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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 4 septembre 2025 53 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

Le Grand Dossier - Stopper Poutine : Trump est-il enfin prêt ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 38 %Défensif 34 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    26 pays s'engagent à déployer des troupes en Ukraine après un cessez-le-feu. Quel est le concret derrière cette annonce ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Emmanuel Macron évoque une coalition des volontaires. Est-ce une avancée réelle ou une illusion ?

  • 6:00OuverteÉludée

    Donald Trump a-t-il franchi un cap dans son engagement face à Poutine ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelles contreparties les Européens doivent-ils apporter pour obtenir le soutien américain ?

  • 10:00FerméeRéponse partielle

    Les États-Unis sont-ils prêts à s'engager militairement en Ukraine ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les Ukrainiens croient-ils à ces garanties de sécurité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 19:00Donald TrumpFait
    « Si nous ne sommes pas contents, il se passera quelque chose. »
  • 0:15Fait
    « le vrai danger pour la France c'est cette ingérence dans le domaine de l'information »
  • 7:00Fait
    « plus on en fait, plus on va être attaqué »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

L'actualité, elle est là. Elle s'écrit sous vos yeux. Stop Poutine, Trump est-il enfin prêt ?

C'est la grande question qu'on va se poser. Mais donc il y a cette déclaration, cette déclaration d'Emmanuel Macron. Oui, 26 pays se sont engagés selon lui à être présents sur le sol, en mer ou dans les airs pour assurer des garanties de sécurité à l'Ukraine en cas de cesse.

Mais c'est pas tout. 1h30 d'appel auparavant entre une quinzaine de dirigeants européens et pas seulement. et avec le président américain.

Alors l'autre question, c'est Donald Trump est-elle en train de franchir un cap celui de s'investir réellement concrètement à nos côté face à Poutine ? Steve Witkov, c'est important, était également présent aujourd'hui. Est-ce tout cela le signe d'une nouvelle détermination ?

Sommes-nous toujours dans un jeu de dupe avec les États-Unis ? A-t-il choisi son quand le président américain ? Et avec quel filet de sécurité à la clé ?

Pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie de retrouver sur ce plateau Samantha de Bendern. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes chercheuse à la Royal Institute of International Affairs.

Bonjour à vous Xavier Tittelman. Merci d'avoir accepté notre invitation. Ancien aviateur militaire, spécialiste aéronautique et défense.

Bonjour à vous colonel Michel Goya, mon partenaire devant l'écran magique. Vous êtes consultant militaire pour LCI. Guillaume Rocket, bonjour.

Merci également d'être là, directeur de la rédaction du Figaro magazine et bonjour Hélène Bonet. Je suis ravie bien sûr de vous retrouver également. Vous êtes éditorialiste international pour LCI. le grand dossier avec cet enjeu stopé Poutine.

Trump est-il enfin prêt ? C'est parti. Mais d'abord d'abord revenons sur cette déclaration.

Alors je sais pas si on va peut-être suivre en direct c'est ça. Peut-être gardons en direct cette image du départ de Volodimia Zelenski de la cour de l'Élysée à l'issue de ce sommet dont vous me direz s'il a changé quelque chose réellement ou non. Voilà pour les salutations.

Alors Thomas Misraki, Thomas, vous avez suivi l'ensemble de cette de ce sommet pour TF1 LCI. Je le disais 1h30 pour convaincre Trump, un sommet avec une quinzaine de chefs d'État qui ont également pu s'entretenir avec le président des des États-Unis et à l'issue et à l'issue, on retient, je vous laisse nous dire. Écoutez, c'est la diplomatie des petits pas.

Mais cette fois-ci, aujourd'hui à Paris, ces petits pas, ils vont s ils vont, semble-t-il, dans le bon sens avec plusieurs annonces qui ont été faites alors que la délégation ukrainienne est en train de quitter le palais de l'Élysée. Ce qui compte, ce qu'il faut retenir des déclarations qui ont été faites d'abord par les deux présidents, Volodimir Zelenski, l'Ukrainien et Emmanuel Macron, le le français, c'est que 26 pays 26 pays membres de cette coalition des volontaires s'engagent à mettre des troupes au sol. Alors quand il s'agit du, c'est un peu plus compliqué que ça en réalité parce que ce sont des pays qui s'engagent à ce que leurs soldats participent à ces garanties de sécurité une fois un cesser le feu, une trêve ou un traité de paix signé.

Mais en tout cas 26 pays qui font partie de cette coalition accepteraiit et bien d'avoir des soldats en Ukraine une fois un semblant de de paix retrouvé. C'est un immense progrès. Emmanuel Macron l'a souligné puisqu'il y a encore quelques mois, il n'était que deux. la France et la Finlande évidemment euh a proposé de mettre des soldats en Ukraine en cas de cesser le feu.

Ce qu'il faut retenir aussi, c'est la diplomatie américaine qui continue d'être une diplomatie teintée d'économie. Ce que Donald Trump veut, c'est accentuer la pression économique sur les Russes pour tenter de les persuader de revenir à la table des négociations et d'organiser ces réunions entre américain, ukrainien, russes, mais aussi européens. Donald Trump qui demande aux Européens d'arrêter de d'acheter de l'énergie russe et qui leur demande aussi d'ailleurs et bien de faire pression sur la Chine pour euh et bien dit-il encourager les Chinois à ne plus soutenir économiquement les Russes.

Vous savez que 12 % du pétrole produit par la Russie va en Chine. Et bien c'est à travers ces leviers là que le président américain veut agir et c'est comme cela qu'il compte ramener Vladimir Poutine à la table des négociations. Raaki avec Éric José.

Merci beaucoup messieurs d'avoir posé pour nous les enjeux. Alors on va revenir dans quelques instants sur le bouger ou non du président américain lors de ces dernières heures. Mais les contreparties qui nous demandent également hein pour avoir son son soutien.

D'abord cette déclaration, celle de la journée, on l'écoute à nouveau. 26 pays au sol, en mer ou dans les airs pour aider l'Ukraine. Emmanuel Macron.

Nous avons aujourd'hui 26 pays qui formellement se sont engagés, plusieurs autres encore à carfié leur position, mais 26 pays qui se sont engagés à déployer comme force de réassurance des troupes en Ukraine ou à être présent sur le sol, en mer ou dans les airs pour apporter cette réassurance au territoire ukrainien et à l'Ukraine le jour d'après le cesser le feu ou la paix. Xavier Titelman, je commence avec vous parce que voilà, c'est un échange qu'on a quand même souvent eu ensemble sur ces forces que l'Europe, la France en particulier est prête à envoyer directement en cas de cesser le feu. Pour vous là, on rentre dans le concret 26 pays au sol, en mer ou dans les airs, quelque chose s'est passé.

Bah, il y a de plus en plus de pays qui font ce constat que il faudra assurer des garanties à l'Ukraine une fois qu'il y aura ce cesser le feu ou cette paix. Ça veut dire que les deux pays initiaux qui représentaient pas grand-chose en réalité, maintenant on peut atteindre des masses de manœuvre qui sont plusieurs dizaines de milliers d'hommes potentiellement, peut-être 20 30, on sait pas justement parce que c'est secret de la guerre autour plus le soutien. Il faut imaginer 20000 hommes qui auraient le potentiel d'avoir des dizaines d'avions chasse, des centaines de missiles, la marine américaine, la logistique américaine, des missiles de croisière.

En réalité, c'est bien au-delà des quelques milliers qui vont être déployés sur le terrain quand on est présent. Ça veut dire aussi de la défense aérienne. On va pas mettre des hommes sans qu'ils aient la possibilité d'intercepter les missiles qui nous seraient tirés éventuellement dessus par la Russie.

Donc ça veut dire aussi que c'est une protection et une garantie de défense du ciel ukrainien sur des années et des années. Donc c'est vraiment quelque chose qui est visible sur le long terme. On atteint une masse qui est quand même intéressante mais encore une fois on attend d'abord d'atteindre une paix ou un cesser de feu.

