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interviewSénat (sur YouTube)· 11 juillet 2025 73 min

Coopération régionale outre-mer : audition de l’ambassadeur pour la zone Atlantique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Chers collègues, nous reprenons ce matin les auditions pour le second volet de notre étude sur la coopération régionale consacrée au bassin Atlantique. Pour ce rapport, nous avons désigné un binôme de rapporteurs, madame Éveline Corbierre Nezo, sénatrice de la Réunion et madame Jacqueline Brigot, sénatrice du Val d'doise que je remercie chaleureusement pour leur implication. Nous accueillons monsieur Arnaud Montré, ambassadeur chargé de la coopération régionale dans la zone Atlantique, récemment nommé puisque vous avez pris vos fonctions, monsieur l'ambassadeur, en mars dernier.

Comme ses collègues pour les autres bassins, monsieur Jean-Claude Brunet pour la zone l'océan Indien que nous avons entendu l'an dernier et madame Véronique Roger Lacamp pour la zone pacifique que nous auditionnerons pour le dernier volet. Vous êtes spécifiquement chargé de renforcer la coopération entre les territoires ultramarins et les États-voisins. Nous vous remercions donc vivement d'avoir répondu à l'invitation de la délégation sénatoriale aux outresemes et de participer à cet échange.

L'insuffisante intégration des outremères dans leur environnement proche déjà observé l'an dernier pour pour les collectivités du bassin indien a conduit notre délégation à se pencher sur les pistes d'amélioration. de la coopération régionale car les défis sont n nombreux et d'envergure. J'en citerai quelques-uns.

La lutte régionale contre le narcotrafic dans les Antilles en Guyanes, les questions transfrontalières, la question des normes européennes et du développement des échanges commerciaux ou encore le suivi des conséquences régionales de la crise haïtienne. Et j'ajouterai aussi le fléau des sargass de l'invasion des des sargass qui touchent tous les territoires de la zone Caraïbe. Nous attendons de vous monsieur l'ambassadeur un panorama des accords de coopération entre la France et les États de la Caraïbe et du bassin nord-amaonien.

Dans quels domaines principaux ont-ils été conclus ? Où faut-il porter les efforts ? Quels sont les grands projets structurants de la coopération dans cette région ?

Nous nous interrogeons aussi sur le rôle que jouent ou pourrai jouer les outremèes français dans la définition et l'animation de la politique étrangère de la France avec les pays voisins. Comment l'enjeu ultramarin est-il intégré à vos réflexions, à votre travail quotidien ? Je vous précise que notre délégation s'est déplacée en Guyan et au Surinam et s'est rendu à Bruxelles car nous défendons notamment l'idée d'une politique européenne de voisinage ultrapériphérique issue d'une proposition de notre précédent rapport sur le bassin indien.

Comme à notre habitude, un questionnaire indicatif vous a été transmis afin de guider nos échanges. Je laisserai nos rapporteurs vous questionner après votre exposé liminaire, puis d'autres collègues poseront à leur tour des questions s'ils le souhaitent. Vous avez la parole monsieur l'ambassadeur.

Merci madame la présidente. C'est à moi de vous remercier de votre de votre invitation car j'ai lu avec beaucoup d'intérêt le rapport que vous avez fait sur le bassin océano indien et je serais heureux de contribuer à votre rapport sur le bassin anti Guyane Caraïbe au sens large Grande Caraïbe puisque c'est un bassin tout à fait riche. Nous avons un nombre de collectivités françaises d'Amérique important et au vu de la qualité de votre premier rapport, je serais vraiment très heureux de contribuer à la rédaction du second.

Comme vous l'avez rappelé, ma nomination est récente de la mi-mars 2025. Dès cette nomination, l'agenda a été extrêmement chargé euh puisque nous avions la conférence de Nice qui se profilait début juin et qui a toujours été vu comme un un rendez-vous très important notamment en matière de lutte contre les afflux massifs de Sargas avec le projet de plan d'action qui avait été évoqué mais tout était à faire en mars dernier. que nous avons pu préparer euh un projet de plan d'action international en interministériel d'abord avec la région Guadeloupe.

Ensuite, je crois que c'est un très bel exemple de partenariat pour répondre à votre question sur comment les nos collectivités françaises d'Amérique peuvent travailler conjointement avec les services de l'État et la diplomatie. Je crois que ce que nous avons fait sur les Sargas en est un bon exemple. et puis ensuite consolider ce plan avec nos partenaires dominicains, costaicains et mexicain pour le présenter pour le présenter à à Nice et ensuite envisager ensemble les suites sur ce dossier sur lequel nous pourrons parler si vous le souhaitez.

Deuxème dossier très urgent, la Banque de développement des Caraïbes puisqu'elle était le retour de la France dans le capital de la Banque des Caraïbes était prévu par le Sium de 2023 et à partir de mars avril, nous avons pu accélérer la concertation entre les ministères pour qu'une lettre des trois ministres, ministre des affaires étrangères, ministre de l'économie et ministre délégué à la coopération au partenariat international comme on dit aujourd'hui euh puisse partir dans les meilleurs d'élèves marqué auprès du secrétariat de la BDC notre souhait de revenir à son à son capital et donc commencer les négociations pour un accord. Il y avait aussi le sujet de la Caricom puisque la Martinique a rejoint la Caricom comme membre associé au sommet de la barbade en février dernier et nous avons un double un double chantier d'abord un chantier interne en France pour faire approuver par le Parlement l'accord sur les privilèges et immunités qui rendra effectif l'adhésion de la Martinique comme membre associé et puis un un chantier avec la Guyane puisque celle-ci peut également rejoindre. C'est une de ses priorités comme l'a confirmé la collectivité territoriale de Guyan lorsque j'y étais il y a un mois.

Euh et donc nous avons obtenu du ministre d'affaires étrangères une lettre reconfirmant euh son souhait que la Guyane comme les autres CFA rejoigne le la caricom comme membre associé et nous devons travailler maintenant la négociation d'un accord en prévision de cette de cette adhésion. Enfin, il y avait la visite d'État du président brésilien en France et plus largement tous les dossiers de transfrontalier avec la Guyane qui était tout à fait important, la commission mixte transfrontalière qui s'est tenue début juin et nous avons pu travailler sur ces sur ces différents aspects. de s'y poser après cette période donc cette prise de fonction et cette période initiale très intense.

J'espère pouvoir avoir maintenant un peu plus de temps pour poser les grands les grands chantiers. Je vois vraiment mon rôle comme un catalyseur interministériel au service des collectivités d'outremè. Je crois que c'était l'ADN du poste quand il a été créé à partir de la loi d'orientation sur l'outremer de 2000.

Et c'est vraiment ce à quoi je vais je vais m'employer. Je me suis déjà rendu en Guyane. Je reviens de Martinique où j'étais avant-hier.

J'ai pu rencontrer le président Chimie et les autres acteurs Martiniquetis. Euh et je leur ai à tous dit que je voyais ce poste comme euh au sein de l'État une porte d'entrée pour soutenir les initiatives internationales qu'il souhaiterait mener et surtout mener la coordination interministérielle ici à Paris parce que c'est un enjeu sur des sujets qui sont souvent transversaux et assez complexes. Il y a beaucoup d'acteurs impliqués et s'il y a pas une tête chercheuse à Paris qui anime cette concertation interministérielle, les choses avancent lentement.

