Le renouveau de l'industrie de la parfumerie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Allez, je vous propose de commencer notre réunion. D'autres collègues vont donc nous rejoindre, mais sans plus tarder, pour ne pas d'abord trop retarder nos nos invités et puis essayer d'avoir avec eux voilà la la réunion qui soit la plus propice possible à nos échanges fois qu'ils se seront exprimés individuellement devant vous. Donc je vous remercie de votre présence et je suis très heureuse aujourd'hui d'accueillir dans cette salle de la commission des affaires économiques du Sénat, monsieur Philippe Massé qui est président de Prodarome qui est le syndicat national des fabricants de produits aromatiques accompagné de monsieur Jean-François Gourseau, directeur technique de Prodarome, de madame Samantha Man, présidente de Man et enfin de monsieur Christophe Mobert, vice-président de Roberté.
Monsieur Massé vous représentait depuis 2012 le secteur après une carrière internationale de plus de 35 ans dans l'industrie de la parfumerie et des matières premières aromatiques. Vous défendez avec Prodarome une industrie qui s'est alliée tradition, innovation et compétitivité. Basé à Grâce dans les Alpes Maritimes, votre fédération représente l'industrie des fabricants d'ingrédients et de composition destiné à la parfumerie et aux arômes.
Si le syndicat est né officiellement en 1882, il est l'héritier direct d'une corporation plus ancienne, la Jurande des Gantiers parfumeurs créé en 1724 et qui regroupe les plus grandes maisons telles que Mané ainsi que de nombreuses PME de la filière. Votre syndicat représente environ 80 % de l'activité du secteur et défend les intérêts de la profession au niveau national, européen et international. Madame Samantha Man, vous êtes depuis janvier 2025 la présidente de MAN incarnant la 5e génération de la famille à la tête du groupe, l'entreprise familiale.
Après après plus de 18 ans dans l'entreprise, vous êtes également vice-présidente de Prodarom. MAN se situe au 5e rang mondial de l'industrie des arômes et parfums avec un chiffre d'affaires de près de 2 milliards d'euros. L'entreprise compte 8000 collaborateurs répartis dans plus de 40 pays dont 1700 dans le seul pays de grâce.
Malgré et heureusement son rayonnement mondial, le siège social de l'entreprise MAN reste situé à Barloup, une commune des Alpes Maritimes qui doit à peu près avoir 400 habitants, peu plus. Voilà. Mais enfin une petite commune.
Monsieur Mobert avec plus de 40 ans d'expérience au sein du groupe Proberté, vous êtes une figure de l'industrie de la parfumerie notamment pour la défense des produits naturels spécialité de votre entreprise. En effet, fondé en 1850 à Grass, la maison Roberté se place au 8e rang mondial du secteur et est surtout le leader mondial des ingrédients naturels avec un chiffre d'affaires de plus de 840 millions d'euros. Vous êtes présent dans plus de 50 pays, employés plus de 2500 collaborateurs à travers le monde avec un catalogue inégalé de plus de 1600 matières premières naturelles.
Si j'ai souhaité organiser ce matin cette table ronde, c'est parce que l'industrie de la parfumerie en pays de grâce portée par des ETI de rang mondial vit aujourd'hui une renaissance spectaculaire. Comme vous le savez, la France s'est profondément désindustrialisée, notamment par rapport à l'Italie dont nous admirons les districts industriels qui sont des organisations productives créées dans les années 1970 et regroupant des PME organisés en réseau dans la production d'une famille de produits. Notre industrie et nos capacités exportatrices sont également très inférieures à celles de l'Allemagne dont le Miltonland, c'est-à-dire son tissu de TI, fait figure de modèles à éteindre.
Dans ce contexte et alors que Martine Berté, Anne-Catherine Noisier et Réy Cardon ont publié il y a un peu plus d'un an rapport d'évaluation au nom de la commission des affaires économiques sur les territoires d'industrie et que nous avons auditionné en avril 2025 Philippe DOn, président de Sicelet et du Méti, il me semblait pertinent de mettre la lumière donc sur cette industrie grassoise du parfum afin d'alimenter une réflexion plus générale au-delà du territoire des seules Alpes maritimes. L'une des forces de grâce, c'est en effet de conjuguer les technologies industrielles les plus innovantes avec les traditions anciennes et les produits naturels. D'un côté, vous consacrez au total près de 10 % de vos chiffres d'affaires à la RED, ce qui est considérable.
Et de l'autre, depuis 2018, le savoir-faire historique de Grâce est protégé par l'UNESCO au titre du patrimoine immatériel de l'UNESCO. La ville est ainsi devenue une vitrine incontournable pour tous les géants mondiaux de la composition ainsi que les plus grande maisons de luxe nécessitant par exemple la rose Santifolia de grâce pour créer leur parfum d'excellence. La production de cette fleur s'est effondrée passant en effet de 3000 tonnes au début du 20e siècle à 59 tonnes dans les années 2010.
Les acteurs réinvestissent désormais votre secteur et son territoire et cherchent à y sanctuariser les filières agricoles et horticoles notamment à Rangetant des Nobenes. Nous étions à l'inauguration Philippe de l'aromatique fablable à Moinsartou avec une association les fleurs d'exception du pays de grâce et justement qui montre aussi cette cette renaissance. J'en arrive aux questions que je souhaite vous poser.
Comment se porte l'industrie française du parfum dans ce cadre qui semble a priori favorable et surtout comment voyez-vous son avenir ? Vous reviendrez sur les conditions qui pourraient aujourd'hui favoriser son développement et sur la façon dont nous politiques pouvons vous aider en matière de formation, de recrutement ou d'accès aux fonciers par exemple. Comment relevez-vous le défi des contraintes qui s'imposent à vous, notamment en matière de réglementation des installations classées ?
Plus généralement, estimez-vous être victime d'une certaine surréglementation dont vous nous direz d'ailleurs si elle est davantage d'origine européenne ou nationale ? Je pense qu'on connaît déjà un petit peu la réponse. À quel défi devez-vous faire face en matière énergétique, notamment dans le contexte d'augmentation des prix du pétrole et du gaz ?
Une dernière question. Enfin, les ETI familiales tels que MAN ou Roberté prouvent que l'on peut être un leader mondial tout en préservant un capital familial mais avec des géants mondiaux de la chimie ou du luxe qui vous regardent avec appétit. Comment préserver le modèle familial de vos ETI ?
Voici les premières questions que je souhaitais vous poser mes collègues sénateurs. Après vos interventions ne manqueront pas de les compléter et puis je signale quand même que cette audition bien sûr est retransmise en direct et sur le site internet du Sénat. Voilà, je vous remercie.
Je laisse la parole dans l'ordre. Je crois que c'est Philippe Massi qui commence et puis ensuite Sabathaaman et monsieur Mobert. Voilà, Philippe, c'est à toi.
Merci. Merci euh madame la présidente, messieurs, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, hein, c'est un grand honneur pour euh pour moi, pour nous euh d'être avec vous aujourd'hui et euh je vais répondre aux questions posées par notre euh votre présidente notre présidente, euh mais elle a déjà beaucoup dit en ce qui concerne l'historique. Alors, je vais aller assez rapidement dans l'historique pour pouvoir ensuite répondre aux questions qui ont été posées concernant le renouveau, ce qu'on appelle le renouveau de cette de cette belle filière au sein du Pays de Grâce et en France en général.
Comme l'a indiqué notre sénatrice, la corporation de Grâce a débuté à Grâce dans les années 1614. Euh la jurante des gantiers parfumeurs a été créée en 1724 et il est intéressant de noter que en 1745, il y avait 70 membres de cette jurante des Gers parfumeurs. Euh aujourd'hui, euh nous avons 72 euh membres euh au sein de Prodarome qui est donc le syndicat national.
En 1881, l'association devient association syndicale des parfumeurs distillateurs de l'arrondissement de grâce. Euh ensuite, en 1898, nous devenons un syndicat national qui s'est intitulé syndicat des parfumeurs distillateurs des Alpes Maritime, créé le 22 décembre 1898 en MRI grâce. C'est pour cela euh que en 2018, nous avons fêté les 120 ans en fin de compte de la création de ce syndicat national.
Mais euh nous j'ai remis à à votre présidente euh un livre qui euh est euh je dirait euh un beau livre sur les 300 ans de l'association. donc qui vous expliquera exactement en détail ce que j'aurais pu vous expliquer aujourd'hui. Le 17 janvier 1945, nous changeons de nom euh après la Seconde Guerre mondiale pour nous appeler syndicat national des fabricants et importateurs d'huiles essentielles, de produits aromatiques naturels, d'huile d'amande et de noyaux.
Euh donc euh euh il est vrai que de nombreuses de nos entreprises et qui pour la plupart étaient des entreprises familiales déjà euh au sein de euh de cette euh fédération, de ce syndicat, euh il y avait beaucoup d'activités concernant l'huile d'olive, euh concernant euh les extraits des noyaux d'abricot et cetera à cette période là. En 1972, Prodarome a créé l'ASFO grâce par le syndicat. L'ASFO qui est une association formation qui gère la formation continue des salariés de nos entreprises et qui gère aussi à l'international, je dirais, la formation de tous les jeunes qui veulent être intéressés par la parfumerie.
Nous avons l'année dernière formé 2200 personnes au sein de ce de cet asfaut et dont 900 euh étudiants qui venaient de l'étranger. Depuis le 1er janvier 1974, nous avons pris le nom de Prod d'Arome. C'est pour cela que aujourd'hui Prod d'Arôme est le syndicat national des fabricants de produits aromatiques.
Mais Prod d'arôme, ça veut dire aussi arome. Donc à à noter que il y a un syndicat qui s'appelle le SNIA, syndicat national des ingrédients aromatiques alimentaire qui représente, je dirais tous les intérêts de la profession en ce qui concerne les arômes alimentaires et nous avons très souvent de nombreux membres qui sont les mêmes sociétés qui sont membres du SNIA et membres de Prodarom. En 2002, nous avons créé le Grass Institute of Parfumerie.
Donc, comme je l'ai indiqué, pour former les gens à l'international, nous avons une antenne à Moscou, une antenne à Shanghaïa, une antenne à Taïwan, une antenne à Dubaï, une antenne à Tokyo qui va être inaugurée au mois de d'octobre prochain. Et aujourd'hui, ce sont donc 72 membres qui représentent 80 % de l'activité économique du secteur avec plus de 2 milliards d'euros en 2025 en France. Dans l'industrie aromatique dans le bassin grassois, nous avons environ 4700 salariés en 2025, 8600 en France pour les entreprises membres de Prodarome qui sont pas seulement les sociétés avec un siège social en France mais l'ensemble des sociétés membres de Prodarum.
Le chif d'affaires mondial consolidé s'établit à 33 milliards d'euros avec plus de 62600 salariés. le bureau directeur de Prodarome aujourd'hui que j'ai l'honneur, le plaisir de présider à nouveau puisque nous avons eu notre assemblée générale la semaine dernière. Nous avons accueilli donc Samantha Manprésidente, Jonathan Noir le représentant de la société Takasako.
Takasako est une société japonaise qui est la seule société qui n'est pas présente dans le pays de grâce, voyez, mais qui est toujours à l'étude, je dirais, pour venir s'installer un jour à Grâce. Nous avons comme trésorier Éric Proal qui est le représentant de la société Paillan Bertrand. Paan Bertrand qui est aussi une société familiale, j'en parlerai un petit peu plus tard. et ensuite les membres du bureau qui représentent l'ensemble de ces grandes sociétés de notre belle filière euh Givodan, IFF, Sienco, Expression parfumée, Cosmo, le groupe Mul qui est un groupe euh dans l'industrie de la parfumerie depuis très longtemps et aussi propriétaire de très belles exploitations agricoles qui produisent des de très belles plantes aromatiques pour notre industrie.
