Conclusion du Président lors de la clôture de la revue des engagements du pacte Amiénois.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci Madame la Ministre, merci à toutes et tous. Peut-être quelques mots de conclusion parce que j'ai pris pas mal de notes et j'ai été sollicité, mais je voudrais commencer par deux remarques, avant qu'on rende sur le fond des sujets : sur la santé et peut-être sur les sujets de complexité administrative. Sur la santé, vous en avez rappelé l'importance, il y a des discussions qui sont en cours.
On va aller voir dans quelques instants si j'ai des sages femmes. Il y a une négociation nationale qui sera d'ailleurs, ce soir, j'espère, finalisée par le ministre. Il y a en effet les pratiques avancées qui concernent plusieurs professions, dont en effet les infirmiers de bloc et infirmiers anesthésistes, qui là aussi fait l'objet de discussions et de concertations.
Donc ça, on avance et on continue. À côté de ça, je veux quand-même souligner l'importance des gestes qui ont été faits depuis dix-huit mois, qui avaient été commencés avant la crise et qui ont été faits. Non, mais ce n'est pas une prime, la prime Ségur, c'est une augmentation de salaire, et je pense qu'il faut... c'est une augmentation de salaire, et plusieurs ici ont eu des responsabilités dans le domaine de la santé.
Il n'y a jamais eu dans notre histoire de moment où on a augmenté entre 180 et 400 euros par mois les rémunérations des professionnels de santé. Ça n'est jamais arrivé et c'est pérenne. Ce n'est pas un mois, deux mois, trois mois, ça va être toute la carrière.
Et à côté de ça, ce qu'on fait et qui a tant empoisonné la ville d'Abbeville, hôpital que vous avez cité, dont vous avez parlé de déficit, mais d'Amiens aussi, et de plusieurs autres, ce sont les reprises de dettes. Pourquoi Amiens ? Le site hospitalier ?
J'étais encore élève à Amiens, et on en parlait déjà. Il n'est pas terminé aujourd'hui parce qu'il y avait de la dette qui empêchait de faire avancer les projets. On le reprend et donc, à l'échelle de la région, ça va être 1,4 milliard, simplement sur la partie investissement.
Donc, tout ça ne va jamais assez vite à notre goût, au mien non plus, mais ce je que je veux vous dire, c'est que sur la partie des personnes, sur la partie des équipements et de leur modernisation, on a parfois rattrapé du retard qui était là, c'est exact, mais on est en train de le faire à marche forcée. Ce qu'il faut maintenant, c'est redonner du sens, ça a été dit tout à l'heure, et ça, c'est très vrai, donc réussir à changer l'organisation dans les services pour retrouver du sens, de la capacité à donner plus de responsabilités, à débureaucratiser l'organisation de beaucoup de services de santé, et permettre aux personnels de retrouver la main sur leur propre organisation et réussir à avoir de la visibilité sur les investissements. Il faut maintenant que tout ça descende, c'est ce qui est en train de se passer.
Sur, ensuite, ce fameux sujet de : "l'État est trop lourd, trop lent, etc", j'avais l'occasion de l'évoquer avec plusieurs de vos collègues à l'AMF il y a quelques jours. C'est intéressant parce que j'ai entendu, au fond, "l'État est trop lent sur nos projets, et l'État est un bulldozer, il ne concerte pas". Et au fond, selon que le projet nous plaît ou pas, on voudrait que l'État nous accompagne ou nous bloque.
Mais c'est un peu ça, ce que vous m'avez dit sur deux projets successifs. Tout ça vous montre bien qu'à un moment donné, il faut bien qu'il y ait une règle et un intérêt général, et qu'il y ait quelqu'un qui en soit le dépositaire. Donc vous avez démontré, par la stéréo de vos deux interventions, que c'est quand-même pas mal qu'il y ait des règles et des gens pour les faire fonctionner, il me semble, parce que sinon ça s'appelle le Far West.
