Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 24 septembre 2025 15 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsAgriculture & alimentationSolidarités & famille

Stéphane Le Foll : « Il nous faut des hommes et des femmes à la hauteur des enjeux politiques »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Est-ce que le Parti Socialiste doit tout faire pour trouver un accord avec lui selon vous ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Vous y croyez ? Vous pensez que c'est jouable, que c'est possible ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que le Parti Socialiste a trop à perdre s'il y a une dissolution ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous verriez d'une manière ou d'une autre gouverner avec Sébastien Lecornu ?

  • 5:44OuverteRéponse directe

    D'abord, est-ce que vous avez apprécié le geste et la méthode ? Et deuxièmement, le contenu de la lettre. Est-ce qu'il vous convient ?

  • 8:47OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faut mettre dans cet acte de décentralisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:09Invité politiqueFait
    « on est dans une crise politique majeure qui peut déboucher d'ailleurs sur une crise de régime. »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « s'il n'y a pas d'accord, s'il n'y a pas de compromis de trouver, eh bien on ira ou vers la destitution ou vers la dissolution. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « Le gouvernement, qui ne peut plus et qui ne peut pas, avec Sébastien Lecornu, refaire ce qui a été fait depuis de trop nombreuses années »
  • 5:50Invité politiqueFait
    « les collectivités locales n'ont pas été ni écoutées ni entendues. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « le choix qui a été fait de supprimer la taxe d'habitation. Donc une perte, ça a été rappelé tout à l'heure par Jérôme Durand, d'autonomie fiscale et financière des collectivités, qui était une erreur grave. »
  • 12:41Invité politiqueFait
    « les agriculteurs, c'est la FNSEA. Et avec la coordination rurale. »
  • 12:52Invité politiqueFait
    « Sur la question du Mercosur, je l'avais dit il y a longtemps, c'est un accord qui doit être, s'il doit être négocié, avec les précautions absolument nécessaires dans le domaine de la production animale »
  • 14:35Invité politiquePromesse
    « je vais prendre ma décision à la fin de l'année »

Temps de parole

  • Stéphane Le Foll82 %
  • Présentateur14 %
  • Invité4 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour Stéphane Le Foll, vous êtes maire socialiste du Mans, ancien ministre de l'Agriculture. On précise juste qu'on vous attendait sur ce plateau, vous avez eu un petit problème de transport et vous êtes donc avec nous depuis votre ville du Mans. On est ravis de vous avoir pendant cette quinzaine de minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vessard-Redon du groupe Ebra, les journaux de l'Est de la France.

0:50
Invité

Bien le bonjour Yann, bonjour Stéphane Le Foll. Bonjour L'Est de la France.

0:56
Présentateur

Et voici ses consultations à Matignon, avec les syndicats, avec les forces politiques. Est-ce que le Parti Socialiste doit tout faire pour trouver un accord avec lui selon vous ?

1:07
Stéphane Le Foll

Il doit tout faire pour trouver un accord. En tout cas, ce qui est clair aujourd'hui, c'est qu'on est dans une crise politique majeure qui peut déboucher d'ailleurs sur une crise de régime. S'il n'y a pas d'accord, s'il n'y a pas de compromis de trouver, eh bien on ira ou vers la destitution ou vers la dissolution. C'est ce qui a été annoncé d'ailleurs par certains groupes à l'Assemblée nationale. Et la France, dans le contexte international que vous avez évoqué ce matin, elle n'est pas toute seule.

Et il faut à tout prix qu'on arrive, pour le pays, à faire en sorte que nous ayons un budget et que nous ayons aussi des débats démocratiques, que ce soit pour les municipales ou pour la prochaine présidentielle, qui se fassent avec la sérénité nécessaire. Et je crois que dans ce contexte-là, chacun doit bien mesurer la responsabilité qui est la sienne. Le gouvernement, qui ne peut plus et qui ne peut pas, avec Sébastien Lecornu, refaire ce qui a été fait depuis de trop nombreuses années, suite en particulier de nombreux mois suite à la dissolution, il faut qu'il soit capable d'écouter. C'est en tout cas ce qu'il souhaite faire, puisqu'il a eu depuis son arrivée plusieurs réunions.

Il faut écouter, proposer et faire en sorte qu'on arrive à un compromis qui ne sera pas un choix politique ou pour les uns ou pour les autres, mais un choix de responsabilité pour la France. Voilà ce que je pense. Alors le Parti Socialiste, là-dedans, il faut qu'il arrive à amener sur la table, ce qu'il a fait d'ailleurs sur, après Blois, un certain nombre de propositions. Mais c'est pareil pour tous les partenaires. Si chacun arrive avec des propositions sans négocier, il n'y aura pas de négociation.

