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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 avril 2025 21 min

Xavier Iacovelli : "Il y a une vraie hystérisation autour des religions »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Très heureux de vous retrouver. On est ensemble pendant 1h et3 pour faire le tour de l'information politique et de l'actualité dans vos régions au plus près de chez vous. On commence tout de suite cette émission avec le sénateur du jour, Xavier Acovelli.

Bonjour. Bonjour. Vous êtes sénateur des Hautes Scèes, membre du groupe RDPI Renaissance au Sénat et vous êtes également vice-président du Sénat.

On va parler avec vous de la question des déserts médicaux, de la sécurité de nos établissements scolaires et de la santé mentale des jeunes. Mais d'abord, on va revenir sur l'attaque de la mosquée de la grandcombe dans le gare. 3 jours après ce drame, le suspect s'est rendu hier soir en Italie et hier, les réactions politiques ont été nombreuses après ce drame, mais pas unanime sur la la qualification des faits.

Nicolas D'André des policiers mobilisés dans le gare pour retrouver l'auteur du meurtre d'Abouakar Sissé. Ce jeune homme assassiné dans une mosquée dans le gare sur fond de racisme. Un acte qualifié dignomini islamophobe par le Premier ministre François Bairou quand Emmanuel Macron a publié sur X le message suivant.

Le racisme et la haine en raison de la religion n'auront jamais leur place en France. La liberté de culte est intangible. De son côté, le ministre de l'intérieur s'est rendu sur place ce dimanche auprès des enquêteurs et des autorités locales.

On ne connaît pas encore les mobil. Le procureur de la République nous indiquera que il ne néglige aucune piste. Bien sûr que la piste d'un acte antimusulman n'est pas du tout négligé.

Bien au contraire. Invité du grand jury ce dimanche Manuel Vals a confié son regard concernant ce meurtre dans le gare en prenant du recul par rapport à son premier ministre. Est-ce que vous parlez d'islamophobie ?

Non, je ne parle jamais d'islamophobie. C'est un terme qui a été inventé il y a bien longtemps. C'est le terme employé par François Baou hier.

Et ben, je ne l'aurais pas employé. Même du côté du Rassemblement national et de Julien Odoule chez nos confrères de France 3. En revanche, une partie de la gauche a appelé un rassemblement contre l'islamophobie dimanche après-midi.

Plusieurs membres de la France insoumise étaient présents en place de la République à Paris. Et Jean-Luc Mélenchon n'a pu retenir son émotion. Dans notre pays, une ambiance, un climat islamophobe a été entretenu, cultivé des mois durant et chacun jusqu'au plus officiel s'est senti autorisé à faire des déclarations dont sans doute peut-être il ne mesurait pas toute la portée et toute la violence.

Actuellement mené par le procureur de la République d'Alè, l'avocat de la famille de la victime demande que le parquet national antiterroriste se saisisse de l'enquête. Xavier Akovéelli, de quoi ce drame de la mosquée de la Grandcombe dans le gare est-il le signe ? Est-ce que c'est le signe d'une islamophobie croissante dans notre société ou d'un ensauvagement global de la société comme on le dit à droite et au sein du Rassemble national ?

Ce qui est sûr, c'est que la communauté nationale dans son ensemble a été euh ébranlée et choquée par euh par cet acte barbare qui s'est déroulé dans dans un lieu qui est un peu un sanctuaire, un lieu un lieu de culte et sur lequel euh la République est censée protéger euh euh les croyants. C'est la loi de la laïcité. On protège les croyants et les non croyants dans notre euh dans notre pays.

Et la liberté de culte est un droit fondamental. Euh et donc on le voit bien que depuis le 7 octobre 2023, il y a à la fois les actes antisémites qui ont été multiplié par 4 et dans le même temps, on a eu 57 % d'augmentation des actes antimusulmans. Donc il y a un vrai sujet aujourd'hui d'importation de du conflit israélo-palestinien dans notre dans notre pays et des actes aujourd'hui qu'ils soient antichrétien, antisémites, antimusulman qui sont en augmentation et c'est en fait toute notre société en fait qui est attaquée.

