Glyphosate, le meilleur ennemi de l'agriculteur ? - Un monde en docs (23/01/2021)
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et à l'issue de cette traversée du grenier de la france de la beauce tu restes ces interrogations le glyphosate est il dangereux les consommateurs doivent t'ils mieux savoir ce qu'ils veulent tout comme les gouvernements qui conclut des accords de libre-échange jugé sévèrement par les agriculteurs et quel modèle agricole imaginé pour demain c'est avec toutes ces questions que nous laisse film la beauce le glyphosate et moi ce film d'isabelle veron et pour approfondir à présent j'accueille sur ce plateau joël labbé bonjour bonjour vous êtes sénateur écologiste du morbihan vous est notamment à l'origine de la loi la baie qui interdit l'utilisation de pesticides dont l'espace public avec nous également à distance olivier andrault bonjour vous êtes chargé de mission alimentation à l'association de consommateurs l'ufc que choisir également pour ce débat nous sommes avec bertrand home on vous êtes agronome du conseil en chambre d'agriculture en normandie et enfin sur ce plateau maxime bizarre blondeau vous êtes producteur de céréales et de betteraves et vous êtes vice président des jeunes agriculteurs du loiret merci à tous les quatre d'être présent sur pour ce débat pour un mondant doc tout d'abord ce film choisi de s'intéresser à des parcours d'agriculteurs différents dans l'agriculture intensive raisonnée bio il choisit aussi de ne pas trancher qu'est ce que vous avez pensé de ce parti pris maxime bizarre blondeau c'est un excellent film pour la première fois le sujet des pesticides est abordé de manière apaisée calme sans chercher à déformer ce que dit la science mais bien en s'intéressant à ce qu'attendent les citoyens et aux à la capacité qu'ont les agriculteurs à respecter les attentes du citoyen et les demandes des hommes et des femmes politiques donc un film très équilibrée particulièrement intéressant et qui permet je pense d'aborder le sujet des pesticides qui est un vrai sujet de société de manière sereine oui olivier andrault on est d'accord pour dire sur ce plateau que c'est un point de vue plutôt nuancé on avait vu une pluralité de parcours et aussi on voit beaucoup d'agriculteurs qui n'en peuvent plus d'être perçues comme des empoisonneurs par les français c'est le mot très fort que certains emplois vous diriez quoi aujourd'hui il ya cette fracture entre les français et leurs agriculteurs une fracture qui existe vraiment aujourd'hui je n'ai pas les éléments d'expertisé pour dire s'il ya réellement une fracture entre les agriculteurs et les consommateurs français en revanche je pense que le lier les tables prise de conscience aussi bien de la part des agriculteurs mais c'est ce que montre ce documentaire l'essai d'une bonne nouvelle puisqu'il ya des exécuteurs qui se rend compte qu'ils ne peuvent plus continuer comme ça avec l'impact evans a cédé face non seulement dit que fawcett mais des centaines d'autres de molécules qui sont autorisés actuellement et donc ça ça fait partie de la bonne nouvelle et puis de temps de jeu conséquent il est possible de faire autrement et puis d'autre part vous avez allant de plus en plus de consommateurs qui se rendent compte qu'à travers leur acte d'achat eh bien ils peuvent continuer à pérenniser un vote à l'école dont on se rend compte qu'il va droit dans le mur et en revanche on voit qu'une dose en plus de consommateurs se disent qu en achetant des produits d'agriculture biologique par exemple eh bien ils permettent d'encourager les agriculteurs qui ont choisi une autre voie qui est plus respectueuse de l'environnement mais aussi du consommateur on va on va évoquer de façon plus précise le rôle des consommateurs dans tout cela mais bertrand mon jeu revient à cette question est ce que pour vous il ya encore et bien aujourd'hui cette fracture entre les français le monde de l'agriculture est notamment liée à la question des pesticides alors je crois de ce point de vue là je vais je vais pouvoir confirmer que les 10 avant l'oral n'existe peut-être pas que à propos des pesticides mais en tout cas c'est forcément le sujet peut-être le plus en pointe pour illustrer cette fracture mais je sais pas comment vous fracture adaptée dès qu'il ya des relations encore humaine avec le monde agricole alors si beaucoup plus facile et on peut quand même encore espérer que de proche en proche comme les gens qui ont des liens et c'est ce type de lien qu'il faut cultiver pour éviter la fracture est physiquement après les pesticides de manière de manière également le gic finalement se retrouveront pointe parce que maintenant c'est quand même très connus lors lors effet on souvent sur la santé l'environnement dès que façon assez logique les consommateurs pour le lien oui vous le dites les effets sont connus ceux du pesticide des pesticides sur l'environnement mais tout de même on sort de ce film