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interviewC à vous· 22 novembre 2024 59 min

Muriel Robin & Anne Le Nen : au nom des femmes - C à vous la suite, l’intégrale - 22/11/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Pierre et Mohamed, aux côtés de N.Rouillé, notre cheffe qui nous a accompagnés toute la semaine, à la tête de Biscornu, cette maison de gastronomie inclusive, et de Clémence. - M.Bouhafsi: Je suis impressionné par la minutie de Clémence.

Elle est passionnée par la pâtisserie. Elle dresse cette assiette de champignons de Paris. Il reste une seule chose à faire: dresser la dernière lamelle.

Le grand message, c'est que c'est aux entreprises de s'adapter aux personnes en situation de handicap. - N.Rouillé: Exactement. - A.-E.Lemoine: Toute la semaine, vous nous avez régalés avec des noms de recettes très originaux.

Ce soir, c'est l'assiette de "champignouis". 3 femmes puissantes, ce soir. Une architecte d'intérieur devenue l'une des designeuses les plus en vogue, à la tête d'une entreprise de 130 salariés, 19 boutiques et 150 points de vente dans le monde.

Dans un livre, elle encourage toutes les femmes à se lancer dans l'entrepreneuriat sans complexe. - S.Poniatowski: Je ne me suis jamais sentie moins forte qu'un homme, au contraire.

On sait gérer 1000 choses à la fois, ce qui n'est pas forcément le cas des hommes. J'ai 3 enfants. Quoi qu'il arrive, ça reste ma priorité.

J'ai la chance d'avoir été construite pour me sentir plus forte. Avec le sourire, les choses passent mieux que des hommes qui vont crier. Il y a cette force qu'on a en tant que femme dont il faut se servir. - A.-E.Lemoine: A ses côtés, un duo uni à la ville comme à la scène, enquêtrice de choc sur TF1, militante engagée aux commandes d'un grand show à venir pour défendre les droits des femmes, mais entrepreneuse aussi, associée d'un restaurant niçois.

Elles ont une passion en commun: la cuisine. - M.Robin: Ca fait une demi-heure que je suis sur mon tapis.

Je prépare mes poivrons. Je vais faire du chou-fleur pour ne pas faire une semoule trop fine...

Alors...

Je comprends que...

Il vaut mieux marcher. Ca se passe très bien. Voilà.

Anne? Apporte-moi le chou-fleur. - A.-E.Lemoine: M.Robin, A.Le Nen et S.Poniatowski sont nos invitées.

Bonsoir. Il y avait trop d'hommes sur ce plateau. - M.Robin: Ca va, Pierre? - P.Lescure: Très bien. - A.-E.Lemoine: On est très heureux de vous réunir. - M.Robin: Ca sent bon les champignons. - A.-E.Lemoine: Vous avez toutes les trois un discours féministe qu'on est heureux de mettre en lumière.

On parlera de l'importance de ce grand concert caritatif au profit de la Fondation des femmes mercredi, à l'Accor Arena. Ce sera diffusé le 11 décembre sur TMC. Une trentaine d'artistes vont reprendre les plus beaux titres féministes français et internationaux.

Sarah, vous ne chantez pas, mais votre voix féministe porte, notamment dans cet ouvrage, "Rêvez, osez, créez...

Et recommencez!", un manuel d'empowerment au féminin. Il y a encore trop de femmes qui n'osent pas se lancer? - S.Poniatowski: Je pense.

Ce n'est pas facile de pouvoir tout gérer en même temps. Ce n'est pas du tout une autobiographie. C'est essayer de transmettre ce qu'en 20 ans d'entreprenariat de ma vie...

J'ai 50 ans. Si je peux être un peu utile aux autres...

C'est quelque chose qu'on lit, qu'on transmet. - A.-E.Lemoine: Ce qui aurait pu vous freiner, c'est le sentiment d'imposture que vous ressentiez car vous n'avez pas fait d'école d'architecture.

Vous aviez peur de manquer de culture et de savoir-faire. Ce sentiment d'imposture est commun à un certain nombre de femmes? - S.Poniatowski: Oui.

Je l'ai toujours, d'ailleurs. J'apprends tous les jours. Je me nourris de tout.

Je suis très curieuse, observatrice. C'est mieux quand on peut faire une grande école et d'avoir cette culture. - A.-E.Lemoine: Le travail au féminin est une valeur familiale, avec une lignée de femmes indépendantes, fortes, avec une arrière-grand-mère au sacré tempérament.

Pourquoi elle a divorcé? - S.Poniatowski: A la Première Guerre mondiale, son mari ne voulait pas faire la guerre.

Elle était infirmière. Elle ne voulait pas se marier avec un lâche. Elle a divorcé.

On ne divorçait pas, à l'époque. - A.-E.Lemoine: Ce livre est truffé de conseils concrets: comment gérer son temps, l'entreprise, les enfants, les amours..?

Vous êtes vous-même mère de 3 enfants. Un conseil a retenu mon attention. Vous dites aux femmes: "Ne changez pas votre nom de jeune fille en votre nom d'épouse, surtout si vous souhaitez entreprendre." Pourquoi? - S.Poniatowski: J'ai créé une marque éponyme, à l'époque.

On ne sait pas de quoi la vie est faite. C'est plus compliqué quand on reprend son nom de jeune fille. Il y a une marque et une personne.

C'est compliqué d'exister à un moment un peu trouble. On ne sait plus comment on s'appelle. Si on peut travailler sous son nom de jeune fille, c'est plus simple. - A.-E.Lemoine: C'est un bon conseil à donner aux femmes, de garder leur nom quand elles se marient.

