Nicolas Dupont-Aignan invité des "Grandes Gueules"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteÉludée
Est-ce que l'argent des radars est bien utilisé ? Est-ce efficace contre la mortalité routière ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce que la grève doit s'arrêter ?
- 3:57FerméeÉludée
Vous défendez la privatisation de la SNCF, c'est votre choix ?
- 4:07OuverteRéponse partielle
Pourquoi les Français ne sont pas contents du service ?
- 6:20FerméeRéponse directe
Vous gardez le statut des cheminots ?
- 13:03OuverteRéponse directe
Comment vous situez-vous face aux réformes à venir et à l'opposition à Emmanuel Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Invité politiqueFait
« 'abord, c'est une bonne nouvelle que je réclame depuis longtemps. »
- 2:11Invité politiqueChiffre
« Madame Parly à 50 000 euros par mois, qui est ministre de la Défense, qui a été directrice des finances de la SNCF, comme extravagant. »
- 2:19Invité politiqueFait
« Et Madame Borne, ministre des Transports, qui a été directrice de la stratégie de la SNCF. »
- 4:22Invité politiqueFait
« Vous alimenterez des compagnies privées qui feront des bénéfices sur les investissements que vous avez faits dans la SNCF. »
- 8:38Invité politiqueFait
« Je sais que les sondages sont en faveur de la réforme, mais je dis, on vous trompe. »
- 13:35Invité politiqueChiffre
« J'étais premier personnalité préférée à droite. »
- 19:39Invité politiqueChiffre
« On donne 9 milliards à Bruxelles. 9 milliards par an net. »
- 22:04Invité politiquePromesse
« quand j'ai proposé à la présidentielle de supprimer l'ISF, zéro ISF, »
- 23:15Invité politiqueFait
« si on veut créer de la richesse en France et des emplois en France, il faut qu'il y ait un traitement de faveur pour ceux qui produisent en France. »
- 26:49Invité politiqueFait
« moi je pense qu'il faut un patriotisme intelligent »
- 26:56Invité politiquePromesse
« il faut relocaliser un million d'emplois »
- 26:33Invité politiqueFait
« on rase gratis les migrants en Allemagne »
- 26:35Invité politiqueFait
« les migrants en Allemagne c'est des contrats à 1 euro l'heure »
- 26:56Invité politiquePromesse
« il faut relocaliser un million d'emplois »
- 27:51Invité politiqueFait
« la première chose c'est de rétablir nos frontières nationales »
- 28:26Invité politiqueFait
« il faut un vrai plan vers l'Afrique »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan57 %
- ?13 %
- Invité12 %
- Invité 26 %
- Présentateur5 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
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Numéro 23 des grandes gueules qui, ce matin, avec Anna Skazim, avec Charles Consigny et Johnny Blanc, ont parlé des radars. Ils ont rapporté près de 2 milliards d'euros à l'État. Mais est-ce que l'argent est bien utilisé ? Une. Deux. Est-ce que c'est efficace pour lutter contre la mortalité routière ? Si l'on en juge par les données des associations et les chiffres de la Cour des comptes, pas sûr. On a parlé de la SNCF. L'État va reprendre la dette. On a évoqué aussi la mise en garde à vue de ces jeunes qui occupaient le lycée Arago. Il y avait des mineurs. Les parents s'inquiétaient parce que c'était excessif. Force doit rester à la loi.
C'est ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Bref, sur ces sujets, on va déprimer la parole avec les grandes gueules. C'est à
l
'heure au 32-16 à 12h45. Le Grand Oral des Gégis, c'est maintenant.
RMC, le Grand Oral des Grandes Gueules.
Nous
sommes avec Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Voulafrance.
Bonjour. Bonjour à vous tous.
On va
sortir du 11e épisode de grève. Edouard Philippe annonce en ce moment même au syndicat que l'État va reprendre 35 milliards d'euros de dettes de la SNCF, dont 25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022. Est-ce que la grève doit s'arrêter
? D
'abord, c'est une bonne nouvelle que je réclame depuis longtemps. Il faudrait reprendre toute la dette de la SNCF parce que c'est la dette de la France et ça sert à tous les Français. C'est un premier point. Deuxième point, malheureusement, ça ne suffira pas parce que la vraie question, c'est cette ouverture à la concurrence absurde européenne, imposée par l'Union Européenne et à laquelle la France obéit. Et ce qu'on n
'a
pas compris dans ce conflit
qui
est fait pour diviser les Français, et on se sert des cheminots comme bouc émissaire, je ne dis pas que les cheminots n'ont pas aussi des choses à faire, mais c'est honteux la manière dont on accuse les cheminots alors qu
'entre
nous, il y a deux ministres de la République, du gouvernement,
qui
ont été payés des fortunes comme directeur de la SNCF. Madame Parly à 50 000 euros par mois, qui est ministre de la Défense, qui a été directrice des finances de la SNCF, comme extravagant. Et Madame Borne, ministre des Transports, qui a été directrice de la stratégie de la SNCF. On ne parle jamais d'elle, et son gouvernement. Bon,
je
finis la parenthèse. La vraie question, c'est l'ouverture à la concurrence. Car l'ouverture à la concurrence, on fait croire aux Français que c'est positif.