C'est notre vivre ensemble qui est attaqué par ces actes sur ces actes antimusulmans. Est-ce qu'un climat islamophobe est cultivé par certains responsables politiques ? C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon.

Elle parle même des responsables les plus officiels en visant le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot. Mais je pense que ce qui est clair c'est qu'aujourd'hui un certain nombre de partis politiques qui soit de l'extrême gauche, de l'extrême droite ou ou d'autres responsables politiques, il y a eu une hystérisation autour de la question de la religion. Encore une fois, nous sommes dans un pays qui protège les croyants et on doit rester sur cette sur l'islam précisément.

Mais il y a effectivement une hystérisation. Mais s'il y a eu une hystérisation de la part de l'extrême gauche sur la question de des Français de confessions juives, il y a une estérilisation de l'extrême droite sur la question des musulmans. Donc oui, aujourd'hui, il y a une vraie hystérisation autour des religions.

Enfin, moi j'ai grandi dans une cité HLM où juifs, musulmans, chrétiens, non croyants, on était tous ensemble et on se posait pas la question de savoir quelle était notre religion. il y avait pas de de jugement par rapport à notre religion. C'était ça la force de la France et moi j'ai envie de retrouver aujourd'hui cela et je pense que c'est une irresponsabilité de part et d'autre de des responsables politiques qui utilisent et instrumentalisent aujourd'hui les religions et les conflits internationaux pour essayer de gagner quelques voies.

Uneisation même de la part du ministre de l'intérieur par des propos passés bien avant ce drame sur l'islam. Mais moi, je vais vous le dire, je ne je n'utilise jamais les mots que euh le ministre de l'intérieur a utilisé. Alors, sur euh l'islamophobie, il y aussi un débat sémantique car certains ministres, certains responsables de l'Assemblée nationale refusent de parler d'islamophobie après ce drame, car ce concept serait galvodé.

Qu'est-ce que vous pensez de de ce débat notamment de la réaction de Manuel Vals qu'on vient d'entendre ? Honnêtement, enfin moi je je suis pas là pour faire un débat, savoir si on parle d'islamophobie, d'acte antimusulman. La réalité c'est qu'aujourd'hui c'est une partie de la communauté nationale qui a été attaquée et donc dans son ensemble quand un croyant est attaqué quand un non croyant est attaqué c'est l'ensemble de la communauté nationale qui est qui est attaqué et donc je pense que c'est avant tout ça qu'il faut combattre c'est la République qui doit protéger l'ensemble de ses concitoyens et on n'est pas là pour poléimiquer de savoir quel terme on va utiliser pour pour décrire cet acte barbare.

Alors, des marches ont été organisées euh pour euh et bien dénoncer euh ce crime odieux, notamment une marche hier soir à Paris. Est-ce que vous y étiez ? Non, j'y étais pas.

Non. Euh pourquoi il n'y a pas, c'estàd beaucoup de responsables politiques du bloc central de droite et d'extrême droite n'étaient pas là euh dans cette marche. Pourquoi il n'y a pas de d'union nationale après ce après ce drame ?

Mais je pense honnêtement euh que c'est peut-être regrettable effectivement, mais encore une fois, il y a une telle hystérisation autour des religions que on a l'impression euh que les gens ne arrivent plus à faire commun et de se dire que oui, la lutte contre le racisme, contre l'antisémitisme, contre les actes antimusulman ou antichrétien, c'est l'affaire de tous et qu'aujourd'hui on se doit faire front commun sur ces questions-là. Et quand je vois un certain nombre de propos euh hier de représentants de la France assoumise euh qui ont euh appelé à à mener des brigade de de de défense d'autodéfense et d'appeler à l'insurrection en disant que la police et la justice tuent et sont complices euh de ces actes barbares. Honnêtement, je pense que c'était pas la place des responsables politiques hier dans ce rassemblement.

