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interviewINA Politique· 16 mars 2017 49 min

Les candidats à la présidentielle 2002 | Archive INA

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Arlette Laguiller

Travailleuse, travailleur, oui, je suis toujours dans le camp des travailleurs. Et je suis malheureusement la seule à y être vraiment.

0:14
Invité politique

Chirac, qui prétendait réduire la fracture sociale, l'a laissé s'aggraver. La gauche, au gouvernement depuis cinq ans, se flatte d'avoir réduit le chômage. Le chômage a régressé, un peu, mais les emplois précaires ou à temps partiel ont augmenté bien plus. La gauche n'a empêché aucun licenciement collectif. Et les promesses de reclassement n'ont presque jamais été tenues. Pendant ces cinq ans, les plus riches se sont enrichis, tandis que le nombre de pauvres, lui, n'a cessé de croître. Aujourd'hui, 6 millions de personnes vivent sous le seuil officiel de pauvreté, c'est-à-dire ont un revenu mensuel inférieur à 3 400 francs.

Et c'est 9 millions qui doivent se contenter de moins de 4 200 francs pour survivre. Et je ne parle pas que des chômeurs, que des retraités. Je parle aussi des gens qui travaillent, qui sont salariés et qui sont pauvres quand même. Ceux qui travaillent à temps partiel, à des horaires qu'on leur impose ou n'ont que des emplois précaires et ne travaillent qu'en fonction des missions d'intérim qu'on leur offre. Et comment oser dire que ceux qui gagnent le SMIC ou même plus mènent une vie heureuse et confortable ? Les sondages qui me prêtent 10% des voix affolent le camp du patronat et les hommes politiques de droite ou de gauche à son service.

En réalité, ce qu'ils craignent, ce n'est pas moi, c'est vous, les travailleurs. Ils ont peur que le vote du 21 avril confirme ces sondages et montre que le monde du travail a été vraiment trop trompé par la gauche et qu'il est vraiment contre la droite.

1:44
Arlette Laguiller

Alors, le 21 avril, votez pour votre camp, le camp des travailleurs. Voici le temps des discours officiels, le temps des promesses, en fait le temps des mensonges. Écoutez-les tous ceux qui vont prendre la parole après moi. Ils vont vous promettre mons et merveilles, ils vont vous dire que le chômage recule, que l'emploi progresse. Ce sont des menteurs. Vous, travailleurs, vous le savez dans les entreprises. Et malheureusement, les plans de licenciement et de restructuration s'accélèrent. Et comment se fait-il que depuis 5 ans où la gauche plurielle est au pouvoir ? Il n'y a pas eu un seul député pour déposer un seul texte qui interdise par la loi un seul licenciement.

Pourtant, les travailleurs de toutes les entreprises sont allés voir les députés et les ministres. Et qu'est-ce qu'ils ont répondu ? Ils ont dit juridiquement ne peut pas interdire les licenciements par la loi. C'est un mensonge pur et simple. Quand il s'agit de voter des lois contre les travailleurs, les députés savent parfaitement le faire. Et ils n'auraient pas le pouvoir de voter une seule loi de défense des travailleurs contre les licenciements ? En réalité, le problème n'est pas juridique, il est politique. Ils ont accepté de capituler devant l'Europe de Maastricht. Ils ont accepté d'être les simples instruments des patrons de l'Europe de Maastricht.

Alors, le problème est clairement posé. Jospin a déclaré à l'ouverture de la campagne, les patrons n'ont pas eu à se plaindre du gouvernement de la gauche plurielle, c'est vrai. Les travailleurs, en revanche, sont indignés. Et quand ils entendent Chirac et Jospin promettent encore plus de licenciements après l'élection, ils sont encore plus indignés. Oui, le combat à l'ordre du jour, c'est l'unité pour interdire les licenciements, l'unité pour rompre avec le diktat de l'Europe de Maastricht.

3:30
Invité politique

J'ai accepté que les 3 millions de personnes n'ont pas de sécurité du logement. J'ai accepté que les 2 millions et demi de chameurs n'ont pas de sécurité du travail. J'ai accepté qu'il y ait des millions de licenciements n'ont pas de sécurité de l'emploi. J'ai accepté que les 4 millions de personnes au-dessus d'une chaîne de pauvreté dans notre pays. C'est cela, la véritable insécurité, qui est l'insécurité du lendemain, l'insécurité de la vie. Moi, c'est ça, c'est l'angoisse quotidienne pour des millions de personnes aujourd'hui, qu'on la trouve du lendemain.

Et la caricature, c'est nous, des millions de jeunes aujourd'hui, qui cherchons un emploi, alors qu'ils proposent à nos parents de travailler un peu plus, et qu'on n'est même pas capable de leur garantir un revenu décent. Parce que ce qu'on essaie de nous faire croire sur le système des retraites, c'est que ce serait d'abord un problème d'émigration. Alors qu'on sait tous que c'est d'abord un problème de proportion entre ceux qui travaillent et ceux qui travaillent plus. On ne le dira jamais assez, il n'y aurait pas 2 millions et demi de chameurs aujourd'hui. On ne se poserait même pas le problème des retraites. Tout simplement parce qu'il y aurait 2 millions et demi de petits dans le plus.

