David Valence
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 24 %
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donc ce sont des conférences deère tous les mardis à Lyon les mercredis à Paris les jeudis à Bordeaux on a la chance aujourd'hui d'avoir David Valence avec nous qui est le député de la 2e circonscription d'vuges euh et donc que j'ai eu la la chance de rencontrer euh durant durant mes études et qui fait partie à mon avis des des meilleurs historiens que j'ai eu la chance de côtoyer euh donc c'est un spécialiste du général de Gaulle il a d'ailleurs été le le directeur adjoint de la fondation de Gaulle de 2010 à à 2014 et puis sinon donc il a été un homme politique actif il a été maire de saint-diier desvuges et donc aujourd'hui est député il a été également donc le vice-président de la région du Grand Est et donc c'est un un membre actif et reconnu du parti radical valoisien et si vous ne savez pas ce quelle partie radicale valoisien n'hésitez pas à poser la question donc je vais je vais te laisser la parole cher David c'est un grand plaisir que de t'accueillir aujourd'hui bienvenue à lilerie et puis donc bienvenue à cette conférence du mercredi merci beaucoup merci Monsieur le Directeur ch Dav de me permettre de reprendre la parole devant des salles une salle d'étudiants devant un amphithéâtre ce qui ne m'arrive plus très souvent et mais ce qui m'est arrivé effectivement pendant 9 ans à sciencep Paris et surtout et un peu à la fac de nanère et à la fac d'Orléan donc David m'a laissé libre du choix de ce que je pouvais évoquer ce soir devant vous j'aurais pu parler d'histoire il se trouve que vous l'avez vu l'un des trois enfants du général de Gaul est mort aujourd'hui donc j'aurais pu parler du du gaulisme je dis l'un des trois parce que j'ai eu la chance d'en connaître deux sur trois Élisabeth de Boissieux et et et Philippe de gaauulle j'aurais pu vous parler d'autres choses aussi mais j'ai choisi de parler d'engagement et en politique d'abord parce que ça me demandait un peu moins de travail et puis aussi parce que je suis à un moment de ma vie publique qui est un peu particulier où je suis amener finalement à faire une forme de bilan puisque ça va faire 10 ans euh dans quelques jours le 30 mars que je suis élu que j'ai été élu par le suffrage universel et donc je fais partie des gens qui aiment bien de temps en temps se retourner sur leur itinéraire et se demander s'ils ont fait les bons choix pourquoi ils les ont fait comme ça et comment il pourrait faire d'autres choix donc c'est aussi pour ça que j'ai choisi de parler de ce thème de l'engagement en politique et pour compléter ce que disait David mais ce sont des renseignements que vous pourrez trouver sur internet si vous faites une recherche je vais avoir 43 ans à la fin de cette année euh j'ai donc été élu à 32 ans et demi euh pour mon premier mandat de maire d'une ville de 20000 habitants euh et euh je suis aujourd'hui député des vauges tu l'as dit même si je sais pas si vous le savez mais en fait on dit député de telle circonscription euh vous connaissez d'ailleurs peut-être pas votre député je sais pas où vous habitez les uns les autres euh mais en fait on n'est pas député d'une circonscription on est député de la nation on est élu dans un territoire mais on représente tous les citoyens donc je peux vous dire en vous regardant dans les yeux que je suis votre député au au moins autant que le député des vogiennes et des vogiens je suis un de vos députés plutôt vous en avez 577 voyez vous vous sortirez de la salle plus riche encore que vous n'y étiez entré quoi qu'il arrive euh et et donc député desvog je suis aussi à l'Assemblée national j'en parlerai un petit peu euh président de ce qu'on appelle la délégation au collectivité territoriale et à décentralisation de l'Assemblée nationale pour faire court c'est le lieu où passe toutes les lois qui concern les communes les départements les régions dans leurs compétences dans leurs rapport avec l'état et donc c'est un lieu assez important de l'Assemblée nationale et j'ai succédé dans cette responsabilité à Thomas casaznav don vous son nom vous dit peut-être quelque chose en tout cas il devrait qui est aujourd'hui ministre minist des comptes publics c'estàdire en fait ministre du Budget alors j'ai choisi de de structurer mon propos en trois parties je sais pas si vous faites des plans en trois ou en deux parties ici chaque chaque maison a a ses traditions et ses institutions trois parties c'est plutôt universitaire à sciencep on en fait plutôt deux mais j'en ferai trois trois parties sur l'engagement politique d'abord je vous parlerai de l'entrée en politique comment on entre en politique sur le plan pratique technique qu'est-ce que c'est l'entrée en politique je vous dirai ensuite pourquoi on reste en politique de mon point de vue en tout cas pourquoi moi j'y suis resté depuis 10 ans et et et puis ensuite je me poserai tout simplement la question du pourquoi de l'engage de cet engagement là par rapport aux autres alors sur l'entrée en politique souvent quand on est un peu loin du monde politique et puis quand on suit les actualités on a l'impression que le monde politique c'est un monde cl que c'est un monde d'héritier que si on y est c'est forcément que on vous a transmis quelque chose bref que que la part de la volonté est assez faible et que la part de la reproduction sociale ou culturelle est forte c'est souvent ce que l'image qu'on a du monde politique et moi c'est pas forcément la vision que j'ai c'est pas forcément comme ça que ça s'est passé mon entrée en politique en fait j'y suis entré en politique depuis bien plus longtemps que 10 ans parce que j'ai choisi d'adhérer à un parti politique quand j'avais 16 ans donc ça fait pour ceux qui compent rapidement ça fera 27 ans à la fin de cette année puisque j'avais tout juste 16 ans je suis né en octobre donc c'était en 1997 vous n'étiez pas né j'ai commencé à enseigner avec des des élèves qui pouvaient être mes petits frères et devant vous maintenant je pourrais être le père de la plupart des personnes qui sont dans la salle euh si j'avais commencé très tôt et donc j'ai pris j'ai choisi d'adhérer quand j'avais 16 ans donc je suis arrivé en politique par la voix du militantisme et du militantisme à la base je le dis parce que ni ma mère ni mon père ni mon grand mes grands-parents n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique au moment où moi j'ai décidé d'adhérer à un parti politique donc c'était en 1997 et je me souviens du pourquoi je l'ai fait c'était une une réflexion assez assez intuitive et assez simple j'avais l'impression c'était le contexte 1997 c'est c'est le moyen-âge presque hein mais pas pas pas pour un historien mais c'était un contexte où un gouvernement de gauche venait gag de gagner les élections avec comme projet politique notamment les 35 he et moi du haut de mes 16 ans je ne croyais pas aux 35h je croyais pas aux 35 heur parce que je pensais que le travail c'était pas un fromage qu'on répartissait et que il suffisait pas de réduire le temps de travail des uns pour donner du travail aux autres et je croyais plutôt à une logique et j'avais fait un tout petit peu d'économie à 16 ans hein jeis être je sais plus si cétait en seconde en première euh mais euh je croyais plutôt à une logique où plus de gens qui travaillent c'était bien et qui travaillent plus ça permettait de créer plus de richesse je dis ça de façon très simple parce que c'est vraiment de cette façon-là que je me représentais les choses et euh et je me disais que ce qui s'était passé euh le ce changement de gouvernement ce discours sur les 35 heures je n'y croyais pas et qu'il fallait que je fasse quelque chose pour défendre autre chose voilà et donc c'était un mouvement très spontané très d'ailleurs à l'époque j'ai pas dû en parler à mes parents vous savez que on a le droit d'adhérer à un parti politique he quand on a 16 ans en France c'est pas du tout interdit je sais plus d'ailleurs s'il y a une majorité politique comme il y a une majorité sexuelle ou une majorité civile à vrai dire je me suis pas posé la question quand j'avais quand j'avais 16 ans et donc j'ai pris cette carte et j'ai adhéré dans un mouvement centriste qui s'appelle qui s'appelait à l'époque l'UDF l'Union pour la démoc e française pourquoi s triste parce que sans doute quand on a 16 ans beaucoup des choix politique peut-être ça change quand on est 18 19 mais beaucoup des choix politiques qu'on fait c'est des choix qui sont parfois inspirés par le milieu dans lequel on est voyez c'est un peu différent de ce que je disais déjà tout à l'heure et et moi j'étais j'étais je me sentais comme plutôt quelqu'un de de tolérant de pas j'aimais pas les logiques sectaire des partis politiques où il y avait o on me donnerait des des choses auxquelles croire une sorte de bible de d'idéologie j'avais pas envie d'avoir un grand chef qui me dirait quoi penser et en même temps je savais que j'étais plutôt du côté du travail et du marché donc voilà me suis retrouvé dans cette formation politique et pendant longtemps puisque finalement si vous calcule entre 1997 et 2014 je faire beaucoup de calcul aujourd'hui ça fait 17 ans de militantisme pour 10 ans de mandat politique donc j'ai été plus longtemps militant que je n'ai été élu donc j'ai fait plus longtemps les campagnes des autres que je n'ai fait les miennes enfin en volume horaire c'est pas tout à fait vrai parce queeectivement j'ai plus consacré de temps à mes campagnes électoral qu'à celle des autres mais j'ai quand même consacré beaucoup de temps à ces campagnes électorales là donc en 97 j'étais dans les vges puisque