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interviewLe Média (sur YouTube)· 16 avril 2026 19 min

LOI YADAN REPORTÉE : ILS SE MOQUENT DE VOUS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais comment ça on n'écouterait pas les citoyens dans ce pays ? Ah non, je peux pas y croire. Bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le jeudi 16 avril et une nouvelle fois, le pouvoir a ignoré une mobilisation citoyenne d'ampleur. La pétition contre la loi Yad était pourtant la deuxème plus signée de l'histoire de l'Assemblée nationale et elle a tout bonnement été enterrée. placé sans par la commission des lois malgré ces 707957 signataires au compteur ont exprimé un vote pour le classement 30 députés pour l'examen 21 et il n'y a pas d'abstention donc la pétition est ainsi classée je vous remercie et nous nous retrouverons en séance sur la proposition de loi alors c'est pour ne pas changer une alliance des droites allant de la Macronie ALR jusqu'au Rassemblement national qui a permis ce rejet de la pétition.

Trois groupes par ailleurs favorables à l'adoption de la loi Yad résolument liberticide et qui instrumentalise la lutte contre l'antisémitisme pour criminaliser notamment toute critique politique d'Israël. Si vous voulez en savoir plus à ce sujet et ben je vous invite à voir ou à revoir l'épisode du récap consacré au contenu de cette loi. Et alors, petit changement de programme parce que l'actualité est imprévisible.

Comme vous le savez, j'avais déjà écrit ce récap lorsqu'une nouvelle d'ampleur est tombée vers 15h30 coup de tonner, nous avons appris que le groupe macroniste à l'Assemblée a finalement décidé de retirer la loi Yad de l'ordre du jour de l'Assemblée poubelle et c'est finalement le gouvernement qui reprend la main avec le dépôt déjà annoncé d'un projet de loi en relais. La même chose mais en différent. Gabriel Atal a mis en cause l'obstruction de la France insoumise pour justifier ce geste.

Il écrit dans un communiqué qu'il apparaît désormé clairement que ce texte n'aura pas le temps d'être examiné cette semaine. Dans ces conditions, nous avons demandé et obtenu du gouvernement qu'il contourne l'obstruction de LFI et s'engage au dépôt d'un projet de loi. Ce texte sera donc présenté, annonce-t-il, la semaine du 22 juin.

Alors sur le fond, tout indique he que ce nouveau projet de loi bah sera fait du même bois que la loi yadant rien que par le timing très serré mais il sera porté directement par le gouvernement et donc il repartira 2-0 dans la navette parlementaire. Il devra donc repasser par toutes les étapes he le Sénat tout ça si tenter que le gouvernement ne passe pas en force. Mais malgré ce retournement de situation de dernière minute, il est quand même intéressant, je crois, de revenir sur le sort qui a été réservé à la pétition contre la loi Yad et plus généralement à toutes les mobilisations citoyennes particulièrement sous Macron.

Alors, normalement, quand une pétition publiée sur le site de l'Assemblée nationale dépasse les 500000 signataires, et ben cela ouvre la possibilité d'un débat sans vote. dans l'hémicycle, donc dans les faits, ça peut pas avoir une énorme incidence, en tout cas pas d'incidence directe sur les lois contesté, mais le caractère symbolique est évidemment important hein dans une démocratie fonctionnelle où le peuple serait écouté par exemple et ben une telle mobilisation forcément ça envoie un signal assez fort à la représentation nationale. D'ailleurs, on peut tout de même se satisfaire d'une certaine manière que certains partis comme le PS ou le Modem ai récemment revu leur position concernant cette loi face à l'engouement pour la pétition.

Bon mais chez les macronistes, bah ils ont compris ça. Les signatures affichées ne sont pas le fruit d'une mobilisation spontanée. Quatre pics distincts, chacun coïncident avec une intervention organisée identifiable, activation de la plateforme LDH, rumeur d'avancement du texte, vote de la CNET sur un sujet sans lien avec notre loi.

Entre ses pics, une croissance, une croissance des signatures quasi nulle. Ça n'est pas un élan populaire, c'est un déclenchement militant à la demande orchestré par des acteurs connus. la LDH, la CGT, BDS France et la France insoumise.