avec une question à peu sans réponse le glyphosate est il dangereux isabelle vers on préfère ne pas se positionner sur le terrain de l'en quête scientifique joël labbé et pourtant il ya le cirque le centre international de recherche sur le cancer une agence de l'om est ce qui la classait en 2015 cancérogène probable mais vous entendez aussi notamment dans une des agriculteurs qu'ils disent mais il ya bien d'autres produits qui sont aussi cancérogènes vous caler votre votre position d'abord il ya aussi d'autres produits le glyphosate en est un qui est qui est très largement suspecté et on parle du glyphosate on ne parle pas du round up dans le round up il n'y a pas que du glyphosate qui est l'une des molécules actives de cet herbicide de monsanto dans lequel on le voit dans le film hulu le mélange se fait entre le glyphosate et les adjuvants et parmi les adjuvants il y a aussi des molécules actives qui celle-là ne sont pas déclarés il ya des sentiers des scientifiques qui actuellement travaille là dessus et l'effet cocktail entre les deux faits que l'on parle de 1000 fois plus toxique que le solde glyphosate je parle d'une parole scientifique dont on parlera dans les mois qui viennent c'est dire si le glyphosate fedida mais derrière le glyphosate c'est tout un panel de pesticides qui sont au coeur d'un modèle agricole qui est tenu par certains parlent et non d'un modèle qui fait que les agriculteurs qu'ils disent mais moi les produits que j'utilise sont autorisés donc ils ne sont forcément pas si mauvais que cela et on ne peut pas leur dire vous n'avez pas loin de le faire donc c'est là où le rôle de la science mais de la science au sens large et ouvert le rôle des politiques parce qu'au final c'est nous qui légiférons notre rôle est essentiel par rapport à sa rente vous êtes d'accord avec cela maxime bizarre blondeau est ce que pour vous égare la dangerosité du glyphosate à l'éclair aléas réel et démontrer je n'ai pas d'avis sur la dangerosité du glyphosate je ne suis pas scientifique et j'allais dire que ce n'est pas le rôle des agriculteurs d'avoir un avis sur la dangerosité des produits phytosanitaires évidemment à partir en utilisent des pesticides que ce soit des pesticides naturels ou des pesticides de synthèse ce n'est pas quelque chose d'anecdotique et en fonction de l'usagé qu'on en fait des doses que l'on utilise évidemment ça présente un danger pour l'humain pour la santé mais également pour l'environnement ise vous du genre j'utilise le plus modérément possible tant parce que c'est ma préoccupation de prendre soin de mon outil de travail qui est ma terre et mon environnement que aussi pour prendre soin de ma santé et de celle de ceux qui m'entourent mais le sujet d' pour les agriculteurs c'est pas de juger de la dangerosité d'un premier pour le coup il ya des experts qui sont extrêmement compétents des agences publiques qui sont là pour ça le rôle des agriculteurs c'est de nourrir la population en respectant les règles qui nous ont donné aujourd'hui pour le moment le glyphosate est autorisé et en veillant à respecter les attentes sociétales qui sont très contradictoires on veut une nourriture abondante à bas coût et en même temps on veut des pratiques agricoles ce qui est assez différent des pratiques agricoles de plus en plus vertueuse on se rend compte je pense très bien dans le reportage que c'est une équation qui est insoluble tant que le citoyen n'assumera pas son rôle de consommateur olivier andrault ça vous ça vous fait réagir ce que l'on dit sur sur ce plateau will la veille parce lorsqu'on se repose sur les instances d'autorisation des pesticides au niveau européen au niveau national négo internationale il faut que les téléspectateurs sont conscients d'une chose c'est que ces tournées ces autorisations se font quasiment toujours sur la base de d'études scientifiques y sont transmises par les fabricants de pesticides heumann qu'il ya un biais majeur déjà dans les procédures d'autorisation deuxième billet koechli les quais rarement connu c'est que est bien normal que qu'on parle de chine maintenant plus d'une décennie des perturbateurs endocriniens il ya un consensus depuis au moins dix ans sur ce principe eh bien on ne teste pas actuellement tout cas pas de manière sérieuse si les pesticides lorsqu'on va les autoriser ou leur redonner une réévaluation de vieille fille pas si maria se seront pas des perturbateurs endocriniens on a visé une fille pas non plus si l'on va un impact avec d'autres molécules chimiques pour voir s'il n'y a pas ces fameuses effet cocktail dont vous voyez que ces fameuses procédure d'autorisation sont très insuffisantes pour donner une garantie sanitaire ou environnementale et dernière chose je voudrais quand même rappeler que ces pesticides qui sont utilisés même s'ils sont utilisés en conformité avec la réglementation et bien on les retrouve la plupart du temps dans les tests comparatifs une réalisme