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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 10 février 2026 52 minComplaisantMixteEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécuritéSolidarités & famille

Focus sur la « préférence européenne » - C à Vous l’Intégrale - 10/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Une Europe forte, c'est une Europe qui va préférer l'Europe?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Vous plaidez le patriotisme européen. Vous nous direz comment cette préférence peut nous aider à résister.

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Si on va à fond dans la préférence européenne, est-ce qu'il ne faut pas craindre des mesures de rétorsion de la part des Etats-Unis ou de la Chine?

  • 17:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi U.von der Leyen a changé d'avis sur la préférence européenne?

  • 22:30OuverteRéponse directe

    Le taux de chômage en France a augmenté de 0,2 point au 4e trimestre 2025. La faute seulement au climat politique compliqué et aux difficultés budgétaires?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    La confiance des Français envers les politiques est à 22 %. La faute à qui?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30T.BretonFait
    « On sait très bien que nous sommes d'un côté pris en tenaille par les Américains, qui ont décidé de vassaliser l'Europe et d'utiliser les 30 000 milliards d'épargne à disposition... »
  • 8:20T.BretonChiffre
    « Il y a 300 milliards par an qui quittent les Etats européens chaque année pour financer l'industrie et la recherche américaine. »
  • 9:10T.BretonChiffre
    « La Chine, aujourd'hui, c'est 35 % de la base manufacturière mondiale. »
  • 11:40T.BretonFait
    « Pour que la France retrouve sa capacité de parler et pour être entendue à la hauteur qui doit être la sienne, nous sommes un grand pays... »
  • 13:20T.BretonFait
    « Un budget à 5 % de déficit pour la 3e ou 4e année... On va voir. C'est évidemment un signe absolument délétère de la capacité de la France à tenir sa parole. »
  • 16:40T.BretonFait
    « On est le numéro 1 mondial de fabrication de tous les instruments, les robots pour faire les semi-conducteurs... »
  • 22:30P.LescureChiffre
    « Le taux de chômage en France a augmenté de 0,2 point au 4e trimestre 2025 pour atteindre son plus haut niveau depuis le 3e trimestre 2021. »
  • 23:20P.LescureChiffre
    « Le nombre de chômeurs a atteint 2,5 millions de personnes. Plus 56 000 par rapport au trimestre précédent. »
  • 24:10P.LescureChiffre
    « La moyenne de l'Union européenne est de 2 points de moins qu'en France. »
  • 25:50T.BretonChiffre
    « On part de 9,1 % lorsqu'E.Macron prend les rênes en 2017. Il n'est pas impossible... On risque de tangenter les 8 %. »
  • 28:20T.BretonChiffre
    « En Allemagne, 250 000 emplois industriels ont été détruits au cours des 2 dernières années. »
  • 29:10E.Tran NguyenChiffre
    « Seuls 22 % des Français ont confiance envers les politiques. »
  • 35:50D.DelsenyFait
    « On a aujourd'hui, à Marseille, a minima, 3 personnes qui sont mortes et qui n'ont rien à voir avec le narcotrafic. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Bonsoir. A la une ce soir, face à la menace Trump, la nécessité d'une Europe souveraine et audacieuse. - E.Macron: Il y a, pour la région, pour notre pays et pour l'Europe, un avenir industriel.

Il suppose d'avoir une Europe qui simplifie, qui est plus compétitive. Une Europe qui se dérisque de ses grands compétiteurs. Une Europe qui innove et qui investit est une Europe qui protège. - A.-E.Lemoine: Une Europe forte, c'est une Europe qui va préférer l'Europe? - P.Cohen: E.Macron était au lancement par Arcelor d'une opération de décarbonation.

Une décarbonation de sa production d'acier à Dunkerque. On parle de préférence européenne. C'est une idée portée depuis longtemps par la France dont on va beaucoup parler cette semaine à l'échelle européenne. - A.-E.Lemoine: Une idée portée aussi par notre invité, T.Breton, ancien commissaire européen au marché intérieur.

Vous plaidez le patriotisme européen. Vous nous direz comment cette préférence peut nous aider à résister. Merci de votre présence soir.

Par ailleurs, sans aucun lien de cause à effet avec votre présence, les Français ont de moins en moins confiance en leurs responsables politiques. - E.Tran Nguyen: Seuls 22 % des Français ont confiance envers les politiques. - A.-E.Lemoine: A la une ce soir, l'ombre d'un nouveau prédateur dans l'affaire Epstein. ... - L.Amar: Cette femme est une ancienne mannequin néerlandaise.

Elle raconte une soirée passée avec J.Epstein et avec l'un de ses rabatteurs, J.-L.Brunel. - A.-E.Lemoine: Un quiz dans le 5/5?

Quelle heure il est? - L.Sénéchal: Quelle heure il est?

Vous savez encore lire l'heure. C'est de moins en moins le cas chez les jeunes et pas seulement chez les jeunes. - A.-E.Lemoine: C'est très inquiétant.

Nos invités après 20h, une jeune génération d'humoristes et d'influenceurs autour de C.Lara qui célèbre ses 55 ans de carrière. Dans votre OEil, Pierre? qui elle a composé plusieurs fois.

Une exposition est consacrée à Barbara jusqu'en avril à Paris. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.

La préférence européenne est une idée qui fait son chemin. - P.Cohen: Une idée dont on va beaucoup parler cette semaine avec E.Macron demain à Anvers, lors d'une réunion avec F.Merz et U.von der Leyen autour de la Chine.

