Seule une « coalition des oppositions créerait les conditions d’une censure »
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et notre invité politique ce matin c'est Laurence Saint-Martin bonjour merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ministre chargé du Budget des Comptes publes on est ensemble pendant 25 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Stéphane Vernet de wouest France bonjour Stéphane bonjour Orian Laurent Saint-Martin bonjour bonjour on va évidemment par l'examen du budget qui arrive aujourd'hui au Sénat mais d'abord un petit mot puisque Michel Barnier rencontre ce matin Marine Le Pen est-ce que le gouvernement va faire des compromis avec le rassemblement national pour éviter la censure Michel Barnier rencontre tous les présidents et présidentes de groupe comme il s'y était engagé et c'est très bien que dans une démocratie parlementaire comme la nôtre le Premier ministre puisse être à l'écoute de l'ensemble des groupes sans aucune discrimination il y a évidemment un socle majoritaire qui est notre base de travail avec qui nous travaillons de façon privilégié mais il y a aussi les groupes d'opposition et c'est vrai de la France insoumise jusqu'au rassemblement national en partant en passant par les socialistes les écologistes lot les communistes et donc il y a aucune discrimination à avoir là-dessus ça ne veut pas dire évidemment que ce budget pour 2025 va trouver des compromis partout et peut nécessairement satisfaire tout le monde mais après tout j'ai envie de vous dire c'est le principe d'un budget et c'est le principe des oppositions est-ce que vous allez en chercher avec le reine parce que jusqu'à maintenant il avait pas reçu Marine Le Pen sur le budget là elle menace plus que jamais de censure et elle est reçu à matigon est-ce que vous êtes prêt à travailler à un accord avec elle elle a reçu la première à 8h30 ce matin non mais ça c'est pas grave ça n'a pas d'inciance c'est quand même elle qui a les clés je pense qu' c'est quand même elle qui a les clés aujourd'hui ah moi je pense que vous auriez pu demander aux responsables du groupe socialiste à l'Assemblée nationale si ce n'était pas eux qui avaient les clés parce qu'il me semble que si vous retranchez je pense que si vous retranchez les voix gr socialiste d'une censure éventuelle la censure ne devient plus majoritaire et vous voyez c'est intéressant ce que vous dites collectivement vous inclus si vous me le permettez le pays s'est mis dans la tête que le rassemblement national avait pour reprendre vre expression les clés de l'avenir de ce gouvernement pardon mais c'est faux qui a dit que l'ENS du nouveau front populaire devait systématiquement et pour toujours censurer ce gouvernement moi je crois que ce n'est pas quelque chose d'automatique et de systématique et quand on voit notamment ce qui est capable de proposer la France insoumise en ce moment peut-être que vous en parlerez onenir mais là vous appelez les socialistes à vous désolidariser moi je crois que le par socialist en tout cas ce que je connais de ce partilà pour en venir n'a plus rien à faire je crois depuis longtemps avec ce courant idéologique d'extrême gauche et donc devrait au contraire plutôt se rapprocher d'une grande coalition responsable au service de notre pays donc je ne rejoins pas ce propos des clés dans la main de qui que ce soit je crois que c'est une coalition des oppositions qui créerait les conditions d'une censure et donc il faut demander à tout le monde son avis là-dessus alors parmi Marine Le Pen elle demande de ne pas toucher au pouvoir d'achat parmi les mesures qui font débat il y a la hausse de la taxe sur l'électricité ça fait débat ici aussi au Sénat puisque les sénateurs n'en veulent pas est-ce que vous garderez la hausse initialement prévue c'est normal que cela fasse débat parce qu'il est question du pouvoir d'achat des Français donc c'est un bon débat ce que propose le gouvernement c'est d'enlever le bouclier tarifaire qui a été mise pendant la crise de l'inflation qui était important 50 milliards d'euros d'argent public avait été utilisé pour empêcher la facture de nos concitoyens d'augmenter c'était une bonne décision maintenant l'inflation est derrière nous c'est terminé nous retirons ce bouclier c'est de la bonne gestion et nous le faisons en permettant d'avoir une participation active au redressement de nos comptes publics mais nous avons une ligne très claire la facture doit