sur les fruits et légumes en effet même si généralement et bien ces produits se sont à des niveaux qui sont inférieures aux doses maximales autorisées imaginer que un ou plusieurs des pesticides présents dans ses plus sérieuses soient des perturbateurs endocriniens c'est à dire des produits du bébête actifs à des doses extrêmement faible donc inférieures à la dose maximale autorisée bien ça pose un problème sanitaire alors qu'en revanche sur les produits dérivés de la biologie qui bien nos tests comparatifs montre qu'il ya une absence totale de résidus ou lorsqu'il est présent ces années de présence de traces bertrand m'ont vous voulez réagir également on entend olivier en gros un qui dit bas parfois ça ça peut être autorisée mais on ne fait pas absolument tous les tests et puis à des tests que l'on peut pas forcément se fier car cela vient des ses producteurs de pesticides aux siens je pense qu'il ya un sujet qu'il faut évoquer c'est que comprend que le vif aux athlètes et pointé notamment par rapport à une décision puis ciment du chef de l'état en 2010 cette part était monsieur labbé a parlé de cocktails mais aussi un deuxième procès qui est le cumul ya quand même un plan qui s'appelait ecophyto qu'à dix ans maintenant et qui lui vise l ensemble des pesticides c'est à dire qu'il faut éviter aussi que j'assure les agriculteurs les consommateurs de pointer un produit par produit considérons que s'il passe la barre de cancérigènes il est très mauvais que s'il est juste en dessous de la barre il serait bon ça c'est une fausse idée en sciences et je pense qu'il faut vraiment qu'on dit ça aussi c'est le glyphosate est un révélateur mais en réalité si on travaille produit par produit on va pas maxime bizarre blondeau eh bien vous parliez de l'utilisation que vous faisiez du glyphosate des pesticides vous dans votre exploitation il ya aussi bien beaucoup d'agriculteurs qui témoigne dans ce film parmi eux jean bernard c'était un agriculteur conventionnel non conventionnelles puisqu'il a choisi de réduire son recours et glyphosate et pourtant nous explique-t-il ils se retrouvent bien je compare avec mes collègues agriculteurs avec les comptes du centre de gestion quand il n'y a pas moyen de pousser et je suis toujours pareil en termes de compétitivité j'ai les mêmes marges à l'hectare parce que ça te coûte mois en produit parce que je mets j'ai un peu moins de rendement mais j'ai moins de produits phytosanitaires j'ai moins de coûts de production donc donc le le la marge au bout c voilà c'est le produit moins les charges au bout du compte c'est pareil j'ai un peu moins de produits mais j'ai un peu moins de charges la marge est bonne et ses collègues sont autour de toi qu'est ce qu'ils pensent de ton histoire le discours que j'entends assez régulièrement ses c'est très bien c'est vachement bien ce que tu fais par contre moi chez moi je pourrais pas parce que j'ai d'être homo vestaires et puis l'autre qui va me dire moi je peux pas parce que j'ai des trop bonnes terres j'ai un trop gros potentiel donc je pourrais pas faire ça et finalement tout le monde a plein de bonnes raisons pour pas faire maxime dusablon d'autres est ce que ça vous fait réagir voilà un agriculteur qui est resté en conventionnel mais qui réduit son utilisation de pesticides est dit bon ceux qui ne veulent pas le faire ils sont aussi parfois de mauvaise foi je pense que l'agriculture est un monde en grand bouleversement les pratiques agricoles ont énormément changé particulièrement depuis la pac de 92 qui a induit un changement d'approché de la manière de produire et derrière de commercialiser nos productions là où je regrette un petit peu son ton ironique c'est que la réalité du terrain elle est extrêmement diverses l'agriculture française aujourd'hui elle est plurielle même sur un territoire qui a tendance à être caricaturé comme la beauce on a une diversité de types de production de type de sol de volonté des agriculteurs c'est ce que montre le film ad'ailleurs yens et elle est pour le coup ce qui est applicable à cet agriculteur là ne sera pas forcément chez moi il faut que chacun puisse tenir compte de son exploitation de son environnement de sa volonté de la tente aussi derrière des acheteurs et donc du consommateur un fossé du volontarisme et la volonté de changer ses pratiques la volonté elle est là elle arrive petit à petit je pense que tous les agriculteurs aujourd'hui sont pleinement conscients des fortes attentes de la société que ces pratiques nouvelles elles sont intégrées mais elle demande du temps et c'est aussi un des messages qui est portée je pense dans ce film c'est que les changements de pratiques agricoles ne se décrète pas du genre mais on ne peut pas comme sur une voiture ou sur un jouet ou sur un produit de consommation courante dire du jour au lendemain la norme c'est ça nous on ne fait qu'une seule récolte par an qui est soumise aux aléas climatiques et donc les