#CamPuS24 : Quelle France voulons-nous ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
fondation georgeis pour travailler sur un thème la France que nous voulons pour les années à venir alors normalement euh alors déjà je vous rassure je pense que il y aura pas la même tonalité que le débat précédent on est sur une échelle de temps qui est pas la même on est sur une tonalité à mon avis qui est pas la même mais normalement habituellement la Fondation dans ces moments-là et dans ces tapes d'introduction fait des présentations sur l'opinion publique que pensent les Français en ce moment que pensent les électeurs en ce moment dans la tête des Françaises et des Français les préoccupations quotidiennes des gens et cetera et cetera cette fois-ci on a décidé de faire un exercice un peu inédit de sortir un peu de l'opinion publique même s en aura un peu de sortir du sujet strictensu et parfois un peu courttermiste des préoccupations des Français et français pour faire un travail de prospective et réfléchir à la société qui pourrait advenir d'ici 2040 la société aussi qu'on voudrait défendre d'ici d'ici 2040 on pourrait se dire c'est un peu bizarre c'est un peu horsol c'est un peu Felu de faire ce travail là parce que il y a des préoccupations urgentes qu'il faut traiter il y a des préoccupations urgentes qu'il serait bon de travailler mais malgré tout je pense que la prospective la capacité à se projeter dans l'avenir mais je pense ça peut résoudre un certain nombre de questions ou de réflexions qu'on a souvent même dans ce type de cadre là même dans ce type d'université la première question et le premier truc qu'on se dit souvent c'est on a un problème de récit à la gauche en ce moment un problème de récit on a un problème de récit entraînant on a un problème de récit collectif et cetera et cetera et ce terme là de récit en permanence dans le débat public on le site deuxièmement et on dit souvent à juste titre il y a un problème de défiance énorme dans le pays défiance énorme vis-à-vis d'autrui défiance énorme vis-à-vis des politiques défiances énormes vis-à-vis de l'avenir défiances énormes vis-à-vis de tout ce qui est considéré comme des figures d'autorité et enfin on dit souvent la société et même les partis politiques les respons politiques sont en défensif ils sont là en défensive en permanence ils sont soit dans la réaction quand on parle des individus soit en défensif quand on parle des responsables politiques mais pour le coup je crois que c'est ces trois problèmes là ces trois réflexions là ces trois termesl bah peuvent être en partie en tout cas résolus justement par un travail de prospective pourquoi parce que c'est la capacité à un moment donné à dessiner un avenir désirable pour les Françaises et les Français et je pense à titre personnel mais on pourra en débattre que c'est sans doute ça qui manque aussi beaucoup aujourd'hui dans le débat public c'est la capacité qu'on peut avoir collectivement ou que les responsabti peuvent avoir pour essayer en tout cas de faire prendre conscience aux uns aux autres que tout n'est pas fichu que tout n'est pas foutu que oui il y a un C nombre de problème mais que globalement il y a des scénaris positifs qu'on peut encore travailler sur lesquels on peut encore travailler et c'est tout l'objet du coup de cette table et on a fait cette table là parce que ce matin même on vient de sortir un rapport de la fondation jeanores sur ce sujet-là euh sur le sujet de la France de demain qui s'appelle France 2040 explorer les scénarios possibles et donc l'auteur il est là à l'extrême gauche ici Dylan buffintton expert associé à la fondation georgeis il est directeur de the salmon Consulting alors le rapport est très riche on en parlera un peu Dylan il démarrera en dressant quelques points voilà un peu saillants de ce rapport pour que vous compreniez aussi comment il a travaillé et et et l'utilité aussi de ce travail de prospective à la fois pour le débat public et pour pour les responsables politiques et ensuite on aura des intervenants de grande qualité qui vont pouvoir réagir à la fois à ce que dira Dylan réagir au thème d'une façon général et réagir aussi au contenu du rapport parce que je sais que les uns et les autres ont pu le lire et et ont fait ce travail de de le lire il y aura d'abord Johanna Roland maire de NAND présidente de la métropole de NAND première secrétaire déléguée du Parti socialiste et présidente de France urbaine à tout à droite à côté de Michel Maxime desgailler conseiller régional d'Île-de-France expert associé à la Fondation georgees secrétaire national à la veille et à la prospective du Parti socialiste et Maxime je rappelle même si ça fait un petit moment maintenant que tu étais auteur d'un livre en 2018 publié par la fondation et qui résonne je crois avec le rapport et peut-être qu'on pourra en parler qui s'appelait La Grande dépossession pour une éthique numérique européenne déjà à ce moment-là tu mettais le terme éthique et peut-être qu'on pourra en parler à ma droite juste à côté de moi gen elgo directrice de l'opsoco contributice très régulière et fidèle aussi de de la Fondation jeanoris tu as notamment travaillé avec nous sur le concept de fatigue informationnelle tu es une excellente connaisseuse des modes de vie et de conso des Français des Français et donc tu pourras mettre en exerg aussi ce que va décider Dylan à travers toi ce que tu connais en matière de de mode de consommation et ce qui gripe un peu parfois aujourd'hui dans la société française à ma gauche et merci beaucoup d'être là Sandrine Runel Sandrine tu es député du rô et juste là-bas et je ne l'ai pas encore cité Michel de la fusse Michel de la fusse mère de Montpellier et président de la métropole de Montpellier alors on va vite rentrer dans dans le vif du du sujet Dylan donc France 2040 explorer les scénaros possibles donc juste déjà pour rappeler en terme de de méthodologie il y a eu certains partis prix évidemment dans le rapport on a choisi cette date de 2040 peut-être que tu pourras dire un mot pourquoi 2040 pourquoi pas 2060 et pourquoi pas 2030 les parties prix c'est évidemment les thématique on n' pas pu tout aborder on a eu uniquement parler de la France et ça c'est un parti prix voilà qu'on a pris peut-être qu'on un volume 2 et on a pris en effet le le parti de faire neuf thématiques et de traiter uniquement entre guillemets neuf thématiques le climat les besoins fondamentaux les inégalités les technologies les communautés d'individus le travail la santé le vieillissement de la population et l'éducation et pour travailler et faire ce travail de prospective et dessiner à quoi la société va ressembler à travers ces différents domaines en 2040 ben tu as mis ensemble ce qu'on peut appeler des méga tendances des données parfois d'opinion des données de rapports de politique publ des données d'experts et cetera et tu as essayé de mélanger un peu tout ça en étant aussi un peu créatif et tu as réussi du coup adresser à chaque fois un constat un peu global et drresser deux scénarios un scénario que tu qualifies de Alpha le scénario positif en gros si on fait tout bien voilà à quoi la société pourrait ressembler et un scénario Oméga le scénario pessimiste si on fait tout mal ou si en gros on laisse faire voilà à quoi la société va ressembler et donc à chaque fois tu vas nous nous nous nous faire en tout cas cette structure là et tu vas nous dresser cette structure là et là pour pour aujourd'hui en tout cas pour ce soir on a décidé d'isoler en tout cas quatre thèmes pour que tu puisses commencer à les dresser on va démarrer sur la question climat donc c'est quoi le climat en 2040 et c'est quoi l'impact sur la France des questions du réchauffement climatique d'ici 2040 la question de la santé c'est quoi la santé en 2040 et à quoi ça va ressembler la question des technologie et évidemment une question centrale et j'espère qu'on aura le temps de l'aborder la question des des inégalités donc peut-être on va démarrer tout de suite sur toi c'est quoi la France en 2040 s'agissant de de ces quatre thèmes là et je te relancerai à chaque fois à la fin d' d'un thème pour te laisser respirer super merci Jérémy bonjour à tous Alors vous l'imaginez je vais pas pouvoir expliquer tout ce que dit l'étude en quelques minutes mais voilà avec Jérémy on a fait le choix de de isoler des éléments qui sont fondamentaux on va le voir sur le climat mais aussi des éléments qui sont peut-être moins dans le débat public sur la technologie sur la santé et donc voilà on va avoir des premières lignes de crête qui émergent cé important pour nous d'avoir des scénarios positifs et négatifs il y a un biais dans la dans la prospective et dans tout ce travail un peu de projection c'est qu'on part tout de suite dans le négatif nous on voulait garder l'espoir créer des futurs désirables l'idée c'est et des fois on a poussé le curseur assez loin donc il y aura des choses sur lesquelles probblement si vous lisez le rapport si vous m'écoutez ce soir vous serez pas d'accord c'est c'est tant mieux l'idée c'est de faire réagir pour ensuite amener à l'action parce que ce qu'on va voir c'est que il y a des choses qui vont se passer dans longtemps mais en fait c'est aujourd'hui qu'on les prépare et c'est pour ça qu'on a fait ce partie prê Chang de rest de vraiment dès aujourd'hui réfléchir à ces sujets alors si je me lance sur sur le climat parce que c'est évidemment la matrice qui va conditionner pas mal d'autres des thèmes d'ici d'ici 2040 donc il faut imaginer un monde où où les effets du du climat seront quotidiens en fait on on commence à à le voir aujourd'hui mais ce sera vraiment tous les jours en fait et ça va aussi tester notre vulnérabilité en tant qu'humain en tant que société on va avoir des migrations de population on a beaucoup parlé venant d'ailleurs mais aussi en France on peut avoir des déplacements population en France saisonnière ou ou constantes on va avoir des é l'évolution législative on sait qu'il y a déjà des sujets sur certains travaux qui l'été en période de canicule sont mis sur pause on pourrait avoir ça qui se qui se devient vraiment une une réalité permanente la sujet le sujet de l'assurabilité des biens donc voilà au quotidien on sera constamment dans ce travail-là et il y aura un double travail entre l'adaptation quotidienne qui sera elle très locale et cette médication pour éviter le réchauffement qui continue qui sera elle au niveau global et donc c'est ces deux niveaux un peu physiques qui va falloir arriver à à balancer avec on le sait déjà la difficulté aligner toutes les parties prenantes en France et au niveau global mais c'est vraiment ces deux ces deux niveaux qui va falloir arriver à travailler alors dans dans ce qu'on explore le débat il sera plus sur réchauffement climatique ou pas il sera plus sur la vitesse de transition comme c'est le cas aujourd'hui mais on imagine deux types de population de figures un peu type qui structureront les débats en 2040 et d'ici là sur ces sujets c'est ce qu'on appelle les partisans du mieux et les partisans du moins si je commence sur les partisans du mieux c'est t ceux qui pensent qu'on va pouvoir changer le moins possible son mode de vie et s'adapter s'adapter grâce à la technologie on entend parler déjà de géoingénierie et donc il y aura beaucoup d'investissements qui seront demandés pour avancer sur sur ce sujet-là euh on va verdir l'économie on va verdir la société la consommation donc voilà avec le risque sur ces sur ces populations là de ce qu'on appelle le technoop optimisme de se dire ne changeons rien de toute façon la technologie mettons le paquet sur la technologie elle trouvera une solution à donné et ne changeons rien nos comportements donc voilà il y aura tout ce premier débat et cette première figure qui va qui va émerger et qui sera à certains endroits de de l'échiquet politique en face on va avir les partisans du moins donc ça c'est les partisans de la décélération de la sobriété du retour au local et aussi de la reconnexion avec le vivant ce qui est intéressant ce qui est important aussi c'est que bon vu l'audience je pense que certains ont peut-être fait leur fait leur choix c'est pas évident du tout cette deuxième voix non plus parce que comment est-ce qu'on arrive à créer un mouvement collectif qui embarque tout le monde évidemment en France mais ça ne marche que si le monde entier adopte cette C stratégie mais en tout cas le cœur des débats ce sera sur ce sera sur ça et ce sera loin des des débats que qu'on a aujourd'hui il y aura un sujet évidemment sur la ressource disponible on sera dans un monde où on aura plus assez de ressources quel qu'ell soit pour vivre tel qu'on le fait aujourd'hui là aussi on tire des signau faibles qui existent déjà déjà aujourd'hui on parle de terre disponible est-ce qu'on préférera que les terres disponibles on les occupe à loger des gens nourrir faire de la mobilité avec des routes ou occuper ou avoir des des serveurs technologiques pour faire tourner cette t digital donc il y aura des vrais choix des arbitrages très concrets en terme de quantité mais aussi de qualité on voit le sujet des nappes fréatiques on voit le sujet de plus en plus de nos ressources même sur les les terres arables des enjeux de de de perte de rendement des enjeux de de qualité qui qui baissent donc ce sera vraiment