2:58
Invité

Vous y croyez ? Vous pensez que c'est jouable, que c'est possible ?

3:03
Stéphane Le Foll

Je pense que c'est jouable ou c'est possible. Je me dis simplement la chose suivante. Dans des moments aussi compliqués, aussi difficiles, avec des enjeux aussi grands, il faut quand même être capable à la fois de porter des convictions et des choix et en même temps de trouver les compromis nécessaires pour pouvoir avancer. C'est en tout cas ce que je pense profondément.

3:26
Présentateur

– Est-ce que le Parti Socialiste a trop à perdre s'il y a une dissolution ?

3:31
Stéphane Le Foll

Mais ce n'est pas que le Parti Socialiste, c'est la France. C'est plutôt ça. Moi je ne me positionne pas uniquement dans une logique partidaire. Qu'est-ce qu'est l'intérêt du Parti Socialiste et des socialistes ? Quel est l'intérêt, si je me place d'un autre côté, des Républicains ? Quel est l'intérêt du Rassemblement National ? On l'a bien compris. Quel est l'intérêt de la France Insoumise ? On l'a parfaitement compris. Tout ça pour aller où ? C'est ça le problème. Et donc moi ce que je me dis, c'est qu'il faut sortir de cette logique. Et il faut essayer d'avoir des hommes et des femmes qui politiquement sont capables d'être à la hauteur des enjeux tels qu'ils sont posés aujourd'hui.

Et je l'ai dit dans un contexte international, on y reviendra peut-être juste un point, sur ce qui s'est passé à l'Assemblée Générale des Nations Unies avec un président des États-Unis qui, comme l'avait dit un jour au Saint-Exupéry dans l'entre-deux-guerres, a perdu le sens de la mesure.

4:27
Invité

Vous parlez des hommes et des femmes, justement, pour diriger la France, pour constituer ce gouvernement. Est-ce que vous vous verriez d'une manière ou d'une autre gouverner avec Sébastien Lecornu ?

4:39
Stéphane Le Foll

Moi je me verrais gouverner. On m'a appelé, vous le savez, à la fois François Béroux et puis Michel Barnier. Je suis maire et j'ai écouté d'ailleurs Jérôme Durin tout de suite, que je salue et j'ai trouvé cette interview avec beaucoup de sens de la responsabilité et en même temps des valeurs et un engagement. J'ai choisi, comme il l'a d'ailleurs dit très bien, d'agir aussi de manière concrète et au quotidien, en étant maire et président de la métropole et même président du pays du Mans. C'est une manière aussi de faire de la politique avec un rapport direct avec la réalité et avec l'envie de la changer, cette réalité.

Moi je suis partisan de passer d'une gauche de la rupture, comme c'est annoncé souvent par certains, à une gauche de la transformation. Je trouve que les élus locaux, aujourd'hui, dans la transformation, jouent un rôle qui n'est pas assez valorisé. Je note d'ailleurs que le Premier ministre nous a envoyé un courrier, souhaite un grand débat sur la décentralisation. S'il souhaite des propositions, je peux vous en faire.

5:39
Présentateur

Mais justement, on va en parler. Effectivement, il a écrit une lettre au maire, Sébastien Lecornu. C'est l'un de ses premiers gestes à Matignon. D'abord, est-ce que vous avez apprécié le geste et la méthode ? Et deuxièmement, le contenu de la lettre. Est-ce qu'il vous convient ?

5:50
Stéphane Le Foll

J'avoue quand même que depuis quelques mois et quelques années, les collectivités locales n'ont pas été ni écoutées ni entendues. Je vais commencer avec le choix qui a été fait de supprimer la taxe d'habitation. Donc une perte, ça a été rappelé tout à l'heure par Jérôme Durand, d'autonomie fiscale et financière des collectivités, qui était une erreur grave. et qui n'a pas suscité de débat, parce qu'il n'y a pas eu vraiment de débat, ni avec les élus, ni avec les collectivités.