Jeudi aussi pour un sommet des 27 à Bruxelles. C'était tabou, il y a quelques années. C'est l'idée simple de favoriser les entreprises européennes dans les marchés publics, la réglementation pour les subventions, au détriment des acteurs non-européens.

Pourquoi tabou? Pour les libéraux, le marché doit primer. C'est une forme de protectionnisme parce qu'elle s'oppose au principe de concurrence libre et qu'elle finit par coûter plus cher aux consommateurs.

C'est surtout la peur des représailles commerciales qui jusqu'ici tétanisaient les gouvernements et les industriels. Si l'UE ferme son marché, nos partenaires feront pareil. - A.-E.Lemoine: D.Trump a changé la donne. - P.Cohen: L'Europe n'a plus rien à perdre à se protéger, avec de surcroît une pression commerciale chinoise de plus en plus forte.

L'excédent commercial chinois a bondi au-dessus des 1000 milliards de dollars. Vous connaissez la somme, T.Breton. - A.-E.Lemoine: Quelle forme pourrait prendre cette préférence européenne? - P.Cohen: L'exemple le plus tangible concerne le secteur automobile.

On pourrait créer un bonus made in Europe. Des constructeurs ont déjà établi une sorte de charte avec un volume de pièces ou de morceaux du véhicule qui seraient réellement fabriqués sur le continent, en tenant compte du facteur des batteries électriques. Jeudi dernier, les patrons de Stellantis et de Volkswagen ont fait tribune commune pour soutenir un tel mécanisme.

Une tribune parue dans "Les Echos". Auparavant, plus de 1000 dirigeants d'entreprises avaient signé une tribune avec le commissaire européen S.Séjourné pour que chaque fois que l'argent public européen est utilisé, il contribue aux emplois européens.

Parmi les dirigeants signataires, ceux d'Airbus, de Bouygues ou de Veolia. Lundi dernier, U.von der Leyen a défendu l'idée d'une préférence européenne dans un courrier adressé aux dirigeants des 27 en vue du sommet qui aura lieu jeudi, non pas à Bruxelles comme je l'ai dit, mais dans la campagne de Bruxelles.

Nouveau revirement de sa position ainsi accueillie par S.Martin. - La présidente de la Commission a confirmé qu'elle était favorable à la préférence européenne. - C'est une victoire pour vous? - Oui.

Il n'y a pas longtemps que je suis ministre. Quelque chose m'étonne. Dans certaines réunions avec mes homologues européens, il faut arriver à convaincre du bien-fondé de la préférence européenne et du made in Europe. - P.Cohen: Etonnant, de la part du ministre qui a vu les résistances de la part de nos partenaires.

L'Allemagne et l'Italie ont adouci leurs positions, mais à condition que ça n'entrave pas les exportations allemandes et italiennes. Les discussions devraient être rudes sur la liste des secteurs concernés. Ce n'est pas d'un bloc, l'idée de préférence européenne.

La proportion de composants européens exigés dans chaque filière et les contraintes administratives vont être discutées. L'enjeu est énorme. Le total des commandes publiques dans les 27 Etats membres de l'UE S'élève à 2000 milliards d'euros par an. - T.Breton: Et 400 milliards en France. - A.-E.Lemoine: C'est avec ces chiffres que vous en appelez au patriotisme européen dans un texte. "Le temps de la résistance est venu".

Le mot n'est pas trop fort? - T.Breton: Non.

Il est conforme à la réalité que nous vivons, bien décrite par P.Cohen à l'instant. On sait très bien que nous sommes d'un côté pris en tenaille par les Américains, qui ont décidé de vassaliser l'Europe et d'utiliser les 30 000 milliards d'épargne à disposition...

C'est ça, l'Europe. Ils veulent financer le développement américain. Pour l'instant, il y a 300 milliards par an qui quittent les Etats européens chaque année pour financer l'industrie et la recherche américaine.

A l'issue de cette signature...

Vous vous souvenez de cet accord pouce levé dans un golf au nord de l'Ecosse où on a assisté à la reddition de l'Europe contre 15 % de droits de douane. Pour bénéficier de ce "prix cadeau", il fallait en plus garantir que 200 milliards supplémentaires devraient être investis en Europe. La Chine, aujourd'hui, c'est 35 % de la base manufacturière mondiale.

C'est devenu une usine du monde. Pour réagir...

Il ne s'agit pas de mettre des barrières. Les lignes Maginot ne marchent pas. Certains disent qu'il faut 30 % de droits de douane ici ou là.

Il faut être dans le monde réel. Le monde réel est un monde de rapports de force. Ce n'est que ça.

Pour faire ces rapports de force, nous sommes 440 millions...

Nous sommes 1,5 fois plus que les Etats-Unis d'Amérique. On est le plus grand marché économique. Les Chinois ont besoin de ce marché.

Il faut savoir organiser des rapports de force. Je vais prendre 3 exemples. Jusqu'à présent, pour accroître la décarbonation, notamment la vente de véhicules électriques, on avait des bonus de 5000 euros.

Aujourd'hui, 70 % des véhicules électriques sont fabriqués en Chine. Ces bonus encourageaient les Chinois à vendre des voitures. Ce qui va être enfin proposé, ce que je propose depuis longtemps...

Pourquoi U.von der Leyen a changé d'avis? Si c'est uniquement des voitures exportées, plus de bonus.

En revanche, si vous venez en Europe, si vous avez une usine, s'il y a de la valeur ajoutée...