Oui. Alors, ces grands chantiers vont se faire dans la perspective de la prochaine conférence de coopération régionale antiiguyane pour lequel je n'ai pas encore de date puisqu'il s'agit de trouver une date qui convienne à l'agenda de deux ministres. ministre ministre d'État chargé des outres mères et aussi ministre chargé de la des partenariats internationaux et de la francophonie puisque monsieur Mohamed Swelli suit de très près ces questions de politique régionale et je veux dire que c'est un grand appui aussi au sein du ministère des affaires étrangères.

On voit bien quels sont les Mais donc la CRAC se tiendra probablement en fin d'année 2025 en Martinique puisque c'est le cycle qui a été qui qui a été agréé au moment de confier la précédente Krague à Saint-Martin en fait et je crois que ça a été un très grand un très grand succès. Alors quels sont les les grands chantiers ? Ce sont les thèmes que que vous connaissez qui ont d'ailleurs été formulés dans la stratégie de bassin agréé par l'État et les cinq collectivités françaises d'Amérique lors de la craque de Saint-Martin.

Sécurité, environnement, économie et échange humain et culturel. Alors sur la sécurité, on voit bien qu'il y a de nombreuses initiatives, une réorganisation de notre réseau qui est en cours et sur lequel je serai heureux de parler avec vous. Je crois que c'est un de vos centres d'intérêt euh qui répond à une évolution du phénomène des narcotrafic que vous décrivez, des trafics illicites en général puisque les choses sont généralement liées euh puisque pour dire les choses assez à grand trait bien sûr, mais on voit une réorientation des flux des narcotrafics qui allaient d'Amérique du Sud vers les États-Unis vers l'Europe au fur et à mesure que les États-Unis se tournent. vers d'autres drogues, notamment les drogues de synthèse type Fintanil qui conduisent à réorienter la cocaïne vers l'Europe.

Et c'est un sujet majeur sur lequel nous avons de nombreux acteurs impliqués. Il faut trouver une synergie qui est un sujet important. Le depuis plusieurs années, nous évoquons la possibilité d'organiser une conférence régionale de sécurité.

Donc il faut réfléchir à comment maintenant l'organiser, la mettre en place ou quel format, avec quels acteurs. Euh nous avons aussi le programme Alcorka euh que mène le ministère des affaires étrangères des CSD depuis 2015 qui ressemble à ces académies régionales de sécurité qui ont été poussées dans la dans le bassin océan Indien, dans le bassin pacifique mais qui reste encore limité par ses moyens et ses ambitions. Et donc peut-être qu'il y a là euh un chantier important sur lequel travailler.

Ensuite, en matière de sécurité civile, qui est le deuxième pilier de ces questions de sécurité, euh beaucoup est fait déjà, des exercices existent. les forces les forces armées euh les forces françaises aux Antilles et en Guyan s'investissent sur ces sujets, travaille avec leurs partenaires. Nous voulons négocier un accord avec la CDMA qui est l'agence de la Caricom en charge des la question de sécurité civile.

Euh c'est un castet juridique, je dois dire. Mais si nous arrivons à avancer, ça permettra d'avoir un cadre dans lequel développer développer nos actions. Voilà. vraiment très rapidement sur les questions de sécurité, nous pourrons y revenir sur les sujets environnementaux.

Chacun sait que la Caraïbe est une des régions les plus fragiles du monde face aux évolutions environnementales en cours. Les Sargas en sont un exemple. Je crois que nous sommes graduellement en train de passer d'une période où on s'est beaucoup interrogé sur l'origine du phénomène des Sargas et sur la gestion directe des afflux massifs qui avaient comme caractéristique d'être assez irréguliers.

Ils étaient massifs certaines années, moins d'autres années. Maintenant, les choses changent. Les afflux sont à la fois massifs et réguliers comme le montre cette année 2025 qui bat tous les records puisque nous sommes à ce sont des chiffres très difficiles à à évaluer bien sûr mais nous sommes à environ 70 % de masse de sargas supplémentaires qui circulent dans l'Atlantique en ce moment par rapport aux années records de 2022 2023 et je crois que des territoires comme Saint-Martin commencent à être touchés alors que c'était particulièrement euh Martinez aussi particulièrement marquant pour la Guadeloupe et la Martinique qui cette année Euh les images qui arrivent et je l'ai vu en Martinique quand j'y étais avant-hier sont assez choquantes.

Donc il faut qu'on continue notre initiative internationale sur les sargas. Je pourrais en parler plus longuement avec vous. Je crois que la perspective ultime, c'est aussi de renforcer nos efforts en terme de valorisation, d'implication du secteur privé pour essayer de trouver une chaîne de valeur viable qui permett de de qui permett de trouver une solution pérenne à ces afflux massifs qui sont amenés à se à se répéter.

Les sargas, c'est vraiment le dossier le plus visible, je crois, environnemental, mais ils sont très nombreux. La mer des Caraïbes est un écosystème très fragile et donc il faut travailler ensemble sur l'assainissement. Il y a des très beaux projets qui sont menés dans ce domaine par le l'agence de l'eau de Martinique euh sur la préservation du littoral euh sur euh et des problématiques montantes comme les brumes de sable qui sont un sujet sur lequel nos compatriotes euh des Caraïbes euh euh sont de plus en plus alertés et voi les conséquences pour leur environnement et pour leur santé.

Sur le sujet économique, vous l'avez très bien souligné madame la présidente, il y a une vraie réflexion à mener sur les raisons de l'isolement de nos collectivités françaises d'Amérique dans leur environnement régional. Euh c'est une approche multifacteur qui est absolument essentielle. La question logistique est clé mais nous pourrons y revenir plus en détail mais les liaisons restent et peut-être que c'est malheureusement le la structure sur lequelle il faut travailler mais reste un passage des marchandises par l'hexagone avant d'être dispatché vers d'autres destinations.

Les lésions aériennes sont difficiles. Donc pour tout ce qui est promotion des services euh il y a un sujet tout à fait tout à fait majeur. toutes les prestations intellectuelles que nos compatriotes que nos entreprises basées à la Martinique, à la Guadeloupe, en Guyane peuvent fournir euh euh nécessite des connexions aériennes meilleures.

Euh il y a un sujet de norme que vous avez évoqué, je pourrais y revenir plus en détail. Euh et puis il y a un sujet de compétitivité qui est qui qui est qui doit être qui doit être nécessairement prise en compte. Enfin, sur les échanges humains et culturels, je crois que nous avons et j'en parlais avec le vice-président de l'université des Antilles basé à Fort de France.

Nous avons encore beaucoup à faire sur tout ce qui est attractivité étudiante notamment. L'attractivité étudiante, c'est important parce que si elle est bien calibrée, c'est aussi un facteur d'immigration, immigration qualifiée et j'y suis particulièrement sensible comme ancien chef de service des visas au ministère de l'intérieur. Euh et donc nous pouvons travailler travailler sur ces dimensions pour des territoires, je laisse la Guyane de côté, pour des territoires qui auront une question démographique avec un vieillissement de leur population et un besoin notamment de de service de santé et nous devons réfléchir à moyen terme à comment répondre à ce besoin.

Voilà, en quelques mots, madame la présidente, quelles sont mes priorités ? que sont, je crois, les priorités de tous les acteurs investis sur la coopération régionale dans la zone. Il y a plus largement peut-être un moment à saisir parce que euh cette plusieurs évolutions sont en cours dans cette zone caribéenne.