Et vous n'aimez pas le Far West. Et donc l'État n'est ni bulldozer ni empêcheur de tourner en rond mais il est au cœur d'injonctions parfois contradictoires. Et moi, j'entends tous ceux qui me disent : "les projets ne vont pas assez vite", "on veut pour nos territoires des projets", qui sont parfois les premiers à nous dire : "les projets qui sont du même secteur privé, quand c'est de l'éolien ou autre, on ne veut plus les voir sur nos territoires".
À la fin des fins, il ne faut pas qu'on tombe dans la maladie du siècle, qui est la démagogie, parce que c'est toujours facile, au fond, de dire "y a qu'à, faut qu'on". Nous sommes tous dans un monde compliqué, où il y a en effet la nécessité de créer de l'activité économique, des perspectives pour nos compatriotes, mais où nous avons moins de terres disponibles, où nous sommes les héritiers, aussi, de contraintes, de friches industrielles, de friches, parfois, qui sont liées au secteur public, et d'objectifs que nous devons tous tenir en compte pour nos enfants. Ce n'est pas des belles idées, ce sont des réalités.
Et j'avais l'occasion de le dire à vos collègues : l'État, c'est vous aussi. Et je suis, moi, frappé du fait que on se complaît dans un discours de division. De là où je vous parle, je suis chef de l'État, je ne suis pas le chef de l'administration.
On est en train de tout confondre. Les maires que vous êtes d'ailleurs, pour plusieurs d'entre vous, sont agents de l'État pour une partie de leurs compétences. Et donc, il y a d'un côté le gouvernement, qui peut décider de textes, d'engagements, que l'administration, en son nom, en l'appliquant, va mettre en œuvre, qui sont quand-même votés par le Parlement et la majorité, il y a les collectivités territoriales, qui ont des compétences spécialisées, sauf les mairies et les communes qui ont des compétences générales, et leurs fonctionnaires servent la cause commune.
Mais donc s'il y a un gouvernement, une administration, des collectivités locales, l'État est un tout, est un socle qui a fait notre Nation. Ne nous laissons pas diviser. Ce qu'il faut faire, c'est collectivement construire du pragmatisme.
Et donc les élus, quelles que soient leurs compétences, ne sont jamais des lanceurs d'alerte, mais ont toujours des compétences à prendre en compte, comme vous l'avez dit sur l'aménagement, qui sont les vôtres. La Région sur les transports, le département sur les compétences sanitaires ou autres. Et ces compétences, ils les prennent, ce sont les leurs, et il faut tout faire pour que l'ensemble des acteurs publics travaillent mieux ensemble et plus simplement ensemble.
Et là, la révolution, si je puis dire, de méthode qu'on doit poursuivre, et qui n'est pas du tout parachevé, c'est de réussir à être plus efficaces en se donnant des délais, en les tenant et en faisant en sorte que les gens travaillent ensemble, avec des objectifs dont on s'est dotés collectivement. Et donc, là où je vous rejoins, c'est qu'il ne faut jamais avoir un acteur, qu'il soit au niveau du local ou du national, qui soit simplement dans une position d'empêcher ou de bloquer, mais une clarté des objectifs qu'on se donne et des gens qui l'accompagnent. Alors moi, j'ai entendu le projet et je vais regarder de près, et j'ai entendu la voix que vous avez exprimée avec beaucoup de sincérité.
Au niveau de la Nation, de toute façon, nous devrons continuer d'avancer sur trois voies, sur la partie énergétique. On devra continuer de faire des économies d'énergie en améliorant nos performances : rénover nos bâtiments, consommer moins, changer nos façons de faire de la mobilité. On devra continuer de produire du renouvelable, et tous ceux qui disent le contraire, je les invite à lire le rapport d'RTE ou autre.