Ca peut être 3000 ou 5000 euros. On va moduler en proportion. - P.Cohen: Si la voiture est fabriquée sur le continent mais que la batterie vient de Chine, par exemple? - T.Breton: C'est en proportion.

Ce n'est pas idiot. 2e élément: ces 2000 milliards de commandes publiques, jusqu'à présent, C'était ouvert à tous vents. Désormais, on va dire qu'il y a une préférence européenne.

Nous sommes toujours très attentifs à l'état de droit, notamment aux règles de l'OMC. On l'attache à tout ce qui concerne la décarbonation. Il faudra que ceux qui veulent en bénéficier respectent les règles européennes ou les règles de décarbonation, y compris sur les produits qui viennent en Europe. - A.-E.Lemoine: Vous signalez qu'on a des partenaires qui ne respectent pas le droit international. - T.Breton: Aucun! - A.-E.Lemoine: On restera loyal? - T.Breton: On est ceux qui revendiquons l'état de droit.

A l'extérieur, on n'est pas naïfs. On voit bien que plus personne ne le respecte. En effet il faut mettre en place des filières renforcées, d'où la nécessité d'investir en amont et de les aider, d'où la nécessité rappelée par E.Macron aujourd'hui à Dunkerque de plaider pour des euromondes.

C'est une idée qui avait été émise par M.Draghi dans son rapport. - P.Cohen: Ce sont des emprunts communs. - T.Breton: Au niveau européen.

C'est un instrument qui doit être à la main de nos institutions européennes pour aider tous ceux qui voudront se développer dans les semi-conducteurs, dans les batteries, dans les composants critiques. Tout ce qui concerne cette transition numérique ou énergétique. Il faut le faire de façon coordonnée, harmonisée, ensemble, en Europe.

C'est un instrument comme le font les Américains. Les Chinois le font aussi. Il faut nous donner ces éléments de réciprocité et avoir des structures qui puissent nous permettre d'être non seulement compétitifs mais aussi de nous battre à armes égales avec ceux qui nous entourent. - P.Cohen: L'idée n'est pas complètement nouvelle.

Ca avait été fait pour la relance européenne après la crise du covid. Vous étiez au coeur de cette stratégie. Pour le réarmement, pour l'aide à l'Ukraine...

Que répondez-vous à ceux qui se demandent si la France est la mieux placée, compte tenu de son niveau d'endettement, pour lancer un tel mouvement? "Tous ensemble, on va lever des fonds et emprunter"? - T.Breton: Je ne cesse de le dire: pour que la France retrouve sa capacité de parler et pour être entendue à la hauteur qui doit être la sienne, nous sommes un grand pays...

L'Europe a besoin de la France. - A.-E.Lemoine: Il ne faut pas faire de complexes? - T.Breton: Il ne faut pas non plus être le dernier élève de la classe.

On ne peut pas être assis à côté du radiateur et être le délégué de classe. Il faut que la France réapprenne à tenir sa parole. Pardon, mais un budget à 5 % de déficit pour la 3e ou 4e année...

On va voir. C'est évidemment un signe absolument délétère de la capacité de la France à tenir sa parole vis-à-vis de tous ceux, nos partenaires, qui ont décidé de la monnaie unique. La nécessité d'avoir une trajectoire qui soit crédible de retour à un équilibre, de maintien des finances publiques dans l'acceptable va de pair avec la force de la parole de la France.

On a besoin de la France. Ce n'est pas l'Allemagne qui pourra impulser en Europe. Elle n'a pas été faite pour impulser.

L'Allemagne d'après-guerre a été faite par nous. Ceux qui ont fait les institutions allemandes, ce sont les Américains, les Anglais, nous. L'Allemagne n'est pas faite pour être un leader.

La France, oui, mais elle est empêchée à cause de son incurie financière. On veut une France forte. Tout le monde a compris qu'il fallait une France forte.

Il faut une Europe forte aussi. Pour avoir une France forte, il faut une Europe forte. Pour avoir une Europe forte, il faut une France forte.

Voilà un beau projet pour les présidentielles, me semble-t-il. - A.-E.Lemoine: Je vous rappelle que vous devez nous expliquer pourquoi U.von der Leyen a changé d'avis sur la préférence européenne.

Si on va à fond dans la préférence européenne, est-ce qu'il ne faut pas craindre des mesures de rétorsion de la part des Etats-Unis ou de la Chine? - T.Breton: On est le numéro 1 mondial de fabrication de tous les instruments, les robots pour faire les semi-conducteurs... - P.Cohen: Les semi-conducteurs ne sont pas chez nous. - T.Breton: Si on arrête d'exporter, il n'y a plus de semi-conducteurs.

C'est un rapport de force. Pourquoi certains ont changé d'avis? Je l'ai vécu.

Ces idées, ce n'est pas génial. On le dit depuis des années. Pourquoi ça ne se fait pas?

Parce que les libéraux...

Ces pays, c'était ceux qui, à la fin des fins, dépendent des Etats-Unis pour leur sécurité de façon magistrale. Un petit coup de fil sur le thème: "Vous vous calmez, vous n'allez pas suivre les Français?" Comme par hasard, tous les libéraux disaient "on est contre".

Je n'ai pas peur de le dire. L'impact des relations avec certains, dont les Etats-Unis, ont beaucoup pesé sur le fait que l'Europe n'a pas été une Europe puissante. C'était des discussions...