Et là on voit bien qu'on en est pas à la veille. C'est en tat de Bendern. Oui, c'est en fait c'est la phrase qui tue le jour d'après le cesser le feu.

Je rappelle quand même que hier euh à Pékin, le président Poutine en répondant à une question d'un journaliste a dit : "Nous n'avons pas discuté de sécie de sécurité en échange de territoire pendant les discussions que nous avons eu à Encorege. Il continue à dire oui, chaque pays peut déterminer sa sécurité mais pas au dépend de la sécurité de l'autre. Et il l'a dit à main reprise et pas seulement lui mais son ministre des affaires étrangères c'est son conseiller la sécurité nationale sans sans parler du porte-parole du Kremelin que les troupes otaniennes au sol en Ukraine sont absolument inenvisageables pour la Russie.

Donc la question que je me pose et que je pose très souvent sur ces plateaux, c'est est-ce que cette fameuse coalition des volontaires, en tout cas à h clos envisage un plan B en cas de non cesser le feu ? Alors, le président Macron a vaguement euh signalé quelque chose. Il a dit "Si Poutine ne se montre pas prêt à la paix, il y aura des sanctions son supplémentaires et nous serons très clairs.

Une une une alor j'ai pas noté exactement les mots, mais il y aura une une de la clarté." Alors, la clarté, on aimerait bien avoir de la clarté, mais est-ce que il discute de ça ? Parce que aujourd'hui, c'est la seule chose qui compte, c'est que faire ? parce que Poutine ne va jamais accepter ça.

Jamais. Alors justement, on continue d'en parler mais on va être encore plus concret avec le colonel Goya qui dit "Allez, c'est parti." En effet, je vous le confirme.

Déployer des soldats une fois le cesser le feu conclu pour dissuader la Russie de toute nouvelle agression à la base sur la ligne de départ qui est partant. Ah ben écoutez, c'est aucune surprise hein. Là, j'aurais pu vous faire tout ce tableau il y a 6 mois, voire un an, voire plusieurs années hein.

Si vous faites au Tami, vous faites prenez les critères courage, c'estàdire des pré prêt à envoyer des soldats qui vont risquer leur peau, prêt à verser du sang plus des moyens, vous vous retrouvez systématiquement à deux, il y a 26 pays concernés, il y en a deux qui qui ont les deux critères français, la grand Royaume-Uni, France. h vous ajoutez, vous élargissez, vous conservez les pays qui ont du courage mais qui ont pas beaucoup de moyens. Et là, vous avez trois pays baltes, la Belgique qui en verront peut-être un bataillon.

Si vous élargissez, et là on arrive au CFE26, à ceux qui veulent être sur la photo euh mais qui veulent surtout pas prendre de risque et qui mettront jamais un pied en Ukraine euh ou en tout cas qui enont jamais la moindre unité de combat euh prendre des risques quoi que ce soit en Ukraine, là vous en avez beaucoup plus et comme toujours une coalition euh européenne ben c'est au bout du compte ça paraît très imposant et en fait vous avez de toutes petites mains au bout de au bout du corps et ces petites mains sont une est française et l'autre est britannique et on est toujours comme ça. qu'au bout du compte euh oui euh beaucoup de moyens potentiel même sans les Américains euh et avec les Américains, c'est mieux mais sans les Américains beaucoup de moyens potentiels à l'arrivée concrètement en Ukraine en admettant qu'il a un cessé le feu, ce qui est loin d'être le cas, bah je pense qu'il y aura pas beaucoup de monde. Bon au-delà de l'Union européenne, Turquie, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande sont aussi partants.

Xavier Titelman me disait un peu avant l'émission, bon il faut le souligner aussi parce que c'est important que des non européens soient aussi impliqués dans dans tout cela. Bien sûr, le Canada est toujours très impliqué dans les affaires ukrainiennes. Donc les les Canadiens pourront peut-être envoyer des troupes.

Les Australiens le font aussi. Ils suivent souvent les Britanniques. He les Australiens, les Néozandais suivent souvent les Britanniques.

Pas beaucoup de moyens non plus, mais ils peuvent être là. Alors à quelles conditions ? À quelles conditions sont-ils oui ou non partant ?

Euh alors, d'abord, ben on l'a dit, d'abord, il y a une condition qui est quand même assez fondamentale. Euh c'est qui est un cesser le feu qui est au moins un arrêt des combats euh avant de pouvoir déployer avec cette impossibilité que il n'y aura pas d' de cesser de cesser le feu tant qu'il y aura cette idée d'envoyer des troupes en Ukraine du point de vue russe hein. C'estàd Russes disent "Mais écoutez, on lutte pas pour que l'Ukraine rentre pendant l'OTAN.

C'est pas pour voir des unités de l'OTAN entrer en Ukraine, d'où nécessiter que soit on a un plan B effectivement on fait autre chose euh pas en Ukraine ou en Ukraine mais différemment. Soit on impose à la Russie la paix et ça ça suppose des moyens. Maintenant, si un jour un jour on se trouve avec des forces étrangères en Ukraine, en réalité, il y a trois missions militaires possibles.

La première c'est mission purement de je dire de maintien de la paix, de surveillance des accords. Donc il faut on a la ligne de front la plus longue, une des plus longues de l'histoire à surveiller quand même hein. C'estàd que si cess c'est le feu, ben il faut il faut faire en sorte que bah les adversaires, par exemple troupes reculent de la ligne de contact que il y ait des des des troupes au milieu qui surveillent l'application au moins de de cet accord.

Donc ça c'est maintien maintien de la paix. Ça peut être des casques bleus hein. Ensuite deuxième mission qui est totalement différente et il faut pas que ce soit la même, c'est cette fameuse mission de dissuasion.

C'est-à-dire qu'on a des troupes qui sont en arrière, qui sont pas collées au front hein, qui sont en arrière sur des axes routiers prêts à intervenir avec des brigades au sol, plus des unités de défense aérienne, Xavier l'a l'a déjà expliqué, plus éventuellement des plus des escadrons d'ailleurs de de de chasse de chasseurs bombardiers plus en arrière qui sont là prêt à intervenir prêt à intervenir en cas ou au moins prêt à se déployer en cas de menace russe. Et la troisème, celle qu'on ne voit pas, c'est éventuellement tout le soutien, l'appui à l'armée ukrainienne par les instructeurs. Donc là dans le lot, vous aurez plein de gens qui seront avec les Ukrainiens pour les aider, pour les aider à construire, pour les aider à s'entraîner et cetera ou pour apprendre deux d'ailleurs au passage.

Combien d'hommes serions-nous prêts du coup à engager ? La question a été posée à Emmanuel Macron. vous allez voir sa réponse.

Je ne vais pas vous donner le détail ici parce que nous n'avons aucune volonté de nous découvrir. Ce qui est important, c'est que dans le format et nous l'avons même pas partagé entre nous tout à l'heure, nous l'avions tous sous les yeux parce que nos chefs d'état-majors, nos ministres de la défense dans des formats très sécurisés l'ont fait. Pourquoi ?

Parce que c'est notre ligne de défense aujourd'hui est celle de l'Ukraine. Et donc nous n'allons pas révéler le détail de notre organisation à la Russie. demander plutôt à monsieur Poutine les troupes qu'il est en train de masser à la frontière ou ce qu'il est en train de mobiliser.

Ça a du sens cette réponse du président français. Mais ceci dit, ceci dit, ouais, le masque peut-être aussi un léger embarras. Alors, c'était ma question.

Quelle est la réalité derrière ? Très concrètement, si on prend les pays qui sont susceptibles de fournir des troupes en Ukraine, ben c'est pas compliqué. La France, une brigade, allez, 5000.

Euh, Royaume-Uni, une brigade, 5000 aussi. tous les autres réunis qui à peu près une brigade. Euh donc si on fournit chacun un bataillon plus les Australiens, plus les Canadiens, plus peut-être des pistes scandinav qui se rajouteront.