je suis j'ai la chance d'être député j'ai été élu député dans le territoire où j'ai grandi je suis le j'ai été élu dans la circonscription où ma mère vit et où j'ai grandi et donc à l'époque en 97 les mouvements politiques vous savez souvent dansun département rural comme ça c'est assez peu structuré on vous appelle pas forcément quand vous prenez une carte vous avez pas forcément de nouvelles donc ça a pris un peu plus d'ampleur quand ensuite je suis arrivé à Paris quand j'avais 18 ans en 1999 et et donc j'ai milité de cette date là on va dire de façon active de 1999 jusque à 2014 toujours dans des mouvements centristes jusque jusqu'à arriver au Parti radical en 2008 qu'est-ce que j'imis dans le militantisme donc j'ai fait des campagne électorale je pourux vous raconter plein plein d'histoires ça m'arrivait de croiser des personnalités qui à l'époque qui était un peu connu je me souviens de la campagne des municipales en 2001 à Paris au moment où la ville a basculé à gauche avec Bertrand de laané qui a été un grand maire de Paris et moi j'avais fait campagne contre Bertrand de laanoé et notamment parce que le candidat à l'époque du centre et de la droite c'était Philippe ségin don le nom vous dit sans doute quelque chose et qui avait été député dans mon département al pas de ma circonscription mais de la circonscription d'à côté euh et euh et donc j'ai plein d'anecdotes j'ai aimé le militantisme pendant toutes ces années j'y suis resté avec des moments où j'étais plus ou moins investi parce que je rencontrais des gens qui étaient très différents de moi ah la politique malgré tout il y a c'est c'est un peu le c'est un peu la maison des courants d'air contrairement à ce qu'on imagine tout à l'heure je vous disais la vision qu'on peut se faire de la politique vu de l'extérieur c'est un monde clos et moi j'ai plutôt eu l'expérience de la maison des courand d'air c'està direire qu' c'est c'est un endroit où il y a beaucoup de gens qui rentrent puis il y a beaucoup de gens qui partent et des gens dont je peux dire que je les ai connus quand j'étais jeune militant à Paris et qui sont toujours en politique il y en a pas énormément il y en a mais il y en a pas énormément euh et donc ce que j'aimais c'est effectivement qu'il y avait des gens très différents ça m'a permis d'être amis de rencontrer de faire des campagnes électorales avec des gens incroyables quand je vous parlais de la campagne de 2001 je me souviens de de on distribuait des tracks dans le 13e arrondissement dans des bars d'immeuble et je le faisais avec une ancienne journaliste de télé qui était une une star de du Commentaire politique de l'époque un peu le comme le le fils du Amel aujourd'hui sur sur certaines chaînes ou comme d'autres une dame qui s'appelait Pierrette Brem je crois qui est ou Daniel Brem Daniel Brem donc qui avait étéel quelqu'un de connu dans les années 70 quoi donc elle était âgée et ayant arrêté le journalisme elle faisait campagne et moi j'étais avec elle et on se retrouvait tous les deux à distribuer des traces me racontait des tas d'histoires sur comment elle faisait elle commentait la politique ce que c'était le Parlement 20 ou 30 ans avant et comme j'aimais déjà l'histoire bah ça m'intéressait beaucoup et on se marrait bien voilà et et je pourrais vous raconter plein d'histoires comme ça sur des campagnes électorales que j'ai fait 2001 2005 il y a eu un référendum sur la Constitution européenne je sais pas si voilà c'est présent dans votre tête mais c'est aussi un référendum où je me suis beaucoup impliqué alors j'étais militant à Paris puisque j'étais étudiant puis ensuite je vivais à Paris mais je faisais aussi de temps en temps campagne dans mon département dans les vauges où je trouvais toujours que la politique c'était plus concret je sais pas pourquoi mais à Paris je j'ai vécu deux campagnes municipales et je trouvais que la vie publique à Paris c'était c'était on soutenait quelqu'un on construisait quelque chose derrière quelqu'un et puis à la dernière minute on pouvait le parti pouvait décider de vous envoyer quelqu'un d'autre et donc j'aimais bien déjà le la vie politique dans mon département je trouvais ça un peu plus concret mais enfin j'ai milité à Paris j'ai fait des campagnes électorales et j'aimais la chaleur humaine des campagnes électorales l'excitation qu'il y a dans les campagne électorale c'est vraiment ça je vous assure les rencontres qu'on y fait et puis le reste du temps quand j'aimais débattre des projets qui arrivaient dans ma section j'ai j'ai longtemps été militant dans la section UDF de Paris centre qui regroupait les quatre premiers arrondissements parce que j'habitais à l'époque dans le 3è arrondissement de Paris dans le le nord du Baret et donc voilà c'était c'était le militantisme j'aimais beaucoup ça ça m'a permis de rencontrer beaucoup de personnes et c'était un fil rouge de ma vie de 1997 jusqu'à 2014 alors je vous parlais de d' plus ou moins grande parce que dans cette période là il y a des moments où où je venais pas souvent dans les réunions à la base Paris que j'ai jamais eu de grandes responsabilités j'ai dû être membre du Conseil national à l'UDF à un moment donné une fois que j'ai été actif mais je croyais pas moi il y a peut-être ici des gens qui sont membres d'organisation politique de jeunesse mais moi j'y croyais pas j'avais pas envie d'être dans un truc qu'avec des jeunes je disais toujours que je sais que enregistré alors c'est grave de dire ça devant une caméra mais je disais toujours que les mouvements de jeunes c'était des paniers de crabe et qu'à la fin quand il y avait plus qu'un seul crabe qui avait une pince les les aînés rattrapaient ce crab là et le faisait monter donc moi j'avais pas envie d'être dans un panier de crabe et donc je m'impliquais plutôt dans des dans des sections plutôt que dans des mouvements de de jeunes et je disais qu'il y a eu des moments où je faisais moins de politique par exemple je je sais que entre on va dire entre 2005 et et oui après la campagne des pour la Constitution européenne et jusqu'en 2010 j'ai peu milité à l'époque je vivais avec un garçon qui qui était lui-même militant politique et c'est compliqué quand vous êtes deux dans un couple de faire tous les deux de la politique parce que ça même quand c'est du militantisme parce que ça ça mange beaucoup d'énergie et donc pendant cette période là pendant ces cette période disons de 2005 à 2010 j'ai passé plus de temps à donner des conseils à quelqu'un qui d'ailleurs n'était pas militant dans le même parti que moi plutôt que à militer moi-même je continuais à all des réunions mais est ce qu'il faut que je vous dise tout de suite aussi c'est que pendant tous une grande partie de ce temps-là de 1997 à 2014 et ça aussi c'est peut-être différent de ce que vous pouvez imaginer je ne me disais pas que j'avais vocation forcément à être candidat à un mandat électoral c'est-à-dire que pendant une grande partie de cette période je me disais que j'étais militant que j'aimais ça qu'on verrait bien et que et souvent j'avais un peu peur d'être candidat à une élection parce que j'avais pas forcément envie de m'exposer je savais que la politique c'était violent quand on en fait vraiment activement je parle pas du militantisme mais je parle d'être candidat euh et puis je savais j'en reparlerai parce que c'est important et pardon de pour ceux que ça à qui ça pourrait déplaire mais je savais que ma vie privée me vaudrait des attaques dans la vie publique et que pendant une bonne période de ce temps où j'étais militant je me sentais pas prêt à les supporter et donc plusieurs fois il m'a été proposé d'être candidat à des élections avant que je je sois effectivement candidat à une élection en 2007 notamment en 2010 aussi et j'ai refusé alors j'aurais été très très loin j'aurais sûrement pas été élu hein mais ou dans des endroits où on pouvait rien faire on pouvait pas gagner mais j'ai refusé parce que je me disais que j'allais être attaqué pour mon homosexualité que que j'avais pas envie de subir ça donc j'ai j'ai j'ai milité pendant long longtemps comme comme ça et puis l'entrée en politique ça a été une suite un petit peu de de décision il y a pas eu un moment où je me suis dit je vais devenir maire ou je vais faire une carrière politique je me suis jamais dit ça ça a été plus une suite de petite décision où j'ai dit oui et je me suis retrouvé embarqué dans un truc voilà qui a été une aventure collective la première décision ça a été de décider je vous en ai parlé tout à l'heure de ne plus militer à Paris mais de militer dans mon département d'origine dans lesvouges j'habitais toujours à Paris j'étais devenu professeur et directeur de la Fondation directeur adjoint de la Fondation Charles de Gaulle comme tu l'as dit David j'ai commencé à travaillé en 2005 donc j'avais 24 ans et je me suis dit que j'en avais marre de la vie politique à Paris autour de 2008 2009 pardon donc j'ai décidé de prendre une carte chez moi dans les ves en me disant je pourrais pas revenir tout le temps je pourrais peut-être pas faire grandchose mais au moins si je soutiens des gens ce sera eux les candidats et ce sera pas quelqu'un qu'on m'amènera à la dernière minute et que je connaissais pas voyez ce que je veux dire et je trouvais ça plus concret peut-être parce que à Paris vous avez beaucoup de personnes qui vivent là mais qui sont pas inscrit sur les listes électorales là et quand vous donnez des tract à la sortie d'un bouche de métro o vous allez sur un marché le marché d'Aligre pour prendre des marchés chics ou le marché que moi je connaissais bien parce que après j'ai habité dans le 13e arrondissement à