Ça a plutôt bien fonctionné ailleurs.
Oui, dans certains points, c'est bon, quand il y a une concurrence, l'opérateur téléphonique, il
y a
plusieurs
opérateurs.
Ailleurs, dans d'autres, par exemple en Allemagne, ça s'est fait
il y a 20 ans. Si je peux me
permettre, parce que je connais bien le sujet, il faut que les Français comprennent que l'ouverture à la concurrence,
ça
veut dire que des compagnies privées, c'est-à-dire des compagnies allemandes, italiennes, avec des chauffeurs détachés polonais ou roumains, parce que c'est ça, l'objectif, vont faire des profits sur les lignes rentables, Paris-Lyon, Paris-Lille.
Comme
la SNCF ne fera plus de profits sur les lignes rentables, elle ne pourra plus financer les petites lignes, les lignes de province, et vous assisterez à la
fin
d'un service public ferroviaire national. Allez en Angleterre, ils
sont en train de renationaliser, allez en Angleterre. Je
vais vous dire pourquoi ça marche en Italie, c'est qu'on parle uniquement d'une ligne. Ça marche aussi en Allemagne ? Non, ça marche sur une ligne.
En
Norvège ? En France, nous avons un pays, c'est pas la Norvège, la France,
avec
des milliers... C
'est quoi la France ?
C'est un grand pays
qui a une faible densité, qui a des...
si je peux
finir ma phrase. Mais qui a
raison sur tout le monde
?
C'est un territoire particulier, oui, qui a un territoire particulier. Les Français n'ont pas envie de payer 4 fois le prix du billet comme en Angleterre. Ils
payent déjà très cher les Français,
vous prenez le TGV ? Ils payent 4 fois moins qu
'en Angleterre. Vous avez vu le prix du TGV ? Il est trop cher peut-être, en attendant, il sera encore plus cher demain. Ah
oui,
mais
ça, c'est pas un argument. Si. Aujourd'hui, il est très cher le prix du TGV. Mais est-ce que
je peux...
Avec le modèle que
vous défendez. Olivier Truchot, vous défendez
la
privatisation de la SNCF, c'est votre choix. Moi, je suis attaché... Vous parlez au nom des Français,
mais quand on interroge
les
Français, ils sont pas contents du service.
Mais, pourquoi ils sont pas contents du service ? Ils sont plutôt pour la réforme. Mais,
cher Olivier Truchot, j'ai le droit de penser ce que je pense. Oui, mais vous dites les
Français.
Je dis aux Français, attention,
il
y a un mirage. On vous fait croire que l'ouverture à la concurrence va être bonne. Si vous prenez le Paris-Lyon ou le Paris-Lille, oui. Vous alimenterez des compagnies privées qui feront des bénéfices sur les investissements que vous avez faits dans la SNCF. Et vous allez assister à la mort des petites lignes, des lignes de province avec une destruction d'un service public du rail. Et par ailleurs,
vous
allez payer votre billet, comme en Angleterre, beaucoup plus cher. Parce qu'il est complètement absurde de faire rouler des trains de compagnies différentes sur les mêmes voies. C'est une fausse
privatisation
qui va coûter une fortune
aux
Français. Et oui, vous croyez qu'il
y a
des
investisseurs
qui vont venir sur la ligne D du RER
? Vous dénoncez souvent la ligne D du RER. Et vous savez
pourquoi ?
Pourquoi elle est comme ça, la ligne D du
RER ? Parce qu'on n
'a pas investi sur la
ligne D du RER. Avec le
système que vous défendez, la SNCF publique, monopolistique, et ça donne la ligne D du RER. Excusez-moi,
ce n
'est
pas parce que la SNCF a été mal dirigée
que
les gouvernements ont abandonné les lignes de banlieue. On préférait investir 30 milliards dans le Grand Paris à faire des tunnels à des endroits où il n
'y
aura pas de clients et pas réparer les lignes existantes, que je vais dire, moi, super, on va s'aborder ce qui reste. Je pense, je ne suis pas l'avocat des cheminots, je suis plutôt un libéral en économie, mais je pense
qu'il
est
complètement
absurde
de
privatiser la SNCF, de la séparer par morceaux. Je pense, mais c'est ce qui va se passer, je pense, pardonnez-moi d'émettre un avis différent,
qu'on peut restructurer la
SNCF, demander des efforts aux cheminots sur certains points, qu'on peut améliorer le fonctionnement de la SNCF en changeant M. Pépi, les dirigeants de la SNCF qui ont abîmé cette entreprise depuis 10 ans.
Et
c'est ça la réalité. Et ce sont
ceux
qui
ont dirigé la SNCF depuis 10 ans qui sont au gouvernement de la France aujourd
'hui
et
qui sont responsables. Alors, est-ce qu'on peut avoir un débat nuancé ? Je ne suis pas CGT, je ne
suis
pas Mélenchon,
mais je dis danger.