les débats qu'on aura au au quotidien de là on part sur deux scénarios le scénio qu'on a appelé alpha donc le scénario positif le scénario positif on s'est rendu compte assez tôt on a créé une planification politique stable aussi où on revire pas à chaque changement de de pouvoir et et de date ce qu'on ce qu'on a décidé on a réussi à à aussi transformer on c'est c'est un scénario qu'on creuse aussi dans dans cette là dépasser l'injonction à la croissance les manières même de calculer la performance de développement et de croissance aujourd'hui et l'Union européenne a un gros rôle dans notre scénario là aussi on propose des choses euh dans avec ce rôle-là puisque c'est eux qui sont capables de lancer un mouvement qui sera récupéré dans le scénario qu'on a par les certains pays émergents qui seront eux encore plus touchés au quotidien par par par ces ces cette actualité donc voilà l'UE a un gros rôle de être un peu moteur de de ce changement-l le ça ça ne marchera que si la transition euh on arrive à montrer que c'est pas un approvisionnement on arrive à créer un futur désirable aussi sur cette société euh post société de consommation et cetera euh et aussi qu'elle est juste pour tous et que c'est pas juste un petit nombre qui arrive en bénéficier sur les ressources on on remet la communauté dans ce scénario là aussi au cœur de la gestion de la ressource la démocratie on sort du du débat entre est-ce que c'est nationalisé ou privatisé on arrive vraiment à faire émerger ce que la pensée des communs ù vraiment la communauté locale reprend le contrôle sur ses ressources locales et corrélé avec ça on a les la croissement de l'existence juridique de ce qu'on appelle les biorégions qui sont ces ces espaces ces ressources spécifiques qu'on arrive à protéger et à sortir de la logique de de marché l'État dans ce dans ce mondeel c'est un facilitateur il cadre il encadre mais il ne contrôle pas tout il s'assure du du bon de la facilitation un peu de de ce mondeel rapidement sur le scénario Oméga c'est le négatif donc je vais peut-être passer un peu plus vite sur cela mais pas de prise de conscience on est dans une réaction permanente en fait et on est dans la gestion de l'urgence constante et donc ça vaut ça prend énormément d'argent d'investissement parce qu'on est constant constamment dans une espèce de de gabgie où où on a rien prévu évidemment il y a des enjeux qu'on a exploré de baisse d'espérance de vie baisse du nombre de populations en France lie à ça et on a une population qui est pessimiste et qui devient petit à petit complètement abattu pour la majorité et on a une minorité qui se radicalise qui pousse de plus en plus pour changer de monde mais qui se déconnecte complètement de la majorité et donc qui devient assez assez inaudible rapidement sur le politique ici aussi on a le retour d'une autorité forte parce qu'il va falloir faire des choix et si on attend trop longtemps ces choix ils vont être assez assez brutaux et donc il est possible on creuse dans ce scénario là que la la démocratie en elle-même commence à à reculer face à ces à ces choix-là donc climat euh vous avez vu la perspective un peu générale scénario positif scénario pessimiste deuxième thème pour le coup qui est très intéressant c'est c'est quoi la santé en 2040 c'est quoi les scénarios un peu généraux et c'est quoi le scénario positif qu'on peut dresser et le scénario pessimiste la santé c'est important pour nous parce que c'est aussi un des un des positifs un des thèmes les plus positifs de de ce rapport alors évidemment il y a tout un enjeu sur le vieillissement de la population sur les modes de vie qui vont créer des nouveaux risques on parle de polypathologie de de nouvelles maladies chroniques des nouvelles pandémies et cetera et cetera ce qui va forcer le le système à à se réinventer on sera plus sur du rabotage ou ou en tout cas des débats un peu marginaux sur du budget on sera vraiment sur poser la question quelle place on donne à la prévention dans notre société dans le système de santé comment on le finance c'est quoi son périmètre et cetera et ce sera ça les débats on apporte aucune réponse dans dans le rapport en tout cas on pose on pose les les débats il y aura un le sujet de la baisse de la fertilité qui est aussi un sujet qui va devenir extrêmement important dans la 2è moitié du du 21e siècle qui sera au cœur au cœur des débats autre sujet qui sera aussi important c'est les troubles de santé mentale et la neurodiversité qui touche particulièrement quand on regarde les chiffres les plus les générations les les plus jeunes donc ça ça va on va passer du du tabou presque à un sujet central euh dans la société de demain et donc on va réinventer ce ce système et donc on explore des choses qui qui poussent assez loin et qui qui provoquent he des stèmes de bonus malus par rapport au comportement individuel je vous laisserai lire l'étude pour tout ce détail là non ce qui ce qui est intéressant et ce qui est plus positif dans dans cette partie dans cette partie-là c'est qu'on risque de vivre dans les années qui viennent dans les décennies qui viennent un nouvel âge d'or du médical on va pouvoir traiter euh des maladies on a de plus en plus de vaccins qui sortent sur des maladies comp pensé incurables euh et ça c'est déjà aujourd'hui et ça va s'accentuer dans les dans les années à venir on va faire des des efforts sur la médecine génomique qui renverse complètement le le paradigme de la médecine du diagnostic non invasif donc il va se passer beaucoup de choses à priori dans les années dans les décennies qui viennent sur sur la santé et qui vont créer là aussi on repart un peu sur la la la perception sociétale de l'optimisme de l'envie autour de cette de cette science et de cette médecine attention quand même ça risque de créer des des inégalités des inégalités économiques parce que sous tous ces traitements pour un prix énorme et comment on est on s'assure de pas amplifier la médecine à de vitesse qu'on a déjà aujourd'hui mais qui s'accentuera avec avec ces nouveaux traitements des inégalités territoriales puisque ces nouveaux traitements impliquent des infrastructures des réseaux et cetera très forts qui implique de enfin il faudrait éviter que les grandes villes soient très bénéficiaires et le reste de la France soit toujours avec un cran de de retard donc attention aussi sur sur ce sujet là et aussi dernier point qui est les convictions qu'on peut avoir sur la santé par rapport à à ces à ces évolutions évidemment comme dans tout mouvement il y a une accélération tout à coup et particulièrement technologique il faut pas laisser des gens sur le sur le bord de la route on l'a vu avec le covid tout à coup quand il il y a une avancée il y a un gros travail d'embarquer tout le monde de rassurer tout le monde et que personne ne se dise non je je m'arrête là où je reviens des bonnes vieilles méthodes de grand-mère des de la méthode ancienne et ce donc il y a cet enjeu avec des débats autour de la bioéthique et et du transhumanisme beaucoup qui vont qui vont arriver alors est très court peut-être avant de donner la la parole la maxime j'aurais juste une dernière question pour toi mais très court sur la technologie parce qu'évidemment c'est un sujet c'est un des sujets d'ailleurs qui suscite à la fois le plus de curiosité mais le plus de défiance aussi quand on regarde les enquêtes d'opinion publique notamment quand on parle de Lia c'est quoi la technologie en 2040 et très vite sur scénario positif négatif ou donc la technologie telle qu'on l'a creusé c'est un un binôme qui se met en place entre développement de l'IA et aussi développement de la robotique qu'on voit c'est c'est un peu la prochaine révolution qui qui arrive après as lia des grands enjeux je vais passer vite l'infrastructure et les ressources aujourd'hui on est incapable de de répondre à ces grandes promesses qu'on autour de la technologie si on a les ressources et l'infrastructure actuelle c'est c'est impossible des enjeux de Cyb sécurité qui vont devenir de plus en plus prignantes et des enjeux d'inégalité ça c'est peut-être le point le plus important aujourd'hui on estime qu'il y a 20 % de la des Français qui bénéf pas pleinement de des bénéfices de la technologie et demain ça va pas être conjoncturel ça va devenir structurel il y a des enjeux d'ilectronisme de gens qui sont pas qui ne savent pas parfaitement gérer cette technologie avec les les deep fake la question de la vérité ça va devenir un chiffre structurel euh là aussi il y a un enjeu de territoire comment on s'assure que il y ait pas là aussi des grandes villes qui sont à la pointe de la technologie et des réseaux de l'infrastructure et le reste de la France qui courent derrière sur sur les l'infrastructure et dernier point dont on parle assz peu mais qui est clé qui est la discrimination algorithmique et donc comment les algorithmes en fait créent des discriminations là on pensait qu'ils étaient complètement objectifs en fait ils sont euxmêm même vecteur de de discrimination donc rapidement sur le positif on l'a appelé le ralentissement éclairé donc je pense que ça évoque pas mal de choses on n'est pas du tout antitech on remet la technologie on la réduit on la met au niveau d'un d'un outil on la rend accessible on on casse les les la propriété individuelle on l'ouvre on la rend open source on la rend durable et on la rend évidemment utile et on priorise va falloir prioriser entre entre nos usages on imagine un peu un monde de la postattention tout à coup les business models sont plus basés sur le temps que je passe sur mon écran mais en fait si j'arrive en tant que technologie à devenir invisible et c'est c'est ça qui a de la valeur demain et donc on a cette technologie invisible qui qui émerge de de plus en plus et à l'inverse le scénario négatif qui est un peu la continuité de si on d'aujourd'hui on on adopte tous plus ou moins une une pensée qu'on appelle accélérationniste où on veut mettre la technologie de plus en plus au cœur de notre vie on veut accélérer son développement parce qu'on pense qu'elle va nous nous aider à résoudre tous les problèmes alors chacun a son argument les libéraux c'est pour le recul de l'État les gens pu à gauche ce sera pour réduire le travail ou mieux traquer les ressources pour optimiser pour aller vers l'écologie en tout cas on met toute notre confiance dans cette technologie ce qui pose des vraies questions sur à quel point la la technologie peut conditionner nos vies là je vais pas je vais passer passer vite là-dessus mais la question de ce qu'on appelle l'algocratie qui est une une possibilité à quel point demain l'algorithme pourra définir tout les meilleurs choix les plus efficace au détriment de notre liberté individuelle évidemment une rbellion par rapport à ça il y a une rbellion qui sera épisodique on imagine dans le scénario la location d'identité temporaire pour rester anonyme ou l'achat de bottes qui permettent de corriger ces algorithmes voilà on imagine pas mal de choses dans dans le rapport et il y a aussi une rbellion qui sera permanente et on risqueon pourrait voir de plus en plus de gens qui sortent du système renonce à certains services du quotidien certains bénéfices pour garder leur liberté et et donc il va falloir gérer aussi potentiellement ces ces exiteur en une minute c'est quoi les deux ou trois notions à chaque fois que tu retrouves dans tous tes scénarios posi on l'a dit tu as 9 thèmes donc tu as fait 18 scénarios il y a 9 scénarios positifs c'est quoi les critères à chaque fois il les préalable pour que le scénario positif advienne vraiment en une minute c'est quoi les deux ou trois notions importantes alors dans les tous les scénarios ce qui est important c'est la place qu'on remet qu'on redonne au collectif à la cohésion au bien commun qui va être un vrai sujet sur la gestion des ressources la mixité et aussi la défense des plus vulnérables qui doit être remis au cœur on a été capable en fait de franchir de certains cadres de pensée actuel qui structurent notre société on pense indépassable l'économie de marché on la questionne l'injonction à la croissance la société de consommation la privatisation de l'espace public ou même l'inaction qu'on a aujourd'hui sur sur la technologie les autorités politiques sont évidemment extrêmement importante pour encadrer donner de la donner de la visibilité et accompagner cette évolution on sort de de l'urgence du du quotidien mais toutes les autres autorités sont importantes spirituelles médiatique économique pour aussi apaiser la la société euh et peut-être dernier point c'est que des débats qui aujourd'hui sont très clivants l'écologie le service public où est-ce qu'on met les investisements à la place du local en fait on a réussi à structurer un modèle qui est puissant autour de de de choix assumer et donc c'est plus c'est plus ça les les débats merci beaucoup Dylan pour la la cette petite synthèse Maxime avec lequel on a souvent parlé de ces sujets de de prospective quand on entend Dylan quand on on parle de la France en 2040 est-ce que malgré tout ça donne pas un côté un peu décalé par rapport à ce qui devrait être nos sujets de débat est-ce que do être nos sujets de de débat du du quotidien et c'est quoi de l'intérêt de la prospective dans le moment fait de Miles urgences comme on va le voir d'ailleurs