Maison Blanche dans le 13e partie très populaire du 13e arrondissement et bien quand vous vous savez jamais si vous donnez des tractes à des gens qui vont voter effectivement et qui sont inscrits sur les listes électorales à Paris alors que quand vous faites ça dans les vuges vous êtes sûr que làon il y a pas de métro dans les vuges bon c'est la limite de la comparaison mais quand vous faites ça dans les vauges vous êtes à peu près sûr que le traack que vous donnez sur un marché il est pris par quelqu'un qui est inscrit sur les listes électorales dans les vouges même s'il y a du tourisme même si tout ça mais donc j'ai j'ai décidé de militer dans les vges et donc je revenais de temps en temps il y avait des réunions politiques qui étaient organisé par une députée européenne à l'époque et donc le fait d'avoir décidé de faire ça là-bas ça a été une première façon de mettre sans Me' rendre compte de commencer à mettre le pied dans quelque chose qui ressemblait à un engagement personnel plus personnel he la deuxième chose ça a été que il s'est passé un truc pour mon parti en 2011 j'étais devenu si vous avez suivi en 2008 membre du Parti radical le plus vieux parti de France pourquoi je suis allé là parce que je suis très laïque très laïque très attaché à la laïcité parce que j'étais plutôt pour la décentralisation et plutôt très attaché à l'Europe donc je me suis retrouvé là dans un petit mouvement centriste et en 2011 mon parti a fait un je pourrais vous raconter tout ça a fait un choix stratégique qui a fait que dans les vuges où j'étais devenu militant tous les militants sont partis et il on ils ont choisi d'être moins à droite pour faire les choses plus simplement et moi je suis resté et comme j'étais un des derniers qui restait même si j'habitais pas dans les vaau j'étais à Paris la plupart du temps on m'a dit bah tu tu vas être président bon ça s'est vraiment passé comme ça mais il y avait plus personne il y avait 10 personnes dans la Fédération donc j'ai pas eu beaucoup de mérite donc j'ai réfléchi et pourquoi on m'a dit tu tu vas être président pas parce que je passais mon temps à me mettre au premier rang mais parce que temps en temps quand il y avait des réunions des choses je prenais la parole depuis la salle et qu'une fois dans un congrès c'est moi qui ai porté qui a fait un discours devant les gens et que ça pas du trop mal se passer mais j'avais pas prévu d'être président de la fédération du Parti radical dans les vges et c'était un tout petit truc mais alors ça c'est un de mes trait de caractère c'est vrai que quand je prends quelque chose je le fais et et donc j'ai commencé à faire des communiqués de presse à essayer de faire des réunions avec des des personnalités de mon parti je me suis rapproché à l'époque le maire de Nancy donc c'est pas loin de chez moi était radical André rossino puis Laurent einard et donc j'ai j'ai organisé des événements et j'ai fait parler de moi dans la presse et euh tout ça ça c'est vraiment comme ça que ça s'est passé mais je me disais encore pas à ce moment-là je vais être candidat à telle ou telle élection et puis j'ai pris une autre décision en 2011 euh personnel j'ai décidé que comme je revenais souvent dans les vauges j'étais devenu président de la Fédération il fallait pas que je sois tout le temps chez ma mère quand je revenais je voulais un peu mon indépendance entr-etemps j'étais redevenu célibataire voilà j'avais besoin de d'un peu y compris les weekends d'avoir un petit peu quand je revenais dans les Voges un petit peu de liberté donc je me suis dit où est-ce que je vais prendre je je pouvais louer un appartement les loyers étaient pas très cher ils le sont toujours mais même si ça a pas mal augmenté avec avec la covid-19 et le fait que beaucoup de gens veulent aller à la montagne et donc euh j'ai pris un appartement dans une ville où il y avait le train et et où donc je pouvais arriver en train depuis Paris en TGV direct il y en a que trois dans les Voges c'est déjà pas mal trois villes où il y a le TGV parce qu'il y a pas de grande ville hein dans les Voges plus grande ville à 32000 habitants c'est Épinal et et je voulais être à la montagne donc après il y avait deux il y avait plus que deux choix et j'ai pris le choix le plus loin de là où habitait ma mère et donc j'ai pris un appartement à saint-dillier desvuges qui était une ville que je connaissais un peu mais où j'étais pas né et où j'avais pas fait mes études mais que j'ai appris à connaître un petit peu en y revenant les weekends et je me suis trouvé parce que je faisais des communiqués de presse des tas de choses et parce que les gens commençaient à se dire mais il y a un petit jeune qui bouge un petit peu là il y en avait qui disait que j'étais emmerdant mais voilà qui fait parler de lui qui critique faut voir que les vauches c'était c'était un département c'est toujours un département où la droite était très dominante et donc moi j'étais centriste certes allié avec la droite mais centriste et donc j'étais un peu un élément de diversité génétique dans tout ça et et donc donc je me suis trouvé à être sollicité par des gens de saindier où c'était le bazar sur le plan municipal pour être candidat à la mairie et et donc au début j'ai trouvé ça alors que j'habitais pas en permanence sur place certes je payais j'étais inscrit sur les list électoral je payais mes impôts mon loyer tout ça mais je trouvais ça complètement baroque si vous voulez parce que j'étais pas sur place en permanence parce que je m'imaginais pas de rentrer en politique à ce moment-là euh parce que c'était pas même si c'était une ville que je connaissais c'était pas la ville où j'avais grandi enfin j'avais grandi dans un petit village vous me direz donc et donc je je pendant un an j'ai dit non j'ai même essayé de convaincre des gens que je connaissais dans la ville de se présenter donc c'est très bien parce que quand je dis que je ne voulais pas faire tout ça j'ai des témoins que j'ai essayé de convaincre et que je peux produire produire des témoins je vais pas les produire aujourd'hui parce que il sera un peu surpris de se retrouver devant vous m si j'avais des super pouvoir et puis comme personne ne voulait y aller je me suis retrouvé dans une réunion et je je vous parle de déclic je me suis retrouvé dans une réunion où en discutant avec des personne sur le projet politique pour cette ville faut se dire que Saier cétait une ville qui avait eu la même équipe municipale pendant 25 ans 25 ans et qu'il s'agissait de succéder à quelqu'un qui avait été ministre qui avait été une personnalité très forte et donc moi ça m'intéressait de construire un projet politique et pendant toute cette année là bien qu'on me proposais d'ê Têt de liste j'essayais de ne pas l'être mais je ne disais pas que je voulais pas être candidat parce que j'avais envie d'être sur la liste et je me disais la seule chose que ma seule valeur politique c'est que je peux être je peux être tête de liste si j'accepte ce qu'on me propose vous comprenez raonnement c'est un peu tiré par les cheveux mais et donc donc j'ai fait ça et puis au bout d'un an dans une réunion où qui était un petit peu plus tendu que d'autres et où pour une fois il y avait des gens qui avaient pas envie que ce soit moi parce que les autres c'était un tel bazar il y avait enfin je peux pas vous raconter tout ça mais ce serait trop long et je me suis défendu j'ai expliqué pourquoi moi j'avais des choses à apporter dans cette équipe et quand je suis remonté dans ma voiture je me souviens j'étais dans un col après parce que cette fois-là je suis rentré chez ma mère et dans un col je me souviens très bien je vois toujours ce virage je me suis dit mais en fait tu as plus le choix il faut être candidat maintenant voilà faut être tête de lis faut accepter faut prendre et donc c'est comme ça que je suis entré en politique voilà et et ça c'était j'ai pris ma décision en juin ou en juillet 2013 euh et je l'ai pas dit tout de suite j'ai gardé un peu pour moi puis je l'ai annoncé officiellement au militant en septembre 2013 voilà comment je suis rentré en politique alors maintenant pourquoi est-ce qu'on reste en politique plutôt comment on agit en politique je vais dire ça comme çaô la question du pourquoi je la poserai après qu'est-ce qui m'a plu dans l'action cette fois-ci concrète de de la vie politique en fait j'ai eu la chance le premier si vous suivez vous avez compris que la première élection où j'étais candidat j'ai été élu tout de suite je me suis pas présenté j'ai pas été battu trois fois j'ai pas et non seulement j'ai été élu tout de suite mais je suis devenu mère tout de suite je n'avais j'avais mon expérience de militant j'avais mon bagage universitaire mon expérience d'enseignant mais je n'avais rien d'autre rien aucune expérience d'élu j'avais jamais géré une commune je m'étais j'étais très peu venu dans les conseils municipaux même si pour être tout à fait exact mon père avait été élu dans sa commune dans sa petite commune de 800 habitants mais en fait mon père a été élu après que je me suis intéressé à la politique donc je peux pas dire que c'est lui qui m'a transmis le virus ce serait pas exact et donc je me suis retrouvé et ce que j'ai aimé assez vite je vous dirai après ce que j'ai pas aimé ce que j'aime toujours pas d'ailleurs ce que j'ai aimé c'était que c'était la capacité à à je vais utiliser une grande formule mais à changer quand même un peu le monde des gens ça peut vous faire sourire mais quand vous êtes MRE surtout d'une ville comme ça 20000 habitants vous êtes au centre Imagineer une ville à la montagne c'est la plus grosse ville à 1 heure de route voilà donc c'est