"Macron a peur de perdre son siège avec une dissolution !" (Gauthier Le Bret)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 3:07OuverteRéponse directe
Est-ce que si je résume la situation en disant « c'est la chienlie », vous dites d'accord ou pas ?
- 8:05OuverteRéponse directe
Prenez-vous le ras-le-bol des Français pour ne pas dire plus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:33Invité politiqueFait
« Je ne mettrai pas ma main à couper qu'on ait un nouveau Premier ministre demain. »
- 1:47Invité politiqueFait
« L'opération Le Cornu, c'était une opération gagnée du temps. »
- 2:34Invité politiqueFait
« Il y a une majorité absolue contre la dissolution. »
- 2:37Invité politiqueFait
« Oui, parce qu'il y a une majorité absolue de froussards qui ont peur de se retrouver devant les électeurs et de ne pas récupérer leur siège. »
- 2:51Invité politiqueFait
« Celui qui a peur de perdre son siège en cas de dissolution ratée comme la précédente, c'est Emmanuel Macron. »
- 9:51Invité politiqueFait
« Maintenant c'est le PS qui a le pouvoir de vie ou de mort. »
- 10:13Invité politiqueFait
« Avec cette fadaise du gouvernement technique, un budget c'est tout sauf technique. »
Temps de parole
- Emmanuel Macron30 %
- Invité26 %
- Invité 214 %
- Invité 39 %
- Présentateur6 %
- Invité 45 %
- Locuteur 105 %
- Invité 53 %
- Invité 62 %
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On va commencer par la politique, parce qu'évidemment, c'est ce qui intéresse les Français. Enfin, ce n'est pas la politique, c'est un peu ce qui nous attend. Pour commenter tout cela, on avait comme invité ce matin, chez Sonia Mabrouk, Robert Ménard. Et c'est vrai qu'il a bien résumé la situation. Avec ses mots à lui, c'est assez clair, assez net, assez précis. Écoutez-le.
Quelle foutaise ! Quel bordel ! Foutaise ! Enfin, vous imaginez, ils se foutent de nous ! Ils se foutent de nous ! Attendez, oui, il y a un truc que j'ai compris hier, en réalité. M. Macron a 48 heures de plus. Parce que là, à un moment donné, il va bien. Mais attendez, il faut prendre en compte ce que les Français en vivent. Moi, j'en ai ras-le-bol de ces gens-là. J'en ai ras-le-bol de leur pseudo-accord. J'en ai ras-le-bol des partis politiques. J'en ai ras-le-bol de cette classe politique. Je pense qu'il faut aller chercher ailleurs. Ailleurs que dans les partis politiques.
La société civile, on a vu le résultat que cela donne, M. Ménard.
Attendez, mais il y a des gens...
Existez-moi une personnalité de la société civile qui a réussi en politique.
Attendez, peut-être parce qu'on n'est pas allé les chercher du bon côté. Il y a des maires qui sont fabuleux. Oui. Il y a des gens qui ont de l'expérience. Il y a des gens... Certainement, mais... Attendez, il y a des... On leur dit bonne chance, d'ailleurs, pour rentrer dans ce bourbier. Attendez, je ne dis pas que c'est facile de rentrer. Mais enfin, moi, vous ne tenez pas à la France. Vous y tenez, je tiens à la France. Et ça ne peut pas durer comme ça. Il faut d'autres personnes. Il faut aller les chercher ailleurs que dans le petit landerneau des partis politiques. J'en suis persuadé.
Voilà. Ailleurs que dans le petit landerneau politique, dit Robert Ménard, pour l'instant, ça patine, Gauthier Le Brette, ça patine.
Je ne mettrai pas ma main à couper qu'on ait un nouveau Premier ministre demain. Peut-être que demain, on nous dira... Le Président de la République a besoin du week-end. Rendez-vous lundi matin et on va aller comme ça de 48 heures en 48 heures. Parce que Robert Ménard a parfaitement résumé la situation. L'opération Le Cornu, c'était une opération gagnée du temps. Et c'est ce qu'il a fait hier soir aux 20 heures. On n'a pas en réalité avancé d'un centimètre. Parce qu'on reste dans... Alors maintenant, tout le monde parle de chemin. Le seul problème, c'est qu'au bout du chemin, il y a une impasse. Donc, on reste avec la même situation. Vous mettez Sébastien Le Cornu à nouveau.