Vous avez ici le le les logos de tous les membres actifs et membres partenaires de notre syndicat. Voyez donc bien sûr Man, Roberté qui sont les plus importantes au niveau du pays de grâce et les autres sociétés qui sont sur cette slide. En membre associés, nous avons aussi des sociétés comme Chanel, comme Christian Dior, comme Hermes, comme Loxcitane, comme Fragonard.
Pourquoi ? parce que ces sociétés qui sont nos clients en fin de compte si notre filière cosmétique est aussi performante au niveau de l'export, au niveau de de l'innovation, au niveau de la reconnaissance au niveau mondial de la qualité de ces produits, c'est aussi grâce à nous, grâce aux compositions parfumantes que nous créons pour toutes ces marques et tous ces produits. Donc Chanel, Hermes, l'Oréal, Loxcitan.
Pourquoi ? parce que ils ont aussi des parfumeurs qui créent des parfums qui ont les mêmes réglementations à suivre concernant l'utilisation des matières premières aromatiques. Au niveau mondial, notre secteur représente environ 38 milliards d'euros. 38 milliards d'euros.
Et vous voyez que Man et Roberté à la 5e place et à la 7e place de cette de ces euh de ce slide euh ce sont les seules sociétés familiales euh et françaises qui sont encore dans cette liste. Sachant que il y a eu, comme l'a dit notre présidente, il y a eu, je dirais beaucoup de changement au niveau de l'industrie dans les années 60 70 avec beaucoup de sociétés internationales, pharmaceutiques en particulier qui s'intéressaient à la parfumerie, qui ont investi dans la parfumerie, qui ont racheté des sociétés. Il y a des sociétés comme Lotier qui ont été rachetées par Ron Poulin.
Les sociétés comme Chiris qui étaient jusque dans les années 50 le numéro 1 français et le numéro 1 mondial d'ailleurs euh qui est passé sous la coupe d'une société américaine qui s'appelait UOP Fragrance. Donc toutes ces sociétés ont été rachetées, revendues, rachetées, revendues. En fin de compte, il y a eu beaucoup beaucoup de changements au niveau de nos entreprise.
Mais certaines sociétés familiales sont toujours présentes et toujours aussi performantes et représentent vraiment ce que nous pouvons représenter au mieux au niveau de notre belle industrie. Je peux me permettre. Oui, mettez votre micro. il y a 50 ans, toutes ces sociétés étaient des sociétés familiales.
Oui. Et aujourd'hui, parmi le top 10, il n'en reste que deux qui sont françaises. Qui sont françaises.
En fin de compte, la seule société qui est aussi familiale, mais elle est japonaise, c'est Hassegawa. à Segawa euh et qui n'est pas présente en France hein, qui a été présent en France un petit peu dans les arômes alimentaires avec une filiale à en Bretagne mais qui ne sont pas présents au niveau de la parfumerie ici en France. Comme je vous l'ai dit, beaucoup de nos membres sont aussi membres du SNIA concernant les ingrédients aromatique.
Et là, vous avez le nombre de salariés des femmes et des hommes passionnés qui font partie de ces deux syigas, 8500 salariés dont 52 % de femmes. Et il est un fait que depuis de nombreuses années, nous avons beaucoup plus de femmes dans notre industrie que d'hommes. Bien sûr, il y a une grande différence entre les années 1800 où le nombre de femmes était surtout dans l'agriculture.
Là, elle représentait près de 78 % des salariés de l'agriculture à l'époque, en particulier pour les plantations de plantes à parfum avec beaucoup de métiers qui étaient, je dirais, des métiers de de femmes. Si il y a métier de femmes. Aujourd'hui, les femmes sont extrêmement présentes dans tous les domaines, que ce soit dans le domaine de la création, dans le domaine de l'innovation, dans le domaine de de du réglementaire.
Nous avons énormément de femmes et j'en suis absolument ravi. Nous sommes une force à l'export. Au niveau de la parfumerie, nous exportons près de 75 % de notre chiffre d'affaires qui est produit en France va à l'export et 75 % va s'ajouter, je dirais tous les chiffres d'affaires de nos entreprises qui sont présentes dans le monde entier.
Comme nous l'avons souligné hein pour Man et pour Robert, nous avons plus de 50 établissements dans le monde entier. des usines aux États-Unis, des usines en Chine, des usines en Asie, des usines en Amérique latine et toutes ces chif d'affaires donc consolidé vont jusqu'à représenter près de 33 milliards de chiffres d'affaires. Le moteur économique, c'est 2,7 milliards en France.
Donc ça c'est un chiffre pour 2024. Là, on est euh un petit peu plus en 2025 parce que depuis euh les 12 années où j'ai le grand plaisir et l'honneur de présider le syndicat, nous sommes en constante augmentation chez d'affaires et en constante augmentation au niveau du nombre de salariés, ce qui est à noter et j'ai toujours je dirais beaucoup de de rapports très positifs de la part de la préfecture de Nice qui nous dit "Monsieur Massé, vraiment votre votre filière, vous êtes en en augmentation chaque année au niveau niveau de nombre de salariés et nous voulons le souligner. Donc ces 2,7 milliards, il y a 51 % qui sont les compositions parfumantes, ce que vous appelez les parfums hein qui servent à parfumer tous les cosmétiques, les produits d'hygiène, les produits de la maison, tout ce qui est parfumé dans le monde et 28 % d'arôme formulé.
Sachant que euh tout s'aromatis euh de plus en plus euh comme vous le savez et donc euh c'est une activité extrêmement importante pour nos entreprises et 17 % pour les matières premières et ingrédients aromatiques. Et rappelleraiz que Grâce a été pendant dans au 18e 19e siècle la plaque tournante mondiale des matière premières naturell aromatique dans le monde avec une une connaissance une expertise en ce qui concerne la transformation la connaissance des matières premières qui fait que Grâce a toujours été je dirais cette plaque tournante mondiale de la parfumerie et représente aujourd'hui je dirais un point considérable au niveau de de l'image culturelle patrimonique patrimoniale de la de la profession en ce qui concerne le pays de grâce. Le rôle et la mission les missions de Prodarum, ce sont des missions au niveau santé au travail, sécurité industrielle.
Nous accompagnons les entreprises dans tous les domaines de la sécurité industrielle, de la santé au travail, de la protection de l'environnement à travers une veille réglementaire et mutualiser les connaissances en vue d'élaborer si nécessaire des positions ou des documents techniques utiles au secteur. Nous avons un rôle mission analytique, réunir des responsables de nos entreprises, des responsables de services de recherche et d'analyse au sein de la commission scientifique et technique du syndicat pour travailler à la résolution de questions analytiques relatives aux matières premières de parfumerie. Les résultats des travaux sont ensuite publiés dans des revues scientifiques ou diffusées à tous les adhérents de notre syndicat.
Des affaires sociales et ressources humaines. Très important pour nous. assurer une mission d'information et de conseils auprès des entreprises adhérentes du syndicat sur toutes les questions sociales notamment en matière de recrutement, de formation et d'accompagnement ressources humaines.
Coordonner les actions et les travaux visant à renforcer la connaissance des métiers et à améliorer leur acte d'activité. les affaires réglementaires qui est je dirais extrêmement important dans nos dans nos entreprises beaucoup plus qu'il ne l'était bien sûr il y a 80 ans. Accompagner les entreprises dans la mise en conformité de tous les produits à travers le suivi des réglementations nationales et internationales. assurer la diffusion et la mise en application des mesures d'autodiscipline de l'Ifra qui est le International Fragrance Association qui a été créé en 1973 et qui a été créé par nos notre syndicat en particulier et les autres associations européennes pour travailler sur la sécurité de nos matières premières et informer le législateur et les autorités des spécificités du secteur lors des phases d'élaboration et d'application des textes lég législative et réglementaire.
Nous allons en parler un petit peu plus tard. et le développement durable. Soutenir et accompagner les entreprises dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale.
Soutenir et accompagner les entreprises dans la gestion de leurs déchets à travers un prédiagnostic, le suivi des réglementations, des audits d'exutoire et des prestations déchets. Nous travaillons énormément sur ces sujets-là depuis quelques années. Au niveau mondial, Prodarome est membre donc de l'International Fragrance Association qui a été créée en 73.
Elle a été créée, comme je vous le disais, par l'industrie elle-même pour répondre aux préoccupations croissantes sur la sécurité des parfums dans une logique d'autorégulation. Elle élabore des standards basés sur des évaluations scientifiques des risques. Elle soutient des pratiques responsables sourcing durable environnement et promeut une industrie à la fois innovante, responsable et durable.
Le RIFM a été créé en 1966 aux États-Unis par nos entreprises. Il fournit des connaissances scientifiques et des évaluations de sécurité utilisées par l'industrie. Il mène des programmes d'évaluation de sécurité, des programmes de recherche scientifiques reconnus internationalement.
Quelques chiffres et importance des matières premières naturelles dans la parfumerie. Nous utilisons plus de 3700 matières premières aromatiques en parfumerie dont plus de 1000 produits naturels. Vous avez sur ce slide l'historique des plantes à parfum dans le pays de grâce depuis 1845 en bas jusque en 2012 et en 2025 nous sommes à peu près au même niveau que 2012 un petit peu plus pour certains produits.
Je dont je vais vous donner quelques indications. Il est un fait que en 1845, nous avions plus de 600 tonnes de fleurs d'oranger. La fleur d'oranger était le premier première matière première utilisée dans nos industries pour plusieurs domaines.
C'était pour avoir de la de l'autre fleur d'oranger qui était utilisée en cosmétique, de l'autre fleur d'oranger qui est utilisée dans les arômes alimentaires, hein. tous nos amis sénateurs et sénatrices qui adorent la fleur d'oranger dans leur gâteau, c'est la la source du bigaradier sauvage du bigaradier dont d'ailleurs la la société MAN et le l'arrière arrêté grand-père de notre vice-présidente a été le premier producteur de bar sur Lou en ce qui concerne la fleur d'Oranger hein puisque son usine était entourée de big radier sauvage. que le jasmin euh était à l'époque en 1845, je dirais un produit important bien sûr euh mais euh avec seulement 15 à 20 tonnes euh en 1845 alors que la rose, il y avait déjà 200 tonnes de euh de fleurs d'oranger qui étaiit qui était produite.
Nous avons en 1882 1600 exploitants de de plantes à parfum. avec plus de 3000 ouvriers. Euh il est en fait que cette année nous avons 57 exploitants, voyez par rapport aux 1600 exploitants de 1885 hein, 57 exploitants.
Et si nous avions au dans la moitié du 20e siècle, euh vous avez ici les moyennes en 1920 1928, les moyennes de fleurs d'orangé 1200 tonnes et 300 hectares. En rose 1000 tonnes et 400 hectares. Jasmin 900 tonnes et 800 hectares.
Nous sommes arrivés en 1923 qui a été l'année où il y a eu le plus de récoltes. Nous sommes arrivés à 1300 tonnes de jasmin. En sachant que il vous faut à peu près 11000 fleurs de jasmin pour faire 1 kg. 11000 fleurs de jasmin pour faire 1 kg. euh quelqu'un qui récolte le jasmin dans un champ de jasmin où il faut récolter le matin très tôt parce que si vous avez euh une récolte ou si vous êtes obligé de vous il faut pas être obligé de de récolter après 10h du matin où il y avait où il y a trop de soleil ou trop de chaleur, vous avez euh une odeur du produit qui va être obtenu de la fleur qui va être un peu différent.
Donc c'est pour cela qu'il y a de grandes différences entre euh je dirais euh une concrète et une absolue jaspin euh France pays de grâce et une concrète euh jaspin euh d'Égypte ou concrète jaspin euh de d'Inde euh suivant euh les horaires et suivant euh les méthodes de récolte, les méthodes de de transformation. Donc euh feuille de violette en 1920, 1000 tonnes de feuilles de violette. En en 1925, nous avons seulement 37 tonnes de feuilles de violette.