En point de vue force terrestre, on peut aller jusqu'à trois brigades, on peut aller jusqu'à 15000 15000 hommes plus des éléments d'appui de force aériennes et cetera. Allez, si on va jusqu'à 20000, c'est le maximum de toute façon qu'on fait les Européens. Par exemple, en Afghanistan, c'est plus grand déploiement européen en guerre, il y avait 20000 hommes au combat en réalité ou en zone dangereuse ou en zone de combat.

C'est à peu près le maximum qu'on est capable de faire. C'est le maximum qu'on aura en Ukraine. Merci colonel.

Alors je vous pose la question à tous. Derrière les déclarations, c'est l'une de mes questions favorite. Derrière les déclarations, quelle réalité avons-nous les moyens de nos déclarations, de nos ambitions ?

Aujourd'hui ou euh quand ça arrivera, on manque de moyens. Mais si on attend réellement un cesser le feu ou une paix, on parle de à mon avis dans plusieurs années. Donc si on attend plusieurs années pour se déployer, peut-être qu'on aura un peu plus de troupes que maintenant.

Les Allemands, ils veulent envoyer à eux seuls deux brigades dans les pays baltes. C'est pour ça qu'ils veulent pas aller en Ukraine. Ils disent "Nous, on s'occupe du front avec les pays baltes." Si les Allemands sont capable de mettre deux brigades en permanence basé dans les pays baltes, je vois pas pourquoi est-ce que nous à terme, on serait pas capable de faire plus ou moins la même chose dans en en Ukraine.

Donc à ce moment-là, peut-être qu'on ira à 25000 hommes, 30000 hommes si on attend 2 3 ans. Le problème, c'est qu'à mon avis, si on attend un cesser le feu au bon vouloir de Poutine, et ben c'est pas pour demain encore une fois. Et oui, ça a pas bougé beaucoup.

Hélène Bonet, Guillaume Roquet. Ten monnaie. Et ce qui explique aussi qu'on ne rentre pas dans les détails.

Vous parliez d'embarras, c'est que effectivement il y a un certain nombre de décideurs qui ne vont pas s'engager publiquement sur le fait d'engager des troupes au sol parce qu'après il faut qu'ils rendent compte à leur parlement, à leurs opinions publiques et qu'en réalité c'est ça qui sera le juge de paix. Donc il y a aussi cette dimension là, c'est la question du rapport aux opinions publiques et de ce qu'on est prêt à sacrifier. Donc c'est aussi pour ça, il y a pas qu'une question de sécurité, mais que tous ces chiffres qui ont pu être débattus et qui on imagine effectivement des États-majors qui travaille sur des scénarios, un minimum d'homme, un maximum, qu'est-ce qu'on serait prêt à faire ?

Mais tout ça reste très théorique et évidemment rattaché aussi à cette question du CC le feu qui pour l'instant n'a aucune chance de de d'y arriver. Guillaume Roquette. Oui, je pense que d'abord il y a une dimension politique qu'il faut pas négliger, me semble-t-il dans cette dans ces images qu'on est en train de voir.

Il y a une forme de solisation du de la du soutien constant de l'engagement des alliés auprès de l'Ukraine. Ça paraît évident mais de de et je pense qu'il est important de le répéter parce que pour les Russes c'est déjà un premier message. D'autant que ce soutien, il prend la forme d'un engagement d'envoi de troupe.

Ça veut dire de troupe de l'OTAN en Ukraine parce que la la les pays qui sont concernés par cette coalition sont membre de l'OTAN, souffert de ma part en totalité mais comme j'ai pas la liste complète des 26, je voudrais pas dire de bêtises. Australie, Japon. Alors non, effectivement l'Australie, l'Australie et le Japon et pour cause ne sont pas membres de l'OTAN puisque c'est une organisation de l'Atlantique nord.

Mais le problème aujourd'hui, même si on a avancé cette force pourquoi faire ? Parce que Emmanuel Macron l'a dit, cette force n'a pas pour objectif de mener quelques guerres contre la Russie. Et vous avez sûrement lu comme moi l'interview de Volodimir Zelenski à nos confrères du point.

Zelenski met les pieds dans le plat. Il dit "C'est formidable ce déploiement de troupe, mais qu'est-ce que vont faire nos amis quand les Russes parce que pour lui ça va forcément arriver, vont envoyer leurs avions, leurs chars en Ukraine ? Allons-nous faire la guerre à la Russie ?" Et ça, je dirais que c'est l'éléphant dans le couloir.

Alors, ce qui est présenté comme étant la priorité en réalité par Emmanuel Macron, c'est le renforcement de des forces ukrainiennes. On va écouter sur ce point le président français. Nous sommes donc mis en capacité d'apporter les moyens d'une régénération de l'armée ukrainienne pour qu'elle puisse non seulement résister à toute nouvelle attaque, mais dissuader la Russie de toute nouvelle agression.

C'est le premier pilier des garanties de sécurité, le plus important, le plus indispensable. Et donc nous avons rassemblé les contributions de tous les pays. Alors pour bien comprendre, on a appris dans les minutes qui ont précédé cette prise de parole par la voix du gouvernement britannique que les membres de la coalition des volontaires ont dit leur disponibilité désormais pour fournir à l'Ukraine des missiles longues portées.

Est-ce que c'est est-ce que c'est ça ce que veut dire Emmanuel Macron, c'est que renforcer l'armée ukrainienne, ça va passer par une utilisation plus décomplexée des missiles longue porté et un envoi de ces missiles un peu plus importants. C'est vraiment deux dossiers différents. La Russie imposait souhaitait imposer à l'Ukraine de limiter son armée à 50 ou 70000 hommes et le démantellement total de du cas potentiel industriel ukrainien et ça et le démantellement total de sa capacité à tirer des missiles à longue portée.

Donc ça c'est ce que dit le président Macron. On refusera tout démantellement de la capacité ukrainienne à se défendre. Et à côté effectivement les Britanniques ont dit on est prêt à donner des missiles longue portée.

Grande nouvelle, ça fait quand même plus d'années d'une année qu'on fournit des scalpes et des Storm Shadow. Donc deux options. Soit d'autres pays, on se tourne vers les Allemands, auraient accepté effectivement de aussi donner des missiles.

Deuxième option, c'est que jusqu'à maintenant les missiles qu'on fournissaiit à l'Ukraine, les scalpes par exemple dans l'armée française, il tirent à plus de 400 km. Mais quand on est fournissé à l'Ukraine, on en réduisant la portée pour respecter des règles que les Russes violent tous les jours pour les réduire en dessous de 300 km. Donc est-ce que en suivant l'exemple américain avec les missiles eram qui tire à plus de 800 km, est-ce que nous aussi on va débrider nos missiles ?

Ça c'est une option et aujourd'hui c'est les deux les deux sont possibles. Colonel. Oui.

Alors Emmanuel Macron a raison. C'estàd que la première protection de l'Ukraine, c'est ce seront pas les 20000 soldats qu'on pourra déployer au grand maximum. He c'est c'est l'armée ukrainienne qui actuellement a tout compris approche le million d'hommes et de femmes sous sous les drapeaux.

Alors il n'ura pas autant après la guerre. C'est impossible maintenir un tel niveau de mobilisation. En revanche, l'armée ukrainaienne sera toujours une armée puissante et il faut qu'elle le soit car c'est la meilleure protection du de l'Ukraine accessoirement.

C'est peut-être ce sera peut-être aussi bon pour nous euh d'avoir une armée ukrainienne alliée à côté euh si par exemple d'autres pays européens étaient attaqués. Euh ça peut servir aussi. Ça va dans les deux sens les alliances.

Donc oui, il faut soutenir en réalité la première protection c'est cette armée. Il faut soutenir son industrie. Il faut euh acheter ses ses équipements, il faut acheter ses missiles.

On parlait de missiles, ils sont en train de développer des missiles qui sont de très grande puissance de grande portée. Ben tant mieux. Ben qu'on aide qu'on les aide à à les fabriquer et cetera.

Donc il y a il y a tout cet aspect qu'on voit pas qui est moins spectaculaire d'appui et de soutien à l'Ukraine qui doit durer dans les années à venir. Mais est-ce que tout cela n'est que faible ? Château de carte, si nous n'avons pas vraiment le soutien des Américains, est-ce que quelque chose dans ce sens s'est passé ?