Il est censuré parce que le PS ne pourra pas accepter cela. Marine Le Pen a changé de stratégie avec Jordan Bardella. C'est censure automatique de tout nouveau Premier ministre. Peu importe comment il s'appelle, peu importe son étiquette politique. Donc, Sébastien Le Cornu, il l'a fait avec modestie, avec humilité, avec même hauteur. Il a fait tout ce qu'il a pu. Mais on peut tourner ça dans tous les sens. Il n'y a pas de solution magique. Alors, il a eu cette phrase extraordinaire hier. Il y a une majorité absolue contre la dissolution. Oui, parce qu'il y a une majorité absolue de froussards qui ont peur de se retrouver devant les électeurs et de ne pas récupérer leur siège.
Et ils ont peur à la fois dans les ministères, à l'Assemblée nationale, mais aussi à l'Élysée. Celui qui a peur de perdre son siège en cas de dissolution ratée comme la précédente, c'est Emmanuel Macron. Donc, voilà, par peur de retrouver les électeurs ou de ne pas les retrouver, et peut-être que certains ne les retrouveront jamais, on ne dissout pas et on reste dans ce grand marasme, cette grande tambouille, ces grands sables mouvants, jusqu'au prochain épisode.
Catherine, est-ce que si je résume la situation en disant « c'est la chienlie », vous dites d'accord ou pas ?
Oui, puis on a même l'impression que la crise s'impose aux acteurs parce que ça va plus vite que les projets de stabilité. Parce que chacun est dans des surenchères et ils n'ont pas la capacité politique à imposer leur intransigence politique. Voilà, de tous les côtés, ça c'est vrai. Donc, on est dans une espèce de situation très très difficile. Vous voyez, moi par exemple, hier, j'ai vu une anecdote, je passais rue de Varennes, devant Matignon, et alors j'ai vu au milieu de la rue, tout était bloqué, il y avait une forêt de micros, mais c'était tellement énorme, je me dis « tiens, Netanyahou est là », parce que c'était énorme, vous voyez ? Et puis non, c'était Marine Tondelier, vous voyez ?
Et qui faisait ? Et je me suis dit « bon, mais voilà, vous voyez ? » Et donc, on donne toute la journée la parole à des gens, « qu'est-ce que Marine Tondelier ? » Elle est bien, elle n'est pas élue, vous voyez ? Les mères écologistes ont une catastrophe, mais elle se verrait bien quand même, oui, elle est la porte-parole de Mélenchon en réalité. Elle a dit qu'elle était disponible pour la nation. Mais oui, elle est disponible pour la nation, faire don de sa personne, voilà. Mais je veux dire, c'est ça, on ne sait plus quoi penser, d'ailleurs, les débats sont difficiles, parce que c'est les mêmes qui tournent et qu'on retrouve, y compris, voilà. Et on ne sait pas où on va.
Mais si on va rechercher Jean-Louis Borloo, Catherine ? Mais Borloo, si vous voulez, d'abord, je ne sais pas si c'est la solution, mais c'est quelqu'un, et vous allez voir qu'aujourd'hui, ça devient à la mode, c'est quelqu'un qui est avocat et qui sait faire des deals. Bon, et lui, il ne sera pas candidat, il n'est pas candidat à la présidentielle. Mais Jean-Louis Borloo, c'est quelqu'un qui réfléchit, qui est un homme lent et qui n'est pas... Et d'ailleurs, c'est un... Je dis que je n'ai pas l'air de le critiquer, là, même s'il met... Non, non, un homme lent. Si vous dites de moi que je suis lent, je ne le prendrai pas très bien. Mais je ne pourrai pas le dire. Et donc, il a...