durant ces ces deux journées c'est quoi de l'intérêt de la prospective au secrétaire national à à la prospective que tu es oui alors d'abord j'aimerais j'aimerais remercier Dylan pour la qualité du travail qui é engagé mais il a échappé à personne qui on ne parlait pas de prospective de composition gouvernementale euh qui est dérisoire comme le dit michaell et je vais je vais l'expliquer moi je j'ai toujours été très très favorable à ces exercice de de prospective parce que c'est en fait des temps dans lequels on peut voir large on peut voir loin et qui permettent évidemment de sortir d'une forme de fatalité et je crois que pour un parti politique puisque que la prospective est utilisée y compris dans le monde des entreprises c'est un exercice qui est extrêmement précieux et très contributif et pour notre Parti socialiste je pense que il y a des raisons qui justifient largement le fait que on est ce débat au sein de de cette université il y a des raisons exogènes on a évidemment tous en tête le fait que on est dans une dans un monde qui est en accélération dans lequel il y a de profondes perturbations et donc c'est important de pouvoir s'arrêter un instant pour regarder vers où on va et puis il y a aussi ce qu'on appelle la dictature de l'urgence euh si je reprends d'ailleurs l'excellent essai de Gill fckonstein où on sait que bien souvent on est pris par l'instantané l'instant par l'instantanéité et qu'on n pas toujours capable de pouvoir et bien regarder se fixer un horizon dans les arbitrages qu'on peut qu'on peut opérer puis il y a peut-être Jérémi des des questions un peu plus endogènes qui sont plus propres au parti il y en a une je pense qu'on qu'on qu'on partagera tous qui est que bah étant un parti de gouvernement ayant d'ailleurs une pratique de l'action au plus près des citoyens ne serait-ce que par de collectivités locales bah finalement cette richesse d'intervention du parti elle est quelquefois aussi potentiellement une faiblesse si on fait pas ce travail de prospective parce que et bien on est pris dans la nécessité de l'action immédiate au plus près des réalités les plus locales et que là pour pouvoir voir loin pour pouvoir voir large il faut être en capacité de quelquefois pouvoir dépasser ça sans nourrir mais pouvoir le dépasser puis la deuxième la deuxième raison je crois elle est que on est dans un moment où on voit bien que on on vit et je vais revenir dans un instant un moment de de tout marcher qui correspond aussi à une forme d'épuisement du modèle socialdémocrate et que ça pose une difficulté pour les socialistes ENF en tout cas moi c'est c'est ma conviction pour pouvoir inscrire notre action dans un grand récit euh aujourd'hui il y a besoin certainement encore plus de pouvoir nous inscrire dans un horizon dans une vision de pouvoir faire en sorte que et bien les gens qui votent pour nous ils puissent se projeter dans une société socialiste à long terme et l'épuisement de du modèle notamment socialdémocrate et ben empêche potentiellement un peu ça et donc moi je crois que c'est un exercice pas seulement intellectuel qui est fait et qui est un exercice pratique qui est utile pour le pour le Parti socialiste Dylan il a adressé les les les critères importants pour que les scénaris à chaque fois positifs adviennent il a parlé de communauté de coopération de commun et cetera et cetera comment si je te pose la question comme ça tu pourrais qualifier cette société làà en gros si l'intégralité des scénaris positifs adviennent comment on peut qualifier parce qu' il faut qualifier est-ce que c'est parfois on parle de société autoritaire de société inclusive de sociétés uvert de société fermé et cetera et cetera que sais-je comment on peut qualifier la société ou l'intégralité des scénaris positifs que dyan adressé adviendrait comment tu la qualifierais alors il Dre deux scénarios en réalité donc je vais caractériser les deux si tu me permet Dylan tu as évoqué les scénar positifs et c'est ceux qui nous intéresse mais ce scénario positif il se regarde aussi au miroir de ce qu'est le scénario négatif vous verrez dans le rapport le scénario négatif qui est c'est un scénario qui je crois mais tu me corrigeras est un scénario qui vient prolonger l'existant et et donc il faut qu'on soit aussi d'accord sur ce qu'on vit aujourd'hui pour comprendre là où on peut être emmené demain et donc je vais commencer par caractériser ce momentl on est dans un moment où on est véritablement dans le tout marché on est dans une dans dans une situation où il y a une extension RUL de la marchandisation qui vient pas seulement impacter l'économie traditionnelle mais qui vient impacter des dimensions de plus en plus importantes et différent de nos vies ça touche la question de lêre et d'ailleurs c'est évoqué en en prospective on voit bien que et bien considérer que ce sont les mécaniques du marché qui doivent s'imposer partout et pour tous et bien ça amène à évidemment une privatisation des données à une capacité é à revoir aussi ce que vaut une vie notamment celle des personnes âgées ça touche à la question de l'avir puisque évidemment tu l'as peux évoqué mais si on prolonge ce qui est aujourd'hui l'état de la société on va vers des inégalités qui sont de plus en plus importante avec y compris une capacité à pouvoir acheter des choses qui seront de plus en plus importantes ça touche la question du pouvoir parce que il y a d'autres por de prospective qui existe mais une des perturbations ou des tendances les plus lourdes qui devrait arriver dans dans dans les 15 ans qui viennent c'est la capacité des milliardaires à pouvoir gouverner le monde et on le voit aujourd'hui c'est-à-dire qu'on avait des milliardaires philanthropiques il y a une quinzaine ou vingtaine d'années d'ailleurs que on pouvait quelquefois applaudir parce que ils avaient des actions dans des fondations aujourd'hui c'est même ces milliardaires sont pas philanthropiques c'est musqu c'est Boloré et bah leur enrichissement démesurer devient aussi une capacité à pouvoir orienter le pouvoir politique et puis ça touche la question du savoir parce que et ça c'est longuement évoqué dans le rapport on voit que la question même de la véracité et je veux même pas parler de la question éducative est une question qui est aux mains du marché et donc d'abord je dirais que la question enfin si on doit caractériser vers là où on va aujourd'hui c'est vers une société dans lequelle il n'y a pas de morale il n il n'y a aucune limite morale au marché et dans en tout cas les options que que vous posez on voit bien que c'est et bien la puissance de l'argent la puissance de la marchandisation qui s'impose un peu partout ça c'est pour le scénario négatif qui est peut-être le plus facile à caractériser le scénario positif c'est un scénario et là je donnerai mon mon mon opinion si tu me le permets c'est un scénario qui se dote d'une morale alors je sais pas on dit plutôt éthique quand on parle entre socialisme mais je crois que c'est une société qui a réencastré l'économie derrière la question de la citoyenneté qui est en capacité et tu l'as ça a été évoqué assez justement dans la première intervention de pouvoir réconcilier l'homme à la nature de pouvoir préférer la collectivisation à la question de l'exploitation notamment de la nature et là-dessus nous tous en tant que militants ou élus on voit bien que se pose déjà des sujets majeurs sur la question de l'eau on pourrait poser la question aussi de des forêts en France qui sont et c'est une spécificité française pour une large partie privée et donc ça repose la question de ce qui est de l'ordre du commun et de ce qui ne ce qui ne l'est pas mais je crois que c'est une société qui assume de ne pas être enfermé dans l'économie de marché comme comme unique moteur euh polani disait que finalement le le libéralisme était une un moment de désordre entre deux périodes régulées je crois qu'on est là-dedans plein là-dedans et que la question qui nous est posé c'est quelle est la forme de régulation qui nous fera sortir du libéralisme il y a ce futur plutôt positif il y a aussi ce que nous nous pouvons battir en tant que socialiste il y a aussi d'autres options qui sont pas positives mais qui sont d'autres formes de régulation et qui s'expriment notamment par l'béralisme ou ou les régimes autoritaires et en France on le sait bien la menace de l'extrême droite merci beaucoup Maxime Ganael je me tourne vers toi j'ai envie de t'entendre parce que bonne connaisseuse des modes de consommation des Français et français bonnes connaisseuse des modes de vie des Français et français par rapport au scénaris qu' a posé Dylan par rapport à la façon dont maxime a qualifié la société une société plus morale en tout cas qu'elle ne l'est aujourd'hui c'est quoi potentiellement et ce sera peut-être la deuxième question le degré d'acceptibilité à moment donné qu' qu'on peut qu'on peut qu'on sur auquel on a le droit de s'interroger c'est c'est quoi le degré d'acceptibilité aujourd'hui chez les français pour que les scénaris positifs que Dylan adressé adviennent mais peut-être la première question c'est quoi les les deux ou trois thèmes pour toi transversaux qui justement en matière d'acceptabilité raisonnent par rapport au données quotidiennes que tu as et par rapport aux travaux quotidiens que que tu as et que tu fais auprès des Français alors bonjour à tous déjà et c'est vrai que c'est un travail très riche alors j'essaie de retenir effectivement de deux tr trois choses mais vous m'offrez aussi avec le tout marché Maxime et puis la question de fait s'affranchir de la société de consommation une transition vers le premier point de ce que j'ai retenu en lisant ce que le travail extrêmement riche que que tu as fait qui qui est la question de notre modèle de développement en fait on est et la question de notre contrat social associé à notre modèle de développement et je lisais cet été et on en parlait parce que il y a il y a un an il disparaissait ça marche pas d'accord ok ouais d'accord c'est c'est très pas covid hein on est sorti euh tant mieux euh on en parlait avec Jérémie il y a il y a un an disparaissait Daniel Cohen euh regretter Daniel Cohen et en lisant son son bouquin Postume en fait il démarre par la phrase suivante la croissance économique et la religion du monde moderne et en fait le problème de l'acceptabilité enfin en tout cas le problème qu'on a tous aujourd'hui c'est qu'on est tous des croyants et des pratiquants de cette religion euh aujourd'hui et on dit souvent il y a pas de grand récit bah si il y a un grand récit il y a un grand récit économiciste de de notre société aujourd'hui et c'est ce récit en fait qui qui qui nous pose problème parce que il est dans une forme d'épuisement c'est-à-dire que là il y a une sorte de fuite en avant de de de ce modèle économique et on voit bien nous en regardant notre terrain de jeu à l'opsoco c'est les mutation de la société de la consommation à la fois les imaginaires mais aussi les les contraintes des Français et on voit que les Français sont face justement à ce mur là c'est-à-dire que ils nous disent et ça se voit dans la consommation et alors on parle de la société de consommation mais la société de consommation elle existerait pas sans la production enfin c'està dire il y a c'est tout un un système et quand on parle de la croissance économique on parle des profits on parle du pouvoir d'achat mais on parle de de de de c'est c'est c'est un tout et c'est circulaire en fait tout ça mais ce qui nous dit c'est voilà il y a un problème de soutenabilité environnementale tu le disais Dylan maintenant enfin je veux dire la la conviction c'est même plus un problème dans le temps ou dans l'espace avant on disait c'était les ourses polaires ou c'était les générations futures non là c'est tout de suite maintenant que que les problèmes environnmentementaux c'est ici et et maintenant et c'est relié à nos modes de vie c'est-à-dire c'est passé extrêmement vite en moins de 10 ans cette préoccupation est devenue plus intense et relié à nos modes de vie donc il y a un problème de soutenabilité environnementale il y a un problème de soutenabilité sociale aussi qui qui qui est soulevé c'est-à-dire que on voit bien justement dans dans cette dans ce modèle de développement il y avait comme un deal c'est-à-dire plus on produisait plus on consommait et on accédait à une forme de confort matériel et cetera on avait du pouvoir d'achat quand la croissance Tagne quand une partie des revenus primaires ne vont plus suffisamment au salariés quand justement ce pouvoir d'achat il sen Reille et donc dans une dans une société économiciste d'ailleurs le seul pouvoir vrai pouvoir qu'on a c'est le pouvoir d'achat c'est pas étonnant qu'on en entende aujourd'hui autant autant parler mais du coup le le le le l'état compense au prix des des services publics d'ailleurs mais pour acheter aussi une forme de paix sociale mais on tourne en rond on continue de tourner en rond aussi de cette question de pouvoir d'achat il faut pouvoir en sortir alors on parle du pouvoir de vivre du pouvoir de vie et c'est extrêmement important de pouvoir élargir cette focale parce que le le et d'ailleurs il y a un bouquin du du philosophe benoî hbrin que je vous conseille qui vient de sortir sur le mythe du pouvoir d'achat et d'ailleurs quand on repense au au