Sommes-nous sortis du jeu de dupe avec le président américain ? Je vous le rappelle, 1h30 de coup de téléphone entre une quinzaine de dirigeants et le président américain et la présence aussi de l'émissaire Whtkov avec même à Colade à l'appui avec Zelenski, l'émissaire américain sur le dossier. On en reparle dans un instant.

À tout de suite. Dossier donc se poursuit stoppé Poutine. Trump est-il enfin prêt pour en parler ?

Mes invités que je ressalue, Xavier Hitelman, Samanthane Dendern, Colonel Goya, Guillaume Rocket et Hélène Bonet. 1h30 d'entretien entre Donald Trump et une quinzaine de dirigeants donc à l'Élysée et à l'issue à l'issue regarder ce que Emmanuel Macron en retient. Je peux vous dire aujourd'hui que nous sommes prêts.

Nous finalisons dans les prochains jours le soutien américain. La deuxième chose, c'est que nous avons aussi décider de coordonner nos actions en matière de sanction primaire et secondaires pour être plus efficace et arrêter l'effort de guerre russe. On avait compris en amont de cette grande conférence, de ce grand sommet, que le message c'était nous on va prendre notre part, prenez la vôtre Donald Trump.

Nous, on prend nos responsabilités. Regardez, on vous le montre. Prenez les vôtres, monsieur le président.

Et c'est ce que et c'est ce qui s'est passé. Ah moi j'ai retenu plusieurs choses de cette conférence de presse. D'abord c'était le ton relativement grave du président Macron.

Il n'avait pas l'air vraiment d'être très content. Il a pas l'air de quelqu'un qui avait réussi à obtenir quelque chose de d'encourageant de la part du président américain. Deuxième chose que je retiens, c'est que on va attendre quelques jours pour voir ce que les États-Unis sont vraiment prêts à donner ou pas.

Donc aujourd'hui, je crois que Trump n'a rien donné de concret. 3è chose plus subtile mais à mon avis fondamentale, à la fin de de sa conférence enfin de de son premier discours, il a remercier les fonctionnaires, les militaires, les chefs d'état euh de la coalition des volontaires de la coalition des volontaires qui avait participé à ces discussions. Il n'a pas remercié les Américains, il n'a pas remercié le président Trump.

Je trouve que c'est un signe que il y avait pas grand-chose qui méritait d'être remercié. Alors ce qui est espéré du côté américain, c'est ce qu'on appelle un filet de sécurité qui pourrait prendre différentes formes. Soutien logistique, une aide du point de vue, vous le voyez, du renseignement, de la communication.

On va parler aussi de soutien aérien. Mais avant de vous entendre, je vous vois déjà réagir. On prend la direction de Washington pour retrouver Sonia Dridi.

Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes notre correspondante sur place accrédité à à la Maison Blanche. Pensez-vous Sonia que Trump va prendre sa part ?

Quelle garantie est-il lui réellement prêt à apporter ? Alors ce qui se dit ici côté américain, c'est que justement les Américains attentaient de attendaient de voir ce qu'allaient faire les Européens, s'il y avait des s'ils allaient mettre en place un plan concret, s'ils étaient unis avant de que Trump s'engage éventuellement plus. Alors là, on a vu avec l'annonce du président Macron notamment qu'il y a un engagement de la part des pays européens.

On sentait que l'administration américaine attendait que les Européens fassent plus parce queon a aussi appris qu'il y a quelques jours, la Maison Blanche a demandé au département du trésor quelle sanction les Européens pourraient prendre contre la Russie. Et là euh on sait aussi euh de part des des fuites dans la presse et bien que lors de cet appel, Donald Trump a demandé à ce que les Européens euh mettent euh davantage la une pression économique sur euh la Chine et euh que les pays européens, il y en a deux concernés, qui achètent du pétrole russe et bien arrêtent. Donc on pour l'instant il n'y a aucune communication de la part de Donald Trump de la Maison Blanche.

Il n'a absolument rien prévu au planning aujourd'hui. Il a seulement un dîner ce soir. Mais on on attend à ce qu'il s'exprime à un moment sur cet appel téléphonique, peut-être sur son réseau social.

En tout cas, on sait que il a il écoute davantage les Européens et selon le Washington Post et bien les Américains seraient prêts donc à apporter un soutien aérien éventuellement la la l'implantation d'une no fly zone et puis aussi à et bien partager du renseignement. Merci infiniment Sonia Dri correspondante pour LCO aux États-Unis. Important ce qu'il vient de se dire.

Ce qu'il semble se confirmer, c'est ce que Donald Trump avait déjà évoqué le 18 août dernier, c'est la possibilité d'un soutien aérien et de la nof zone. C'est votre ça c'est votre domaine David Hittlemman. Important, est-ce que là on peut dire que quelque chose est en train de se passer ?

Les Américains ont toujours plus ou moins fait comprendre qu'ils étaient prêts à soutenir mais pas être présents sur le sol. Or, en positionnant des avions en Pologne et en Roumanie, faut imaginer qu'en 5 10 minutes, ils ont passé la frontière. Ils sont capables d'intercepter des éventuels missiles qui arriveraient.

Donc là, c'est la partie opérationnelle. Soutenir militairement en bombardant les éventuels russes qui auraient placé la ligne de contact, la ligne sur laquelle il y aura le la paix qui se fera. La deuxè dimension, c'est tout ce renseignement.

Effectivement, les Américains, malheureusement, nous n'avons pas les moyens de guerre électronique, de captation en volume suffisant. On en a, on a des radars, on a des Awax, on a ce qu'il faut, mais on n pas une capacité à se coordonner pour avoir un suivi H24. Et là, les Américains sont absolument indispensables.

Par exemple, avec des avions comme le E7 qui est capable de voir des mouvements de troupes au sol par radar à des centaines de kilomètres dans la profondeur russe sans être capable de se faire détecter. Donc ça c'est absolument fondamental. Ils ont la dimension logistique aérienne.

Comment accompagner et acheminer ? Parfois si on a une rupture d'essence, il faut être capable d'acheminer des dizaines de tonnes de carburant. Et là, j'adore la 400 M mais c'est un avion qui est l'unité à 40 tonnes.

Si on regarde de l'autre côté de l'Atlantique, on regarde les C17, les C5, on est de trois fois plus fort, trois fois plus lourd. Donc on a une capacité de soutien logistique également dont on reposerait avec les Américains. J'avais à vous colonel, mais Hélène Bonet, vous avez suivi les différents sommets, vous êtes resté un bon moment à Washington là récemment.

Selon vous, oui ou non assiste-ton encore une de mes expressions favorites à une tectonique des plaques du côté de la de la Maison Blanche ? Quand on pose la question de savoir si Trump a choisi son camp, il y a quelque chose qui qui est peut-être en train de s'inscrire. Qu'est-ce qui est venu de la Maison Blanche là depuis que cette conférence de presse a eu lieu ?

C'est "Les Européens, faites des efforts, c'est-à-dire voilà, arrêtez d'acheter du pétrole et puis mettez la pression sur la Chine." Pour l'instant, Donald Trump ne s'est pas exprimé. cette ce cet coup de téléphone qui a eu lieu n'était même pas à son agenda aujourd'hui.

Moi j'étais encore, j'ai encore passé longtemps, j'ai des gens qui me disaient "Mais nous on veut pas dépenser un centime. On a rien contre les Ukrainiens, mais on veut pas, c'est pas notre sujet. Donald Trump écoute ça.

Donc est-ce qu'il va vouloir faire quelque chose ? Il y a pas qu'une question de d'aider à des garanties de sécurité, ça c'est très bien, mais on a compris que tout ce dispositif, quand bien même il serait couché sur le papier et cetera, ne repose que sur une chose, un cesser le feu. Donc là, la question c'est est-ce que Donald Trump va faire la pression sur les Russes ?