ba à hauteur de 9 % au 1er février nous avons été très clair là-dessus et nous tiendrons cette promesse là donc nous augmenterons la fiscalité d'autant qu'elle permet la baisse de la facture à hauteur de 9 %. je crois que quand on est soucieux du pouvoir d'achat de nos concitoyens on comprend que cette mesure c'est une bonne mesure voilà j'espère que les sénateurs l'entendront dès cette semaine lors de l'examen du texte en séance publique et je crois vraiment que tous ceux qui sont soucieux de la protection du pouvoir d'achat peuvent l'entendre de cette façonl donc ça veut dire que là-dessus vous garderez la copie initiale du gouvernement moi je crois effectivement que notre V proposition initiale elle est juste parce qu'elle permet le gain de pouvoir d'achat tout en permettant la résorption de notre déficit public on marche sur deux jambes vous l'aurez compris depuis le début de ce budget il faut protéger le pouvoir d'achat de nos concitoyens mais aussi il faut que tout le monde comprenne qu'on a besoin de faire rentrer des recettes fiscales dans notre pays tout simplement pour réduire notre déficit parce que le Sénat propose de compenser en relevant la taxe sur le gaz là vous dites non la problématique de l'augmentation de la taxe sur le gaz nous le verrons je ne veux pas préempter les débats mais la problématique de la hausse de la taxe sur gaz c'est qu'elle fait augmenter la facture or moi je dis que sur l'électricité elle permet de la faire baisser et donc je préfère toujours aujourd'hui des factures qui baissent que des factures qui augmentent d'e manière générale vous allez pouvoir vous entendre mieux négocier avec le Sénat qu'avec l'assemblée je vous dirais pas qu'il y a une meilleure voie de négociation mais évidemment de fait peut-être une meilleure ambiance quand même pendant l'examen du budget d'abord il y a d'abord il y a un fait politique c'est que si j'en crois les groupes parlementaires il y a une majorité de sénateurs qui soutient le gouvernement quand il n'y a pas une majorité absolue de députés qui soutiennent le gouvernement ça c'est un politique ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas travailler avec l'Assemblée nationale et qu'on attend uniquement le Sénat pour travailler c'est pas vrai on a fait un examen qui a été long qui a été nourri à l'Assemblée nationale trop d'amendements fiscaux d'impôts en plus plus la suppression de la participation de la France à l'Union européenne ont été adopté vous comprenez bien qu'il était inacceptable pour nous de laisser ce budget là prospérer et donc la majorité a relative à supprimer toutes ces dispositions en rejetant le texte aujourd'hui on repart du texte gouvernemental avec des amendements que posera le gouvernement qui sont issus des débats à l'Assemblée donc ce n'a pas servi à rien hein nous avons permis de travailler y compris avec des groupes comme le Parti socialiste par exemple sur lequel nous reprenons quelques propositions qui sont qui sont intéressantes là-dessus donc il y a pas de il y a pas de bonne et de mauvaise chambre pour moi ce son c'est un régime bicaméral qui permet justement d'avoir des visions différentes et des priorités différentes évidemment pas besoin de vous décrire qu'ici l'attention portée aux collectivités territoriales sera plus importante des choses comme cela et donc nous aurons ce débat pendant toute cette et après il y aura quelque chose d'intéressant c'est les commission mix parir comment est-ce que députés sénateurs sans la présence du gouvernement peuvent se mettre d'accord sur un texte on va bien sûr en parler mais est-ce qu'il y a déjà un accord entre le Sénat et le gouvernement où tout va se jouer en séance est-ce qu'il y a déjà eu des discussions entreard Larché Michel Barnier et l'accord qu'il y ait des discussions il y en a bien sûr en amont comme il y en a eu avec les groupes de la majorité à l'Assemblée nationale on doit encore débattre mais moi je respecte beaucoup le temps de la séance publique c'est pas du théâtre la séance publique c'est pas tout est écrit à l'avance et on fait semblant de se donner des avis au banc non c'est de la vraie force de conviction et le gouvernement peut changer d'avis au ban en fonction de la nature des débats et je crois que c'est important aussi que chaque groupe présente bien ses opinions c'est pour ça que j'étais contre le principe d'un 493 d le début à l'Assemblée nationale comment vous voulez que le pays comprenne