changements de pratiques agricoles demandent du temps et je pense qu'on est on y reviendra sur la promesse non tenue du président de la république elle n'était pas tenable bertrand - est-ce que ça passe aussi par l'enseignement en lycée agricole yens séquence aussi là dessus dans le film on voit et bien qu'on enseigne des pratiques d'agronomie mais ça reste quand même semble-t-il parfois un petit peu anecdotique ou est ce que vous diriez que ça une place de plus en plus importante aujourd'hui dans l'enseignement l'état avait la main sur l'enseignement à l'école c'est bien normal vial la réforme des programmes et donc l'état a justement activé quand même temps qu ecophyto d'ailleurs le plan pour enseigner autrement en parallèle de produire autrement donc ça veut dire que les modules d'enseignement ont changé mais mais il faut aussi une nuance et au sens où moi je suis très souvent en contact avec des élèves ou des enseignants voir avec les directeurs d'exploitation agricole des lycées en fait les les élèves ne sont pas uniquement au lycée ils sont aussi dans un milieu socioprofessionnel ils vont en stage ils sont souvent issus du milieu agricole froid peu près la moitié et s'ils n'y sont pas ils vont dans les fermes donc en fait c'est toujours la même chose ça ça change pas juste par l'enseignement il ya même des enseignants qui sont en difficulté parce que là on peut leur reprocher d'enseigner à à produire autrement pas par rapport à ce que dit monsieur bien sûr et par rapport à ce qu'elle a à ce qu'a dit le témoin dans le film est donc est quelqu'un avec qui je travaille depuis très longtemps ce n'est pas de l'ironie c'est juste que deux fêtes oui alors à la fois monsieur bandeau effectivement à la fois il faut du temps oui c'est vrai c'est un fait il n'ya qu'une récolte par an donc ça fait pas tant que ça à tous les dix ans mais néanmoins il ya juste un souci quand même c'est que ça fait moi je vais commencer à travailler dans cette voie là en 95 lors de la après la pâque 90 et avec des programmes nationaux d'esprit dit nationaux qui ont eu un certain nombre de noms ça veut dire que cette voie là allait à peu près connu depuis 25 ans et depuis 10 ans il ya le plan ecophyto il n'y a jamais eu autant de ressources en agronomie mobilisables la question c'est que ça fait dix ans que c'est très très peu mobilisé donc c'est pas de l'ironie que développe jean-bernard 17 au mans on regarde ça fait 10 ans que lui ou d'autres entendent eux ça autour d'eux c'est à dire on les trouve sympathique mais où on va leur dire mais non mais nous ne sommes toujours pas faisable donc abandonner la part de l'état je suis pas sûr que là le retrait d'un seul produit sur le bonne solution c'était quand même qu'on réduise vraiment l'ensemble des phyto quitte d'ailleurs à ne pas passer à lui 0 pour le glyphosate c'est à dire en gros vraiment et alors là elle simplement sous les ya pas de cours chargé culpabilité non non c'est oui à des choses disponible depuis 10 à 15 ans et on peut pas toujours dire qu on les mobilise pas parce qu'on a pas d'alternative olivier andrault on a commencé on parlait tout à l'heure le rôle du rôle du consommateur de sa part de responsabilité dans la chaîne vous disait qu'il ya des attentes nouvelles aujourd'hui de la part des consommateurs mais est-ce que ça ce double vraiment d'actes aujourd'hui est-ce que les caddies aujourd'hui suivent davantage les grands principes oui ça on a vu que sur les trois dernières années le bio a augmenté avec une croissance à deux chiffres ce qui est quand même exceptionnel donc il ya il ne devrait trees en compte par les consommateurs de cette problématique environnementale ils savent que leur acte d'achat bagages sur leur santé un coeur julie on y regarde quasiment pas de résultats et six sites au niveau du bios à la daphné roulier conventionnel et puis l impact au niveau environnemental maintenant le problème c'est évidemment quand on veut acheter bio c'est plus cher donc là nous est ce qu'on voudrait surtout pas c'est que le bio soient réservés évidemment à une élite aux consommateurs qui ont les moyens de se lâcher et la raison pour laquelle le bio et les plus chers en fait c'est pas une raison c'est plusieurs raisons il y a déjà une première raison qui avait tout à fait justifiée c'est que le niveau des rendements au niveau des chances du fait de l'absence d'utilisation de pesticides de synthèse ou bien dedans 25 tonnes c'était qu'on ne va pas booster à faire artificiellement avec la petite production de son produit moi donc ça c'est tout à fait normal qu'on paye un petit peu plus cher en revanche il ya une deuxième raison qu'elle est tout à fait injustifiable c'est que nous avons fait déjà deux études sur les marges réalisées par la grande distribution sur l'audio et on se rend compte qu'en en moyenne et bien là marges réalisées par la grande distribution est pratiquement double sur les produits dur par