vous le centre c'est la ville c'est ce que vous faites dans cette ville ça va avoir un impact sur tout beaucoup de gens qui habitent à 1 heure de distance et euh et ce que j'aimais c'était c'était cette impression d'avoir une prise concrète sur les choses c'était très différent de ce que j'imaginais sur le militantisme mais euh de ce que je faisais comme militant mais c'était très plaisant j'y reviendrai après très très très fort parce que quand je me levais le matin je me regardais dans la glace je savais à quoi je servais je vais vous donner des exemples très concrets quand j'ai été maèire de saint-diier donc je l'ai été pendant 8 ans j'ai gagné deux élections à la mairie 2014 et en 2020 j'été réélu avec mon équipe très facilement et les deux fois j'ai d'ailleurs battu le rassemblement national que j'ai que j'ai eu contre moi les deux fois euh en triangulaire la première fois et en triangulaire la seconde sauf qu'on a gagné au prer tour euh ben ce que j'ai aimé c'était par exemple de pouvoir introduire des circuits courts à la cantine vous savez que maintenant c'est dans les cantines la restauration collective c'est euh presque obligatoire mais quand nous on l'a fait à la fin au début de l'année 2015 c'était pas obligatoire il n'y avait pas ce qu'on a appelle la loi égalime et moi je me disais mais comment on servait dans dans ma ville on servait à manger à peu près 550 élèves par jour sur donc lundi mardi jeudi vendredi mercredi il y en avait certains qui mangeaient mais il y en avait moins que 550 OK et et puis en plus on avait une maison de retraite municipale et donc ça faisait à peu près euh pas loin de de voyez 900 ou 900 repas par jour 1000 repas par jour puisque dans la maison de retraite par définition il y avait le petit déjeuner le déjeuner dîner contrairement à à ce qui se passait pour les enfants et les circuits cours c'était soutenir l'agriculture locale faire que les gens quand il que ce soit les gens très âgés c'était c'est pas la même c'est pas le même produit il faut pas le prép pareil voyez où les gens très jeunes les gamins dans les écoles c'était qu'il puisse manger le yaourt d'un producteur qui était pas loin qui puisse manger la viande parce que dans ma région la viande et les produits laitiers c'est facile à trouver près ce qu'on avait du mal à trouver c'était les produits maréchés les fruits les légumes il y avait pas assez de production et on était c'était là qu'on faisait les 50 % qui restaient si je résume mais ça c'était une décision concrète j'ai aimé être mère aussi parce que on avait une école toujours une école dans un quartier politique de la ville je sais pas si vous voyez ce que ce qu'on appelle un quartier politique de la ville en fait c'est c'est des c'est souvent c'est ce qu'on appelle souvent les quartiers dans dans la presse tout court et il se trouve que dans ma ville il y avait deux en fait trois mais peu importe quartiers ça des quartiers avec de l'habitat vertical des gens un peu plus pauvres qu'ailleurs et un peu plus issu de l'immigration qu'ailleurs quen centreville je résume à gros trait et dans ces dans un de ces ces trois quartiers le plus emblématique de la ville celui vous savez où dont les gens du centrre-ville parle en disant il se passe des choses là-bas voyez voyez le truc bon et donc dans dans ce quartier-là il y avait une école maternelle et une école élémentaire qui était pas dans le même bâtiment et on s'est rendu compte un ou de ans après que je suis devenu maire avec toute mon équipe municipale on s'est rendu compte que entre l'école maternelle et l'école élémentaire bah il y avait des des enfants pourtant issu du milieu modeste qui ne dont les parents que les parents n'inscrivaient pas à l'école élémentaire mais qui qui était inscrit dans le privé donc visiblement il y avait une fuite entre l'école maternelle où tout le monde était inscrit et l'école élémentaire visiblement les parents se méfiaient de cette école élémentaire vous me suivez et donc on s'est dit mais qu'est-ce qu'on peut faire pour envoyer le message aux parents que c'est bien d'envoyer ses gamins dans cette écoleel qu'est-ce qu'on peut lui donner de plus qu'aux autres écoles parce que c'est un c'est un quartier où effectivement les gamins ils partent avec que en moyenne pas toujours vrai mais en moyenne ils partent avec des difficultés plus grandes dans la vie il a plus de familles monoparental il y a plus de qu'est-ce qu'on peut faire et on s'est dit il faut qu'on mette de la culture là-dedans donc on a cherché et comme souvent en politique locale la solution était tout près de nous parce que la solution c'était l'école de musique qui était juste à côté et on s'est dit bah on va faire que les gamins apprennent tous les gamins apprennent la musique dès le CE2 le solfège la pratique d'un instrument comme ce qu'on faisait autrefois en 6e5e maintenant on pratique plus d'instrument en 6e5e on apprend toujours on fait toujours un peu de musique donc on s'est dit on va leur donner ça en plus l'idée c'était aussi de lutter contre la radicalisation parce que vous savez que la musique c'est pas toujours bien vu partout et donc on a fait ça on a fait un très beau partenariat avec l'école de musique tous les gamins avaient d CE2 entre 2 et 4 heures de musique toutes les semaines avec l'Éducation nationale ben je peux vous dire que je peux vous dire que quand à la fin de la première promotion vous êtes maèire que vous venez au à la restitution du premier petit concert qu'il font et que vous avez un petit gamin avec un parce que souvent les enfants ils choisissent des gros instruments ils aiment bien c'est un peu comme un gros doudou hein donc tout le monde veut un trombon tout le monde veut un truc comme ça et personne ne veut la petite trompette he ça le clairon personne n'en veut les enfants aiment bien aussi le les percussions dans le choix des instruments ils peuvent pas tout choisir mais et donc quand vous allez au premier concert de fin d'année de l'école et vous voyez un gamin tout fier avec son gros trombon qui s'ouffle dedans qui essaie de jouer frère Jacques et vous voyez sa maman qui est fière de lui des gens modestes modestes très modestes bah vous vous dites que vous avez fait quelque chose voilà vous l'avez pas fait tout seul parce que il y a les professeurs de musique a il y a lesquiv il y a votre adjointte à la culture il y a tout ça vous avez embarqué tous les gens ont suivi mais vous dites que bah vous avez fait collectivement quelque chose qui était utile pour les gens et donc ça ça m'a plu alors je pourrais vous parler de plein de choses la situation financière de ma ville quand j'ai été élu de qui était très mauaise je pourrais vous parler de l'intercommunalité voyez ce que c'est c'est quand plusieurs communes se mettent ensemble pour financer un service mener une politique publique où il y avait rien pas grandchose chez moi ça commençait et où j'ai vraiment essayé de construire ça à l'échelle du bassin de vie bref j'ai mis beaucoup d'énergie et ça m'a passionné ça m'a passionné je prendrai un dernier exemple sur l'action municipale que je suis déjà trop long c'était la covid-19ov 19 je me suis retrouvé avec mes équipes à organiser un centre de vaccination je peux vous dire que j'étais pas formé pour organiser un centre de vaccination alors on était aidé on était avec l'hôpital on était mais j'ai eu des décision à prendre pour organiser ce centre de vaccination et je peux dire que si on avait pas été là avec mon équipe on nurait pas vacciné aussi vite dans ma ville on a été la première ville des vuges alors qu'on n pas la plus peuplée à vacciner tous ceux qui voulaient se faire vacciner j'arrête là et je termine en disant que toujours le pourquoi on reste deux choses vraiment essentielles le sens de l'équipe le collectif moi j'ai aimé ça j'ai adoré ça animer une équipe échanger avec des gens qui étaient plus vieux que moi et dont j'étais le patron enfin c'est c'est un truc dingue ça j'étais le patron de 800 personnes à la ville à la agglomération il faut pas prendre ça pour soit à titre personnel hein parce que il y a moi je disais toujours il y a eu des mères avant moi il y en aura après moi mais écoutez ces gens écoutez ce qu'ils ont à vous proposer s'engueuler avec eux avec vos adjoints vous apprendre deux essayer de de voir le projet que vous faites qui est pas exactement le même à l'arrivé je me suis beaucoup investi dans les transports on pourrait parler de tout ça dans la culture aussi bon bref mais là j'ai parlé exprès de choses très quotidiennes devant vous euh mais ce sens cette richesse de l'échange et la construction du projet avec des des des gens pour changer le quotidien des personnes ça a été quelque chose de pour moi d'extraordinaire VO ce sens du collectif et construire un projet avec une équipe puis la deuxième chose que j'ai beaucoup aimé dans ce dans ce mandat c'est que et pour le coup que j'ai toujours dans mon mandat politique actuel c'est que quand on est élu on apprend énormément de choses tout le temps faut tout le temps vous mettre à niveau vous avez tout à l'heure je vous ai dit j'ai été élu maire en 2014 le 30 mars je vous ai dit j'avais jamais été élu mais du jour où vous devenez maire les gens ils s'en fichent de savoir si vous avez si vous avez une connaissance du Conseil ils vous ont choisi donc le 3 minutes après que vous avez été élu vous avez un j'exagère hein mais le lendemain vous vous avez un discours à faire ici et vous êtes Le Maire voilà et donc les gens ils s'en fichent de savoir que vous commencez vous êtes Le Maire donc sur plein de sujets que vous connaissez pas tant que ça il faut faut pédaler pour se mettre