Et toutes les propositions d'une pension, d'une socialisation, c'est l'insécurité la plus totale. C'est le contraire de la solidarité entre les générations. Parce que d'abord c'est le chacun pour soi, et puis c'est jouer au casement de la bourse son propre avenir. Parce qu'on va confier l'argent des cotisations sociales de 1 000 personnes à quelques assureurs, à quelques banquiers, qui n'ont qu'un seul réalisme en tête, celui de réaliser du bénéfice. Les retraites en somme, c'est les retraites par participation, qui consistent à utiliser une administration publique pour les gérer. Malheureusement, tous les gouvernements qui succèdent annulent les entreprises publiques.

Bientôt, la poste ne viendra une entreprise privée, et les gens seront obligés d'aller chercher leur courrier dans le bureau, plutôt que de les recevoir à domicile, avec un facteur aussi gentil que le facteur de 27 ans que j'ai à côté de moi. Aujourd'hui, c'est non un vrai choix de civilisation. Même la nature, aujourd'hui, peut être rachetée par une poignée d'individus. Et bien, nous, on pense que la protection de l'environnement, c'est contradictoire avec le libéralisme. Et le problème, c'est de savoir à qui on fait confiance, soit aux multinationales, soit aux populations à l'Allemagne.

Parce que si on demandait vraiment leur avis aux populations de Chirmanie, le tunnel du Mont-Blanc, il ne serait sûrement pas réouvert au camion. Et si on demandait leur avis aux populations de tout le monde, le pôle chimique, il serait toujours fermé à l'Allemagne. L'écologie, c'est l'équilibre de l'être humain avec la nature. C'est-à-dire des tours d'eau qu'on surveille, des océans polaires qu'on empêche d'être détruits, de l'air qu'on empêche d'être pollués, des rivages qu'on empêche d'être détonnés, et surtout, il faut bien le dire, parce que ça fait partie de l'écologie, des guerres qui n'ont plus raison d'être autres que religieux ou éthiques, et qu'il faut abolir.

C'est ça aussi l'écologie. Tu vois, Léon, je crois qu'il y a un espoir qui est en train de renaître aujourd'hui. Parce que des paysans sans terre, de Porto-Alegre, aux centaines de milliers de jeunes qui étaient à Gênes, qui a été contre le sommet du Génie, et qui étaient dans les rues de Barcelone récemment, contre le sommet européen, il y a aujourd'hui la volonté qu'un autre monde soit possédé. Quand on voit qu'il y a quelques multinationales pharmaceutiques qui imposent un monopole carrément indécent sur l'accès à des scoings pour des maladies telles que le SIVA, il y a aujourd'hui une nouvelle génération qui veut que les multinationales arrêtent de faire la loi sur cette planète.

Un autre monde est possible. La prise de conscience a lieu. On peut changer l'ordre de choses. Ceci n'est pas un rêve. Car, comme disait Baudelaire, pour ma part, je quitterai sans regret un monde dans lequel l'action ne serait pas la sœur du rêve. Je pense que le plus important aujourd'hui,

8:26
Présentateur

c'est d'être entendu et surtout compris parce que malheureusement, aujourd'hui, beaucoup de candidats écoutent sans vraiment comprendre.

8:34
Invité politique

Robert Rue, bonjour. Bonjour. Vous ne pensez pas que ce sentiment de ne pas être entendu, les citoyennes et les citoyens, l'ont encore plus lors de cette élection présidentielle ? Si, et ça se comprend. Depuis le début, on explique aux Français qu'on ne leur demande rien. Sauf à choisir entre deux candidats désignés à l'avance. Il est donc bien compréhensible dans ces conditions qu'il soit dans une situation de désintérêt par rapport à l'élection ou soit dans la recherche d'un vote de refus. Mais, je veux le dire clairement, il y a danger. Car les choix qui vont être faits après cette élection vont concerner directement l'avis de chacune et de chacun. Qu'est-ce qui peut peser sur ces choix ?

S'abstenir ? Se limiter à protester ? Ou bien faire en sorte que ce qui marque cette élection, ce soit le refus de la politique de la droite et du grand patronat, ce soit le rejet de l'extrême droite, ce soit l'exigence que la gauche mène demain une politique plus à gauche pour faire mieux. Des mesures d'urgence contre le chômage, la précarité, les injustices et discriminations de toutes sortes. Des réformes pour se dégager de la domination de l'argent roi, pour que la France travaille à transformer l'Europe et le monde. Ce ne sont pas des mots. C'est ce que la gauche peut faire demain. Dedons-nous la force, par le vote du 21 avril, de l'exiger et cette fois d'être entendu.

Utile à la France, notre pays, utile à l'Europe, mais aussi utile à la planète, parce que nous savons que nous n'avons qu'un seul monde et que nous en sommes en quelque sorte solidaires, nous en sommes co-responsables. Pendant que nous vivons à peu près tranquillement sous ces bonnes étoiles, ici en Europe, il vous faut savoir que de l'autre côté du monde, finalement, presque à notre porte, il y a 1,4 milliard d'hommes, de femmes et d'enfants qui n'ont pas accès à l'eau potable, que 40% du continent africain vit avec moins de 1 dollar par jour.