Rendez compte ? Et feuilles de violette, nous n'avons plus que deux récoltants de feuilles de violette à tour à Tourette. Et je pense que l'année prochaine ou ou dans 2 ans, nous n'aurions plus un seul parce que nous avons un récoltant qui va, je pense, prendre sa retraite l'année prochaine et nous allons avoir qu'un seul récoltant. en surface exploitée dans le pays de Grâce en dans les années 1920, nous avions 1600 hectares hein dans le 06 et 250 hectares dans le Var hein.
Et le Var c'est tout de suite à côté de de Grâce puisque à quelques à 10 km nous passons dans le Var mais nous avons beaucoup de d'exploitants qui sont aussi basés dans le Var. En 2100-2025, fleur d'oranger 6 tonnes 79 tonnes de rose pour 57 hectares de plantation. Jasmin 13 tonnes et 8 hactares.
Voyez dont nous sommes passés de 800 hectares à 8 hactares. Il est vrai que là, on en a parlé, on a parlé du foncier, de la de le de de l'impact, je dirais, du coût du foncier, du coût de la main d'œuvre qui ont fait que il y a eu dans certaines années, je dirais une fourniture de matière première aromatique équivalente à celle-ci en provenance d'Algérie parce que Chiris avait de très très grandes installations à à Boufarique et traitant la rose, le jasmin et la fleur d'Oranger. tous ces cette société et nos sociétés familiales ont été extrêmement international depuis très très longtemps pour aussi la recherche de ces matières premières parce que la le besoin du sourcing, le besoin de matière première est devenu considérable qui a fait que dans les années d'ailleurs en 1900 entre 1900 et 1950 un transfert de la création de parfum de des parfumeurs de Paris vers Grâce vers nos entreprises grassoises parce que nous étions les seuls à avoir la connaissance, la possibilité de sourcing de toutes les matières premières dont nous avions besoin pour la création de parfum.
Et c'est pour cela que nos sociétés grassoises sont devenues extrêmement importantes dans l'innovation et la création des parfums. Production de France de matière première naturelle dans la parfumerie pour toute la France. Euh ça ça fera plaisir à notre sénateur euh Lucien Stanion qui est très proche de nous pour euh aider nos lavendiculteurs et aider dans l'association dont je vais parler un petit peu plus tard en ce qui concerne la maison lavandicole.
Euh pour la lavande et le lavandin, simplement, nous avons 9000 emplois directs et 17000 emplois indirects en ce qui concerne ces plantations avec 5800 hectares de plantes à parfum aromatiqu et médicinales. Et vous avez là bien sûr toutes les indications concernant les matières premières que nous produisons en France. La vend la Vandin, le Cypré de Provence, la sauce clarée, la sauce officinale, le géranium bourbon, le romarin, le teint, l'estragon, la rose Santifolia, la rose double.
Je mets la rose double pour vous expliquer ce qu'est la rose double. La rose double en fin de compte c'est une centifolia mais c'est une centifolia avec 100 pétales. La rose centifolia qui s'appelle centifolia 100 pétales en fin de compte elle n'a que 50 pétales.
Donc la rose actuelle que nous traitons qui est la meilleure au niveau olfactif utilisée par nos entreprise qui valu j'ai d'ailleurs une IVG depuis 2 ans concernant cette reconnaissance de de l'absolu fleur de grâce de de pour la rose antipolia pour le jasmin et pour l'IGP l'IGP pardon. Oui oui une IGP merci. Voyez non ça c'était pour vous réveiller savoir si vous écoutiez.
Je vous remercie 1000 fois. Je vous remercie 1000 fois. Et donc et l'iris Iris palida et Germanica, il est à fait que l'iris palida jusque dans les années 1960 nous ne pouvions pas cultiver de l'iris palida.
C'était quasiment interdit puisque tout provenait de Florence de d'Italie. Euh euh l'Italie avait je dirais euh la la main mise sur euh tout l'iris palida et nous importions euh des risomes d'iris palida euh de d'Italie parce que l'iris palida, les risomes, il faut les sécher pendant 3 ans euh pour développer cette molécule d'irône à l'intérieur de du risum. ensuite rendre le risum en poudre avant de le distyler en eau tiède euh pour obtenir le beurre d'iris et ensuite obtenir l'absolu beurre d'iris.
Mais cet iris palida aujourd'hui, il est cultivé euh dans la région de du pays de Grass, beaucoup cultivé aussi euh dans Vaclus et aussi beaucoup cultivé au sud de Bordeaux. Vous voyez donc on en a un petit peu partout. La tubéreuse est redevenue une plante je dirais est très importante pour nous.
Sachant que la tubéreuse a failli disparaître de du pays de Grâce avec une grosse grosse production de tubéreuse en en Inde mais qui ne vaut pas la qualité de la tubéreuse grassoise. Nous avons cette reconnaissance par l'UNESCO depuis le 28 novembre 2018 en tant que patrimoine vivant du pays de grâce reconnu au niveau de du reconnaissance par l'UNESCO et cette et grâce à notre ancien collègue Jean-Pierre Leleu qui a été sénateur jusqu'en 2020 euh sénateur plus particulièrement du pays de grâce et qui a obtenu cette reconnaissance d'être classé au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Tout à fait. parce que c'est une grande étape.
Ça a suivi le 17 octobre 2003, il y a eu l'adoption par l'UNESCO de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et euh Jean-Pierre Leleu dès l'automne 2003 a organisé un colloque sur l'olfaction et le patrimoine et la transmission de ce patrimoine. Et c'est en 2008-2009 la naissance du projet de demande de candidature en ce qui concerne cette sauvegarde. et en 2012 l'élaboration des statuts de l'association, en juillet 2013 la première assemblée générale de l'association à Grâce et le 28 novembre 2018 la reconnaissance par l'UNESCO.
Et donc je voudrais là remercier euh Jean-Pierre Leleu bien sûr remercier Jérôme Viot, notre maire de grâce qui a qui est aujourd'hui le président de cette association. Remercier l'ensemble de tous nos amis parfumeurs du monde entier du monde entier. Les parfumeurs japonais, les parfumeurs aux États-Unis, les parfumeurs en Australie, les parfumeurs dans le monde entier qui ont supporté, qui nous ont soutenu notre demande de reconnaissance à l'UNESCO.
Et cette reconnaissance en fin de compte, c'est une reconnaissance du patrimoine vivant et matériel du pays de grâce. Mais c'est pas seulement le pays de grâce, c'est l'ensemble de la parfumerie dans le monde entier qui est reconnu et je voudrais vraiment en remercier l'association. Il y a aujourd'hui la maison du patrimoine culturel Lavandicole de Provence que Lucien Stanzon connaît bien.
Cette maison du patrimoine culturel a été créée il y a quelques années pour défendre notre notre lavande, défendre notre patrimoine lavandicole de Provence qui est extrêmement important. Euh faisant suite euh je dirais nous allons parler de du réglementaire tout à l'heure, nous en avons déjà parlé euh notre présidente euh l'a indiqué. Euh cette reconnaissance est très importante pour nos lavendiculteurs et pour l'ensemble de la profession pour l'utilisation de nos matières premières.
Et et donc les objectifs de cette maison sont de défendre la culture de lavendicole, de valoriser la filière paysane, de valoriser les producteurs et les apiculteurs, hein. Sachant que les apiculteurs sont très importants. Les les abeilles sont tellement tellement importantes dans le monde de l'agriculture.
Je dirais on nen parle pas assez. Protéger les connaissances et savoir-faire associé en vue d'une transmission aux jeunes générations, répondre aux enjeux environnementaux et valoriser la création artistique inspirée par ces paysages. Le maire de Grâce euh Jérôme Vio a décidé après avoir de longuement discuté avec nous sur le lancement du club des mers des villes européennes de la parfumerie.
Euh ce club des mers est très important pour nous parce que il représente euh au niveau euh de notre Commission européenne, je dirait le reflet de l'historique du patrimoine culturel de l'ensemble de nos euh de nos régions, de l'ensemble de nos pays. Le club des mèes des villes de la parfumerie euh a été créé donc en 2021. Il rassemble tous les maires des villes européennes qui ont une activité, un patrimoine, une histoire liée au secteur économique de parfumerie, des plantes à parfums aromatiques et médicinales ou des huiles essentielles.
Le comité réunit déjà une quinzaine de mers d'Allemagne, d'Autriche, de Bulgarie. Bulgarie Casanlac par exemple, la ville de Casanlac en Bulgarie qui est une ville jumelée de grâce qui est la ville la Bulgarie étant le premier producteur mondial de la lavande. La France étant le numéro 2 mais la France est le numéro 1 mondial du lavandin.
Et le la Bulgarie est est aussi gros producteur de rose d'amacena qui n' qui n'est pas la même que la rose Santifolia. à Ros d'Amena et de nombreuses de nos sociétés dont Robert ont des usines en Bulgarie pour traiter la rose d'Amasséena en huile essentielle ou en concrète et en jasmin et en et en absolu. Nous avons en Italie la ville de Rol Calabre hein avec la bergamotte très important.
En Italie, nous avons Messine en Sicile, hein. Nous avons en Pologne, en Roumanie, la ville de Clou [rires] dont le maire était Émile Bob qui était premier ministre de Roumanie d'ailleurs et qui est vice-président de du comité des maires pour rejoindre, je dirais, notre ville de Grâce pour représenter auprès de la Commission européenne l'importance du nombre d'agriculteurs qui travaillent dans l'agriculture des plantes à Parfum, hein, pour défendre la naturalité des matières premières menacé par certains projets de reclassification chimique au niveau européen. Nous allons en parler un petit peu plus longuement avec Jean-François et avec Samantha Man et Christophe Probert.
Sécuriser les chaînes de valeur locales, promouvoir une réglementation fondée sur le risque réel, faire entendre la voix des territoires auprès des institutions européennes et internationales. Voilà, notre présidente. Euh, j'espère que je n'ai pas été trop long.
Euh bien sûr, vous aurez que voilà, on on beaucoup de nos commissaires ont demandé s'il pouvait avoir le slides. Donc, je pense que c'est possible et ça les intéresse de pouvoir en disposer. Avec grand plaisir.
Merci. Euh, est-ce qu'on passe la la la parole à Samantha Manne ? Madame la présidente, madame la présidente, mesdames et messieurs les sénateurs, je vous remercie de nous donner l'occasion de nous exprimer sur un sujet qui dans les Alpes Maritimes touche à la fois à l'histoire économique, à l'identité culturelle, à l'agriculture, à l'industrie, à l'innovation et à l'attractivité de notre pays.
Il s'agit de la filière parfum. Cette audition a une signification particulière parce que notre histoire est indissociable de celle du pays Grassois. Pour Man, tout a commencé en 1871 au Barurloup lorsque mon arrière arrière-gr-père Victor Man, ça a été rappelé par monsieur Massé qui était producteur de bigaradier, a décidé de créer ce qui n'était alors qu'une petite distillerie inspirée par les plantes et les fleurs de la région pour capturer deux niveaux de valeur ajouté.
Depuis l'origine, notre entreprise s'est construite dans un dialogue constant entre terroir exceptionnel et ambition industrielle. C'est une articulation qui fait selon nous la singularité de la filière grassoise. Ici le parfum est né d'un territoire, d'un climat, de culture, de savoir-faire agricoles, de technique d'extraction, de métier de composition et d'une capacité très française à faire dialoguer la nature, la science, l'artisanat et l'industrie.
Ce lien entre le terroir et l'industrie n'a jamais varié chez Man. Là où d'autres acteurs ont parfois déplacé leur centre de gravité, leur gouvernance ou encore leur base industrielle, notre siège est resté au bar sur loup, au cœur des Alpes Maritimes et notre développement international s'est fait sans rupture avec cet ancrage. Ce n'est pas seulement un attachement affectif, c'est un choix d'entreprise, un choix stratégique et même une certaine idée de ce que doit être une entreprise familiale française enracinée localement autant qu'elle est ouverte sur le monde et responsable de l'écosystème qu'il a vu naître.