à niveau faut pédaler vite et et ça j'ai adoré ça voil et en politique c'est toujours comme ça il faut tout le temps vous êtes soumis à un nombre d'informations sur le monde euh vous apprenez enfin moi j'ai appris qui était euh euh le nombre de violence fait aux femmes dans une ville de 20000 habitants en France quoi VO quand vous devez reloger des femmes battues euh toutes les semaines euh et et voilà c'est c'est c'est la vie ça he et j'ai appris ce que c'était le financement d'un équipement sportif j'ai appris enfin c'est c'est tout ça c'est passionnant moi j'ai trouvé ça extraordinaire et alors pour je terminerai par là pourquoi j'ai même pas parlé de mon moment d'être député aujourd'hui mais tant pis je le ferai quand vous me poserez des questions tout à l'heure et pourquoi je je je reste attaché à tout ça aussi parce que moi la grande question de ma vie c'était la question de l'utilité je pense que quand on fait l'utilité de ma vie quand on fait de la politique il faut pas faire ça pour être aimé moi je j'essaie pas de vous parler pour vous séduire là il y a un peu de séduction politique c'est sûr bien sûr évidemment mais si on fait de la politique pour être aimé on est très vite déçu c'est pas c'est pas une mécanique de vanité la politique enfin je crois pas en tout cas moi c'est pas comme ça que je la vois et si on est estimé c'est déjà très bien non en revanche se sentir utile moi c'était la grande question que je me posais pas se sentir utile au sens de j'aurai mon nom sur une plaque on parlera de moi parce que honnêtement quand vous êtes maire de saint-di desvau je moi je dis toujours vous avez lancé un projet c'est inauguré 3 ans après personne ne sait qui a lancé le projet c'est comme ça euh mais me dire moi quand je me lève le matin je sers à quelque chose voilà ça c'était ma ma grande question et peut-être que je fais de nouveau lien avec ma vie privée peut-être que je me posais cette question là parce que je me disais que j'aurais pas d'enfant voilà en que je en tout cas que techniquement ça serait un peu compliqué j'avais pas la bonne méthode euh et donc euh donc c'était c'était c'est ce besoin d'être utile voilà et c'est pour ça que je suis resté en politique parce que je me suis toujours senti utile alors quand vous êtes député c'est un peu moins immédiat euh si je résumais je dirais que quand on est maire on peut faire beaucoup de choses pour peu de gens et quand on est député on peut faire quelque chose au pluriel mais quelques-unes pour beaucoup de gens c'est clair hein vous voyez le voyez le truc dans l'un vous avez une toute petite cible mais en revanche dans cette cible vous pouvez changer beaucoup de choses et dans l'autre vous avez une très grande cible vous pouvez changer un tout petit peu de chos mais sur une très grande cible euh et donc si aujourd'hui bah je suis toujours passionné par ça même s'il y a des du découragement de voilà ça arrive toujours en politique c'est dur c'est là les gens vous attaquent les trucs les trucs personnels et tout ça c'est que dans mon mandat de député sur deux aspects moi je suis vraiment j'ai choisi d'être un député spécialisé pas quelqu'un qui va sur les plateaux télé pour et il faut des gens comme ça c'est très bien pour réagir à l'actualité en direct pour pour essayer de porter des éléments de langage j'ai chois j'ai pas choisi d'être comme ça j'aurais peut-être pu parce que quand je suis arrivé j'étais nouveau on s'intéresse au nouveau toujours un petit peu mais moi j'ai choisi d'être plutôt un spécialiste et donc je je travaille sur des sujets de transport parce que je vous ai pas parlé de la région mais je suis aussi élu à la région alors plus vice-président mais je l'ai été longtemps au transport et et et sur les sujets de collectivité territoriale donc j'ai choisi d'être un spécialiste de de travailler sur des sujets que je connaissais bien et effectivement je connais bien les sujets de transport et notamment de train de ferroviaire au je j'ai mis beaucoup d'énergie ces dernières années y compris dans dans mon département il nous reste une demi-heure pour les questions voilà pour cette introduction on va dire et je voyais qu'il y avait quelqu'un qui voulait applaudir peut-être pour que ça se termine mais alors merci beaucoup il a-t-il y y a-t-il des questions oui on a vraiment le temps je pas tout manger avec mon intervention j'aurais pu raconter pas d'autre chose je pense que mon collaborateur qui est au fond de la salle il do être surpris que finalement j'ai pas parlé de ce qu'on fait lui et moi ensemble de plein de choses mais alors bonjour Monsieur Merci pour cette conférence très enrichissante déjà la la la question avait déjà commencé ah oui donc je suis pierre hou étudiant en première année à l'erie donc la question avait déjà commencé à être apportée au début mais qu'est-ce que le si radical valoisien merci alors c'est le plus vieux parti France a été créé en 1901 euh il faut savoir que jusqu'en 1900 souvent on se moque parce que on ne sort jamais en disant on votera tous ça à la fin il y en a toujours qui votent pas le truc c'est comme ça ou qui vote différemment mais on sait aussi pourquoi on est dans le même parti parce que il y a il y a des valeurs communes je suis en première année de bachelur ici à lillerie ma question elle porte donc sur votre âge vous nous avez dit vous étiez un un très jeune élu à 32 ans et euh je voulais savoir parce que au moment de la nomination de Gabriel atan derrière moi études voyez la question c'était qui pour changer et en face de moi il y avait des gens respectables il y avait quatre aut listes qui euh étaient en politique depuis très très longtemps dans la ville que tout le monde connaissait par cœur et et ca moi on me connaissait pas et j'étais gonflé je travaillais à Paris mais le weekend j'allais chez les commerçants j'aiais David Valence voilà 31 ans enfin j'avais 31 ans au moment de la campagne 31 ans et demi ou 32 ans je sais plus 32 ans et je me présente je suis candidat à la mairie on a un projet avec mon équipe beaucoup d'appelomb et et euh et parce que j'ai du culot moi ça c'est vrai j'ai un peu de culot qu et donc et en fait les gens ils disaient ah tiens jeune ça change vous voyez ce que je veux dire et j'ai toujours considéré que en politique la la jeunesse c'était plus un atout qu'un qu'un désavantage j'ai j'ai un un un mes j'allais dire un vieux politique je suis déjà un vieux politique ça fait 10 ans que j'en fais mais comme élu mais quelqu'un un de mes aînés qui m'a souvent aidé conseiller sans s'en rendre compte qui me disait tu sais ne fais pas de Bill les vieux votent pour les jeunes les jeunes ne votent jamais pour les vieux je crois que c'est assez vrai donc donc non je peux pas dire que ça a été un désavantages après si vous me demandez si la jeunesse est une sorte de vertu cardinale de la politique non je crois pas je crois d'abord qu'en politique on a on a l'âge de son enthousiasme on a aussi l'âge du moment où on a commencé à être élu pour ça que je vous dis 10 ans ça fait j'ai jeis pas vieux hein bon ça va enc mais je vais avoir 43 ans et ça fait déjà 10 ans que je fais de la politique donc on a aussi cet âge là vous voyez ce que je veux dire et donc à la question implicite que vous posez est-ce que c'est bien d'avoir un peu d'expérience pour exercer des responsabilités ma réponse est plutôt oui mais c'est une alchimie c'est dans une équipe c'est voyez ça se comprend et ce qui compte c'est d'avoir de l'enthousiasme et de l'envie alors il y a des gens qui sont âgés qui ont de l'enthousiasme et de l'envie qui se résolvent pas à la fatalité voyez je vous donne un tout petit exemple mais je veux pas être trop précis faut pas que je le sois mais aujourd'hui j'avais une réunion mon équipe me fait une note c'est pas vous Victor donc ça va vous êtes pas en cause me fait une note en m'expliquant que ce que je veux obtenir je pourrais pas l'obtenir c'est pas possible pour certaines communes de mon secteur il me propose aucune solution il m'explique que ça va être très très difficile et moi ma réaction quand je vois ça c'est je me dis mais c'est pas possible il faut que ça se fasse donc j'ai essayé de trouver une solution pour que ça se fasse je sais pas si ça se fera en tout cas j'ai trouvé des arguments qui étaient pas dans la note qu'on a donné ça c'est sûr et et et qui était pas mauvais je crois en tout cas qui on dans la réunion que j'ai eu aujourd'hui qui ont peut-être fait mouche on verra donc tant qu'on tant qu'on se dit que il y a pas de fatalité vous comprenez que moi j'étais Saintier c'est une ville pauvre les gens c'est pas une ville riche vous comprenez et mon territoire c'est un territoire lesvuges où ça va mieux maintenant mais où entre le moment où moi j'étais gamin et et aujourd'hui dans le village où j'ai grandi y a deux usines qui ont ferméil donc et où il y avait beaucoup de monde qui travaillait depuis maintenant il y a d'autres usines qui sont créées qui se construise le chômage a beaucoup baissé mais tant qu'on il faut rester on peut rester en politique tant qu'on se dit pas vous comprenez voilà c'est ce qui est important c'est c'est pas d'être jeune ou pas jeune je pense même si c'est important d'avoir des jeunes et des pas jeunes dans une équipe c'est d'avoir c'est d'avoir l'envie de changer les choses voilà et de pas de pas croire à la fatalité bonjour donc je m'appellean Martin je suis en bel 2 donc 2è année ici à lilerie et ce que j'ai retenu vraiment donc de fort dans dans la présentation que vous avez faite c'est que vous avez montré que les plus grands changements se font dans les petites villes et cela implique une grande