Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingNathalie Arthaud· 5 mai 2025 4 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesJusticeSolidarités & famille

Interdiction des licenciements sous peine de réquisition !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

<b>Trois grands groupes viennent de se rajouter</b> <b>sur la longue liste des entreprises</b> <b>qui suppriment des emplois :</b> <b>ArcelorMittal, STMicroElectronics et LVMH.</b> <b>Ces annonces sont significatives de la</b> <b>rapacité du grand patronat</b> <b>et de sa dictature</b> <b>sur l'économie et sur la société.</b> <b>En ce qui concerne LVMH,</b> <b>c'est caricatural.</b> <b>1 200 emplois vont être supprimés</b> <b>dans cette multinationale du luxe</b> <b>qui a réalisé 12,5 milliards</b> <b>de bénéfices en 2024,</b> <b>qui a distribué 3 milliards de dividendes</b> <b>à la seule famille de Bernard Arnault,</b> <b>soit un SMIC toutes les 15 secondes !</b> <b>Et c'est pareil pour ArcelorMittal,</b> <b>qui supprime 630 emplois,</b> <b>et pour STMicroElectronics,</b> <b>qui en supprime 1000.</b> <b>Parce que ce sont deux grands groupes</b> <b>qui réalisent plus d'un milliard de profits</b> <b>et qui, en plus de cela,</b> <b>ont été gavés d'argent public.</b> <b>Quand les aides sont destinées à des travailleurs,</b> <b>les chiens de garde patronaux</b> <b>parlent d'« assistanat »</b> <b>et dénoncent ceux qui « abusent ».</b> <b>Mais là, il s'agit de centaines de millions</b> <b>d'euros, voire de milliards</b> <b>qui sont versés à des groupes richissimes,</b> <b>qui ne tiennent même pas leur parole</b> <b>de développer l'industrie et l'emploi.</b> <b>Mais on n'entrendra jamais</b> <b>ni le gouvernement,</b> <b>ni ses perroquets médiatiques</b> <b>les traiter de menteurs ou de profiteurs.</b> <b>Les politiciens qui dirigent le pays</b> <b>n'ont que le mot « réindustrialisation »</b> <b>à la bouche,</b> <b>mais ils ne sont même pas capables</b> <b>d'interdire à ces grands groupes de licencier</b> <b>ou de fermer les usines.</b> <b>Alors ce n'est sûrement pas sur eux</b> <b>que les travailleurs peuvent compter</b> <b>pour assurer leur gagne-pain.</b> <b>De leur côté, les dirigeants de la gauche</b> <b>et de la CGT ont ressorti</b> <b>l'idée de la nationalisation.</b> <b>Nationaliser ArcelorMittal permettrait</b> <b>de sauver et les emplois</b> <b>et l'acier français,</b> <b>ont-ils expliqué aux ouvriers de Dunkerque</b> <b>qu'ils sont allés voir le 1er mai.</b> <b>Ils ont vendu du rêve aux travailleurs</b> <b>et ça ne leur coûte pas cher,</b> <b>parce qu'ils ne sont pas au pouvoir.</b> <b>Quand ils l'ont été sous Hollande,</b> <b>ils ont eux-mêmes capitulé</b> <b>face à Lakshmi Mittal</b> <b>et ils l'ont laissé fermer</b> <b>les deux hauts-fourneaux de Florange.</b> <b>Parce que nationaliser</b> <b>contre la volonté des capitalistes</b> <b>suppose d'avoir la volonté</b> <b>de s'affronter à eux</b> <b>et c'est une qualité que les dirigeants de gauche</b> <b>n'ont pas et n'auront jamais</b> <b>parce qu'ils sont les défenseurs</b> <b>de ce système capitaliste.</b> <b>Quant aux nationalisations décidées</b> <b>conjointement par l'État</b> <b>et par les capitalistes,</b> <b>elles se font toujours dans l'intérêt</b> <b>des actionnaires</b> <b>et contre l'intérêt des travailleurs.</b> <b>Ce fut le cas de la nationalisation</b> <b>de la sidérurgie</b> <b>au début des années 1980.</b> <b>La famille de Wendel, propriétaire</b> <b>des principaux hauts-fourneaux de l'époque,</b> <b>s'est retirée du secteur</b> <b>considéré comme plus assez rentable</b> <b>et puis elle a pu rebondir dans la finance.</b> <b>Mais les ouvriers de Lorraine, eux,</b> <b>ils gardent un souvenir cuisant</b> <b>de cette nationalisation</b> <b>parce que c'est l'État</b> <b>qui a licencié à tour de bras</b> <b>et qui a fermé les usines</b> <b>qui n'étaient pas rentables.</b> <b>Une fois la modernisation de la sidérurgie</b> <b>faite avec l'argent public,</b> <b>le gouvernement l'a reprivatisée.</b> <b>C'est une méthode bien connue</b> <b>pour nationaliser les pertes</b> <b>et privatiser les bénéfices.</b> <b>Bien sûr, il faut empêcher</b> <b>le grand patronat de nuire.</b> <b>Il faut sortir du marché</b> <b>et de la course au profit</b> <b>des biens aussi essentiels</b> <b>que l'électricité, le transport,</b> <b>la santé, le logement.</b> <b>Il faut en finir</b> <b>avec le gâchis de la concurrence</b> <b>et la remplacer par la planification</b> <b>et la coordination des moyens de production</b> <b>à l'échelle internationale.</b> <b>Pour cela, il faut prendre le pouvoir</b> <b>sur les multinationales.</b> <b>Et cela ne se fera pas en rachetant</b> <b>ces entreprises à leurs actionnaires.</b> <b>Mais ça se fera en les expropriant</b> <b>et en transformant</b> <b>ces grandes entreprises en biens communs</b> <b>dirigés par les travailleurs.</b> <b>Cela ne peut se produire qu'avec une</b> <b>mobilisation puissante des travailleurs</b> <b>et avec la conscience qu'il faut</b> <b>renverser la classe capitaliste.</b> <b>Ce combat commence</b> <b>en se donnant les objectifs</b> <b>que la situation exige :</b> <b>l'interdiction des licenciements</b> <b>sous peine de réquisition.</b>