C'est un drôle de truc d'en changer. - M.Robin: Le garder et que les hommes prennent le nom des femmes. - S.Poniatowski: Les enfants ont les 2 noms. - A.-E.Lemoine: "Rêvez, osez, créez...

Et recommencez!" Le dernier verbe est important? Au début, ça devait s'appeler "Et surtout, recommencez". - S.Poniatowski: Je voulais.

L'entrepreneuriat, c'est naviguer en eaux agitées. Recommencer, c'est parce que c'est un perpétuel recommencement dans le positif. Parfois, il y a des échecs et il faut se relever et rebondir.

Ce n'est jamais simple. - P.Lescure: Il y a votre sensibilité, vos goûts propres, mais on n'a pas cherché très loin pour savoir où vous avez pu trouver le goût des belles choses.

On le trouve facilement dans une autre partie de votre lignée. Je pense avec à votre papa, J.Poniatowski, grand patron de presse.

Il est parti au printemps dernier. Il était curieux, voyageur. Je l'ai bien connu et j'ai pu goûter ses qualités.

Il a dirigé le plus grand des magazines de mode, "Vogue", en France et dans le monde pendant presque 20 ans...

On va le voir en 86, aux côtés de Barychnikov, venu visiter la rédaction. - P.Lescure: Il ne vous a pas donné que le goût de l'image et des belles choses. - S.Poniatowski: Je ne connaissais pas cette vidéo, mais j'ai bien reconnu M.Barychnikov.

Mon père nous emmenait partout. Il nous a guidés. Il nous a appris les beautés du monde.

J'ai l'impression d'être la femme que je suis beaucoup grâce à lui. - M.Bouhafsi: Votre vision de l'aménagement, ce n'est pas de la déco.

C'est la création d'espaces dans lesquels on vit mieux et on est plus heureux. C'est pour ça que vous vous êtes lancée dans des projets qui ont du sens. Vous avez réaménagé une centaine de salles pour les soignants dans les hôpitaux.

Vous avez conçu les Cafés Joyeux qui emploient des personnes autistes ou en situation de handicap mental. Qu'est-ce que ces missions vous ont appris dans votre engagement? - S.Poniatowski: Je ne sais pas si elles m'ont appris quelque chose.

On se sent utile, quand on travaille pour les Cafés Joyeux, une entreprise exceptionnelle. Sinon, pour les soignants, au moment du covid, on se rend compte qu'il n'y a pas une seule salle pour les soignants dans les hôpitaux. Ils peuvent se retrouver sans hiérarchie.

On a fait une centaine de salles. Maintenant, on fait des Ehpad. On ne sauve pas des vies, mais l'important est que les gens se sentent mieux au travail, à la maison, à l'hôpital.

Ca fait du bien. C'est notre devise, que le beau fait du bien et améliore le quotidien qui n'est pas si simple. - A.-E.Lemoine: "Rêvez, osez, créez...

Et recommencez!", ça va être utile à Muriel et à Anne qui se lancent dans une belle entreprise, l'ouverture d'un restaurant à Nice, la Cantine de Jo, le premier de ce qui pourrait devenir une franchise. Quel est le concept? - A.Le Nen: Il allie tradition et modernité.

Ma meilleure amie a eu l'idée de ce nouveau concept. On peut y manger comme dans un restaurant traditionnel, avec des serveurs qui passent la commande. Vous pouvez manger à midi.

Vous pouvez manger une blanquette de veau à midi ou à 6h du matin. Ca ouvre de 6h à 16h. Si on n'a pas envie de servir, on peut passer commande directement sur son téléphone, seul, sans voir un serveur, repartir avec sa commande. 4 minutes.

C'est très rapide. C'est écolo. On mange dans des barquettes en bambou et on repart au bureau avec son os à moelle. - M.Robin: Des harengs-pommes à l'huile, un boudin aux pommes pour 5,50 euros, un paleron de boeuf qui a cuit pendant 7 heures, des pommes de terre sautées pour 4 ou 5 euros.

On commence à manger sur place. On emporte au bureau, chez soi... - A.Le Nen: Ca reste un restaurant normal. - A.-E.Lemoine: Bientôt, vous pourrez cuisiner.

Vous avez pris des cours à l'école Ferrandi. C'est un cadeau d'anniversaire auquel vos amis les plus proches ont participé. Vous avez appris à revisiter les classiques de la gastronomie française. - M.Robin: Qu'est-ce que vous nous préparez? - A.Le Nen: Un pot-au-feu revisité. - M.Robin: Ca sent très bon.

Notre chef préféré. - A.-E.Lemoine: C'était un cadeau de vos amis mais un investissement très intéressé de leur part. - A.Le Nen: Bien sûr! - A.-E.Lemoine: Ils souhaitent venir manger chez vous. - A.Le Nen: C'est déjà le cas. - M.Robin: C'était extraordinaire.

C'est pour faire du bien aux gens. C'est de l'amour, la cuisine. Plus ça prend du temps, plus je suis heureuse.

Ca crée des moments inoubliables. par N.Rouillé, qui dirige Biscornu, un traiteur gastronomique inclusif, qui emploie des personnes en situation de handicap.

On continue à donner du sens. Restez avec nous jusqu'à 21h. L'OEil de Pierre vous est dédié. - P.Lescure: Totalement.

Vous serez d'accord toutes les trois...

Que ce soit sur le mur d'un salon, d'une chambre, dans un livre qui nous est cher ou dans notre mémoire personnelle ou collective, une photo qu'on a choisie et qui nous a choisi, c'est comme une fenêtre qui s'ouvre sur plein d'horizons. On saute toujours sur l'occasion de partager des photos et des photographes. Pour ses 70 ans, la Fnac partage sa collection de photos qu'elle a ouverte il y a 60 ans aux Franciscaines à Deauville et dans un bouquin chez Gallimard.