Donc c'est un appel à la guerre civile selon bah c'est d'ailleurs je pense que euh le ministre de l'intérieur a eu raison euh de porter plainte et et le préfet de police de Paris a eu raison également de euh de porter plainte sur ces actes et c'est appels à l'insurrection. Effectivement, on va continuer à parler de sécurité mais cette fois-ci de la sécurité de nos établissements scolaires après une haute attaque au couteau meurtrière la semaine dernière jeudi, dans un lycée de Nantes. Ça pose plein de questions.

Sécurité des établissements scolaires mais également santé mentale des jeunes. On en parle avec notre journaliste Stéphane Luget. [Musique] Bonjour Stéphane, bonjour Alexandre et bienvenue dans cette matinale bonjour chez vous.

Alors on va revenir sur cette attaque meurtrière au couteau jeudi dernier dans le lycée privé Notre Dame de toute tête de Nant avec vous. Il y a le débat sur la prise en charge de la santé mentale des jeunes mais aussi celui sur la sécurité des des établissements. Oui, parce que l'auteur présumé, un lycéen de 16 ans, a pu rentrer dans l'établissement avec son dans son sac à dos deux couteaux et une réplique d'un pistolet.

La question de la sécurité des établissements a donc été posée par François Baou. Le Premier ministre veut réunir cette semaine un groupe de travail pour dit-il bannir le port d'armes blanche dans les écoles. Mais ce n'est pas tout.

Le chef du gouvernement s'est aussi dit favorable à l'installation de portique à l'entrée des établissements scolaires. Alors quand on parle de portique, de quoi parle-t-on exactement ? Et bien c'est toute la question parce qu'il y en a de plusieurs types.

Dans la région Auvergneur Ronalpe, présidé par Laurent Vauquier jusqu'au mois de juillet, on a installé des tourniquets comme ceux que l'on voit derrière moi et le président des députés LR plaide pour leur généralisation. Ce que je souhaite, c'est qu'il soit introduit dans tous les lycées de France, c'est-à-dire des dispositifs avec des s de sécurité, des systèmes de badge, des systèmes de portique qui permettent d'empêcher les intrusions. Est-ce que c'est la solution miracle ?

Non, ça n'aurait pas empêché le drame de Nant, j'en suis parfaitement conscient. Mais à l'inverse, l'assassinat du professeur Bernard, le drame qu'il y a eu à Reince, les drames et les attaques qui a eu à Perpignan, ça ça permettrait de les empêcher. Ce n'est pas une solution miracle, donc très coûteuse aussi plusieurs dizaines de milliers d'euros par établissement et ça n'empêcherait pas les élèves d'emporter dans leur sac à dos des couteaux parce que ces portiques et bien ils n'ont pas de détecteur de métau.

Plusieurs sénateurs de la commission de l'éducation et de la culture nous le disaient. Si vous mettez en place des contrôles avec des détecteurs de métau comme ce qui se fait par exemple dans les aéroports, et bien il y a deux problèmes. D'abord, ça prendrait trop de temps et surtout ça créerait des attroupements devant les portes, ce qui mettrai en danger les élèves.

Alors les portiques ne sont pas une solution optimale, on l'a compris, mais pour sécuriser les écoles et bien les sénateurs ont voté à l'unanimité le 6 mars dernier un texte qui propose d'autoriser les fouilles des élèves par les membres des établissements. Exactement. une mesure rajoutée par la réporteur de la proposition de loi Anque Billon parce qu'aujourd'hui un proviseur, un proviseur adjoint ou un conseiller principal d'éducation et bien il n'a pas le droit d'ouvrir et de fouiller le sac ou le casier d'un élève.

Donc le texte propose que l'élève ou ses parents si les mineurs signent une autorisation écrite pour permettre à ces personnels de fouiller les sacs et les casiers. Dans le cas contraire, les responsables de l'établissement devraient attendre la police ou la gendarmerie puisque ce sont les seuls agents habilités à faire ces contrôles. D'ailleurs, depuis le mois de mars, la ministre de l'éducation nationale a annoncé des fouilles aléatoires aux entrées des des établissements par les forces de l'ordre.