La seule chose qu'on apprend, c'est qu'évidemment, il va y avoir de nouvelles réunions entre Russes et Américains. Ça a été dit pendant la conférence de presse. Qu'est-ce qui va ressortir de ça ?

Est-ce qu'on assistera encore une fois à Steve Witkov qui va voir Vladimir Poutine pour finalement ne pas avancer ? Enfin vraiment ça c'est on l'impression qu'on tourne en rond. Pour l'instant, il y a pas de signaux positif de la Maison Blanche.

Alors je m'arrête effectivement sur ce que vous disiez Steve Wkof présent lors de ce sommet. C'était pas tout à fait attendu. On l'a un peu appris la dernière minute.

Je me tourne vers vous parce que je me dis elle va me corriger Hélène si je me trompe. Non c'est bon, j'ai tout bon. Il était là Wov c'est l'émissère spécial pour Trump sur ce dossier la Russie.

Le Moyen-Orient aussi met la Russie en l'occurrence. Par ailleurs, on a eu les déclarations de Trump sur la Pologne. Il est prêt le président américain à déployer plus de militaires américains en Pologne.

Pardon pour Je cherche l'espoir, je cherche la lumière. Euh bah vous avez un indice puisqu'on fait déjà on paye déjà ce soutien éventuel puisque les équipements qui sont vendus à l'Ukraine sont déjà surfacturés de 10 %. c'est 10 % c'est pour payer l'appui et le soutien américain à la force de de garantie de sécurité qui n'est même pas encore effectivement complètement assuré.

Alors bien sûr oui cette force elle est serait importante. À la limite je pense qu'on peut malgré tout on fera les choses beaucoup moins bien c'est sûr sera beaucoup plus difficile mais on pourrait éventuellement s'en passer mais elle est importante. Mais le problème c'est que bah il y en a deux d'abord.

Oui on a dit d'abord il faut cesser le feu et puis deux il faut être sûr de la parole de Trump. Voilà et ça c'est peut-être c'est peut-être aussi compliqué que le cesser le feu en fait que que l'arrêt des combats. Je rappelle au passage juste un point c'est que lundi dernier c'était la fin de l'ultimatum imposé par Donald Trump.

H voilà. Et vous avez vu quelque chose depuis euh quelque chose de nouveau ? Bah un an, je crois que ma naïveté en a pris un coup.

Guillaume non, moi moi je suis pas sûr parce que vous disiez on cherche un peu de lumière dans le dans le tunnel mais il me semble que même si l'engagement américain n'est pas très très précis, Emmanuel Macron adore cette expression d'ambiguité stratégique. Il me semble que là on y est aussi à Washington. Mais c'est quand même un point important que les Américains veuent bien se se mouiller entre guillemets avec nous.

Euh ça change tout parce que le colonel Gloria rappelait, il y a déjà eu dans le passé des coalitions internationales en Afghanistan par exemple. Mais là, ce serait la première fois qu'on serait face à une puissance nucléaire. Et donc euh que les Américains euh acceptent de participer même de de façon indirecte pour Poutine, je pense que ça a du poids parce que je reviens à l'inquiétude de du président Zelinski se disant "Mais si euh les les chats russes ne respectent pas le cesser le feu et franchissent franchissent la ligne ou si ils envoient leurs avions, que ferez-vous Peut-être que Poutine, il hésitera nettement plus à à faire bouger son armée s'il sait qu'il y a les Américains pas loin.

Oui, c'est moi ce qui ce qui me frappe dans tout ça, c'est à quel point quand on entend parler le président Poutine, quand on entend parler les Américains et quand on entend parler les Européens, on dirait un dialogue de sourd en tout cas entre Poutine et les autres. Là les Européens aujourd'hui parlent d'une force de réassurance de la coalition des volontaires de de de des troupes qu'ils mettront au sol. le jour après le cesser le feu et hier à Pékin, vous avez Poutine qui dit "On a jamais parlé de sécur de garantie de sécurité en Corée.

Nous avons parlé plutôt de droit de l'homme et du droit des russophones à s'exprimer librement. Quand on voit un Steve Witkov qui était présent aujourd'hui qui était à Moscou il y a quelques semaines qui est revenu de Moscou avec une interprétation de ce que Poutine lui a dit qui ne ressemblant rien à ce que Poutine maintenant dit a été dit et qui a mené un malentendu entre Trump et Poutine et entre Trump et les alliés. On se rend compte à quel point malgré les difficultés militaires sur le terrain, il y a une première difficulté qui est celle de la compréhension mutuelle de ces personnes qui se parlent.

Et ça, je trouve ça extrêmement inquiétant. On va parler de contrepartie Xavier Titelman avant en un mot en fait on est en train de dire à une victime nous serons prêts à t'aider une fois que ton agresseur aura arrêté de te tabasser. Voilà, c'est ça en fait le résumé de la situation.

Tant qu'on laissera l'agresseur continuer à le tabasser, nous on n'est pas prêt à la protéger. C'est ça le problème. Alors, je le disais et d'ailleurs Sonia Adridi a très bien rappelé lorsqu'elle était en direct avec nous depuis la la Maison Blanche ce que Trump aurait dit lors de ce coup de fil d' 1h30 avec une quinzaine de dirigeants à l'Élysée, c'est qu'il demande en quelque sorte, moi j'appelle ça des contreparties mais vous les qualifierez comme vous le souhaitez.

Il dit d'accord mais moi je vous demande dirigeant européen d'arrêter d'acheter du pétrole russe. Premier point je vous demande par ailleurs de mettre en place une pression économique sur la Chine. Second point pour le dire de manière très directe.

Euh s'il nous apporte plus de soutien, plus d'appui, il va nous le faire payer. Oui, dit Helen Bonet. Oui.

Pour tout pour parce qu'il fait tout payer aux Européens. Il fait payer les munitions. Il il fait payer des droits de douane.

En fait, tout est tout est commerce. le le l'aide de Donald Trump ne sera jamais gratuite. Je pense que les Européens l'ont vu depuis plusieurs mois.

Il a encore une fois encore il a pas pris la parole. La seule parole qui vient de la Maison Blanche, ce sont c'est une demande de contrepartie. Colonel Goya.

Oui, mais ce que je disais tout à l'heure même le soutien éventuel à cette force de sécurité avec des moyens qui sont déjà présents, mais ça a un coût de fonctionnement, on nous le fait déjà payer. Ce qui, je suis en train de chercher des exemples dans l'histoire, j'en trouve pas. Euh donc on est dans une approche.

Oui, où il faudra euh où oui, il faut il faudra il faudra payer déjà. Voilà, on peut payer tout. Mais c'est ce qui est ce qui est absolument hallucinant dans dans dans cette euh si Trump a vraiment dit aux Européens acheter du pétrole russe, il a raison de le dire d'ailleurs.

Mais euh mais Trump est en train les États-Unis, la société pétrolière Exon Mobile là on l'a on l'a appris quelques jours, envisage de retourner en Russie. Trump n'arrête pas de dire qu'il veut parler de de d'éventuels deal de de business avec les États-Unis. Et en même temps, il dit aux Européens arrêtez d'acheter pétrole russe.

Et en plus par rapport à la Chine, 2 jours après en Corge, 2 jours après ses 10 minutes seul dans la limousine avec la lumière de Poutine, Trump annonce que finalement les droits de douane qu'il avait menacé de mettre sur la Chine et bien il va encore retarder ça de 90 jours. Il a oui, il a mis des droits de douanes sur l'Inde parce qu'elle continue à importer du pétrole russe. Et la Chine à qui l'Inde maintenant exporte son pétrole russe raffiné, là on la laisse tranquille pour le moment.

Donc on sent vraiment, excusez-moi, mais que Trump est en train de se de notre gueule. Mais est-ce qu'il nous met pas devant nos propres hypocrisies aussi ? Arrêtez d'acheter du pétrole russe, nombre d'entre vous l'ont dit des milliers de fois sur ce plateau.

Guillaume Rocket. Oui, il me semble que c'est plutôt positif comme ça mental le le le rappelait. Bon, le moins qu'on puisse dire, mais ça tombe bien, c'est pour ça qu'on est autour de ce plateau, c'est que il est pas très lisible le Donald Trump.