les positions politiques des groupes dans le chacune des chambres si on ne laisse pas vivre le débat donc c'était le cas à l'Assemblée ça doit être le cas au Sénat il y a quand même des points sur lesquels vous vous êtes déjà mis d'accord par exemple le Sénat la chambre des collectivités où on sait que le gouvernement voulait demander 5 milliards d'effort aux collectivités locales le la la chose a été reprise les sénateurs veulent ramener cet effort à 2 milliards là-dessus vous avez déjà passé un un deal entre guillemets il faut encore qu'on discute de quelques détails notamment nous avons proposé de faire participer les collectivités pas toutes un certain nombre d'entre elles on avait proposé à peu près 450 grandes collectivités à un fond de précaution qui permettait de répartir ces mêmes même fond au sein des collectivités qui avaient contribué mais sur un temps différent permettant donc de réduire la dépense publique et bien on va dire la gouvernance de ce fond comment est-ce qu'on le pilote qui participe tout ça reste encore à définir ce n'est pas du tout clair il y a des propositions notamment celle de Stéphane satarel qui sont intéressantes pour demander à ce que par exemple cette épargne puisse être plutôt gelée dans les comptes des collectivités plutôt que dans un compte à part je pas trop rentrer dans la technique budgétaire là mais vous voyez qu'il y a encore un certain il y aura une participation des 450 collectivités ça s acté ça bougera pas ben le périmètre des 450 peut-être revu il peut être plus grand plus petit mais j'ai besoin aussi d'avoir est-ce exclure les départements par exemple alors on a déjà et d'ailleurs le premier ministre l'a déjà évoqué devant les assises des départements il évoqué mais c'était pas très il l'a pas précisé oui mais il a quand même évoqué une réduction significative significative de la participation des départements pourquoi ça veut dire quoi précisément pourquoi non mais d'abord il faut expliquer pourquoi les départements sont une collectivité pas comme les autres elle a eu ses recettes les DMTO donc les frais de notaire en forte baisse ces dernières années quand elle a eu ses dépenses sociales dont elle a la charge en forte hausse il y a donc un effet ciseau qui rend ses finances pour un certain nombre d'entre elles insoutenable vous prenez certains départements c'était pas réaliste de leur demander de contribuer là sur le budget 2025 on l'a entendu on va en exclure davantage par ailleurs il y avait une demande aussi qui ne concerne pas que les départements mais aussi beaucoup le bloc communal sur le fond de compensation à TVA le FCT TVA et notamment son effet rétroactif sur 2024 le Premier ministre a dit et je et et je trouve qu'il a parfaitement raison qu'on ne pouvait pas garder ce caractère rétroactif donc vous voyez des évolutions du texe juste là-dessus sur le le fond de compensation de la TVA l'effet rétroactif ça s'est acté est-ce que vous êtes prêt à supprimer la réduction de ce fond moi je crois d'abord que dans cet article là il y a de bonnes choses notamment le recentrage du FCTVA sur les dépenses d'investissement ça je pense qu'il faut le garder après à nouveau on peut regarder mesure par mesure et on va le faire pendant la séance mais pourquoi est-ce que les collectivités sont-elles appelées à contribuer à cet effort des dépenses publiques parce que tout simplement elles font partie de cette équation et c'est pas les pointer du doigt c'est passer la faute aux collectivités moi je dirais jamais ça j'ai jamais dit ça d'ailleurs par contre elles sont une partie de la solution quand vous avez 20 % ou 19 % de la dépense publique qui est issue des collectivités on peut considérer qu'ell doivent participer à l'effort collectif de réduction de dépenses publiques c'est ni stigmatisant ni infamant c'est tout simplement trouver la bonne solution pour pas que ça casse trop l'investissement local je rappelle que les tr/4s de l'investissement dans ce pays sont issus des collectivités donc on en a besoin et ni évidemment il faut il faut rester réaliste par rapport à la réalité de ces finances locales qui son Milard 2 milliards c'est le bon chiffre là vous suivrez le Sénat ça peut être un peu plus que 2 milliards la contribution des collectivités mais on doit arriver mais ça sera pas 5 milliards sera entre 2 et 5 ser pas 5 milliards d'une manière général au moment où le budget a été présenté l'idée c'était de dire on a besoin de 