Cette fidélité au territoire n'a jamais empêché l'ambition. Au contraire, elle l'a nourrit. Man est aujourd'hui le premier groupe français dans le secteur des arômes et des parfums, vous l'avez rappelé, madame la présidente, et le 5e acteur mondial.
Notre groupe emploie plus de 8500 collaborateurs dans le monde, dispose de 31 sites de production, 54 centres de recherche et développement, est implanté dans 41 pays et a réalisé en 2025 un chiffre d'affaires qui a dépassé les 2 milliards d'euros. Cette réussite mondiale s'appuie sur une base française forte. Sur les seuls sites français de MAN, notre entité légale sur le périmètre France, les effectifs atteignaient plus de 2000 salariés fin 2025 dont près de 1800 collaborateurs dans les Alpées Maritime.
Cet engagement se traduit aussi en terme de recrutement. Le nombre de salariés a quasiment doublé en 20 ans et la proportion de femmes est toujours restée constante autour de 40 % de l'effectif global. Nous revendiquons pleinement notre identité d'industriel.
Dans le débat public français, le mot industrie est parfois prononcé avec un peu de prudence, presque comme s'il fallait s'en excuser. Pour notre part, nous en sommes fiers. Être industriel dans la parfumerie, cela veut dire investir, produire, transformer, exporter, innover, former, employer durablement et faire vivre une chaîne de compéten qui va du végétal jusqu'au consommateur.
Dans les Alpes Maritimes, Wan est aujourd'hui l'un des premiers employeurs privés. Ce statut dit quelque chose de la réalité, de notre contribution au territoire. La filière parfum n'est pas seulement un patrimoine ou une vitrine, c'est un moteur économique majeur.
Ainsi, nous investissons en moyenne plus de 50 millions d'euros au cours des dernières années en France avec des projets tels que la construction d'un centre de création de parfumerie fine à Levalois Peré en 2024 ou encore d'un centre dédié à la recherche et à l'innovation au Bar sur Loup en 2023. Nous prévoyons aussi de continuer à le faire au bar sur l'oujet ambitieux de nouveaux centres de design du parfum de plus de 8000 m² que nous avons récemment présenté aux élus locaux de notre territoire. Cette industrie, comme l'a rappelé monsieur le président de Prodarome est est en outre profondément exportatrice.
Depuis les Alpes maritimes, depuis la France, nous produisons des compositions, les ingrédients, les solutions olfactives qui rayonnent dans le monde entier. Notre site de la Saré expédie à lui seul des commandes vers 115 pays. Cette projection internationale n'est pas nouvelle dans notre histoire.
Dès 1956, avec l'ouverture de notre première filiale au Japon qui fêtera donc cette année ses 70 ans, Man faisait le choix d'une internationalisation précoce. Cette date dit beaucoup de notre modèle, un modèle multilo avant l'heure qui consiste à être présent au plus près des marchés tout en conservant un centre de gravité industrielle, culturel et décisionnel en France au côté de centre de RED, de laboratoire et de sites industriel à travers le monde, au plus près de nos clients, de leur culture, de leur goût. Cette approche multilo est un de nos plus grands atouts.
Elle permet de penser le monde tel qu'il est devenu, fragmenté, exigeant, traversé par des attentes de souveraineté, de proximité, de résilience, mais aussi et avant tout par une concurrence intense. Être multilo pour nous, ce n'est pas se diluer, c'est conjuguer la force d'un groupe mondial avec la solidité de nos ancrages locaux. C'est pourquoi nous continuons à produire en France, à investir dans nos sites, dans les Alpes Maritimes mais aussi dans la SART et à défendre l'idée qu'une industrie exportatrice forte se construit d'abord sur des racines solides.
Dans ce cadre, il me semble utile de rappeler simplement ce qu'est la chaîne de valeur de la parfumerie. Notre métier consiste à créer des parfums qui entrent bien sûr dans les autres toilettes, mais aussi dans une multitude de produits d'hygiène et de beauté du quotidien, qu'ils soient soins corporels, shampoing, savons, lessives, produits d'entretien du linge, parfum d'ambiance. La chaîne de valeur relie la culture et l'approvisionnement en matière première, mais aussi leur transformation, leur extraction, la formulation, la composition et l'intégration dans les produits finis de nos clients.
Dans cette chaîne, les ingrédients naturels et les molécules de synthèse ou de biotechnologie ne s'opposent pas. Il se complète parce que la parfumerie contemporaine repose à la fois sur la richesse du vivant, sur l'excellence scientifique et sur des exigences en matière de qualité, de sécurité, de stabilité et d'innovation. C'est précisément pour cela que le lien avec les producteurs de plantes à parfum est central.
Nous l'avons formalisé dans une logique que nous assumons comme un devoir citoyen vis-à-vis de celles et ceux qui font vivre ces cultures. Ce devoir citoyen ne relève ni de l'affichage, ni d'une logique périphérique de responsabilité sociétale. Il est au cœur même de notre métier.
Dans le bassin grassois, nous avons mis en place des engagements concrets autour de la rose, du jasmin avec l'achat garanti de la totalité de la production à nos producteurs partenaire afin de préserver les cultures et les savoir-faires qui sont liés aux plantes à parfum. Cette capacité à relier terroir et innovation se traduit ensuite concrètement par des investissements importants en recherche, vous l'avez souligné, par le développement de nouvelles méthodes des conconceptions qui font aujourd'hui référence au niveau international. Cette logique s'inscrit dans une culture RSE entienne entière ancienne pardon et profonde.
Nous avons été la première entreprise de la filière à signer le pacte mondial des Nations-Unies dès 2003, ce qui témoigne d'un engagement de longue date sur les sujets sociaux, environnementaux et éthiques. Nous avons également été certifiés ISO 14001 pour les sites de barre sur Lou dès 1999. Nous avons adhéré à R1.
Nous sommes alignés sur les objectifs des Science Based Targets où avons encore développé des outils internes tels que le Green Motion qui a été reconnu par le Journal of Green Chemistry. Autrement dit, cette responsabilité n'a rien d'artificiel. Elle est liée à la manière dont nos métiers sont organisés, à la façon dont nous produisons, dont nous achetons, dont nous innovons et dont nous concevons notre présence sur le territoire.
Cette fidélité à un écosystème a trouvé une traduction collective dans la démarche de l'UNESCO. Toute la filière s'est mobilisée pour faire reconnaître les savoir-faires liés au métier de la parfumerie à Grâce et le faire reconnaître patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Nous avons pris part à cette mobilisation dès l'origine au côté des autres acteurs de la filière dont mon confrère Robert ici présent.
Nous avons porté ensemble une cause commune, celle d'un patrimoine vivant fait de gestes, de culture, de technique, de transmission et d'innovation. C'est un point essentiel. Dans les Alpes Maritimes, la filière Parfum n'est pas l'addition d'acteurs isolés.
C'est un bien commun à la fois économique et culturel. Cet esprit de transmission chez nous, il est indissociable du modèle familial. Depuis Victor Man, chaque génération a pris sa part dans le développement du groupe.
Il y a eu Eugène et Gabriel, puis Maurice, mon grand-père, puis mon père Jean avec son frère Michel. Et aujourd'hui, avec la le reste de la 5e génération, je préside le groupe depuis 2025. Nous avons repris le flambeau de cette aventure entrepreneuriale familiale.
Certains sont directement liés à l'opérationnel comme moi. Nous sommes 5 sur h à ma génération. Cette continuité permet de tenir un cap dans la durée, d'investir au-delà des cycles, un peu comme la nature, de privilégier la vision de long terme sur les arbitrages à court terme et de maintenir un lien constant avec le territoire.
Les entreprises familiales ou à dominante familiales ont cette force particulière. Elles sont souvent plus attachées à leur terroir, au développement de l'emploi local, à la redistribution de la richesse et au partage de la valeur ajoutée. Il est donc essentiel de créer les conditions qui leur permettent de perdurer de génération en génération.
C'est à partir de là que vient l'une de nos préoccupations majeures pour l'avenir de la filière, la question de la compétitivité. Nous sommes dans un secteur en croissance, créateur d'emploi, exportateur, innovant, qui apporte des retombées très concrètes au territoire français. et singulièrement aux Alpes Maritimes.
Pourtant, nous constatons une difficulté croissante, celle d'une surréglementation française qui vient parfois s'ajouter à un cadre européen déjà dense. Le sujet n'est pas de remettre la question de remettre en en question la règle, encore moins les exigences en matière de sécurité ou de durabilité bien sûr, mais de s'assurer que la norme ne devienne pas un facteur de décrochage pour des entreprises qui produisent, investissent et emploient en France. Cette vigilance est d'autant plus nécessaire que nos concurrents ne jouent pas tous avec les mêmes contraintes.
Parmi les grands acteurs mondiaux de notre secteur, certains sont basés dans d'autres États européens, d'autres hors de l'Union européenne, notamment en Suisse. De facto, ils ne sont pas toujours soumis au même niveau d'obligation ni au même empilement de contraintes administratives, techniques ou calendaire. Si la France vient ajouter des exigences supplémentaires, elle prend le risque d'affaiblir ses propres sites industriels, ses propres entreprises alors même qu'elle crée localement de l'emploi, de l'investissement, de l'export, sommes toutes de la valeur ajoutée sur notre territoire.
L'enjeu au fond donc est simple. Voulons-nous que la France continue d'abriter sur son sol une filière parfum de rang mondial ancrée dans un territoire unique comme celui du bassin Grassois ou acceptons-nous qu'elle perde progressivement en compétitivité au profit de pays voisins, de concurrents extraeuropéens ? Pour Man, la réponse est claire.
Défendre la filière parfum des Alpes Maritimes, c'est défendre une industrie d'avenir, un savoir-faire d'excellence, un patrimoine vivant, des emplois, une capacité d'exportation et une certaine idée de l'entreprise française. Familiale, innovante, responsable et fidèle à son territoire. Je vous remercie pour votre attention.
Merci beaucoup madame la présidente. Je passe la parole à monsieur Christian Mobert au nom de Roberté. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les sénat Mesdames et messieurs les sénateurs, merci de nous donner cette opportunité de de vous parler de notre belle industrie.
La société Roberté quelques chiffres nous faisons 850 millions d'euros de chif d'affaires, un Ebida de 20 %. Nous avons 2700 employés dans le monde dont plus de 1000 sur le territoire français. Nous faisons 82 % de notre activité à l'exportation.
Nous sommes le 7e acteur mondial et nous sommes le premier acteur en terme d'ingrédients naturels. Alors, je vais faire un une petite parenthèse pour vous donner un peu le fonctionnement de notre industrie pour que vous compreniez comment est-ce qu'on peut être 7e et à la fois premier. En fait, notre industrie de des arômes et des parfums, c'est quoi ? faire des mélanges, des mélanges entre des produits synthétiques et des produits naturels qui vont donner une composition parfumante ou une composition aromatique pour les arômes alimentaires.
Chacune de nos sociétés ont le contrôle d'une partie de ces ingrédients. Les gross de cette industrie sont impliqués dans les produits synthétiques et les sociétés du pays du pays grassois sont historiquement impliqué dans les produits naturels. Et dans ce dans ce cadre là, les six sociétés qui sont devant nous ont leur savoir-faire ingrédient qui est synthétique.
Robert étant le premier dans le domaine des naturels. Il y a une chose qu'il faut aussi noter, c'est que on peut se dire que beaucoup de nos confrères se qui sont dans le synthétique qui ont des moyens considérables puisqu'ils font ils ont des sociétés qui font 5 à 10 fois la taille de Roberté ou de Ban disent et bien nous allons acquérir l'expertise naturelle. Or, ça ne se passe pas tout à fait comme ça parce que deux trois leaders au cours des 20 dernières années ont acheté des sociétés similaires à Roberté, très impliqué dans le naturel et ça n'a pas été un succès pour ne pas dire que ça a été un échec dans la mesure où ces sociétés sous leur bannière naturelle ont disparu.