C'est 1800 photos. Il y a le regard d'un photographe en 1965. On voit le général de Gaulle sur grand écran.

Il y a le spot qui éclaire A.Malraux et F.Mauriac qui écoutent religieusement le général.

Cette collection va de M.Parr à Man Ray...

W.Ronis, pour ses 80 ans, accompagné d'un refrain de Dutronc, commentait sa passion des villes. - C'était un petit jardin qui sentait bon le métropolitain.

Il sentait bon le Bassin parisien. - W.Ronis: On est nombreux à être des photographes de Paris.

Il y a Cartier-Bresson. Paris est très inspirant. - P.Lescure: Regardez cette photo de W.Ronis.

Ils se prénommaient Riton et Marinette. Ils étaient auvergnats. En 57, ils sont montés sur la colonne de la Bastille.

W.Ronis en a fait le symbole du Paris des amoureux. Il y a aussi Brassaï.

Il a beaucoup travaillé sur les murs de Paris. Il aimait les affiches et les graffitis. - Je me suis beaucoup baladé à Paris.

J'ai souvent regardé les murs. J'ai trouvé que ce qui s'y passait était très intéressant. Il y a des graffitis que les personnes dessinent.

Picasso lui-même a fait des graffitis. Dans une banque, il attendait. Il a fait un graffiti sur un mur.

Le directeur a appris que c'était un graffiti de Picasso. On a découpé le mur. Il se trouve dans son appartement. - P.Lescure: Un photographe un peu moins connu, Jerry Berndt.

En 74, dans un café des Etats-Unis, Y.Reza...

Elle est allée chez le coiffeur. Lui n'a pas lésiné sur la gomina. Il y a la magie du regard caméra.

Il existe en peinture dans le regard de cette femme, dans "Le Déjeuner sur l'herbe". Brassaï explique qu'il adore qu'on le regarde quand il prend une photo. - Le naturel, c'est qu'il vous regarde et qu'il s'occupe de ce que vous faites...

Il fait comme si vous n'étiez pas là, mais il pose quand même. J'aime les gens qui me regardent dans le visage. Il y a une solennité de solitude. - P.Lescure: Voilà pour découvrir pas mal de choses de la collection de la Fnac.

Il y a l'expo à Deauville axée sur les photos de vacances des congés payés au tourisme de masse et ce bouquin chez Gallimard. Je vous en offre à toutes les trois. - M.Robin: Merci! - A.-E.Lemoine: Je crois qu'on peut s'arrêter là. - M.Robin: Je vais aller en cuisine.

Qu'est-ce que vous voulez que je vous concocte? - A.-E.Lemoine: Je suis sûre que vous n'avez jamais mangé des "champignouis".

On vous offre une fan-zone avec la chronique d'O.Leray sur le sport. - O.Leray: Muriel et Anne, vous êtes de très grandes sportives. - M.Robin: Je suis très amoureuse d'un certain sportif.

Vous allez en parler. - O.Leray: Vous aimez particulièrement le tennis.

On voit Anne taper la balle. C'est à l'académie de Toulouse. On vous a beaucoup vue regarder les matchs à Roland-Garros.

J'ai concocté cette petite chronique. - A.Le Nen: Je pense qu'il avait loupé la balle. - M.Robin: Très sympa... - O.Leray: Vous avez certainement eu les larmes aux yeux. - M.Robin: Ce monsieur âgé qui regarde le tennis est très sympathique. - O.Leray: La suite est mieux.

Vous avez certainement eu les larmes aux yeux. - M.Robin: On hoquetait. - A.-E.Lemoine: Pourquoi? - O.Leray: R.Nadal est officiellement à la retraite après 22 Grands Chelems, 14 Roland-Garros et une très belle histoire d'amitié.

Nadal n'aurait pas vraiment été Nadal sans ça. - O.Leray: Sans sa bromance avec R.Federer. - M.Robin: Il avait encore ses cheveux... - O.Leray: C'est rare, et ça donne l'une des plus belles photos de l'histoire du sport, pour moi.

On est en 2022. - A.-E.Lemoine: Ils se tiennent la main! - O.Leray: R.Federer fête ses adieux au tennis.

Il y a une petite chanson et il prend la main de Nadal. Ils pleurent ensemble. C'est fort parce qu'ils ont joué 40 fois l'un contre l'autre.

Nadal a battu Federer 24 fois. C'est très fort de vivre cette amitié. - A.-E.Lemoine: Personne ne m'a jamais pris la main... - O.Leray: Je vous prends la main. - M.Robin: Jouez au tennis! - O.Leray: C'est une histoire de sensations.

Voici les confidences de Nadal. - O.Leray: Ca fout les frissons.

Pourtant, ce n'était pas gagné, au début. On rembobine. - O.Leray: Un an après cet épisode, 1er match l'un contre l'autre.

Nadal, 17 ans, débarque avec son débardeur et bat Federer, numéro 1 mondial. - A.-E.Lemoine: Il a eu un catogan, R.Federer? - M.Robin: Ce n'est pas... - O.Leray: 4 ans après cette photo, il y a eu une finale à Wimbledon.

Roger était le maître à Wimbledon. 4 ans après, Nadal le détrône. Il y a aussi une rencontre où Federer pleure parce qu'il a perdu contre Nadal et Nadal le réconforte.