Je pense que l'originalité, justement, des verts, c'est qu'ils n'ont pas une conception juste nationaliste, peut-être, de la politique, parce qu'ils voient la politique à plus grande échelle. Et ça, c'est aussi une trace que l'écologie peut s'appliquer, en fait, à 10 ans de la vie. Durant ces 35 dernières années, autant d'espèces ont disparu en 5000 ans. Alors, si nous n'agissons pas face à cette urgence écologique, eh bien, nous laisserons à nos enfants une planète invivable, une planète désertifiée, dans laquelle ils n'auront aucun avenir. La sécurité, ce n'est pas les enfants. La sécurité, c'est nous. C'est notre connerie, la sécurité.

C'est comment on se comporte dans notre vie, la sécurité. C'est la raison pour laquelle, nous, les verts, nous nous investissons beaucoup dans la campagne. Nous croyons que nous pouvons apporter une amélioration à la qualité de votre vie. la qualité de ce qui arrive dans votre assiette, de votre alimentation, la qualité de l'air que vous respirez. Vous avez beaucoup entendu parler des OGM, et vous êtes une très grande majorité à dire non aujourd'hui à ce que certaines grandes sociétés internationales veulent nous imposer, alors qu'on ne nous a jamais demandé notre avis. Vous êtes contre cette uniformisation de ce que nous mangeons, ce que certains appellent la malbouffe.

Mais vous savez aussi que vos enfants sont atteints d'allergies, de maladies respiratoires. Dans la plupart des grandes villes de France, l'asthme, par exemple, a augmenté de 10 à 15%. Alors, oui, c'est vrai, on ne peut pas continuer comme ça. Et nous savons que, si nous continuons à gaspiller, si nous continuons à utiliser trop les automobiles, à transporter trop de marchandises avec des camions, comme le dit le livre blanc de l'Union Européenne, à terme, l'Europe sera asfixiée. Ce n'est pas ce que nous voulons.

Et c'est parce que, nous l'avons dit pendant des années, sans être écoutés par nos partenaires politiques d'aujourd'hui, eh bien, c'est parce qu'il y a eu le silence et le dépris que l'on a trouvé, que l'on est arrivé à des catastrophes comme la vache folle, le poulet à la dioxyne, mais aussi le brevetage du Nivant, les OGM, la récente catastrophe d'AVDF. C'est la raison pour laquelle, voter utile le 21 avril, s'est donné plus de poids au vert dès ce premier tour, afin qu'il pèse sur le partenaire au deuxième tour, qu'il contribue à transformer la société, qu'il contribue à faire de la gauche une gauche du développement durable.

Et c'est la raison pour laquelle, je vous invite, dès le 21 avril le matin, à voter utile, c'est-à-dire à voter vert.

13:39
Arlette Laguiller

De nous regarder. Bouquet de couleurs, de cultures, de croyances. La France est, comme d'autres grandes nations du monde, un pays mêlé. Regardons les paysages des territoires de France et d'Outre-mer. Naturels ou façonnés par nous, ils sont d'une incomparable diversité. Laisser s'épanouir les identités, respirer les libertés locales, œuvrer à nos retrouvailles dans la citoyenneté en assurant l'égalité des chances et la solidarité pour tous, telles sont les missions premières d'une République qui vous respecte.

14:34
Invité politique

Je crois que la République et les politiques se doivent de favoriser l'éclosion de nouvelles entreprises qui sont créatrices d'emplois et par des moyens très simples mais qui donnent plus confiance à ces jeunes créateurs car il ne suffit pas d'avoir une idée.

14:56
Invité

Moi, l'égalité des chances, je n'y crois pas. On me dit qu'il faut faire partie de la société française maintenant pour avoir un travail. Alors forcément, on cherche du travail. Et quand on trouve le travail, notre petit garçon, il n'a pas de crèche et je ne trouve pas ça normal du tout. On me dit qu'il y a des listes d'attente. Quand ce n'est pas les listes d'attente pour la crèche, c'est les listes d'attente pour le logement. Alors, à quand, quand est-ce, s'il vous plaît, que je pourrais faire partie de cette société ?

15:22
Arlette Laguiller

L'égalité des chances, ce n'est pas un fait, c'est une exigence. Je la réclame dès la petite enfance avec des crèches gratuites, comme l'école maternelle, pour donner toute leur chance à tous les enfants dès le plus jeune âge. Face aux inégalités de nature, de naissance, de fortune, de situation, l'État doit avoir l'ambition d'assurer l'égalité des chances par l'éducation, en donnant plus et mieux là où c'est nécessaire, par le logement, un logement pour tous et l'accès facilité à la propriété et par l'emploi.

Une autorité indépendante de lutte contre toutes les discriminations liées aux origines, au sexe, à l'orientation sexuelle, au handicap, devra veiller au respect des lois, proposer les améliorations utiles et accompagner les victimes de ces discriminations dans leurs démarches qui sont préjudiciaires. L'égalité des chances, c'est aussi des procédures plus souples, plus efficaces pour créer des activités et donner à chacun les moyens d'aller jusqu'au bout de ses rêves s'il en a la capacité. Le système bancaire devra être réformé en ce sens. L'ordre de ces temps électoraux nous donne à entendre une parole publique rétrécue parce qu'elle a les fait fuir la lucidité et la générosité.

Il ne revient pas aux responsables politiques par des discours frileux d'inciter une société à s'enfoncer dans la peur. Les transgressions à la loi doivent être sanctionnées que leurs auteurs soient puissants dans une misérable. J'accuse les pouvoirs publics d'avoir déserté les cités et les zones rurales et d'avoir livré des populations vulnérables aux bandits et aux taïds. Je réclame le retour des services publics, de tous les services publics dans les cités et les zones rurales.