Le le fait est assez simple, c'est que le métier des gros chimistes et le métier de la plante à parfum naturel n'est pas vraiment compatible. C'est pas du tout les mêmes les mêmes maques. Et ce qui nous laisse espérer que bien qu'étant beaucoup plus petit que beaucoup de nos concurrents, notre différence et notre savoir-faire du naturel nous laisse quelques euh beaux jours pour l'avenir de notre industrie.
Alors, ces produits naturels, quelle différence ils nous apportent ? Ils nous apportent une image de qualité, une image de créativité. créativité parce que tous nos parfumeurs et nos aromaticiens sont formés dans nos écoles et dès le premier jour, ils sont au contact de ces matières premières naturelles et même si ces matières premières naturelles sont également dans les écoles des des de des grosses sociétés, on a la la l'arrogance de croire que ils sont plus familiarisés chez nous. et ils en tireront un un meilleur parti.
Et le deuxième point qui est aujourd'hui très important euh pour les produits naturels et qui est quelque chose qui a euh qui est un peu apparu il y a une vingtaine d'années, c'est la RSE. Aujourd'hui, on parle de RSE partout. Vous ne pouvez pas ouvrir un rapport annuel d'une grande société sans avoir la majorité du rapport sur la RSE.
Et il se trouve que Robert qui été créé en 1850 euh a été pendant plus d'un siècle une société qui n'a eu comme vocation que de faire des ingrédients naturels. Pendant plus d'un siècle, nous n'étions pas intéressés à faire des des parfums ou faire des arôes. On avait une passion pour les ingrédients naturels.
Ce qui nous a au passage, petite anecdote, fait manquer quelques opportunités parce qu'il se trouve que mon grand-père avait déposé le le café le le brevet du café instantané et avait décrété après quelques temps que ça n'avait rien à voir avec l'aromatique et que ça ne l'intéressait pas. Conclusion, on est roberté, on n'est pas nécesselé, c'est dommage mais on n pas de on n pas de regret à voir. On a toujours fonctionné par passion. et euh la les produits naturels ont toujours été euh l'ADN de notre de notre société.
Et pour en revenir à la RSE, aujourd'hui, il se trouve que comme nous avons travaillé sur des filière de plantes à parfum depuis plus de 175 ans, on était tel monsieur Jourdin qui faisait de la pro sans le savoir. On avait euh la traçabilité euh et le suivi qui nous a énormément facilité cette approche RSE. Et je ne vous parlerai pas des des écovadis platinium ou des différents labels, mais Robert est de très loin dans l'industrie la société qui a le plus de filières certifiées, que ça soit sur des produits français, des produits européens ou des produits plus exotiques.
Donc cette cet axe naturel lié à la structure familiale de la de la société et on s'aperçoit aujourd'hui et je pense que Samantha sera la première à le partager que être une société familiale ça c'est un énorme avantage tant en interne que en externe. On s'aperçoit que nos gros interlocuteurs chez nos gros clients, ils se disent aujourd'hui quand nous avons une société internationale, on ne sait pas ce qu'elle va devenir. Et on en a un bon exemple parmi les trois leaders de cette industrie, il y en a deux qui ont changé de propriétaire entre guillemets au cours des cin dernières années et qui ont pris des axes de développement complètement différents.
Or, la force d'une société familiale, c'est d'assurer une certaine visibilité et une certaine longévité. Quand on parle des produits naturels, on a besoin de temps, hein. Euh, on respecte le cycle de la nature.
Quand on parle de certification, que ça soit bio ou autre, c'est des travaux de plusieurs années et c'est là où nous avons euh besoin d'avoir une une un travail, ce qu'on appelle dans le temps long, hein. Et ça c'est une société familiale et c'est peut-être une des choses sur lequelles on on aimerait avoir votre votre aide, c'est que le temps long nécessite une stabilité, une stabilité réglementaire, une stabilité fiscale aussi et une stabilité pour s'assurer de la transmission parce que si nous ne l'avons pas, c'est faire le beau jeu. de nos gros clients internationaux qui eux ayant beaucoup plus de moyens s'adapteront beaucoup plus à ces changements réglementaires, fiscaux et autres et pénaliseront les sociétés comme les sociétés Man et Roberté.
Euh on nen est pas là. Si on regarde les trois dernières années, je crois que Man et Robert ont eu les plus grosses progression de l'industrie en pourcentage, ce qui prouve que on est dans un métier où la taille n'est pas la raison principale, mais c'est vrai que quand on pense à notre syndicat qui est pro d'Aaromeôme, qui nous défend, Prodarôme a une tâche très difficile car il a en son sein des grands groupes internationaux, des PME et des ETI comme Ané Robert et que les ETI sont peut-être celles qui sont qui rencontrent le plus de difficultés car elles sont soumises aux mêmes règles à quelques exceptions près, encore je n'en ai pas en tête, que les les groupes les grands groupes internationaux Euh ces règles draînent énormément de ressources que nos gros clients internationaux peuvent faire alors que les PME elles bénéficient de certains avantages. Donc je vous remercie.
Je vais pas vous faire l'histoire de Roberté qui aurait été intéressante pour deux raisons. Je vais juste vous la faire très très rapidement. On a vu tout à l'heure que toutes les sociétés étaient familiales et au cours des années 60 70 dans le cadre de changement de génération, dans le cadre de sociétés chimiques qui ont vu dans la parfumerie une chimie fine qui pouvait leur apporter des profits supplémentaires.
Toutes ces sociétés familiales sont devenues, à l'exception de de Mans groupes. Il se trouve que Robert qui était dirigé par une famille mober depuis la 5e génération, on a découvert la génération de mon père qu'on dirigeait de société mais que nous n'étions pas du tout propriétaires. On avait à peine 10 % du capital.
On était un peu les métayés de la parfumerie. Et notre combat a été de développer la société mais aussi d'acquérir la majorité et de devenir une société familiale alors que dans la même période toutes les sociétés familiales à Grâce disparaissaient. Et encore une fois, dernière chose, si jamais notre souhait était de devenir une société familiale, ça n'était nullement dans un souhait capitalistique.
C'était juste dans un souhait de pouvoir avoir la liberté et l'indépendance qui nous assure nos décisions pour la pour l'avenir. Voilà. Merci beaucoup, monsieur Mubert.
Donc on va ouvrir la parole à nos commissaires. Si vous le voulez bien, on prend les questions trois par trois et à tour de rôle en fonction des questions qui sont posées, vous avez tout le loisir d'y répondre. On commence avec Lucien Stanonne.
Lucien, [raclement de gorge] merci madame la présidente. Monsieur le président, cher Philippe. Non, une question toute assez simple, mais d'abord je voudrais signaler, ça a été évoqué par le président que avec Marie-Pierre Monier, sénatrice de la Drome, nous avons lancé une une opération de reconnaissance des paysages de l'avant Nicole euh de la Haute Provence au niveau de l'UNESCO afin de préserver l'avenir de ces zones-là.
Et bien entendu, nous contribuons à la à la maison du patrimoine Lavand Nicole. Ma question, elle est elle est simple, monsieur le président. Face à euh à la concurrence de la Bulgarie en matière de la vente de fine, euh à la chute des cours actuellement qui ne cessent de de d'avancer et en définitive à la réaction des lavandiculteurs de se lancer dans la culture du lavandin qui est peut-être un peu plus sécurisé.
Euh quelles serait à votre avis euh les solutions pour permettre cette filière-là qui est une filière noble de la Drome du 04 mais aussi euh de chez la présidente puisque sûrement sur les hauteurs dû avoir des de la lavande du voclus bien entendu. Quelles seraient les mesures à entreprendre pour soutenir cette filière de la lavande qui est très en difficulté, y compris vis-à-vis des questions sanitaires puisqu'il y a des problèmes de maladie récurrente que on n'arrive pas à contenir. Voilà.
Merci. Merci Lucien. On passe à Daniel Salmon.
Daniel, merci madame la présidente. Merci mesdames et messieurs pour votre présentation. On a vu donc très clairement l'effondrement euh de la production de naturelle, de composants naturels pour les parfums avec une recherche forcément de matière première meilleur marché à l'international.
Euh pouvez-vous nous dire quelle est la part en pourcentage du prix d'un parfum qui est qui correspond à ces matières premières naturelles ? Bon, question d'actualité également avec la canicule. Comment euh anticipiez-vous euh ce réchauffement qui va mettre à mal un certain nombre de cultures ?
Est-ce que tout cela est bien dans votre dans votre focal ? Et comment comment pensez-vous faire ? Dernière question euh sur les cosmétiques, on parle beaucoup quand même des problématiques de toxicologie.
Euh comment est-ce que vous prenez cela également en compte ? Et est-ce que vous avez parlé des pollinisateurs ? Comment évolue le pourcentage des cultures en agriculture biologique pour vraiment prendre en compte toutes ces problématiques ?
Merci. Merci Daniel. Et dernière intervention pour cette première série de questions avec Anne Chain Archer.
Oui, merci madame la présidente. Vous l'avez tous dit, il y a un accroissement aujourd'hui des produits qui sont parfumés. On vous en vous m'entendez là.
Voilà, un accroissement des produits qui sont parfumés. Il ne s'agit pas uniquement de la cosmétique, mais il s'agit aussi des produits d'entretien de tous les produits. Or, c'est la pharmacienne de formation qui vous parle.
On on se rend compte aujourd'hui également qu'il y a de plus en plus de personnes qui sont allergiques avec des déclenchements d'asthme. Alors, c'est dû bien sûr à la pollution, c'est dû à différents allergènes qui existent aujourd'hui qui n'existaient pas avant, mais également à ces parfums de synthèse qui peuvent être extrêmement agressifs. Vous avez cité toutes les marques qui travaillent avec vous.
J'ai je n'ai pas trouvé la marque Durance par exemple qui est très développée et qui est particulièrement agressive au plan allergique et et d'autres faux savons de Marseille. Enfin tout ce qu'on peut voir se développer. Je voulais savoir quelle était votre stratégie de communication sur l'inoquité de vos produits ?
Ça me paraît très important. Et d'autre part également vous avez parlé de de des embauches, mais quelles sont les filières de formation des jeunes ? Je sais qu'en pharmacie, on orientait quelques-uns vers des facultés de parfumerie.
Est-ce qu'elles existent toujours ? Et quelles sont les filières de formation pour manifestement en tout cas une industrie qui se développe et qui grâce à vous fait la grandeur du pays ? Merci Yanne.
Voilà, madames, messieurs, je vous laisse euh répondre comme vous le souhaitez. Philippe peut-être à Lucien ou je sais pas. Oui, peut-être répondre à à Lucien Stanzer en ce qui concerne la problématique aujourd'hui du marché de la lavande et lavandin.
Il est un fait que il y a une grande grande différence entre le marché il y a 2 3 ans et le marché aujourd'hui. Je rappellerai seulement que il y a 2 3 ans l'essence de la vente pouvait coûter jusqu'à 140 € le kilo. Aujourd'hui, l'essence de la vende, les producteurs qui acceptent de vendre leur essence de lavande arrive à vendre leur lavande à un prix moindre en dessous du prix de revient de la lavande pour eux. et c'est ça devient impossible à gérer au niveau desiculteur en particulier des petits producteurs.
C'est pour ça que nous avons depuis plusieurs mois, je dirais une intensité de d'arrachage de certaines lavandes. Sachant que nos lavandes culteurs essaient de trouver le plus vite possible, je dirais, le moyen de de survivre euh en ce qui concerne leur métier. Et certains gros agriculteurs euh sont passés en en aviculteur.
Ils ont des maintenant des brebis, hein. On rappelle un des principaux lavendiculteurs euh qui est un ami, un homme absolument remarquable euh est devenu éleveur. Il a 850 brebis et ces 850 brebis réussissent, je dirais, à l'aider dans la le maintien de son euh de ses productions.