responsabilité car vous pouvez changer le quotidien des habitants et ça ça ça m'emène à vous proper la question de comment vous changez les choses en tant qu'élu quels sont les outils qui sont à votre disposition car tout ne se limite pas à vaincre mais aussi à faire je vous pose cette question car j'ai vu l'impact du programme action cœur deeville lors d'un stage dans la ville de Saverne que je pense vous connaissez et voilà donc j'ai vu l'impact pou avoir le programme Action cœur deeville comment ça avait pu changer le quotidien donc des personnes et je voulais savoir vous par votre expérience qu'est-ce que vous avez fait pour ça merci question alors je précise juste je vais vous rappeler juste camarade par programme Action ce que c'est question à un moment donné que les villes moyennes c'estàd les villes entre allez 10 15000 habitants et jusqu'à 60 70000 c'était le le maillon faible de des politiques d'aménagement du territoire c'estàdire qu'on y mettait moins d'argent qu'on en mettait dans les grandes villes je résume et qu'on en mettait aussi parfois dans les petites communes entre les deux le président de la République avec plein de gens se sont dit là il y a il y a une un type de commune où il y a des services voyez y a le gymnase il y a un théâtre il y a médiathèque a voilà les gens viennent consommer ils font leurs courses et en même temps pour ces communes là qui souvent avaient de l'industrie où souvent le commerce est pas en bonne santé et ben on a fait moins de choses qu'on aurait dû le faire depuis 20 ou 30 ans et c'est peut-être aussi pour ça ce sont-ils dit à l'époque que ça va pas si bien que ça en France je résume et donc il y a eu la volonté de lancer ce mouvement pour essayer d'amener l'État mais aussi des organismes qui sont liés à l'état comme la Caisse des Dépôts et Consignation tout ça à mettre plus d'argent au service des territoires dans ces villes moyennes il se trouve que c'est dans ma ville à Saier que le programme national a été lancé par le Président de la République le 18 avril 201 action cœur de c'est ça alors comment je vous dites comment vous faites pour changer la vie des gens bah c'est pas facile de d'expliquer ça je crois qu'il faut je vous ai parlé de l'envie de l'enthousiasme répond faut avoir vraiment beaucoup d'énergie ça c'est sûr faut pas abandonner son objectif je prends un autre exemple là aussi je l'ai pas fait tout seul je vous ai dit tout à l'heure que j'étais engagé sur les transports vous vous en souvenez et pourquoi est-ce que j'ai travaillé sur les transports parce que je suis élu régional dans une région qui s'appelle le grand test qui va de Strasbourg jusqu'à reins et pourquoi est-ce que je me suis intéressé au transport je n'y connaissais rien rien par que comme vous je prenais le train j'avais pris le métro pas le bus j'aime pas le bus mais enfin pas le bus parisien je précise et donc mais on m'avait dit au début quand j'avais été lumire il y avait un monsieur qui était venu de la SNCF dans mon bureau en 2014 et qui m'avait dit Monsieur le Maire vous avez trois lignes ferroviaires dans votre ville une qui va à Nancy une qui va à Strasbourg une qui va à Épinal il y a pas eu assez de travaux sur la ligne qui va à Strasbourg sur la voix la signalisation la voix tous les les talus il y a pas eu assez de travaux sur la ligne qui va à Épinal elles vont fermer et vous pourrez faire tout ce que vous voudrez elles fermeront me dit-il et moi je me suis dit ben ça se passera pas comme ça donc quand j'ai été élu à la région on m'a dit qu'est-ce que tu veux faire et moi j'ai dit B j'aimerais VI être à la Commission des transports m'a dit tu seras président et j'ai dit mais j'y connais rien et on m'a dit bah si tu es pas bon au bout de 6 mois on te changera s'est passé comme ça et après je suis devenu vice-président et tout ça et donc je me suis passionné pour ça pas que le point de départ c'était le refus de la fatalité voyez sur ces sur ces deux lignes évidemment je me suis occupé de bien d'autres choses que de ces deux lignes ferroviaires s'occuper des carts scolaires qui roulaient dans ma région parce que il y en a certains qui doivent venir d'autres départements que les départements franiliens ici c'est ailleurs ENF c'est la région qui fait rouler Lescart scolaire dans dans les départements de province et et donc mais j'ai réussi j'ai effectivement vécu les difficultés sur Saint Strasbourg sur Épinal Saier j'ai même vu fermer la ligne Épinal Saier et c'est moi qui l' annoncé alors que je m'étais intéressé au transport pour empêcher ça et avec plein d'autres personnes j'ai réussi à faire qu'elle rouvre cette ligne mais je peux vous dire que vous êtes une petite partie c'est pas vous qui c'est pas moi qui l'ai fait d'accord c'est plein de gens qui se sont mis ensemble mais vous êtes vous avez un petit bout de la solution quand vous voyez la réouverture de cette ligne qui a fermé parce que pendant 40 ans on n'a pas mis assez d'argent dessus et il faudra encore en mettre mais que vous êtes dans le train avec le Premier ministre et que vous passez dans votre village celui où vous avez grandi où il y avait plus train parce que pendant 40 ans on n'aveit pas fait assez de travaux et c'est vous qui l'avez annoncé que ça fermait et vous vous revoyez le train et vous êtes dedans le premier qui circule ben vous vous dites que vous avez servi à quelque chose hein donc je dirais que il faut de donc ça je l'ai vécu le 13 décembre 2021 et donc il faut de l'enthousiasme il faut la capacité à fédérer les gens travailler avec les autres voilà se dire que la ça peut marcher que si vous faites avec plein de gens voil faut pas travailler que vous êtes à la région B faut demander au département faut demander à l'intercommunalité faut demander à la commune c'est comme ça des choses qui marchent et les choses collectives l'envie et le sens du collectif voilà puis il faut être désintéressé aussi je pense pour faire de la politique désintéressé au sens de pas vouloir servir son propre intérêt personnel bonjour monsieur bonjour monsieur le député pardon je m'appelle oscartine je suis en première année ici à l ma question va porter sur ce que vous faites actuellement est-ce que vous êtes toujours MRE de votre que vousêes toujours mè visiblement non dans ce cas pourquoi qu'est-ce que vous choisi qu'est-ce que vous avez choisi de poursuivre et merci cision effectivement en 2022 je me suis présenté aux élections législatives parce que ça faisait 8 ans que j'étais maire j'ai beaucoup de projets qui étaient en voie de d'achèvement des grands projets qu'on avait lancé avec mon équipe la nouvelle médiathèque voilà le parvis de la gare la création d'un jardin public en centreville enfin et d'un grand jardin public en plus il y en avait déjà et donc la végétal tion des cours d'école enfin qui était commencé qui était lancé et donc je me suis dit que je pouvais envisager de de me présenter à une autre élection et puis j'étais très inquiet de la montée de l'extrême droite dans mon département et encore plus dans ma circonscription puisque dans les quatre dans lesoges il y a quatre députés donc il y a quatre découpages de territoirees où on élit un député et c'est dans circonscription que l'extrême droite a fait le meilleur résultat aux élections présidentielles c'était déjà vrai en 2017 et là là c'est un petit peu de d'orgueil je me suis dit la seule personne qui peut empêcher que ce soit l'extrême droite qui gagne ce siège c'est moi et il y a d'autres gens qui l'ont pensé visiblement mais j'ai pensé ça et l'extrême droite tu as fait pas loin de 59 % dans ma circonscription donc moi j'ai un mois après ou un mois et demi après j'ai remonté ce désavantage comme au tennis vous savez quand vous jouez avec à 0,40 voilà euhfin là c'est plus que 0,40 hein vous avez une paire de jeu dans la vue hein et et donc euh VO et donc euh j'ai gagné cette circonscription euh qui n'était pas tenue par la majorité présidentielle je l'ai dans un contexte qui était pas simple donc je l'ai gagné euh en tout cas les gens m'ont fait confiance euh et donc euh alors ce que je fais aujourd'hui c'est ça que vous vouliez dire les les différents mandats alors j'avais le choix parce que on peut pas être député et maire plus possible on peut pas être député et vice-président de région c'est plus possible on peut pas être député et président d' intercommunalité c'est plus possible et on peut pas être député conseiller régional et conseiller municipal c'est plus possible on peut juste garder un autre mandat local simple sans délégation la délégation ça veut dire vous avez le droit de signer voyez d'engager un budget c'est quand vous signez quelque part ça peut vouloir dire une dépense je résume mais c'est à peu près ça et donc vous pouvez juste avoir un mandat où vous pouvez avez plus le droit de signer en bas du papier pour engager une dépense je résume donc j'avais le choix entre rester dans mon conseil municipal ENF dans notre conseil municipal et rester au conseil régional donc j'ai démissionné tout de suite parce que je j'étais obligé sinon j'aurais été démis par le préfet de mon mandat de maire j'ai démissionné tout de suite de mon mandat de président d'intercommunalité de mon mandat vice-président de région c'était assez dur surtout le mandat de maire et il vaut mieux pas trop que j'en parle parce que c'est c'est toujours difficile mais et après il a fallu que je choisisse entre être conseiller municipal simple et conseiller régional et vous pouvez me croire si vous voulez c'est c'est je dirais que voilà c'est c'est c'est votre il y a il y a une différence entre les deux c'est qu'il y en a un qui est payé et l'autre