Si,
il faut
réformer la
SNCF,
améliorer la productivité, reprendre la SNCF en
main. Le statut,
vous gardez le statut des cheminots ? Il faut le réformer avec l'accord des cheminots et on peut le faire. On a fait des Chinois un bouc émissaire parce que cette entreprise n'est pas bien dirigée et que l'État a favorisé les TGV au détriment du réseau secondaire. Donc l'État est un mauvais patron d'entreprise. L
'État a
été, dans ce cas-là, un mauvais patron parce que l
'État prépare changement
pour aller dans le vide ? Pour faire n'importe quoi
comme en Angleterre ? Je regarde
ce qui a marché et ce qui n
'a
pas
marché. Il
faut être honnête, en Angleterre,
il
y a eu privatisation, ce qui n
'est
pas prévu là. En revanche,
l'exemple allemand-italien
se rapproche
un
peu de la réforme
française. Excusez
-moi sur l'Allemagne. Prenons l'Allemagne. Soyons précis, je connais bien le dossier. Je suis riverain de la ligne D du RER et je vois
le drame de la SNCF. Depuis tant d'années.
Mais
regardez l
'Allemagne, ils ont repris toute la dette.
Alors
qu'en France,
on ne va
pas reprendre toute la dette. Deuxième point sur l'Allemagne, ce n
'est
pas la même densité qu'en France. Sur la France, il faut que les Français sachent que derrière la politique d'ouverture à la concurrence sur les lignes SNCF, c'est la fin du transport du rail en province. Et
on va nous mettre les bus de M. Macron,
les bus de M. Macron qui polluent, parce que je croyais qu'on défendait l'écologie, les bus de M. Macron qui est une compagnie allemande, avec des travailleurs détachés qui ne payent pas les charges sociales en France. Moi, je veux bien qu'on continue cette politique de nivellement par le bas,
qu
'on arrive à ce désastre social de nivellement par le bas. Je pense qu'on peut réformer le service public, qu'on peut demander des efforts aux cheminots et aux cadres de la SNCF, mais qu'on n'est pas obligé de tout détruire.
C'est mon point de
vue...
Le patron de la région PACA, il attend avec impatience, c'est Renaud Musoni, il est plutôt de votre camp, il est de droite. Il attend avec impatience cette réforme, il dit que
c
'est très bien, parce que justement,
grâce à ça,
on va améliorer
les adversités. On voit qu'il n'a pas été en Angleterre. Et
on renationalise en Angleterre. Et
c'est-à-dire que ce qui est quand même ahurissant,
c
'est qu'on va
privatiser. Les Français ont investi des milliards, et on va reprendre la dette, investi des milliards dans le réseau SNCF. Et l'État va prendre une fois, et va mettre des entreprises étrangères, avec des travailleurs détachés sur ces lignes, et fermer les lignes en province. Et après, comment on va aller bosser les millions de gens qui habitent dans les petites villes moyennes ? Ils vont payer trois fois plus cher leur billet, qu'ils aillent voir en Angleterre. Et moi, j'ai le courage, parce
que c'est pas populaire,
j'ai le courage de dire, c'est une mauvaise voie. Je sais que les sondages sont en faveur de la réforme, mais je dis, on vous trompe. Et vous payerez beaucoup plus cher après, et vous aurez un système désorganisé. Je ne sais
pas, il me semble qu'il y a une mise en
concurrence.
Je
me rappelle, dans les années 80, je vivais en Guyane, quand je prenais un billet d'avion pour aller en Guyane, ça me coûtait à l'époque 7800 francs. 7800 francs, parce que pourquoi Air France avait le monopole ? Aucun autre.
Mais là, vous avez raison. Et aujourd'hui, je vais en
Guyane pour 300
ou 400 euros. Mais je vais vous dire, je suis d'accord avec vous, la concurrence, c'est
bon.
Mais
la concurrence, c'est bon quand vous avez plusieurs entreprises qui peuvent
lutter,
qui a un vrai marché,
et
qui n'a pas de concurrence déloyale. Donc, expliquez-moi comment vous allez faire passer plusieurs trains sur les mêmes voies.
C'est le bazar. Et ça, il y a eu des accidents en Angleterre.
Non, c'est le bazar. Ça ne marche nulle part. Et
on fait croire que ça marche.
Il y a beaucoup de choses qui sont vraies. Maintenant, sur la question de la privatisation, c'est un monopole public qui va passer en monopole privé. La réalité, c'est qu'on ne peut pas comparer... C'est
pas vrai, les actions ne sont pas accessibles.
On ne peut pas comparer l'aérien où il n'y a pas d'infrastructure.