gilets jaunes on se souvient qu'il y avait la question du pouvoir d'achat au départ mais on a abouti sur quoi sur le pouvoir tout court avec le RIC donc question de soutenabilité environnementale question de soutenabilité sociale question de souabilité aussi individuelle c'estàdire que dans cette religion justement consommer et consommer toujours plus et et et s'équiper de bien matériel c'était aussi une promesse de bonheur maintenant quand on fait nos enquêtes les Français nous disent pas du tout ça ils nous disent pas plus je consomme plus je suis heureux ils nous disent même parfois l'inverse donc on voit qu'il y a une question de de soutenabilité là et puis dernière une dernière question et questionnement qui attaque aussi ce modèle c'est la question un peu de soutenabilité anthropologique c'està-dire que dans cette société là ben justement il y a pas de société c'est there is no Society de Margaret tcher parce que l'homme est réduit vraiment à une seule dimension c'estàd un être d'intérêt mis en concurrence avec avec les autres et non c'est pas vrai on n'est pas mu seulement par nos intérêts on est M par plein de trucs on est M par la morale ou l'éthique on est mu par l'empathie l'amour par la curiosité la créativité mais par plein d'autres trucs que seulement l'intérêt donc on voit bien que tout ça ça monte en puissance il y a une vraie interrogation des Français sur sur ce modèle de développement c'est extrêmement dur parce que il y a aussi une logique néolibérale qui renvoie tout le temps à l'individu la responsabilité de de du fait de ne pas changer ce modèle mais en matière économique franchement faut pas se leurer c'est pas la demande qui fait l'offre c'est l'inverse donc justement je pense que c'est un problème écosystémique et c'est pas étonnant que la question de la consommation soit devenu un lieu de conflictualité politique parce que justement c'est là que ça se joue au niveau individuel et c'est là où les gens veulent veulent voir bouger les choses je pense j'ai mon deuxème sujet je sais pas si j'arrié au troème tu me diras Jérémy vas-y vas-y mais le le la deuxième chose qui m'a frappé et qui est en filigrane du rapport de de Dylan et qui on parle de l'épuisement des ressources il y a une ressource aussi dans une société dans une économie justement de plus en plus numérique et dans une société de l'INF formation il y a aussi une ressource qui va devenir de plus en plus rare c'est notre attention et ça ça me semble aussi être un un problème en tout cas un enjeu important et tu on parlé un peu Maxime on a travaillé avec avec Jérémie sur la question de la fatigue informationnelle l'écosystème médiatique change a changé extrêmement rapidement on est dans un mot et l'économie de cet écosystème a changé extrêmement rapidement est assez problématique aujourd'hui et là là il y a une bataille de latention il y a une bataille mais une une bataille frénétique des marques des des médias et de tout le monde cherche à capter notre attention qui est pourtant elle aussi et comme les ressources fossiles très limité et la façon dont ça se passe c'est que on va chercher il y a une forme ce que Gérald Bronner appelle une démagogie cognitive c'estàdire si vous avez suivi un peu les travaux des comportementalistes comme Daniel canman par exemple on va aller chercher ce qui va susciter de la ine on va aller chercher en fait c'est comme le mauvais sucre d'une certaine manière on va chercher vraiment on va essayer de capter de votre votre attention on va pas la capter avec le système 2 qui est le système réflexif on va la capter avec le système très réactif et dans nos enquêtes sur la fatigue informationnelle il y a plus d'un Français sur deux qui nous disent souffrir de fatigue informationnelle ils nous disent aussi que parfois bah ils cliquent et et nombre d'entre eux plus de la moitié nous disent ils cliquent sur des liens ils savent très bien que c'est B ça n'a aucun intérêt mais ils peuvent pas s'empêcher plus de la moitié d'entre eux nous disent que ils scrollent à l'infini des vidéos et ils se rendent même plus compte du temps qu'ils y ont passé 70 % des 18 24 ans il faut pas leur jeter la pierre je veux dire faut pas individualiser le problème le problème il est politique notre attention aujourd'hui c'est pas tout seul un gamin de 14 16 ans qui va ou même nous en fait parce que les adultes aussi qui qui va lutter en fait contre cette cette machinerie pour capter notre notre attention mais c'est un problème parce que et c'est un problème démocratique parce que un ça nous empêche de penser les gens nous dis ça nous empêche de penser on n arrive plus à métaboliser l'information pour en faire de la connaissance ou pour en faire de la décision et ça c'est c'est un problème avant on avait on supprimé l'accès à l'information là maintenant on en a tellement qui dégoulineent partout que on pense plus et le deuxième le deuxième problème c'est que ça renvoie aussi c'està-dire dans cette bataille où on va essayer de du plus spectaculaire et moi c'est un problème pour moi important c'est-à-dire que on renvoie une image qui est biaisée de la société aujourd'hui je peux vous dire qu'entre les études sérieuses et ce que je vois dans les médias aujourd'hui qu'on narrête pas de parler de la polarisation des Français moi je regarde mes études je regarde les études d'autres il y a pas que nous qui faisons des études sérieusesin mais les Français sont beaucoup moins polarisés que ce qu'on voit dans les médias c'est-à-dire on va mettre oui sur chaque sujet il y a peut-être allez 10 15 pire 20 % les sujets les plus sensibles de gens qui sont très pour ou des gens qui sont très contre et on les met comme si c'était les Français mais au milieu tous les Français qui ont des jugements beaucoup plus nuancés on les entend jamais on ne les voit jamais ils se sentent plus représentés éventuellement on va provoquer quelque chose d'autocréateurs ils vont sentir obligés de se polariser eux-mêmes c'est très dangereux en fait tout ça donc ce problème de la tenstion me semble me semble important je sais pas si j'ai le temps d'aborder le troisième peut-être pas alors peut-être tu le gardes pour les questions à la fin juste d'un mot euh ce qui est intéressant c'est aussi de mettre peut-être en lumière les scénaris positifs et négatifs que Dylan adressé avec euh finalement la réalité sociologique euh je sais pas si c'est d'ailleurs le terme sociologique est bon mais la réalité de la façon dont aujourd'hui est composée la société française est-ce que en gros euh quand Dylan dit le scénario positif c'est une société coopérative avec plus de morale comme le dit Maxime une société qui a un lien beaucoup plus fort avec la nature et cetera et cetera une société qui a dépassé le marché est-ce que ça ça correspond à un potentiel fort qu'il y a dans la société est-ce que ça correspond à une famille importante de français en gros pour le dire très rapidement et et juste peut-être en deux mots si tu peux si tu peux essayer de répondre à ça oui alors juste en en deux mots on a fait c'est pour ça que les travaux de de de Dylan raisonnent aussi pas mal pour moi on a on fait depuis 2019 et tous les 2 ans une grande enquête qu'on a appelé l'Observatoire des perspectives utopiques si ça vous intéresse tout est disponible sur sur notre site et l'idée c'était de voir justement de se doter perspective plutôt positive en fait essayer de reprendre un certain nombre alors on n pas tout à fait procédé de la même façon mais en gros et je vous le fais rapidement puisque il faut aller vite mais si je caricature il y a trois grands systèmes utopiques un système qu'on a appelé le le système l'utopie technolibérale qui est la prolongation de la modernité le progrès technique technologique le libéralisme et cetera en fait un peu l'utopie avec le transhumanisme à l'horizon un peu l'utopie à la Google si je vais si je vais vite une utopie qui est beaucoup plus qu'on a appelé sécuritaire identitaire qui est une utopie c'est un peu la la la réinvention d'un passé enfin nostalgique une sorte d'âge d'or qui n'a pas existé puis aussi une forme de de protection vis-à-vis de l'étranger quel quel qu'il soit et et puis enfin une utopie qu'on a appelait écologique est plutôt tendue vers écologique au sens très large par qu'on peut aussi parler de l'écologie de la tension par mais au sens très large c'est dire oui il y a la menace écologique la N nité de de de changer nos modes de vie mais aussi l'aspiration à ces nouveaux modes de vie qui sont plus peut-être pas dans la dans la décélération mais plutôt ce qu'aelle ce QUEMOUN Rosa appelle la résonance avec l'autre avec son la nature avec et cetera quand on a essayé de mesurer alors je vous passe tous les tous les calculs parce qu'on a fait des tas de des tas d'items et on a voilà c'est l'aboutissement mais si je concatainne tout ça la prolongation et on voit bien le problème de la crise actuelle le scénario technolibéral qui est la prolongation de notre modernité allez c'est entre et depuis 2019 ça varie pas beaucoup c'est plutôt les intensité entre 10 et 15 % des Français le scénario identitaire sécuritaire euh c'est entre 30 et 35 % des Français le reste c'est une aspiration à cette à cette utopie écologique alors tout le monde me dit souvent mais alors mais pourquoi alors tout le monde vote pas vert ou je sais pas c'est parce que vous ou socialistme je sais pas le évidemment le chemin n'est pas n'est pas direct mais c'est intéressant de voir que en tout cas c'est une aspiration profonde et si j'ai tenu à parler de la l'attention c'est parce que justement cette aspiration profonde on lui rend pas grâce souvent dans dans dans les médias top merci beaucoup alors Joann je me tourne vers toi alors tu as plusieurs casquettes évidemment donc c'est une question à la fois très ouverte en tant que évidemment maire maire de Nant et président de la métropole en tant qu' aussi présidente de France urbaine où ces questions là évidemment tu le tu les vois au quotidien en tant qu' aussi première secrétaire délégué du PS question très ouverte de l'intérêt de la prospective pour une formation politique qui a à gérer l'urgence en permanence de l'intérêt aussi de la prospective pour un élu local une élu locale d'une grande ville qui doit aussi gérer le le le en permanence l'urgence l'urgence du quotidien et peut-être évidemment ton regard sur les différents scénaris positifs et sur cette société désirable qu'on a essayé un peu de commencer à à dessiner et dresser merci bonjour à chacune et à chacun merci beaucoup d'abord à Dylan pour le travail réalisé et pour cette présentation je crois que c'est absolument crucial en réalité d'abord parce queon le voit bien mais tous les uns euh et les autres les changements les évolutions urgenenceces climatiques augmentation des inégalités sociales longévité avec l'allongement de la durée de la vie irruption de l'intelligence artificielle dans nos vies bref il y a une telle somme de mutations qui sont à l'œuvre que notre capacité à voir demain elle est essentielle et être un responsable politique c'est toujours toujours avoir à la fois les deux pieds dans le quotidien l'urgence le maintenant et penser demain et je voudrais prendre un sujet pour l'illustrer qui est un sujet douloureux mais je pense qu'on doit rien laisser sur le tapis hier l'UNICEF a fait état du fait qu'en France pendant le mois d'août 2000 enfants 2000 enfants dont une part importante de moins de 3 ans ont dormi dehors cette seule réalité elle devrait tous tous français français nous faire lever debout et alors quand on est un homme ou une femme de gauche rien ne doit laisser installer une forme de résignation sur ces sujets pourquoi je prends cet exemple parce que face à ça on doit agir tout de suite mais si on veut que les choses ne se reproduisent pas demain en réalité ça interroge les politiques publiques qu'on met en terme de logement en réalité ça interroge les questions migratoires en réalité ça interroge les enjeux de réchauffement climatique et donc la première chose que j'ai envie de partager c'est que notre boulot de formation politique de responsable de militant politique c'est toujours de conjuguer le temps du quotidien et le temps de l'avenir je crois vraiment que c'est l'essence même de la politique et tu as commencé Dylan en l'évoquant au travers des enjeux de bifurcation écologique c'est clair que c'est un de ceux où les choses sont aujourd'hui les plus nettes et je veux les poser d'un point de vue volontairement très politique on a le RN qui globalement nous dit changeons rien ça va s'arranger tout seul je sais pas si vous avez vu ce petit flyer très euh pervers j'assume le mot du ARN qui disait au français euh avec nous vous pourrez continuer à prendre des bains et euh allumer un feu de cheminée à Noël on voit bien comment ça vient euh dès le début opposé des sujet aller chercher les patients tristes contrairement aux patients positives auxquelles vous faites plutôt référence on a l'approche macronist qui est technosolutionniste la technologie va nous sauver bon toutes les études sérieuses montrent que ce n'est pas le cas et puis on a un président de la République ne l'oublions pas quand même qui a osé dire au vœux de 2023 qui aurait pu prédire les catastrophes naturell pardon mais tout le monde monsieur le Président tout le