rapport aux produits conventionnels faisait des guérillas une troisième idée que je voudrait introduire c'est finalement on dit ben quand même les produits conventionnels c'est beaucoup moins cher que les produits bio faut pas oublier cette idée ça serait dommage de violon de faire porter aux consommateurs assure cours à travers des achats de bio mais la question qu'est ce qu'on s'est déjà posé la question pourquoi est ce que les productions conventionnelles sont aussi peu cher actuellement mais cette année de conventionnel polluent énormément on à la norme maximale en pesticides sur l'eau du robinet qui est qui est dépassé dans la moitié des rivières et des fleuves du territoire français sur le tiers des nappes phréatiques donc ça veut dire que si on veut faire de l'eau du robinet à partir de ces sources la lettre codée voulu et cette dépollution salut que dans cette boucle sa couette entre 660 millions d'euros et un milliard d'euros par an et ça c'est pas les agriculteurs conventionnels le paye c'est les consommateurs donc oui oui il ya peut-être des restes des coûts induits des coûts externalisée qui ne sont pas pris en compte par la version joël labbé vous êtes d'accord avec cela le d'une part le bio c'est trop cher parfois mais c'est pas toujours justifiées et puis il faut aussi prendre en compte l'ensemble des coûts de l'agriculture conventionnelle tout ça le consommateur doit l'avoir en tête lorsqu'il a il fait son acte d'achat oui alors là encore il ya le consommateur il ya les consorts les consommateurs avertis maintenant qu'ils font leur choix il ya hélas par rapport aux prix effectivement une partie du consommateur qui ne peuvent pas mais par rapport aux trois mots trois motivations sur la sueur sur les coups je partage qui vient d'être dit en insistant sur le troisième les externalités négatives générés par par l'agriculture intensive on l'a dit sur l'eau sur le sol sur l'air sur la santé humaine sur les pollinisateurs également économiquement ce sont des fortunes qui ne sont pas pris en compte quand on fait les calculs c'est la raison pour laquelle un certain nombre d'associations de syndicats et de politiques aussi demande avec force des paiements pour services aviron environnementaux dans le cadre de la pâte justement pour pour favoriser l'agriculture vertueuse et pénaliser l'agriculture qui ne l'est pas c'est juste de la justice celle là et pour continuer justaret un petit peu sur la question des modèles alors vous dites il faut du temps ça fait 15 ans qu'on entend dire qu'il faut du temps il ya un moment effectivement il faut un peu de temps mais à un moment où il faut donner les orientations et celle là ne sont pas donnés par ce qu'elle certains d'un certain nombre de tenants de l'agriculture productiviste son ne veulent absolument pas bouger ils attendaient les dérogations pour les ionique hawtin web ils les ont ils les attendent pour le glyphosate ils vont les avoirs sans doute ce qui est alors qu'il est important de se donner des trajectoires de sortie parce que la france s'est engagée dans le cadre du plan ambition bio à 15 % de terres agricoles en 2022 c'est demain qui est l'europe 25 % en 2030 tout converge vers la l'expérimentation est déjà faite par l'agriculture biologique alors que mais discutons entre nous sur les sur les moyens d'y arriver elysée aussi dans ce contexte doivent et bien d'être aussi cohérent et l'une des questions qui a abordé dans ce documentaire c'est aussi la question des accords de libre échange ale question de ses produits importés autorisée par l'union européenne et des produits qui n'ont pas besoin de respecter les normes qui sont imposées aux agriculteurs français j'ai vérifié cette histoire de limites maximales de résidus sur le site officiel de la commission européenne j'ai découvert qu'on autorisé jusqu'à 200 fois plus de résidus de glyphosate dans les produits agricoles qui viennent de pays où on peut le pulvériser directement sur les cultures ce qui est interdit en france cette concurrence déloyale est intenable pour les agriculteurs et moi aussi ça me met en colère parce que ces produits je les achète tous les jours sans le savoir maintenant je ne regarde plus les emballages de la même façon maxime bizarre blondeau est ce que vous pensez bien que ces accords de libre échange qui existent dire depuis des années le dernier bien sûr c'est c'est le c'est à l'accord de libre échange entre l'union européenne et le canada se sont pour vous des accords déloyaux depuis 70 ans de manière continue les politiques publiques ont poussé à produire une alimentation en quantité une alimentation en qualité aujourd'hui je n'entends pas les discours qui disent qu'on aurait une alimentation des français qui ne serait pas sûr qu'ils seraient dangereuses c'est irresponsable de mon point de vue de porter ce message là je vous parle et rit en pression une alimentation en volume constant on se rappelle des ya pas si