Hervé Marseille, président de l'UDI, invité de "La politique s'éclaire"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est l'heure de l'interview politique. Bonjour Hervé Marseille. Bonjour.
Merci d'être avec nous ce matin. Président de l'UDI et du groupe Union centriste au Sénat. On le voit la France qui connaît une vague une deuxième vague de de canicule précoce intense la deuxième en moins d'un mois.
C'est une cellule ministérielle de crise qui va se réunir aujourd'hui au ministère de l'intérieur à à 11h. Est-ce qu'il y a pas un problème d'anticipation réunir cette cellule à la veille du pic de canicule attendu sans doute demain ? Écoutez, le gouvernement se réunit, va prendre des mesures.
Déjà, des mesures ont été prises. Euh, j'entendais les les débats [raclement de gorge] que vous aviez précédemment. Je pense que dans cette matière, euh ce qui manque cruellement, c'est d'une politique continue.
Euh je veux dire, à chaque événement climatique et il y en a depuis les années 2000, on se souvient de la grande canicule de de 2003, j'allais dire qu'il avait déclenché déjà à l'époque beaucoup d'interrogation. Il y avait eu beaucoup de victimes d'ailleurs, 15000 15000 morts en 2003. Voilà.
Et donc il y a eu des investissements qui ont été faits notamment dans les épades. On a créé des salles fraîches, on a mis en place des réglementations, des législations. Mais maintenant ce qui manque ce sont les moyens.
H parce que vous dites un manque de continuité mais on vient d'avoir deux quinquenas successifs. Il y avait beaucoup d'ambitions au départ avec Emmanuel Macron. Il y a beaucoup de déceptions à l'arrivée.
Écoutez, on a affaire maintenant à des événements quotidiens. C'est l'actualité, c'est votre métier, mais on a aussi affaire à des priorités quotidiennes. Euh aujourd'hui, la canicule, on réclame des moyens.
Hier, la justice, l'affaire de de la malheureuse Iliana, des moyens pour la justice. Priorité avant-hier, c'était l'essence. Faut donner des moyens parce que il faut aider les gens qui sont euh en difficulté. les événements internationaux, il faut une loi de programmation militaire et des moyens.
Il y a juste un détail, c'est qu'on n pas les moyens et donc on en revient toujours à la même chose. Comment on dégage des marches, des marges, comment on fait des économies parce qu'il faut rembourser et comment on priorise les priorités. Mais pour ça, il faut faire les les bons choix aussi.
Hotman Nasrou euh donc vice-président des des Républiques, secrétaire général des républicains qui disait hier que il y avait eu un problème dans le choix du nucléaire, que la droite avait toujours fait ce ce choix-là et puis il y a eu des hésitations effectivement sous Emmanuel Macron. C'est un regret. Oui, c'est exact.
Euh là encore, il y a eu des politiques en grand. Bon, mais euh, il va y avoir des élections présidentielles, il y aura des débats et on peut toujours faire l'autopsie des politiques euh passées, faites ou pas faites. Je pense qu'effectivement en matière d'environnement, ce qu'il faut c'est une politique continue.
Euh aujourd'hui, d'ailleurs, on a une ministre de l'environnement qui est assez fantomatique. Euh je ne sais pas où elle est. Oui, madame Barbu.
On a fait une alerte enlèvement pour savoir où elle était passée. Et donc euh il faut des politiques continues, c'est-à-dire des investissements sur plusieurs années et euh il faut que ces investissements soient faits à tous les niveaux. Bien sûr, il y a l'État, faut des subventions, faut des aides, mais il y a aussi les collectivités locales.
Il leur faut des moyens parce qu'on sait que les écoles sont les communes, on sait que les départements c'est les collèges, on sait que les régions c'est les lycées. Voilà, il faut qu'à tous les niveaux il y ait une mobilisation et que cette politique soit continue, c'est-à-dire d'année en année parce qu'on peut pas faire les investissements en une seule fois et donc il faut des lois de programmation. C'est un grand planuriannuel pour adapter en fait tous ces tous ces bâtis.
Euh qu'est-ce que vous pensez de l'idée d'un congé climatique euh défendu par Marine Tondelier ? Est-ce que c'est est-ce que c'est bête ? congé climatique.
Euh non mais je suis habitué [rires] aux déclarations de madame Tourelier des verts. Je crois que c'est pas au niveau euh là on parle quand même de plans d'envergure et de problèmes qui doivent mobiliser l'Europe. Et il y a un risque, c'est vrai que que l'Europe a modifié ses plans.