60 milliards d'effort pour l'année prochaine mais dans ces 60 milliards il y avait 5 milliards qui restait à trouver dans le cadre du débat parlementaire est-ce que vous les aurez trouvé à la fin parce que à force de de de de de dire bon bah finalement on va vous demander moins que prévu aux uns et aux autres est-ce que vous allez finalement arriver à vos 60 milliards et si oui avec avec sur quel poste vous allez trouver ajuster les les le les choses pour retomber sur vos pattes alors il y a deux questions dans votre question est-ce que le gouvernement a proposer 5 milliards d'économie budgétaire en plus la réponse est oui et cela avait déjà été fait à l'Assemblée nationale c'est juste que nous n'avons pas pu examiner la deuxième partie puisque la première avait rejeté l'ensemble du texte donc nous le verrons là pour le coup en deuxième partie du C mais nous avons déposé des AM à hauteur de 5 milliards d'euros d'économie supplémentaire ça c'est dans les missions de l'État que ça se percevra la question suivante c'est est-ce que 60 milliards d'euros d'effort budgétairees qui étaient notre compis pourront être établis à la fin moi je le souhaite toujours mais il est vrai que le texte évoluant je peux pas dire d'un côté j'entends les priorités politiques parlementaires et donc nous devons nous montrer justement ouvert à la discussion et en même temps dire le texte ne doit jamais bouger c'est ces 60 milliards là ça ne touche pas donc ce sera autour de 60 milliards c'est un petit peu moins c'est pas très grave ce qu'il ne faut pas c'est qu'évidemment nous perdions le cap et que nous perdions la nécessité de nous rapprocher le plus possible des 5 % de déficit public en 2025 et ça nous garderons cette volonté fa le plus possible pardon ça veut dire que ça pourrait être un peu plus ça peut être 5,1 5,2 5,3 le 5 % il est pas int oui al quand je dis un petit peu plus c'est vraiment un petit peu plus pourquoi parce que c'est une question aussi de crédibilité vis-à-vis notamment de l'Union européenne à qui nous avons présenté un plan à moyen terme que nous devons respecter mais aussi vis-à-vis de ceux qui qui refinance notre dette crédibilité aussi pour arriver à 3 % si vous lâchez 0,3 points dès maintenant qui va croire que vous arriverez à 3 %. donc il faut réussir effectiv 5% non plus ça peut être un petit peu audelà ce que je veux dire devant vous ce matin c'est que ça ne sert à rien d'être complètement argouté sur un 5,0 si ça permet justement d'avoir plus d'accord collectif un budget vous savez c'est un texte financier c'est aussi un texte très politique et donc on a besoin aussi de faire comprendre à notre pays que une majorité de Parlement ire et d'accord pour aller dans ce sens-là le Sénat a pointé du la responsabilité du gouvernement dans le dérapage des finances publiques des gouvernements précédent he pas de celui auquel vous appartenez est-ce qu'il y a eu mauvaise gestion des finances sous le quinquenat d'Emmanuel Macron non moi je m'inscris totalement en faux contre ces propos d'abord il y a deux il y a deux choses premièrement on oublie un peu vite les crises que ce pays a traversé et les mêmes qui nous disaient dépensons plus pour protéger nos concitoyens nos entreprises les collectivités sont ceux qui disent aujourd'hui que les dépenses publiques ont trop augmenté c'est trop facile pardon c'est trop facile donc oui la dépense publique a fortement augmenté dans notre pays c'est vrai nous l'avons fait d'abord pour protéger notre pays et les gouvernements précédents ont fait en responsabilité ce qu'il fallait faire pour protéger notre pays que ce soit pendant la crise covid que ce soit pendant la crise de l'inflation et il est trop facile aujourd'hui de dire quand on voulait dépenser plus qu'on a trop dépenséén il pointe surtout l'après crise covid notamment l'année dernière le fait qu'ils ont proposé 7 milliard d'économie et que le gouvernement a l' précrise c'est quoi sinon la réaction au moment de la crise l'prèscrise s'appelle la période du rebond et la période du rebond il y a eu des recettes fiscales qui sont d'abord parties très vite à la hausse et je rappelle que les années 2021- 2022 sont des années où il y avait plus de recettes fiscales qu'attendu j'ai pas entendu parler de commission d'enquête à ce moment-là c'est bizarre mais quand les trains arrivent à l'heure ça n'aime personne et puis effectivement sur 2023 2024 il y a eu moins de recettes fiscales qu'attendu