Depuis leur mise en place, il y a eu 94 saisis d'armes blanches sur 958 contrôles. Et justement, monsieur Yakovelli, de toutes les solutions qu'on a évoqué, qu'est-ce que vous retenez et qu'est-ce que vous pensez de ces portiques à l'entrée des établissements scolaires ? Moi déjà, je j'ai soutenu euh cette proposition euh de loi pour systématiser et la donner la possibilité au corps enseignant de pouvoir contrôler euh euh les euh les les cartables et les sacs euh des étudiants.

Je pense que c'était quelque une mesure de bon sens mais qui n'était pas aujourd'hui euh euh encore possible. Euh donc je pense que c'est la première chose. Ensuite, la systématisation des portiques.

Je ne suis pas sûr que d'un point de vue économique et d'un point de vue logistique, ça soit complètement réalisable. Moi, je fais confiance au chef d'établissement pour pouvoir effectivement faire du cas par cas et demander effectivement l'installation de de ces portiques, mais c'est aussi la question du rapport à la violence de de nos enfants désormais qui sont aussi mobilisés par les réseaux sociaux et et les la violence qu'on peut retrouver aujourd'hui sur internet et sur les réseaux sociaux qu'il faut se questionner avec la question bien sûr de de la santé mentale puisque c'est un vrai un vrai sujet quand on voit que on a une augmentation environ de de 20 % de d'envie suicidaire que 13 % des des lycéens ont ont fait déjà une tentative de suicide dans notre pays. C'est c'est quand même très grave et c'est d'ailleurs pour ça que Gabriel Atal quand il était premier ministre avait lancé cette dans son discours de politique générale cette grande cause nationale pour la santé mentale notamment chez les jeunes avec un principe de réalité.

C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui depuis 10 ans, on a divisé par deux le nombre de de pédopsychiatres parce que il y a un désintérêt des étudiants pour cette spécialité et pour la médecine en santé mentale particulièrement. En dans l'hôpital, on a 40 % des postes qui ne sont pas pourvus. C'est même pas une suppression de poste, c'est des postes qui ne sont pas pourvus parce que on narrive plus à trouver des médecins qui veulent s'investir dans la question de la santé mentale.

Donc c'est c'est un grand un grand sujet qu'il faut se saisir. Gabriel l'avait fait quand il était premier ministre. François Berou en a fait une grande cause pour pour 2025.

Je pense que c'est essentiel. Mais alors comment on s'en saisit ? Il faut rendre ces métiers de la santé mentale plus attractif pour qu'il y ait plus d'emplois pourvu.

Il faut qu' ça soit plus attractif. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a eu une revalorisation aussi des de la consultation, du montant de la consultation pour pour ces ces professionnels. Il faut faire en sorte que il y ait il y a eu un un grand plan sur le choisir la psychiatrie aussi au niveau de des études de médecine.

Et puis il faut le numérus clausus qui a été ouvert peut permettre aussi d'avoir un vivier plus important d'étudiants qui nous permettrait effectivement d'avoir de combler en tout cas ce manque de pédopsychiatre et de psychiatre. Il y a certains départements qui n'ont plus du tout aucun enfin qui n'ont plus du tout de de pédopsychiatre. Donc c'est quand même très inquiétant pour l'avenir.

Dans le casre du du lycée Notre Dame de Toutz, le procureur dit que le lycéen était lui suivi psychologiquement. Qu'est-ce qu'on peut améliorer aussi peut-être dans la relation entre les psychologues qui suivent des élèves en difficulté et les établissements scolaires ? Ah, il faut faire attention parce qu'il y a aussi la question du secret médical.

Donc en fait les psychiatres, psychologues ne peuvent pas déjà pas forcément les psychologues mais les psychiatres pour le coup et les pédopsychiatres ne peuvent pas diffuser un certain nombre d'informations. Après, il y a une question de comment est-ce que moi je suis pas spécialiste, mais il y a peut-être des signalements en tout cas de à faire auprès de des autorités quand on voit qu'un un jeune et un étudiant pourrait avoir des envies qui pourraient aller jusqu'à le meurtre de ses camarades, ce qui s'est passé actuellement. Merci beaucoup Stéphane.