Et lorsqu'il arrive à nos enfants de trébucher, je veux leur dire que nous les sanctionnons pour les aider à grandir, mais que nous continuons à les aimer et à leur tenir la main pour les accompagner sur leur chemin de vie. Comment oser parler de démocratie en côtoyant 5 millions de pauvres, dont 85% de femmes, 2 millions de chômeurs, dont 54% de femmes ? Comment tolérer que 30% de salaire soit versé en moins du seul fait d'être femme ? Nous instruirons nos fils des merveilles du respect et de la conscience. Nous apprendrons à nos filles les chemins de l'exigence. Nous leur enseignerons à tous les secrets de l'audace pour cadencer leurs pas à la conquête de monde aux couleurs de leurs rêves.

La diversité est en nous comme elle est dans la nature. Une république laïque qui respecte nos identités et protège les institutions publiques de toutes les influences. Une république moderne qui ancre le lien social dans la confiance. Une république fraternelle exigeante sur la solidarité intransigeante sur l'égalité des chances. Voilà bien pour notre avenir commun la plus belle des promesses.

18:44
Auditeur

Bonjour,

19:09
Invité politique

bienvenue dans Questions de campagne. Aujourd'hui, pour parler d'un des thèmes principaux de la campagne de Lionel Jospin présidée autrement, nous recevons mademoiselle Céline Coët. Céline Coët, bonjour. Bonjour. Vous avez 27 ans, vous êtes médecin et vous souhaitiez poser une question à Lionel Jospin.

19:22
Invité

Oui, tout à fait. Depuis le début de la campagne, Lionel Jospin nous dit qu'il veut présider autrement. Mais un président de la République est élu pour exercer une fonction bien précise. Alors concrètement, présider autrement, ça veut dire quoi ?

19:34
Invité politique

Nous lui avons posé votre question à son atelier de campagne. Écoutons sa réponse. Ça veut dire d'abord un véritable engagement comme candidat. Les propositions qui sont les miennes, je les mettrai en œuvre. Je donne ma parole aux Français, je n'en change pas selon les moments où les publics savent que cette parole, je la respecterai. aux responsabilités avec le gouvernement, je les écouterai, je serai au milieu d'eux, mais je leur dirai aussi comment vivre ensemble, fraternellement, et quel rôle donner à la France dans l'Europe et dans le monde. Une élection présidentielle, c'est le moment d'obtenir des réponses claires et précises aux questions que se posent tous nos citoyens.

Aujourd'hui, une question de M. Foulatier de Rennes. M. Jospin, allez-vous revoir, oui ou non, le statut pénal du président de la République ? Écoutons sa réponse. Assurément, oui. Merci de nous avoir suivis. A très bientôt pour un prochain rendez-vous de questions de campagne.

20:27
Invité

Mes chers compatriotes,

20:54
Invité politique

malgré le dévouement des enseignants, notre école va mal. Vous le savez, 17% des enfants arrivent au collège sans maîtriser convenablement l'écriture et la lecture. Et tout cela, pourquoi ? Parce que l'école, depuis longtemps, victime de la permissivité ambiante, n'a pas reçu de directives claires. Et ce sont les enfants des couches les plus défavorisées qui souffrent des carences de l'école. Il est temps de revenir aux principes républicains et au bon sens. Il faut fixer des missions claires à l'école. D'abord, la transmission des savoirs qui passent par l'acquisition des apprentissages de base. Lire, écrire, compter à l'école primaire.

C'est ainsi que nous restaurerons l'autorité des maîtres. Ensuite, former le citoyen. L'éducation civique doit transmettre les valeurs de la République, apprendre aux jeunes à aimer la loi qui protège le faible du fort. Et puis l'école doit retrouver sa vocation de promotion sociale. Je multiplierai les bourses et les préparations rémunérées au concours. Nous devons conforter les enseignants parce que leur tâche est difficile. Au cœur de l'école, il y a l'exigence d'égalité qui permettra chacun d'exceller. Vous le savez bien, l'école est à la base de la République. Mais pour la reconstruire, j'ai besoin de vous, j'ai besoin de votre confiance.

22:17
Arlette Laguiller

tout dépend de vous.

22:40
Invité politique

Quelqu'un de gauche, l'autre n'est pas quelqu'un de droite, mais l'autre est quelqu'un qui a la même capacité que moi de réfléchir aux problèmes qui se posent à nous. C'est ça la méthode. C'est accepter que des gens très très différents ne se rendent pas compte qu'ils ont beaucoup plus de choses en commun, qu'il y a un nombre de différences. Et c'est là-dessus que la méthode de François.

23:03
Invité

Ce qui me plaît chez François Bayrou, c'est que c'est un homme de terrain. Il a bien compris les interrogations des chefs d'entreprise et de l'autre côté, les problèmes que les salariés pourraient rencontrer. C'est un homme qui cherche à ce que les gens se réconcilient, se rejoignent pour aller de l'avant.

