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interview28 minutes - ARTE· 31 mars 2026 22 min

Peine de mort, colonisation : Israël, une “démocratie illibérale” ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Un vote historique hier soir à l'acné 7. À l'annonce des résultats, la vice-présidente d'extrême droite du Parlement israélien ne cache pas son émotion concernant la loi sur la peine de mort pour 62 voix contre 48 voix et une abstention. Applaudissement des députés.

Ce ministre sort même le champagne pour célébrer l'adoption d'une loi qui instaure la peine de mort pour les Palestiniens accusés de terrorisme. À compté d'aujourd'hui, tout terroriste le saura et le monde entier le saura. Quiconque ôte la vie, l'État d'Israël la lui ôtera.

Habitué des polémiques, le ministre leader de l'extrême droite avait posté sur le net il y a 3 semaines cette séquence devant une potence. Je meurs d'envie d'exécuter les terroristes. L'opposition s'insurge et refuse que la démocratie israélienne soit réduite à cette nouvelle loi.

C'est de la pure barbarie. Cela n'a rien à voir avec la sécurité. C'est du populisme pur et simple.

Le timing n'est pas un hasard. Les élections législatives approche à grand pas. La Cour suprême a d'ors et déjà été saisie pour se prononcer sur la légalité de ce texte adopté dans un contexte tendu.

Les implantations juives se multiplient en six Jordanie où des colons mènent des attaques contre des Palestiniens. Au sein même de l'armée, des voies s'élèvent. Ces attaques de colon israélien contre des civils palestiniens en 6 Jordanie sont moralement et éthiquement inacceptables.

Alors le premier ministre Benjamin Netaniaou est-il débordé par la frange extrême de son gouvernement ou joue-il sa survie à quelques mois des législatives ? Avec le retour de la peine de mort, l'État hébreu bascule-t-il dans une démocratie libérale ? Nos trois invités pour ce débat Noémi Aliwa.

Bonsoir, vous êtes essayé membre du comité éditorial de la nouvelle revue politique dont le président d'honneur est d'ailleurs Boem Sansal, l'académicien Boem Sansal. Selon vous, un vote même sur la peine de mort, c'est l'incarnation même de la démocratie. Et vous ajoutez, Benjamin Netaniaou adopte cette loi pour conserver le soutien de son électorat à l'approche des élections législatives.

À côté de vous, Ren Broman, bonsoir. Médecin, ancien président de médecin sans frontière et directeur d'étude au Crash, le centre de réflexion sur les actions et les savoirs humanitaires de MSF. Selon vous, le droit de vie ou de mort sur les Palestiniens s'exerce depuis des années en Israël.

Pour le moment, trop peu de voix en Israël ou dans la diaspora d'ailleurs selon vous dénonce ces actions. Et à côté de vous, Anna Assouine, bonsoir. Militante pacifiste, fondatrice du mouvement bien connu les guerrières de la paix.

Selon vous, Israël est en train de s'engouffrer dans une chute éthique qui est à la fois criminelle à l'égard des Palestiniens et à l'égard de toute possibilité pour un avenir de paix avec une souveraineté palestinienne. Et on démarre ce débat avec l'insigne du jour qui a laissé tout le monde croire. Très particulier. un nœud coulant de pendu, un insigne porté au revers de leur veste par les partisans du rétablissement de la peine de mort et notamment bien on va le voir et on le voit sur cette photo par Itamar Bengvirraélien de la sécurité nationale qui portait cette proposition de loi.

C'était donc hier au moment de l'annonce du vote de la loi à la CN7 le parlement israélien par 62 députés contre 48. Noémi Aliwa, vous qui faites beaucoup d'aller-retour en Israël, vous y étiez encore récemment. Comment vous avez réagi quand vous avez vu le vote de cette loi ?

Qu'est-ce que ça vous a inspiré ? Alors, si on se pose la question de savoir si ça s'inscrit dans un cadre démocratique, effectivement, je tiens mes positions. C'est-à-dire qu'au fond, c'est un c'est une loi qui a été adoptée donc par la majorité de l'Assemblée israélienne de la Cnéet.