On vous retrouve dans une demi-heure dans le club. On parlera du budget. Tout à fait.

Et des 2 à 3 milliards d'euros que veut faire euh que des économies que veut faire le gouvernement en supprimant 1/3 des agences de l'État. Ah oui, les agences de l'État qui sont dans le viseur du gouvernement. À tout à l'heure Stéphane.

Alors, c'est le principe de cette émission. On va euh parler de l'actualité dans vos régions et de l'actualité euh de l'Île-de-Fance. On va retrouver euh le directeur de la rédaction du journal du Grand Paris, Jacques Paquier.

Bonjour Jacques. Bonjour. Alors Jacques, vous vouliez aborder la question des déserts médicaux car contrairement à ce qu'on peut penser et bien l'Île-de-Fance aussi est un désert médical.

Absolument. Bonjour monsieur le sénateur. Vous vous en parliez à l'instant pour les pour les la prise en charge des des gens en difficulté mentale.

Mais oui, vous l'Île-de-France fait partie des airs médicaux. C'est même le premier si on rapporte le nombre de médecins à la démographie. Euh l'Île-de-France est très bien dotée en en spécialiste, mais très mal dotée en en généraliste, y compris euh euh dans les hautes scèes, hein, euh dont dont vous êtes euh élu, y compris à Surè, dont vous êtes conseiller euh municipal.

Euh est-ce qu'il vous semble, monsieur le sénateur, que la proposition du Premier ministre euh récente de demander au médecins des zones bien euh antill travailler 2 jours par semaine, 2 jours par mois dans les zones prioritaires est suffisante ou faut-il aller plus loin ? Il y a une proposition de loi transpartisane que vous connaissez qui propose une régulation avec un système d'autorisation comme c'est le cas chez certains de nos voisins. Qu'en pensez-vous notamment pour l'Île-de-France, monsieur Yovelli ?

Au départ, en c'est vrai que vous avez complètement raison, euh l'Île-de-France n'est pas euh épargnée par euh la désertification euh médicale et c'est un vrai problème aujourd'hui dans un certain nombre de quartiers. Alors, il y a des villes qui sont mieux pourvues que d'autres et puis à l'intérieur euh d'une ville, il y a parfois certains quartiers qui sont complètement euh désertés par euh par les professions médicales. Et donc oui, effectivement, il y a un un vrai sujet.

C'est d'ailleurs pour ça que le président Macron avait fait le numérus clausus, le le numérus appertus pour avoir un maximum de d'étudiants qui qui arrivent. Mais le problème, c'est qu'il faut 10 ans hein pour former un médecin. Donc on n'est pas encore au bout de de ces 10 ans.

Donc ça arrive progressivement. Et donc il faut bien trouver des des solutions à court terme. Et donc à court terme effectivement c'est une proposition du premier ministre, c'est 2 jours par mois.

Moi je pense que ça va dans le bon sens. Ça impulse quelque chose de nouveau. Parce que moi, j'entends bien les syndicats de de médecin qui disent "Oui, mais il faut que ça reste sur la base du volontariat".

Mais en fait, sur la base de volontariat, on en parle depuis quand même plusieurs années et forcé de constater que ça n'a jamais évolué. Donc il faut bien trouver maintenant un certain nombre de mesures. Il y a 6 millions de français 6 millions de français qui n'ont pas de médecin traitants dans notre pays.

Donc il faut qu'on puisse trouver des solutions. C'est une première piste. Moi, j'aurais été peut-être un peu plus loin, je vous le cache pas, que que c'est de jours par semaine.

Je pense que la question des étudiants la question des étudiants effectivement euh qui qui sortent d'études et peut-être d'avoir une une ou deux années dans des zones dans des zones un peu plus éloignées et et donc avec un désert médical plus important. Je pense que c'est aussi une piste qu'il ne faut pas éluder. Et le le fait de soumettre l'installation d'un médecin à l'autorisation de l'ARS pour chaque région, ça vous semble pertinent comme le propose la proposition de loi.