Les signataires sont pour la plupart des citoyens sincères dont la bonne foi a été instrumentalisé. Une bonne foi instrumentalisée parce que cette pestition se fonde sur une propagande mensongère dont le but est de susciter l'intimidation, la terreur pour éviter le débat. Et oui, pour les macronistes, on n'est pas loin du grand complot avec cette pétition, hein.

Bon, alors on peut quand même aussi accorder quelque chose à cette députée Lor Miller, c'est qu'elle a le mérite d'être honnête hein. Elle considère que cette pétition ne mérite tout bonnement pas d'être écoutée parce que c'est un vulgaire truc de gauchiste et qu'elle s'en cogne en gros quoi. Et ben moi, j'ai envie de saluer cette sincérité hein, parce que ses camarades, eux, ils ont emballé ça dans une pseudooréflexion stratégique complètement envoyé aux oubliettes par le retournement de situation hein.

D'après eux, comme l'examen en séance publique de la loi Yad était inscrit au programme de cette fin de semaine, ce jeudi ou vendredi selon l'avancée des débats et bah le débat sur la pétition introduisait selon eux toujours une forme de redondance dans le processus législatif. Ça ferait doublon quoi. Vous avez le but ultime, le déboucher ultime d'une pétition qui est d'inscrire un sujet à l'ordre du jour.

C'est ça aujourd'hui le droit de pétition. et dans la réalité aujourd'hui une proposition de loi qui est inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, alors on ne peut que exiger je pense ou en tout cas statuer sur le classement de cette pétition. Pourquoi ?

Puisque ce serait parfaitement redondant d'avoir un débat sur un débat qui va déjà avoir lieu à l'Assemblée et puis par ailleurs, ça sera deux fois ça sera bien moins important. Pourquoi ? Parce que un débat si on va jusqu'au bout de la procédure de pétition, ça donne lieu à un débat finalement assez terne si on peut se dire les choses à l'intérieur de l'hémicycle avec une succession d'orateurs qui vont se succéder, une réponse ou non de la part du gouvernement et tout simplement la suite de l'ordre du jour qui sera aussi établi.

Or, quand on a un texte qui est inscrit à l'ordre du jour, chers collègues, vous avez déjà eu un examen en commission, mais c'est aussi le droit d'amendement. c'est le droit d'avoir un débat contradictoire sur l'ensemble des dispositions du texte et c'est bien sûr le droit de voter sur l'ensemble de ces amendements et euh bien sûr sur le texte dans son entièreté. Donc on voit bien que avoir un débat réel avec une proposition de loi inscrite à l'ordre du jour est beaucoup plus complet, beaucoup plus exhaustif, beaucoup plus démocratique finalement que simplement un un débat sans vote.

Bon ben comme ça au moins c'est clair hein. On a qu'à directement supprimer la possibilité de faire des pétitions et euh de faire semblant de les prendre en compte. L'opinion du peuple et tout y quanti hein puisque ça sert à rien de toute façon selon les macronistes de débattre deux fois de la même chose et que la navette parlementaire habituelle ça suffit selon eux.

Pourquoi continuer à faire croire aux gens qu'on va les écouter ? Autant assumer jusqu'au bout. Alors c'est encore une fois toute la verticalité de la 5e République hein qui apparaît sous nos yeux zébis. encore renforcé par la conception légèrement étriquée du débat démocratique du pouvoir en place. un pouvoir qui a beau faire semblant hein d'aimer ce débat euh les amendements, tout ce qui s'enit, mais qui s'est quand même davantage illustré pour ces 493 à répétition et ses coups de matraque sur les manifestants.

Voilà hein, c'est pas à nous ici qui battons le pavé depuis plus de 10 ans sans jamais avoir été entendu qu'on va la faire à l'envers. Alors, je l'ai dit en tout début de chronique, hein, cette pétition contre la loi yad, bah c'était la deuxième, la plus signée de l'histoire de l'Assemblée. La première n'est d'autre que celle contre la loi du plomb il y a pas si longtemps, quelques mois auparavant. 2,1 million de signataire et au final la loi a quand même été promulguée en août dernier.