C'est donc l'exercice et la voix du peuple israélien qui s qui s'exerce et qui s'exprime au regard à travers ses représentants. Donc c'est la démocratie qui s'exerce. On ne peut pas considérer que c'est que que ce que cette que cette loi n'est pas démocratique.

Maintenant, la démocratie en Israël, c'est aussi la Cour suprême et vous savez qu'il y a 100 % de chance que la Cour suprême retoque cette loi. Donc finalement, ça reste un symbole. Ça reste un symbole qui est avant tout politique.

H alors Rudy Broman, justement, ça veut dire qu'il y a des contrepouvoirs en Israël, notamment la Cour suprême qui pourrait révoquer cette loi. Est-ce que pour autant ça la classe sur vous dans les démocraties libérales ? puisque c'est la question qu'on se pose.

Un gouvernement qui pratique enfin un régime qui pratique l'apartide la colonisation et qui a mené une guerre génocidaire pendant 2 ans à Gaza. Je ne peux pas le qualifier de démocratique. Donc cette loi était est une loi d'appartide.

Peut-être qu'elle sera retoquée par le Conseil constitutionnel, enfin par la Cour suprême israélienne. On le souhaite évidemment pour tout le monde, y compris d'ailleurs pour Israël, mais ça ne change pas la nature profonde de la chose. On voit que on crée une loi spécifiquement pour la répression des Palestiniens.

Quand ce sont des colons israéliens juifs en en Ste Jordanie qui linge, qui tuent, qui brûlent, qui terrorisent, ils n'ont absolument aucune sanction. Mais si un Palestinien en vient à tuer un Israélien ou à l'agresser ou à contester à le contester, et bien on voit ce qui lui arrive. Anine, pour vous, est-ce que vous y voyez une provocation politique ?

C'est ce que semble dire Noéia Alua parce que ça pourrait ne pas être mis en œuvre. Est-ce que ou plutôt vous dites voilà c'est le fond d'Israël qui est en train de changer les fondamentaux de de l'État d'Israël dans sa manière d'exercer la démocratie ? Bah ce qui est en train de se jouer avec cette coalition d'extrême droite raciste, c'est que effectivement on est dans une double chute éthique qui est à la fois euh un enlisement euh dans la dans la discrimination et les violences et l'arbitraire qui va s'abattre sur euh la population palestinienne, mais aussi dans une perte de son âme et dans une forme d'autodestruction.

Donc je voudrais juste revenir sur cette image puisque vous avez parlé de cette image. Je moi elle m'a glacé. Je la trouve particulièrement non seulement il y a plusieurs choses dans cette image qui paraissent monstrueusement allégorique si vous voulez.

Cet homme qui passe sur la tête qui sa le champagne pour célébrer une loi qui autorise la mise à mort d'être humain. Cette vous savez dans en hébreu on dit les raï pour trinquer. C'està-dire qu'on dit à la vie.

Donc il dit à la vie en même temps qu'il célèbre la mort. Donc ces gens sont quand même porteurs d'un culte euh de la mort, de la haine qui est glaçant. Et puis il y a aussi effectivement cet insigne sur leur vest qui a remplacé presque de manière euh outrageusement indigne le ruban des otages.

Et donc on est vraiment si on a remplacé ce ruban qui nous rappelait euh ces gens d'ailleurs qui ont largement sacrifié he le sort des otages qui n' qui n'a jamais été leur sujet premier depuis depuis 3 ans. Et donc voilà, il y a il y a, si vous voulez quelque chose de l'ordre, d'une chute éthique et morale qui effectivement euh s'attaque à la fois aux droits fondamentaux des Palestiniens et à l'âme d'Israël lui-même. Donc ces gens-là sont les ennemis des Palestiniens et les pires ennemis d'Israël aussi.

Alors c'est ce qu'a dit en quelques sortiers la PIDE le leader de l'opposition et ancien premier ministre il ne cautionne pas ce rétablissement de la peine de mort. לא הם באים אותנו הפתרון היד שלנו להיות כמו הרוצחים מה שמונח על השולחן הוא יסוד הוצר אתם חושבים שתה חזקים המקס Noémi sur ce que dit Yair Lapide, est-ce que vous y voyez une victoire pour le Hamas ? Est-ce que c'est une perte de l'âme d'État d'Israël ?