23:21
Invité politique

Il y a deux visites de l'élection présidentielle. Il y a ceux qui croient qu'il suffit de changer les gouvernants, de remplacer la gauche par la droite pour que ça aille mieux comme il y a quelques années on avait remplacé la droite par la gauche. Mais les Français ne trouvent pas les prontés. Ils s'aperçoivent que les promesses nous rebolantes ne sont jamais respectées. Et ils s'aperçoivent que eux, les citoyens, on ne les écoute pas, on ne les entend pas, on ne les respecte pas, sauf s'ils descendent dans l'arbre. Eh bien moi, je crois qu'il ne suffit pas de changer du gouvernement, il faut changer la manière de le gouvernement.

Il est franc, il est intelligent et il est fidèle dans ses engagements. Il en a fait la démonstration en remontant au micro-cognon parisien pour rester comme il s'y était engagé au Parlement européen.

24:12
Invité

Il a un discours vrai quand il faut dire non, il sait dire non, quand il faut dire oui, il sait dire oui. Et c'est quelque chose de nouveau. Il faut toujours s'intéresser aux gens

24:22
Invité politique

qui ne font pas comme les autres. Je voudrais vous dire les trois directions qui me paraissent simples. Et les trois directions vont dans le même sens. que chacun d'entre nous comme citoyen français, nous ayons un vrai contrôle et une autre répart de pouvoir en place. Première direction, qu'il y ait des engagements en petit nombre, mais majeurs avec des dates de réalisation précises et véritables. Je le ferai par exemple sur l'immétrise ou sur la sécurité.

Deuxièmement, que pour tout ce qui concerne notre vie depuis les Unis, le pouvoir c'est un pouvoir proche qu'on puisse le saisir et l'interpeller quand les choses ne vont pas et qu'il doit rendre les comptes si les résultats ne sont pas à la hauteur. Troisièmement, grâce à la mondialisation, il faut une vraie Europe qui puisse parler aussi fort que les États-Unis pour défendre nos intérêts et aussi pour tout ce qui touche aux affaires du monde. Je pense au drame du prochain monde. Quatrièmement, et enfin, il faut que ce pouvoir soit inspiré par des valeurs. Non pas seulement par des idées ou des idéologies, mais par des valeurs.

Parce que je pense qu'il n'y a pas de question plus importante que celle de savoir ce que nous devons transmettre à nos enfants. Le problème des jeunes, c'est vraiment dans la médiation. Ce qui leur manque, c'est qu'on ne leur donne pas de conseils. On ne leur parle pas. Je pense que François Bayrou peut apporter beaucoup de choses à la cité. C'est quelqu'un qui prêche la fermeté. C'est vrai, il faut être ferme sur certains ponts. Et je pense que c'est quelqu'un aussi qui a beaucoup d'humanisme. C'est quelqu'un de très ouvert qui mérite pour lui fasse confiance.

26:16
Arlette Laguiller

La lutte contre l'illettrisme, ça a été l'un de ce premier combat. Il a fait très tôt partie de tous les comités de soutien. Il s'est engagé auprès de tous ceux qui luttaient contre l'illettrisme. Et il a fait en sorte, en étant ministre, de donner sa chance à tous ceux qui en avaient besoin.

26:34
Invité politique

Engagement précis et respecté, pouvoir proche d'une Europe véritable et des valeurs qui vivent d'action. On peut avoir un vrai changement et ça commence le 21 ans.

26:49
Arlette Laguiller

Notre pays

27:06
Invité

est un grand pays agricole. Nous pouvons et nous devons le rester. À la condition que les agriculteurs, qui sont parfois les premières victimes des politiques qui ont été menées, comprennent que l'environnement est la chance de l'agriculture de demain. Nous ne connaissons rien des effets sur le moyen et le long terme des organismes génétiquement modifiés.

27:24
Invité politique

Depuis 1996, je demande un moratoire sur la mise en culture des OGM.

27:33
Invité

Je l'avais fait en tant que ministre, j'ai continué en tant que citoyen. Il ne s'agit évidemment pas d'être contre le progrès, mais il s'agit d'être pour un progrès maîtrisé, celui qui ne crée pas d'irréversibilité.

27:50
Invité politique

Corinne Lepage, dans notre pays, chacun est préoccupé par la qualité de son alimentation. Est-ce justifié ?

27:55
Invité

Bien sûr. La sécurité alimentaire est une grande préoccupation. On aurait pu éviter la maladie de Crossfield Jacob en appliquant le principe de précaution.

28:03
Invité politique

La sécurité alimentaire s'est sous-tendue aussi par notre population d'agriculteurs et l'agriculture dans cet ensemble.

28:09
Invité

Certainement, une agriculture moins chimique qui utilise moins de pesticides, moins d'engrais, moins de nitrates. Une agriculture qui favorise les labels,

28:17
Invité politique

les produits terroirs, l'agriculture biologique. Une agriculture qui permette aux agriculteurs et je pense notamment aux petites et moyennes exploitations agricoles de vivre décemment. Nous avons besoin de garder un vrai monde rural. Nous avons besoin d'un autre équilibre entre les villes et les campagnes. Les citadins ont besoin du monde rural

28:38
Invité

et l'oublient trop souvent. Je suis donc favorable à une nouvelle ruralité, à une renaissance rurale.

29:00
Invité politique

Respecter le suffrage universel, respecter la démocratie, respecter la République, c'est entendre les Français, les comprendre, mais surtout, c'est agir.

29:18
Arlette Laguiller

La proximité du citoyen. Il y a un délit qui est commis, même une incivilité,

29:23
Invité

pour ne pas dire un délit.