C'était fait de façon peut-être plus subtile. - A.-E.Lemoine: Trump a changé ce rapport de force? - T.Breton: J'essaie d'être schématique.

Qu'est-ce qui s'est passé depuis? Finalement, il s'est passé que tout le monde a découvert que nous étions désormais seuls. Ca a changé le logiciel de beaucoup.

Oui, nous avons une opportunité. Oui, on a raison aujourd'hui d'avancer des pions. Est-ce que ça va se terminer aussi loin que P.Cohen l'a décrit?

On verra. Il y aura des discussions. L'une des raisons majeures, c'est cette prise de conscience que désormais, il n'y a pas d'autre issue qu'une Europe puissante.

A bon entendeur, salut! Je pense en particulier à tous les partis politiques qui sont les alliés des Etats-Unis, en particulier Maga, en tout cas, ceux qui ont été désignés comme tels pour être les chevaux de Troie de la stratégie de vassalisation qui est encore revendiquée par ce fameux document de sécurité nationale qui explique de façon très claire que la volonté des Etats-Unis, en tout cas de l'administration américaine, c'est de mettre à bas les institutions européennes pour avoir une Europe plus faible. - P.Lescure: Pour revenir au carnet de notes de la France, le taux de chômage en France a augmenté de 0,2 point au 4e trimestre 2025 pour atteindre son plus haut niveau depuis le 3e trimestre 2021.

Le nombre de chômeurs a atteint 2,5 millions de personnes. Plus 56 000 par rapport au trimestre précédent. La moyenne de l'Union européenne est de 2 points de moins qu'en France.

C'est la faute seulement au climat politique compliqué et aux difficultés budgétaires? - T.Breton: On part de 9,1 % lorsqu'E.Macron prend les rênes en 2017.

Il n'est pas impossible...

On risque de tangenter les 8 %. C'est un sujet majeur. L'industrialisation, l'instabilité...

Les chefs d'entreprise, au bout de 4 gouvernements...

C'est ce qu'on a vécu depuis la dissolution. Que font-ils? Ils attendent.

Jusqu'au moment où ils se sont détournés de ce que faisaient les politiques. "On va faire avec ce qu'on comprend". Dans ce cas, ce n'est pas propice à la prise de risque, à la lisibilité pour avoir des investissements productifs.

Il y a aussi un impact de l'IA, de l'automatisation, qui commence à se faire sentir. En Allemagne, 250 000 emplois industriels ont été détruits au cours des 2 dernières années. J'ajoute un point sur le chômage des jeunes, un sujet essentiel.

C'est un indicateur préoccupant pour moi. Il ne va pas dans le bon sens. C'est un sujet majeur qu'il faut porter.

C'est peut-être la mère de toutes les batailles par rapport à l'état dans lequel se trouve notre pays aujourd'hui. - E.Tran Nguyen: Je reprends votre cheminement.

Pour une France forte, il faut des politiques forts. Un chiffre ne cesse de baisser depuis quelques années: la confiance des Français envers les politiques. Cette année, les Français ne sont plus que 22 % à leur faire confiance.

La faute à qui? Nous sommes allés demander aux principaux concernés, qui ne se sentent d'ailleurs pas toujours concernés. - Ce n'est pas moi personnellement mais c'est une responsabilité collective. - On a tous une part de responsabilité.

En l'occurrence, le déni de la volonté du peuple, je ne m'en sens pas responsable. - C'est ceux qui nous gouvernent qui ont choisi coûte que coûte de rester au pouvoir. - Ca ne me surprend pas.

Les Français ont sous leurs yeux le spectacle que l'on offre à l'Assemblée nationale. - E.Tran Nguyen: Le spectacle donné à l'Assemblée nationale a pu jouer dans la difficile adoption du budget et dans la confiance des Français.

Au départ, le Premier ministre y croyait, même sans 49-3. Mais il n'a plus eu le choix. Après avoir tenté de trouver un compromis, il fait des concessions pour éviter une nouvelle censure. - S.Lecornu: Dans un Parlement qui fonctionne, qui a été renouvelé, qui ressemble aux Français avec ses divisions, on ne peut pas passer en force et contraindre l'opposition. - E.Tran Nguyen: On connaît la suite: s.Lecornu utilise le 49-3 pour adopter le budget, à regret.

Il appelait pourtant au compromis dans une Assemblée qui n'a jamais, selon lui, autant ressemblé aux Français. Pourtant, 20 % des Français ne font pas confiance à l'Assemblée. La défiance n'a pas atteint un tel niveau depuis 2009 et la créations de l'étude.

La confiance dans le député chute à 34 % cette année. Le seul bon chiffre qui résiste, c'est la confiance dans les maires. Du côté de nos téléspectateurs, c'est un peu le même son de cloche. ...

Quand on regarde ailleurs en Europe, les citoyens ont davantage confiance en leurs politiques. Ils sont 45 % en Allemagne, 40 % en Italie. Pourquoi ça va mieux ailleurs?

Est-ce que le problème, c'est nos politiques Et pas la politique? - T.Breton: Vous avez interrogé 4 personnalités.

Elles sont plutôt connues pour des propos radicaux, y compris le jeune rapporteur que j'ai reconnu, je crois, sur la mission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel. Il est clairement radical. Ce sont des gens radicaux. - P.Cohen: Ce n'était pas lui. - T.Breton: En tout cas, c'était des gens qui sont un peu radicaux.

L'image que nous donnons, que notre Assemblée donne, est une image...