La Bulgarie, comme je l'avais dit, est le premier producteur de la vende, mais la Bulgarie a la même problématique que nous. Beaucoup de lavendiculteurs en Bulgarie sont en train d'arracher leur lavande parce que le marché euh ne les soutient pas. Et il est un fait que la Bulgarie euh je dirais le coût de la main d'œuvre est est bien inférieur, le coût de la production est bien inférieur, mais ils ont aussi la même problématique au niveau du coût de l'énergie, je dirais au niveau du pétrole, au niveau et cetera.
Je je reviens au niveau du du coût de l'énergie aussi pour nos lavendiculteurs en France. Comme vous savez, il y a eu des directives qui les ont obligé à ne plus utiliser, je dirais euh d'avoir des chaudières à maout à gaz pour traiter leur distillation. Euh aujourd'hui euh ça coûte extrêmement cher et euh ils ont une problématique aujourd'hui qu'il n'avaient pas il y a une quarantaine d'années.
Donc le marché de la lavande euh je pense il faut être aussi assez euh je dirais optimiste parce que nous avons eu euh depuis 50 ans des périodes qui ont été équivalentes au niveau du prix du marché de la lavande du lavandin et cetera. Donc nous allons revenir je pense dans les mois qui viennent à une situation qui sera beaucoup plus apaisée et avec un retour de ce de ce marché à des prix je dirais raisonnables qui permettront de maintenir les plantations et de maintenir notre notre sourcing. Il est à fait que nous avons besoin de ces produits.
Le lavandin est très utilisé en particulier dans les produits fonctionnels, dans la savonnerie, dans les détergences, beaucoup plus que dans la parfumerie fine et dans les cosmétiques. Parfumerie cosmétique, c'est surtout la lavande. Et nous avons en France des lavandes exceptionnelles.
Des lavandes exceptionnelles. Je rappelle que chaque année, nous avons un salon international des matières premières et à cette occasion, nous organisons un un concours un jury sur au niveau olfactif de toutes nos belles lavandes haute Provence qui ont une IG de Haute Provence. Et ces lavandes, personne ne les ailleurs.
Ce sont pas les mêmes lavandes que nous avons en Bulgarie et ailleurs. Euh sachant que l'Espagne, c'est surtout du lavandin, hein, parce que la lavande c'est une plante qui pousse au-dessus de 800 m d'ailleurs d'altitude. Et si nous avons eu des problématiques il y a quelques années au niveau de l'attaque de de des je dirais sur sur la lavande au niveau des cultures, ce sont surtout des lavandes qui étaient plantées en dessous de 800 m d'altitude alors que au-delà de 800 m.
Bon, maintenant, il y a un changement climatique considérable que nous vivons tous les jours, hein, et en particulier depuis quelques jours à Paris, hein. Même les Parisiens commencent à souffrir de ce changement climatique, mais il est un fait que ce changement climatique au niveau de la lavande d'Avandin euh va entraîner, je dirais, une nouvelle réflexion au niveau de nos de nos producteurs, savoir ce qu'ils doivent faire, où est-ce qu'ils peuvent aller planter leur lavand de lavandin et cetera. Et la reconnaissance de ces paysages lavandicoles est absolument nécessaire.
Le travail que fait Lucien Stanzone, Marie-Pierre Monier et notre sénateur Arnaud en Haute Provence est extrêmement important pour nous et je voudrais vous en remercier encore. Oui, mettez votre micro. Monsieur Mobert, je vais me permettre de répondre à monsieur le sénateur sur les deux questions qu'il a fait sur l'effondrement des matières premières et le réchauffement climatique.
Euh l'effondrement, en fait, il faut moduler la la réponse pour deux raisons. La première, les qualités de grâce ou du pays grassois restent les valeurs etalons de notre industrie. C'est-à-dire que si on ne retrouve pas les tonnages, on s'y retrouve en valeur. une une essence de rose faite à grâce comparativement à une essence de rose faite en Turquie ou en Bulgarie peut valoir jusqu'à quatre fois plus cher et c'est justifié.
C'est-à-dire que les parfumeurs vont trouver vraiment une qualité du pays grassois. Je vais vous prendre un autre exemple de l'IRIS. L'Ir, c'est un produit qui est probablement le plus cher puisqu'on arrive à 1 kg d'HIRON qui est l'essence d'IRIS qui vaut presque 100000 € le le kilo.
Donc si vous voulez, on a cette compensation ou grâce a su garder les valeurs étalons des principaux produits. La deuxième étape, c'est que il faut voir que si certains produits sont fabriqués dans une premier stade, la fabrication des ingrédients qui vont servir en parfumerie ne se fait pas forcément en une étape, elle peut se faire elle peut se faire en deux étapes, hein. Et souvent la première étape, elle doit être faite localement parce que ce sont des produits floraux et qu'on ne peut pas forcément les les traiter les envoyer.
Par contre, la deuxième étape, elle se fait et elle demeure souvent à grâce. Donc ça ne rentre pas dans les chiffres des quantités euh qui existaient au niveau des champs à Grâce à l'époque, mais ça existe toujours dans les chiffres des sociétés grassoises qui le produisent à grâce, [raclement de gorge] hein. et pour répondre au problème du réchauffement climatique, alors j'ai pas fait une présentation exhaustive de de Roberté, mais Robert a ouvert il y a 3 ans un incubé ou un accélérateur de start-up et qui regroupe 25 start-up qui sont toutes dédiées aux produits naturels.
Et parmi les programmes de ces 25 sociétés, on a deux sociétés de start-up qui travaille sur l'impact et comment modifier sans qu'on tombe dans d'une modification une OGM. Comment modifier pour rendre les plantes plus résistantes au au changement climatique ? Donc ça n'est pas une solution absolue, mais il y a quand même des travaux qui sont faits dans dans ce domaine et sur lequel on vous on observe déjà des déjà des résultats.
Madame Man, merci. Je vais me permettre de compléter. Il il y a différentes approches effectivement pour euh essayer de d'appréhender au mieux tous les impacts qui sont amenés par le changement climatique.
Euh on peut aussi développer des collaborations avec des centres de recherche. On le fait par exemple avec le CIRAD pour les Citrus. Nous venons de d'annoncer la mise en place d'un partenariat avec un jardin expérimental.
Et en fait ça ça nous permet de travailler sur la recherche sur les espèces botaniques, de faire de la sélection variétale pour savoir aussi qu'est-ce qui va résister le mieux en matière de variété par rapport à l'accroissement bah de la chaleur ou de la sécheresse. enfin tous ces changements qui arrivent euh par le biais du réchauffement climatique, mais aussi trouver des solutions agricoles qui peuvent être des biosolutions pour lutter contre par exemple bah les ravageurs ou encore euh augmenter les rendements puisque il y a pas uniquement euh euh le problème de il fait trop chaud, il y a que parfois ça vient impacter aussi et surtout les rendements. et puis aussi trouver les machines agricoles par exemple.
Donc nous, notre jardin expérimental, il va venir en soutien de nos producteurs partenaires pour aider à trouver des pistes pour arriver à améliorer les niveaux de rendement, les niveaux de production sur les surfaces existantes et continuer aussi dans cette partie sélection variétale. En fait, on pense que le support à à l'innovation, c'est de faire de la recherche et le développement pour accompagner nos producteurs et on le fait aussi bien au pays grassois que dans d'autres parties du monde aussi sur d'autres filières naturelles. Mais aujourd'hui, ce qui nous intéresse c'est justement le pays de grâce pour venir porter des projets sur ces thématiques et nous permettre d'appréhender ces changements au mieux.
Sur les pollinisateurs, pardon. Alors sur les sur les pollinisateurs, je je dois vous avouer que là ça dépasse le cadre de notre entreprise directement. Donc je me permettrai de passer éventuellement la parole à d'autres personnes, mais il faut il faut savoir que on n'est pas représentant directement des producteurs de plantes à parfum. que notre intervention s'arrête sauf dans quelques rares exceptions où pour des raisons de certification biologique, on devient agriculteur.
Par exemple, Robert a 250 hectares en Espagne. Mais notre vocation n'est pas de d'intégrer la chaîne jusque à la partie agricole. On le fait de manière très très rare quand il s'agit de produits qui sont soit en danger et dans lequel on doit assurer la la la la la pardon, excusez-moi, la survie, soit dans des pays dans des cas où on n'est pas sûr de la filière hein.
Et quand on certifie un produit d'agriculture biologique par exemple et comme c'est nous qui portons cette responsabilité, il nous est arrivé de dire bien c'est nous allons nous substituer et nous allons devenir agriculteurs pour pouvoir assurer cette traçabilité. Mais la vocation de notre industrie, elle s'arrête euh euh à euh la réception, si je peux parler ainsi, des des plantes et des commence ou elle ou elle où elle comment ? Oui, ça dépend de quel côté on vous avez raison, c'est moi qui regarde ça dans le mauvais mauvais côté.
Elle commence euh à ce niveau-là. Et de la même façon, pour répondre à la question de madame la sénatrice, nous ne sommes pas non plus fabricants de produits finis. Donc ça c'est encore un autre une autre partie avec un autre syndicat de représentation qui s'occupe des produits finis.
Mais je voulais revenir sur la partie formation puisque vous l'avez évoqué. Effectivement c'est très important et surtout Philippe Massé l'a rappelé. On a un syndicat de représentation nationale avec Prodarome qui a cette particularité d'avoir créé en son sein une unité de formation qui s'appelle l'aspo.
Et je saurais pas dire si c'est si on est un exemple unique. Peut-être que vous sauriez le dire, mais en tout cas, c'est assez exceptionnel pour être pour être mise en avant parce que l'importance de l'asu pour former à nos métiers de la parfumerie mais aussi des arômes, vous l'avez mentionné, c'est absolument capital surtout dans le bassin grassois puisque nous sommes affiliés à la partie industrie chimique et pour autant il y a très peu de formations en France qui sont dédiées à nos métiers et nous venons de faire par le billet de prodar avec la participation de de nombreux membres des vidéos qui présente justement les différents métiers et ils sont très nombreux de la parfumerie qui rencontrent un franc succès et vraiment le rôle de l'aspo qui forme de nombreux élèves à la fois en alternance comme des élèves qui sont là pour obtenir un diplôme nous permet de continuer à assurer dans le bassin grassois une pérennité en matière de formation une pérenité que autrement nous en industriel devons prendre en charge en formant des personnes sur place. Je vous passe la parole peut-être pour mettre en en doute la qualité de formation de l'ASFO.
Il faut savoir que toutes nos sociétés ont des écoles pour former des parfumeurs, des aromaticiens et c'est souvent comme d'un 3è cycle qui nous assure que la formation est parfaitement est parfaitement complète parce que la formation d'un parfumeur est un investissement long et incertain. Ça ne requiert pas un talent particulier, contrairement à ce que vous pourrez lire dans des dans des magazines qui mettent en avant les parfumeurs. On est à peu près tous avec le même capital olfactif que le même capital visuel.
Le parfumeur, c'est juste un travail où pendant des années, on va créer ça va se constituer une mémoire olfactive. Euh c'est des des des personnes que l'on a du mal à identifier parce qu'on a aucune garantie de qui sera talentueux ou pas. D'où le la difficulté et c'est des gens qu'on va enfermer dans une pièce, bon je schématise mais qu'on va enfermer dans une pièce pendant 3 ans et chaque jour on va leur apporter 10 matières premières différentes et ils vont se constituer une mémoire olfactive qui fait que au bout de quelques quelques un ou 2 ans, ils vont avoir ils vont pouvoir reconnaître 2 300 produits et après on va passer une deuxième étape qui est ben vous connaissez de 300 produit.