Et on est trop pressé pour avoir le temps. Alors, il veut tout réformer, et il n'a pas le pouvoir de tout réformer en 18 mois. Mais c'est quelqu'un que la gauche ne déteste pas et que la droite non plus ne... Voilà. Éric Borloo. Le RN censurera quand même. Comment ? Ce qui est compliqué, c'est que le RN censurera quand même. Le paradoxe de la situation, c'est que tout le monde feint de vouloir la stabilité. À l'exception du RN et de la France Insoumise qui disent maintenant on siffle la fin de la récré, c'est terminé, on arrête de jouer. Tous les autres disent mais oui, mais pourquoi pas ?
Alors, on a quelques lignes rouges en disant mais la balle est dans le camp du chef de l'État, tout en sachant pertinemment que leurs lignes rouges sont incompatibles avec les autres. Bref, c'est une partie de poker menteur. Et tout le monde sait qu'à la fin, ça se terminera en dissolution. La question, c'est une négociation sur le délai. Est-ce qu'on le fait maintenant, dans trois semaines, dans un mois ou dans trois mois ?
Oui, oui, on recule pour me dire M. Nelot à l'heure.
Robert Ménard dit il faut sortir du landerneau. Le problème, c'est que c'est le landerneau qui fait la loi. M. Lecornu s'est tourné vers le landerneau. Le landerneau lui a dit nous on ne veut pas de dissolution. M. Lecornu a dit il n'y aura pas de dissolution. Donc on n'en sortira pas. Alors peut-être en effet, M. Borloo, la solution c'est comme c'est un homme lent, ça j'ignorais, peut-être qu'il va gagner assez de temps. Six mois. Voilà, il va gagner des mois jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de dissolution possible. C'est peut-être la qualité principale. Non mais il apaise, vous voyez. C'est quelqu'un qui apaise dans cette espèce de nervosité générale. Alors il faut dire que M. Lecornu aussi.
Parce que M. Lecornu, au moment où il s'en va, tout le monde le trouve formidable. On regrette. On commençait à le connaître. Moi j'ai des écoutes partout. Il dit tiens, il n'est pas mal parce qu'il a une façon de s'exprimer où il est une humilité habile et il a un fond d'humour parce qu'il paraît qu'il est très drôle autant que Bernard Cazeneuve dans son genre et qu'il a des imitations. Il a des imitations, oui. Voilà, et il prend son temps. C'est pas exactement ce qu'on demandait à un Premier ministre mais ça fait partie du personnage. Oui, mais si, mais maître... Non mais il est sympathique. Non, parce que c'est un lubrifiant et dans ce moment on a besoin de lubrifiant.
Il a quand même commis...
Lubrifiant lent. Il a quand même commis une erreur majeure et c'est ce qui bloque et c'est ce qui fait que le vin est tiré et qu'il faudra de toute façon le boire maintenant. Sébastien Lecornu s'est comporté de facto comme la marionnette d'Emmanuel Macron et ça a été ça son erreur politique absolue. C'est que Sébastien Lecornu c'était Emmanuel Macron qui tenait le stylo. Quand certains responsables politiques envoyaient des messages à Sébastien Lecornu c'est parfois Emmanuel Macron lui-même qui a répondu. Alors que les Français ont répété par toutes les voies sondagières électorales possibles qu'ils ne voulaient plus d'Emmanuel Macron on avait un substitut d'Emmanuel Macron.
Écoutons juste les Français
et puis on va reprendre de pied dans la réalité. Écoutons. Je ne vois pas du tout comment on va s'en sortir.