qui a creusé le déficit qui fait qu'effectivement nous devons aujourd'hui redresser les comptes qu'il y ait des erreurs de pilotage des recettes bien sûr pas besoin d'être in génie pour dire ça tout le monde le voit il y a eu des erreurs de pilotage au lendemain de la crise c'est très difficile d'estimer ce qui s'appelle l'élasticité entre les recettes fiscal et les taux de croissance ça c'est vrai est-ce qu'il y a eu pour autant mensonge dissimulation opacité pas du tout et dernier point qu'on n arrête de laisser penser que les fonctionnaires de Bery parce que je l'entends ça aussi hein et cacher des copies ou empêcher de prendre des décisions parce que vraiment cela est insupportable quand on connaî le professionnalisme des agents de l'État en général de berc en particulier quand on sait à quel point ils sont au service de notre nation et qu'il l'était pendant la crise qu' l'ont été pendant la relance et qu' le sont toujours aujourd'hui à à quel niveau sera le déficit public à la fin de l'année 2024 pour de vrai est-ce qu'on peut avoir encore des mauvaises surprises aujourd'hui nous l'estimons à 6,1 % c'est le c'est le texte du PE terminer plus près de 7 % que de 6 je ne crois pas vous savez les les budgets de fin d'année ils sont moins commentés habituellement parce que tout le monde a moins la loupe sur la virgule absolument chaque année changer chaque année il peut y avoir des variations pourquoi parce qu'il y a un rendez-vous en fin d'année qui est important qui est le 5è à compte d'impôt sur les sociétés qui porte quand même sur un montant substantiel sur les recettes fiscales de l'État par définition ce 5è àomte je peux pas vous le dire comme un chiffre magique aujourd'hui donc nous avons des estimations qui nous portent à 6,1 % le déficite à fin 2024 nous verrons dans le début du mois de décembre les résultats de ce 5e accond dit ce qui préciseront ces ces prévisions là mais nous devrions être autour de ça et juste pour terminer dans le dans sur cette sur cette idée qu'est-ce qui se passe si le si le gouvernement tombe à la fin de la séquence budget s' a un 493 une motion de censure si elle est voté pas de budget ça voudrait dire quoi concrètement permettez-moi de me lever le matin en étant concentré sur l'examen du texte et sur le fait que le Buet aille au bout c'estàdire que mes journées ne font que 24 heures et euh dans les milliers d'amendements qui me sont présentés je dois les examiner un par un et c'est pas pour beauté en touche que je dis ça c'est que je sais vraiment mais quand bréjon parle d'un scénario à la grecque est-ce que c'est pas un peu de la dramatisation lac ce que je crois c'est vrai c'est que un un pays comme la France qui est privé de budget par les voies naturelles si j'ose dire est un pays qui va inquiéter h et qui va montrer de l'instabilité politique et ça je crois que c'est mauvais j'en suis même sûr c'est mauvais pour ceux qui financent notre dette c'est mauvais pour la crédibilité de la France au sein de l'Union européenne c'est mauvais pour la perception et l'attractivité de notre pays donc ce sera un signal l'envoyer qui serait effectivement extrêmement négatif moi je fais confiance au responsables politique de notre pays quel qu'il soit pour faire en sorte que un chacun comprenne que redresser nos comptes publicqus c'est une nécessité la façon d'y arriver peut diverger mais tout le monde doit être d'accord pour dire que on peut pas laisser déraper les comptes publics deuxièmement l'instabilité politique là alors que nous sommes en train justement de boucler un budget historique pour notre pays en terme de gravité en terme de nécessité je crois quand même que nous pouvons collectivement nous dire que chacun dans notre pays quelle que soit son opinion poque a d'abord envie que cela fonctionne a d'abord envie de stabilité politique avant de créer le chaos on parle du budget de sécurité soci l'autre budget le projet de financement de la sécurité sociale doit faire l'objet d'un vote demain au Sénat ce sera ce sera voté sans problème je me garderais bien de parler à la place de la majorité sénatoriale mais je crois que nous sommes arrivés effectivement à l'issue de l'examen à une bonne tenue des débats à des évolutions de texte qui allit dans le sens de la majorité sénatoriale pas forcément tous en accord avec le gouvernement d'ailleurs nous aurons probablement enc l des discussions à venir mais je crois oui que maintenant tout est réuni