Vous dites que 34 % seulement des députés ont la faveur de nos compatriotes. On peut les comprendre. Pardon!

Ce n'est pas faire injure aux représentants qui siègent à l'Assemblée nationale que de dire que l'image qu'on a donnée depuis notamment le mois de juillet 2024 est absolument dramatique. Cette espèce d'insécurité, ces propos que l'on tient à l'emporte-pièce, le non-respect des individus...

A l'Assemblée, j'ai défendu beaucoup de textes en tant que ministre. Pardon de le dire mais il y avait un peu plus de tenue. Là, cette Assemblée n'est pas représentative de ce qu'on attend d'un Etat de droit respectueux.

Diverse, c'est clair. Multiple, c'est une évidence. Mais ça n'inspire pas confiance.

Je dois le dire, la violence des débats...

Les débats parlementaires sont violents. On le voit en Angleterre, en Espagne et au Portugal. Mais il n'y a pas cette intensité...

Je veux dire un mot que je ne pensais jamais dire. Pour certains d'entre eux, on a l'impression qu'il y a de la haine. Ca donne cette image.

Dans ce cas, les Français réagissent comme ça. Est-ce que c'est profond ou passager? Je pense que c'est passager.

Il faut avoir de nouveau un cap. Aujourd'hui, on n'a pas de cap. On a abandonné la réforme des retraites.

Je suis le 1er à le regretter. On dit aux Français qu'il faut faire des efforts, on donne un cap et à la fin, on abandonne. - A.-E.Lemoine: Ca a permis l'adoption du budget. - T.Breton: On n'en sait rien.

La pseudo-stabilité se paye. - A.-E.Lemoine: "Les dix renoncements qui ont fait la France", Je rappelle votre ouvrage.

On en est à 12 ou 13! Mais il y a une avancée avec la préférence européenne, pour laquelle vous plaidez. Tout de suite, la Story de L.Amar. - Elles sont enfilées là comme des perles.

On voit tout de suite si on la veut ou si on la veut pas. ...

Ca fait 8 jours qu'elle est là. Elle est à l'état brut. Ca se polit, comme les pierres précieuses, et après, ça se vend le plus cher possible. - L.Amar: C'est l'histoire du personnage central de l'affaire Epstein.

J.-L.Brunel, accusé d'avoir été rabatteur pour le pédocriminel américain et accusé lui-même de viols et d'agressions sexuelles sur mineures.

Son nom apparaît plus de 5000 fois dans les documents rendus publics. Il y a également des photos qui témoignent de la proximité des 2 hommes. Il y a aussi ce message manuscrit dans lequel l'assistant de J.Epstein dit que Brunel a trouvé une professeure pour lui apprendre le russe. ...

C'est un dirigeant de mannequins. Il repère notamment M.Jovovich, Sharon Stone ou Estelle Lefébure.

A l'époque, CBS a recueilli plusieurs témoignages. ... - L.Amar: Dès la fin des années 80, Brunel est accusé publiquement d'abuser des jeunes femmes et de les livrer à des amis.

Pourtant, ces révélations n'ont aucun écho en France. Ce n'est qu'en 2019 que la police ouvre une enquête sur Brunel. Il est arrêté en 2020, mis en examen pour viols sur mineures et agressions sexuelles, mais il est retrouvé mort en 2022, pendu dans sa cellule.

A l'époque, une jeune mannequin raconte avoir passé au moins une soirée avec J.Epstein et lui. - L.Amar: Aujourd'hui, son avocate espère la réouverture d'une enquête en France sur l'affaire Epstein pour trouver d'autres éventuels rabatteurs.

Nous l'avons interrogée. - La question qui se pose, c'est de savoir s'il y a eu d'autres recruteurs de jeunes femmes qui ont permis la présentation à Epstein de mineures aux fins d'exploitation sexuelle. On n'avait pas de plaintes s'agissant de certains recruteurs, je pense notamment à Daniel Siad, mis en cause récemment.

Aujourd'hui, on a une première plainte. Peut-être que d'autres vont suivre. Le but est de trouver de nouvelles victimes qui ne s'étaient pas manifestées. - L.Amar: Parmi ces entremetteurs potentiels, un nom émerge, celui de Daniel Siad.

Il apparaît des milliers de fois dans le document Epstein. Il est suspecté d'avoir usé de son réseau dans le monde du mannequinat pour présenter des jeunes femmes au pédocriminel. Une ancienne mannequin, Ebba Karlsson, porte plainte contre lui et l'accuse de l'avoir violée en 90.

Les faits sont prescrits. Ils ne sont pas en lien avec l'affaire Epstein, mais l'enquête pourrait mettre en lumière le rôle exact de Daniel Siad. Pour la 1re fois ce soir, elle témoigne. - L.Amar: Daniel Siad a publié une vidéo sur ses réseaux.

Il affirme n'avoir jamais violé personne. Il nie toute complicité. "Je n'ai jamais présenté de ma vie un mannequin qui a été abusé.

Je n'ai rien à me reprocher." - A.-E.Lemoine: Voilà pour le volet criminel des dossiers Epstein, ce qu'ils révèlent.

Mais il y a aussi toute une série de révélations qui ont entraîné des démissions en cascade. Quelle est votre réaction à ce que révèlent ces documents? L'importance des réseaux que tissait J.Epstein chez les puissants en Europe, en France... - T.Breton: Il y a visiblement un nombre incalculable de victimes qui sont là et qui ont eu des vies brisées.