29:25
Invité politique

Il faut que ce soit sanctionné et que le citoyen le voit. Je pense qu'il faudrait réellement aider les petits ménages, aider les gens endettés à ressortir la tête de l'eau de façon à ce que la France redémarre. Les valeurs républicaines, c'est les droits et les devoirs. Il faut définir les valeurs républicaines pour chaque Français et les appliquer. Appliquer la loi comme elle se doit et faire comprendre aux personnes qui veulent la nationalité française qu'ils ont des devoirs et qu'ils ont des droits. Et les deux étant nécessaires et je pense que c'est comme ça qu'on évitera un racisme sous-jacent.

J'aime la liberté profondément parce que pour moi ce pays est un pays de liberté, c'est un pays de démocratie qu'il n'est pas question une seconde qu'on laisse passer autre chose que la démocratie en France. La liberté, l'égalité, la fraternité, tout est dit à partir de là. Et l'expérience prouve que chaque fois que dans l'histoire nous avons mis en cause ces principes, ces valeurs, ça s'est très très mal passé. Il faut d'abord, et c'est l'essentiel, restaurer l'autorité de l'État. Et que chacun ait conscience que la loi républicaine s'applique à tous, sans exception. Qu'on ne peut pas y échapper.

Cela suppose une vraie prise de conscience au niveau le plus élevé de l'État, d'où la création du Conseil de sécurité intérieure sous la présidence du président de la République que j'ai proposé, d'où la création d'un ministère de la sécurité publique chargé de coordonner l'ensemble des moyens de police, d'ordre, d'enquête dont disposent les Français.

D'où également la création de groupements d'interventions susceptibles au-delà des moyens généralement insuffisants de la police ou de la gendarmerie auxquels je rends hommage pour leur qualité naturellement, leur courage, mais qui pourront éradiquer dans un certain nombre de quartiers ou de zones des systèmes mafieux qui se sont mis en place à partir de la drogue, de la prostitution, du trafic d'armes, à partir aussi de l'immigration clandestine et sur lesquelles se développe la violence et parfois la criminalité. Donc, un ensemble de mesures qui sont humaines mais qui ont pour objectif de faire respecter l'ordre et la loi.

Et puis, deuxièmement, il nous faut une justice de proximité que je souhaite mettre en œuvre immédiatement qui permettent de sanctionner tout délit de façon à ce qu'il n'y ait plus d'impunité, d'abord parce que c'est légitime et ensuite parce que c'est le seul moyen de redonner à un certain nombre de gens, de jeunes notamment, mais pas seulement, des repères qui petit à petit se sont effacés. On ne sait plus ce que l'on peut faire ou ne pas faire, ce qui est bien ou ce qui est mal. Il faut rétablir des repères, savoir quelles sont les limites que l'on ne peut pas dépasser sans être sanctionné.

Et enfin, il nous faut, lorsqu'il s'agit de multirécidivistes que nous connaissons bien et qu'on retrouve 24 heures après leur arrestation sur les lieux même de leurs exploits, si j'ose dire, il faut les mettre soit en prison quand ils sont majeurs, soit dans des centres, mais des centres fermés lorsqu'ils sont mineurs, de façon à éviter qu'ils ne continuent à donner l'exemple et l'impulsion à la violence, mais deuxièmement, également, qu'ils puissent être réinsérés par l'éducation, réinsérés dans la société. Vous avez décidé de l'avenir pour vous-même, pour vos enfants, pour notre pays.

En 1995, vous le savez, je me suis engagé au côté de Jacques Chirant avec l'espoir d'un vrai changement, un espoir d'issue. Sept ans plus tard, après cinq années de cohabitation stériles, après tant de temps perdu, je vous propose de choisir les réformes fortes, les réformes modernes dont la France a besoin, celles que je défends avec conviction depuis longtemps. Le monde bouge, l'Europe avance, la société française est pleine d'énergie et de vitalité, et la politique française piétine.

Alors oui, il faut saisir ensemble cette élection présidentielle pour faire bouger la politique, pour construire une nouvelle France, réformer profondément l'État, afin qu'il exerce sans complexe ses vraies missions. La sécurité, la justice, à laquelle je veux donner les moyens de faire respecter l'Allemagne, pour construire une nouvelle France compétitive qui fasse reculer le chômage. Je veux faciliter la vie de celles et ceux qui entreprennent et miser sur les petites et moyennes entreprises, les professions indépendantes et libérales, les agriculteurs, les commerçants, les artisans. Pour libérer le travail et créer de vrais emplois, Alamadla s'engage

35:38
Arlette Laguiller

à alléger le droit du travail

35:40
Invité politique

et toutes les réglementations

35:41
Invité

qui freinent la création d'emplois.

35:43
Invité politique

À offrir un contrat formation-emploi pour chaque jeune, négocier avec les entreprises,

35:47
Invité

à libérer le travail pour sortir du carcan des 35 heures obligatoires pour tous.

35:51
Invité politique

Laissez les partenaires sociaux organiser librement le travail dans l'entreprise pour travailler plus, travailler moins, travailler différemment, pour trouver une administration ouverte et faire ses courses le dimanche. Il faut aussi miser sur ces millions de Français qui voudraient créer leur entreprise, se mettre à leur compte. Ils ont autant de chances de créer des emplois et je veux rendre possible leur bête.

36:14
Auditeur

Alamadla s'engage à...