C
'est-à-dire, l'avion, il vole, il est dans les nuages. On ne paye pas du rail, on ne paye pas du balas, on ne paye pas des gens pour entretenir tout ça. Le coût d'infrastructure est phénoménal. Tout à l'heure, on parlait de l'Allemagne, mais il faut savoir que l'Allemagne, après la reprise de dette, de mémoire, là,
ils
sont déjà quasiment à 15 ou 20 milliards de dette du ferroviaire. Il faut savoir que la dette en Chine, elle est à 600 milliards. La dette du système ferroviaire en Chine, c'est 600 milliards. Tout le système ferroviaire a toujours été déficitaire. Déficitaire, maintenant, là où je ne rejoins pas M. Dupont-Aignan,
c
'est-à-dire sur la question du Polonais qui viendra, etc. Ce n
'est
pas
ça qui va
se passer. Il
y a qu'à voir le transport routier. Le transport routier, il y a 10 ans, pardonnez-moi, quand j'ai
alerté sur le transport routier il
y
a 10 ans, on m'expliquait que j'étais un oiseau de mauvaise augure, que j'attisais les peurs, pas du tout. Moi, je ne
suis
pas hostile qu'un Polonais vienne travailler en France, mais il paye les charges sociales françaises. Et j'aime bien la concurrence, mais quand elle est loyale, c
'est tout. Et la
concurrence déloyale,
on
a perdu des dizaines de milliers d'emplois dans le transport routier. Eh bien, je vais vous dire, monsieur, ce qui va arriver aux cheminots, c'est ça. Et le projet des entreprises qui vont écumer les lignes rentables, c'est parce que ça ne me gêne pas qu'il
y ait
une entreprise allemande qui soit au pire sur une ligne, encore je trouve que ça ne va pas marcher. C'est qu'elle va avoir une concurrence déloyale. Donc si on continue dans tous les métiers, quand on prendra M. Marshall et M. Truchot et qu
'on
les remplacera par deux journalistes polonais qui ne
paieront pas les charges sociales, et qu'est-ce qu'ils diront M.
Truchot et M. Marshall ? Ils ne seront pas contents,
et à juste titre...
Parce que vous nous interpellez, Nicolas
Dupont-Oignan, nous,
on travaille dans un secteur très concurrentiel. Oui, mais on ne vous met pas encore des
journalistes qui ne payent pas les charges sociales en France.
Et dans une boîte qui a 15 ans, qui était en train de couler, qui a été reprise par
un
patron,
et qui a
fait une réussite et qui a créé
de l'emploi. Mais je le sais. Si la SNC prévoit ton emploi, ce serait formidable. Pardonnez
-moi, Olivier Truchot et Lamarchal. Je suis désolé de mettre le doigt là-dessus. La concurrence, oui. Moi, je ne
suis
pas un collectiviste. Je ne
suis
pas Mélenchon. Mais la concurrence loyale. Et pourquoi je vous parle de vous ? Ce n
'est
pas pour vous mettre en tort. C'est
vous
accepter la concurrence, mais la concurrence loyale. Si vous aviez un animateur dans une chaîne concurrente qui ne paye pas les charges sociales françaises et qui est moitié prix, vous diriez que ça ne va pas. Eh bien, ce qu'on prépare aux cheminots, je suis désolé de vous le dire, c
'est ça, comme après les transports de l'intérêt.
On ne peut pas accuser le travailleur polonais. Mais
je n'accuse pas le travailleur polonais, j'accuse la règle déloyale. La règle européenne déloyale.
Oui,
ce
n
'est
pas une question que de règle européenne.
C'est-à-dire que la
SNCF, elle connaît la règle. À un moment donné, la SNCF, elle va aller chercher des travailleurs polonais qu'elle ramène dans des Renault Trafic et puis qui passent 70% de leurs courses à la faire en France et qui dorment dans des aires de repos.
Et vous trouvez que c'est bien ? Oui, mais à un moment
donné, il s'est eu qui comptons.
C
'est-à-dire que s'ils voulaient être respectueux de la loi, ils embaucheraient les gens et puis les gens, ils travailleraient, ils leur donneraient le salaire. Mais
à
un moment donné, c'est ça. Et ce que vous dites sur le train, il ne
faut
pas se mentir, c'est la SNCF qui va récupérer, via ses filiales privées, la totalité des cheminots. Il
n
'y a aucune entreprise privée, en fait, qui va venir dans sa besace avec 3 000, 4 000 cheminots pour faire gérer une ligne. Ils vont prendre les cheminots de la ligne D pour faire la ligne D privatisée. C'est ce qui va se passer. Et il n
'y
aura pas de Polonais ou de Camerounais qui va conduire les trains à la place des cheminots de
la ligne D. Dans un instant,
suite de la discussion avec Nicolas Dupont-Aignan, la SNCF certes, mais le climat social du moment, la politique, l'opposition à Emmanuel Macron. Comment vous situez ? Les réformes à venir à tout de suite dans le grand oral des Gégés.
En
gueule sur AMC numéro 23, c'est Nicolas Dupont-Aignan qui est avec nous dans le grand oral des Gégés, le député de l'Essonne, président de Debout la France.
Dis donc, vous grimpez dans les sondages, Nicolas Dupont-Aignan. Et vous... J'ai envie de dire, vous êtes mieux placé que Laurent Wauquiez qui est pourtant censé incarner le renouveau de la droite. Comment l'expliquez-vous
?