D'abord, je crois une plus grande acceptabilité de la diversité de cette zone. Nous le voyons à la Caricom qui a longtemps été une enceinte très anglophone et qui est maintenant intéressée. Je crois que la présidente de la CARCOM actuelle, madame Mia Motel, l'a dit au président de la République quand ils se sont vu en marge de Nice, il y a vraiment un intérêt pour développer les liens avec toute la Caraïbe francophone et des opportunités à saisir pour nous dans cette dans cette organisation régionale et dans les autres puisque le CO a également des programmes tout à fait intéressants pour la promotion du français.

Je crois que le fait que Saint-Martin a rejoint le CO est très positif, donne que alimente cette impulsion. Euh et puis il y a un retrait américain ou tu quoi une relation qui est plus complexe avec les États-Unis, même de la part des acteurs de cette zone comme la République dominicaine qui sont proches traditionnellement des États-Unis. ce qui ouvre un espace peut-être pour proposer essayer de reprendre l'intuition qui avait été celle du sommet France Caraïbe il y a à peu près un peu moins de 10 ans.

En tout cas pour essayer de voir quelle proposition peut être faite au pays caribéens pour une initiative commune avec la France et avec l'Union européenne qui sont ses ses grands partenaires. Comment est-ce que nous pouvons organiser tout ça ? C'est ce à quoi je suis en train de de réfléchir pour porter ce message ce message politique fort.

Voilà. Et après cette intervention liinaire plus long que ce que j'aurais voulu, je suis vraiment à votre disposition pour répondre à à toutes vos questions. Pardon.

Merci monsieur l'ambassadeur. Je vais sans plus tarder laisser la parole à notre collègue. C'est qui veut débuter ?

Jacqueline Stache Brigot. Merci monsieur l'ambassadeur. Donc j'ai bien noté que vous êtes arrivé récemment, vous avez déjà fait des déplacements et que tout reste encore à construire et à faire.

Mais je voulais revenir sur deux trois petits sujets parce que on a fait un déplacement nous il y a pas très longtemps Guyan Surina mais je voulais revenir sur deux sujets. Vous avez abordé un sujet important le narcotrafic c'est vrai que c'est un vrai sujet pour ce bassin des Caribes. On voit bien que et la Guyane est confrontée aussi à ça et je pense que c'est vraiment un des sujets pas le sujet majeur mais un des sujets importants et et peut-être on y revenir mais est-ce que vous pensez enfin voilà quelles sont les pistes d'amélioration de cette coopération sur ce bassin sur la lutte contre le narcotrafic pour nos pays notre pays mais au sens large du terme c'est métropole métropole et territoires ultramarin je pense que c'est les dégâts sont divers. avec les conséquences sont diverses aussi mais elles sont en grave et et l'avenir de ces territoires ultramarin peut aussi en dépendre.

Mais il n'y a pas que le narcotrafice. Il y a aussi, vous l'avez pas abordé mais je pense que vous l'avez suggéré, le gros problème de la pêche illégale. Je pense que on ne peut pas faire abstraction de ce sujet de leur paillage en particulier pour la Guyane.

Je vais peut-être poser une question qui bouscule mais la place de la Chine sur ce sujet là en particulier sur la la pêche illégale et leur paillage, euh la place de la Chine n'est pas nodine. On le sait, on l'a vu, on l'a constaté. Je pense que tout le monde le sait.

Il va bien falloir le poser un jour de manière très claire. Je ne sais pas ce que vous en pensez. Après sur les sujets un peu géopolitiques entre la Guyane et Surenam, on a un sujet de frontière.

Euh il y a un certain nombre d'actes qui ont été posés qui n'ont pas été signés par la France mais pas signés par le le le Surinam. Je sais pas est-ce que vous avez pu aborder ou réfléchir sur ce sujet. Il y a des élections récentes qui ont eu lieu au Surinam.

Le président a changé, c'est une présidente. Est-ce qu'on peut espérer que enfin cette partie de la frontière pour lequel il y a eu un accord entre Suréname et la France puisse aboutir ? Il en restera encore un petit bout mais en tout cas ça serait quand même intéressant de savoir si on peut enfin acter cette frontière.

Et puis une autre question, c'est euh en matière de transport, je pense que c'est important aussi de l'aborder que ce soit aérien ou maritime, on a effectivement un sujet sur les déchets, euh les échanges agricoles. Est-ce que vous pensez est-ce que à votre avis des projets de coopération sont en cours ? Et si des projets sont bloqués, est-ce que on a abordé ou imaginé les blocages normatifs budgétaires et diplomatique qui peuvent se poser sur ce transport aérien ou maritime ?

Parce qu'on voit bien que quand même on n pas l'impression que tout ça fonctionne bien et ces territoires ont quand même tous intérêt à à fonctionner correctement sur ces sujets-là. Voilà, je voulais pas monoper la parole, mais je pense que voilà sur ces sujets là, il y a il y a vraiment un enjeu rapide, des enjeux rapides à poser pour l'avenir un petit peu de de ce bassin globalement qui peut-être vu l'extérieur, moi qui ne suis pas ultraïenne puisque je suis d'ici, on a l'impression qu'il y a énormément de blocages et ça fonctionne pas bien ensemble alors qu'il y a un potentiel et une richesse importante sur ces territoires et qu'il y a des clés certainement à et et à à trouver pour que ça fonctionne mieux. Vous avez tout à fait raison, madame la sénatrice.

Si on prend les questions de sécurité, il y a quand même beaucoup qui a été fait. C'est un sujet qui a été largement balisé, notamment s'agissant de la Guyane et nous avançons au rythme de nos partenaires. Si jamais je pense pas que côté français, il y ait eu un déficit de mobilisation.

Non non, absolument pas. Mais je Oui oui oui. Donc nous avons créé un centre de coopération policière avec le Brésil.

Nous avons créé un centre de coopération policière et douanière avec le Surinarre. Euh nous avons ces commissions mixes transfrontalières avec le Brésil, les conseils du fleuve avec les les Surinam et les Brésilien à chaque fois pour essayer d'aménager le plus possible euh ces frontières qui est la plus longue frontière terrestre de la France et essayer d'évoquer les grands enjeux. Parmi ces grands enjeux, il y a des questions de sécurité que vous avez mentionné, notamment leur paillage qui est vraiment un fléau euh par le c'est surtout les préjudices environnementaux que pose le déversement du mercure dans ces dans ces fr dans ces fleuves qui sont fragiles. et puis aussi un préjudice pour la France puisque c'est quand même l'exploitation de ces réserves minières de façon illégale sur il y a une question sur les dialogues de sécurité donc un certain euh nous n'avons pas encore la structure permettant un dialogue approfondi sur ces sujets sur une base régionale.

Nous avons des dialogues bilatéraux qui sont plutôt de qualité avec le Surinam, avec le Brésil. La DGRIS du ministère des armées a développé une initiative intéressante de dialogue stratégique sur le plateau des Guyan qui se tient à peu près chaque année et qui permet des échanges d'informations qui sont des renseignements déclassifiés. Euh mais nous n'avons pas encore de dialogue proprement politique sur ces questions et c'est quelque chose à laquelle il faut qu'on se qu'on s'attelle.

Mon idée euh est d'utiliser les CRAGS pour faire venir plus de partenaires étrangers après toute une période où les Kragu ont été très très productives. Elles ont permis beaucoup d'échanges d'information entre collectivité territoriale d'Amérique entre nous pouvons peut-être passer à une phase où elle serait plus opérationnelle euh et plus ouverte sur l'environnement puisque c'est quand même une dépense importante. ces conférences de coopération régionale et donc si nous pouvons les utiliser pour mener des projets concrets avec des partenaires étrangers, faisons-le.