qui l''est pas donc vous pouvez vous dire il a choisi celui où parce que je j'ai choisi de rester conseiller régional en fait j'ai démissionné tout de suite mais en revanche pour choisir entre les deux mandat j'ai attendu un mois j'ai hésité beaucoup mon mari puisque je suis marié maintenant me disait reste au conseil municipal et et finalement j'ai choisi de rester au conseil régional pour deux raisons la première la plus forte c'était que j'avais je ne m'imaginais pas conseiller municipal dans une équipe qui était l'équipe que j'avais formé et choisi euh que j'avais animé et m'assoir simplement comme ça c'est pas une question d'orgueil mais je me connais trop quand vous avez eu l'habitude de d'impulser le truc et bah vous asseoir et puis écouter quelqu'un d'autre expliquer même quand c'est votre premier adjoint et que vous l'aimez beaucoup et que vous avez fait plein de choses avec lui et que bah c'est c'est vous pensez que vous pouvez le faire mais est-ce que c'est vraiment réaliste et je me suis dit que j'allais sûrement l'embêter de gêner pareil pour la personne qui m'a succédé à la présidence deun intercommunalité puis la deuxième raison c'est que je savais qu'à la région je pouvais rester dans la commission transport que sans avoir une délégation c'est un peu un faoné hein je pouvais être président de la la commission transport et donc je pouvais garder un impact concret sur des sujet concret et quotidien voyez est-ce qu'on fait un arrêt de train à bariset la côte dans le sud de la meurtemoselle ou au Châtelet sur retourne dans le sud des ardenes comment on finance la mise en sécurité du point où les gamins attendent le quart euh à brumat dans le nord de l'Alsace et est-ce que sur une ligne de train on va s'arrêter à tel ou tel endroit où on va faire moins d'arrêts pour aller plus vite quel prix payent les gens et selon quel type de réduction quand ils prennent le car ou le Trainz quel axe de vélo on va choisir ou sur quel axe de vélo on va choisir d'aider les communautés de communes qui vont faire des travaux et et pas sur certains autres voyez c'est pas moi qui prend toutes ces décisions hein mais quand ça se décide je suis là je suis encore là alors que au conseil municipal ça aurait sûrement été plus difficile d'être encore là puisque j'aurais pas été adjoint j'aurais pas été maire vous voyez donc c'est pour ça que j'ai fait ce choix voilà je sais pas si c'est une réponse c'était un peu ça votre question ou voilà ce que je suis aujourd'hui ce que je ce que je faire dire pour moi la politique c'est pas être c'est faire donc voilà ce que je fais allez-y oui encore quelques minutes pas beaucoup Monsieur allez-y bonjour Mathias soussorne je suis étudiant en première année euh ma question en fait ça va porter sur le Parti radical euhéroup tant mieux hein tant mieux tant mieux tant mieux je vais faire des cartes bon alors personnellement je suis investi à Renaissance et dans un mouvement de jeunesse aussi oui c'est ça et voilà donc ma question ça va être simple j'ai entendu parler de liberté de laïcité et de d'Europe et finalement qu'est-ce qui qu'est-ce qui différencie le Parti radical de renaissance décentralisation ah oui euh je suis pas sûr que je je je suis apparenté au groupe Renaissance à l'Assemblée nationale hein donc voilà je je suis avec les collègues je tout le monde sait que je suis un peu bizarre voyez je suis pas le seul à être un peu bizarre mais mais je suis pas exactement comme tout le monde mais je m'entends très bien avec les collègues et si je suis là c'est aussi parce que c'est ce qu'il y a de plus proche de moi mais je suis pas sûr par exemple que la laïcité ce soit l'ADN de renaissance c'est présent vous voyez ce que je veux dire mais c'est pas le sujet c'est pas un sujet cardinal quand vous faites une réunion au Parti radical il y a pas vous pouvez pas faire une réunion d'un sans qu'il a pas quelqu'un qui parle de laïicité voez de vigilance dans les écoles dans l'espace public ENF voilà je suis pas sûr la décentralisation vous voyez c'est présent aussi à Renaissance j'ai plein de collègues qui sont Renaissance qui ont été Mair qui qui pensent que souvent c'est mieux de faire plus près que de faire plus loin je résume mais c'est pas le cœur de l'identité du parti vous voyez ce que je veux dire en revanche Parlier de liberté renaissance pour moi c'est le cœur c'est la libération des énergies hein c'est cette idée que la France est un pays très administré où il y a beaucoup de règles qu'on s'est qu'on a perdu l'habitude d'interroger et on va libérer tout ça vous voyez ce que je veux dire c'est c'est c'est fondamental ça donc ça a été vrai sur le chômage encore une fois on oublie ça mais vous savez moi quand moi j'étais gamin le grand sujet de politique c'était le chômage et aujourd'hui il y a toujours du chômage il a très fortement baissé et ça c'est c'est une victoire politique énorme on oublie parce que en politique c'est comme ça vous avez avalé le verre de Sirot et vous vous souvenez plus que que vous l'avez bu mais c'est pas exactement vous voyez ce que je veux dire moi j'y suis attaché à cette idée de libérer les de liberté de c'est pas le libéralisme c'est pas complètement voyez cet élan émancipateur on va dire ça comme ça j'y suis attaché mais c'est pas pour ça que je suis venu en politique voilà c'est c'est présent en moi mais c'est moins cardinal que que que d'autres choses donc c'est pour ça que je suis pas et puis je suis de l'ancien mondei j'ai été élu en 2014 avant 2017 donc j'ai fait de la politique avant que même avant que le Président de la République soit ministre de l'Économie donc je suis né avant politiquement donc je suis bien dans ce parti là mademoiselle aussi je crois hein oui bon bonsoir Monsieur le Député je m'appelle Lecler Juliette et je suis en première année à l'iléie merci pour cet échange sur l'engagement en politique et j'aimerais rebondir là-dessus et savoir ce que vous pensez de la fatigue démocratique qui touche de plus en plus de monde et qu'en tant que député comment pouvez-vous palier justement à ce phénomène merci bon c'est pas un phénomène français d'ailleurs vous l'avez pas dit ça donc je vous le prête pas et c'est pas un phénomène français pendant très longtemps ce qui a caractérisé la France c'est qu'elle avait un taux de participation plus élevé que la plupart des autres pays démocratiques et c'est encore vrai pour l'élection présidentielle c'estd que aux États-Unis 70 % de participation et c'est même arrivé en France que ce soit plus de 80 en 2007 par exemple c'était pas il y a 25 ans ou il y a 40 ansin mais la dernière fois c'était plus de 70 % de participation aux États-Unis ça ça n'arrive jamais jamais en Allemagne c'est pas si courant que ça ça arrive pour certaines élections mais donc en France il il y a toujours des élections où il y a beaucoup de gens qui votent et par rapport à d'autres pays les traditionnellement en France les gens votaient plus qu'ailleurs alors jusqu'à il y a pas si longtemps que ça mais on disait déjà ça vote on vote pas assez vous voyez ce que je veux dire mais ça permet de prendre du recul toujours he c'est le c'est le mouvement de l'historien ça euh alors si j'essaie de trouver des explications à ce que vous appelez la fatigue démocratique et qui est incontestable même si on parle toujours plus de politique aussi en France qu'ailleurs c'est si vous allez dans un café aux États-Unis personne ne parle de politique moi je me souviens de de c'est de l'histoire ancienne tout ça mais je me souviens d'avoir mangé une fois avec l'ancien compagnon dont je parlais tout à l'heure dans un restaurant il y avait des dames américaines qui étaient là tout le monde en France parlait de auamacer vous savez le la politique sociale du président Obama et la difficulté qu'il avait à faire voter par le Congrès le projet social qu'il voulait faire adopter pour les Américains tout le monde en parlait en France dans la presse cétait et donc on voit ces deux Américaines et on essaie de savoir ce qu'elles pensent là-dessus on essaie de les faire parler et au début on les trouve un peu embarrassé quoi et on se dit elle veulent pas nous dire en anglais hein on se dit on parle mal anglais ENF moi je parle pas trop mal anglais et mon compagnon encore mieux de l'époque encore mieux que moi et que tu as connu donc et et et donc et en fait on s'est rendu compte que elles ne savaient pas ce qu'elles en pensaient alors que on parlait juste de créer une assurance maladie universelle pour les Américains c'était pas un petit sujet quand même mais elle elle c'était deux institutrices enfin deux professeurs des écoles on dirait en France mais donc c'était des personnes qui étaient dans la transmission dans et ben elles savaient pas trop ce qu'elles en pensaient dans le fond vous voyez ce que je veux dire c'était pas leur vie mais ça c'est très alors qu'en France quand on va au café on entend parler de politique donc ceci c'est pour prendre un peu de recul donc il y a plein de choses qui jouent là-dessus il y a le confort c'est dur à dire mais le confort d'une société quand on s'est habitué à vivre sans menace dans le confort matériel pas tout le monde il y a plein de gens qui vivent mal en France mais il y a plus de gens qui vivent bien qu' a 30 ou 40 ans ça c'est sûr pas de doute il y a 50 ans en France ou 60 ans quand vous étiez vieux vous étiez dans la misère c'est vrai ce que je vous dis vous étiez pauvre très pauvre aujourd'hui les retraités ils ont souvent un patrimoine un niveau de vie qui est parfois supérieur aux jeunes actifs ça n'existait pas il y a 60 70 ans en France donc le confort ça fait que vous vous sentez