longtemps et encore quelques décennies des crises alimentaires qui parcourait le monde ça n'arrive plus aujourd'hui grâce à l'agriculture intensive grâce à une agriculture qui s'est professionnalisé on a acquis de la stabilité et ce qu'il se passe c'est que malheureusement depuis des années et des années notre agriculture qui est de + vente plus vertueuses et qui répond à des objectifs supplémentaire de stockage de carbone de diminution des intrants de préservation de la biodiversité est en concurrence directe avec les agricultures hors union européenne notamment d'amérique du nord et d'amérique du sud condé pratiques qui sont d'un autre âge que nous n'avons jamais eu au sein de l'union européenne mais qui de manière j sont insensées on est en 2021 maintenant on est tous conscients de l'impact que la société humaine assure l'environnement et que l'agriculture assure l'environnement c'est une réalité ce qui se passe notamment en amérique du sud en amérique du nord est insensé et que aujourd'hui sur les marchés mondiaux sur les marchés européens dans les étals des supermarchés nos productions nationales et communautaires soient mis en concurrence directe sans droits de douane avec des productions étrangères déloyale déloyale d'un point de vue de la sûreté sanitaire et sûreté environnementale c'est inadmissible ces tunnels avant 2 avant de critiquer les agriculteurs français les agriculteurs européens il faut déjà que les hommes et les femmes politiques fassent en sorte que tout ce qui est mis sur le marché dans l'union européenne respecte les mêmes règles on y arrive pour l'automobile on y arrive pour les jouets pour enfants on n'y arrive pas pour ce qui est quand même la base d'une société c'est à dire l'alimentation l'alimentation bertrand home on a l'impression que la france est plutôt vertueuse par rapport à de nombreux pays sur son utilisation des pesticides est ce que c'est vraiment le cas la france est pas spécialement verte s'est tant que ça la france sait faire pas mal de choses et a beaucoup d'avancé en agronomie parce que il ya historiquement beaucoup de travaux agronomique et de recherche développement en france donc ça permet d'avoir beaucoup de ressources mobilisées mais après au final la ferme france est pas et pas du tout aussi vertueux est ce que ça après cet argument la soul et oui il existe mille et pas du tout nouveau quelque part dans ce cas là on pourrait dire mais il existait aussi à 10 ans ou même en 2008 lors du grenelle de l'environnement et est néanmoins le gouvernement de l'époque a quand même décidé de dire que ce serait bien et d'un coup et de faire en sorte que tous les acteurs finalement des co décident du 50 % de réduction je veux dire c'est pareil au niveau social on voit bien que les normes sociales sont pas les mêmes néanmoins on essaye quand même tombé à que mal mais c'est pas facile non plus de garder un emploi en europe donc ça veut dire oui ce sujet là est un vrai sujet c'est en lien quand même alors avec le modèle qu'on a à peine fait question des modèles qu'on a à peine développer mais une vedette des voix pour s'en sortir c'est quand même elle peut être renforcé par la crise sanitaire actuelle l'idée que dans le territoire ça accélère l'envi de plein de territoire des débits le décideur qui hérite aurions pour avoir une augmentation quand même qu'ils soient régionales et qui du coup répondent aussi à un certain nombre de critères nos deux qualités notamment par rapport aux pesticides ça veut dire que ça c'est peut-être une des voies pour s'en sortir sachant qu'on va pas tout résoudre sur les marchés sur les normes mondiaux mais un mondial oui olivier andrault voulait réagir chance que sur le message de dire ils font que tous les produits importés respecte absolument les mêmes règles que celles qu'on applique aux produits européens aux produits français je crois que tout le monde cinq ans c'est une évidence maintenant ça doit pas consister comme l'excusent principale pour ne pas avancer en ce qui concerne les productions nationales en france est de dire que la france la sphère de france et globale rouault plus vertueux que ce qui se passe à l'extérieur je pense que c'est pas un discours qui est noble la réforme match à riquet de la pac était évoquée c'est en 1992 ce qu'on appelle l'écoconditionnalité donc depuis 1992 en théorie et bien l'agriculture conventionnelle est censé recevoir des aides sous réserve d'être en conformité avec des mesures de protection d'environnement or il ya plein de rapports qui montrent que ça ne marche pas ça n'a jamais été contrôlée il n'y a pas de sanction en ce qui concerne le principe d'ecophyto ça fait maintenant qui vont décider ça ne marche pas on se rend compte que non pas l'utilisation a voulu mener l'utilisation en terme d'intensité des pesticides continue à augmenter donc échec total la vraie question c'est qu'est ce qu'on ne ferait que ce que se font les bons amis français