Derrière, c'est un réseau planétaire. Ce qui m'interpelle...

L'importance de ce réseau et des relations...

Ce qui m'interpelle, c'est la façon dont la justice américaine fonctionne. On a relâché, mis à disposition de la planète, 3 millions d'e-mails, de documents. Je constate qu'on se prenait beaucoup en photo, dans ces réseaux.

Ces 3 millions de documents...

Certains sont masqués, caviardés...

Pourquoi? Comment? Qui décide quoi?

Il est où, l'Etat de droit? Pour éviter les discussions, les accusations infondées, le complotisme, il faut de la transparence. J'allais presque dire, pardon de le dire comme ça, mais à quoi joue la justice américaine, aujourd'hui? - P.Cohen: D.Trump a fait campagne au départ pour la publication de ces documents. - T.Breton: J'entends, mais est-ce qu'il le fallait?

Quel est le mode opératoire? Il y a un mode opératoire, un moteur de recherche qui a été mis à disposition dans ces documents pour pouvoir vous y retrouver. Beaucoup sont caviardés.

Qui caviarde? Pourquoi? Comment?

Pour protéger qui? Quand on est dans une opération planétaire, parce que ça a des répercussions partout, y compris en Europe...

J'aimerais avoir peut-être plus de transparence, de règles, de rigueur. Quand un Etat de droit commence à vaciller un tout petit peu ou que les règles ne sont plus claires, voilà où ça mène. - P.Cohen: Il reste 2,5 millions de documents qui n'ont pas encore été mis en ligne. - T.Breton: On verra s'ils le sont, quand, Par qui et comment. - A.-E.Lemoine: On en vient à ce procès emblématique du narcotrafic.

Un tueur à gages de 14 ans comparaît pour le meurtre d'une victime innocente, un chauffeur de VTC abattu d'une balle dans la tête. - "Il n'est pas question pour moi de chercher à comprendre les raisons pour lesquelles ce jeune mineur de 14 ans a tué le père de mes enfants. Aucune explication ne conviendra puisqu'aucune ne pourra jamais rendre à mes enfants celui qui devait les voir grandir, les guider et les rassurer." - A.-E.Lemoine: D.Delseny, merci d'être là.

C'est un procès emblématique. C'est un procès emblématique de ce qu'est devenu le narcotrafic en France? - D.Delseny: Ce procès est la rencontre d'une enfance en errance totale et le monde du narcotrafic.

Quand ces 2 milieux se rencontrent, ça donne ça. On a des narcotrafiquants qui, depuis quelques années, recrutent de très jeunes mineurs, parfois des mineurs isolés, souvent en fugue, pour les faire travailler et pour les intégrer dans leur business. D'abord, souvent comme guetteurs.

Ils appellent des jobbeurs. On leur donne des espèces de CDD pour travailler sur les points de deal. Depuis quelques mois, on a remarqué qu'ils deviennent aussi des tueurs pour faire les basses besognes que les narcotrafiquants ne peuvent pas faire parce qu'ils sont en prison, à l'étranger ou parce qu'ils ne veulent pas se salir les mains. - A.-E.Lemoine: Là, il s'agit d'un règlement de comptes téléguidé depuis la prison.

Cet assassin présumé mineur de moins de 15 ans a été recruté sur Snapchat. On lui avait demandé d'assurer une mission de représailles. Il s'agissait de venger la mort d'un délinquant affilié à la DZ Mafia. - D.Delseny: Il a été déclenché par quelqu'un qui se surnommait le H, qui se revendique comme membre de la DZ Mafia.

Il décide d'une opération punitive. Quelques heures avant, un membre de la DZ Mafia a été torturé, retrouvé brûlé dans une cité. On recrute ce très jeune garçon.

Il répond à l'annonce. On vient le chercher, on l'envoie à la gare Saint-Charles, à Marseille. Un pistolet l'attend.

Il se filme en train de s'entraîner avec ce pistolet. Après, il commande un VTC pour tuer un homme qui est dans une bande rivale. Rien ne se passe comme prévu.

Mais il a 14 ans. On peut comprendre qu'il y a eu un manque de professionnalisme, entre guillemets. Il va tuer ce chauffeur de VTC tout simplement parce qu'il ne veut pas le déposer à l'endroit où il le souhaite. - A.-E.Lemoine: Il plaide l'accident, ce jeune homme, qui est surnommé...

Il a un surnom... - D.Delseny: Pepito.

C'est comme ça qu'il se faisait appeler sur les réseaux. - A.-E.Lemoine: Comment expliquer qu'il revendique le meurtre au téléphone et qu'il demande à être payé pour la mission accomplie? - D.Delseny: Quelques minutes après, il va écrire à son commanditaire pour lui dire "j'ai pas tué le bon, mais j'ai tué quelqu'un comme tu me l'as demandé".

Il revendique quelque part un geste volontaire. Il a rempli le contrat, mais les auditions de cet ado, presque de cet enfant, sont extrêmement...

Elles sont même très perturbantes. Quand il est entendu au cours de l'enquête, il va dire "quand je sortirai, d'abord j'irai tuer le commanditaire, parce que c'est lui qui m'a dénoncé, et après, je me remettrai au trafic de drogue parce que je me sentais bien dans le milieu et que je trouve que je peux y faire ma place". On sait pas si c'est quelqu'un qui a 14 ans, qui veut faire le malin, ou si c'est quelqu'un qui est tellement déstructuré...