C'est à ce moment-là qu'ils deviennent amis. Roger a écrit à Rafa une des plus belles lettres de "bonne retraite" du monde. - M.Robin: C'est beau, le sport. - A.-E.Lemoine: Vous auriez dit quoi à Rafa pour lui dire adieu? - M.Robin: Anne?

Tu lui aurais parlé espagnol. - A.Le Nen: Je lui aurais dit...

Au-delà d'avoir marqué un sport, il a marqué nos âmes. Regarder un match de Rafael, c'est voir la vie. A chaque match, je me disais: "Vivre, c'est ça.

C'est lutter, respirer et aimer ce qu'on fait de tout son coeur." Chaque match était flamboyant. Il m'a fait pleurer, crier, douter, trembler.

J'ai eu toutes les émotions, avec cet homme. Il a accompagné ma vie. J'ai pris un coup de vieux quand il a fait ses adieux.

J'étais vieille... - M.Robin: Il ne faut pas dire ça.

Il y a des gens plus âgés à côté de toi. - A.-E.Lemoine: Muriel, on revient sur un moment de votre carrière en 2018.

Vous avez incarné pour la télévision J.Sauvage, cette femme condamnée pour avoir tué son mari qui la battait, avant d'être graciée. C'est un rôle qui va nous bouleverser et vous bouleverser. - Parlez-nous un peu des scènes difficiles, de violences.

Qu'est-ce que ça provoque? - A.-E.Lemoine: Incarner J.Sauvage, ça a tout changé.

Vous avez eu comme une prise de conscience, le sentiment d'avoir fait partie des inconscients avant cette réalité? - M.Robin: Oui...

Je crois qu'on était toutes et tous...

On est passés à côté du sujet. On savait, mais c'était un peu avec les chiens écrasés. Tout d'un coup, l'avoir vécu dans mon corps, effectivement, une prise de conscience.

Il y a un avant et un après. Ce n'est pas tellement moi. Quand les journalistes me demandent ce que j'ai fait pour que ça bouge, j'ai dit: "Vous, vous pouvez faire." C'est là que "Le JDD" a fait une couverture et 6 pages dans le journal pour parler du sujet.

De ce jour-là, le sujet était abordé différemment. Ca n'empêche pas tout le travail qui reste à faire. Les chiffres sont désastreux... - A.-E.Lemoine: 93 féminicides l'an dernier, 319 tentatives recensées, 773 cas de harcèlement qui ont conduit au suicide ou à sa tentative.

C'est les chiffres de la mission interministérielle pour la protection des femmes. Le droit des femmes représente le plus petit des ministères. Il est là aussi, le combat? - M.Robin: Bien sûr.

Il faut de l'argent. On va parler de ce concert, de cette fête. Continuons à vivre.

On a le devoir de vivre, de s'amuser. Ca va être une fête. Pourquoi?

Parce qu'il faut des logements, des avocats. Il faut de l'argent. - A.Le Nen: La Fondation des femmes, ça fait 10 ans qu'ils oeuvrent chaque jour contre les violences faites aux femmes, mais ils fonctionnent grâce aux dons.

Vous avez cité des chiffres. Aujourd'hui, il y a un viol toutes les 7 minutes en France. Pourtant, 94 % des plaintes sont classées sans suite et seulement 1 % des violeurs condamnés.

C'est des chiffres fous mais vrais. Ce concert est essentiel. Avec 30 euros aujourd'hui, on peut donner des produits de première nécessité à une maman et ses enfants pendant 2 mois. 30 euros, après les déductions d'impôts, ça fait un peu plus de 10 euros. - A.-E.Lemoine: Il ne suffit pas d'être féministe.

Il faut aussi être solidaire. On vous pique la citation. - O.Leray: Ce sera une grande soirée festive.

Il y aura plein de chansons. Muriel, vous allez pousser la chansonnette? - M.Robin: On verra.

Venez pour savoir! Nous coprésentons, Anne et moi. C'est l'occasion aussi d'être acteur en passant une bonne soirée.

Etre acteur pour que les choses changent... - A.-E.Lemoine: Homme ou femme, d'ailleurs. - M.Robin: Bien sûr.

Les femmes seront certainement, d'une manière plus naturelle, avec nous dans ce combat, mais on a besoin de vous, les hommes. Là, on tend vers une révolution humaniste en musique. - A.Le Nen: Tous ensemble face à la même cause.

Il s'agit du droit des femmes, mais c'est juste le droit humain. On a besoin, pour que ce monde change, des hommes, de tout le monde. - A.-E.Lemoine: C'est un combat important, dont on a tardé à prendre conscience. - S.Poniatowski: J'ai participé au documentaire "Vivante(s)".

On était là pour voir comment on pouvait travailler et donner ce qu'on sait faire pour faire des logements pour les femmes, pour aménager...

C'est très important. Il n'y a que les associations qui font les choses. - M.Bouhafsi: Une femme a besoin de 96 jours pour se relancer dans la vie. - S.Poniatowski: Il faut le courage pour aller porter plainte... - M.Robin: Une nuit d'hôtel coûte 60 euros.

On a vu le froid et la neige arriver. Imaginez, vous êtes battu...

Il y a aussi des hommes. La proportion est bien moindre, mais...

Vous êtes avec votre enfant. Vous n'avez pas de carte bleue. L'agresseur a fait en sorte que vous n'ayez pas les moyens de quoi que ce soit.

Vous sortez...

Qu'est-ce qui se passe? Il faut de l'argent. - A.Le Nen: On a besoin de tout le monde. - A.-E.Lemoine: A l'Adidas Arena...

Chaque billet d'entrée ira à La Fondation des femmes. Ceux qui ne peuvent pas aller à l'Accor Arena...