On voit bien qu'il y a une pression de la droite radicale qui est beaucoup plus puissante en Europe et qui risque de renforcer sa présence puisque il va y avoir des élections cette année en France, en Italie, en Allemagne et on voit bien qu'il y a une une poussée de la la droite radicale et donc qui est pas spécialement favorable à des politiques environnementales. H il y a un accord qui a été trouvé entre les États-Unis et l'Iran, accord de paix, accord cadre qui doit encore être négocié pendant pendant 60 jours. Visiblement, des émissaires américains sont en en en route vers vers la Suisse pour pour ces négociations.
Est-ce que vous êtes rassuré ? Est-ce que est-ce que vous pensez que on est proche de la paix dans cette région du monde ? Tout le monde souhaite évidemment qu'on retrouve la paix à la fois parce que c'est indispensable pour la sérénité du monde et dans cette région mais aussi pour sur un plan économique hein.
On a vu l'inflation qui qui augmentait les prix de des carburants, de l'énergie. À l'évidence le problème libanais est un est un gros sujet. Les proxy de de Vous pensez que Benjamin Netaniaahou est un obstacle aujourd'hui à la paix.
On on a vu qu'il y avait des frappes encore ce matin, des frappes israéliennes. Enfin, c'est le Esbola. C'est en la circonstance c'est pas Netaniaou, c'est le c'est le esbola.
C'est les deux. Je veux dire euh la la guerre est nourrie par euh euh les conflits entre le esbola qui sont aux portes d'Israël et Israël qui craint pour ce Donc Benjamin Etanou doit poursuivre sa guerre contre le Esbola. simplement il faut que la paix soit globale, c'est des deux côtés, il faut que le esbola baisse les armes.
Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est renforcer les tal libera, je pense que le esbola va pas se laisser désarmer comme ça à la demande. Donc il faut que la communauté internationale soutienne le gouvernement libanais, lui donne les moyens indispensables, que les États-Unis également interviennent parce que il faut faire pression sur les uns et sur les autres pour retrouver la paix dans cette région. On a vu que le gazol était repassé sous les sous les deux sous les deux 2 € ce qui est une ce qui est une bonne nouvelle pour les automobilistes.
Pour autant est-ce qu'il faut quand même distribuer les aides qui avaient été promis par le gouvernement ? Bah celles qui ont été programmées euh il faut les les donner jusqu'à ce que jusqu'à la fin de l'été même si on on voit bien là les marchés on va voir si si euh c'était des aides ciblées. D'ailleurs, j'observe qu'il y avait une espèce de consensus autour de ce que faisait le gouvernement.
Euh j'allais dire l'ensemble des forces politiques globalement à part les extrêmes était euh j'allais dire favorable à ce que faisait le gouvernement parce qu'on sait très bien que nous n'avons pas les moyens de faire davantage. C'était des cibles. Donc faut peut-être les arrêter avant.
Si c'est nécessaire, on pourra le faire avant. Hm hm. Euh on on va parler de la présidentielle.
Vous êtes réunie le 10 juin avec les autres prétendants des candidats du centre et du centre droit à la présidentielle. Est-ce que vous avez complètement écarté l'idée d'une primaire qui a été défendue par Gabriel Atal ? Oui, oui, elle n'aura pas lieu mais ça n'a jamais été à l'ordre du jour.
C'était un des points qui sur lesquels tout le monde était d'accord. Euh je pense que euh que ce soit Édouard Philippe avec Horizon, que ce soit le modèle, que ce soit l'UDI, personne n'est favorable à une primaire. Non, pas pour la primaire elle-même, c'est pas l'idée de primaire qui est qui est contestée, c'est le fait que c'est pas le moment.
Et pour préparer une primaire, il faut des mois. Euh en 2017, il a eu fallu Ah non, mais c'est pas le moment et ce sera pas du tout le moment en janvier prochain non plus quoi. Fait dire il y en aura pas.
Ou d'accord. Je veux dire aujourd'hui il y a beaucoup de candidats c'est la démocratie. Il va falloir qu'il y en ait moins et essayer d'arriver à faire en sorte que le bloc central n'en ait qu'un.
Mais donc ce sera une primaire sauvage, c'est les sondages qui vont décider ou c'est le comité de liaison qui à un moment va siffler la fin de la récréation ? C'est c'est l'esprit de responsabilité. Chacun à un moment donné, on voit bien qui euh est euh dans le top 3.
On voit bien quels sont les trois ou quatre euh candidats les mieux placés. Et bien ceux qui le seront moins par rapport à celui qui sera en tête et bien il faut qu'il parle ensemble et que en fin d'année début de l'année prochaine on ait trouvé une solution parce qu'il y a un risque c'est de se retrouver avec monsieur Mélenchon au 2è tour face au mais vous savez vous avez l'expérience des présidentielles et vous savez que les sondages ne ne disent ne sont pas prédictifs. Si si on se retrouve avec deux candidats qui sont très proches, est-ce que on peut imaginer que l'un ne veuille pas céder face à l'autre ?