En tout cas, c'est les propositions que je vais faire à mes deux ministres de tutel et et donc nous pourrions utiliser la prochaine en Martinique pour avancer sur ce dialogue de sécurité proprement antille. Euh et puis la suivante qui a lieu en 2026 pour avancer sur un dialogue de sécurité plateau d'aiguillane puisque celle-ci aura lieu à Cayenne et nous allons voir comment peut-être utiliser ces deux occasions pour promouvoir des des dialogues des dialogues de sécurité pour chacun de ces deux questions qui sont liées mais ça reste quand même des dynamiques un peu spécifiques. Il y a d'une part la le Brésil, la Guyane, le Surinam avec cette question de leur paillage qui a lieu massivement au Surinam mais qui est surtout des nationaux brésiliens.

Oui, juste pour me permettre sur leur paillage et l'or, il y a il y a un vrai sujet, vous l'avez rappelé, il nous vole notre or, il nous laisse le mercure si je un peu de manière primaire. Il y a un vrai sujet quand même et on l'a posé de manière un peu pour bousculer les choses. C'estd que le l'or part au Surinam acheté par les Chinois sans traçabilité.

Il y a un vrai sujet, c'est celui-là aussi. Alors, je sais bien que c'est pas nous qui allons le régler, mais il y a quand même un sujet à poser au Surinam, c'est que voilà, les Chinois repartent avec notre or parce que c'est le sujet quand même sans traçabilité. Donc voilà, je sais bien que c'est pas nous qui allons écrire les règles du Surinam, mais il y a peut-être des choses à poser avec notre coopération avec le Surinam quand même qui nous prend beaucoup de choses, qui nous donne pas beaucoup de choses, c'est pas le sujet.

On peut aider, on peut favoriser. On a quand même un problème à la frontière avec le Surinam parce que quand on y voit, c'est un petit maillotte hein quand même, il faut juste le dire. C'est une réalité.

Donc tout ça fait que ça déstabilise aussi euh une partie de nos territoires. Donc c'est c'est voilà et vraiment je reviens sur la pêche illégale, il y a des conséquences environnementales et des conséquences écologiques et des sur nos fonds marins qui sont dramatiques sur cette frontière-là au nord. Donc je pense qu'il faut qu'on voilà c'est c'est quelque chose qui qu'il faut peut-être poser aujourd'hui parce que c'est pas à mon avis les conséquences elles vont être rapidement dramatiques.

Absolument. Il me semble. Absolument.

Je je j'allais d'ailleurs à votre question sur la Chine. Euh donc sur la Chine, sur la Chine euh pour l'instant les efforts ont porté et je crois de façon assez habile, et je le dis d'autant plus que j'étais pas à la manœuvre à ce moment-là, mais euh par des études académiques via des centres de recherche comme le comme la fondation pour la recherche stratégique qui a commencé à faire un rapport qui est public en réalité euh et qui commence à dire les choses par leur nom euh notamment notamment sur les approvisionnements en mercure dans la zone, l'absence de traçabilité sur le suivi du mercure et puis comme vous le dites l'absence de traçabilité sur les exportations d'or et cetera. Et c'est un point qui est important parce que je crois que le rapport le dit lui-même.

Euh euh l'ambassade de Chine à Paris lit absolument tout ce qui sort de de toutes les structures et qui peuvent concerner la Chine d'une façon ou d'une autre. Et donc ils ont forcément une indication que ce sujet commence à être dans le viseur des autorités françaises. Et c'est une première manière de dire aux Chinois que quelque chose doit se faire et de documenter aussi la situation parce que on est efficace pour évoquer un sujet que si jamais on a un dossier très solide pour montrer pour montrer les choses.

Voilà. Donc cette question de leur paillage est importante. Il y a aussi des efforts en cours et très fondamental.

Il y a aussi des efforts en cours avec le Brésil afin de pouvoir faire des patrouilles conjointes et pas seulement coordonnées. Donc ça c'est un sujet qui est qui est important. Et je crois que ces questions de sécurité aussi sur la question des visas a vraiment été au cœur de la de la feuille de route bilatérale qui a été adoptée lors de la visite d'État du président de la République au Brésil en 2024 et puis ensuite lors de la visite retour pardon de prendre ce terme du du président brésilien à Paris.

Euh mais je crois que sur ce sur ce dialogue de sécurité, c'est quelque chose sur lequel nous voudrons faire porter l'accent et je serai d'ailleurs très très intéressé par les préconisations que fera la délégation parce que tout est à construire. Euh c'est un dialogue aussi que nous devons avoir sur les sujets environnementaux. Euh nous cherchons à nous rapprocher de l'OTCA, l'organisation du traité de la de la coopération amazonienne.

J'ai rencontré le secrétaire général de l'OTCA quand j'étais à Brasilia. euh il y a quelques mois. Euh nous voulons nous rapprocher de cette organisation mais voilà le il faut bien voir quelle est la position du Brésil qui a tendance à segmenter dans des dialogues bilatéraux.

La question de sécurité est un peu peut-être un peu plus réticent sur tout ce qui est régional mais nous pouvons travailler avec les Brésiliens sur cette question. Sur la pêche illégale, j'ai bien pris votre point. Euh c'est un sujet absolument tout à fait important et beaucoup évoqué sur place et qui pose la question aussi de à la fois de nos de notre marine et l'utilisation de nos forces et pour faire respecter les en général et puis aussi la question de la reconstitution des flottes de pêche dans les collectivités d'outremè dans le territoire d'outreem qui est un sujet en soi sur lequel la DGOM est pleinement mobilisée. et qui a un aspect européen absolument majeur.

Euh s'agissant du Surinam comme vous l'avez dit, alors je n'y suis pas encore allé, j'ai préféré quand je suis allé euh j'ai préféré faire le le flanc brésilien, donc Brasilia Cayen et Saint-Georgeoc où il y a beaucoup de sujets. C'est vraiment très important puisque de l'autre côté de la frontière, il y a aussi des projets d'exploitation de champ de pétrole qui pourraient faire que la cette partie brésilienne de l'État de la MAPA qui est actuellement assez assez pauvre pourrait se transformer en une zone beaucoup plus riche avec tous les problèmes aussi que que que qui peuvent apparaître en cas de boom économique lié à l'exploitation pétrolière. donc et qui peut avoir un potentiel de déstabilisation aussi pour donc la partie Saint-Georg.

Euh néanmoins, donc je ne suis pas allé au Surinaussi parce qu'il y avait les élections et que nous attendons euh un peu la manière quelles sont les orientations de ce futur gouvernement issu de ces élections du 25 mai. Euh la la donc la présidente vient d'être élue, elle a réussi à trouver sa majorité des 2 tiers à l'assemblée sur une amèse. Pour avoir cette majorité, elle doit s'appuyer sur certains partis dont on sait qui ne sont pas favorables à la coopération avec avec les partenaires étrangers en général et l'Union européenne, les Européens en particulier pour toutes sortes de raisons.

Le parti historique de la présidente lui-même vient d'un d'orientation qui n'était pas spontanément favorable à la coopération internationale, même si une fois au pouvoir, je crois que les autorités surames vont forcément voir que cette coopération est essentielle pour le développement du pays. développement qui va connaître des évolutions futures avec les grands projets de d'exploitation pétrolière. Il faut bien voir que le calendrier est très resserré.