Depuis qu'il a 8-9 ans, il est quasiment livré à lui-même, avec des parents incarcérés, des fugues, des placements en foyer et des fugues à nouveau. C'est un fait qui reste rarissime mais qui n'est plus exceptionnel. Des tueur à gages de 14, 15 ou 16 ans, on en a plusieurs.

Les narcotrafiquants ont compris que ce monde des jeunes un peu en errance, fugueurs, était une main-d'oeuvre très facile à manipuler donc ils s'en servent. - A.-E.Lemoine: Ce jeune ado cochait toutes les mauvaises cases. - D.Delseny: Ses parents sont en prison pour trafic de stups.

Il est déscolarisé depuis la classe de 5e. Il est allé chez un membre de sa famille, puis dans des foyers d'où il s'est sauvé...

Il a été dans une caravane contre un peu de drogue...

Il se crée une autre vie sociale. Cette autre vie sociale lui est offerte par des narcotrafiquants qui lui disent: "Fais des contrats pour nous et tu auras un travail." Quelque part, "t'auras une famille", ce que beaucoup n'ont plus. - A.-E.Lemoine: Il encourt 20 ans de prison à 14 ans.

Vous vous interrogez. Est-ce qu'il sortira de prison pire qu'il n'y est entré? Ce sera tout l'enjeu de sa peine? - D.Delseny: "L'acte est tellement grave, avec des conséquences qu'on voit pour la famille du chauffeur qui est mort..." La loi française fait que pour un ado de son âge, il ne peut pas y avoir plus de 20 ans de prison.

Il bénéficiera des remises de peine habituelles qu'on donne à tous les détenus de France. On peut imaginer qu'il va sortir de prison avant ses 30 ans. Qu'est-ce qu'il va faire de ces 14-15 ans qu'il va faire en prison?

Est-ce qu'il va suivre des études? Est-ce qu'il va être suivi? La prison n'est pas toujours le meilleur endroit pour préparer une réinsertion ou pour la réussir.

Evidemment que le jeune âge de beaucoup de ces tueurs aujourd'hui, de ces "nettoyeurs", comme ils s'appellent eux-mêmes, pose des questions parce qu'ils vont fatalement sortir de prison. - E.Tran Nguyen: 3 enfants ont perdu leur père.

La mère de famille parle de victimes collatérales du narcotrafic. Il y a un angle mort de la protection de ces victimes? - D.Delseny: Il y a longtemps eu un angle mort de la protection des victimes.

Pendant longtemps, les règlements de comptes entre narcotrafiquants restaient dans un monde de narcotrafiquants. On se tuait entre soi. Non pas que c'est pas grave, mais on avait des raisons.

Ce qui est assez nouveau depuis quelques années, c'est qu'on a aujourd'hui, à Marseille, a minima, 3 personnes qui sont mortes et qui n'ont rien à voir avec le narcotrafic. On se souvient tous de la jeune Socayna tuée par une balle perdue alors qu'elle révisait dans sa chambre. Il y a un autre monsieur qui est mort à Marseille alors qu'il était dans un bar.

Les tueurs sont tellement jeunes, pas du tout expérimentés, qu'on a des jeunes qui rafalent un peu partout et qui finissent par tuer des gens qui n'ont rien à voir. On se pose la question de savoir ce qu'on peut faire de ces victimes collatérales. C'est terrible de se dire qu'on est obligés de se poser cette question. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu ce soir sur notre plateau.

Le 5/5 de L.Sénéchal. Un homme de 79 ans incarcéré pour avoir violé et agressé des dizaines d'enfants et d'adolescents sur une décennie. - L.Sénéchal: Il s'appelle Jacques Leveugle, soupçonné d'avoir fait 89 victimes dans 8 pays différents dans les années 60.

Les autorités ont lancé un appel à témoin. Elle montre l'évolution du visage de cet agresseur en fonction des pays où il a sévi. ... 8 pays en tout.

A chaque fois, il est éducateur, enseignant, il fait du soutien scolaire et agresse ses élèves. Il a été dénoncé par son neveu qui a lu sa clé USB. Il y avait des sortes de mémoires, 15 tomes, dans laquelle les faits ont été dévoilés. - La difficulté, c'est que parfois, ce ne sont que des prénoms qui sont cités, d'où l'utilité de lancer un appel à témoins pour permettre à des victimes, que nous n'avons pas pu identifier fermement, si elles souhaitent, de pouvoir se manifester. - L.Sénéchal: Jacques Leveugle a aussi reconnu avoir étouffé sa mère, cancéreuse en phase terminale, dans les années 70, d'avoir tué sa tante dans les années 90.

Il est aussi poursuivi pour ces 2 meurtres dans une enquête distincte. On est au début d'une affaire de très grande ampleur. - D.Delseny: C'est un profil parfaitement inquiétant.

La durée est quand même hallucinante. Sur le nombre de pays visités, sur le fait d'avoir écrit...

Ca me rappelle l'affaire Le Scouarnec, le chirurgien qui a été trahi par les notes qu'il avait gardées de tous les crimes commis. C'est assez glaçant. - A.-E.Lemoine: Une question: cet hiver est-il typique du réchauffement climatique? - L.Sénéchal: En tout cas, avec la trajectoire actuelle du réchauffement, plus 2,7 degrés en 2050 pour la France, les pluies hivernales vont augmenter de 20 % en moyenne.