monde les scientifiques nous le disent depuis 15 ans avec la précision et depuis 40 ans pour un certain nombre de celles et ceux qui l'ont posé dans le dans l'analyse que vous faites vous évoquez beaucoup ces enjeux des communs positifs et ça je trouve que pour nous la gauche c'est un élément de point d'appui extrêmement important sur les sujets écolo sans oublier pour autant les communs plutôt négatifs cette fois sur l'expression d'Alexandre Monin les communs négatifs c'est les déchets polants c'est les vieilles logiques d'aménagement du territoire dont un certain nombre de collègues ont hérité dans certains territoires du pays qui va bien falloir à un moment donné moderniser pour être au rendez-vous des enjeux contemporains mais en le faisant pas uniquement de manière scientifique pas uniquement de manière technique de manière politique pourquoi parce que l'écologie ça peut pas être une grande oasis verte pour quelques-uns dans le désert pour tous les autres on sait tous ici qu'une journée de canicule c'est quand même bien plus pénible quand on est au 12e étage d'une tour HLM mal rénovée que quand on est dans une grande vill au bord de la mer et pour autant on a sur les 10 dernières années une augmentation de 26 % des logements trop chaud l'été et cela va continuer donc quand on prend des décisions très concrètes quand par exemple dans notre projet dans notre programme on dit rénovation énergétique des logements avec 0 € à charge pour les plus modestes on agit tout de suite pour que la famille modeste puisse passer un été correct parce que souvent c'est elle qui a quand même peu le droit aux vacances et on agit pour l'avenir parce que petit à petit on entretient un parc de logement le logement de 2040 c'est dès maintenant qui se construit évidemment et puis je voudrais insister pour finir sur cette question de la bufurcation écologique sur le fait que certains sujets qui nous semblent pour demain sont déjà à l'œuvre aujourd'hui je prends deux exemples est-ce qu'on a bien tous en tête que certains collègues maires se voient obligés de refuser des permis de construire à la demande des préfectures parce que les ressources en eau sont insuffisantes sur leur territoire est-ce qu'on a bien en tête que aujourd'hui en France il y a d'ors et déjà les premiers déplacés climatiques qui sont reconnus parce que des gens qui dans certaines régions ont vécu des inondations récurrentes sont indemnisés par un fond spécifique fond Barnier qui a été créé pour cette raison je terminerai juste en disant deux choses vraiment dans ces allers-retours entre aujourd'hui et demain on a un enjeu à s'appuyer sur le réel à s'appuyer sur la science c'est très important à l'heure des fake news du relativisme du tout se vaut de dire non tout ne se vaut pas il y a des données dont on dispose et on peut pas faire comme si on savait pas alors on choisit ce qu'on veut soit on lit le rapport du GC pour se remettre les idées au claires soit je fais une proposition un peu plus iconoclaste dans cette balade parce qu'il faut un peu de poésie puis dans l'université du Parti socialiste c'est toujours bien de mettre un peu de poésie je vous invite à écouter une très belle chanson qui est une chanson de Grand Corps Malade qui s'appelle 2084 cette chanson elle raconte comment un petit garçon qui vit donc en 2084 écrit à son grand-père pour lui dire qu'est-ce que vous n'avez pas fait vous là maintenant en 2024 sur les sujets de réchauffement climatique pour que notre vie ne soit pas celle-là vraiment je vous invite en rentrant de l'université à prendre une minute 30 pour l'écouter elle raconte très bien cet aller-retour entre le aujourd'hui et le demain on voit dans les scénarios que vous décriver qu'il y a un enjeu très fort en réalité de protection et d'émancipation et que derrière on peut se raconter ce qu'on veut il y a quand même une clé qui est qui sont les services publics vous avez évoqué la santé moi je le dit très clairement je suis fière que dans le programme du nouveau front populaire avec Lucy casté en effet des services publics à nouveau une priorité portée par les socialistes et vraiment je nous invite à le dire à le marteler à le raconter parce que quand on a plus de service d'urgence digne de ce nom on nourrit en réalité le vote du rassemblement national quand les habitants dans les campagnes mais aussi Michel Le sa comme moi dans les quartiers populaires de nos grandes villes n'ont plus accès à un médecin on nourrit le vote du rassemblement national donc sur ces sujets là aussi on a des choses à dire on a un député Guillaume Garot qui a mené un travail de grande qualité transpartisan pas la peine d'aller chercher très loin les compromis républicains ils ont déjà été travaillés il faut simplement pouvoir les assumer et les poser avec clarté le deuxième exemple que je voudrais prendre sur cette question de la protection c'est celui de l'école d'abord parce qu' me tient à cœur si je commence à perdre toutes mes feuill ça va pas le faire et en plus parce qu'il est très révélateur un du fait que là aussi on a des données qu'on connaît j'en cite juste une 85 % des métiers que nos enfants et nos petits-enfants feront demain n'existent pas aujourd'hui donc on a besoin non pas d'une école qui trie donc là aussi on est clair on assume parcours sup c'est fini la réforme du choc des savoirs c'est fini on est des hommes et des femmes de gauche on sait où on habite on sait pour qui on se bat on regarde aussi ce qui se passe ailleurs vous avez évoqué les enjeux et bien moi je nous invite à observer que par exemple c'est un peu contreintuitif dans les écoles de la silicone vley ils sont en train d'arrêter tous les écrans pour repasser au papier crayon je ne dis pas qu'il faut le faire je dis interrogeons-nous je dis regardons qu'est-ce qui se joue l'école de la République c'est le lieu d'apprentissage mais c'est aussi là où on a encore une chance d'avoir demain des citoyens qui vivent pas simplement les uns à côté des autres mais les uns avec les autres et enfin et je crois pas la avoir lu dans l'étude mais peut-être que je me trompe je pense qu'on ne peut pas esquiver un sujet quand on parle des enjeux de service public et de protection c'est celui de la sécurité d'abord parce qu'on a bien trop laissé dire que la gauche ne s'était pas occupé de sécurité c'est quand même un comble quand on se rappelle que celui qui a supprimé la police de proximité ça aussi c'est dans notre programme ça aussi c'est dans nots engagements ça aussi les Françaises et les Français en ont besoin que Nicolas Sarkozi l'a supprimé au bénéfice d'une politique du chiffre d'une politique de statistique on a besoin sur ces sujets-là d'être offensif d'être clair et je voudrais terminer pour ne pas être trop longue en disant que sur ces sujets on a vraiment besoin de conjuguer toutes les échelles l'échelle locale l'échelle nationale l'échelle européenne et l'échelle mondiale l'échelle locale je l'ai évoqué je n'y reviens pas l'échelle nationale moi qui suis une fervante partisane de la décentralisation je pense néanmoins qu'on a besoin d'un État fort je pense qu'on a besoin d'un état stratège parce qu'on ne peut pas se retrouver dans la situation où un Anta ou un habitant de Montpellier n'aurait pas exactement dans les faits les mêmes droits qu'un habitant d'un autre endroit de la France parce que sur des sujets aussi cruciaux que ceux de l'éducation et de la santé cette question du régalien est absolument majeure et puis sur les enjeux climatiques que vous avez évoqué tout à l'heure on a des enjeux locaux mais aussi des enjeux supranationaux on sait demain quand on parle de prospective qu'un certain nombre euh de pays vont totalement disparaître engloutis sur l'eau il y a cette formule glaçante de Bruno Latour qui parle des citoyennes et des citoyens qui demain auront été quittés par leur pays quittés par leur pays ces hommes et ces femmes bien sûr qu'ils viendront trouver une terre de refuge donc là aussi si on n'anticipe pas on se retrouvera face à des difficultés pour finir ce qui m'a beaucoup frappé dans les deux scénarios c'est que vous faites référence beaucoup au risque d'archipelllisation au risque de bounquérisation et quand on est un responsable politique on pas just être là les bras ballons en disant bah c'est la merde quoi pardon de le dire comme je le pense qu'est-ce qui va se passer qu'est-ce qu'on va faire parce qu'on a besoin de redonner de l'espoir on a besoin de donner un chemin et j'ai trouvé très intéressant dans ce que vous avez fait ce réglage que vous proposez entre dire la vérité dire la vérité parce qu'il y a des inquiétudes et c'est normal que les Françaises et les Français soient fatigués et inquiet la guerre en Ukraine le covid le pouvoir d'achat tout ça ça pèse mais face à ça on a un rassemblement national qui lui veut instrumentaliser les peurs on a un camp macroniste qui lui les évacue pas de problème circuler il y a rien à voir on va continuer comme avant c'est sûr que ça a l'air de tellement bien fonctionner que pourquoi s'en priver nous notre responsabilité c'est de trouver l'équilibre entre dire la vérité mais réveiller aussi de l'espoir parce que si à un moment donné on ne dit pas qu'il y a une possibilité de réconciliation et d'espoir comment on donne un chemin regardez ce que camala Haris est en train de faire aux États-Unis regardez ce discours d'une Amérique réconciliée et protectrice évidemment qu'on va pas faire un copiercollé la France n'est pas les États-Unis mais dans la question de la cohésion nationale dans la question d'un nouveau réit national moi je dis oui au commun j'ai un désaccord avec le rapport je le dis alors sauf si je me suis trompé je reprends ma note pour pas dire de bêtises à un moment donné à la fin vous invitez à sortir des clivages politiciens je crois que c'est ça le mot alors si c'est pour nous inviter je vais le dire de manière un peu taquine à éviter de passer notre vie dans nos histoires to1 to2 TO3 qui en vérité quand même moi non on m'a jamais arrêté dans la rue je sais pas toi Michel pour dire alors le to1 il va dire quoi alors le to2 il va dire quoi alors le TO3 il va dire quoi si c'est pour nous dire ça vraiment je signe avec un enthousiasme si c'est pour dire par contre qu'il n'y a pas de clivage politique alors je suis en désaccord parce que je crois que faire de la politique c'est choisir un scénario défendre un projet politique c'est défendre un scénario contre un autre scénario un projet contre un projet notre scénario à nous c'est le scénario des communs contre le scénario du tout financement notre scénario à nous c'est le scénario de l'État qui protège contre le chacun pour soi notre scénario à nous c'est le scénario universel qui apporte une attention à chacun contre celui de la disolation et des communautarismes notre scénario à nous c'est celui qui dit que la gauche d'aujourd'hui elle conjugue évidemment les enjeux écologiques et les enjeux sociaux parce que par nature et tout ce que vous avez démontré le montre donc je crois que nous avons en réalité des opportunités absolument majeur si on est capable de dire comment on réinvente la République parce que je crois fondamentalement que c'est de ça dont il s'agit pas simplement comment on réinvente le Parti socialiste pas simplement com on réinvente la gauche mais comment on fait pour que une république écologique sociale et laïque soit possible pour tout le monde parce qu'on est des universalistes mais avec une attention plus particulière au plus modeste parce que à la fin comme au début c'est pour ça qu'on est un homme ou une femme de gauche merci beaucoup euh Johanna Sandrine euh je me tourne vers vous euh et et vers toi euh en tant que député il y a quelque chose qui revient souvent dans le débat public et c'est pareil une question très ouverte euh on parle souvent d'inflation législative on voterait quasiment à chaque fois qu'il y a un fait d'ivers à chaque fois qu'il se passe quelque chose est-ce que là il y a pas une incompatibilité entre penser la prospective penser à 2040 et le travail quotidien presque d'un d'un député donc ça me permet de te poser voilà même question que que Johanna de l'intérêt de la prospective et par ailleurs idem ton ton regard sur les différents scénaris à la fois positif et négatif qu'on a essayé de dresser et avec aussi la troisème question en fait auquel les uns les on ond maintenant depuis le le début c'est comment qualifier aussi cette société désirable parce que je crois que c'est ça aussi l'intérêt de de ce débat merci bonjour à à toutes et et à tous et merci encore une fois pour pour cette étude pour nous donner aussi l'occasion de à la fois d'en discuter d'en parler et de rappeler quelle est enfin notre position évidemment en tant que que socialiste sur la France que nous voulons en 2040 je vais rebondir sur ce que sur ce que tu disais sur l'inflation législative j'ai j'ai bien peur que malheureusement en tant que député depuis le 7 juillet je ne la connaisse peut-être pas parce que ça n'aura échappé à personne mais nous n'avons évidemment pas commencer à à travailler et nous n'avons pas un texte euh qui est sur sur la table donc bon peut-être qu'ils ont beaucoup travaillé auparavant nous aimeronss beaucoup contribué à à tout ça mais aujourd'hui force de constater que nous n'avons toujours pas de