36:16
Arlette Laguiller

Lancer un programme choc en faveur de la création

36:19
Invité politique

d'entreprises pour créer 2 millions de nouvelles entreprises en 50. Favreuriser fiscalement l'investissement dans la création et le développement des entreprises.

36:28
Invité

Créer un statut social simplifié et allégé, adapté à la création de la petite entreprise et facilitant l'embauche du premier salarié.

36:36
Invité politique

Chaque Français doit recevoir la juste récompense de son travail, de son mérite et de son défi. Et baisser les impôts, c'est le meilleur moyen de stimuler le travail, de doper la croissance, la création d'emplois et aussi d'augmenter la feuille de paix. Alamadla s'engage à... simplifié, allégé l'impôt sur le revenu en y intégrant la CSG, ramener le nombre de tranches à 3 et le temps maximum à 33%. Pratiquez la retenue à la source.

37:05
Invité

Supprimez l'impôt sur les successions pour les petits et les moyens patrimoines.

37:09
Invité politique

Appliquez le TELIA à taux et limite pour les activités à fortement d'oeuvre. baisser les impôts, tout le monde ou presque va vous en parler. Ne les croyez pas, car pour baisser vraiment les impôts, il faut dans le même temps baisser les dépenses publiques, comme l'ont fait nos partenaires européens, comme je m'y engage. Et il faut avoir pour cela le courage de réformer enfin profondément l'État. Alamadlin s'engage à réduire le poids

37:37
Invité

de la fonction publique en profitant du départ massif des fonctionnaires à la retraite.

37:42
Invité politique

Mieux évaluer l'action publique et réorganiser les missions de l'État.

37:46
Invité

Faire participer et intéresser les fonctionnaires à la réforme de l'État.

37:50
Invité politique

Alléger fortement nos lois et nos règlements pour simplifier la vie des Français. Alors, si vous pensez que le moment est venu de faire enfin bouger la France, le 21 avril, avec moi, faites peser vos idées. Pour une franche alternative à la politique socialiste. Pour construire une nouvelle France. Une France qui donne à chacun sa chance. Une France qui vit avec son temps. Mes chers compatriotes, la famille est le lieu privilégié de l'apprentissage de ce qui permettra à l'enfant d'aujourd'hui d'être l'adulte de demain. C'est pourquoi je propose une politique familiale forte fondée sur 5 engagements.

Je m'engage à créer une allocation parentale de libre choix d'un montant de 3 quarts du SMIC pour que le parent qui le souhaite puisse se consacrer à l'éducation de ses enfants pendant les premières années de leur vie. Et cette allocation ouvrira également des droits à la retraite. Je m'engage à initier un pacte de responsabilité entre les familles, les médias et les pouvoirs publics pour limiter la diffusion des images violentes et dire non à la pornographie. Je m'engage à interdire l'adoption homosexuelle et à faire valoir le droit de chaque enfant à être élevé par un père et une mère.

Je m'engage à respecter le libre choix de l'école par les parents et à garantir à toute femme enceinte en difficulté les moyens matériels et les nécessaires pour accueillir la vie. Un ministère d'État de la famille garantira le respect de la famille par toute décision publique. Ainsi, la politique familiale deviendra le fondement le socle de toute la politique d'avenir

40:21
Arlette Laguiller

pour la prospérité de la France. A bientôt.

40:31
Invité politique

Je n'ai pas la prétention d'être président de la République. Nous poursuivons trois objectifs. Le premier, c'est que ce message, celui de la ruralité, celui des exclus, celui des délaissés, soit pris en compte par les deux candidats qui seront en ligne sur le second tour. Deuxième objectif, c'est qu'effectivement, nous dépassions le score de 1,2 millions de voix, score réalisé aux élections européennes. Et puis, le troisième objectif, c'est bien entendu d'être candidat aux élections législatives parce que chacun sait que le président de la République qui sera élu au 5 mai, le 5 mai, ne représentera rien s'il n'a pas une majorité à l'Assemblée nationale.

Or, nous voulons changer les choses et pour changer les choses, il faut que nous entrions à l'Assemblée nationale. Alors, tout le reste, c'est du boniment. quand je vois tous ces candidats à la présidentielle, la plupart seront anciens présidents de la République, anciens premiers ministres, anciens ministres, ils vont nous expliquer ce qu'ils veulent faire dans un an ou dans deux ans. Mais ils ne feront rien parce qu'ils n'avaient qu'à le faire quand ils étaient au gouvernement. Alors, je trouve que c'est une grande duperie. Moi, je n'ai pas de prétention.

la prétention que j'ai, c'est de défendre les délaissés, les exclus, arriver à mettre une grande loi d'aménagement du territoire afin que le service public, élément de cohésion territoriale, élément de cohésion sociale, soit ouvert à tout le monde. Alors qu'aujourd'hui, nos grands cadors de la politique sont en train de nous expliquer qu'il faut le démanteler. Et si j'arrive à faire comprendre aux politiques qu'ils doivent avoir les pieds sur terre, être les élus de proximité, s'ils comprennent qu'il faut s'occuper du quotidien des gens, je serai plus heureux et les hommes. Et ensuite, j'espère que nous défendrons ce que nous défendons dans cette élection, la prise des différences.

42:39
Arlette Laguiller

Avec Bruno Maigret, restons maîtres chez nous.

