nous veillons pardon donc et s'il y a quelque chose qui me scandaleise profondément dans ce qu'on voit aujourd'hui dans notre société c'est les violences faites aux femmes et sur lesquels on a réagit pas avec suffisamment d'énergie et suffisamment détermination voilà ce que je dis sur les femmes je les aime mais en même temps je respecte tout à fait ce principe essentiel qui est celui de l'égalité vous dites que Me Too vous n'avez non j'ai pas du sang non j'ai dit les excès de Mito mais non voyons parfois des des excès qui discréditent la cause féminisme je veux pas je vais pas donner des exemples mais en fait ils viennent naturellement à l'esprits le délit de non partage des tâches ménagères ça m'a fait un peu rigoler j'ai dit à ma femme oh ce soir je fais la vaisselle sinon demain on a les gendarmes voilà le genre d'excès qu'il faut un peu sourire hélas donc gardons là aussi la mesure il y a beaucoup de choses à faire pour assurer cette égalité entre les hommes et les femmes qui est un principe mais qui n'est pas toujours traduit dans les faits pas simplement dans la vie politique dans la vie des affaires dans bien des choses mais là aussi essayons d'éviter d'antagoniser les hommes et les femmes parce que ça prend ce tour là maintenant aujourd'hui une espèce de de d'hostilité bon pas utiliser des formules bien connues mais à l'homme blanc de 40 ans etc tout ça est stupide c'est dans là aussi dans dans le respect mutuel et dans le travail ensemble on trouvera des solutions et pas dans l'antagonisme des regrets sur la stratégie s'il y a une chose dont vous vous dites je ne l'ai pas fait et j'aurais dû la faire pour la France ce serait quoi oh il y a beaucoup de choses des sentiments d'impuissance quand on a des ministres des Affaires étrangères qu'on a à gérer des crises ou des drames ou des tragédies comme la crise yougoslave ou comme le génocide du Rwanda on se sent un peu seul sur la scène internationale et un peu impuissant bien sûr vous avez eu peur qu'on vous oublie oh non pas du tout d'ailleurs on vous oublie pas je constate que dans la rue on me reconnaît on me confort pas sensibles reconnaissance d'autrui mais simplement comme je suis aussi conscient et lucide de temps en temps me confonde on reconnaît mon confondre monsieur fabuleux monsieur Jospin je ne sais trop quoi et ça sans doute ça vous plaît moi Alain Juppé le texte est historique c'est un véritable document puisque vous racontez à travers votre histoire un morceau de France Alain Juppé merci d'avoir été avec nous ce matin