Je me plante toujours! - A.Le Nen: L'Adidas Arena. - A.-E.Lemoine: Ils peuvent aider la Fondation des femmes. - A.Le Nen: En faisant un don sur le site. - A.-E.Lemoine: Muriel, cette semaine, on a appris que P.Palmade avait été condamné à 5 ans de prison dont 2 ans ferme après l'accident de la route qu'il a provoqué en prenant le volant sous l'emprise de stupéfiants.

La dernière fois qu'on vous en a parlé, vous nous aviez expliqué que vous ne pouviez plus le considérer comme votre ami. Ca en a fait grincer des dents certains. On ne lâche pas un ami?

Que leur répondez-vous? - M.Robin: Je réponds que d'abord, ce n'est pas parce que P.Palmade a causé un accident que j'ai mis fin à notre amitié.

On ne lâche pas un ami, évidemment. Pierre, je ne l'ai jamais lâché. Pendant 30 ans, j'ai été à ses côtés.

Je m'étais même mise sur les épaules ou sur le coeur: "Tu peux me faire ce que tu veux, je t'aimerai toujours." Je lui ai donné cet amour absolu. Pourquoi?

Je ne sais pas. Dans le contexte de l'accident, j'ai entendu et vu des choses inacceptables pour moi. Ca justifie ma position aujourd'hui.

Je ne suis pas une lâcheuse. Je ne dirais pas que ça clignote sur moi, mais on sent bien que je suis carrée. Je ne vais pas partir...

Je serai plutôt la dernière. Si je lâche, c'est que j'ai des raisons. - A.-E.Lemoine: On va aborder d'autres sujets.

On a des surprises pour vous. Il est important de se mobiliser pour la Fondation des femmes mercredi prochain à l'Accor Arena... - L'Adidas Arena! - A.-E.Lemoine: Le concert sera rediffusé, avec ou sans Muriel derrière un micro.

Tout de suite, le PVPP. On commence avec une chronique beauté anti-âge. - M.Bouhafsi: Regardez cette image.

Ce n'est pas pour vous, mesdames, cette chronique. C'est un saumon. Grâce à lui, nous pourrions paraître plus jeunes.

Dans quelques semaines ou mois...

Ce n'est pas en mangeant sa chair mais en faisant des injections de sperme de saumon dans le visage. Muriel a l'air un peu dégoûtée. - M.Robin: Je faisais la même chose plus jeune, mais sans le saumon... "Ah, vous avez rajeuni!" - M.Bouhafsi: Il s'agit d'une vraie tendance anti-âge qui consiste à utiliser de l'ADN du sperme du poisson pour stimuler le collagène cutané.

Néanmoins, les scientifiques ne sont pas tous d'accord sur son efficacité. Certains estiment que les injections ne sont pas sans danger si elles sont réalisées par des non-professionnels. Malgré tout, ces injections ont trouvé des adeptes de poids comme K.Kardashian ou sa mère, K.Jenner. - A.Le Nen: Quel est le menu, ce soir? - M.Bouhafsi: Il n'y a pas de saumon ce soir.

En Corée, ça fait fureur. Qu'en pensent les Françaises? - Vous trouvez ça choquant que les gens s'injectent du sperme de saumon? - C'est une blague ou quoi? - C'est dégueulasse. - Ca reste du sperme de saumon. - Pour moi, c'est trop tard, de toute façon! - Vous allez essayer? - Oui. - Je trouve ça vraiment marrant. - Je n'ai jamais pris de sperme de saumon, mais je me soigne autrement.

A presque 80 ans, je trouve que ça me réussit pas trop mal. - Il a été très popularisé, notamment par K.Kardashian. - Mais elle a aussi des grosses fesses.

Personnellement, je ne suis pas adepte. - M.Bouhafsi: Il ne faut pas être adepte au sperme de saumon? - A.-E.Lemoine: Sarah, je la sens tentée. - S.Poniatowski: Je ne sais même pas comment on récupère du sperme de saumon. - A.-E.Lemoine: J'ai l'image!

Ca me dégoûte! - M.Robin: Il y a du sperme de saumon bio? - M.Bouhafsi: Oui! - A.-E.Lemoine: On passe au rendez-vous du vendredi. - M.Bouhafsi: Les habitués du Narval, ce bar-tabac de la rue des Dames.

Ils nous commentent l'actualité à leur manière. Ils nous ont exposé leur point de vue sur les dernières déclarations de Poutine et sur la neige qui est tombée hier. - Poutine dit que désormais, c'est une guerre mondiale. - C'est un malade de guerre.

Il a envoyé la fusée comme ça. - Il n'a pas l'air content. Il menace les Occidentaux. - Si on me donne une arme... - On ira se battre. - Et je dirai "vive la France". - Il est taré, ce mec.

C'est un grand malade! Là-bas, il n'y a pas d'élections. Les opposants, généralement, ils meurent. - On a l'impression qu'il n'y a personne pour l'arrêter. - J'espère qu'ils vont trouver quelqu'un comme John Rambo. - 5 cm de neige, c'est aussi efficace que les "gilets jaunes" pour bloquer le pays.

Tout est bloqué! - On va faire du ski, de la luge. Si je vais dans les montagnes, je reviens, je suis carbonisé. - C'est joli, la neige.

Si on entre dans une autre période, il faut laisser faire, quitte à partir, nous, humains. Les dinosaures sont partis. - M.Bouhafsi: On espère le plus tard possible...

Avec du sperme de saumon, pourquoi pas! - A.-E.Lemoine: Un mot au sujet de "LOL: qui rit, sort!".

Vous avez quitté le jeu. - M.Robin: Ils ont raconté que j'avais pété un plomb, que j'en étais venue aux mains avec Artus.