Comme le dit Ana, il faut comprendre dans quel état d'esprit sont les Israéliens aujourd'hui. Vous savez, il y a eu le pogrome du 7 octobre 2023 d'ici de l'extérieur de du point de vue de l'Europe, on a l'impression que c'est finalement un acte terroriste parmi d'autres. Mais le 7 octobre 2023 a créé une sission en Israël.

Ça poussé la population vers davantage de radicalité. Vous savez que le parti travailliste aujourd'hui, la gauche, la gauche pour la paix comme on pourrait dire, elle ne représente que quatre sièges au Parlement européen, pardon, au Parlement israélien. C'est très important de comprendre que cette population israélienne est en colère.

Elle est en colère parce qu'elle a été blessée. Elle est en colère aussi parce qu'elle considère qu'elle est seule au monde à pouvoir se défendre. Et c'est dans cette dans cet esprit et dans cet instinct de survie qu'elle exprime cette colère en votant pour des partis qui disent qu'ils vont les représenter.

La loi de pas Lyon, vous avez l'impression qu'aujourd'hui prévaut dans la dans l'opinion israélienne ou pas ? Comment elle vit cela ? Bah c'est-à-dire que l'opinion israélienne, elle est représentée à l'Assemblée israélienne.

C'est très important. C'est quand même le le principe d'un système démocratique. Maintenant quand même, je rejoins totalement Anna Souline sur cette idée que cette image est indigne et qu'elle donne une image catastrophique de d'Israël.

Et c'est très important aussi de faire entendre ces voix de l'opposition quand bien même elles sont marginalisées alors qu'il est à l'assemblée israélienne. Parce que ça montre aussi un autre visage d'Israël. Et c'est très important de ne comprendre que cet homme-là qui effectivement est en train de trouver magnifique l'idée d'abattre d'autres hommes, il ne représente pas non plus lui-même parce qu'il est lui aussi il a un petit parti dans cette coalition. lui-même ne représente pas l'image d'Israël et l'entièreté de la population et des points de vue euh les condamnations qui émanent de différents pays européens euh ça changera quelque chose Renier Broman condamnation donc de de cette loi qui encore une fois sera peut-être invalidée par la Cour suprême.

Euh on peut en douter. Je pense que beaucoup vont se réfugier derrière l'idée que en effet il s'agit d'un acte provisoire qui ne va pas durer puisque il va être retoqué par la Cour suprême et que donc ils vont se dispenser de faire autre chose que ce qu'ils font d'habitude. c'estàd un petit froncement de sourcil pour marquer une légère désapprobation mais un assentiment voir un consentement actif comme le montre le fait que non seulement aucune sanction a été prise mais n'a été prise par Israël.

J'insiste quand même on on sort et on n'est pas tout à fait sorti d'une guerre génocidaire menée à Gaza. Au moins 71000 morts et peut-être beaucoup probablement des milliers en plus. Du coup, cette loi sur la peine de mort, elle surgit enfin elle s'impose par le symbole effroyable qu'elle représente et ça a été très bien dit par mes deux voisines.

Je je n'y reviens pas. Traumatisme justement, la traduction d'un traumatisme comme le disait Noémi Aliwan, d'un traumatisme de la société israélienne qui se traduit comme cela. Bien sûr.

Enfin, il faut faire attention avec cette notion de traumatisme. Est-ce que le 7 octobre qui est un attentat criminel, je dis très clairement qui est pas de de d'ambigué sur ce point, mais est-ce que le les attentats du 7 octobre, en tout cas les attentats anticivils du 7 octobre, les crimes et les et les et les kidnappings de d'Israéliens et d'ailleurs d'étrangers qui qui étaient là peuvent être aussi représentés comme une sorte de loi du talon pour reprendre la formule que vous utilisez parce que depuis des années, il y a des milliers et des milliers de Palestiniens qui sont qui sont tombés sous les balles des Israéliens pour un certain nombre des balles qui visaient à les mutiler. Les ça me tire dans les genoux auquels procédit des snipers israéliens pendant les marches du retour et les répressions, les attaques continuent tous les 2 ans que l'on voyait à Gaza.

