L’Europe ne peut plus accepter sa vassalisation à l'égard des États-Unis - Thierry Cozic
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, toutes les décisions prises par le président américain ont un point commun. Elle nous renvoie en tant qu'européen à nos faiblesses, nos erreurs stratégiques et parfois même à nos lâchetés. Un Trump, une éternité tant nous sommes passés d'alliés historiques à vassau.
Des accords Léon Turnberry au droit de douane délirant et ératique utilisé comme haché au gré des caprices du président. Nous avons jusqu'ici fait office de de victimes expiatoires de nos propres turpitudes. L'Amérique de Trump n'est forte que de nos faiblesses.
Comme Maavel, Trump pense qu'il vaut mieux être craint qu'être aimé. Nous devons donc en prendre acte. Nous devons dénoncer la forfaiture que constitue l'accord de Turnbury conclu entre l'Union européenne et les USA.
Nous devons envisager sans tabout toutes les repostes possibles. Gardons à l'esprit que l'Europe détient 3600 milliards de bon de bond du trésor américain, soit près des 2 tiers du montant détenu par les investisseurs étrangers. L'instrument anticoercition que le président Macron a demandé de déployer il y a un mois est inadapté aux menaces auxquelles il doit faire face.
Vous le savez, il nous faudra au minimum 6 mois et deux votes à la majorité qualifiée des Étatsmembres pour activer notre repost quand il suffit de 24 heures à Trump pour nous attaquer par décret. Vous l'aurez compris, nos outils ne sont pas adaptés à la menace qu'ils sont censés contrer. En annonçant les catastrophes à venir, notre pays est à la fois le Cassandre de l'Europe, mais il doit désormais devenir son prophète en traçant une voix possible pour les éviter.
Monsieur le ministre, nous savons que l'ancien ordre ne reviendra pas. Cessons de le regretter. La nostalgie n'est pas une stratégie.
Plutôt que de rêver au retour d'un monde qui s'érode sous nos pieds, pouvez-vous nous dire quelles initiatives au niveau européen la France entend défendre pour ne plus rester cantonné à la réaction mais enfin passer à l'action à un moment où la France, je pense que vous le savez, ne cherche ni à être crainte ni à être aimée, mais cherche à s'assurer que l'Europe soit respectée dans sa force. Nous sommes le premier marché au monde et dans sa capacité à assumer à la fois sa puissance et son indépendance. Nous devons faire plus, aller plus loin, aller avec nos alliés, affirmer cette puissance industrielle européenne notamment.
Vous savez qu'aujourd'hui se tient envers une réunion importante avec le président de la République, la présidente de la commission, le chancelier allemand et le premier ministre belge. Demain, une retraite des leaders également toute qui doit montrer que l'Europe doit affirmer sa puissance. Et là-dessus, moi si j'ai un souhait, c'est que tous autant qu'on est, on puisse se retrouver ensemble.
Thierry Cozic