J'ai trouvé qu'au Sénat, d'ailleurs à ce titre, le Sénat n'a pas joué assez son rôle pour essayer de peser sur cette question qui, aujourd'hui, tous les élus vous le diront, et c'était dit tout de suite par Jérôme Durand, et bien cette perte d'autonomie financière fait qu'on a des compétences et des responsabilités qui sont de plus en plus importantes et on a de moins en moins de moyens et on est lié directement à une politique nationale qui, lorsqu'elle fait des erreurs, se retrouve dans la difficulté qu'on connaît et a comme premier réflexe de baisser largement les dotations aux collectivités ou ce qui avait été promis en compensation de la perte de la taxe d'habitation.

Donc tout ça, c'est un vrai sujet pour moi.

7:02
Invité

Il faut la rétablir, la taxe d'habitation ?

7:05
Stéphane Le Foll

Alors si on veut aller dans les propositions, je pense que sur la question de l'autonomie fiscale, financière, des collectivités, il y a quelque chose à reposer. La suppression totale de la taxe d'habitation, alors pour le bloc communal, les communes ont une compensation avec la taxe foncière. Sur la question des métropoles qui sont des lieux d'investissement, c'est la TVA qui a pu monter, qui aujourd'hui est dans la situation qu'on connaît et qui en plus est plafonnée dans la compensation. Donc il faut retrouver un espace avec un impôt local qui puisse être au départ une manière de redonner un tout petit peu d'autonomie financière aux collectivités.

C'est ce qui avait d'ailleurs été plus ou moins évoqué par un Vaudrin un jour, qui a été remisé, je ne sais pas dans quel carton, mais sans augmenter les pressions fiscales, il faut retrouver de l'autonomie financière. Deuxième point, les péréquations aujourd'hui doivent être totalement revues. Il faut qu'on ait une discussion technique, on ne va pas rentrer dans les détails ce matin, mais pour revoir l'ensemble des péréquations, comment se le font, à qui elles s'adressent, en fonction de quels critères. Je pense que là, il y a un vrai retour à une discussion avec l'État.

Et puis, je terminerai sur, il faut qu'on trouve dans cet objectif-là, le fait que les dynamiques démographiques, économiques des collectivités soient reconnues pour leur permettre justement d'accompagner les mouvements d'investissement qui sont absolument nécessaires.

8:47
Présentateur

– Stéphane Lefeuille, il y a la question évidemment cruciale des finances locales, mais sur d'autres sujets, qu'est-ce que vous avez envie de dire à Sébastien Lecornu ? Qu'est-ce qu'il faut mettre dans cet acte de décentralisation ?

8:59
Stéphane Le Foll

– Eh bien alors, je vais continuer. Donc là, l'autonomie fiscale et financière. Ensuite, il a posé dans un courrier qu'il a renvoyé d'ailleurs aux sénateurs et à tous les parlementaires un certain nombre de questions sur des compétences. La première des compétences aujourd'hui, c'est que les collectivités locales, régions et le grand bloc communal sont les premiers investisseurs dans le domaine de la transition énergétique. Il faut qu'on pense maintenant, comme ça a été fait avec les mobilités, à donner une responsabilité très claire sur les objectifs de transition écologique et énergétique.

La décarbonation de nos économies, la décarbonation de la mobilité, la baisse des consommations énergétiques avec l'isolation des logements et tout ce qui concourt à la décarbonation de notre société, les collectivités ont une part spécifique à prendre et je pense qu'elles doivent devenir, il faut une compétence spécifique, autorité organisatrice de la transition énergétique et écologique.

10:03
Présentateur

– À quel niveau de collectivité ? – Pardon Stéphane, à quel niveau de collectivité ? Au niveau des régions ?

10:08
Stéphane Le Foll

– Il y a deux collectivités qui me paraissent être indiquées, c'est la région et les intercommunalités et les métropoles. Dans ce domaine, elles doivent avoir une responsabilité particulière puisque c'est elles qui investissent aujourd'hui. Deuxième élément majeur, la santé, et d'ailleurs le Premier ministre l'évoque, on exerce aujourd'hui des compétences dans le domaine de la santé sans qu'elles ne soient reconnues par personne, ni par l'État, ni souvent malgré tout par les ARS au niveau local et au niveau régional, et donc on a besoin d'avoir une clarification sur le rôle et la place des élus et des collectivités dans le domaine de la santé. L'État a failli.

Aujourd'hui, on a des déserts médicaux, la SARC en est un exemple, d'autres départements aussi. Donc il faut que dans ce domaine-là, on clarifie les compétences, en même temps qu'on ait des moyens pour pouvoir assurer ce qui est fait aujourd'hui dans beaucoup de collectivités. Et le troisième point, majeur pour moi, c'est la question de l'éducation. Dans les domaines de l'éducation, le bloc communal, le département et la région agissent à chacun à leur niveau.