pas menacé vous pouvez vous dire moi ce qui se passe dans la vie internationale ou dans la vie politique de toute façon ça changera pas ma vie ou alors qu'évidemment ça change votre vie la guerre en Ukraine ça change votre vie il y a de l'inflation voyez le confort certains certaines erreurs des politiques aussi peut-être le fait que la politique est voulu trop se plier au système médiatique qu' faut où il faut tout le temps commenter commenter commenter faire du nouveau c'est pas vrai qu'on a une idée nouvelle tous les jours en politique c'est pas possible ou alors si vous faites ça c'est que vouses c'est inquiétant vous voyez mais il faut toujours avoir un truc nouveau à annoncer mais les choses importantes elle s'annonce pas tous les matins un président de la République qui arrive avec 5 si grands projets structurant pour son pays pour les 5 ans ben c'est déjà beaucoup hein c'est déjà beaucoup mais on sait le en politique on s'est beaucoup habitué à faire comme le système médiatique fonctionne donc on commente on commente on propose des tas de choses tout le temps on fait mine de voyez on répond à la voyez à la demande sociale plus que parfois on construit une vision même si il y en a une je crois depuis 2017 mais voilà il y a les écrans il y a des erreurs il y a eu des scandales politiques le rapport à l'argent les politiques ont leur part de responsabilité euh évidemment même si je terminerai par là euh moi je pense enfin la plupart des gens que j'ai rencontré en politique c'était pas des gens qui s'engageaient pour l'argent honnêtement pour d'autres raisons parfois il y avait des mauvaises raisons mais pas pour ça et comment on répond à ça à la bah déjà en étant sur le terrain en expliquant en expliquant en expliquant on se laent pas d'expliquer moi je je sur les réseaux sociaux je suis sur les réseaux sociaux traditionnels hein sur Facebook parce que chez moi les gens ils ont Facebook surtout les gens d'un certain âge maintenant et sur Twitter ça c'est plus système médiatique oui mais sur Facebook par exemple quand vous mettez quelque chose un message politique voyez j'ai fait si je me suis battu pour ça on s'est battu pour ça vous avez des gens qui réagissent parfois en faisant des critiques un peu négatives moi j'essaie toujours de faire une réponse argumenté et souvent même les gens qui sont pas d'accord avec vous ils respectent votre argumentation mais ils ont plus l'habitude que on construise un truc voyz parce que souvent aujourd'hui on dit vous avez tort madame vous avez raison Madame je vous écoute madame mais c'est pas ça c'est pas seulement ça une réponse donc on a nos tort peut-être qu'on a pas assez expliqué que les politiques NT pas assez expliqué ce qu'il faisait mais je crois qu'on reproche aussi beaucoup de choses à la politique dont la politique n'est pas directement responsable parce qu'on est une nation très politique peutêre encore une question et après il va falloir que j'y a oui puis il y en a qui seront contents d'être libérés sûrement voilà ça é quelque chose qui ét facile d'assumer quel chose que vous Avezé est- que vous discrimination bon déjà en tout cas dans ma génération mais je pense que c'est encore vrai en France c'est vrai dans la plupart des pays du monde nonobstant le progrès les progrès extraordinaire qu'on a accompli quand vous grandissez en France et que vous êtes adolescent vous vous rendez compte que vous êtes homosexuel que vos camarades sont amenés à le penser je suis pas voyez voilà j'ai pas des signes extérieurs évident ou et et quand bien même ce serait le cas mais vous êtes forcément à un moment donné vous avez forcément un peu de violence qui s'exerce sur vous c'est dire le contraire c'est pas vrai vous êtes forcément un peu harcelé montré du doigt moqué moi ça m'est plutôt moins arrivé qu'à d'autres peut-être parce que j'ai toujours eu cette stature là et qu'on m'a jamais trop emmerdé dans la cours d'école mais mais moi aussi j'ai eu droit à des trucs voilà dans ma scolarité et c'est drôle parce que pendant longtemps j'y ai pas pensé c'était loin derrière moi et puis avec des affaires de harcèlement des suicides de gamin et notamment dans dans les vuges l'année dernière dans une discussion en reparlant comme ça tout à coup il y a des choses qui me sont remonter et que j'avais complètement oublié du collège et du lycée donc c'est comme ça et ça a beaucoup progressé moi j'ai vécu j'ai grandi j'ai vécu mon adolescence dans un petit village dans un département rural et avec une France où il y avait même pas le Pax d'accord qui a été voté en 199899 donc l'homosexualité cétait un truc dont personne ne parlait il y avait pas de vous regardiez une fiction à la télé pas les séries mais av déjà des trucs des télfilm Mach trucs pour voir un personnage homosexuel fallait vraiment chercher je cherchais moi mais c'est S mais mais mais c'était vraiment pas évidentz vous voyez ce que je veux dire bon et après alors dans la vie il se trouve que moi j'ai toujours vécu ma sexualité assez librement c'est comme ça peut-être parce que je savais que ma famille m'aimait beaucoup et que même si c'était un truc dont on avait jamais parlé il m'accepterai et ils m'ont très bien accepté comme j'étais et donc dans la vie publique j'en ai parlé il y a pas longtemps il y a un bouquin qui est sorti je sais pas si vous avez vu ça mais qui s'appelle LGBT en politique où j'ai raconté pas mal de trucs sur moi et bon sur tout ça oui ça a été difficile oui c'est sûr j'ai pas été déçu du voyage je me suis dit je me disais avant de me présenter en politique on va m'attaquer sur ça j'annonce ma candidature ça devait être le 27 septembre 2013 voyez je suis vraiment professeur d'histoire j'aime bien les dates 3 jours après j'assiste à mon premier conseil municipal à saint-di un vendredi je m'assiais dans la salle j'écoute le avant moi qui anime le conseil municipal le conseil municipal se termine et là il y a une personne que je que j'ai appris à très bien connaître après avec qui j'avais discuté pendant un an vous savez pour décider si j'étais candidat ou pas qui vient voir et qui me dit voilà il y a eu un tract qui a été distribué dans des boîtes aux lettres à des gens de la communauté catholique quelquesuns une quarantaine 3 jours après et qui disent dans lesqueles ils disent que tu es homosexuel je me souviens très bien je descendais l'escalier de la mairie il était à côté de moi et je lui dis bon bah c'est vrai et je lui dis et il va falloir faire avec et on gagnera quand même et ça s'est passé comme ça et cette personne qui était avec moi parce qu'il a eu le courage de m'en parler alors que presque toutes les personnes qui m'avaient sollicité pour que je sois candidat n'avait pas osé m'en parler ou m'envoyer un message ou quoi que ce soit c'est lui qui est devenu mon directeur de campagne et puis ensuite ça a été mon premier adjoint et c'est lui qui m'a succédé à la mairie parce qu'il a eu le courage de m'en parler et donc oui benah j'ai pas été déçu du voyage ou ça c'est sûr il y a eu des trucs à plusieurs moments après les gens s'habituent en fait et par rapport à ce que j'imaginais une fois que j'ai gagné je peux pas dire que ça ait jamais disparu voilà mais mais la plupart du temps non et puis il y a tellement de gens ça a été plutôt plus facile que ce que j'imaginais puis il y a tellement de gens qui sont venus me voir qui m'ont encouragé qui m'ont parlé des problèmes de leurs filles de leurs fils de leurs frères leurs sœurs vous comprenez ce que je veux dire que je me suis dit j'ai bien fait d'assumer parce que j'ai assumé parce que à ma façon je peux changer un peu le regard si on se dit si dans une ville de 20000 habitants dans la alité on peut assumer sa sexualité on peut assumer de pas être comme tout le monde et de construire des projets politiques pour tout le monde et ben ça donne confiance à des gamines des gamins qui se posent des questions même à des adultes qui se posent des questions voilà donc mais j'ai pas été oui j'ai eu des trucs ce qui m'a fait le plus mal je termine là-dessus peut-être c'était en rapport avec mon travail c'est c'était en 2017 quand on a construit une grande intercommunalité vraiment je je termine là je vous avais dit que je m'étais battu pour unir hein les différentes communautés de communes ensemble à à l'échelle du bassin de de vie on avait fait un travail de dingue on avait fait des des dizaines peut-être des centaines de réunions avec mes collègues que j'avais animé que on s'était posé les question sur comment on allait enseigner la musique comment les gens allaient payer les vous voyez les les tarifs dans les médiathèques enfin tout ça on s'était posé ces questions comment si on avait la compétence assaainissement comment on ferait on un travail de dingue pendant 2 ans arrive l'élection à la présidence de la communauté d'agglomération et bien sûr j'étais candidat et et et là il y a des gens qui on envoyé des lettres anonymes à des gens qui me soutenaient en disant vous pouvez pas voter pour un et avec plein de trucs une vie une vie sexuelle qui m'était Pr mais alors un truc je vous assure c'était les mil une nuit hein et donc y compris avec des gens que je n'avais que je n'ai toujours pas rencontré et et là ça m'a fait mal mais vraiment mal parce que parce que j'avais travaillé et que après tous travail avec tant de gens on me renvoyait encore ça dans la figure VO vous comprenez ce que je veux dire donc que mais après ça passe et puis j'ai gagné donc à la fin j'ai gagné quand même donc c'est tout merci beaucoup bien c'est sur cette note que je je vous remercie la semaine prochaine on recevra le sousdirecteur de lei
David Valence