On parle des premières exploitations pétrolières dès 2027 et donc les choses risquent d'aller vraiment très très vite au Surinaram et nous devons encore voir comment tout ça va se mettre ensemble. Euh je sais que notre ambassadeur sur place, Nicolas Lacosse, fait un travail, vous l'avez sans doute rencontré, remarquable euh pour baliser le terrain. Il a parlé à toutes les parties de façon à surtout ne pas nous faire enfermer dans une relation bilatérale avec l'ancien président.

Euh et donc nous allons voir comment les choses vont pouvoir se faire sur l'accord frontalier dont vous parlez. Euh notre position est constante. Nous n'allons pas parler du dernier tiers avant que soit ratifié le l'accord sur les deux premiers tiers.

La partie la moins contestée dirons-nous. Euh il faut savoir que la présidente elle-même s'était exprimée contre cet accord mais dans un contexte de politique intérieure sur une amèe. Peut-être que les choses se se présenteront différemment dans les prochains mois.

Mais c'est quelque chose que nous suivons avec beaucoup d'attention. De manière générale, le Surinam est vraiment un partenaire tout à fait important et je crois que le ministère des affaires étrangères le montre en nommant des ambassadeurs très gradés comme Nicolas de la Coste dans ce pays qui n'était pas vraiment sur la carte il y a même quelques années. Donc je crois qu'on peut saluer plus largement sur l'ensemble de la zone. quand même je suis pas là pour distribuer des bons points à mes collègues mais euh on a quand même des ambassadeurs et ambassadrice de très grande qualité qui qui sont nommés qui ce qui reflète ce qui reflète l'adaptabilité aussi de du ministère des affaires étrangères.

Voilà, je le soulligne devant les sénateurs. Euh sur le transport aérien et maritime, les déchets, les échanges agricoles, transport aérien et maritime, je crois que la la DGAC fait vraiment son maximum euh depuis quelques années. Il y a vraiment une impulsion nouvelle qui a été donnée depuis 2 ans pour simplifier la conclusion d'arrangement administratif avec ces pays.

Jusque-là, on attendait de faire des accords aériens en bonnet du forme. Les choses prenaient des années et maintenant la DGSC procède par des arrangements administratifs qui doivent ensuite se consolider dans des accords aériens. Mais ça nous permet d'avancer rapidement avec ces pays.

Elle vient d'en conclure un avec la barbade. Elle a conclu toutes sortes d'accords euh avec différents euh différents états de la zone. Je pourrais vous transférer la liste si votre si c'est utile au travail de votre délégation, mais il y a vraiment un effort qui est engagé de de ce point de vue-là.

Maintenant, une fois qu'on a signé les accords, ça veut pas dire que la ligne aérienne apparaît immédiatement parce que derrière, c'est quand même des logiques privées, ce qui est tout à fait respectable. Et donc il faut voir comment nous pouvons simplifier, créer les incitations pour développer ces lignes aériennes et une plus grande connectivité dans la zone qui reste défaillante et même parfois en recul parce que nous beaucoup d'efforts avaient été mis dans le développement de liaison aérienne avec Saint-Domingue notamment avec la République dominicaine mais l'opérateur privé a ensuite décidé de fermer sa ligne parce qu'elle n'était pas rentable selon selon ces projections. Nous avons eu aussi des difficultés avec le Surina puisque les compagnies aériennes suramaises ont été mis sur la liste noire de l'Union européenne et ça a créé une ça a fermé la ligne sur lequelle nous fondions tant d'espoir pour développer la connectivité aérienne de la Guyane.

Maintenant, je pense que nos compatriotes de Guyan sont contents aussi de savoir que quand ils prennent un avion, celui-ci est sûr et donc il faut essayer de de mettre ensemble toutes ces toutes toutes ces tous ces objectifs et toutes ces contraintes. Il y a quand même des aspects importants, je crois, à travailler, mais là encore, c'est un sujet sur lequel je commence à mateler, donc je pourrais sans doute vous en parler plus en détail dans quelques mois, mais sur les contraintes européennes en matière d'État, la possibilité de conclure des contrats sur plusieurs années avec des pertes lors des premières années et des anticipations de bénéfices futur, bref, toutes sortes de d'instruments qui sur lequel le droit européen nous contraint quelque peu et sur lequel il Il faut il faut travailler pour les déchets. Tous les acteurs locaux citent la convention de balle comme un obstacle pour l'exportation de déchets alors qu'il y aurait peut-être des coopérations à trouver.

Même si c'est pas complètement évident parce que le coût du transport maritime est tel que on peut vraiment se demander si le recyclage de déchets dans d'autres territoires où les normes seraient peut-être moins contraignantes et vraiment une perspective crisible. C'est pas complètement évident. La même question se pose sur les Sargas par exemple puisque est-ce que la valorisation de Sargas qui serait collecté au large de la Guette Loupé de la Martinique dans des états comme la Grenade qui serait quelque chose d'envisageable ?

Je suis pas sûr qu'il y a une logique une vraie logique économique derrière compte tenu du coût très important de transport de ces déchets ou de ces sargas vers un un état tiers même proche comme la Grenade par rapport au Saint-Lucci par rapport par rapport à nos collectivités. Mais là encore, il faut mettre autour de la table autour de la table un nombre assez important d'acteurs. Euh on en revient à la question que vous posiez, madame la présidente, c'est-à-dire que il y a vraiment un sujet de coordination interservice interministériel qui est majeur sur des sujets comme celui-ci.

Donc sur les déchets, il y a des choses très intéressantes qui sont faites à l'échelle du bassin, le programme interregèg financer des coopérations, mais on est plutôt sur l'échange de bonnes pratiques, la circulation d'information sur les technologies, ce qui est clé hein parce que on découvre que la meilleure manière de répondre à ces sujets environnementaux, c'est de développer des petites structures euh le plus possible dans des et les plus robustes possibles et les moins chers possibles et surtout des solutions qui demandent une maintenance faible parce que on se rend compte que les équipements avec une maintenance lourde derrière ne passe pas la barre des des années. Il faut le prendre comme une réalité. on peut espérer développer les capacités administratives euh financières qui permettent à nos partenaires étrangers de maintenir en l'état des équipements.

Mais la réalité profonde, c'est que plus nous arrivons à développer des petits équipements avec une maintenance légère derrière et et plus nous apportons des solutions concrètes au au sujets environnementaux dans la Caraïbe. Je prends l'exemple de ce très beau programme Caribsa Carisam Carisan pardon qui a été développé par l'agence de l'eau de Martinique qui est vraiment un projet important. on est sur des des enveloppes à à 8 millions d'euros.

Enfin, ça commence à devenir vraiment quelque chose d'important. Mais c'est le développement de système de filtration par les plantes pour le l'assainissement. Euh pas tout à fait individuel mais collectif ou semi-ollectif.

Et voilà, il propose des solutions concrètes euh pour des partenaires qui sont vraiment dans des situations difficiles type Cuba euh et la multiplication de ces petites solutions euh peut vraiment avoir un effet d'après les projections faites par cette agence de l'eau sur les pollutions au sein de la mer d'AC Caribbe qui est vraiment très très fragile là-dessus. sur les échanges agricoles, on est aussi on est aussi beaucoup dans des dans des échanges de bonnes pratique, modernisation sur la bioagriculture et cetera. Il y a un très beau programme qui avait été mené entre 2021 et 2024 par LINRA Guadeloupe sur financement interregèg sur ces échanges de bonnes pratiques avec un volet aussi scientifique qui était mené par le CRADE. euh qui est vraiment un très bel acteur.