gouvernement sauf si euh on a peut-être été appelé et nous n'aurions pas répondu donc on aurait raté un un poste en tout cas euh oui face à à des élus en plus locaux enfin j'étais moi-même jusqu'à il y a pas très longtemps adjointe au maire de Lyon donc j'ai évidemment aussi cette cette notion de la de la prospective bien en tête puisque toutes les collectivités locales que ce soit des villes des régions des départements font des schémas font de la planification et et anticipe hein euh on est bien évidemment comme tous confrontés à la question du quotidien de l'urgence et de ce qu'on doit faire aujourd'hui maintenant pour nos nos populations pour les habitants et pour les les citoyens de de nos territoires mais on doit penser à demain et à après-demain et finalement 2040 je trouve que c'est un peu court parce que 2040 finalement c'est demain et 2040 c'est dans 16 ans c'est pas si loin que ça finalement de de ce qu'on vit de ce qu'on vit aujourd'hui mais oui bien sûr la prospective elle est nécessaire et c'est un outil aujourd'hui à la fois de de gouvernement et de direction pour toute pour tout exécutif quel qu'il quel qu'il soit le contexte aujourd'hui il est il est assez complexe puisqueon a fait euh plusieurs constats on doit faire face à un dérèglements climatiques à une crise énergétique aussi quand même euh qu'on a été plusieurs à à subir de de plein fouet à la pandémie du covid bien évidemment euh et donc se pose bien évidemment cette question elle a beaucoup remis sur la table la question de la transition écologique sur la question de l'environnement du climat et donc évidemment qu'est-ce que nous voulons laisser aux générations futures aux générations à venir et encore une fois les générations futures les générations à venir depuis qu'on en parle on finit par y être aussi ça paraissait quelque chose de très loin quelque chose sur lequel finalement on avait un peu de temps pour agir pour leur laisser un monde qui serait vivable qui serait soutenable et on voit bien qu'aujourd'hui on y est on y est pas et finalement dans les scénarios qui sont proposés je vais peut-être commencer par là avant de de de parler de ce qu'on souhaiterait et de quels sont nos à la fois nos ambitions et et peut-être nos nos rêves sur les scénarios que que vous proposez le scénario du pire et celui qui serait peut-être soutenable finalement le scénario du PER le scénario négatif on le connaît on le vit et on sait qu'on va droit devant en fait on est au pied du mur et ce scénario négatif le scénario du pire comme vous êtes en train de de le vous l'avez présenté et j'invite tout le monde à pouvoir lire lire cette étude alors moi je l'ai lu aussi en di ce matin dans le dans le train mais mais j'y passerai un petit peu plus de de temps en tout cas ce scénario du pire on le vit on en est inquiété et on essaie de trouver des solutions et on essaie de trouver des solutions depuis déjà quelques temps pour justement contrecarrer les éléments qui sont aujourd'hui notamment qui relèvent de l'environnement du climat de la pollution de la qualité de l'air aussi et de tout ce qu'on pourrait éviter notamment en terme aussi d'inégalité et de et de pauvreté et donc face à ça pour moi on a aujourd'hui évidemment peut-être plusieurs ambitions à à mettre en avant mais moi j'en relève quatre qui sont à mon sens vraiment nécessaires pour qu'on puisse avoir une France vivable en 2040 le la première ambition qu'on doit se porter et qu'on doit se porter en tant que élu en tant que responsable de gauche en tant que militant évidemment socialiste également c'est la question de la cohésion on doit favoriser le vivre ensemble on doit sur nos territoires faire en sorte que tout le monde vive ensemble et ça évidemment le scénario du pire on on on le connaît enfin on y a échappé mais de de pas si loin et donc il faut qu'on arrive à faire commune et moi je dis beaucoup en tout cas c'est ce qu'on essaie de développer à Lyon comment on arrive à faire commune comment on arrive à faire sens et à travailler ensemble évidemment ça passe par quoi par quelque chose de très simple et qu'on défend et qu'on a tous défendu ces dernières semaines c'est la question des services publics c'est comment en fait on remet du service public sur nos territoires on a bien vu ça fait 7 ans que les services publics disparaissent les uns après les autres et on pourrait prendre évidemment l'exemple de l'hôpital on l'a vu cet été on en reparlera je pense tout à l'heure la question de l'hôpital aujourd'hui il y a un français sur 6 qui renonce à se soigner euh parce que en fait il n'y a plus d'accès au médecin l'hôpital public et euh en général la moitié du temps abandonné plus de maternité enfin on a des déserts médicaux donc aujourd'hui c'est comment met en place c'estes ces services publics et ça ça veut dire en fait qu'on investit et donc il faut investir dans dans l'avenir et c'est un des éléments qui à mon avis en tout cas dans dans un rapport comme celui-là et dans la prospective doit être mis en avant c'est quel investissement on se donne maintenant pour faire en sorte que demain on ne soit pas dans ces situations de pénurie et ça ça me paraît vraiment un des éléments essentiels à mettre à mettre en avant après il y a un élément qui est un peu plus on va dire concret pour des élus locaux que que nous sommes c'est cette question de l'aménagement de l'aménagement des villes l'aménagement des territoires enfin tu parlais du logement et tout ça évidemment se travail dès maintenant le dynamisme territorial voilà comment aussi on impulse sur sur nos territoires et finalement comment on arrive à développer enfin concilier un développement développement économique développement territorial et les questions évidemment de de préservation de de l'environnement de protection du vivant et de la biodiversité qui paraisse qui paraisse essentielle une autre ambition qu'on doit porter euh nous en tout cas en en tant que responsable c'est cette question de la solidarité avec un modèle social qui doit être innovant avec évidemment la la prise en charge des questions de de santé aussi mais comment on lutte contre les inégalités et la pauvreté et on voit finalement dans les scénarios du pire que en 2040 on a une société dans laquelle finalement tout le monde est pauvre tout le monde est en difficulté et où personne n'arrive à vivre dignement et correctement et aujourd'hui on voit bien qu'il y a une concentration des richesses dans 5 % de la population dans 10 % de des plus riches en France et donc comment aujourd'hui on inverse en fait cette cette bataille alors évidemment si on était au gouvernement on pourrait appliquer le programme du nouveau front populaire ce serait plus simple en fait on revaloriserait les minimas sociaux on pourrait augmenter le SMIC aussi le faire passer à 1600 € ce qui est déjà insuffisant mais qui paraît pas quand même déconnant pour vivre dignement quand on est quand on est dans notre dans notre pays et quand il faut dans des grandes métropoles se loger quand il faut se soigner quand il faut éduquer ses enfants donc en fait on a des solutions qui sont déjà qui sont déjà là pour éviter justement ce ce scénario du pire en tout cas on voit bien qu'on en prend pas la la direction mais c'est comment on lutte contre ces inégalités et comment aussi on agit sur un des éléments qui qui ressort peu mais c'est aussi normal puisque c'est moins de la prospective c'est plus du du ressenti sur cette question du sentiment de pauvreté aujourd'hui on a des personnes qui sont pas forcément classé et qui sont qui qui qui vivent et on on dit nous en tout que responsable et c'est des fois des questions qu'on devrait se se poser qu'elles arrivent à vivre en fait dignement et qu'elles ont un revenu médiant qui est correct mais en fait on ne se rend pas compte de ce sentiment de pauvreté qui est porté qui leur est renvoyer et c'est là aussi où on a nous à à agir et à faire que ben si ce n'est en en en 2000 en 2025 en tout cas en 2040 on puisse agir sur cette lutte contre la pauvreté et contre les les inégalités et enfin on a une ambition aussi qui est assez forte et qu'on doit qu'on doit mettre en avant c'est cette question de l'anticipation cette question du progrès alors j'entends aussi toutes les critiques qui sont faites sur cette question de la technologie et qu'on ne règlera pas et qu'en tout cas on n'inversera pas les les les questions en tout cas environnementales avec uniquement de de la technologie va avoir évidemment bien d'autres bien d'autres ambitions mais je crois que l'anticipation doit être un des éléments moteurs dans notre réflexion et dans notre action et moi je préfère parler de résilience de sobriété plutôt que de décroissance on doit aujourd'hui à mon sens parler de résilience parler de sobriété de sobriété évidemment énergétique de sobriété environnementale aussi de sobriété sociétale c'est important aussi de se dire que peut-être et ben la la bon voilà le le le l'aair de de la consommation vous en parliez beaucoup aussi tout à l'heure mais cette consommation de masse que le pouvoir d'achat n'est pas là en fait pour consommer consommer à out France pour consommer et jeter derrière mais qu'on doit plutôt avoir évidemment cette question là et ces pratiques qui changent un peu se poser des questions sur qu'est-ce qu'on veut véritablement de quoi on a besoin et de quoi on a vraiment besoin et je crois que cette question en tout cas de de la sobriété de la résilience elle est bien plus importante et elle bien plus efficace aussi que la question de la décroissance qui serait encore une fois liée à des questions de d'écologie punitive et qui serait on doit renoncer à tout non en fait on ne doit pas renoncer à tout en fait on doit faire différemment je crois qu'aujourd'hui le mot d'ord qu'on doit peut-être aussi mettre en avant et qui peut être aussi un des éléments de de l'étude c'est on doit pas tout jeter on doit pas renoncer à tout mais par contre on doit prendre un nouveau chemin on doit prendre un chemin qui est différent et et en tout cas on a la responsabilité nous de de le faire parce que en tout cas ça fait des années qu'on le dit et par contre ça fait des années qu'on le fait pas voilà je crois que encore une fois cette étude elle vient mettre en avant toute l'inaction politique et je crois que depuis 7 ans en fait on subit une inaction politique et tu le disais très justement Johanna en fait oui c'est ça la macronie c'est surtout ne changeons rien en fait circuler il y a rien à voir et donc circuler il y a rien à faire ben non en fait on va surtout pas circuler et en fait on va rester là et on va continuer en fait à se battre pour faire en sorte que les choses les choses elles changent parce que sinon peut-être qu'en 2040 on sera plus là pour pour pouvoir le faire et pour pouvoir et pour pouvoir le dire donc oui on a évidemment dans nos territoires dans nos villes dans nos engagements politiques cette question et cette idée de comment on veut on veut avancer et qu'est-ce qu'on veut pour pour 2040 il y a la question de l'écologie la question de l'eau aussi bien évidemment qui c'est un des éléments essentiels qu'il faut qu'il faut travailler fortement puisque on sait quand même que 40 % de la population mondiale vivra dans des dans des endroits où il y aura une forte sécheresse et donc ça empêchera bien évidemment les les populations de cultiver et peut-être que en tout cas nous en France en 2040 le vin il ne viendra plus du Sud et donc Michel je t'invite à faire très attention à à tes viticulteurs mais qu'on aura du vin du Nord et c'est peut-être pas voilà ben je viendrai les sououtenir parce que le 21 he je suis pas sûr que ce soit la meilleure chose qui qui nous attende euh au-delà de ça sur ces questions plus législatives et qu'est-ce qu'on peut faire nous en tant que que député si tantz qu'on nous laisse le la place de de faire de faire quelque chose il y a énormément évidemment de textes qui sont aujourd'hui non appliqués ou mal appliqués mais on a aujourd'hui pas mal de lois qui en tout cas nous permettent d'agir qui sont aussi à la volonté bien évidemment des collectivités locales sur cette question de l'environnement et aussi sur la question de la pollution de la qualité de l'air je pense que les fe sont un exemple en fait assez emblématique de qu'est-ce qu'on peut faire mais moi il y a des choses qui m'intéressent particulièrement et je me dis aujourd'hui on est en 2024 on voit qu'il y a de plus en plus de personnes en difficulté de plus en plus de personnes qui sont en situation de pauvreté qui sont même en situation de rue et donc qu'est-ce qu'on peut faire pour pour les accompagner pour les accompagner au mieux et on va devoir se poser cette question en fait de c'est quoi aujourd'hui un réfugié climatique en fait on ne reconnaît pas aujourd'hui un réfugi climatique et on sait que dans des pays il y a des crises politiques on sait que dans des pays il y a des crises qui sont liées aux questions de religion aux questions de genre aussi aux questions de société et je crois que ça c'est un des éléments sur lequels nous en tout cas socialistes on doit véritablement véritablement avancer donc ça c'est un des en tout cas sujets moi sur lesquels je voudrais m'investir et puis enfin un dernier un dernier sur la question du vieillissement de la population on en a