Donc c'est c'était déjà un lieu de mort, un lieu de souffrance terrible. Alors il y a pas que les Israéliens qui peuvent avoir ce sentiment d'être abandonnés, d'être attaqué. les Palestiniens également.

On va avancer dans le débat et on va évoquer avec vous trois et évidemment avec Anna la question du budget 2026 de l'État hébreu qui vient d'être adopté par la KNEST et qui prévoit une hausse considérable de l'argent qui sera dévolu à l'armée. aux partis euh ultraorthodoxes. En l'occurrence, l'État va leur allouer plus de 652 millions d'euros supplémentaires pour financer leurs écoles privées.

Avec 18 sièges sur les 64 que compte la coalition de Benjamin Netaniaou, les ultra orthodoxes qu'on appelle aussi arédim pèse dans le gouvernement. Le Premier ministre a donc tout intérêt à en prendre soin pour espérer se maintenir au pouvoir, d'autant plus que leur poids dans la population risque encore d'augmenter dans les années à venir. Le Bureau Central des statistiques et une étude récente de l'Institut israélien de la démocratie estime qu'en 2050, près d'un Israélien sur 4 sera issu de la communauté ultraorthodoxe contre un sur 7 aujourd'hui.

Cette croissance rapide, elle s'explique par une forte fécondité. 6,5 enfants par femme chez les ultra orthodoxes contre 2,2 pour les autres femmes. Et ce qui pose problème selon les auteurs de cette étude, c'est leur nom d'intégration dans la société israélienne.

À l'école, les enfants reçoivent une éducation religieuse sans enseignement des matières du tron commun. est bien plus explosive la question du service militaire obligatoire qui fracture la population mais aussi la classe politique. Environ 80000 hommes âgés de 18 à 24 ans et aptes en sont exemptés dans un contexte où les ressources militaires du pays sont mises à rue d'épreuve à cause des différents fronts ouverts au Moyen-Orient. un projet de loi visant justement à lever cette exemption et toujours à l'étude.

Anna Souline, est-ce que c'est problématique d'un point de vue politique qu'une communauté fonctionne un petit peu comme une sorte d'état dans l'État avec ses propres règles ? Oui, c'est plus que problématique. C'est aussi un des dangers aujourd'hui qui pèse sur l'avenir de ce pays. ces ces ultraorthodoxes non seulement pèsent dans cette coalition gouvernementale qui mène enfin pousse vers une politique de plus en plus criminelle de plus en plus enfin voilà là on est encore une fois on parlait de cette de cette loi sur la peine de mort une politique de qui inscrit dans la loi un racisme d'état ségrégationniste qui sont ceux aussi qui continuent de qui poursuivent la politique de colonisation parce que dans cette loi du budget dont vous parlez il y a aussi il y a aussi un un budget de sécurité sur la question des colonies qui est maintenu.

Donc aucune volonté politique d'endiguer ce phénomène. Il faut savoir quand même que depuis des semaines, la violence et le terrorisme, maintenant ce mot est de plus en plus utilisé, y compris par l'opposition israélienne de terrorisme des colons et de terrorisme juif qui a été utilisé aussi par dans une tribune récente par 3600 voilà intellectuel rabin et membres des communautés juives de la diaspora du monde entier à laquelle d'ailleurs le président Erzog a répondu. Président israélien président israélien.

Le président israélien Herzog a répondu. Le chef d'étatmajor aussi a alerté en parlant d'abomination. Donc il y a euh vraiment un j'espère en tout cas une prise de conscience qui doit maintenant s'accompagner d'actes forts pour endiguer encore une fois cette politique de poursuite de la colonisation des violences sur les sur la population palestinienne d'annexion d'une partie de la 6 Jordanie qui non seulement opprime quotidiennement et violente les Palestiniens mais qui aussi entérine toute possibilité d'un avenir de paix juste et durable dans la région et d'une souveraineté palestinienne possible.