pour que ce texte puisse être voté le problème ça va peut-être être la CMP la réunion entre députés et sénateurs est-ce que vous êtes assuré du soutien du groupe Ensemble pour la République et Gabriel Attal nous devons encore en discuter parce qu'il y a une question centrale qui est celle du coût du travail celle des de la réduction des allègements généraux de cotisation patronal nous devons encore en discuter puisque le gouvernement et je l'ai dit à plusieurs reprises fait des propositions d'évolution de ce texte et là aussi moi je trouve ça très bien qu'on puisse être dans des logiques de discussion et de compromis aujourd'hui le groupe Ensemble pour la République semble vouloir davantage que la proposition du gouvernement je l'entends et sur le fond même je leur réponds qu'ils ont raison c'est juste que moi j'ai aussi la problématique du redressement des comptes et qu'encore une fois cet équilibre ce chemin de crête il faut s'y tenir et donc je crois que revenir sur les allgements généraux à hauteur de la moitié ou un peu plus de la moitié qui serait 2,5 milliards par exemple de reprise sur l'effort demandé euh paraîtrait un bon compromis un bon consensus j'espère à l'heure où je vous parle j'espère que le groupe Ensemble pour la République comprendra que cette évolution de la part du gouvernement permettra d'avoir un compromis collectif parce que les autres groupes eux trouvent que ce compromis est le bon mais c'est pas sûr est-ce que Gabriel àal il fait pas aussi un peu monter les enchères politiquement pour gouverement laisse je je laisse au groupe pr le choix qui est le sien j'ai cru comprendre qu'il le déciderait demain en réunion de groupe pour une position pour la CMP de mercredi donc je respecte les calendriers et nous le verrons ensemble mais quand même Antoine Armand dit le ministre de l'Économie dit attention à l'impôt de trop est-ce que ces budgets c'est pas un peu renimement le renimement du macronisme non écoutez si si c'était le renumement du macronisme je serais pas là pour le défendre soyons très clair je suis moi-même un macroniste chimiquement pur de la même façon qu'Antoine Armand les nous avons une nécessité de redresser les comptes publics nous avons accompagné nos entreprises pendant la crise covid et pendant la relance par dizaines de milliards d'euros c'est bien de l'avoir fait ça a créé de l'emploi ça a permis d'avoir une croissance supérieur à nos voisins européens je ne le Renis pas est-ce qu'on peut aussi se dire collectivement que les entreprises participent au redressement des comptes oui aussi voilà donc la nuance et effectivement le compromis là-dessus n'est pas exclu dans ce contexte là et oui Antoine armment a raison à dire attention à l'impôt de trop il a raison de le dire attention à ne pas créer un effet trop récessif là-dessus mais chacun aussi comprend je suis sûr au fond de cette équation très difficile du fait que nous devons à la fois réduire notre déficit public faire participer l' des acteurs économiques c'estàd l'État mais aussi les entreprises mais aussi les ménages les plus fortunés mais aussi évidemment les collectivités territoriale ce tout là je crois que chacun doit se sentir coresponsable sur le Sénat dans le budget de la la sécurité sociale le Sénat a voté à 7 he de travail annuel non rémunéré pour financer la dépendance le gouvernement a donné un avis défavorable mais vous avez semblé plus défavorable sur une question de forme que sur une question de fond est-ce que ça veut dire que vous allez reprendre cette mesure dans un autre texte nous verrons d'abord si cette mesure va au bout à l'issue de la commission mixte paritaire donc il faut d'abord que députés et sénateurs se mettent d'accord vous souhaitez qu'elle aille au bout ou pas c'est pas à moi d'en décider pardon de respecter vraiment les rôles de chacun le gouvernement a donné un avis défavorable au Sénat cette mesure a néanmoins été adoptée c'est le droit le plus souverain du Sénat elle sera présentée en commission mixte paritaire et nous verrons s'il y a une majorité de députés et sénateurs qui soitent néanmoins la garder dans le texte définitif moi ce que j'ai toujours dit c'est que cette mesure allit dans le bon sens tout simplement parce que si on veut continuer à avoir un niveau de protection sociale aussi élevé dans dans notre pays et qu'on veut toujours que le travail finance notre protection sociale alors pardon par une simple équation linéaire il va