Moi, je je pense que il a il a une forme de de de logique. À mon avis, sur son bureau à la Maison Blanche, il doit avoir une feuille puis do avoir la liste qu'est-ce que je dis de gentil aux Ukrainiens, qu'est-ce que je dis de gentil aux Russes ? puis l'équilibre et quand il part un peu trop dans l'autre sens, c'est il part ensuite pour rééquilibrer entre guillemets.

Je n'ai parce que il y a bien sûr ces ces éléments qui sont qui sont positifs, on l'a dit, arrêtez d'acheter du pétrole russe. Mais qu'est-ce qu'il y a eu comme engagement dans ce ce fameux entretien dans la limousine avec avec Poutine pour la paix ? Est-ce que est-ce qu'il a laissé les les Russes est-ce qu'il accepterait que les Russes gardent un certain nombre de territoires qui s'occupent en Ukraine ?

Cela, on ne le sait pas. Je pense que la le le constat fondamental de Trump, il a pas changé, c'est il faudrait que cette guerre s'arrête et ensuite en fonction des événements, il semble donner des gages à l'un ou l'autre camp pour essayer de faire accélérer ce but. Mais je pense que le le le point final, le point d'aboutissement pour Trump, c'est la fin de la guerre.

C'est pas forcément que l'Ukraine obtienne satisfaction. Il va nous utiliser au passage pour mettre la pression sur la Chine. Donc, on l'a bien compris.

N'ayant pas le courage de le faire lui-même, il va demander à l'Europe de mettre la pression sur la Chine. Et qu'est-ce qu'il va faire si on le fait pas ? Il va augmenter les droits de douan sur l'Europe.

Enfin, c'est de toute façon c'est déjà fait. Oui, mais encore est-ce qu'il pourrait aller encore plus loin ? C'est illogique.

Il a pas de cohérence. Effectivement, je pense même pas qu'il se fout de nous. Je pense qu'il est incohérent et qu'il ne sait pas lui-même ce qu'il fait.

Il y a pas de logique d'ensemble. Donc, par exemple, quand il dit encore ces dernières heures, "Attention, si on n'est pas content, il se passera quelque chose." Tiens, d'ailleurs, je crois qu'on peut l'écouter.

On va le faire. Allez, c'est parti. Le président Poutine connaît ma position et il prendra une décision dans un sens ou dans l'autre.

Selon sa décision, nous en serons satisfaits ou mécontent et si nous ne sommes pas contents, il se passera quelque chose. Il y a des journalistes américains qui lui ont dit "Pourquoi vous passez pas la deuxième en gros ?" Et là, il s'est un peu énervé.

Il dit "Non mais moi je mets de la pression sur Moscou." Il rappelle qu'il a sanctionné l'Inde avec plus de droits de douan parce qu'il estime que l'Inde aide la Russie dans sa guerre en Ukraine et il promet même l'éventualité d'une phase 3. Mais je vois que ça vous fait déjà lever.

Alors ces sanctions sur l'Inde, c'est vraiment un sujet très intéressant. Il y a beaucoup de de d'agences de presse de très très réputés comme Reiters, le journal Fortune et d'autres qui ont enquêté justement sur les relations entre Trump et l'Inde et Trump de Pakistan. Il se trouve que le fi Donald Trump a signé il y a pas longtemps un accord très important de développement de cryptomonnaaies qui serait lié à l'exploitation de terre rare du Pakistan.

Et comme par hasard, c'est juste après ça que Donald Trump a a mis ses droits de douane sur l'Inde, que c'est beaucoup plus en rapport avec les les intérêts financiers de Trump, sa relation personne avec Maudit qui est en train de se dégrader et qu'est-ce qu'il a fait ? Il a mis des sanctions secondaires sur l'Inde. Très bien.

Extrême extrêmement bonne idée. Mais mais mais pas la Chine. Donc que fait l'Inde aujourd'hui ?

Et bien l'Inde réexporte tout le pétrole raffiné russe vers la Chine et continue à s'en mettre plein les poches. Et on voit que Maudit et et que que Maudit et Si sont maintenant se sont rapprochés. Donc c'est une erreur stratégique fondamentale qu'il a faite queles que soient les raisons pour lesquelles il l'a fait.

Contreproductrice. Oui. Oui.

Très vite. C'est un point clé pour comprendre ce que fait Trump. il a toujours en tête éventuellement ses intérêts personnels et sinon les intérêts de son pays.

Et quand il dit faudrait que les Européens arrêtent d'acheter du pétrole russe, le sous-titre c'est il ferait mieux d'acheter le le le gaz qui vient des États-Unis. Et d'ailleurs, c'est de plus en plus le cas puisqueil y a eu des engagements des Européens en ce sens. Alors pendant ce temps-là, comme on dit à Vostok, Vladimir Poutine, lui s'est rendu à un forum économique.

Il a affiché un large sourire. Que faire face à cette Russie inflexible ? Quoi qu'il en soit, quoi qu'il se passe à l'Élysée aujourd'hui, en face de nous, elle est même bien verbalisée encore une fois ces dernières heures cette inflexibilité.

Écoutez Poutine hier qui parle du terrain de la guerre. Tous les groupements des forces armées russes sont à l'offensive dans toutes les directions. L'armée russe à l'offensive dans toutes les directions.

On va faire un point quand même si se passe ce qui se passe sur le front précisément militaire. Au cours du mois d'août, colonel Goya, l'armée russe, elle a conquis 594 km² de territoire supplémentaire en Ukraine. Mais c'est un chiffre en baisse par rapport aux deux mois précédents.

Où en est-on précisément ? D'accord. Donc je vous fais ça façon état-major.

Allez-y. Bon euh alors en fait la situation a relativement peu changé d'un point de vue stratégique les Ukrainiens sont toujours dans une position où ils n'ont pas les moyens de reconquérir véritablement les territoires conquis. Du côté russe, on est toujours sur la même stratégie en réalité depuis avril 2022 où l'effort en terme militaire se porte sur la province Donet où il y a cinq ville à prendre.

Tout le reste, toutes les les opérations actuelles autour, ce sont des opérations de pression euh dans un jamerson sur le front Carif. Même les opérations de frappe euh sur l'arrière, c'est une opération de pression qui vise à mettre la pression sur la société ukrainienne, à fixer les forces euh les forces ukrainiennes, à les coller. Mais les forts principal est toujours dans cette direction où je le rappelle, il y a cinq victoires à obtenir, cinq villes importantes euh et pour l'instant depuis juillet euh 2022, ça fait 3 ans, ils n'en ont pris que deux plus Mariol bien sûr.

Et donc depuis 3 ans, en réalité, on est sur une progression de l'ordre de un département français, l'équivalent d'un département français par an. C'estàd que les Russes sont actuellement les conquérrants les plus lents de l'histoire. C'est-à-dire on a un tel niveau que à la limite, on peut même plus parler de progression.

On peut parler de blocage, on peut parler d'impasse qui est plutôt plutôt de point de vue de terrain à l'initiative des Russes. Mais vraiment, c'est surtout un blocage. Donc ce qui est important, c'est ce qui se passe de manière invisible.

C'est-à-dire combien ça coûte tout ça de part et d'autre et est-ce que on peut tenir euh combien l'un ou l'autre peut tenir à à ce rit à ce niveau d'usure de part et d'autres et là on n pas beaucoup de vraiment de de de de réponse à ces questions sinon que a priori ça semble pouvoir durer encore longtemps et on not on pensait noter une forte poussée en revanche dans le Donbas. Oui. Euh oui, c'est ça.

Donc encore une fois, c'est toujours l'effort qui est qui est porté dans cette direction, hein. C'est l'objectif euh peut-être de plus en plus pressant que encore depuis queon a commencé un processus de négociation. C'est l'objectif ultime.

Vous voyez cette ligne blanche. Euh alors c'est très artificiel hein, mais bon, cette ligne blanche une fois que les Russes l'auront atteinte, ils pourront dire voilà, on a atteint notre objectif stratégique et on peut peut-être à ce moment-là arrêter. Et comme je disais tout à l'heure, ben ça passe par les euh les villes.