Noém Ali, est-ce que Netanyahou est obligé de ménager euh cette partie ultra orthodoxe de la population israélienne pour soutenir euh sa politique actuelle, pour se protéger politiquement et continuer la politique autoconisation ? Est-ce que c'est un un objet politique, un enjeu politique ? C'est un enjeu électoral majeur de survie.

Oui. De survie. Vous savez que le le l'acné 7 c'est un petit peu comme en France, elle est à peu près séparée en trois parties.

Vous avez le centre, vous avez les partis arabe et vous avez la droite avec la droite nationaliste. Et vous devez faire des coalitions parce qu'aucun parti à l'heure qu'il est ne réussit véritablement à faire en sorte d'être majoritaire. Donc il est obligé de faire des coalitions avec des petits partis.

Donc il n'a pas vraiment le choix. Soit il s'alie avec des partis arabes parce qu'il y a des partis arabes à l'Assemblée à l'Assemblée nationale, j'allais dire à la CN. Soit vous faites des des alliances avec les partis religieux, traditionnalistes, même euh certains extrémistes.

Donc c'est une question de survie électorale de par le système de la proportionnelle intégrale qui impose de toute façon des alliances et donc pour lui permettre de se maintenir en poste au prochain législatif. Vous devez choisir vos alliances et Benjamin Nattanyahou ne choisira jamais des alliances avec les partis arabes. Donc s'il veut continuer à survivre politiquement d'un point de vue strictement arithmétique, c'est ce qu'il doit faire. d'un point de vue pragmatique voire cynique.

Alors, on va regarder une archive qui montre bien ce cette dimension de premier ministre inoxydable malgré quantité d'affaires. Ça fait près de 30 ans qu'il dirige le gouvernement par intermittence. en 2022.

Regardez, il signait un éème retour au pouvoir. Ses partisans du Lou, partie de la droite israélienne dirigée par Benjamin Netaniau, scand Bibi revient en référence au surnom qu'il donnent à leur leader. Si les résultats donnés à la sortie des urnes se confirment, Benjamin Netaniau arrive en tête des élections législatives et pourrait former une coalition avec ses alliés ultraorthodoxes et de l'extrême droite.

Un retour au pouvoir possible pour celui qui fut premier ministre. D'abord entre 1996 et 1999, puis pendant 12 ans sans interruption entre 2009 et 2021. À 73 ans, Benjamin Netaniaahu ne laissera jamais tomber la politique de lui-même selon son ancien porte-parole.

Il fera tout ce qui est possible pour former une coalition, même les choses les plus folles. Il pense avoir reçu une mission de Dieu pour sauver le pays. Reny Broman en même temps, il est là depuis 30 ans.

Ça veut dire qu'il incarne aussi Israël et Taniao ou pas pour vous ? Est-ce que Oui, il est le le premier ministre qui aura été le plus longtemps au pouvoir de toute l'histoire d'Israël. Donc sa sa personnalité, son ses objectifs politiques ont sont profondément enracinés dans le pays.

On dit souvent que Netaniaahu est très contesté, qu'il est détesté. En effet, il a dans la sur la scène internationale la réputation d'être un menteur, sur la scène politique israélienne d'être un magouilleur, d'être un trucur, tout ce que l'on veut. Mais si sa personne est contestée, sa politique, elle ne l'est pas vraiment. h et une des fonctions de SM Benvir et de ces racistes de ces fascistes ou racistes qui sont là et de le faire apparaître comme modéré par contraste par contraste avec ceux qui sont qui peuvent être exactement ils sont là pour élargir la fenêtre de Verton et rendre finalement des sang par exemple la colonisation accélérée de la jordanique se fait pas au hasard elle se fait quand même sous la protection de l'armée et quand le chef d'état Major et Yalzamir protestent contre les colons, c'est notamment parce que les plus extrémistes d'entre eux s'emprennent au militaires.