J'espère qu'on en arriverait pas là. Euh encore une fois euh les candidats euh dont on parle, c'est-à-dire Édouard Philippe, Gabriel Atal, Bruno Rotaillot sont des gens responsables et je pense que euh le moment venu euh durant cette année euh ils trouveront le moyen de discuter ensemble pour que on arrive à une solution qui soit une solution unitaire autour d'un candidat parce que je crois que la situation si elle n'évolue pas mettra face-à face Jean-Luc Mélenchon et un candidat du RN. On saura qui c'est le 7 juillet et à partir de là, je pense que le pays prend de grands risques.
Mais vous au Sénat, vous êtes allié souvent à la droite qui est majoritaire. Dans ce comité de liaison, dans les discussions que vous avez, il y a pas de représentant de de Bruno Retaillot et pourtant vous dites il faudra un seul candidat de cette droite et du bloc central. Euh vous pensez qu'ils peuvent s'entendre et vous pensez que il y aura un seul candidat.
Vous savez, on travaille ensemble un peu partout dans les communes, dans les départements. Vousz pas dans votre au Sénat ? Bah oui, le moment venu, on va le faire.
Oui, on va le faire. Euh, il y a des tests salivaires qui ont été demandés par le Premier ministre. Il y en a eu dans les dans les ministères, dans les administrations.
Est-ce qu'il faut qu'il y en ait au Parlement ? Oui, on peut faire partout. On peut en mettre ici à l'entrée.
Je veux dire pourquoi pas. Bon, c'est un peu particulier euh mais vous pensez que certains en consomment. Il y a déjà eu des cas hein notamment par Oui, bien sûr, bien sûr.
À l'Assemblée nationale, il y en a au Sénat aussi. Donc écoutez, pourquoi pas ? Je je ne sais pas.
Bon, s'il faut faire des tests, on les fera. Je veux dire, c'est très particulier. C'est pas codifié.
Peut-être là encore, il va falloir mettre des règles en place pour savoir dans quel cadre ça doit se faire parce qu'on fait pas des tests comme ça avec n'importe quel matériel, à n'importe quelle heure fait par n'importe qui. Vous avez déjà consommé des stupéfiants vous Hervé Marseille ? Non non, c'est interdit, je le rappelle.
Euh voilà. Euh qu'est-ce que vous lisez en ce moment ? Comment qu'est-ce que vous lisez en ce moment ?
Je lis des essentiellement parce que comme j'ai peu de temps, je lis essentiellement des livres à caractère politique. Donc ça donc ça veut dire que vous avez commencé alerte sur la France qui vient qui est le livre de de François Bairou qui vient de sortir aux éditions de l'observatoire. J'ai commencé à le lire.
Oui, j'ai commencé à le lire mais je François Baurou est un ami, je veux pas dire de 30 ans mais c'est un ami de longue date et je l'ai souvent au téléphone et j'avais eu l'occasion de parler avec lui de son livre. Il veut peser dans la dans la présidentielle, c'est un moyen aussi de pas de pas se faire oublier de faire peser le modèle. Crois que le centre l'UD le modè dans cette affaire Jean-Louis Borlot, François Bairou veulent peser par les idées qu'ils veulent défendre.
Il y a pas de candidature au centre, il y a des candidatures, on vient de les citer, on va pas rajouter aux candidatures. En revanche, il y a des idées qui sont importantes et qui ne sont pas aujourd'hui spécialement dans le débat. L'Europe, alors que elle est malade et qu'on a besoin d'une Europe forte face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie, euh l'organisation territoriale du pays, c'est ce que défend Jean-Louis Borlot, euh la décentralisation.
Bon et ces idéesl elles sont audibles, vous pensez dans le débat politique là. Et le pouvoir d'achat, je pense que les Français sont sensibles à ce qu'on leur parle de leur pouvoir d'achat et notamment du logement parce que c'est le principal poste de dépense. Alors, il y a beaucoup de sujets.
Aujourd'hui, on parle de la canicule. Hier, on parlait de la justice, mais je crois qu'il y a des sujets également qui sont ceux du centre que nous essayons de porter et qu'on va développer. Et je pense que le pouvoir d'achat notamment est important.
Sauf que François Bairou avait alerté sur la dette. il a même fait campagne làdessus et on en est toujours au même mais c'est un sujet permanent et on voit bien qu'aujourd'hui si on narrive pas à dégager des marges c'est justement parce que nous sommes endettés et que nous ne prévoyons rien pour sortir de cet endettement. Merci Hervé Marseille d'avoir été notre invité ce matin.
Hervé Marseille