Je sais pas si vous avez prévu de leur parler bien sûr, c'est moi je suis toujours frappé de la qualité des projets qui sont menés. J'avais eu la chance avant ces fonctions de m'occuper le mise affaire étrangère. Je barre m'avait demandé de son envoyé spécial pour la coordination de l'aide internationale sur Mayotte après le cyclone.

Et là, on voyait aussi tout ce que le CAD fait dans la zone qui est tout à fait important. Donc c'est un très bel acteur, je trouve, de notre action euh scientifique et diplomatique. Euh alors après, il y a la question de nos échanges agricoles, mais on en revient à la question des échanges économiques au sens large et je pourrais y revenir si c'est un sujet qui qui vous qui vous Merci Éveline Corbiazo.

Merci. Merci monsieur l'ambassadeur pour vos réponses parce que finalement j'avais des questions qui euh qui qui soulevaient les les les sujets que vous venez d'évoquer évidemment sur la question des échanges agricoles euh aussi euh sur la question des déchets et finalement la nécessité malgré tout euh si on veut aller vers de la coopération régionale de protéger euh les consommateurs français ultra marin et euh et et donc moi si vous voulez deux questions. D'abord sur le rôle de l'Europe, vous l'avez évoqué, il a on a l'impression que c'est beaucoup plus bloquant.

Or, on sait que de d'importants financements enem euh proviennent de l'Europe à travers il y a le FADER, il y a aussi le Feder et les fonds interrègles. Et euh finalement euh aujourd'hui, l'Europe, elle se positionne plus enfin comme un acteur important dans la protection de l'environnement aussi. Et comment est-ce que vous voyez la coopération régionale et à travers le le le soutien de l'Europe dans la mise en œuvre de stratégie de plan stratégique où chacun aurait sa place ?

Et sur le bassin atlantique et là j'en viens à ma deuxième question, on est sur des états notamment le Brésil des États importants. Quels sont les programmes ? Et puisque quand on parle d'échange humain et d'échanges culturels, il faut aller poser des bases bien en amont de de du volet opérationnel, j'ai envie de dire.

Donc quels sont les programmes éducatifs et pédagogiques euh qui pourraient émerger et finalement euh construire et mettre en œuvre des véritables filières pour que on soit pas sur du one shot ou des accords qu'on écrit aujourd'hui sans véritablement des des hommes et des femmes qui s'impliquent et qui s'engagent sur une voie pérenne de coopération pour que les liens tiennent finalement au-delà de des choix politiques pris par les États comme on le voit en ce moment au Surinam par exemple. Euh moi je sais, bon je suis sénatrice de la Réunion, je sais qu'on a un seul professeur de portugais à la Réunion euh dans l'académie et euh et on ambitionne de de de travailler avec par exemple le Mozambique mais avec un seul professeur de portugais, on est loin d'arriver à des échanges fluides avec un état comme celui-là. Donc qu'est-ce qui est et l'enjeu est encore plus important, il me semble en Guyane, mais aussi sur toute tout le bassin atlantique.

Donc donc voilà comment est-ce qu'on peut embarquer les États-voisins sur des programmes de développement et d'échange pour appuyer des opérations commerciales économiques mais qui tiennent compte de l'environnement de la santé des populations avec l'Europe et aussi notamment dans nos écoles nos écoles françaises ultramarines. Merci. Vous avez tout à fait raison madame la sénatrice.

L'Europe est un acteur tout à fait important. Euh d'abord par ces financements, d'abord par ces financements, pardon, je dis mais de de ce que j'envoie sur mon territoire, on ne le on ne le voit qu'à travers ces financements et et c'est peut-être ce qui manque. C'était c'est exactement c'est donc c'était la première partie de ma réponse qui en appelle une deuxième.

Donc sur les financements effectivement l'Europe fait beaucoup fait beaucoup. Elle est assez en silo. Euh donc la DG régio fait sa politique régionale, la PAC fait sa politique agricole et la DG INPA fait sa politique d'environnement enfin de pas d'environnement mais de de sa politique pas étrangère mais de coopération.

Euh alors sur la sur les fonds structurels européens, ils sont assez généreux avec l'autre mer, vraiment très généreux. Rien que le programme interregèg, c'est vraiment beaucoup beaucoup d'argent. 60 millions d'euros pour le programme interregèg Caraïbe, un peu moins de 10 millions d'euros pour le programme Interreg Amazonnie.

Donc le premier géré par la autorité de gestion, c'est la région Guadeloupe et le deuxième c'est la collectivité territoriale de de Martiniic. Euh ce sont des fonds qui sont qui sont vraiment importants. Le fed d'air est généreux.

Il y a beaucoup beaucoup d'argent européens pour aider. Même chose pour la pour la Pâque, le fond Poseille, même si euh bon, il y a il y a toutes sortes de questions, mais là je suis pas le mieux placé dans l'État pour en parler sur la manière dont les filières sont faites, vu la prédominance de la filière banane et de la filière canne canne à sucre. Euh euh voilà, mais là vraiment il y a à l'outre mer au ministère de l'agriculture euh des gens très dont c'est le métier, dont c'est la passion, je veux dire, qui peuvent vraiment vous parler beaucoup mieux que moi de cette de ces questions.

Et juste pour signaler que la PAC dans nos collectivités françaises Amérique telle qu'elle est construite aujourd'hui n'est pas vraiment axé sur la coopération régionale parce que on est vraiment dans un flux banane vers l'Europe, can vers l'Europe. Voilà. Donc après, ce sont des des questions vraiment très politiques à voir comment ceci doit se doit se faire.

Mais là euh euh mais c'est pas à travers les sujets agricoles qu'on a beaucoup de margem financière côté européen pour développer la coopération régionale. Et puis il y a ce que fait la DGIBA. Je me suis rendu à Bruxelles assez rapidement parce que je trouvais qu'il était vraiment fondamental de nous coordonner pour que la place des outresemères français soit vraiment prise en compte dans l'action de la DG pas.

On se retrouvait dans une situation un peu absurde. C'est anecdotique mais c'était quand même je crois symptomatique où la DG INPA organisa une grande conférence sur les Sargas à Bruxelles le 8 juin alors que nous étions tous à Nice pour porter un plan d'action international du 6 au 13. Donc c'est ça n'allait pas.

Donc je me suis rendu à Bruxelles, rencontrer le directeur de la DG par en charge des Amériques et des outresemes euh après notre dialogue, mais je pense aussi pour d'autres raisons parce que leur conférence devait prendre un peu l'eau, mais cette conférence a été reportée au 8 octobre, mais au moins on s'est pas retrouvé dans une situation où les acteurs recevaient des invitations sur des événements sargas de part et d'autre. Et nous devons nous voir le 18 juillet avec une réunion assez approfondie. Je je réunirai tous les acteurs des différents services de l'État concernés pour de nouveau rencontrer la DGPA qui vient à Paris pour parler notamment des Sargas et comment nous coordonner sur les sargas et sur perspective de valorisation que nous que nous évoquions.