Ce n'est pas vrai qu'on sait s'en sortir sans faire du renouvelable. On devra continuer de faire du renouvelable et il ne peut en être du renouvelable comme ailleurs, qui est : "c'est super, mais pas chez moi". Il se trouve que c'est un projet qui est dans un département voisin, mais qui vous touche et qui est frontalier.
Notre territoire, je me permets de m'inclure dedans, lui a largement contribué. Il a sa quote-part nationale. Donc on va continuer à en faire mais il faut qu'on équilibre, par rapport à d'autres territoires qui ont peut être moins de projets, il faut qu'on arrive aussi à faire du solaire, qu'on arrive à faire d'autres projets, et puis, il faut qu'on développe du nucléaire, dont le temps pour maturer est un peu plus long, mais qui permet aussi de faire de l'offre électrique.
Je ferme cette parenthèse énergétique, mais en méthode, ce qui m'importe, c'est qu'on continue à avoir cette culture de la collaboration honnête entre toutes les parties prenantes. C'est le seul moyen d'avancer parce que sinon, on a toujours, en quelque sorte, les uns qui disent : "il faudrait faire ceci", et la faute est toujours à celui qui n'est pas dans la salle, et généralement, c'est le fonctionnaire qui n'est pas là. De là où je suis, je suis là aussi pas pour le défendre bêtement, mais pour dire qu'un fonctionnaire, il fait généralement ce qu'on lui demande et que si les règles ne sont pas claires, il y a peu de chances que le résultat soit là.
Mais nous sommes tous les co-dépositaires de ce sujet. Alors, sur les quatre grands thèmes, une autre avancée. D'abord, ce qu'on fait sur l'Amiénois, ce qu'on fait sur tous nos sujets, c'est l'illustration de cette méthode que je viens d'évoquer.
Face à des difficultés parfois historiques, on s'est mis autour de la table, on n'a pas cédé à la facilité, on s'est donné des objectifs et on fait des points de rendez-vous. J'étais aussi vendredi à Guise pour le faire sur un autre territoire, la Sambre-Avesnois-Thiérache, et on se donne des rendez-vous, on regarde de ce qui va, ce qui ne va pas, on se donne des délais et on les tient. Et ça marche mieux comme ça, parce que tout le monde avance d'un même pas et ça permet de continuer à mettre la pression collective et de voir qui fait, qui ne fait pas et sur quoi on prend du retard.
Je veux qu'on ait l'honnêteté de se dire collectivement, j'entends les sentiments que vous avez, mais ce dont nous parlons aujourd'hui, ce sont des sujets qui ont parfois trois ou quatre décennies, qui n'avaient jamais avancé. Et on les fait avancer. Le canal, je crois qu'il y a eu deux ou trois présidents avant moi pour donner des coups de pioche, faire des promesses.
Le seul qui a signé avec vous tous un acte de transfert, qui a mis les financements, c'est votre serviteur. Je vous remercie de le reconnaître et de le répéter, c'est toujours une bonne chose et ça me fait du bien, mais c'est ça la réalité. Et donc moi, je prends mes responsabilités et je le fais, et je reviens sur place pour être au rendez-vous des résultats.
Alors, sur la partie économique. Sur la partie économique, merci de ce que vous avez dit. On a conjuré une fatalité.
On voit que nous restons un territoire attractif quand on se met dans une logique projet. Moi, je veux qu'on garde véritablement cette logique projet, qu'on continue à appliquer la diversification industrielle. Je ne vais pas rentrer ici dans le détail, mais sur le plan, au titre du soutien d'urgence, on a mis presque 1,2 milliards d'euros, ce qui était normal, pour maintenir l'activité.
Près de 30 millions investis sur la transition écologique, 115 sur la compétitivité, plus de 10 000 jeunes sur 1 jeune, 1 solution, donc le territoire a résisté. Ce sur quoi on va continuer à avancer, c'est plusieurs choses. Un : attirer les projets les plus innovants.