Ca m'a fait beaucoup de mal. Ca fait 30 ans que je fais un travail sur moi pour devenir celle que je suis devenue. J'ai été cette personne.

J'ai pété les plombs. J'ai été agressive. Il y a 30 ans, j'avais honte de qui j'étais.

Je n'osais plus sortir de chez moi. Le jour où j'ai pu sortir, c'était pour aller voir un psy, le 1er de ma vie, et j'en ai vu beaucoup. J'ai beaucoup travaillé sur moi.

C'est long et très difficile. C'est ma plus belle oeuvre. Je ne suis jamais fière de rien, mais je suis fière de ça.

C'est lisible sur moi. Mes proches parlent de métamorphose. Je suis devenue celle que je devais être.

Quand on dit que j'ai pété les plombs, on me perce le coeur. Ce qui se dit est faux. Il y a une phrase qui a été lancée, une indication que j'ai mal comprise.

Est-ce qu'elle a été mal exprimée? Bref...

Une phrase me laisse entendre que je ne suis pas drôle. Mais c'est moi et ma problématique de confiance en moi. Ca, on ne le règle jamais.

Je me dis que je ne suis pas assez drôle et je pleure. Je n'ai jamais pété les plombs. De toute façon, il y a des images de tout.

Si on devait voir ce qui s'est passé, c'est facile: il faut regarder les images. Je pleure et je veux sortir parce que je sens que je vais éclater en sanglots. Je veux le faire ailleurs.

Je me cogne à ma problématique: "Mais comment tu es en train de penser que tu n'es pas drôle?" Heureusement, Clémentine arrive avec une belle énergie et arrange tout ça. Tout se finit formidablement bien.

C'est tout. Ca apporte un suspense dans l'émission. Est-ce qu'on voit à un moment que j'ai les yeux rouges ou pas?

Et ensuite: est-ce que je suis drôle ou pas? C'est ça! - A.-E.Lemoine: On n'en doute pas. - M.Robin: Merci de m'avoir laissé la parole.

Ca fait mal de lire...

Au moment où je parle de ça, Trump vient d'être élu et il y a des choses affreuses, il se passe des choses abominables dans le monde, mais au moment où vous vous tordez la cheville, vous avez mal et vous avez le droit de le dire. - A.Le Nen: Je me permets de prendre la parole.

Pour avoir été témoin de la transformation et de l'évolution de Muriel en 18 ans, je suis bouleversée par sa lucidité sur qui elle était, par son parcours. Ce qu'elle vient de dire, je trouve ça d'une puissance et d'une beauté incroyable. C'est très, très fort. - M.Robin: J'ai jeté un petit froid!

Il y a eu un petit blanc, je l'ai vu. - P.Lescure: Ni blanc ni froid. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, un ténor qui s'est initié à l'opéra en prison quand le directeur... - M.Robin: Il faut arrêter avec les conneries! - A.-E.Lemoine: Quand le directeur de l'établissement où il était incarcéré a remarqué sa voix.

Il lui a offert des CD de Pavarotti. Ce garçon s'est dévoué à l'opéra. Il a fait "Un incroyable talent".

Il a partagé la scène avec R.Alagna. Bam! ... - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table de "C à vous".

Salut, Naestro. C'est votre pseudo. C'est la contraction de "Nabil", votre prénom, et de "maestro".

On est ravis de vous accueillir à l'occasion de votre récital autobiographique, qui s'intitule "De la prison à l'opéra". C'est en tournée dans toute la France. Vous avez découvert votre voix de ténor par hasard, mais c'est exactement ce qui s'est passé.

C'était pour interpeller votre codétenu italien. Vous lui avez fait quoi? - Naestro: 'O sole mio! - A.-E.Lemoine: Le directeur de la détention s'est dit qu'il fallait faire quelque chose de votre voix.

C'est une histoire extraordinaire. Dans votre ancienne vie, si on vous avait dit que vous alliez devenir chanteur d'opéra, vous auriez fait quoi? - Naestro: Je me serais vexé méchamment.

Je l'aurais vu comme une insulte. Dans les quartiers, on est limités à ce niveau-là. A l'époque, j'étais limité, oui. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes entraîné à chanter comme un dingue dans votre cellule.

A votre sortie de prison, vous participez à "La France a un incroyable talent". Vous enregistrez "Bella ciao" avec Maître Gims et Vitaa. Ca devient disque de diamant.

La 1re fois que vous avez voulu vous frotter à l'opéra, vous êtes carrément monté sur la scène. Vous n'étiez pas invité. A la fin d'un récital, vous êtes monté sur scène comme dans le rap.

Vous avez parlé au ténor. - Naestro: J'ai fait ça parce que les applaudissements étaient trop longs. Je ne savais pas que les applaudissements d'opéra duraient...

Ca peut durer parfois 20 minutes. - M.Robin: C'est beaucoup trop. - Naestro: Ca durait...

J'ai cru que c'était une caméra cachée. - A.-E.Lemoine: Vous êtes donc monté sur scène.

L'ultime consécration, c'était en mai dernier, quand vous avez eu l'occasion de chanter "La Marseillaise" lors de l'accueil de la flamme olympique dans votre ville, Marseille. - Naestro: Il y avait un présentateur charmant avec une sacrée élocution...

Ah, il est là! - A.-E.Lemoine: C'était Mohamed. "La Marseillaise". ...

On voit votre fierté. Vous voulez bien nous chanter quelques notes a cappella? Un extrait de votre choix. - Naestro: Comme vous voulez.