Ouais. Alors, à l'Assemblée nationale, nous n'avons pas soutenu la proposition de loi de de du député Garot, justement parce que c'était encore un peu flou et qu' a ça manquait un peu de de clarté au niveau de de cette proposition de loi. Donc peut-être partons sur cette base de proposition de loi et faisonsla évoluer sur une situation qui soit claire, qui soit partagée avec les syndicats aussi de euh de médecin.

Et je suis pas forcément pour toujours pour la contrainte, mais en tout cas, il faut qu'on trouve des solutions pour installer les médecins dans des zones où où il y a aujourd'hui des déserts médicaux. Est-ce que vous craignez la colère des médecins alors que les syndicats de médecin appellent aujourd'hui et demain à la grève justement pour défendre leur liberté d'installation dans notre pays qui est quand même un principe important cette médecine libérale ? Il y a il y a effectivement cette liberté d'installation qu'il faut soutenir, qu'il faut maintenir.

Il faut aussi qu'il y ait une responsabilité et une solidarité de de la part des médecins. Il y a une solidarité nationale qui permet aussi de financer une grande partie des des études de nos médecins et c'est tout à fait normal et on est dans un pays de solidarité et donc il faut maintenir ce système. Et il faut aussi qu'il comprennent que nous avons besoin aujourd'hui de répondre aux 6 millions de Français qui n'ont pas de médecins traitant, d'avoir aussi des réponses à tous ces ces français qui n'arrivent pas à avoir de rendez-vous chez les spécialistes ou chez un médecin généraliste.

Aujourd'hui, c'est pas possible que dans un pays comme le nôtre, on puisse pas avoir accès à la médecine. Jacques, on finit par une question sur les élections municipales qui approchent. Elles sont dans moins d'un an, en mars prochain, en mars 2026.

Une question sur les municipales à la commune de Xavier Akovelli. Ah, tout à fait. Je voulais savoir monsieur Yacobellis si tout simplement si vous étiez si vous alliez être candidat et le cas échéant sur quel thème ou si vous souteniez euh euh une autre liste d'union par exemple.

Alors, vous savez, moi je je suis né à Sen, j'y vis, j'ai mes enfants qui sont scolarisés, j'y suis toujours élu et j'y suis depuis 18 ans. Donc moi, je suis je suis amoureux de cette ville, de son histoire, du montérien, du cimetière américain, de le mémorial de la France combattante, de l'urbanisme des années 30 voulu par Henry Sélier. Donc de la ville, ça un discours de candidate.

Non, non, mais de la ville de Surè qui fournissait le vin à Henri I qui est Henri I un personnage important dans dans dans cette maison. du Sénat. Donc oui, je moi je suis très attaché à cette ville.

Euh j'ai j'ai je me suis engagé vis-à-vis des Surénois à à ne pas les oublier en arrivant au Sénat. Donc oui, je jouerai un rôle dans ces élections municipales. Je ne sais pas encore lequel, mais en tout cas je participerai à ces élections municipales dans un sens ou dans un autre, mais je pense qu'il est encore un peu trop tôt.

Mais ce qui est sûr, c'est que je n'oublierai pas les surénois, comme je l'ai jamais oublié depuis 18 ans. Merci beaucoup. Merci beaucoup Jacques Paquier pour votre intervention.

On va regarder et bien la une du journal du Grand Paris, réarmement l'Île-de-France à l'heure de la mobilisation générale. Merci beaucoup Jacques. Merci Xavier Jakovéelli d'avoir été le sénateur du jour dans cette émission.

Dans 20 minutes dans le club des territoires, on parlera de la question des déserts médicaux mais également on viendra sur cette attaque à la mosquée de la Grandcombe dans le département du gare alors que le suspect s'est rendu hier soir en Italie. Tout de suite, c'est l'heure de l'invité politique.