Donc la DG pas, elle finance pas beaucoup de beaucoup de choses avec un accent force mis sur les sargass parce que elle a bien compris que c'était une problématique régionale majeure et aussi une porte d'entrée vers les États de la pour intéresser les États de la Caribe aux relations avec l'Union européenne. Elle finance aussi d'autres d'autres d'autres actions dans le domaine de l'environnement. Et puis elle a ce programme important qui s'appelle Elpacto, assez juste, qui vise à faire du renforcement de capacité dans la lutte contre les trafics illicites, les narcotrafic et dont nous nous efforçons qu'il prennent davantage en compte euh la présence des RUPES et notamment des collectivités françaises d'Amérique puisque actuellement El Pacto, c'est un peu une logique de guichet, c'est-à-dire si les États tiers se montrent intéressés à une coopération, l'Union Union européenne les accompagne et prévoit des financements derrière.

Euh il est important, je crois que les Étatsm peut-être plus leur mots à dire sur la manière dont sont fixés les priorités pacto. Même s'il faut bien voir que pour la DGNPA, ça signifierait un renversement de perspective parce que eux ont beaucoup théorisé le fait que la demande devait venir de l'état tiers parce que ça fait partie un peu de leur concept structurant que c'est pas à la DG pas ou à l'Europe de dire aux états tiiers ce qu'ils doivent faire. Et donc voilà, il y a même du point de vue conceptuel, il y a une dialectique à trouver, mais je suis sûr qu'on va la la trouver.

Voilà, à peu près, c'est vraiment un grand trait ce que fait ce que fait l'Europe dans la zone. Je pense que votre idée d'avoir un plan stratégique avec l'Europe est tout à fait fondamental pour essayer d'intégrer nos CFA dans la réflexion globale. En tout cas, moi c'est ce que j'ai dit déjà une pas sur les sargas, c'est qu'on allait pas continuer comme ça à pardon à avoir de avoir des actions d'un côté et puis de de l'autre.

Après ça sont les c'est la perspective financière mais il y a un vrai sujet sur l'articulation du marché européen et de l'insertion régionale d'un point de vue d'un point de vue économique. Et je voilà, je crois que l'idée que l'idée que nous voudrons pousser, c'est peut-être d'avoir un une révision périodique menée par la Commission européenne qu'il faut bien intéresser au sujet parce que je pense que des directions générales comme la direction générale du commerce, la DG Trade a a vraiment beaucoup de sujets de préoccupation. Je suis pas sûr que les RUPES soient vraiment au cœur de son action et donc il faut qu'on arrive à trouver le moyen de d'obliger entre guillemets la commission à s'intéresser au sujet euh sur une base régulière.

Juste sur ce sujet là, si vous me permettez, monsieur l'ambassadeur, en fait, on s'aperçoit quand on on travaille sur ces sujets que l'Europe, d'abord la France est le seul pays européen à avoir autant de territoires ultramarin et dans le monde. Les autres pays n'en ont quasiment plus ou pas du tout ou n'en ont jamais eu. Et donc en fait l'Europe, elle s'est construite avec l'Europe ici quoi sans nos territoires on s'en aperçit à chaque fois qu'on bouge et à chaque fois qu'on réfléchit.

Donc en fait, on applique nous des règles qui s'appliquent pas dans nos territoires. Alors, on va voir le Mercure va avoir des conséquences dramatiques sur des populations chez nous, mais en même temps, on les empêche d'aller acheter, par exemple, de la viande au Brésil euh parce que elle correspond pas exactement à nos normes alors que ça fait 5 générations commence viande au Brésil en Guyane. Donc c'est le sujet, on s'en aperç moi à titre personnel, je je réfléchissais pas à ça avant de l'avoir vu, mais on s'aperçoit qu'on applique dans ces territoires des règles qui sont totalement en décalage avec la réalité.

Ça veut pas dire qu'il faut mettre en danger nos populations en disant bah faites ce que vous voulez que vous voulez avec n'importe quoi. Mais on pourrait alléger les choses en tout cas tenir compte et l'Europe doit tenir compte que la France elle a des territoires ultramarins. C'est la seule qui est à travers le monde avec et et et l'Europe n'en tient pas compte du tout. du tout et c'est pas facilitateur monsieur l'ambassadeur.

H merci. Voilà monsieur si vous permettez comme il nous reste vraiment très peu de temps, je vais laisser la parole à notre collègue Anque Petrus. Après je terminerai et on vous enverra un deuxième questionnaire parce que c'est une audition vraiment très passionnante et il y a beaucoup de questions qui se génèrent au fil de l'audition.

Merci madame la présidente de me donner la parole. Merci à monsieur l'ambassadeur pour votre présence et vos réponses. Euh je me prends à espérer et je me dis puisqu'on est allé jusqu'à nommer un ambassadeur chargé de la coopération régionale, ça veut dire qu'on a enfin compris qu'il y avait une très belle carte à jouer et qu'aujourd'hui nous avons un repère, nous avons un nom, nous avons quelqu'un vers qui nous pouvons nous tourner.

Cette coopération est indispensable déjà pour la France. Parce que je reste persuadé, mes collègues l'ont dit avant moi que la France a toute sa carte à jouer. La France ne profite pas assez de ces territoires ultramarins et de la proximité de des voisins de ces territoires là et de la richesse que ce soit de nos territoires et des territoires qui sont à proximité et de tout ce que nous pouvons faire ensemble pour résoudre pas mal de situations.

Maintenant, je vais revenir en tant qu'él Saint-Martin. Je suis particulièrement sensible à l'enjeu de l'intégration régionale des outremères, notamment dans des domaines prioritaires comme la santé, la formation professionnelle, la transition énergétique et cetera. Malgré des accords cadre existants, les coopérations concrètes peinent encore à se structurer.

À Saint-Martin pourant entouré d'île voisine, anglophone, spanophone, néolandophone. La diplomatie de terrain reste trop souvent théorique. Pourtant, nous ne restons pas immobiles.

À ce matin, la volonté d'intégration régionale est réelle et assumée. Notre territoire s'est engagé activement dans cette dynamique. Récemment au mois de mars avec son adhésion historique à l'Organisation des États de la Caraïbe orientale avec une coopération transfrontalière renforcé avec Saint-Marine notamment à travers le partage d'un radar météologique et la mise en œuvre d'une stratégie commune dans le cadre du programme interrèg Caraïbe avec l'organisation sous notre île de la 17e conférence de coopération régionale anti Guyane et la participation active de la collectivité à la 29e conférence des présidents des rues.

Donc pour Saint-Martin comme pour l'ensemble de la Caraïbe, la coopération régionale n'est pas un concept abstrait, c'est une promesse d'avenir. Notre ambition est claire, renforcer notre ancrage régional, intensifier nos échanges et bâtir une intégration plus harmonieuse dans cet espace stratégique. Ma première question porte donc sur les leviers que la diplomatie française peut mobiliser pour lever les freins juridiques, budgétaires ou institutionnel qui entrav encore l'implication active des collectivités d'outreem dans les organisations régionales.

Nous avons besoin d'outils simples, souples, efficace, pas d'usine à gaz technocratique mais de projets transfrontaliers à effet immédiat pour nos populations. Le deuxième point, c'est la coopération transfrontalière avec nos voisins du sud. Il existe déjà des coopération local concrète, hein.

Je pense à la gestion partagée du radar météo, à des actions communes en santé, en sécurité civile notamment, mais elle reste encore souvent fragile ou ponctuelle. Alors, existe-t-il du côté de la diplomatie française une volonté de consolider ces coopérations à travers des mécanismes bilatéraux ou multilatéraux plus robustes avec les Pays-Bas ? Et quel rôle votre ministère peut-il jouer pour soutenir cette diplomatie de proximité si essentielle sur une île partagée ?