Écoutez, j'ai vu ça dans BVA ce matin. J'étais premier personnalité préférée à droite. Je m'en réjouis. Ça prouve peut-être que quand on est sincère et cohérent, on progresse avec les gens au-delà de l'argent. Parce que je crois que à la présidentielle, j'ai eu 15 fois moins d'argent que M. Hamon. J'étais devant lui dans 30 départements.
J
'ai eu sur les antennes depuis la présidentielle 0,9% de temps d'antenne. On ne
peut
pas dire que ce soit énorme et dont 0% dans les JT. Et bien malgré tout, les Français voient peut-être la cohérence de ce que je défends.
C
'est pour
ça
qu
'il
ne
faut
pas être trop souvent invité
par les médias.
Oui, je préférerais
parfois pouvoir m'exprimer davantage. Mais au-delà de ça,
c'est pas ça. C'est que moi, je
défends. J'ai pris une position. Elle a été énormément critiquée. Vous le savez, au second tour de la présidentielle.
Vous avez rejoint Marine Le Pen. Je n
'ai
pas rejoint. Ça,
c
'est un
terme faux.
J'ai soutenu. J'ai pris mes responsabilités. On
peut être d'accord ou pas d'accord.
J'estime que quand on est un homme politique national au second tour d'une présidentielle, on ne
peut
pas dire à 40 millions d'électeurs. Moi, je ne
sais
pas. Vous, vous êtes obligé de choisir. Mais moi, je ne
suis
pas obligé. J'ai choisi. Pour autant, j'ai toujours dit que je restais totalement indépendant. Mon mouvement Debout la France n'a jamais eu autant d'adhérents. Et je défends l'idée que face à la recomposition de Macron,
qui
a réuni ce que j'appelle des européistes, des mondialistes du centre-droit, du centre-gauche, face à Mélenchon qui a réunifié la gauche radicale, je dis quelque chose qui est tellement évident et de bon sens que M. Wauquiez ne gagnera pas seul, que Mme Le Pen ne gagnera pas seul, que M. Dupont-Aignan ne gagnera pas seul, et qu'il faut qu
'on
s'entende sur un programme commun, sans les excès
du
Front National du passé, sans la soumission européenne des LR, et qu'il est évident
qu
'on a un programme sur la baisse des impôts, sur le développement des territoires,
l
'aménagement du territoire, sur la rénovation des services publics, sur l'Europe, sur la sécurité, sur l'immigration, on est d'accord sur 80% des points. Et donc j'en ai assez, et je pense que les électeurs commencent à comprendre mon discours, j'en ai assez des grands chefs chapeau à plume, qui chacun veulent défendre leur boutique. Wauquiez
dit,
parle comme moi, il dit exactement la même chose, mais il ne
veut
pas me parler parce que j'ai soutenu Le Pen au second tour. Ah, bon, et les 10 500 000 d'électeurs qui ont voté Le Pen, on les jette à la poubelle, c'est quoi ? C'est ridicule. Madame Le Pen et M. Philippot, ils se disputent, ça ne m'intéresse pas. Moi, je suis clair, je veux un programme commun pour accoucher à terme d'une coalition
qui
puisse offrir une alternative sérieuse à Macron. et je pense que les Français attendent des solutions. Les artisans, le service public, les campagnes qui meurent, les étudiants, vous en avez parlé avant, etc.
Mais vous savez très bien qu'on va vous tomber à bras raccourcis
si
on voit Wauquiez, Dupont-Aignan et Marine Le Pen sur la même tribune.
Eh
bien, je m'en fiche complètement.
On me tomber à
bras raccourcis et je vais vous dire une chose. D'abord, vous ne verrez pas sur la même tribune parce que
l
'union que je propose, je suis convaincu qu'elle se fera par la base
et
pas par les partis parce que chaque parti croit qu'il peut arriver au pouvoir tout seul.
Et
ils n'y arriveront pas tout seul. Donc, moi, je vois, j'ai fait plein de réunions publiques discrètes, il n
'y a
pas de médias, j'étais à Pont-à-Mousson, au Quimper, je vais dans toute la France. Et ce qui est extraordinaire, c'est que je vois des adhérents des LR, des adhérents du Front, des adhérents de Boula France qui viennent ensemble dans les réunions
et qui nous disent la
base veut
l'union. Et
l'élite ne veut pas.
Mais oui, parce
que M. Wauquiez, il pense qu'il va être élu tout seul, président de la République et qu'il
va
faire le coup de Sarkozy. Il faut
incarner cette union, il
faut
un chef. Et
qui
? Mais d'abord,
si
on parle des chefs,
les
chefs se disputent. Donc, moi, je suis pragmatique. Qu'est-ce que je dis
? Est
-ce qu'en 2013, souvenez-vous, est-ce que vous, Alain Marchal et Olivier Truchot en 2013, vous auriez imaginé qu'Emmanuel Macron soit président de la République ?
Personne
ne le connaissait.
Donc, vous voyez en Macron de la droite ?
Non, je ne me vois même pas en Macron de la
droite, je n'en sais rien. En sortant... Je dis qu'il faut... Moi, je me vois comme un accoucheur
d
'une coalition et je veux d'abord...