trop peu parlé mais 2040 c'est quand même un français sur 7 qui aura plus de 65 ans et un sur 4 tu AA plus de 75 ans et on a évalué en 2040 à 4 millions de personnes en France qui seront en perte d'autonomie donc là encore c'est au Parlement de pouvoir d'agir en fait d'agir très très concrètement et de faire en sorte que on travaille sur cette question de la perte d'autonomie qu'on travaille sur cette question du viillissement qui est vraiment une révolution démographique et de comment on arrive à les à les prendre en charge voilà donc le scénario du pire on le connaît on va l'éviter et on va faire en sorte d'aller dans le scénario dans le meilleur et du coup dans le scénario alpha si j'ai bien tout lu voilà merci beaucoup Sandrine la partie sur le vieillissement une partie importante he évidemment du rapport mais on l'a pas évoqué par par manque de temps Michel de la fausse en qualifiant la société désirable on a parlé d'utopie de commun de post économie de marché de coopérative de cohésion d'un dépassement de l'individualisme et cetera et cetera est-ce que c'est une société de durever et est-ce que porter ce discours là si on veut dessiner un avenir déséble quand on est de gauche est-ce que c'est passé presque pour potentiellement un benii un angéiste ou que sais-je encore enfin si c'est pas nous qui portons ça et si on rêve pas qui va le faire ah mais je réponds évidemment oui quels sont les forces politiques alors je par d'abord merci de ce débat je partage tout ce qui a été dit par les collègues là très très bien l'extrême droite joue sur les peurs la peur de l'autre le macronisme sur une forme de cynisme permanent y compris un cantatoire nous sommes la République nous sommes nous comme ça si on regarde le bilan Macron et on compare les autres quinena ou septena qu'est-ce qu'on riendra que Macron rime avec mcmaahon mais je ne vois pas quelle a été le grand chantier d'envergure qui a engagé notre pays comme on pu le faire d'autres chefs d'État et y compris pas forcément notre B cynisme peur la peur sur la question écologique la question écologique j'ai très sensible à ce qu'a dit Sandrine et Johann prenant mais c'est nous et en disant l'écologie punitive on est en train quand même de dire que peut-être dans 30 ans on peut plus habiter la terre voilà dans quel environnement donc s'il y a pas une force qui rêve qui donne de l'espoir et qui projette quelque chose de positif mais qui va le faire avec la fatigue informationnelle enin tous les jours quc là ils nous dit vous êtes déjà fatigué mais nous là on est épuis d'illeurs regardez moi je prenais mon téléphone je prais des nouvelles de Montpellier de machin parce que on est làdedans c'est ce régime et qui met en tension la démocratie et donc la question c'est comment nous nous parlons dans la démocratie à l'ône des défis que vous avez posé alors puisque on nous dit on va jusqu'en 2040 alors je vais donner une échelle de temps c'est dans TR présidentiels et tr municipal je vais y revenir et je vais retourner dans le passé programme de Belleville 1869 les mecs qui sont rincés Napoléon I il a martyrisé les libertés ils écrivent un programme et ils disent nous voilà ce qu'on voudrait pour le début du 20e siècle liberté associative lo de séparation des Églises et de l'État l'école gratuite c'est ça leur problème politisation des campagnes parce que elle votait toujours pour le régime impérial donc liberté de la presse donc développement des sociabilités des fêtes dans les villages et ils un agenda il déroule et d'ailleurs on vit encore dessus on le défend je continue je disais à mon ami Maxime je pars samedi matin parce que je vais célébrer comme toi Johanna enfin comme candrine mardi la libération de Montpellier le CNR c'était voilà le monde est anéanti les ténèbres ont dominé en Europe la notion même d'humanité a éteigné les mecs c'était dur c'était lesé preuve et ils écrivent quand le lit ce texte dans les cérémonies officielles mais on se dit mais waouh en plus il y a des traîtres autour de la table qui luire et ils font ils font la société telle qu'on l' la sécurité sociale les protections que nous avons et sur laquelle nous devons plaider et donc finalement à nous il faut qu'on ait la force de l'agenda je je le dis avec beaucoup de force avec les défis que vous poser c'est quoi aujourd'hui informer dans une démocratie à l'ône de la fatigue informationnelle c'est quoi toi l'opportunité de l'a moi quand je suis à Montpellier ville de la médecine on est à fond là-dessus mais on voit bien et tu l'as très bien pointé que les libertariens Elon Musk Jeff Bezos ils sont aujourd'hui très puissants donc quelle souveraineté nous avons et là c'est la question des communs et cetera du soutien de la recherche publique je rajoute à la suppression de parcours sup un budget d' pour l'enseignement supérieur de la recherche bon voilà ça c'est pour Sandrine voilà tu feras ton mieux peu de loi mais bien la loi et donc c'est la question de notre agenda et c'est la question de la manière dont on le défend parce que toutes les forces qui jouent sur les peurs elles prennent du temps disponible de parole d'écoute de gens qui sont quand même ça a été décrit dans beaucoup de problèmes çaê une MAM solo vous devez gérer le bibi le truc vous allumez la radio alors vous tapez la curelle du PS vous éteignez la radio qu'est-ce qu'on dit qu'est-ce qu'on dit et donc nous il faut qu'on ait un agenda il y a cette articulation que tu as très bien écrite Johanna l'urgence court terme long terme je vais il y a un point que vous avez pas évoqué peut-être pardon j'ai pas c'est quand même la géopolitique du monde le retour de la guerre l'inquiétude et elle est palpable d'ailleurs parce qu'on AA pas anticipé on s'est retrouvé avec le choc énergétique mais nous de ce choc énergétique il faut faire une force il faut devenir la nation du renouvelable ou un moment peut-être qu'à la fin pas en 2040 hein ça ce serait pas sérieux de promettre ça mais peut-être qu'en 2084 dans la chanson de Grand Corps Malade on sur 10h très vite nous pourrons dire que le nucléire est une énergie d'appoint par rapport aux renouvelables parce que nous aurons cette ambition et comment on pourrait la défendre dans l'agenda en disant qu'à l'horizon de 2040 nous concilions à la fois l'enjeu de la souveraineté et l'enjeu écologique que la France pourrait devenir la première nation à ne plus dépendre des énergies fossiles et donc nous ne serions plus obligés d'aller nous coucher devant MBS en Arabie Saoudite devant tiboun qui emprisonne devant l'azerbajan et nous tiendrons un discours positif à la fois de fierté du pays parce que moi je crois je va vous le dire tu as parlé de la République très bien mais la France et en fait il faut quand même donner envie au monde les services publics c'est une fierté française donc il faut qu'il soit fort et donc d'ailleurs quand ils vont mal qu'est-ce qu'on dit bah ça va pas dans notre pays et donc il faut cet agenda et c'est ça que nous devons travailler à l'ône de vos défis celui de la presse me semble essentiel al ils sont pas là les journaliste mais enfin moi j'ai je me souviens dans la campagne là des ces législatives il y a un moment la première mesure que voulait prendre monsieur Bardella mais c'est sûr lui tout le monde le scrollle c'est ça le nouveau mot monsieur Bardella il disait je vais privatiser le service public audiovisuel et radiophonique et donc donner à Monsieur Boloré qui a lui un agenda pas très caché d'ailleurs ben nous qu'est-ce qu'on dit on défend et donc les questions de la presse de son soutien la réinvention c'est à nous et donc moi je je veux le dire comme ça pour répondre à ta question Jérémie c'est à quoi mettons-nous notre temps de parole disponible comment nous sommes une force qui à la fois donne confiance dit que nous allons protéger ne sonmt pas dans la démagogie et entraînne parce que nous sommes en 2040 je l'espère encore en démocratie et en fait nous il faut entraîner parce qu'à ceux qui jouent sur les peurs à la fin ça finit toujours très mal parce que dans ce monde qu'est-ce qui fonctionne bien c'est la tentation autoritaire permettez-moi de vous raconter cette anecdote à béer 2018 Patrick Boucheron grand historien qui a accompagné Thomas jolie dans la cérémonie des gios à quelqu'un qui lui pose la question et qui lui dit pour vous monsieur Boucheron au 23e siècle voyez je vais loin sur la prospective ce sera qui la grande figure politique qu'on enseignera dans l'Emmanuel il a cette réponse en 2017 il dit Vladimir Poutine il le dit comme ça il dit parce qu'il est le symbole de la tentation autorité ire la tentation autoritaire aujourd'hui elle est très puissante dans le monde et même dans les démocraties la nôtre elle est aujourd'hui en dynamique et attractive et il disait aujourd'hui il n'y a pas de grand récit mobilisateur comme il a pu en exister la France d'après-guerre le modèle de la Révolution française la la les démocraties libérales au 19e siècle il disait cela il disait il y a pas de grand récit alternatif encore il disait les campagnes sont là le temps le temps pour les hommes et femmes de gauche il le disait il se dévoilit un peu déjà c'est le temps des lucioles c'est le temps où des initiatives sur les territoires qui montre qu'il y a des chemins de possible c'est mon moment gratuité et transport mais Johanna de ton espace public pour les enfants mais Martine la politique culturelle à hauteur d'enfants et tous ces exemples qui permett de nourrir un récit mobilisateur nous sur lia on a fait une convention citoyenne quand on est venu me voir on m'a dit on va faire ça je dis on va rien comprendre ça a été formidable formidable d'intelligence et donc nous c'est ça qu'on doit essayer de mobiliser je je crois profondément que si et je j'arrive là à à deux remarques que tu as fait Maxime la la crise de la socialdémocratie c'est qu'aujourd'hui elle n'a plus de narratif et donc donc nous il faut travailler à cela la tâche elle est là prendre le réel identifier donner des agendas et il faut une morale cette question morale de nos comportements politiques de notre éthique de citoyens elle est essentiel et je voudrais terminer là-dessus vous savez c'est dur hein on se demande comment va handiguer le RN moi dans ma belle métropole de Montpellier viticle ce midi rouge qui est devenu le midi brun ressemblant au nord des corons qui est d'un seul coup passé brun ou cette région de PACA qui était la grande région je me dis comment on va faire et ben un des chemins qu'on doit prendre c'est une éthique morale de ce que nous sommes de la bienveillance de la main tendue de la force de la fraternité c'est notre capacité à défendre des espaces publics on crée ça c'est pour Jérémie des chemins de possibles fait de village lieu de rendez-vous de quartier pour essayer de débrancher quoi c'est news vous avez tous fait la campagne vous entrez dans les bars de PMU c'est là en long et en travers et donc nous il faut dire aux mecs du bar PMU qui sont là mais venez là il y a une table qui est posée où on fait vivre les forces de fraternité et moi je vais vous dire on a du doute mais il y a une raison d'espérer ça pas été cité mais bon on est en derby souvent mais c'est les GI c'est les JO et puis c'est un autre pendant 3 semaines on a tous eu la boule au ventre pendant les élections législatif on pensait vraiment que le pays il allait basculer nous on a fait un choix de l'Union gens comme moi des fois c'était pas simple he je peux vous le dire mais on l'a fait et le peuple il a été extrêmement intelligent parce que même si c'est le bordel là il a su éviter le pire parce que nous en nous unissant ou en vivant le moment des gios comme une espèce de catarcis et ben un moment donné on a senti qu'il y avait un climat qui aurait pu ressembler à une autre chanson chère Johanna douce France et et le rôle de Douce France c'est nous c'est d'adoucir ses rapports c'est d'essayer de parler de retrouver de la nuance et finalement de nous adresser à la fois à l'intelligence des gens et leur intelligence elle répond c'est donc de construire cet agenda dans les défis que vous donnez le défi de l'eau on peut le relever il faut faire les travaux et quand il y a des connards qui gueulent sur les travaux faut leur expliquer le défi de la de la décroissance ou pas mais sur la question de l'énergie oui faut décroître des énergies fossiles et accepter qu'on va croître davantage sur l'électrique mais nous allons d'ailleurs faire croître les énergie renouvelable pour essayer d'être le moins dépendant des mines d'uranium du Kazakhstan et cetera et cetera voilà moi ce que je crois et c'est donc à nous notre rôle d'être capable d'avoir ces récits ce narratif positif moi je crois qu'il faut que on on y travaille on trouve les mots et je veux pas te répondre Johanna parce que je partage tellement mais purée vous vous rendez compte ce que c'est une rentrée du PS où on raconte qu'on se querelle entre nous pour des gens qui nous lisent et qui nous regardent en fait ils nous regardent plus disons des choses racontons des choses on n'est peut-être pas d'accord entre nous mais nous sommes attendu sur les amendements qui vont déposer pour améliorer la vie des gens nous sommes attendus pour raconter que ce que nous avons fait change la vie des gens et leur montrer que l'action qui est la nôtre elle s'inscrit