et européens pour arriver à une véritable transition agricole et pour développer de manière très significative nadu et sur ce point je dois donner juste deux chiffres en france la surface agricole utile grandiose est de l'ordre de 10 % en italie à bien ces deux fois plus et vous vous ne faites la transition vers notre troisième thème quel modèle agricole pour demain vous nous dites la france n'est pas forcément plus vertueuses que d'autres pays il ya eu aussi et bien peut-être des reculs dernièrement sur ces sujets joël labbé alors comment comment voir l'avenir aujourd'hui en france en oui pour l'avenir on parle beaucoup de relocalisation dans tous les domaines le domaine alimentaire est essentiel de cette notion d'agriculture mondialisée c'est un non sens pour nous mais comme pour les pays du sud pascal y dire qu'on fait tout ça pour aller nourrir la population de la planète on sait que c'est fou maintenant qu'il continue à y avoir des échanges c'est absolument normal mais sur les territoires tout ce qui peut être consommée et les territoires au sens large ce qui peut être consommée sur place soit produit sur place sur les territoires qu'on met en place dans le cadre de projets alimentaire territoriaux là ce sont des outils extraordinaires qui mériteraient véritablement d'être et des beaucoup plus et impulser pour la faveur de la crise à ce que justement vous dirais qu'il ya une prise de conscience gouvernementale on le voit par exemple dans le prends le plan de relance le gouvernement a annoncé tout un plan protéines dans le cadre du plan de relance à ça fait partie de cette volonté de de relocaliser ces protéines qui très souvent sont importés d'amérique latine oui absolument par contre pour ça il faut vraiment se donner les moyens le plan protéines il faut véritablement qu'il ya une planification dans le temps de telle sorte que en plus les agriculteurs qui s'y met sur les nouvelles cultures de protéines il faut qu'ils soient assurés d'avoir les débouchés il faut que l'agro industrie s'engage à faire marcher le local également et pour le moment comme on est au prix globaliser le moins cher possible l'agriculture française ne fait pas le poids alors qu'elle est bien meilleur que cas certain nombre d'autres gens qu'on soit notamment de l'amérique du sud mais c'est doji de la fait que nos industriels préfèrent importé d'amérique du sud que que dès que des productions françaises parce que la logique elle est uniquement business et ça ça ne peut absolument pas durer avec les projets alimentaire térieur territoriaux on ne peut remettre en place les systèmes polyculture élevage sur les territoires la question des rotations de deux cultures qui sont essentiels il évoque toute la question de doré intégré l'agronomie au plus haut point dans tout dans dans les systèmes agricoles fait que c'est comme ça que l'on pourra avancer voilà les avancées blondeau vous entendez joël labbé est ce que vous êtes prêt vous à aller vers cela vers plus d'agronomie et demandent vraiment de changer aussi les habitudes la polyculture faire tourner comme ça les cultures pour ne pas appauvrir les sols je pense que c'est déjà le cas je m'inscris totalement en faux par rapport à ce que je puis dire le représentant des consommateurs parisiens la réalité c'est que l'agriculture a déjà leurs consommateurs tout court mais qui en l'occurrence ne doit pas y être bien connaître la ruralité et la campagne l'agriculture parce que les pratiques ont déjà changé les rotations se sont allongés on est passé en beauce on est passé de blé orge colza si on simplifie à des cultures beaucoup plus longue avec l'introduction de deux le protège il est justement de l'un deux poids deux chambres de féverole les pratiques changent déjà en effet il faut se donner les moyens de les accompagner lien il ya un départ sur le plan de relance mais sur un volet en particulier l'agroéquipement donc les matériels qui permettent de réduire l'utilisation des pesticides c'est le premier objectif à 20 millions d'euros de budget les appels à projets ont été ouverts le 4 janvier le 5 janvier y avait 70 millions de budget qui était consommée donc on voit bien que les agriculteurs sont volontaires pour avoir des moyens techniques d'utiliser le moins de pesticides pour adapter leurs pratiques culturales on l'a bien vu avec les élèves de l'école de la saussaie on voit bien que la proche de l'agriculture n'est pas du tout la même que les jeunes générations ont parfaitement intégré les attentes de la société l'exigence d'avoir une approche de l'agriculture un petit peu moins dans la continuation de ce qui se faisait avant et beaucoup plus de pragmatisme de diversité moins de dépendance aux pesticides est juste pour pour terminer sur le sujet on a je pense une opportunité énorme en france il ya 50 % des agriculteurs qui vont prendre leur retraite d'ici huit ans c'est un défi colossal en terme de renouvellement des générations