Eh bien, voilà. Le sage-femme de la droite. Le sage-homme.
Sage. On dit
sage-femme
même pour un
homme ? Oui, je sais. Et ce que je veux dire
très clairement, c'est que je crois qu'il faut d'abord se mettre d'accord sur les mesures et le projet.
Est-ce que vous y croyez ? Attendez, d'abord sur le projet. J
'insiste. Je pense que les Français sont lassés du petit jeu un peu médiatique par un moment donné, moi, des personnes. Ils voudraient savoir ce qu'on propose. Et n'oubliez pas qu'après la... Quand Macron va échouer parce que les Français vont comprendre que c'est l'escroquerie du siècle. Quand ils vont voir qu'ils se font plumer fiscalement, que les taxes augmentent, qu
'ils détruisent le service
public. Depuis un petit moment. Oui, mais enfin là, c'était
pas mal. La CSG,
ça a été quand même fort. Que Macron a prélevé 10 milliards pour donner aux plus riches. Les gens vont vouloir du sérieux. Moi, je crois que les gens veulent du sérieux et je suis comme je suis et je veux faire accoucher d'un programme. Et une fois qu'on aura le programme, en 2021, on verra qui sera le mieux placé en 2021.
On n'en est pas là.
Vous ne trouvez pas que c'est plutôt, à mon sens, une bonne idée d'essayer de faire peser un peu de social sur autre chose que sur le travail. Moi, je n'ai pas été choqué du tout parce qu'on dit 25% d'augmentation de CSG pour les retraités. 25% de quelques points, ça ne représente pas grand-chose parce qu'on parle de 50 euros par mois pour des gens qui gagnent au minimum 1200 à 1300 euros par mois. Oui, parce qu'en dessous,
ils
ne
sont pas touchés par le contrat.
Moi, j'ai dans ma ville des
petites dames et des petits messieurs 50 euros par mois. Oui, je sais. 50 euros par mois.
C'est moins que ça. Donc, il n
'est
quand même pas normal qu'aujourd'hui, le Spigar vive moins bien que
le traité.
Vous voyez
ce que je n'aime pas dans ce gouvernement ? Qu
'on fasse preuve
un peu
de social sur autre chose que le travail me paraît complètement pas complètement
déroule. Moi, j'ai une autre
proposition à vous faire. D'abord, je vais vous dire ce que je n'aime pas dans ce gouvernement d'une manière symbolique et politique, c'est qu'il divise les gens et que c'est toujours la faute de l'autre. Et je pense que Macron et son gouvernement, il y
a
un moment, les Français vont perdre patience parce qu
'ils
vont comprendre le stratagème politique, la manipulation. Alors, c'est la faute des cheminots. Après, c'est la faute des retraités qui s'en prennent plein la figure. Personne ne
dit
que c'est la
faute. Si, quelque part, c'est ça.
Si vous n'acceptez pas de perdre du pouvoir d'achat, alors que vous avez travaillé toute votre vie et que vous n'avez pas fait 35 heures parce que les retraités qui aujourd'hui ont des petites pensions, ils ont travaillé 45 ans et durement, ce sont des privilégiés. C'est dégueulasse. Moi, je vous le dis comme je pense. Et je vais vous dire, il y
a
de l'argent à prendre. On donne 9 milliards à Bruxelles. 9 milliards
par
an net. Cet argent-là, pour nourrir les délocalisations, nourrir les migrations, je pense qu'une partie de cet argent de Bruxelles, on devrait le rendre aux retraités et aux Français
qui
bossent. Il y a de
l
'argent à prendre, je peux vous dire. La faute fiscale, j'ai travaillé pendant des années sur la grande faute fiscale. Monsieur Macron, là, va faire supprimer l'excit
taxe.
C'est-à-dire que
c
'était une taxe pour les gens qui se délocalisaient à l'étranger que Sarkozy avait mis. On ne
peut
pas dire que Sarkozy était politique fiscale toujours parfait. Eh bien, il avait quand même mis une taxe pour éviter les délocalisations fiscales. La fraude fiscale,
eh
bien Macron va la supprimer pour que les plus riches puissent aller mettre leur argent à New York ou à Londres.
C
'est
déguitant. C'est une
lecture de la chose
qui
s'exile. De l'argent, on peut en récupérer, mais pourquoi
récupérer toujours au plus modeste ? Pourquoi récupérer l'argent toujours sur les plus modestes ? Ça suffit quand même.
On va justement partir de cet exemple qui je trouve très intéressant. Vous
trouvez que c
'est bien l'exil fiscal, monsieur Consigny ? Est-ce que je peux parler ? Oui, je vous en
prie, monsieur Consigny. Je sais que vous
avez une tendance à interrompre beaucoup vos interlocuteurs. Comme
vous, je m
'inspire
de vous et je vois votre talent. Je
vous remercierai cette fois de ne pas m'interrompre parce que la dernière fois,
ça ne s'est pas
très bien passé. Alors, l'exil taxe, elle a été en effet installée par Sarkozy qui n'est pas exactement un castriste. Donc c'est intéressant que Macron soit allé non seulement jusqu'à la supprimer, mais en plus de la supprimer, il a annoncé qu'il la supprimait dans le magazine Forbes qui n'est pas exactement l'humanité. C
'est le journal des milliardaires.