Un petit Caruso. - M.Robin: En mangeant, c'est formidable. ... - A.-E.Lemoine: Bravo!

Naestro, "De la prison à l'opéra". - Naestro: Pas trop long, sinon je remonte sur scène! - A.-E.Lemoine: En tournée dans toute la France et avec une belle rentrée parisienne en septembre 2025.

Pierre? - P.Lescure: Anne, Muriel, la dernière fois qu'on vous avait reçues, vous n'étiez pas encore partenaires à l'écran.

C'est maintenant chose fait avec "Master Crimes", qui cartonne. Plus de 4 millions de téléspectateurs pour la saison 2. Vous tournez à partir de janvier la saison 3.

Vous êtes une prof de criminologie qui aide le capitaine Barbara... - A.Le Nen: "Qui aide"... - P.Lescure: Elle se mêle des enquêtes dans des crimes assez tordus.

On jubile à vous voir jouer cette paire d'enquêtrices. - Voilà mon équipe de choc. - Ce sont des étudiants, pas des flics. - Alors vous!

Le proc va s'en mêler. Il pourrait y avoir vice de procédure. - C'est marrant, ce besoin d'avoir toujours raison. - C'est marrant, ça me fait plutôt penser à vous. - S'il vous plaît!

Il ne faut jamais s'en tenir à ce que montre une scène de crime. Il faut la remettre en question encore et encore. Prenez vos menottes.

Quand vous menottez, j'adore. - P.Lescure: Partenaires à la ville et à l'écran, vous répétez à la maison...

Je ne parle pas des scènes de menottes. - A.Le Nen: Pierre! - P.Lescure: Vous répétez à la maison? - M.Robin: Oui. - A.Le Nen: C'est très pratique. - A.-E.Lemoine: Quand la caméra tourne, vous êtes professionnelles. - M.Robin: Normal. - A.Le Nen: Quand je tourne avec Muriel, je suis avec M.Robin.

Mais comme une partenaire, c'est troublant. La 1re fois que je suis rentrée à la maison, je me suis dit que c'était bizarre. On clive complètement. - M.Robin: Parfois avec des gens qu'on connaît...

On se pose moins la question quand on tourne avec son meilleur ami, mais c'est la même chose. Je deviens Louise et elle devient...

C'est toute la schizophrénie...

Pardon. - O.Leray: Vous avez vécu un truc de fou l'été dernier.

Vous êtes allée au Rwanda découvrir les gorilles... - M.Robin: On m'y a emmenée pour mon anniversaire.

Je rêvais de ça depuis l'âge de 5 ans. Grognements. - O.Leray: Moi, je vois ça, je m'enfuis!

Vous n'avez pas eu peur? - M.Robin: Non, c'est la famille. - A.Le Nen: Ils font moins peur que certains humains. - Naestro: Le quartier aussi, c'est la famille. - M.Robin: Tu te fous de moi, un peu?

Fais attention. Je n'ai pas fait de prison, mais quand je m'y mets, je peux faire très mal. Quand je pète un plomb, ça va loin. - M.Bouhafsi: Muriel, en parlant de grands singes, voici une archive merveilleuse.

C'est en 2017 à l'aéroport de Charles-de-Gaulle. Vous rentrez dans tournage à la rencontre de bonobos. Regardez ce qui vous attend, cachée sous ce costume de singe...

De vraies retrouvailles avec étreinte. Ca, Anne, c'est la définition de l'amour ouf? - M.Robin: C'est vrai. - A.Le Nen: J'étais assise dans un coin de l'aéroport.

Elle est passée devant. Ca l'a interpellée. Elle ne m'a pas reconnue. - A.-E.Lemoine: Enfiler un costume comme ça... - M.Robin: J'avais chaud.

L'avion avait 2 heures de retard, donc elle a eu le temps...

Puisqu'on parlait de police... - A.Le Nen: Pour ceux qui aiment la littérature qui bouscule, les romans profonds, l'humanité, le suspense, il faut lire "Le Dernier Bistrot" d'Anna-Véronique El Baze.

C'est un bouquin formidable. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 4.

On conclut avec les Actualités de Bertrand. C'est fini, Muriel! - M.Robin: Ca passe trop vite.

On pourrait faire une émission de 3 heures. - B.Chameroy: Tu veux que je commence?

Bonjour. - E.Macron: Tu veux que je commence?

Bonjour. - B.Chameroy: Suite de la virée chilienne du président, qui ne remercie pas la traductrice.

Le président de la République revient de son voyage au Chili...

Appel Skype. Allô? - E.Macron: On est avec le président du Chili pour lancer l'appel de Valparaiso. - B.Chameroy: C'est génial.

Vu qu'on se les gèle ici, montrez-nous la mer. - E.Macron: Vous voyez la mer.

On est là, ensemble. On vous salue. De l'autre côté, Valparaiso. - B.Chameroy: Je raccroche et je passe en mode avion.

Une preuve de plus qu'un appel d'un proche en visio de l'étranger, même s'il est président, ça reste chiant. Encore une belle semaine à l'Assemblée avec les questions au gouvernement ou les discussions sur l'audiovisuel public. Il y a un député qui continue à donner du fil à retordre à ses collègues à cause de son nom. - Monsieur Sitzens... - B.Chameroy: Les députés peuvent compter sur des soutiens.

Ce député s'est déplacé avec son fan-club. - Ne comptez pas sur moi pour trahir mes convictions...

Nous voulons que le travail paye, que l'assistanat ne l'emporte pas sur le social. - B.Chameroy: A.Genevard s'est reconvertie.

Elle vient d'ouvrir un magasin de fruits et légumes au pied de l'Hémicycle. - Je vais vous parler de l'endive et de la chicorée. La noisette...