Ils s'emprennent aux policiers et aux militaires. Mais tant qu' tant tant qu'il tuaient des Palestiniens et Yalzamir n'avait pas l'air de trouver ça tout à fait incon. Je vais vous raconter peut-être une petite anecdote pour montrer à quel point effectivement cette société orthodoxe ultra orthodoxe et une sorte de contreciété en Israël comme on peut en avoir aussi en France. quand j'étais reporter sur le terrain au moins du Covid, souvenez-vous, il y avait des obligations de de ne pas qu'il n'y ait pas de rassemblement trop important pour éviter des contaminations.

Et il y avait des synagogues clandestines dans certaines villes et personnellement, j'ai été, j'en ai découvert une par hasard. Donc c'était ça allait à l'encontre de la loi qui avait été qui avait été promulgué par le gouvernement. Ils tenaient absolument à organiser leur synagogue et j'avais découvert cette synagogue clandestine et j'avais été moi-même molesté.

Euh donc ça montre bien qu'il y a une société qui est divisée et qui est symbolisée souvent par ces deux villes, Tel Avive et Jérusalem. Et ce sont deux mondes, Tel Avive et Jérusalem, qui vont un jour s'affronter avec des avis qui ils sont divisés mais ils se rencontrent sur une chose, la colonisation. Ne l'oublions pas, le consensus est total ou quasi total. parce qu'il faut dire le chef d'état major quand même parlé de moralement éthiquement inacceptable ce que font les colons.

Non, et par ailleurs, je voudrais quand même, puisque c'est puisque je crois qu'on on va finir là-dessus, mais rendre hommage euh pour euh parce que ces voies existent et qu'elles méritent quand même qu'on les regarde et qu'on les relè à toute cette société civile israélienne qui se mobilise, qui était encore dans la rue euh par dizaines de milliers euh samedi dernier et qui d'ailleurs s'est fait réprimer d'une manière d'une dans une brutalité assez inédite parce que les répressions de la police de Bengvir se font de plus en plus dures sur les manifestants. Donc effectivement, le sursaut politique dont on a besoin n'est pas encore là, mais il existe encore des résistances au sein de cette société des militants palestiniens et israéliens qui continuent en tout cas de se mobiliser. Moi, je suis dans plein de groupes de démocrates israéliens, de militants palestiniens israéliens qui s'écrivent depuis hier, qui partagent leur désarrois et qui et qui se mettent en en marche pour signer des pétitions, pour mener des actions. pour tter de faire aboutir à terme une solution à deux états ou cette solution requement c'est on en est loin on en est loin au moment où on est en train de se parler mais c'est un horizon qu' pour lequel on doit continuer de se battre et qu'il ne faut absolument pas abandonner face à ces agents du chaos qui sont en train de mener la région dans le précipice.

Vous sauriez parce que ça vous semble non parce que c'est une question très difficile que vous êtes en train de poser. C'est une question fondamentale. Où en est la solution à deux états ?

J'ai envie de vous répondre. Peut-être que ça va être un petit peu dur comme réponse, mais je crois que le 7 octobre 2023, il y a une grande partie de cet idéal qui a été qui a été mis à mal. Brom, moi je n'y crois pas de je n'y crois plus depuis la fin d'Oslo quand on s'est aperçu que le la communication avait doublé que le territoire si jordanien est totalement mité par les colonies.

Vous savez que à aucun endroit dans les enjordanie, on est à plus de 2 km d'une colonie. Donc à tout moment, on est susceptible d'être attaqué. pas un retour en arrière si le pouvoir change en Israël peut-être mais il me semble enfin deux états, un état, une forme ou une autre, il me semble que de toute façon c'est là-bas que ça se décidera si comme nous l'espérons tous ça se décide un jour.

Ce qui est important c'est l'égalité des droits de tous entre la mer la mer et le fleuve. Voilà ce qui est le l'enjeu primordial me semble-t-il. Merci à tous les trois d'être venus débattre calmement et de manière extrêmement constructive.

Merci infiniment.

Peine de mort, colonisation : Israël, une “démocratie illibérale” ? | 28 minutes | ARTE — Gérard Israel · Pourquijevote