Deux : continuer aussi à résister sur nos filières, vous l'avez très bien évoqué, agroalimentaire en particulier, et aéronautique. Et sur l'aéronautique, il faut qu'on continue là, à consolider et surtout à diversifier parce qu'on sait les fragilités qui sont les nôtres. Alors, on est en train de construire, au niveau national, la stratégie de relance.
On a obtenu de nouveaux volumes qui vont permettre de tirer toute la filière. Et là, au-delà de ce que, à la fois les employeurs et les intérimaires ont eu à subir durant la période de crise, on est dans une phase de relance qu'on doit vraiment accompagner, et réussir sur les embauches comme sur les emplois existants, à consolider véritablement cette reprise. Sur les projets, la ministre a rappelé l'importance sur les sujets de foncier.
Je rejoins ce que vous avez, dit. Moi ce que je veux qu'on puisse construire, ce sont, là aussi, des contrats pluriannuels. On se donne de la visibilité sur la possibilité d'utiliser, de mieux utiliser nos friches, en particulier industrielles, on a des financements qui sont maintenant à mobiliser, mais à optimiser notre foncier pour pouvoir le mettre à disposition le moins cher possible, parce que notre attractivité va aussi reposer sur cet élément.
Bien noté, Président, votre offre de services pour participer aux groupes nationaux. Donc on y va. Et vous avez tout à fait raison de dire que là, au-delà du territoire, l'un des défis qui est le nôtre, c'est de brancher les besoins et on en a, dans le BTP, dans la restauration, l'hôtellerie et dans certains métiers de logistique, on a des besoins, et donc c'est de brancher les offres de formation que nous avons, et je sais que toute l'offre de formation est mobilisée là-dessus, avec, aussi, la pression qu'on met sur l'ensemble des acteurs pour réorienter les demandeurs d'emploi sur ces segments.
Mais on va vous mobiliser. Sur la partie agricole, point prix aussi sur ce que vous avez dit, Madame la Présidente, sur les demandes, et dans le cadre des investissements qu'on fait sur, justement, le canal Seine-Nord et de ce qu'il y a sur le Varenne de l'eau. Des financements seront mis à disposition pour accompagner les projets d'irrigation.
Je sais qu'il y a des discussions qui sont en cours avec le ministre, mais on sortira, sur ce point là aussi, des financements complets, au-delà de ce qui a été mis en place en accompagnement économique, avec DSIL. Donc sur la partie économique, vous l'avez évoqué, on est au rendez-vous de ce qu'il y avait dans le dans le contrat. Il y a maintenant la logique de filières, qu'il faut réussir à accompagner, et les quelques points que je viens rapidement de faire en réponse à vos sujets.
Après, sur la partie valorisation du patrimoine culturel et naturel, Madame la Maire, il y a plusieurs sujets qui ont été lancés dans le domaine culturel, on en parlait avec la DRAC il y a aussi quelques jours : la rénovation du musée de Picardie, l'accueil de la collection de presse de la BNF et le projet de plateforme Image et création. Sur ces trois projets, je crois que les choses avancent. Vous avez évoqué, et je remercie l'ensemble des collectivités territoriales de leur mobilisation, les choix ont été clairs.
Les choix, aussi, côté État ou opérateurs d'État ont été clairs. Je crois que maintenant, elles avancent en bon ordre. Et tout cela donne des perspectives aux territoires, qui permet de créer vraiment des synergies.
Ça représente, sur la décennie 17-27, 150 millions d'euros d'investissements en plus de ce qu'il y avait dans les chiffres et qui permet véritablement d'accompagner toute la volonté qui est celle du territoire, capitale européenne, et de donner un contenu à tout cela. L'objectif, c'est ensuite qu'on déploie toutes les synergies avec les acteurs culturels, la Maison de la culture, l'Université, l'ensemble de notre territoire, là aussi, éducatif, parce que ce que vous avez dit était très juste, les uns, les autres. Il y a évidemment tous ces grands projets qui vont permettre de structurer mais il y a le projet d'accès à la culture qui est absolument indispensable.