Enfin, un mot sur les régions ultrapériphériques au sein de l'Union européenne. Comment articulez-vous votre action avec celle des institutions européennes pour défendre les intérêts les intérêts pardon géopolitiques, économiques ou sociaux des Rupes dans leur environnement régional ? La dimension stratégique des RU notamment dans la Caraïbe est-elle aujourd'hui suffisamment prise en compte dans la diplomatie française ?

Je vous remercie. Merci monsieur. Merci chers collègues.

Donc si vous voulez bien, puisqu'on nous annonce que que l'ambassadeur d'Haïti est en train d'arriver, nous allons J'ai quelques j'ai quelques sujets à évoquer avec vous. Vous avez parlé du de la sécurité. Bon, c'est un sujet Haïti.

La problématique, le les problèmes de sécurité en Haïti. On voit bien qu'aïti un hub. Il faut dire les choses comme comme elles sont de du narcotrafice.

Il y a des une violence et tant qu'il n'y aura pas de sécurisation de ce territoire, euh on pour on verra la violence augmentée dans les autres. On le voit ce qui se passe en Guadeloupe, en Martinique depuis le début de l'année. Encore hier, notre collègue de Guadeloupe a interrogé le ministre de l'intérieur sur le nombre de meurtres depuis le début de l'année en Guadeloupe.

Donc euh dans le cadre des de de des travaux, est-ce que il y a un volet un peu plus axé sur le développement enfin l'aide à à ce que ce territoire puisse retrouver une certaine sécurité euh sur la sécurité civile ? Je suis aussi je suis et j'ai été alertée par la décision des États-Unis qui suspendent le partage des données satellitaires pour la surveillance des cyclones. Euh c'est un sujet qui est important compte tenu de la de la violence du suivi des phénomènes et je sais que la population ultramarine antiaise est très très attentive à ce suivi de de ces phénomènes cycloniques.

Euh quel quels seront les impacts et cela créera un climat vraiment très anxiogène si elles ne peuvent plus y avoir accès euh sur les sargasses. Alors, j'ai découvert que on à Barbade, il y a une expérience scientifique qui a été menée avec le premier un premier véhicule fonctionnant au gaz naturel compressé. Donc c'est un gaz qui est qui a été créé à partir des eaux usées, des distilleries et du bio un biométal à base de de sarga.

C'est une start-up qui s'appelle Rom and Sargasom qui a créé enfin qui est à l'origine en partenariat avec un university of the West Indies Kev Hill Campus euh dans le cadre, on a parlé tout à l'heure des échanges des échanges culturels mais des aussi euh des échanges scientifiques euh la France pourrait lancer avec les territoires euh les les autres territoires de manière à à mieux gérer euh cette problématique de Sargas. En 2019, j'ai assisté à la première conférence internationale sur les sargas où les entreprises étaient, on va dire, étaient frileuses dans des investissements en se disant qu'on ne savait pas quel était le devenir de ces arrivages. Or, force de constater qu'entre 2019 et 2025, euh les arrivages sont de plus en plus conséquents. qu'il y a vraiment on voit que c'est un phénomène qui s'amplifie et il serait temps comme vous l'avez dit de passer de la théorie à à la pratique et de de d'inciter des entreprises à se lancer dans des dans des solutions un peu plus pérennes.

Euh je voulais continuer euh j'irai très rapidement les collègues ont déjà tout dit. les normes euh vous avez évoqué euh les normes européennes et c'est vrai que le bois du Brésil doit passer par le Havre pour revenir en Guyane. Euh on a vu aussi avec les citrons, donc il y a vraiment un sujet de régionalisation.

Moi, je vois aussi qu' on a parlé des déchets sur le traitement par exemple des batteries. Nous sommes dans un dans une dans une logique de développer euh des véhicules électriques. Or, il s'avère que euh les entreprises maritimes ne veulent pas prendre la responsabilité de récupérer les batteries usagées considérées comme trop dangereuses pour les faire traverser l'Atlantique jusqu'en Europe.

Donc trouver des solutions dans l'environnement proche me semble extrêmement important et on a pu le voir aussi dernièrement avec un cargo qui a coulé dans le Pacifique à cause des véhicules électriques chinois qui s'étaient enflammés. Donc il on a une pollution aussi de ce type et qui n'alerte pas trop l'opinion publique. Et enfin sur les ligne aérienne.

Oui, j'entends qu'on que la barbade a signé un accord de partenariat pour l'ouverture d'une ligne avec l'hexagone. Je pense aussi qu'il faut préserver euh les territoires français et et l'impact de la France euh dans ces dans dans la zone Caraïbe et qui me semblait peut-être plus judicieux de développer en Guadeloupe, en Martinique des hubs comme je le vois par exemple avec la partie néandaise de Saint-Martin, l'aéroport de Juliana qui est un véritable hubagnie locale pour ne pas la cité winner qui assure les liaisons entre toutes les petites îles euh aux alentours de de Saint-Martin. Donc voir un peu le dispositif et essayer de de le développer.

Voilà un petit peu tout euh tout toutes les points sur lesquels je voulais vous alerter. C'est vrai que nous n'aurons pas le temps de tout débattre, mais euh nous sommes preneurs de d'une contribution écrite de votre part et puis nous restons aussi euh à votre écoute parce que vous êtes, on va dire, le pivot de cette coopération et du développement économique dans la zone du bassin caribéen. Là, je voulais vous remercier pour cette audition qui a été vraiment très éclairante pour les pour les rapporteurs et pour l'ensemble des personnes présentes.

Merci monsieur l'ambassadeur. Merci madame la président. Je vais vous dire que je suis vraiment à votre disposition aussi pour répondre à une question que qui tout à coup apparaîtrait dans votre travail et je suis aussi à disposition des administratrice euh euh parce que encore une fois vos vos documents font vraiment référence et je serais ravi d'y d'y contribuer.

Je remarque que pendant notre audition, nous pendant cette audition n'avons pas beaucoup parlé des autres territoires dont j'ai la charge, notamment Saint-Pierre et Miclon et Saint-Bartelémi. Saint-Martin, on s'est beaucoup centré sur anti Guyane, même si bon Saint-Martie et Saint-Martin appartiennent bien sûr à à ce bassin. Néanmoins, elles ont des problématiques qui sont un petit peu particulières.

Euh si on les a pas mentionné, enfin si je les ai pas spontanément mentionné, c'est que c'est mon inclination naturelle de m'occuper de ces territoires puisque j'ai été sous-directeur d'Amérique du Nord, j'ai été consul général à Boston, euh je suis plutôt spécialisé dans l'Amérique du Nord au départ et donc j'aurais vraiment à cœur d'essayer de faciliter autant que possible les relations avec les Canadiens pour que nos compatriotes de Saint-Pierre et Mican puissent aller et venir et puissent faire venir de la main d'œuvre étrangère pour leur leurs activités économiques. Et puis s'agissant de Saint-Bartelémi et Saint-Martin, il y a un sujet de de coordination avec les Hollandais, ça c'est sûr, mais aussi de Saiss Saint-Martin, mais aussi d'attraction d'attractivité touristique. Il se trouve que ces territoires se sont extrêmement bien débrouillés pour très une action très sage, efficace pour devenir vraiment des phards du tourisme caribéen.

Et si jamais il y avait d'autres sujets sur lequels travailler, y compris des approcher le public américain, ce que ces collectivités font déjà très bien. en liaison avec tout France. Euh je serai vraiment euh là pour les épauler si elles en ont besoin.

Hm.