à la fois tu l'as très bien dit dans l'urgence mais dans une vision de long terme prospective mais pardonnez-moi aussi et ça ça va nous distinguer des populismes maroniste dans une perspective historique parce que si nous sommes là nous le devons à d'autres et notre responsabilité c'est de continuer à porter cette flamme dans ce contexte si difficile il y a un espoir [Applaudissements] alors on a un petit quart d'heure pour prendre des questions la règle du jeu elle est assez simple question courte mais ça on vous le dit à chaque fois euh donc vraiment question courte si vous avez une question adresser à l'un ou l'une des intervenantes ou intervenants spécifiez-le de façon très très concrète et très explicite on peut en prendre à mon avis 45 on prend une série de 45 on répond et après on devra clôturer je ne sais pas où où le micro s'il y a un micro qui qui tourne vous allez faire juste un truc très simple qui est vous allez lever la main et et on vous passera le micro je vous non non mais je vais y aller ouais mais il y a pas il y a pas de micro euh tiens tout d'abord je tiens à remercier les les intervenants autour de la table et notamment la fondation jeanors par rapport à ce rapport j'avais une question concernant la production c'est quelque chose qui est souvent abordé quand on envisage l'avenir sur le fait qui va falloir décroîre certains certaines productions euh comment amorcer ce ce changement- là avec les travailleurs parce que quand on est de gauche on défend aussi les travailleurs et les travailleuses euh comment amorcer ce changement des rapports à la production au sein des entreprises et avec toute la dynamique de démocratie interne merci super merci beaucoup je vais pas tout pouvoir faire tout seul par contre mais oui bonjour Merci beaucoup pour pour vos exposés qui éit extrêmement intéressant plus fort voilà merci pour vos exposés qui était extrêmement intéressant euh moi je me pose la question des ça tient beaucoup à la sécurité mais c'est la question des mafias on voit que les les mafias liés à la drogue les mafias venus de l'étranger prennent de de l'ampleur en France euh on a vu des des des liens avec certains élus qui sont sous domination et qui ont qui ont été inculpés enfin voilà il y a eu des choses assez graves qui sont produites est-ce qu'on ne risque pas à terme de voir se développer du fait de l'argent de la drogue et des mafias des des des politiques qui soient bah qui soi favorable à ce type de de ce type de de de de de de développement des mafias parce qu'on le voit au Mexique on le voit au Mexique où effectivement les mafias tiennent certaines régions et le pouvoir politique est complètement sous domination de ces mafias merci merci beaucoup on va répondre tout de suite à ça et après j'iraai passer le micro Dylan peut-être et Johanna sur travail production et et Michel surfia max et ensuite tu prendras le micro si tu veux gel aussi évidemment Sandrine aussi ouais donc sur sur le travail c'est c'est on a une une partie entière de dans l'étude sur sur ce sujet il y a quelque chose qu'on dit et et qu'on affirme dans dans notre scénario c'est qu'on va pas avoir une décroissance du travail malgré ce qu'on entend beaucoup il va juste avoir une un transfert une transformation et et comme je pense qu'on partage tous tous l'enjeu ici la moitié des sujets c'est de la perception c'est du narratif c'est comment on embarque et il y a eu beaucoup de changements de modification de transformation de la société sur le travail sur la production moi je vais pas parler de la partie politique mais il y a avant tout un enjeu de de comment on change là où vers où enfin vers où on va c'est c'est le cap l'ambition l'objectif et c'est comme ça sur ce sujet comme sur tous les autres qu'on arrive à faire évoluer le sujet de l'écologie ça va pas être non plus t une mince à faire mais voilà sur la partie en tout cas étude c'est un énorme sujet nous on pense qu'il y aura pas moins il y aura juste différent et donc quel est vers quoi on va et comment on construit la vision Johanna et Ganael sur le travail oui peut-être pour compléter la première chose c'est d'abord je crois qu'on fait pas le changement de modèle de production sans les travailleurs et les travailleuses c'est vrai dans le secteur privé évidemment c'est vrai aussi dans le secteur public je vais vous donner un exemple très concret comme maire avant de venir à Blois j'ai fait ma conférence de presse de rentrée scolaire dans nos annonce il y a le fait qu'à Nant on est en train de sortir du tout plastique dans les cantines ce qui existait dans toutes les cantines de France pour passer à l'inox ça paraît évident aujourd'hui ça n'a rien d'évident parce que derrière vous avez des hommes et des femmes qui travaillent dans la restauration scolaire et très concrètement porter des bacs en plastique c'est pas la même chose que porter des bacs en inox j'évoque ces sujets parce que la capacité qu'on a à conjuguer les questions sociales les questions de conditions de travail les questions de respect des travailleurs et des travailleuses et les questions de mutation écologique c'est au cœur en réalité du sujet du changement du modèle de production le deuxième exemple que je vais prendre et si j' fais Raphael glxman était dans la salle il reconnaîtra l'exemple pendant la campagne européenne on a porté avec raison et avec fierté le sujet de la rencontre de la puissance industrielle et de la révolution écologique dans ma ville à Nant on a une entreprise pr sistovi qui fabriquait des panneaux solaires c'était une des premières parce que l'Europe n'a pas su assumer la souveraineté européenne et une forme de protectionnisme européen sur ces sujets cette boîte ferme si on veut changer les modèles de production il faut aussi conjuguer le changement de modèle de production et la question de la souveraineté nationale européenne puis je terminerai d'un mot puisque tu disais je vais pas répondre à la question d'un point de vue politique moi je vais essayer pour le coup d'y répondre d'un point de vue politique je pense qu'il y a une vraie spécificité socialiste sur ces enjeux c'est le fait pardon je vais le dire de manière très cache nous on fait pas de l'écologie que pour les bobos on fait de l'écologie pour tout le monde et faire de l'écologie pour tout le monde c'est accompagner la mutation des travailleurs et des travailleuses c'est faire en sorte de partir de la réalité la réalité c'est que dans ce pays 20 % des enfants d'ouvriers mangent du bio 80 % des enfants enfant de cadre c'est assumer que il faut trouver l'équation économique du monde post-carbone parce qu'il y aura pas de monde postcbone sans penser l'équation économique de ce sujetl et comme le terme de la Table Ronde c'était ces sujets prospectives en réalité notre plusvalue à nous les socialistes c'est d'être capable d'aller conjuguer les enjeux sociaux toujours d'abord au cœur la question sociale les enjeux écologiqu mais aussi les enjeux économiques parce que si on veut transformer mais il faut aussi pouvoir transformer dans la durée [Applaudissements] Gael même chose sur travail production oui je pense que enfin sur si on veut consommer autrement moins enfin en tout cas mieux il faut aussi travailler autrement moins mieux parce que c'est la même chose en fait et et et je pense que du coup faut repenser le travail et sans doute en prenant un peu de champ là encore c'est pas toujours évident d'imaginer parce qu'on est dans des dans des schémas de de de pensée mais imaginez aussi une articulation penseer ce que c'est que le travail repenseer ce que c'est que l'emploi repenseer ce que c'est que l'activité et comment ça se déroule dans une vie en fait parce que c'est plus comme c'était il y a ne serait-ce que que que 30 ans et même moi par exemple quand on regarde et qu'on appelle dans nos sondages les inactifs les gens qui sont à la retraite oui il faut bien sûr la retraite je mais mais ce ne sont pas des inactifs et je pense qu'il y a plein de choses à repenser aussi dans une carrière dit d'actif mais ce sont des mots qui nous bloquent parfois dans nos raisonnements et et et je pense que notamment et il y a dans le rapport ou dans des travaux que l'on fait des choses sur le le le le droit portable les droits portables du travail sur toute une carrière parce que maintenant ça se déroule pas de la même façon il y a des réflexions sur le revenu universel aussi qui permettent d'ajuster travail productif tel qu'il est dit aujourd'hui mais ou en tout cas repenser un petit peu ça et les frontières en fait autour de de de cette notion là réfléchir un peu à ça en tout cas de notre côté niichel oui sur la question du narcotrafic ça aussi ça doit être dans la prospect parce qu'aujourd'hui c'est un phénomène très dur tu as évoqué le Mexique mais qui touche l'Europe je voudrais juste me permettre une toute petite incise dit des élus moi je voudrais avoir une pensée pour Mélanie boulanger notre élu cantele qui a été mise en cause et que la justice a totalement dédoiné qui a vécu une épreuve personnelle et cette épreuve on aurait peut-être pu tous la vivre comme comme MRE parce qu'aujourd'hui cette question du narcotrafic c'est le problème de sécurité qui se pose et de montter de la violence on voit ici les règlements de compte et cetera les réseaux de blanchiment sont très puissants tout ça est très bien documenté d'ailleurs par un sénateur socialiste qui a fait un travail Jérôme Durin qui est un rapport à lire et ça c'est aussi à nous de le prendre parce que nous on est à la fois l'espoir mais on est aussi ceux qui devont donner des solutions parce que qu'est-ce que fait l'extrême droite elle quand elle voit les petits choufs et les mules s'installer ou le règlement de compte et bien en bon populiste ils instrumentalisent les peurs ils mettent en cause alors un coup c'est moi un coup c'est Johanna sur ces news on se retrouve enfin non mais ils font ça parce que c'est leur agenda de la peur et nous nous sommes face à ce défi on doit apporter des réponses alors les réponses elles sont une police de proximité qui permet d'être et nos polices municipales il contribuent et nous recrutons je veux le dire non mais parce qu'il faut pas qu'on se laisse intoxiquer par les adversaires euh qui créer une présence une présence d'ailleurs où souvent les gens ont le plus besoin les le parc social HLM les espaces publics qui sont les espaces du commun les transports mais ça on peut le faire on peut jouer au chat et à la souris et il faut le faire il faut le faire néanmoins aujourd'hui il faut s'attaquer à ces problèmes du blanchiment de l'argent aujourd'hui il faut renforcer les pouvoirs de Mare sur les commerces qui sont des lieux de blanchiment et que nous nous puissions travailler on doit pouvoir renforcer les moyens de saisie et donné là aussi c'est un choix de service public du régalien les moyens d'enquête sur les réseau de la drogue dans notre pays ils sont dérisoires les Italiens quand ils ont dû lutter au péril de la vie de magistrat ils se sont mis à mettre des moyens ils ont obtenu des résultats je dis ça je suis jumelé avec Palerme et je me suis fait raconter ça on doit c'est une question qui est fondamentale parce que on voit bien les éruptions de violence qui naisse sont en li avec les réseaux du narcotrafic et ce n'est pas le débat de la légalisation du hachich et cetera c'est la cocaïne qui se déverse au port du Havre au port de 7 au port de enverse et ça c'est un défi de prospective mais que nous nous devons avec nuance avec sérieux mener l'extrême droite n'apportera aucune solution à nos administrés nos concitoyens là-dessus le pouvoir actuel c'est place net ok très bien on prend un mais à la fin on voit bien que ces réseaux là se déploient et là le régalien il doit être présent donc des moyens d'investigation pour la justice des moyens pour les parquets pour saisir les avoirs et qu'on justifie des biens malacquis qui sont souvent liés au réseau de la drogue et donc ça aussi ça fait partie des choses qu'on doit mettre à notre agenda parce que ça ça menace la cohésion même de la société dans un certain nombre de quartiers de notre pays c'est dur dans certains B de notre pays c'est dur et y compris pour les forces de sécurité qui interviennent au péril de leur vie c'est à Avignon un jour un un chef du narcotrafic il vient et il prend un policier il tre dessus juste parce qu'il est policier défi prospective mais aussi nous responsabilité inscrire à l'agenda sur comment un nous en avons conscience et donc quel moyen nous mettrons et là encore et bien il faut de la force au service public de la justice au service public de la police bien [Applaudissements] utilisé alors le temps passant on doit malheureusement conclure mais si je dois conclure je j'en suis navré mais deux choses d'abord merci beaucoup d'avoir été très attentif et attentif durant ce débat merci à tout le monde Maxime Michel Joanna genael euh merci à tout le monde vraiment d'être d'être intervenu merci d'avoir je pense essayé d'esquisser plus qu'un début de société désirable de jours heureux on a parlé de Douce France c'est un bon slogan de programme politique euh le rapport il est à retrouver sur le site de la Fondation euh Jean jorè merci à tout le monde et bonne soirée et je crois qu'il y a un débat encore après [Applaudissements]
Sandrine Runel