On a développé le pass, on cherche à accompagner nos acteurs historiques et nouveaux, on a développé un grand projet, aussi, de commandes, mais moi, je n'oppose pas l'offre de culture et l'accès à la culture. Et vous avez très bien dit l'importance que ce sujet a, et qu'il a d'ailleurs dès l'école, car je veux rappeler l'importance aussi de la stratégie d'éducation artistique et culturelle, et ça rejoint toute la stratégie que nous avons en termes éducatifs et qui se déploie sur le territoire, et qui s'accroche à ce qu'on a fait sur le dédoublement des classes, etc. Donc c'est un continuum, qui part du petit âge jusqu'à l'offre culturelle pour les adultes, mais qu'il faut, à l'échelle d'un territoire, continuer à accompagner, au-delà de ces projets et de cet accompagnement.
Tout ça, c'est une cohérence d'ensemble, mais qu'il faut pouvoir continuer à pousser et à accompagner. Sur la partie patrimoine naturel, que vous aviez un peu plus développée, bon, j'ai noté ce qui a été dit. Donc les projets avancent.
On va continuer dans le même esprit de pragmatisme, Président, comptez sur moi. Et la ministre a aussi évoqué, et c'est ce sur quoi j'ai constamment cherché à avancer. Peut-être deux points.
Donc on va continuer à avancer sur les projets Baie de Somme parce que je pense qu'ils font partie de l'attractivité du territoire, pour un prix, aussi, sur les sujets de campings. Et comme vous l'avez bien noté, dans "Destination France", on a tout le volet d'offres et en particulier, votre secteur est bien pris en compte, y compris sur les logiques d'accompagnement et de simplification. Vallée de la Somme, vallée idéale, est aussi un projet auquel on tient.
Je voulais ici insister parce qu'on l'a peut-être moins évoqué et je voulais remercier les acteurs du territoire, d'abord pour dire que les travaux dans le cadre du prochain CPER seront bien sanctuarisés et que nous avons aussi tout le travail qui a été fait avec VNF dont je remercie la mobilisation et qu'on fera bien le transfert. Je dirais, mieux que les mots d'amour, il y a les preuves d'amour, Président. Vous disiez ce que vous croyiez dans les territoires, ma présence ici et tous les projets le montrent.
Mais ce qui sera porté dans la loi avec le transfert au Conseil départemental du canal Offoy-Saint-Simon est la meilleure preuve de confiance et d'accompagnement d'un projet qui est ô combien structurant, avec les un million d'euros qu'on paiera. Tout ça ce ne sont pas des mots, une fois encore ce sont des actes qui sont concrets, sur lesquels on avance et qui permettent justement d'aménager les choses. Mais tout ça montre aussi qu'on a collectivement besoin de continuer à avancer sur des projets économiques, touristiques mais en étant extrêmement pragmatiques et en préservant ce patrimoine que vous avez évoqué.
J'écoutais le maire de Metz, il a raison aussi. On n'a jamais autant investi dans notre histoire sur le patrimoine naturel et culturel, à travers les différentes initiatives qu'on prend, du loto du patrimoine aux préservations. Et c'est vrai que ça crée des contraintes parce que, quand on a des projets, on voit bien qu'il faut pouvoir protéger cet environnement.
C'est ce qu'on essaie de faire et donc il faut prendre ce temps de la concertation mais avancer. Et donc je voulais vous rassurer sur ce sujet qui, je le sais, vous est cher et est cher à plusieurs maires, pour vous dire qu'on avance. Ensuite, c'était notre troisième sujet, c'est le deuxième qu'on a évoqué dans l'ordre, sur le sujet des accès aux services publics.