C'est formidable. Quelques passages ont bien été censurés au final et quelques autres vaguement écartés par le Conseil constitutionnel en l'État. Mais on est très très loin de la grande victoire populaire pour le vivant. surtout quand on sait que le député du plomb hein du même nom que la loi est revenu quasiment immédiatement à la charge avec une nouvelle loi hein pour en remettre une couche et combler les trous de ce qui avait été écartés hein.

Ce projet de loi du plomb 2 a été même déposé le 31 janvier dernier. Son auteur a donc pris en compte les retours du Conseil constitutionnel hein et puis bah il revient à la charge avec ses pesticides toxiques pour l'environnement et la santé humaine. Bref, rien n'a changé sur le fond malgré la ferme opposition des Français.

On rappelle quand même que le 27 juillet, donc juste avant la promulgation, un sondage de la tribune du dimanche estimé que 61 % des Français étaient défavorables à la loi du plomb, dont 46 % quand même très défavorable. Quelques jours plus tard, un autre sondage en ligne dévoilé qu'une majorité de Français était favorable à un nouveau vote. Justement ce qu'Emmanuel Macron pouvait réclamer en vertu de ses pouvoirs en activant l'article 10 de la Constitution.

Mais évidemment, il n'en a rien fait. Et le fameux débat offert par la pétition dans tout ça, me direz-vous, et ben, il a eu lieu en février, soit plus de 6 mois après la promulgation devant un hémicycle vide. Une séquence bien inutile en somme.

Alors, vous avez compris le message, hein ? Votre avis, il ne compte qu'une fois tous les 5 ans. Et bien après, on s'entonne.

Ah, il est loin le Macron de 2019 qui entendait permettre un référendum d'initiative partagée dès qu'un million de signatures dans une pétition étaient réunies. Il y a eu la question du référendum d'initiative citoyenne. Tel qu'il est proposé, il me semble remettre en cause la démocratie représentative.

Mais je crois malgré tout, nous devons donner plus de place à la voie référendaire dans notre démocratie. Et ce que je souhaite, c'est que dans le cadre de notre réforme constitutionnelle, nous puissions aller plus loin sur le référendum d'initiative partagé qui a été créé il y a maintenant 11 ans dans notre Constitution en en simplifiant les règles, en permettant que l'initiative puisse venir de citoyens, un million de citoyens qui signeraient une pétition et qu'elle puisse prospérer en projet de loi et si elle n'était pas examinée par les assemblées aller au référendum. Je crois que c'est une bonne voie qui respecte la démocratie représentative mais qui permet à un million de citoyens qui se rassemblent de pousser le parlement à discuter d'un texte ou bien d'aller au référendum. du joli blabla post révolte des gilets jaunes histoire de caresser tout ce beau monde dans le sens du poil de faire semblant qu'on souci du bas peuple et de se donner un petit genre démocrate comme ça mais au final 7 ans plus tard bah on le sait hein tout est parti aux oubliettes à la faveur de sa droitisation à Emmanuel Macron et de son expérience de l'exercice du pouvoir.

Règle numéro 1, Macron a toujours raison. Et règle numéro 2, quand il a tort, référez-vous à la règle numéro 1. À quoi bon dans ces conditions demander leur avis au gu que nous sommes.

Ailleurs, pourtant, ça existe en Suisse, en Italie ou encore en Slovénie. On organise régulièrement des référendums pour consulter la population sur des lois structurantes comme la retraite, le droit du travail, l'accès à l'avortement et puis comme ça on répare les potentielles erreurs de la démocratie représentative hein parce que ça arrive quand même. Et surtout surtout on cesse de prendre les citoyens pour des imbéciles. donc à être embobiné à des fins électoralistes parce que d'ici quelques mois on les entendra tous et on les entend déjà un peu.

Surtout le bloc central qui se prendra une des culottés magistrales et ben ils seront tous là à se plaindre que les Français ne s'impliquent plus dans la vie démocratique du pays et que les taux de participation aux élections s'effondrent scrutin après scrutin. On se demande bien pourquoi. savoir.

Peut-être que les gens en ont assez de se faire prendre pour des cons. Et on se fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram.