En mélangeant ces deux trois, vous obtiendrez tel accord et progressivement ils vont faire des accords de plus en plus complexe qui font qui vont faire les parfums que vous trouverez aujourd'hui comme l'a dit Samantha, pas seulement dans les autres toilettes mais également dans toute la chaîne des produits d'hygiène beauté ou des produits fonctionnels. Tout à fait. Je rajouterai que euh pour devenir parfumeur, comme l'a indiqué euh euh Christophe Mobert, euh on a besoin de plusieurs années d'étude.
Je dis toujours, un parfumeur ne devient parfumeur que au bout de 9 ans. Il faut au moins 9 ans. C'est un petit peu comme la médecine, hein, on nme pas un médecin si on n pas 9 ans d'étude.
Donc au niveau de l'aso, nous formons des jeunes pendant un certain nombre de mois et ces jeunes vont se retrouver sur le marché. vont rejoindre nos entreprises qui ont elles-mêmes des écoles internes de parfumerie et le jeune qui sera un élève sortant de l'IPKA de Versailles par exemple ou de l'École supérieure du parfum qui existe à Paris et à Grass aujourd'hui ou qui viendra de l'Université du Havre l'Université de Montpellier ou l'université de Lyon qui sont très proches de nous avec lesquels nous avons des partenariats d'ailleurs au niveau de la formation. Euh peut-être que Jean-François euh Gourseau nous parlera aussi de de la toxicologie tout à l'heure parce que nous avons créé, je dirais, au sein de l'ASFO, cette formation-là euh avec la l'Université de Marseille.
Euh nous avons euh d'énormes partenariats avec l'université euh Côte d'Azur. Sachez que depuis quelques mois, Grâce est devenu euh une ville universitaire. Euh euh c'est Frédéric Vidal qui a été notre ministre pendant quelques quelques années au niveau de l'enseignement supérieur qui a acté euh ce fait que Grâce devenit une ville universitaire.
Nous avons à Grâce l'ensemble de ces écoles que j'ai cité comme l'IZIPCKA, comme l'École supérieure du parfum qui sont présentes aussi à Grâce. Euh pas toujours directement. Lesipka par exemple a un partenariat avec l'université Côte d'Azur pour un master très spécialisé en ce qui concerne notre domaine.
Mais nous suivons cela et en tant que que la fau de grâce donc que j'ai aussi l'honneur et le plaisir de présider, nous sommes très très en en soutien de toutes ces écoles et très très attentifs à la formation parce que cette formation, nous parlons de des parfumeurs, nous n'avons pas des milliers des milliers de parfumeurs dans le monde entier. J'avais calculé l'année dernière que nous avions réellement à peu près 950 parfumeurs dans le monde entier. Voyez ?
Donc c'est un métier très spécial. Euh c'est un métier de longue haleine. Euh il faut je dirais être très attentif au niveau olfactif connaître des matières premières.
Je compare toujours le nombre de matières premières euh au minimum que doit je dirais reconnaître un parfumeur sur je notais qu'il y avait près de 4000 matières premières euh aromatiques. Le parfumeur ne peut pas connaître les 4000 matières premières par cœur mais il a toujours, je dirais euh je je dis toujours entre 800 et 1500 matières premières qu'il doivent très très bien connaître. Euh c'est un petit peu comme les Japonais, il faut qu'ils apprennent 1480 kanji s'ils veulent lire un journal.
Vous voyez ? Donc 1480 kanji et 1500 matières premières, c'est un petit peu le même nombre de euh euh de matières premières euh et euh donc c'est extrêmement long euh mais c'est absolument un métier extraordinaire. Répondre à votre question sur un peu plus fort peut-être.
Et oui, sur les allergies et les la toxicologie, il faut savoir que le parfum est souvent suspecté parce que c'est une un peu une boîte noire parce qu'il y a un secret de création, mais quand vous prenez une crème, vous avez 02,2 % de parfum dans cette crème. Donc je vais laisser la la parole à Jean-François qui vous expliquera comment la notre industrie est parfaitement autoréglementé et autorégulé. Mais c'est vrai que je ne dis pas que nous ne sommes pas complètement en dehors du du propos, mais c'est vrai que la la culpabilité qui est mise sur le parfum est démesurée par rapport à aux produits finis que vous utilisez et qui peuvent créer chez certains des allergies.
En fait, je ne voulais pas du tout incriminer vos parfums. Ce que je veux juste dire, c'est qu'au contraire, ils sont naturels. Mais qu'aujourd'hui, de tels produits de synthèse qui même en quantité infinitésimale, si vous comparez avec du pollen, la quantité est la même par rapport au produits finis à l'air que vous respirez.
En bref, je voulais savoir si vous aviez vous une stratégie de communication sur justement l'inoquité de vos parfum et la qualité qui font que ils ne peuvent pas être la cause de ce que nous voyons nous se développer. Monsieur le directeur technique, vous voulez peut-être rajouter quelque chose sur ce point. Merci ma Merci madame la présidente.
Oui, donc moi en fait je suis le praticien réglementaire au quotidien donc de de votre travail législateur français européen et d'ailleurs international puisque nous exportons comme ça a été dit dans pratiquement tous les pays du monde. Donc et d'ailleurs moi ça fait 25 ans que j'occupe cette fonction chez Prod d'Arô donc j'ai vu apparaître ça été l'un de mes premiers dossiers le sujet de l'allergologie. Donc pour faire bref, euh il y a plusieurs façons de de de traiter le sujet.
Euh il faut savoir que déjà il y a une réglementation importante qui traite et qui protège euh le consommateur par rapport à euh une éventuelle un éventuel risque euh d'allergie, hein. Il y a notamment ce qu'on appelle l'étiquetage euh d'un certain nombre de substances euh sensibilisante cutanée, hein, puisque c'est le terme qui doit être utilisé, qui permet en fait, puisque tout le monde n'est pas allergique à la même substance et ne serait-ce d'ailleurs au cours de sa vie. Et donc euh l'idée du législateur c'était de dire il faut quand même informer le consommateur si il est allergique à une substance et ça peut arriver.
À ce moment-là, il y a un étiquotage donc il est au courant de ce qui éventuellement est dans présent même en très faible quantité dans le produit fini. Donc ça aujourd'hui ça a été même étendu puisque d'ailleurs c'est très prochainement un étiquetage d'à peu près 80 substances qui doivent apparaître sur une une étiquette de produits cosmétiques. Donc ça ce qu'on appelle l'information du consommateur.
Et après il y a la prévention. euh la prévention. Et alors là, c'est intéressant d'ailleurs pour notre secteur euh qui en quelque sorte même s'il est il a des moyens euh l'allergologie est une séance très complexe, peut-être même une des séances des des sciences les plus complexes au sein de la toxicologie, euh nous avons été un peu pionniers notamment de ce qu'on appelle l'évaluation quantitative du risque. un autre organisme dont on a parlé, le Research Institute for Fragrance Materials créé en 1966 s'était déjà préoccupé de la question et avait éditer des premiers standards qui de façon volontaire mais à l'échelon internationale limit l'emploi d'un certain nombre de substances parce qu'il avait été jugé utile de le faire.
Euh il faut reconnaître que enfin plus exactement l'Union européenne a reconnu dernièrement que cette évaluation quantitative du risque qui permet de définir un seuil en dessous duquel le risque ce qu'on appelle euh d'induction n'apparaît pas, c'est-à-dire que la personne ne devient pas allergique existe et donc on a une relation dose effet. C'était très important au niveau de la science parce que il est vrai que c'était un des points qu'on voulait aussi dire au niveau de ce de cette de cette audition, c'est que la science base notre notre conduite sur le plan réglementaire et ça on est toujours très alors c'est pas que la science la parfumerie c'est de l'art mais en matière de toxicologie notamment la science est fondamentale. Donc on a établi donc une méthode qui est reconnue par l'Union européenne et qui permet par exemple là le ça a été une des substances récemment de prendre les mêmes quantité que la profession a recommandé dans ces études.
Donc il y a une prévention, il y a une information et donc aujourd'hui on peut estimer que ce risque allergique est bien traité au niveau réglementaire et scientifique. Alors, on a un programme qui n'est pas fini qui s'appelle IDEA International Dialogue for l'évaluation des allergènes qui est au niveau européen où on travaille vraiment sur la science fondamentale, les risques d'allergie croisée, l'oxydation, on va dire toujours une une évolution de notre quantitative risk assessment. Euh la perspective de de de ce qu'on appelle de faire des tests invitro, in silico, et cetera.
Donc on est vraiment en euh comment dire euh en progrès sur cette science qui est quand même très compliquée hein, qui est très enfin vous vous le savez sûrement euh qui dépend des des de chaque personne et sur lequel ben je pense que aujourd'hui par rapport il y a 20 ans euh ça a quand même bien évolué et aujourd'hui euh si je pense euh on applique à la fois la réglementation et que on a cette approche volontaire que dans notre profession on promeut euh le risque est bien maîtrisé. Donc c'est l'évaluation des risques et la gestion du risque. Voilà pour faire bref.
Merci. On continue avec Éveline Renault Garabédian. Eveline merci madame présidente.
Jeis revenir sur une question qui a été posée sur les allergènes mais au titre de la réglementation européenne. L'Union européenne encadre aujourd'hui de plus en plus strictement certaines substances allergènes et certains ingrédients naturels au long de la sécurité du consommateur. Par exemple la mousse de chaîne.
Hmm. qui est aujourd'hui longtemps incontournable dans les grands accords est désormais fortement restreinte. Ces règles légitimes sur le principe ont bien entendu un coût bien réel : reformulation à répétition, perte de matière première emblématique, une charge administrative lourde particulièrement pour nos PME.
Or, vos concurrents qui sont installés aux États-Unis, au Moyen-Orient ou en Asie ne sont pas soumis aux mêmes contraintes, ce qui peut créer une concurrence déséquilibrée. Quel mécanisme par exemple des clauses miroir imposant aux parfums qui sont importés les mêmes exigences qu'au vôtres permettraient de rétablir une concurrence qui soit plus équitable ? Merci de votre réponse.
Merci Éveline. Daniel Fargeot. Daniel.
Oui, merci madame la présidente. La Commission européenne en avril dernier a permis un assouplissement de la législation pour les substances classées, les CMR, cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction et qui concerne 85 % des produits cosmétiques. C'est une évolution positive pour l'économie de la parfumerie et la voie des producteurs d'huile essentielle a été portée fortement par votre syndicat pour défendre à la fois la qualité, la diversité, l'authenticité des productions françaises et du pays de grâce notamment.
À ce jour, avez-vous le sentiment que cette excellence territoriale soit entendue et protégée au niveau européen ? Merci Daniel. Daniel Gremiller.
Oui, merci madame présidente. Une question très simple. Quelle est la part aujourd'hui de produits aromatiques qui rentrent dans l'alimentation humaine ?
Aujourd'hui, beaucoup d'entreprises remplacent des produits de synthèse par des produits naturels au niveau de l'alimentation humaine. Est-ce que c'est un déboucher qui est en croissance ? Quelle est sa part ? et quelle est la part à l'intérieur de celui-ci du marché conquis par la les producteurs français ?
Et dernière question avec Pierre Cupers. Pierre, madame la présidente, une question très très courte. Je vous utiliser de l'alcool probablement et quelle est l'origine de ces alcools ?
Quelle est l'origine des productions ? Merci. Voilà des questions diverses et variées.
Je vous laisse y répondre. [rires] [rires] Oui, c'est ça. Alors, qui souhaite commencer ou avoir des réponses en sur le micro ?
Première partie de la question de madame, c'est que les sociétés sont toutes membres de l'IFRA. Et à ce titre de membre de l'IFRA, qu'elles soit américaine, indienne, nonuropéennes, elles sont tenues aux mêmes règles. Donc quand vous prenez euh l'exemple de la mousse euh la mousse d'arbre et la mousse de chaîne, il est peu probable que vous en ayez des traces euh en dehors de Donc la restriction est la même.
Je dis pas qu'il y a pas certaines petites sociétés dans des pays très exotiques qui continuent et qui qui passent au travers des mailles du filet. Mais l'industrie est engagée au niveau de l'Ifra. L'Ifra est un organisme mondial.