Là on a eu un long débat. Je remercie les opérateurs du travail qui avance. On va continuer quand même de clarifier les choses et j'ai bien noté qu'on va accélérer et amplifier sur les zones grises par rapport aux besoins.
Merci du point de méthode que vous nous avez fait, mais je tiens à ce qu'on puisse tenir les délais car les choses avancent. Quand je regarde les choses en bon ordre, on est plutôt en train de progresser. Là-dessus, sur le déploiement de l'offre de téléphonie, qu'il s'agisse des pylônes haut débit ou de la téléphonie mobile, les délais seront tenus, je le redis ici, et donc on va mettre la pression sur tout le monde et je vous fais confiance à tous les trois pour qu'on soit au rendez- vous des engagements et on les complétera par ce qu'on doit prendre.
Sur France Services, deux choses. Un, je vous confirme la pérennisation de l'accompagnement financier sur le réseau, donc les 30 000 euros de fonctionnement. Deux, je demande à ce que tous les opérateurs, en particulier La Poste, continuent l'effort en concertation avec les élus pour qu'on puisse trouver les nouveaux sites.
Trois, qu'on ait tous les acteurs et opérateurs qui puissent vraiment joindre leurs efforts pour qu'on ait la meilleure offre pour nos compatriotes parce que c'est ça l'idée, c'est qu'on mette tous les services qui étaient parfois dispatchés sur le territoire ensemble, pour que ce soit plus lisible et qu'on puisse mutualiser aussi les coûts. Et on regardera, j'ai bien noté le point qui a été fait par monsieur, sur celles qui sont prêtes à aller le plus loin possible et qui ont déjà utilisé au maximum les leviers de la mutualisation, si on peut en effet moduler l'offre pour avoir encore une meilleure qualité de service et ouvrir davantage. Sur la partie police, vous l'avez rappelé, les travaux démarrent bien au printemps 2022, et on a bien l'antenne de police au centre ville d'Amiens qui est maintenue au profit des usagers avec une logique de proximité.
Je crois que ça répond totalement aux engagements qui avaient été pris initialement et même plus parce que ça va permettre vraiment du contact et de la proximité. Et je note que, sur la future cité administrative, on a sanctuarisé les financements. Il y a le restaurant administratif qui va donner lieu aussi à un financement supplémentaire et les différents sujets avancent comme il se doit.
Vous me le confirmez, Madame la Préfète ? Donc on est bon. Sur ce sujet, je considère que les choses avancent au bon rythme et en bon ordre, et merci d'avoir rappelé les différents points sur lesquels il fallait qu'on porte l'effort.
Dernier point donc, la mobilité, qui n'est pas le moindre. Je le disais, ce sont des sujets, on est dans l'Amiénois, qui étaient des Arlésiennes. Moi aussi j'ai grandi sur un territoire où on avait raté le TGV et où on nous rappelait chaque fois que c'était fini.
Donc, sur ces sujets canal Seine-Nord Europe, on renforce les moyens d'instruction de l'État. On a, je peux ici vous le confirmer, 20 millions d'euros d'abondement supplémentaires au CPER qui seront pris pour les contrats territoriaux de développement. Et c'est dans ce cadre-là qu'on regardera aussi les sujets d'irrigation, comme vous les avez à juste titre soulevés.
Donc là, je considère que les choses avancent et merci à toutes et tous du travail fait, conformément à ce qu'on avait signé ensemble il y a quelques années. Mais ce ne sont plus des déclarations remises au lendemain, ce sont des projets dont on peut suivre les progressions et je m'en félicite. Sur les sujets ferroviaires, j'ai bien noté, sur la ligne Amiens- Paris les engagements, et je l'en remercie, du président du Conseil régional.
J'ai bien noté aussi les engagements de la SNCF et les demandes qui étaient faites par plusieurs élus pour qu'on ait vraiment les retours. Suite aux engagements qui avaient été pris fin 18, le centre a été ouvert sur la ligne Nord pour améliorer la qualité de service. On voit qu'il y a encore très clairement de la part des élus, c'est exprimé, des marges de progression réelle.