C'est vrai que c'est le président des milliardaires.
Ce n'est même pas le président des riches, c'est le président des milliardaires étrangers. C'est
marrant, vous avez tenu 45 secondes. Je vous
en félicite. On essaie sur la
deuxième séquence de tenir un tout petit
peu plus en temps. Mais je
vous en prie,
monsieur Consignal, Mais donc, en effet, ce magazine est
notamment le magazine qui fait le classement des grandes fortunes. Et donc, il y a un côté transgressif de Macron. Sauf que l'exil taxe, qu'est-ce que c'est ? C'est une taxe qui était imposée aux gens qui finissaient par quitter la France avec armes et bagages une fois qu'ils en avaient jusqu'ici que l'État français leur prenne les trois quarts de ce qu'ils gagnent. Et donc, moi, je suis désolé, mais je suis plus intéressé par un président qui explique que lui, il veut en finir avec ce système qui fait fuir les riches que par un système comme celui que vous proposez où on va finir par tous se retrouver entre pauvres.
Vous ne connaissez pas mon programme, M. Consigny.
Quand j'ai proposé,
excusez-moi, vous voyez la différence, quand j'ai proposé à la présidentielle de supprimer l'ISF, zéro ISF,
c
'était pour éviter les fuites. Mais j'avais mis une condition.
À
condition que l'argent de ces gens-là soit réinvesti dans une entreprise française, nationale, faire de l'emploi à Romorantin, à Carpentras, à Brest. Moi, je ne suis pas hostile à des mesures pour faire revenir l'argent de l'étranger, mais sous condition que ça s'investisse dans le pays. Ce qui est dégoûtant avec la mesure d'Emmanuel Macron, c'est qu'il supprime une taxe qui évitait à des gens qui avaient fait fortune en France de prendre leur argent et de le placer à
l
'étranger. Donc, ce n
'est
pas du tout ce que vous dites. Que
l'on fasse revenir les fortunes
françaises, très bien, il
y a eu
trop de taxes. Je suis le premier à dire qu'il y
a
eu trop de taxes. Mais je veux que les mesures de baisse fiscale que je propose, parce que je ne suis pas un collectif, soit assorti d'une garantie.
Et
c'est ce que fait
Trump d'ailleurs.
Vous plaisantez ? C'est ce qu'a fait Trump aux Etats-Unis, où il a supprimé tout impôt pour les PME jusqu'à 1 million d'investissement de dollars à la condition que l'investissement soit aux Etats-Unis. C'est la campagne qu'il a faite pour que les multinationales américaines rapatrient leurs bénéfices aux Etats-Unis. Quand est-ce qu'on comprendra que si on veut créer de la richesse en France et des emplois en France, il faut qu'il y ait un traitement de faveur pour ceux qui produisent en France. C'est tout ce que je demande.
Quand Toyota, qui est pas une entreprise française, crée des emplois en
France...
C'est très bien. Ça, c'est très bien. L'entreprise française n'est pas forcément vertueuse...
On peut mettre une condition... Vous voulez dire...
Produire en France.
Investir en France. Vous avez raison. Quand
une entreprise étrangère s'installe chez nous parce que ça fait
un emploi en
français.
Ma langue à fourcher, je parlais d'entreprises qui produisent en
France.
Monsieur Dupont-Aignan...
Vous voyez,
on peut peut-être faire un libéralisme ordonné qui
favorise les producteurs français. C'est pas exactement du libéralisme. Monsieur
Dupont-Aignan... Excusez-moi, le libéralisme,
c'est pas donner de l'argent aux Américains.
Avec beaucoup d'attention, j'entends votre discours sur les petits retraités de votre ville et puis les travailleurs français, etc., etc. Moi, j'ai souvenir... Je suis pas un grand fan de la politique française, mais j'ai souvenir que vous étiez dans la présidentielle le candidat avec le plus gros patrimoine. De mémoire, 2 millions et demi, je crois, j'avais vu un article sur le point. Et derrière, je regarde un peu votre fiche,
c
'est-à-dire que depuis 22 ans, vous êtes député en France,
c
'est-à-dire que vous avez un discours où vous êtes député, c'est-à-dire que vous êtes un politicien professionnel où vous amenez un discours où vous essayez de nous vendre en fait une soupe,
c
'est-à-dire d'être proche du retraité qui est précarisé, du travailleur de Whirlpool qui va se retrouver sur le carreau, etc., etc. La réalité, la politique que vous ramenez, c'était celle du RPR lorsque vous y étiez, c'était celle de l'UMP et aujourd'hui, ce que vous rapportez aussi, c'est pas en fermant,
c
'est pas en faisant du protectionnisme
à l'image.
