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interviewFrançois Ruffin· 11 avril 2019 7 min

AÉROPORTS DE PARIS : "BERNER, TROMPER, FILOUTER LES FRANÇAIS"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

monsieur le ministre pour éviter d'être vulgaire j'ai regarder dans le dictionnaire des synonymes se payer la tête de quelqu'un se moquer ce fichier narguer berné trompé abusé du p filouter leur et trahir rouler dans la farine mais pour notre ordre du jour ça paraît trop mou trop d'où vous vous fichez les français et je reste poli et je fais un effort pour rester poli c'était lundi au grand palais pour la grand-messe de votre grand débat prendrait ce couvent entamer ainsi sa restitution on voit émerger un premier consensus j'insiste votre restitue teurs lui même nous parle d'un consensus et il le parle en pro place en premier quel est il on voit émerger un premier consensus autour de l'idée d'un état qui est acteur de l'économie qui est rappelé aux commandes avec la proposition de renationaliser les services essentiels et les infrastructures publiques c'était il ya trois jours donc une vraie cérémonie la moitié des ministres étaient présents alignés en rang d'oignons la mine grave l'air recueilli car leur était solennel on allait enfin comprendre ce peuple mystérieux vous garez vos gars en ouvrait le ventre des contributions numérique tout comme les prêtres chez les romains le faisait avec leur joie les dieux on parlait annoncé les augures le peuple a parlé nous annonce vo garant et quel message délivre ses entrailles je répète il faut répéter répéter répéter pour que ça rentre dans vos têtes on voit émerger un premier consensus autour de l'idée d'un état qui est acteur de l'économie qui est rappelé aux commandes avec la proposition de renationaliser les services essentiels et les infrastructures publiques pour ce grand débat national vous avez dépensé 12 millions d'euros trois fois plus que 4 millions prévus au début des voix se sont élevées pour la justice pour les hôpitaux pour l'éducation il faut serrer le budget surveiller les déficits mais pour vos caprices ses crédits limitée à ces tristes sires vous avez répondu c'est le prix de la démocratie alors que vient dire cette démocratie renationaliser les services essentiels les infrastructures publiques le premier ministre lui même a fait dès sa malle à malek et au grand palais lundi ici même à ma place le mardi au sénat hier mercredi pour nous expliquer combien les français s'étaient mobilisés combien il avait fait preuve d' écoute de maturité 2 ch la gesse un formidable exercice de la démocratie nous y est il est que le gilet jaune c'est mal polis et braillards c'est débraillé ferreux mieux d'en prendre de la graine et que nous mêmes dans cette assemblée nous n'étions pas à la hauteur de notre peuple de son écoute de sa maturité de sa sagesse mais alors qu ont-ils dit les français dans leur grande sagesse je répète je répète je répète renationaliser les services essentiels et les infrastructures publiques et au lendemain de ce cérémonial qui a elle est votre première mesure poste grand débat tout le contraire l'exact inverse de ce premier consensus ce matin nous sommes réunis pour quoi pour vendre définitivement aéroports de paris pour solde et roissy pour brader orly pour privatiser une frontière vous allez dans la foulée liquide et angie ses services essentiels ces infrastructures publiques vous les livrer aux coquins les français vous dise blanc blanc blanc est aussitôt vous fait noir le lundi vous nous dites la main sur le coeur les yeux embués plus rien ne sera comme avant et le jeudi vous continuez vous continuer à gouverner à gouverner seul à gouverner contre tous voyez-y seul contre tous car des voix de partout vous alertent depuis des mois je vous ai entendu ce matin monsieur le premier ministre parler d'économie de stratégie long et au delà au delà l'économie au delà de la stratégie c'est une question de démocratie la droite est content la gauche est contre le sénat y compte les syndicats sont contre les français gilet jaune sont contre les français du grand débat sont contre les français des sondages son compte mais voilà le prince et sa cour ça court de ministre ça court de député le prince et sa cour son tour le prince et sa course on pour que l'intérêt des multinationales l'emportent sur l'intérêt général c'est le despotisme qui se poursuit c'est le despotisme tels que le ddt ont défini montesquieu ce régime - seul entraîne tout pas sa volonté par ses caprices ce régime - seul peut signer un contrat contrat social un contrat moral le lundi et le bafouer d'emblée dès le jeudi le déchirer s'asseoir dessus vous asseoir sur la voie des français pour mieux l'étouffer mais cette voie reviendra et elle reviendra décuplée décuplée d'avoir été bernés décuplée d'avoir été trompés abusés duper filouter rouler dans la farine oui j'entends la majorité qui dit quel dommage de ne pas voir la totalité de ce texte quel dommage ne pas parler des pme quelle dommage de ne pas parler du rôle de l'entreprise mais c'est de votre propre fait pourquoi vous avez introduit aéroports de paris dans ce texte c'est un cavalier législatif ça n'a rien à voir en effet avec les petites entreprises alors pourquoi vous l'avez introduit il ya une histoire il ya une histoire à saillat la loi pacte qui est sur les rails et intervient le choix de ne pas faire notre dame des landes ce dont nous nous félicitons et à ce moment là qu'est ce qu'il faut faire il faut faire un cadeau à vinci il faut leur offrir une contrepartie la contrepartie ce sera aéroports de paris mais intervient un nouvel épisode intervient un nouvel épisode cet automne quel est il c'est le surgissement des gilets jaunes le surgissement des gilets jaunes sur les ronds points mais le surgissement en particulier des gis les jeunes sur les péages et qu'est ce qu'il vient de dire ils viennent dire la privatisation des autoroutes est une catastrophe a été un énorme cadeau fait notamment à vinci vinci est pointé du doigt et à ce moment là il ya un gros malaise il ya un gros malaise parce que vinci dans le collimateur vinci est en première ligne et on sent un malaise jusqu'au sommet de l'état il ya de la confusion ya de la gêne il ya des hésitations vient pas d'eux qui fait qu'on privatise le cadeau était prévu pour vinci mais ça serait trop gros qui ont le feu donc on sait plus ce qu'on va en faire par derrière et bien moi je suis pour ce renvoi en commission fait ce renvoi en commission et pendant le renvoi en commission ôter ce cavalier ôter la privatisation en truck d'aéroports de paris ôtez angie ôter la française de jeux ôter tout cela et si vous dégagez tout cela de ce texte nous aurons un débat plus claire sur ce qui vous ce que vous devriez être votre fierté à savoir les pme le tissu des petites entreprises instituts mais là vous obscurcissait vous même le débat

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