Et donc, au-delà des investissements qui arriveront en 23, je compte sur la SNCF pour que véritablement les qualités de service, d'information et tout ce qui était stabilisé de votre part soit pris en compte, conformément à ce que la discussion a permis d'éclairer. Sur les lignes de desserte fine du territoire, on a les 825 millions d'euros, Région et État, qui permettront, sur les dix ans à venir, d'avancer. J'ai pris note des demandes qui étaient faites par les maires et donc là-dessus je considère qu'on a un point sur lequel on doit s'améliorer, ce sont des contraintes réglementaires pour gagner des délais.
Donc ce plan qui est un plan inédit, je le rappelle pour que tout le monde aussi remette les choses en contexte, on fait tout ça parce qu'on a fait une réforme de la SNCF et parce qu'on s'est mis en capacité de réinvestir sur des choses qui paraissaient perdues. On ne se souvient peut-être plus des longues grèves et des sujets si difficiles qu'il y a eu en 2018 mais c'est aussi parce que, pendant des décennies, il y a beaucoup de gens qui ont considéré que toutes ces réformes ne valaient pas la peine et qu'on n'investissait plus sur les lignes du quotidien, qu'on n'investissait plus sur le fret ferroviaire et qu'on n'investissait plus pour pouvoir ouvrir la SNCF à la concurrence. Donc je me félicite et je suis fier, de là où je suis, d'avoir porté un projet où on a réformé.
Ça a parfois été dur. On l'a fait avec les personnels de la SNCF mais on a maintenant un groupe qui peut affronter l'ouverture à la concurrence, qui peut justifier une ouverture et une réouverture de lignes et qui peut porter des investissements parce qu'il a une manière de fonctionner qui est différente. Donc il n'y a pas de miracle dans la vie et ce n'est pas en faisant des coups de menton et des déclarations qu'on fait progresser les choses à l'échelle d'une nation.
C'est en prenant les choses de longue haleine et en revenant trois ans ou quatre ans plus tard, mais en ayant fait les réformes et parfois en ayant eu des oppositions dans la rue. Je le dis parce que c'est toujours bien de se rappeler l'histoire du début à la fin. Et donc ce qu'on est en train de se dire aujourd'hui, tout ce plan d'investissement ne serait pas là s'il n'y avait pas eu ces réformes si difficiles.
On les a eues, on les a faites, on les a passées. On investit avec la Région. Et donc, cette simplification que vous demandez de vos vœux, on va le faire pour qu'il y ait, je pense, sur des lignes existantes ce que Monsieur le Maire a très bien dit.
Il faut qu'on puisse avancer. On n'a pas besoin d'avoir des délais comme si on construisait les lignes. On va tâcher d'être pragmatique.
Ensuite sur le Barreau Roissy Picardie, je vais être très clair avec le Président Gest, quand je prends des engagements, je les tiens, pour revenir, pour faire. On avait l'engagement DUP fin 2021. L'engagement sera tenu.
Vous me le confirmez ? Donc ça, c'était l'engagement concret. Vous avez un sentiment.
Je vous dis que ce sentiment, à ce stade, n'a pas si je puis dire de réalité puisqu'on n'est pas en retard malgré l'épidémie. Cela veut dire que, dans le 1er trimestre 2022, on doit commencer les travaux qui faisaient suite à cette DUP et l'engagement de 2025 sera tenu. Au moment où je vous parle, ce sujet qui avait toujours donné lieu à tous les reports non seulement a donné lieu à des engagements de ma part mais chacun de ces engagements est tenu à date.
Et donc je remercie l'ensemble des services instructeurs et l'ensemble des services qui ont avancé, conformément aux engagements que j'avais pris vis-à-vis de l'ensemble de nos compatriotes. Sur la RN 25, j'ai entendu ce qui avait été dit. Un, plus largement sur les sujets routiers, on va regarder les sujets de sécurisation qui ont été soulevés en plus du contrat.