Il en reste encore trois à conquérir Slovan importante, Slowande, Scramatovsk dans le nord, Pokrovsk au sud. Et donc de la la méthode qui est utilisée, c'est une méthode euh du torrent, c'est-à-dire on grignotte partout, on pousse partout, on attaque pas forcément directement les les centres urbains qui sont de véritables bastions dur à prendre, mais on essaie des encercler, on essaie petit à petit de peser pour obliger les Ukrainiens à les abandonner en réalité. Donc ça avance euh avec quelques poussées parfois un peu importantes comme on l'a vu du côté de de au nord de de Pocrofs à Dobropalia mais qui ont été résorbé euh et donc ça grenote toujours.

Donc vous avez vous avez des secteurs de défense comme ça. Vous avez des armées qui sont là depuis des années et qui font des rotations d'attaque tout le long du front en espérant petit à petit grignoter et peut-être l'an prochain arriver enfin à une victoire stratégique. Merci colonel.

On va retrouver ce ce plateau et on va prendre la direction de l'Ukraine pour vous retrouver. Ma Barrier, bonjour et merci beaucoup d'être en direct avec nous depuis le terrain, depuis l'Ukraine. Comment perçoit-on les derniers mouvements ici notamment depuis l'Élysée, les dernières déclarations ?

Bien pour tout vous dire, oui, les premières réactions sont sorties notamment sur les réseaux sociaux alors que cela concerne les garanties de sécurité de manière générale ou le fait que cette fois 26 pays sont prêts à déployer des troupes sur le sol. Et bien sans surprise, les Ukrainiens sont toujours aussi disons désabusés, même parfois ironiques. Ils n'y croient pas.

Cela ne va pas changer le cours des choses ici et ce pour plusieurs raisons. Alors déjà ce qui revient souvent, il ne faut pas l'oublier, c'est qu'ici et bien ils ont du mal, ils se méfient, ils font ils ne font pas confiance aux garanties de sécurité qui viennent de l'Occident à cause de l'historique mémorandum de Budapest qui avait finalement échoué. L'autre raison, c'est qu'il n'oublie pas la réalité des choses et les possibilités avec Vladimir Poutine qui sont moindres puisqu'il a dit dernièrement qu'il trouverait intolérable la présence de troupes étrangères sur le territoire ukrainien.

Dès lors, il il devient très compliqué d'imagine d'imaginer les occidentaux déployer des troupes ici. Et puis aussi, en parlant de réalité du terrain, ils savent également ce qui se passe dans le Donbas sur le front et eux et bien ils sont déçus de voir ces réunions qui n'aboutissent à rien de concret pendant que eux et bien continuent de se battre pour les intérêts de l'Europe dit-il. Pour eux, le cesser le feu paraît bien loin et donc avant que des garanties de sécurité ne voient le jour, il va se passer beaucoup de temps.

Je vous rappelle que des troupes russes continuer d'être ramassé sur le front là-bas dans le Donbas et donc et bien pour eux la meilleure garantie de sécurité pour le moment c'est celle-là, c'est la défense du front. Et pour cela, eux, ils ne demandent qu'une chose, c'est de renforcer l'armée ukrainienne, que ce soit par la production ou l'achat de drones grâce à l'Europe, plutôt que de continuer à espérer éternellement la fin éventuelle d'une guerre euh ici. Et puis enfin, pour vous donner aussi une idée de comment c'est reçu par la société ukrainienne, sachez qu'avant même que cette conférence de presse soit finie, juste avant et bien la presse locale ici, elle ne parlait quasiment pas de ses réunions à Paris.

Ici l'actualité c'est la guerre qui continue, je vous le disais notamment dans le Donbas aussi avec les frappes russes qui continuent de prendre pour cible le territoire ukrainien. Rien que cet après-midi, on a encore appris qu'il y a eu deux morts dans la région de Tharigif lorsqu'une mission humanitaire était en reconnaissance de mine euh dans un champ. Et puis sachez aussi qu'à l'heure actuelle où nous nous parlons, il y a des alertes dans tout le nord du pays puisque des drones russes sont en train de voler en reconnaissance.

Voilà, c'est pour vous dire le décalage qu'il y a entre les discussions que l'on entend à Paris et la réalité de la guerre ici en Ukraine. Merci infiniment et ma barrier avec Vincent Mart l'Ukraine justement la réalité des faits. Emmanuel Macron lors de sa prise de parole tout à l'heure a évoqué 1 million de pertes du côté russe.

Est-ce qu'on peut décrypter un peu ce chiffre ? Alors les pertes, c'est le cumuls, des blessés, des prisonniers, des disparus. D'accord.

On a 125000 morts russes nominativement connus avec leur listing, leur grade et cetera. À partir de ça, on fait des extrapolations, on compare le nombre de morts qui est connu dans une zone. On va voir combien il y a de morts dans un cimetière, de nouveaux cercueils et on atteint 220000.

Mais ça comprend pas les disparus, tous ceux qui ont dans un char qui a explosé. Donc on est au-delà des 2500 morts sans compter les nord-coréens, les habitants de la zone séparatiste et cetera. Et à ça, vous avez à peu près 600000 blessés graves, 500000 nouvelles demandes de pension d'invalidité budgetté dans le budget russe depuis le début de la guerre pour des hommes qui sont en âge de se battre.

Et donc c'est on sait qu'on est au-delà du million aujourd'hui. Euh vous avez ensuite 1 million d'hommes qui ont quitté le pays au début de la guerre qui sont pas revenus. Et du côté ukrainien, on est plutôt autour de euh 130000 1400 morts et disparus.

Donc on est sur un rapport en gros de un mort ukrainien pour deux morts russes et on a un petit peu moins de blessés aussi de blessés graves parce qu'ils sont plus proche de leurs hôpitaux et donc ils ont une meilleure capacité à soigner leurs blessés. Vis Titlemman, je vous remercie parce qu'on doit vous laisser filer mais je vais rappeler votre pétition. Sauvons les civils des drones russes.

Vous appelez à fermer le ciel au-dessus de de l'Ukraine. C'est plus de 30000. Voilà, on le voit signataire pour le moment.

Mais merci beaucoup d'avoir été avec nous d'avoir sur ce plateau aujourd'hui accepter notre invitation. Alors, dans un instant, on va se demander est-ce qu'on attend qu'elle la réaction du Kremelin après toutes ces déclarations. On va se demander comment la Russie peut réagir mais surtout elle ce qu'elle va encore plus nous attaquer demain qu'aujourd'hui sur le terrain de la gare hybride.

Révélation exclusive TF1 LCI dans un instant. Il y a eu de nouvelles tentatives de déstabilisation contre la direction générale de la sécurité intérieure par des Russes. On en parle dans un instant.

À tout de suite. Vous êtes toujours devant le grand dossier nos informations exclusives maintenant sur une nouvelle ingérence russe en France. Une fake news qui a circulé, on va tout vous dire.

Il ne il s'agit plus de déstabilisation que que d'ingérance qui a été poussé une fois de plus par des intérêts proches de la Russie. Euh vous vous souvenez depuis quelques mois de ces captures d'écran sur les réseaux sociaux de journaux avec des histoires, des mésaventures qui arriveraient à des célébrités. Bien voilà, tout est parti de là.

Ça s'est transformé en fake news posé poussé par des des proches des Russes. Pour en parler, Nicolas Kennel est avec nous. Bonjour, vous êtes journaliste et auteur de Allô Paris ici Moscou.

Merci d'être avec nous. Et nous sommes avec Guillaume Chess qui nous a rejoint qui est spécialiste police justice de TF1 LCI. On a toujours avec nous Samantha de Bendern, le colonel Goya, Guillaume Roquet et Hélène et Hélène Bonet.

Allez, je vous emmène avec moi Guillaume Chaz. C'est fin juillet, ils ont encore frappé. cette fois ça vise la directrice générale de la sécurité intérieure.