falloir peut-être un peu plus de travail dans notre pays dans un pays où on travaille quand même moins que nos voisins c'est tout ce que je dis sur le fond après sur la forme est-ce qu'il faut davantage passer par une discussion avec les partenaires sociaux probablement est-ce que cela doit passer par un amendement PLFSS là tout de suite je suis pas sûr que soit la meilleure forme mais est-ce que vous allez l'engager cette discussion avec les partenaires sociaux ah ben je crois que dans tous les cas il faut l'avoir oui je crois dans vous êtes favorable sur le fond ben on voit bien que le gouvern ement de Michel Barnier le Premier ministre en tête et la ministre du Travail ont tout de suite entrepris de nouvelles discussions sur plein de sujets avec les partenaires sociaux je crois qu'on peut le mettre aussi à l'ordre du jour parmi tous les autres sujets il y a une autre mesure qui est concernante pour les Français qui a été voté par le Sénat c'est la taxe lapin pour pénaliser pour responsabiliter les patients qui annulent leur rendez-vous le gouvernement a donné un avis défavorable or c'est Gabriel Attal qui avait lancé ce chantier quand quand il était premier ministre du coup pourquoi vous y opposez maintenant alors je laisserai la ministre de la Santé plus experte que moi sur ces sujets là y répondre là aussi est-ce que ça peut être quelque chose qui évolue dans le temps on verra si la commission mixte paritaire veut veut aller au bout là-dessus pourquoi pas moi je crois que tout ce qui responsabilise de toute façon va dans le bon sens là-dessus après il y a aussi dans ce sujet-là c'est toujours plus compliqué que dans la vraie vie com comme on dit que mais vous savez vous me dites attention à l'impôt de plus hein ça vaut pour tout le monde ça vaut aussi pour les ménages il y a un sujet qui va revenir au Parlement cette semaine c'est la question des retraites et de l'abrogation de la réforme des retraites jeudi à l'initiative de la France insoumise les députés vont se prononcer vous êtes inquiet sur un vote favorable qui abrugerait cette réforme moi ce que je dis d'abord sans sans présager du résultat du vote c'est que nous avons en 2023 je crois eu 1000 13000 amendements 13000 amendements de la part des oppositions sur la réforme des retraites 3 semaines de débat j'ai du mal à comprendre comment tout d'un coup on saurait faire une abrogation de cette réforme là en une journée même pas bon déjà moi ça questionne sur la forme un moment si on respecte débats dans un sens il faut aussi les respecter dans l'aut estce que le socle commun va rendre laappareil et mettre aussi des milliers d'amendements pour bloquer l'abrogation de la r milers je crois pas pas mais en tout cas il y a besoin du débat et ça ça me paraî important gouvernement non mais écoutez ça cette procédure là peu m'importe moi ce qui m'importe c'est est-ce qu'on aura de quoi faire des débats nécessaires c'est pas rien et puis sur le fond on est en période de nécessité urgente de redresser nos comptes quelle est la réponse de la France insoumise c'est commencer par abroger la réforme qui permet de commencer commencer à équilibrer les comptes de l'Assurance vis c'est pas sérieux voyez ce qu'on a en France on a des opposition dont la première réplique dans la niche parlementaire c'est d'annuler ce qui permet de commencer à équilibrer nos comptes sociaux c'est juste pas sérieux et je crois que les Français le savent cette réforme elle a été difficile elle a été courageuse mais elle permet tout simplement d'assurer notre système par répartition intergénérationnelle donc elle est nécessaire est-ce que du coup vous allez faire en sorte qu'elle n'aille pas au bout revenir dessus ben moi je suis totalement défavorable à son abrogation après moi je ne suis pas parlementaire je je participerai au nom du gouvernement avec d'autres ministres aux échanges que nous devront avoir là-dessus et ça devra prendre le temps que ça prendra sauf qu'on a vu que la semaine dernière en commission des affaires sociales le le la gauche et le rassemblement national ont réussi à voter le l'abrogation enfin le projet de loi déjà donc ça montre bien qu'en fait et la gauche et la droite et l'extrême droite sont capables de s'entendre pour défaire le pouvoir est-ce que vous avez pas l'impression que ça c'est ce qui va se passer jeudi prochain et puis ensuite à la fin des fin autour du budget mais vous avez raison moi je je c'est pas un super bon