Franchement la seule hypothèse que je retiens éventuelle c'est la nomination d'un Premier ministre technique qui pourrait gérer la problématique du budget. Il n'y a pas de solution. À un moment donné c'est de la politique c'est pour le peuple donc il faut s'entendre c'est tout. Il faut trouver des compromis et s'entendre. C'est de la mascarade. Que de la mascarade. De toute manière le prochain il va sauter le suivant il va sauter. Donc les gens ce qu'ils veulent c'est une stabilité et pour avoir la stabilité il faut que certaines personnes dégagent. Laetitia Guinan-Combre
prenez-vous le ras-le-bol des Français
pour ne pas dire plus. Bien sûr que je le comprends je le partage. Et c'est vrai que c'est bien ça qui disqualifie encore plus cette classe politique. C'est qu'effectivement ils ont peur ils ont peur de la dissolution ils n'ont aucun programme de stabilité en réalité dans leur besace. Je pense qu'il faut prendre les choses à l'inverse. En fait effectivement Emmanuel Macron tente de gagner du temps et probablement que s'il arrive à survivre jusqu'au début de l'année prochaine après il y aura plus de dissolution jusqu'en 2027. Après il y aura les municipales et là il est hors de question pour aucun parti dans la base qu'il y ait une campagne en même temps que ces municipales.
C'est pour ça que le RN met une telle question là. Après on sera de toute façon trop engagé dans la présidentielle suivante pour qu'il y ait une nouvelle dissolution. Donc là c'est un jeu dupe en fait pour voir si d'ici décembre on arrive à maintenir et puis en décembre ça sera compliqué quand même parce qu'en trois semaines en décembre au moment où les gens font un cadeau de Noël d'aller voter de mobiliser donc voilà c'est un jeu de je te tiens tu me tiens par la barbichette et Emmanuel Macron tente de rester le plus longtemps possible dans cette situation là qui fait beaucoup de mal évidemment à la France mais qui fait beaucoup beaucoup de mal à la classe politique en général.
Je suis 100% d'accord avec ce que vient de dire Laetitia je pensais que ça pourrait fonctionner à l'époque où Sébastien Lecornu arrive à Matignon dans l'optique où le socle commun perdurait avec une censure qui n'est pas automatique du Rassemblement National la donne a changé le socle commun n'existe plus à l'heure où on se parle et le RN censure de manière automatique donc pour le futur mais le RN ne peut pas faire basculer tout seul pour le futur Premier ministre puisque LFI censure aussi automatiquement si le futur Premier ministre n'est pas de gauche et n'a donc pas le soutien du PS et des écologistes les écologistes censureront donc tout va se jouer avec le parti socialiste maintenant c'est le PS qui a le pouvoir de vie ou de mort et c'est Emmanuel Macron qui est responsable de cette stratégie à ne pas vouloir parler avec Marine Le Pen parce qu'Emmanuel Macron il avait anticipé qu'elle censurait Sébastien Lecornu de manière automatique avant même que Marine Le Pen ne l'annonce donc il ne fallait pas traiter Marine Le Pen il fallait traiter le parti socialiste bon si vous vous retrouvez avec un Premier ministre qui n'est pas de gauche qui n'est pas du PS c'est pas dit que le PS ne censure pas et ensuite il faut arrêter avec cette fadaise du gouvernement technique un budget c'est tout sauf technique on augmente ou on baisse les impôts on augmente ou on baisse la dépense publique qu'est-ce qu'on fait avec les retraités qu'est-ce qu'on fait avec les taxes sur les ultra-riches c'est politique c'est tout sauf technique donc c'est des arbitrages qui devront être pris et en fonction de l'arbitrage qui sera pris ça plaira à la droite ou à la gauche et si ça plait à la droite ça ne plaira pas à la gauche et vice-versa et alors sur Jean-Louis Borloo juste un mot le seul problème de Jean-Louis Borloo c'est qu'il n'a pas un seul député à l'Assemblée Nationale on a essayé Michel Barnier qu'en avait une cinquantaine on a essayé François Bérou qu'en avait une quarantaine on est revenu à Sébastien Lecornu qu'en avait un peu plus les trois ont échoué censure vote de confiance c'est la Première ministre de gauche
mais de la même manière c'est le bourbier quoi avoir un gouvernement technique ou avoir un Premier ministre qui n'ait pas lui-même d'agenda pour la prochaine présidentielle ça ne garantit rien puisque tous les autres à l'Assemblée Nationale ont un agenda tous les partis ont un agenda la plupart des membres de cette assemblée ont un agenda donc c'est vraiment c'est du bouillon pour les morts comme on dit
on a une émission
on a une émission
Emmanuel Macron