42:44
Bruno A.A. Mégret

Oui, c'est vrai. Il faut rester maîtres chez nous. Il faut nous faire respecter comme peuple et comme nation. Aujourd'hui, c'est tout le contraire. C'est un grand désordre qui s'abat sur le pays. L'insécurité explose. L'immigration est de plus en plus massive. La France s'appauvrit. Les impôts s'alourdissent. Les familles sont bafouées. Les valeurs s'inversent. Et tout cela devant des politiciens interchangeables qui se succèdent sans jamais rien changer. Vous en avez assez. Moi aussi, j'en ai assez. Et c'est pourquoi je suis candidat. Et je vous le dis, ça peut changer. On peut remettre de l'ordre dans notre pays. C'est possible.

Mais pour cela, il faut cesser de voter toujours pour les mêmes. Il ne faut plus se laisser dicter notre vote par les médias ou par les sondages. Il faut voter avec notre cœur, notre intelligence et notre instinct. Moi, j'incarne le renouveau. Je ne fais pas de fausses promesses. Je veux simplement remettre la France à l'endroit. Je vous propose un vrai changement pour assurer le renouveau de la République et de la France.

43:57
Arlette Laguiller

Pour remettre de l'ordre en France, maigret à l'Élysée.

44:09
Invité politique

Mes chers compatriotes, depuis 20 ans, la France ne cesse de reculer tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Elle a perdu progressivement son indépendance et sa souveraineté juridique, monétaire, budgétaire, industrielle et sociale au bénéfice de l'Europe de Bruxelles et du mondialisme. Plus grave encore, l'armée, gage de notre sécurité extérieure, a été démantelée. Une folle politique d'immigration massive a entraîné l'arrivée chez nous de millions d'étrangers du tiers-monde avec des conséquences dramatiques sur le chômage, l'insécurité et le fiscalisme. La police et la justice sont de plus en plus impuissantes et la peur s'installe dans les villes et les villages.

L'industrie, l'agriculture, le commerce, l'artisanat régresse tandis que les charges fiscales et sociales s'alourdissent. La famille est bafouée, l'école est incapable de former les citoyens et les professionnels de demain, leur raquette, la drogue et la violence s'y installent. La corruption règne à la tête de la République, les jeunes, trop souvent sans emploi, désespèrent et les personnes âgées s'angoiscent de leur retraite. Le désordre qui s'installe menace bien sûr d'abord les faibles, enfants, femmes, pauvres, vieux. Il n'est que temps de réagir avant qu'il ne soit trop tard.

Il vous suffit d'écarter les politiciens discrédités, d'élire un chef d'État digne de ce nom pour changer de politique. Pour cela, il faut donner la parole au peuple et le consulter directement par référendum pour réaliser les réformes indispensables. Je me suis engagé solennellement sur un programme de redressement national. Je vous en propose les grands axes. Premièrement, restaurer la souveraineté de la France et lui rendre son indépendance et son unité, lui permettant ainsi de reprendre son rang dans le monde. Dénonciation des traités européens actuels, restauration de l'indépendance monétaire, construction de l'Europe des nations.

Deuxièmement, rétablir l'ordre et la loi par une politique de fermeté et de volonté. Tolérance zéro pour le crime et la délinquance, certitude de la sanction pénale, référendum sur le rétablissement de la peine de mort, construction de prison et de maisons de correction. Troisièmement, résoudre la question de l'immigration, expulsion de tous les clandestins, abrogation du regroupement familial, restriction du droit d'asile, rétablissement des contrôles aux frontières, attribution de la nationalité exclusivement à ceux qui en sont dignes et inscrire dans notre Constitution le principe de la préférence nationale.

Quatrièmement, réduire fortement les impôts et les dépenses publiques en limitant dans la Constitution à 35% du produit national le taux des prélèvements obligatoires, impôts et charges qui en ponctionne aujourd'hui plus de la moitié. Cinquièmement, donner un emploi à chaque Français grâce à nos petites et moyennes entreprises et à leurs salariés en leur donnant les moyens d'assurer leur développement et leur prospérité et de tenir leur place dans la compétition mondiale et enfin de redevenir source de création d'emplois. Sixièmement, faire de la famille une priorité en lançant une politique généreuse en faveur de la natalité et de l'accueil de l'enfant.

Avantages sociaux et fiscaux pour les familles françaises, création du revenu parental et de la retraite pour la mère de famille, préférence nationale en matière de logement et d'allocation familiale. Septièmement, sauver les retraites par le développement de l'activité économique, la relance de la natalité et en donnant aux salariés le libre choix de l'âge de la retraite par répartition et celui d'un régime optionnel de capitalisation.

Huitièmement, défendre la nature et la vie en faisant à nouveau triompher la vie sur la culture de mort et en défendant la véritable écologie qui est protection raisonnée de la nature et des créatures vivantes que ce soit des animaux de compagnie ou d'élevage. Pour une fois, le choix va être clair. Si vous trouvez que tout va bien et que demain cela ira encore mieux, votez Chirac ou Jospin. C'est la même chose. Si en revanche vous craignez pour votre avenir, celui de vos enfants et celui de la France, je suis le seul candidat qui soit en mesure d'être au deuxième tour et de pouvoir ainsi changer la vie.

quelles que soient vos préférences pour un loisir comme la chasse ou une nuance politique, le seul vote utile, c'est le vote Le Pen. Merci. Sous-titrage Société Radio-Canada