La noix du Périgord...

La noix de Grenoble...

Elles sont excellentes. - B.Chameroy: Il a un goût de quoi, le beaujolais nouveau? - Et aujourd'hui, auriez-vous déjà oublié? - M.Bouhafsi: De bananes! - B.Chameroy: Et comment sont gérées les finances? - A coups de 100 millions. - B.Chameroy: Le XV de France affronte l'Argentine au Stade de France.

J'espère que leur jeu sera plus limpide que cette déclaration de F.Galthié. - Une trentaine d'associations...

Peut-être que je me trompe...

Peut-être 30, peut-être plus... 3 semaines...

Premier match, oui...

Oui, largement... - B.Chameroy: Il manque des mots.

Le sélectionneur des Bleus est revenu sur la dernière victoire contre les All Blacks. Il a clamé son bonheur avec un ton qui exprime l'exact opposé. - C'était du bonheur, de la joie.

C'était partagé avec nos familles. On avait un repas avec nos familles à l'hôtel. On était bien.

On était heureux. Comme on l'a souvent été...

Ca suffisait à notre bonheur. - B.Chameroy: Ils sont toujours en vie, je précise.

Ca faisait longtemps...

Prenons des nouvelles du Frank Underwood des Hauts-de-France. "Château de cartes" avec Francis Sous-Bois. - Cette séance est publique et fait l'objet d'une retransmission en direct sur le site Internet de la région, n'est-ce pas, monsieur B.Chameroy? - B.Chameroy: Il était dans une forme olympique.

Il veut absolument que Netflix resigne une nouvelle saison avec lui. - Vous pouvez me faire tous les reproches du monde, j'ai le dos large. Les gens qui me crachent dessus...

S'ils veulent le bébé, on leur refile. Je n'ai pas à régler les problèmes au sein des groupes. Vous avez oublié?

Bien sûr...

Détournement de règlement, c'est moyen. A bon entendeur...

Si vous ne vous calmez pas, je suspends la séance. Ca va, ça va! Vous n'allez pas nous donner des leçons de calme! - B.Chameroy: Le conseil régional des Hauts-de-France était l'occasion pour Francis de retourner les cadeaux pourris qu'il a reçus.

Un magnifique sous-bock et une boîte à bijoux. A la fin, il ne voulait plus de cadeaux. "Ne vous cassez pas, mon vieux." On reste dans le Nord avec une innovation à Roubaix pour lutter contre le dépôt sauvage d'ordures. - Après avoir installé une caméra de vidéosurveillance puis un flash lumineux pour dissuader ces abandons d'ordures souvent nocturnes, la ville a une autre idée: un haut-parleur.

Très efficace. *-Les patrouilles de la police municipale et nationale ont été déclenchées. - B.Chameroy: Ce n'est pas assez dissuasif à mon goût. *-Ce n'est pas bientôt fini, de jeter vos déchets!

Après, c'est moi qui me les coltine! - Celui qui se fait surprendre par le haut-parleur, en général, on ne le revoie plus. - B.Chameroy: Sinon, vous balancez le dernier titre des Trois Cafés Gourmands.

Voici le 36 15 ABC. Première remarque de Kate. Merci pour votre message.

Nous essayons de nous internationaliser de plus en plus. - A.-E.Lemoine: Ca se binge-watche.

Dire que c'est un feelgood movie...

Le PVPP! - B.Chameroy: Remarque de Thierry.

Non, c'est simplement qu'il n'y a plus de récap. - A.-E.Lemoine: 17 et 18 septembre...

Décembre...

Ils bafouillent. ... - Je n'ai pas osé vous corriger. - B.Chameroy: Hier était célébré le beaujolais nouveau.

A consommer avec modération. Pour votre santé, mangez 5 fruits et légumes par jour. Ce journaliste a bossé dans des conditions pas évidentes hier.

Musique festive. - Ces tonneaux sont acheminés en direction du quai de la Pêcherie...

Une ambiance assez festive... ... - M.Robin: C'était Aznavour. - B.Chameroy: Le beaujolais peut se vivre de plusieurs façons: tranquillement, entre amis, dans un bar ou en extérieur avec de la musique à fond.

Hier, c'était 2 salles, 2 ambiances. - Chaque année, c'est une bonne occasion de célébrer. - Comme chaque année: excellent. - Il est aussi bien que l'an dernier. - Le beaujolais nouveau, c'est avant tout une ambiance. - On apprécie ce bon petit jus beaujolais. - Un petit beaujolais, grignoter un petit bout... - Il est magnifique! - Une petite focaccia... - Show must go on! - B.Chameroy: Le beaujolais nouveau s'internationalise comme nous.

Les Anglais sont de grands fans. - Le beaujolais nouveau! Ils imitent des Français. - B.Chameroy: Ils sont complètement pétés.

Avec modération! Au Japon, le beaujolais nouveau, c'est l'hystérie. C'est le 31 décembre.

Décompte, fiesta et cotillons. - Beaujolais nouveau! - BEAUJOLAIS NOUVEAU. - B.Chameroy: Mais là-bas, ils ont le droit. - M.Robin: Ah oui, c'était un baptême! - A.-E.Lemoine: Eh oui!

Merci! Bravo, Bertrand. Bravo à tous les 4.

Allez voir Naestro et soutenez la Fondation des femmes. - M.Robin: Concert le 27 novembre.

On chante, on danse, on se fait des souvenirs incroyables! - A.-E.Lemoine: Tournez-vous vers Benjamin pour saluer nos téléspectateurs.

C'est la photo, Nabil. Tout de suite, c'est du cinéma.