en agriculture et donc de maintien de notre souveraineté alimentaire ces jeunes générations qui sont aujourd'hui dans les écoles agricoles ou qui seront demain ont besoin d'être le mieux accompagner possible pour sortir des dogmes sortir des clichés mais et avoir une agriculture la plus résiliente possible et il faut vraiment que tous notamment les hommes et les femmes politiques aient conscience de cette opportunité que nous avons dans les années à venir bertrand home on en vient finalement un sujet qu'on a abordé au début de ce débat la nécessité est bien de changer les habitudes et de changer aussi les formations pour ces jeunes agriculteurs qui vont bientôt et bien arrivé sur les exploitations et commencer à travailler oui alors on l'a évoqué tout à l'heure effectivement et mathieu blondeau viens viens de le redire alors je pense que les jeunes générations c'est pas aussi simple que ça difficultés notamment par l'enseignement agricole encore une fois c'est par exemple aujourd'hui s'ils ont envoyé sous l'eau ou l'air on voyait tous les élèves des lycées dans des fermes soit en bio il n'y a pas que le bio on en reparlera tout à l'heure on est ferme qui change d'un monstre est sensiblement leur manière de produire eh bien on aurait une difficulté qu'il y en a pas assez pour les envoyer donc ça veut dire que c'est c'est pas si simple c'est un peu le fait la cool à un moment donné il faut quand même qu'ils aient un mouvement beaucoup plus massif de changement pour que au delà des cours qu'ils ont dans les lycées avec qui puisse effectivement avoir actuel des choses de façon positive bertrand aumont et bien justement pour pour construire l'agriculture de demain ça veut dire que justement le développement de la bio est une très bonne chose d'accord il faut bien se rendre compte qu'on peut pas baser tous là dessus ne serait ce parce que même si on avait 30 % bio ça ne résoudrait pas tous les problèmes suffisamment les problèmes de santé d'environnement ça veut dire que la fois faut faire ça mais il faut aussi ne pas lâcher sur le changement à faire dans ce qu'on appelle la veille tourner non bio mais je préfère la paix non bio ou conventionnels parce que conventionnelle se dire qu'elle est fiché alors que de fait considérablement fichés il faut aussi travailler beaucoup sur la lecture non bio pour les raisons de santé d'environnement des qualités des produits de systèmes alimentaires et ça veut dire notamment mobilisés et en termes de modèles sous les tout est lié si on mobilise est ce qui est déjà disponible aujourd'hui on économiserait de l'ordre de 30 à 50% phytosanitaires sans changer forcément complètement le modèle au sens alors c'est pas que je vais tenir ce modèle mais c'est quand même plus facilement atteignable que d'avoir un modèle totalement différent où la france est depuis tout sporta trice c'est à dire que moi ce que je trouve dommage franchement c'est que sous prétexte de changement de modèle radical du coup ça fait 15 ans qu'on change le modèle existant alors qu'en fait une très grosse réduction des phyto et couvre est ce compatible avec pratiquement le même modèle donc c'est quand même dommage pour en profiter quoi allez on arrive au terme de ce débat le mot de la fin olivier andrault quel modèle de l'agriculture pour demain et bien pour répondre aux attentes des consommateurs pour voix illimité tout d'abord je voudrais indiquer que nous ne représentons pas les consommateurs parisiens mot puisque sur les neuf millions de consommateurs qui reçoivent une aux polluants pesticides donc il dépasse les limites maximales de résidus viennent se trouvent tous dans des zones rurales où il ya une agriculture intensive première chose deuxièmement c'est pas nous qui faisons cette observation c'est la cour des comptes française cour des comptes européenne et en ce qui concerne le modèle agricole effectivement je rejoins s'il est aidé par le dernier intervenant en appuyant tout simplement sur le rapport qui a été remis par l'inrap institut national de recherches agronomiques suite à cet objectif qui est déjà ancien qui avait été fixé par nicolas sarkozy de réduire par deux l'utilisation des pesticides utilisés de choses à dire oui effectivement il faut investir et augmenter massivement le bio mais pas seulement il faut effectivement d agriculture donc certes à conventionnel mais qui soit beaucoup plus protectrices de l'environnement donc si c'est effectivement sous ces deux aspects qui peuvent agir encore faut-il que les pouvoirs publics donnent les éléments face un transfert des aides vers des modifications pratique qui soit significative et là nous avons une opportunité qui est des limitations actuelles au niveau de la partie voilà on va terminer ce débat sur une opportunité donc merci à tous les quatre d'avoir participé à ce débat et on se retrouve très bientôt sur public sénat pour un nouveau numéro d'un monde en doc [Musique]
Xavier Bertrand