Il faut qu'on puisse donner, non pas uniquement comme mission à nos collectivités, d'avoir à gérer les infrastructures, l'immobilier, mais d'être en capacité d'être dans la continuité du temps scolaire avec ce qu'on appelle le périscolaire et toutes les activités qu'il y a autour, en particulier les activités culturelles, les activités sportives, les activités de découverte. Il faut que tout ça soit réorganisé.

Et il faut permettre à ce titre-là d'avoir une discussion beaucoup plus décentralisée avec les directeurs et directrices d'écoles pour ce qui concerne le bloc communal, les directeurs et les directrices des collèges pour ce qui concerne les départements, les directeurs et les directrices de lycées pour ce qui concerne la région. Il faut que le temps scolaire, qui est un temps extrêmement restreint dans la vie d'un enfant, soit augmenté par le temps périscolaire et toutes les activités autour. Et dans ce domaine, c'est les collectivités qui assument des responsabilités. Il faut qu'elles soient reconnues, structurées, coordonnées.

Et ça, c'est un enjeu très important pour lutter contre l'échec scolaire.

12:21
Présentateur

Donc trois grandes propositions. Un autre sujet, vous êtes ancien ministre de l'Agriculture. Fabrice avait une question sur ce sujet.

12:27
Invité

Oui, vous êtes aussi dans un département rural où l'agriculture est extrêmement présente et forte. Les agriculteurs appellent à une grande journée de mobilisation vendredi. Est-ce que vous les soutiendrez ?

12:39
Stéphane Le Foll

Moi, d'abord, les agriculteurs, c'est la FNSEA. Et avec la coordination rurale. La Confédération présidente. Cette manifestation, c'est la FNSEA. J'ai entendu le président Rousseau il n'y a pas longtemps. Sur la question du Mercosur, je l'avais dit il y a longtemps, c'est un accord qui doit être, s'il doit être négocié, avec les précautions absolument nécessaires dans le domaine de la production animale, avec deux cibles spécifiques qu'il faut protéger, la viande bovine de manière générale, et la volaille. Mais quand j'entends aussi M. Rousseau dire des choses qui sont fausses, comme ça avait été le cas d'ailleurs avec le CETA, parce que personne ne dit qu'aujourd'hui, sauf au Sénat, M.

Rotaillot à l'époque, remettant en totalité en cause le CETA pour des raisons qui ne sont pas réelles ni vraies, je pense en particulier à l'idée qui avait été évoquée pendant un moment d'exportation de viande bovine hormonée, ce qui n'est pas vrai, parce que l'Europe ne l'accepte pas, je n'ai pas regardé toutes les clauses de sauvegarde, mais il faut les regarder de manière précise, et que les slogans qui consistent à dire et à faire peur sont des slogans qui aujourd'hui, je trouve, dans le contexte international dans lequel on est, sont plus que pour l'ancien ministre que je suis, difficiles à accepter.

Donc la FNSEA, qui a pris le leadership dans ce domaine, doit bien réfléchir aux grands objectifs de l'agriculture française. Nous avons une agriculture qui est à la fois forte, forte, qui est à la fois de qualité, qui est aussi exportatrice, et qui doit en même temps permettre à toutes ces filières de se développer avec un objectif qui doit être la compatibilité entre l'environnement et la production. C'est pourquoi j'ai toujours défendu le grand concept d'agroécologie.

14:30
Présentateur

– C'est très clair Stéphane, une dernière question un peu plus personnelle, est-ce que vous serez de nouveau candidat au municipal en mars ?

14:35
Stéphane Le Foll

– Ah, je vais prendre ma décision à la fin de l'année, donc je ne vais pas anticiper, mais je suis prêt à revenir cette fois-ci. Non, je vous ai dit que je prendrais ma décision à la fin de l'année, donc je ne vais pas l'anticiper, je reviendrai volontiers sur Public Sénat pour vous l'indiquer.

14:55
Présentateur

– Merci beaucoup, merci Stéphane Le Foll, maire socialiste du Mans, président de la Métropole du Mans, ancien ministre de l'Agriculture, d'avoir été avec nous depuis votre ville. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.

Stéphane Le Foll : « Il nous faut des hommes et des femmes à la hauteur des enjeux politiques » — Stéphane Le Foll · Pourquijevote