Deux, deux petits points sur lesquels je voulais apporter un éclairage. On va inclure des travaux complémentaires, en particulier aménagement, sécurité de carrefours, dépassements hors agglomération, pour cofinancer avec les collectivités ce qui est nécessaire pour des éléments de sécurité et de fluidification. Et, dès à présent, on va engager en plus un financement exceptionnel pour réaliser les travaux des traversées de communes avant le CPER 2023, avec une enveloppe de 2,4 millions d'euros de soutien aux communes pour maîtrise d'ouvrage sur cet axe prioritaire.
Parce que là-dessus on voit bien qu'il faut pouvoir avancer et le sujet RN 25 est un sujet trop structurant, vous l'avez rappelé, pour qu'on puisse attendre. Je crois avoir couvert les différents points qui m'étaient évoqués et les différents points de calendrier sous le contrôle collectif. Donc je considère, et merci de votre mobilisation ce matin, que les choses avancent.
C'est toujours difficile et on a eu cette épidémie qui continue d'être là et ne nous a pas facilité la chose. Mais je veux vraiment tout particulièrement remercier les services de l'État, l'ensemble des opérateurs, remercier les élus, les collectivités et leurs services et vraiment tous celles et ceux qui sont ici présents parce que nous continuons à faire avancer les projets sur le territoire. Notre territoire, on le sait, a beaucoup souffert par le passé : des crises, parfois des grands drames de l'histoire, des crises industrielles, parfois du cynisme de certains.
Enfin, nous sommes une terre de résistance qui s'est toujours battue. Et, quand on prend des engagements fermes et précis, je crois qu'on est collectivement aussi en situation de les tenir parce que nous avons ce sens des responsabilités et ce côté un peu laborieux mais moi je l'assume. Et donc je pense que c'est comme ça qu'on arrive à avancer, en regardant les problèmes, en se donnant des objectifs raisonnables, volontaristes parfois, mais en se disant que les promesses qu'on a eues par le passé, on n'y croit plus.
On veut des dates et des réalisations. Ce que je constate, c'est que les dates qu'on s'était données et les réalisations, on y est. Est-ce qu'on est arrivé à bon port ?
On a encore énormément de travail et donc, qu'il s'agisse du canal, du Barreau, des grands sujets d'infrastructure, de plusieurs sujets économiques, on a encore énormément de travail devant nous, mais nous sommes au rendez-vous de nos premiers résultats. Il nous faut maintenant rester mobilisés et donc je voulais vraiment vous remercier de cette mobilisation collective et de cette exigence collective pour qu'on puisse avancer sur nos projets. Ce territoire a tout pour réussir.
Il a attiré des entreprises qui étaient enviées dans le monde entier, vous en êtes l'illustration. Il a des talents qui irriguent le monde entier et donc, qu'il s'agisse de l'éducation, de la culture, de la vie économique, de nos services, de nos infrastructures, on a absolument tout pour réussir si on se donne les moyens de conjurer cet esprit de fatalité qui avait pu parfois régner. Je sais que c'est aussi ça qui vous anime.
Je serai toujours présent aux côtés de celles et ceux qui veulent se battre, qui veulent réussir, qui sont fiers d'Amiens, de la Somme et de la Picardie et des Hauts-de-France et qui veulent avancer pour reconquérir justement ces terres qui ont parfois tant souffert. C'est ce qu'on doit à notre jeunesse. C'est pour ça que nous y arriverons.
Donc merci de votre présence ce matin et merci aussi de tous les combats menés sur chacun des sujets qu'on a évoqués ce matin parce que pour beaucoup, je le sais, ce sont les combats de votre quotidien. Merci pour cela. Vive la République et vive la France !
Georges Naturel