C'est ça qui est important. Elle s'appelle Céline Berton. Exactement.

En plein cœur de l'été, cette capture d'écran du site Le Monde qui a circulé sur les réseaux sociaux. L'article explique en quelques lignes que Céline Berton, la directrice de la DGSI, sera contrainte à démissionner car elle n'a pas su empêcher l'exode de capitaux numérique français. L'article est évidemment un faux. euh la DGSI ne s'occupe pas des capitaux numériques et puis surtout Céline Berton n'a euh jamais démissionné.

Mais tout cela n'empêche pas l'article d'être repris, relayé sur des sites plus ou moins confidentiels. Vous voyez, on parle même de l'état profond français, ce qui est en terme complotiste. La finalité de tout cela, c'est simplement une tentative d'escroquerie en appattant les internautes.

Sauf que le faux a été repris et relayé par Cyril Deâre, un homme français installé en Russie prorusse. Et là, l'article a explosé. Le 18 août, la fake news a été vue 200000 fois sur X.

Les complotistes s'en emparent, Jacques Cheminade le retweet et de nombreux botte prusses des des excusez-moi. Un système informatique en fait qui permet des robots qui permettent de retweeter en masse les informations sans sans on empar. Ça amplifie la diffusion rapide de tout cela et les services de renseignement identifient là une tentative de déstabilisation, pas une ingérence russe à proprement parler mais tout un écosystème français procrême qui a permis la diffusion de cette fausse information.

Merci beaucoup. Alors Nicolas Kennel, quel est le message précisément ? Si elle ne peut plus rester en poste cette patronne de la DGSI, c'est le signe de la déliquéance française.

C'est ça ce que ces prorusses ont essayé d'instiller dans dans l'opinion française. Oui. Alors on peut dire ça.

Alors après, c'était vraiment un coup qui était très opportuniste he dans l'absolu. C'était même pour la petite anecdote en fait. Céline Berton a appris qu'elle avait déposé sa démission depuis ses congés.

Donc évidemment, je pense que ça a pas manqué de les faire rire un petit peu à Levalois. Pour le coup, on est on est effectivement sur le cas d'une arnaque qui devient une désinformation et qui reste très longtemps en ligne sur un blog avant d'être prise et identifié sur les réseaux sociaux et ensuite partagé par plein de gens dont Jacques Cheminade par exemple qui s'en est fait l'écho. Il se trouve que tout ça a été faux et à mon sens c'était Oui.

Bon, je pense que c'est peut-être un petit peu fort de parler d'une opération de déstabilisation. Je pense que c'était juste un coup d'opportunité euh fait par quelqu'un qui a l'habitude euh d'aller sur les sur les réseaux euh sur les sur les médias euh les médias de désinformation du Kremelin. Euh voilà, c'est pas allé bien plus loin que ça honnêtement.

Euh du côté de la DGSI, personne n'a travaillé dessus et au sein des services de l'État, euh personne n'a vraiment été mobilisé sur cette fausse information qui pourtant aujourd'hui continue d'être partagée en ligne. Voilà, ça continue d'avoir quand même une force de frappe dans l'opinion et c'est bien ça l'objectif. Malgré tout, ils ont visé la personne qui est en charge de la lutte contre l'ingérence.

C'est pas rien aussi quand même. Non, c'est pas rien. Ce qui est vraiment intéressant, c'est que si on regarde les commentaires qu'il y a eu sur LinkedIn, sur X, sur Facebook, par les gens qui ont été qui ont donc copi euh copié cette capture d'écran qui disent "Ah bah finalement, on a cherché le site du monde, l'article a été supprimé, c'est l'état profond encore qui est au travail." Et donc ça contribue à créer un un état de de de méfiance vis-à-vis de ce qu'on appelle les les médias traditionnaux.

Parce que si les médias traditionnaux enlèvent des articles qui sont qui ditent des choses négatives sur la DGSI, ça veut dire que c'est la DGSI qui contrôle tout. Donc ça contribue à vraiment déstabiliser la population et c'est ça que cherchent les Russes, ils cherchent la déstabilisation et ils veulent que que la population n'ait plus confiance ni aux autorités politiques ni aux informations qui sont lues dans des organismes de presse qui suivent une déontologie extrêmement claire et stricte. Des médias comme nous par exemple et qui sommes aussi soumis à une déontologie très stricte et qui vont finalement aller chercher leurs infos sur TikTok, sur X. euh via des des canaux d'information qui n'ont absolument aucune aucune déontologie.

Et c'est ça le risque pour nos sociétés. C'est bien plus dangereux que finalement ce qui se passe en Ukraine qui ce qui se passe en Ukraine est dangereux à long terme mais à court terme le vrai danger pour la France c'est cette ingérence dans le domaine de l'information. J'ai forcément envie de me tourner vers vous, Guillaume Roquet en tant que patron de presse, directeur de la rédaction de de Figaro Magazine.

Vous avez été utilisé par par des prorusses détournés pour essayer d'influencer notre opinion. Vous l'avez Alors, c'est arrivé c'est arrivé au site du Figaro effectivement il y a un an et demi de mémoire où il y a eu des des fausses informations qui ont été publiées sur les réseaux sociaux avec un copiercollé du type de celui qu'on vient qu'on voit à l'écran. simplement au lieu d'écr d'être écrit le monde, il était écrit le Figaro.

Et euh donc le le dans ces cas-là, nous ce qui est important, c'est qu'on qu'on s'en aperçoive le plus vite possible pour que très vite on fasse remonter euh en en en page d'ouverture de notre site les les vraies informations pour que les gens qui veulent aller vérifier, c'est-à-dire les gens qui sont de bonne foi et qui disent tiens, est-ce que c'est vrai ou pas, ça ça paraît bizarre, puisse être se rendre compte. Le problème c'est que la plupart des des des gens qui font tourner ces informations se foutent perdument en fait. Je pense de savoir si c'est vrai ou non.

Ce qui compte pour eux c'est l'être conforté dans dans dans leur vision du monde, dans leur bulle cognitive et c'est pour ça que c'est très difficile de lutter contre contre ça. Je pense qu'il faut en faire le minimum. D'ailleurs, la DGSI a fait je suis même pas sûr qu'ils aient fait un communiqué officiel pour dire que que la la patronne restait parce que ça aurait été en fait accrédité cette information.

Ce qu'on peut espérer, parce qu'il faut être optimiste, c'est que avec la multiplication de ce genre de fake news qui va forcément arriver, les gens vont devenir méfiants. Vous savez, c'est un peu comme les numéos de téléphone, on vous dit "Est-ce que vous êtes chez vous ? J'ai un colis à livrer." Bon, il y a encore 3 mois, les gens répondaient, maintenant, ils répondent plus.

Alors, il nous reste peu de temps pour être tout à fait transparente. Mais colonel, est-ce qu'il faut se dire que tout ça va s'amplifier cette guerre toujours hybride ? Alors là, mené non pas directement par le créelin, mais par des soutiens russes, par exemple, est-ce que c'est indexé sur la multiplication des sommets à l'Élysée ? plus on en fait, plus on va être attaqué.

Oui, il a peut-être de ça, mais je pense que c'est c'est comme sur le terrain, c'est des attaques permanentes et puis de temps voilà, c'est une pression permanente, on tente des trucs puis de temps en temps ça perce. Voilà, il y a une percée tiens là une opportunité ben seul coup on a fait des divisions, ça se termine en 100000 vues. Voilà, donc on a réussi un petit coup, c'était pas forcément prévu dès le départ mais voilà et on continue comme ça tout le temps.

C'est comme ces petites attaques de section de compagnie sur le terrain. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et puis ça contribue voilà petit à petit à saper, à user.

C'est le même principe hein, à user. On met un peu de seles plai possibles, les tensions possibles qui peut y avoir en France. On on sape un peu la confiance dans les institutions et cetera et cetera.

Donc c'est un combat permanent. Je vous remercie beaucoup. Beou merci Nicen d'avoir été avec nous pour votre expertise.

Merci pour les infos Guillaume Chaz.