Enfin, quand on parle de Toyota qui vient, enfin, moi je ne suis pas pour un protectionnisme français, je ne
suis
pas pour que moi je m'en sorte bien le petit français et puis derrière le travailleur polonais ou allemand il soit précarisé, moi je pense qu'on peut essayer de porter une politique européenne où l'ensemble des travailleurs, que ce soit le biélorusse, l'allemand, l'anglais ou le français, puissent vivre dignement, puissent avoir le même niveau de vie sans que derrière il
y ait
une compétitivité entre entre deux parts et d'autres
parce que derrière on est dans
un monde, on est dans le monde comme on dit, c
'est
-à-dire que les choses ne vont pas s'arrêter après les frontières de la France et l'Allemagne sera toujours plus forte que nous, etc. et
bien moi je vais vous dire vous êtes l'idiot utile vous êtes l'idiot utile pardonnez-moi de la mondialisation
voilà c'est-à-dire que c'est syndicaliste
moi je suis internationaliste moi j'essaie de croire un peu voilà j'ai plus d'intérêt avec le travailleur sénégalais que avec un patron de Bernard Arnault et que Bernard Arnault et bien très bien les Français
c
'est
avoir plus d'intérêt avec Bernard Arnault qu'avec
le travail polonais qui est précarisé et bien très bien je
pense que j'ai plus d'intérêt avec le
travailleur sénégalais c'est facile à dire
pardonnez-moi mais ça veut bien dire et qui fait qu'ils concurrencent nos artisans nos commerçants nos industriels c'est
qu
'à un moment je suis désolé il faut voir pourquoi il y
a
des réussites en Corée au Japon aux Etats-Unis en Allemagne et bien dans ces pays
ils
font passer l'intérêt de leur pays et de leurs travailleurs avant ceux des autres travailleurs moi je veux bien qu'on rase gratis qu'on accueille toute la misère du monde
les Allemands ils ont eu
besoin de migrants parce qu'ils avaient un
problème
et
bien on a bien vu le problème
qu'ils ont eu
ils
ont le payé très cher et puis les migrants en Allemagne ils ne leur donnent pas des aides sociales comme nous on rase gratis les migrants en Allemagne c'est des contrats à 1 euro l'heure et chez nous c'est des aides sociales ils arrivent et ils touchent les aides sociales et pendant ce temps là on baisse les prestations aux
français ou
aux réguliers ou aux étrangers qui travaillent et qui sont réguliers donc
moi je
demande moi je pense qu'il faut un patriotisme intelligent que si on veut
que
le niveau de vie augmente pour nos enfants il faut relocaliser un million d'emplois et ce
un million d'emplois excusez-moi si
je peux finir ce un million d'emplois pour le relocaliser et bien il faut regarder comment on rapatrie des emplois et pour rapatrier des emplois il faut favoriser les travailleurs français point il n
'y
a pas d'autre solution c'est facile de faire des grands discours internationalistes en attendant moi je suis homme politique français et je suis fier de défendre les compatriotes français puisqu'il n'aurait il n'aurait rien à faire de monsieur Bolloré je ne
sais
pas la question la question c'est de défendre ceux qui font de l'emploi en France c
'est tout et si on fait une
carotte un bonus pour ceux qui servent la nation économiquement et
bien
on irait mieux point puisqu
'il nous reste une minute trente que faire des migrants qui sont dans le nord de Paris et qui s'entassent aujourd'hui sous les tentes qu'on évacue qui
reviennent
ça prouve d'abord que tous ces gens humanistes soi-disant qui
disent que la mairie
de Paris
sont très
humanistes ils laissent les gens crever dans des tentes la première chose c'est de rétablir nos frontières nationales la deuxième c'est de mettre fin aux passeurs et d'arrêter de laisser les passeurs sur les côtes libyennes et que imaginez que ce sont les bateaux de Frontex que vous payez avec vos impôts qui vont chercher les migrants dans les eaux maintenant territoriales libyennes et qui les amènent en Italie la troisième chose c'est qu'il faut les rapatrier dans leur pays
parce
que l'Australie le Canada le font tous les pays du monde qui se respecte acceptent le droit d'asile mais que le droit d'asile et là c'est du droit d'asile détourné
et
il
y a
un moment si la France n'est pas capable de dire stop et bien nous aurons des ghettos nous aurons des haines nous aurons des rejets et puis il faut un vrai plan vers l'Afrique parce que si on ne comprend pas que si on ne développe pas le continent africain de manière intelligente on aura toujours plus de migrants mais
ce
qui se passe sur les trottoirs de Paris montre que comment dire que la fausse générosité la lâcheté humaine des dirigeants politiques qui se croient généreux mais qui ne les prennent pas dans le 5ème arrondissement ou dans le 6ème
moi
vous savez si j'étais au pouvoir ce que je ferais
? pour
faire changer les belles âmes
c
'est que la première chose dans les beaux quartiers on laisserait les migrants y aller mettre les tentes au bas des immeubles des journalistes des patrons du CAC 40 et puis là vous verrez que dans les 15 jours qui viennent ils demanderont des mesures pour rapatrier les étrangers à la frontière
merci Nicolas Dupont-Union d'être passé par le Grand Torrent le DGG et
C
'est
parti.
Nicolas Dupont-Aignan