Il n'est pas un organisme européen. Et à ce titre, il met à peu près tout le monde sur le pied d'égalité. Là où nous ne sommes pas sur le pied d'égalité, c'est par rapport à certaines réglementations comme en Europe rich ou des choses comme ça ou là.
Mais c'est un autre sujet. Oui. Non je Non mais je n'ai rien à ajouter.
C'est tout à fait ça. La réponse est est complète. Donc on est on est désavantagé dans certains cas par une réglementation européenne qui est plus drastique que dans d'autres pays, mais dans le cas particulier de d'un ingrédient, on est tous à peu près sur la même sur la même dans les mêmes contraintes.
Juste pour ajouter quelque chose, c'est que il n'y a pas de compétition au niveau du règlementaire. C'est-à-dire qu'à partir du moment où dans ce soit le scientifique, le législateur euh et toutes les parties prenantes identifient un sujet et c'est pour ça je suis très fier et très heureux de travailler dans le domaine du réglementaire parce que je je finis peut-être d'ailleurs par avoir une seconde nature réglementaire mais je trouve que toutes les décisions qui sont prises sont de bon sens souvent c'est de la science mais aussi du bon sens. Euh donc en l'occurrence pour les les mousses d'arr et les mousses de chaîne euh c'est un sujet qui a été déjà traité par en interne par notre profession depuis longtemps euh sur lequel nous avions déjà des standards restreignants l'usage de certains euh de certaines substances.
Et euh donc en fait comme ça a été expliqué une spécificité une spécificité de chez nous. On est un petit peu aussi législateur à notre humble niveau et au niveau mondial, c'est ce qu'expliquait monsieur Mobert, euh il y aura pas de probl de ce type de problème que vous évoquiez de clause de de de miroir euh à effectuer en particulier. Alors sur la question de l'alcool, je sais pas s'il y a une réponse à apporter.
L'alcool n'étant pas un produit aromatique. Je passe la réponse à quelqu'un d'autre. [rires] Alors à ma connaissance, c'est un alcool d'origine agricole.
C'est-à-dire l'éthanol, on utilise Oui. [rires] Et peut-être sur la question de Daniel Gremiller sur les produits euh naturels làdedans alimentaires et Oui. Alors, si vous le voulez bien, monsieur le sénateur, je vais je vais prendre votre question.
Euh mais de la même façon que nous ne sommes pas producteurs de produits finis sur la partie euh hygiène, beauté, santé, cosmétique, il en va de même sur la partie alimentation. Donc, on a expliqué que dans notre industrie, il y a effectivement beaucoup de nos confrères qui sont actifs comme nous le sommes tous les deux, à la fois sur la partie parfumerie que sur la partie arôme alimentaire. Euh pour autant qu'elle part rentre dans l'alimentation humaine alors que nous ne sommes pas producteurs de produits finis.
Je ne peux donc pas répondre directement à votre question. L'Europe peut-être monsieur Massé peut peut répondre. Oui.
En ce qui concerne Europe peut-être Omnibus CMR et cetera, tu peux peut-être en répondre. Tout à fait. euh enfin participer à la réponse.
Euh donc effectivement là on parle des produits finis hein. Là en l'occurrence c'était le l'omnibus 6 euh qui est un omnibus conçu par l'Union européenne. D'ailleurs, il faudra peut-être qu'on on dise un mot sur les les surtranspositions ou les ou les ou les les réglementations purement nationales.
En l'occurrence, l'ommibus c'était, vous le savez, c'était une il y a 10 Omnibus qui sont en préparation depuis 2025. Donc ces omnibus ont pour vocation au niveau européen de clarifier, de diminuer, de réduire la charge administrative inutile tout en maintenant un très haut niveau de sécurité pour le consommateur et pour l'environnement. Donc c'est cet équilibre qui est visé.
En l'occurrence pour l'omnibus 6 qui s'appelle simplification chimie et qui traite de plusieurs réglementations, le règlement CLP, le règlement cosmétique et le règlement fertilisant. Nous, on est concerné par le règlement CLP, par le règlement cosmétique du fait que nos produits contiennent cosmétiques, contiennent nos substances. Euh il est obtenu un accord euh il a été obtenu un accord en trilogue euh le 16 le 17 juin dernier.
Donc c'est tout frais hein, c'est l'actualité. Euh et à notre sens euh c'est un accord qui est un bon euh compromis euh et qui clarifiera euh euh l'application des textes sans remettre en question euh la sécurité du consommateur. Ça c'est très important pour nous et notamment euh tout ce qui concerne l'utilisation de certaines substances.
Euh on le répète, il y a aucune toutes ces substances qui sont dangereuses restent interdite par défaut et lorsqu'il y a des dérogations qui seront demandées et lorsque le comité scientifique européen indépendant rendra une position comme quoi la substance est sûre ou pas sûre, il y aura des dérogations accordées ou pas, je passe la partie existe-t-il des substituts ? Et au niveau des substituts, je dirais quelque chose pour notre industrie qui est un peu particulière, c'est que comme on le disait, on est assez proche de la musique finalement. On parle de notes olfactive.
Les notes olfactives, ça veut dire de mifol l'acido si on parle des principales notes. Et il est évident que substituer le dos par le là pose quand même un problème théorique pour arriver à faire quelque chose. Et ce mifasol l'acide, il est présent dans les produits naturels.
C'est comme ça. Euh donc voilà. Donc, il y a une approche qui a été retenue, que nous avons salué et qui normalement sur ce plan-là répond, on va dire, à la fois une réduction administrative inutile et en même temps clarifie des règles qui vont nous permettre de continuer à à innover et à à faire des produits qui sont demandés par les consommateurs en toute sécurité d'emploi.
Bon, ça c'est euh c'est un premier sujet, j'en profite, je sais pas si je peux me le permettre, mais on a deux autres sujets qu'on était euh sur lequels on voulait absolument euh attirer votre attention. Ce sont des sujets qui sont sur la l'outil productif en France euh puisqu'on parlait de surréglementation. Euh alors, on a vraiment deux exemples qui étaient un petit peu parlants.
C'était alors et c'est toujours des choses sur lequelles on on je veux dire le l'intention est est bonne. En l'occurrence, c'était le texte sur euh ce qu'on a appelé euh les les réglementations sur le stockage, c'est très technique, hein, des euh des liquides inflammables euh au sein avec sur par des récipients mobiles. Il y a eu l'accident à Rouan en 2019, un incendie important qui s'est déclenché sur un site et il en est devenu c'est enfin le gouvernement a fait un plan d'action 1 an après pour justement éviter que ce ce type d'accident d'incendie puisse se reproduire et donc prévenir et préparer ce qui pouvait être fait en terme de gestion d'accident.
Donc entre 2019 et aujourd'hui des réglementations, il y a eu 5 ou six arrêtés, un ou deux décrets, donc une grosse production législative qui s'est étalé depuis 2021 jusqu'à aujourd'hui et on s'aperçoit sur le terrain parce que là encore ce qui est intéressant c'est d'avoir le retour du du terrain. Il se trouve que notre secteur qui est un secteur, on va dire qui a ses caractéristiques, on était très très impacté de fait que par exemple on a énormément de récipients mobiles de petite quantité. Le fait qu'on a un problème de foncier, c'est-à-dire que lorsqu'il faut trouver [raclement de gorge] de l'espace pour agrandir les stockages, bah on les a pas. ou alors il faut délocaliser avec les problèmes d'externalisation d'un stockage.
Euh on a une on est inclu dans des chaînes de d'approvisionnement mondial où lorsqu'on interdit par exemple un type de stockage plutôt qu'un autre, le fusible par rapport au non fusible, et bien nos nos fournisseurs eux à l'international ils comprennent pas. Donc il faut il faut changer les les les contenants une fois qu'ils sont chez nous et cetera, ce qui implique de la manipulation. Donc en fait, il y a plein de petits biais, des effets pervers qui font que beaucoup de réglementation qui sur le fond ne sont que que on va dire souhaitables en pratique au quotidien de pose des problèmes.
Çaen est une et une une autre législation. Alors ça c'est franco-français. Bon, c'est alors on est en dialogue avec la et c'est pour ça que il y a un des stages, un des slides qu'on avait voulu vous mettre, c'est clé pour l'avenir.
C'est c'est des espaces de dialogue renouvelés entre toutes les parties prenantes. C'est-à-dire que le nous on alerte les autorités, le gouvernement, nos nos services décentralisés de en région, les ministères, on fait remonter les choses et il faut c'est il faut absolument ces dialogues vous-même là, vous nous vous nous accueillez et c'est on en est ravi pour pouvoir exprimer nos nos demandes ou nos craintes ou nos propositions. Voilà, il faut les multiplier et je crois que c'est uniquement dans le dialogue, on va pouvoir progresser.
C'est très pointu, c'est très technique à chaque fois et voilà, on a besoin une attention très particulière pour notre filière et notamment parce que ça a été dit, on est à la frontière du produit bien sûr de parfumerie avec des produits naturels et donc c'est le naturel est très complexe, il est très riche et il est voilà, il est riche et complexe. Voilà, je je vais pas pas en dire plus parce que c'est ça nous entraînerait je pense. On a on a on a combien ?
Voilà, [rires] je me permettrai juste de compléter. et je vous remercie d'avoir abordé ce sujet euh qui est un exemple d'une réglementation qui est franco-française qui vient se rajouter sur un cadre européen qui comme on l'a évoqué est déjà dense. Et surtout notre notre peur en tant que professionnel du secteur, c'est de se dire cette réglementation, elle vient nous imposer des investissements non productifs au-delà de tout ce qu'a évoqué a rappelé Jean-François et elle vient nous mettre en défaut de compétitivité par rapport à nos confrères qui sont européens ou hors de l'Union européenne et est-ce que est-ce qu'on a envie de mettre notre industrie française en défaut de compétitivité par rapport à ces confrères.
Merci de votre attention. Très bien. Plus de questions.
Et bien écoutez, merci beaucoup madame la présidente, monsieur le vice-président, monsieur le président, monsieur le directeur technique d'avoir participé à à cette table ronde. Je pense que c'était intéressant de mieux connaître votre secteur, cette industrie d'avenir et avec un savoir-faire d'excellence. Euh merci euh d'avoir pris sur votre temps et je vous euh souhaite une bonne fin de journée à toutes et à tous.
Et bien évidemment, ben je souhaite à à Grâce et à l'industrie et aux filières à parfum voilà un bel avenir et que vous puissiez continuer à à développer cette cette belle industrie et ce savoir-faire d'excellence dans les Alpes Maritimes, mais pas que et surtout faire continuer à faire rayonner notre pays à travers cette filière qui, on l'a vu, est essentiellement une filière tournée vers l'export et on en a bien besoin aujourd'hui à condition qu'on vous mette pas trop de bâton dans les roues et qu'on ne freine pas, comme vous l'avez souligné madame la présidente, votre compétitivité. Mais sachez que les sujets qu'on a abordé à travers votre filière sont des sujets qu'on aborde d'une façon très générale et et très souvent ici au sein de cette commission et que l'ensemble des commissaires, ils sont particulièrement vigilants. Voilà, sur toutes les questions de surréglementation.
Euh la semaine prochaine, on sera en débat en séance sur le projet de loi urgence et souveraineté agricole. Et là aussi, on est confronté à beaucoup de surréglementation au-delà de ce qui est fait au niveau de la réglementation française. Et donc, on essaie aussi de lever un certain nombre de freins pour justement que cette compétitivité de nos de certaines de nos filières et de l'agriculture aussi puissent continuer à à pouvoir se développer et à exercer et avoir cette souveraineté alimentaire mais cette souveraineté industrielle dont nous avons tant besoin pour notre pays.
Merci beaucoup. Merci. Un grand merci notre président.
Un grand merci.
Dominique Estrosi-sassone