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Le sexagénaire dirigé depuis 26 ans cette maison du groupe Achette contrôlée par le milliardaire ultraconservateur d'extrême droite Vincent Boloré depuis lui 2023. Selon le journal Libération, Olivier Nora aurait appris son départ par une simple notification sur son téléphone reçu en pleine réunion. Un départ violent hein qui a fait immédiatement réagir les plumes de grassé dont une soixantaine se sont réunies en urgence hier pour la rédaction d'une tribune justement commune.

Parmi les signataires, on compte des romanciers, des essayistes aux opinions diverses telles que Virginie Despente, Bernard Henry Lévi ou encore Frédéric Bbédé. Il dénonce la guerre idéologique menée par Vincent Boloré pour, je cite, imposer l'autoritarisme partout dans la culture et les médias. Une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale.

Ce départ fait aussi suite à de nombreuses pressions du groupe Bolloré sur la maison d'édition et son PDG. La dernière en date étant l'arrivée de Boem sans salle à la maison Grassée pour un gros contrat d'un million d'euros signé pour un livre sur la détention de l'écrivain en Algérie. Un livre de guerre contre l'invasion islamiste selon les mots de l'auteur.

À peine licencié, le PDG du groupe Achette a été remplacé par un très proche de Vincent Bolloré, Jean-Christophe Thiri, un énarque, ancien directeur général de Bolloré média, déjà propulsé au poste de directeur général délégué d'achète livre depuis 2024. Hier, les sénateurs ont définitivement adopté le projet de loi de simplification de la vie économique. Le texte avait été voté la veille par les députés. largement soutenu par les élus de droite et d'extrême droite, cette loi marque plusieurs reculs sur les questions écologiques.

Le texte entérine notamment la suppression des zones à faible émission, les fameuses ZFE créé en 2018. Ces zones visai à améliorer la qualité de l'air en limitant la circulation des véhicules les plus polluants dans les agglomérations de plus de 150000 habitants. Leur mise en place a permis de réduire les émissions de dioxyd d'azote de 14 % depuis 2017.

Selon l'association Airparif, le gouvernement avait proposé un amendement de compromis qui laissait aux collectivités locales le libre choix de maintenir ou de supprimer les ZFE. Celui-ci a également été rejeté pour le plus grand bonheur du Rassemblement national. Le groupe socialiste, les écologistes et le modèem ont annoncé déposer un recours devant le Conseil constitutionnel.

La loi de simplification assouplit aussi l'objectif zéro artificialisation nette qui prévoit la neutralité en matière d'artificialisation en 2050. Attendu depuis plus de 2 ans, la mesure est enfin actée. Les protections périodiques réutilisables seront partiellement remboursées dès la rentrée universitaire.

Ce remboursement couvrira 60 % du prix des culottes menstruelles et des cups pour les moins de 26 ans. Et les bénéficiaires de la C2S, soit environ 6,7 millions de personnes concernées. Adopté fin 2023, la mesure avait pris du retard malgré un engagement du gouvernement en 2025.

Et on termine ce récap avec un point sur l'actualité internationale et les élections présidentielles au Pérou. Après le premier scrutin de dimanche dernier, il aura fallu 2 jours pour connaître le nom des deux candidats qui s'affronteront au second tour en juin. Le candidat de gauche radical Roberto Sanchez se positionne finalement à la 2e place face à la conservatrice tendance trumpiste Keiko Fujimori.

Bureau de vote restant fermé. Résultats diffusés avant la fin du scrutin. Dépouillement au ralenti.

Le premier tour de la présidentielle a été plus ou moins agité. Des dysfonctionnements logistiques ont empêché plus de 50000 électeurs tout de même voter, contraignant les autorité à prolonger le scrutin d'une journée. Relégué à la 3e place, selon les derniers résultats, le tribun d'extrême droite Raphaël Lopez Aliaga a contesté ses résultats en évoquant lui fraude.

La chef de la mission d'observation de l'Union européenne, Analissa Corado, a déclaré n'avoir relevé aucun élément objectif étayant ces accusations de fraude. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.

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LOI YADAN REPORTÉE : ILS SE MOQUENT DE VOUS — Caroline Yadan · Pourquijevote