Selon les régions, ça va aller de moins 8 % à plus 36 % selon Météo-France. La Bretagne vit dans le futur. Ca fait 3 semaines que les habitants du Morbihan ont les pieds dans l'eau. - Depuis 95, c'est la 1re fois que je vois autant d'eau. - On sait pas quand est-ce que ça va s'arrêter.

Pendant un mois, ça n'a pas cessé. On a l'impression que ça n'a pas de fin. - L.Sénéchal: C'est comme en politique, quand on se compare, on se console.

Le Royaume-Uni vient de connaître 40 jours de pluie sans aucune interruption. Il a plu tous les jours de 2026. ... - L.Sénéchal: Il n'a pas plu partout dans le pays pendant 40 jours, mais il y a certaines zones où il a plu tous les jours pendant 40 jours.

Mais, breaking news, une journée de soleil arrive. ... - L.Sénéchal: Juste une journée.

A la Saint-Valentin. Ca tombe bien. - A.-E.Lemoine: La France en retard aux Jeux olympiques. - L.Sénéchal: Seulement 3 médailles.

Notre objectif, c'est 15. Seulement 3 médailles dont une en or. Tout à l'heure, c'était le duel France-Norvège au biathlon.

La Norvège a pris l'or et le bronze. Le Norvégien qui a fini 3e est très déçu. Il aurait bien voulu un titre. ... - L.Sénéchal: Il fallait réfléchir! - A.-E.Lemoine: Il a été honnête.

Ca mérite une médaille d'or. L'honnêteté...

Elle va peut-être revenir. - L.Sénéchal: C'est incroyable, quand même. - P.Cohen: Ca paye pas, en général...

Rires. Moi, j'y crois pas, mais bon...

Chacun fait comme il veut. - A.-E.Lemoine: Il balance aussi, Patrick. - L.Sénéchal: La particularité du biathlon, c'est que ça se joue dans ce stade qui est l'antre du biathlon.

Il y a un mur de supporters. C'est la cloche de vache de Suisse qui fait office de vuvuzela. On leur a interdit leurs cloches, aux Suisses.

Ils sont pas contents. ... - L.Sénéchal: C'est le bazar!

Les Bleus aussi donnent de la voix. Ils fêtaient la seule médaille en or du biathlon français, en relais mixte. Les supporters sont motivés.

Il y en a qui ont fait de la route. - L.Sénéchal: Il y a nos légendes, en biathlon notamment, M.Fourcade, 6 fois champion olympique. - On a testé si M.Fourcade savait encore viser avant les Jeux olympiques. - J'ai jamais visé en direction d'un être humain. - Ma mère m'en voudra pas. - Tu as popularisé le biathlon.

Moi, tous les dimanches... - L.Sénéchal: C'était des flèches en caoutchouc! - T.Breton: A ne pas essayer! - L.Sénéchal: Evidemment.

Ce sont des Jeux aussi politiques. Un Ukrainien, Heraskevych, voulait arborer un casque orné du visage d'Ukrainiens tués dans la guerre. On lui a interdit.

Il dit qu'il refuse la proposition de porter un brassard. Il veut porter son casque. Je découvre aussi avec ces Jeux des petits métiers indispensables à la bonne tenue des Jeux.

Il y a ceux qui colorent les pistes, comme quand il y a une chute, il y a quelques jours. Il faut ensuite repeindre la piste. Il y a ceux qui ont des espèces d'aspirateurs, des souffleurs pour retirer la moindre aspérité qui pourrait déséquilibrer le sauteur.

Quand il est passé, ils dégainent tous leur petit aspirateur. Il y a aussi des distributions massives de préservatifs. - L.Sénéchal: Figurez-vous que les athlètes ne sont pas là pour faire de la figuration.

Il y en a qui cherchent l'amour, comme l'Américaine Sophia Kirkby. - L.Sénéchal: Peut-être pour le Norvégien. - A.-E.Lemoine: Je pense au biathlète norvégien.

Rires. On en vient à l'information principale: les jeunes ne savent plus lire l'heure. - L.Sénéchal: C'est ce que raconte "Le Parisien-Aujourd'hui en France".

Les profs sont obligés de faire l'horloge parlante pendant les devoirs. Ca se vérifie dans les rues de Paris. - Sur une horloge, vous n'éprouvez aucune difficulté? - Non.

Il est 2h25? - Vous êtes sûre de vous? - Oui. - Il est 7h... - Vous Avez du mal à lire sur une horloge classique, l'heure? - Non, ça va. -14, 15, 16...

Il est 16h... - Non, 15h20... - Vous êtes sûr? - Oui.

C'est pas ça? J'ai confondu les 2 aiguilles. - L.Sénéchal: Les élèves ne savent plus ce que c'est, le sens de l'aiguille d'une montre.

Combien y a-t-il de quarts d'heure dans "3 quarts d'heure"? Beaucoup d'élèves qui font leur rentrée au collège se trompent à cette question. - Quelle heure est-il? - Il est... 15h55. - 15h29. - 15h41. - 15h36. - Vous avez une montre. - Elle est pas à l'heure.

C'est pour le style. L'heure, c'est sur le téléphone. - L.Sénéchal: Depuis les années 80, la popularisation du radioréveil a rendu l'heure ringarde. - A.-E.Lemoine: Quelle heure est-il à votre montre? - T.Breton: 19h50.

Mais c'est vrai que le système hexagonal est très compliqué pour les jeunes. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir été là.

Dans un instant, C.Lara, S.Thoen, J.Janssens, Marcus,