signe quand même non mais vous avez raison de le pointer qu'est-ce qu'on observe on observe que le nouveau front populaire unit ensemble et moi c'est ça qui m'inquiète ensemble y compris avec les socialiste vote avec le rassemblement national régulièrement on l'a vu pendant le projet de loi de finance à l'Assemblée et au PLFSS pour voter des impôts en plus on le voit pour l'abrogation de la réforme des retraites pardon qui encore une fois si c'est ça leur réponse si c'est ça leur contrebudget ben on est bien avancé et effectivement ils ont bon dos de nous dire à l'extrême gauche que le gouvernement est dans la main du rassemblement national pardon là ils sont pas dans la main ils se serent la main d'accord donc je crois qu'à un moment donné il faut aussi être réaliste sur ce qui se passe et on verra effectivement dès ce jeudi s'ils sont capables de se serrer la main sur l'abrogation d'une réforme qui est une réforme juste qui est une réforme responsable d'équilibre de nos comptes sociaux s'il y a pas cet équilibrage des comptes sociaux pardon il y a plus de régime par répartition demain pour nos enfants et pour nos petits-enfants demain vraiment c'est dès l'année prochaine et cetera c'est quoi c'est mais vous vous vous ça veut dire concrètement ça veut dire quoi si on si on abroche la réforme de retraite vous créz les conditions d'un déficit chronique et qui se creuse en permanence sur notre assurance il y aura de moins en moins actifs dans notre pays truait mécaniquement par une baisse des pensions par exemple ah ben les retraites on revient à l'éternel débat c'est trois variables le niveau des pensions la durée de cotisation ou le taux de cotisation bon ben nous on a fait une réforme sur la durée du temps de travail sur tout au long de sa vie puisqu'on travaille plus longtemps je crois que personne ne veut voir amputer sa feuille de paix avec des cotisations en plus et je crois que personne ne veut voir les retraités avec des pensions en moins et donc qu'on m'explique quelle est la solution et la contreprosition du rassemblement national et de l'extrême gauche à cette proposition là je note enfin juste une chose que dans l'abrogation il y a aussi l'abrogation de la réforme Touren Touren ou donc j'ai hâte de voir si le groupe socialiste ve voir détricoter son propre bilan ce sera très intéressant la France insoumise qui a déposé une proposition de loi pour abroger le délit d'apologie du terrorisme comment réagissez-vous je trouve ça honteux et au-delà du fond parce que je je ne veux même pas donner du crédit à cette proposition de loi qui est de la pure provoque mais une pure provoque ignoble moi encore une fois la seule question que je pose c'est aux autres groupes du nouveau front populaire c'est la seule chose qui m'intéresse parce que je ne donne aucun crédit à cette proposition de loi elle ne sera évidemment pas adoptée et je ne veux pas donner du bruit et du et de l'existence à de la provocation politique en revanche les socialistes les écologistes et les communistes font partie d'un intergroupe solidaire de la France insoumise j'ai entendu des responsables socialistes indigné de cela enfin l'indignation c'est bien joli Boris valallot dit qu'il la voteront pas d'accord mais ça suffit pas pardon je crois qu'il est temps de se désolidariser de ce nouveau front populaire et de réfléchir ensemble à comment est-ce qu'on construitire un avenir des socio-démocrates jusqu'à la droite républicaine pour ce pays c'est ça l'avenir de notre pays c'est pas un bloc de gauche qui devient de plus en plus radical de plus en plus extrémiste jusqu'à aller vers ses proposition de loi mais vous vous rendez compte que entre 2012 et 2017 avec tout ce qui s'est passé dans notre pays avec les attentats avec la gravité de la lutte contre l'islamisme que nous avons eu à mener nous avons aujourd'hui des propositions de loi qui viennent à provoquer ce sujet-là c'est inadmissible et moi j'attends des socialistes mais aussi des écologistes et des communistes qui se désolidarisent politiquement et pas uniquement sur un texte merci Laurent Saint-Martin merci beaucoup d'avoir été avec nous on suivra bien sûr à partir de ce matin l'examen du budget au Sénat ce sera suivant direct sur notre antenne Stéphane la Une de Ouest France Les Français travaillent-ils moins que les autres vaste question à lire dans Ouest France on continue à parler de ce budget tout de suite dans le club des territoires
Marine Le Pen