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interviewCNEWS· 22 avril 2026 3 min

L'édito de Thomas Bonnet : «Jordan Bardella / Medef : un flagrant délit de fake news»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Jordan Bardella, visé par une grossière fake news. Une fausse information a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Elle a même été relayée par une eurodéputée macroniste, Nathalie Loiseau.

Thomas Bonet, il est question du déjeuner entre le président du RM et le MEDF. Oui, décidément, c'est un déjeuner qui ne cesse d'agiter le petit monde politico-médiatique. Jordan Bardella a échangé avec le MEDEF hier, un déjeuner inédit qui fait tomber l'interdit moral et la normalité qui consistait pour les patrons à se tenir éloigné d'un parti qui est pourtant donné favori dans les sondages.

Dès lors, tout est bon pour tenter de discréditer le RN, y compris les fake news les plus grossières. Hier sur les réseaux sociaux, une citation faussement attribuée à Patrick Martin, le chef du MEDF, a largement circulé. On pouvait y lire que Patrick Martin aurait affirmé que Jordan Bardella avait un niveau de collégien de 3e en ce qui concerne l'économie.

Or, jamais jamais le patron du MEDF n'a prononcé une telle phrase et Jordan Bardella, vous le voyez, a même été contraint de démonter cette fake news. Ouais, c'est une information enfin une fake news qui a été partagée par une eurodéputée macroniste, Nathalie Loiseau. Oui, Nathalie Loiseau.

Alors ce nom peut-être vous dit rien. C'était la tête de liste macroniste aux européennes en 2019. Elle a donc repris cette fausse information pour en faire un argument politique consistant à intenter un procès en amateurisme contre le RN.

Elle a fini par se rendre compte de son erreur. Elle a supprimé son tweet sans pour autant présenter ses excuses. Ça c'est la marque de fabrique des Macronistes.

D'ailleurs, d'ailleurs dans un échange, Jordan Bardella lui a recommandé la lecture de son propre livre à Nathalie Loiseau, livre qu'elle avait publié en 2022 et dans lequel elle prétendait décoder les manœuvres de désinformation en ligne. C'est donc l'histoire de l'arroseur arrosé. Et même si elle a supprimé son tweet, Nathalie Loiseau a participé de fait à la diffusion d'une fake news pour discréditer un adversaire politique.

Ouais, les fake news sur les réseaux sociaux, c'est vraiment une calamité. Euh en quoi cette Ouais, en quoi cette affaire est-elle symptomatique ? Parce que Nathalie Bazo a fait partie du camp du bien, le cercle de la raison qui prétend déceler le vrai du faux et se placer en garante du respect du récit autorisé.

Cet eurodéputé s'inscrit dans cette posture de l'extrême centre qui, faute de parvenir à convaincre sur ses idées, a décidé de mener la guerre au prétendu faux discours. Ceux-même qui voudront demain réguler les réseaux sociaux participent à des opérations de manipulation sur la base de citation erronée. Avant de labelliser les médias, Emmanuel Macron ferait bien de balayer devant la porte de sa propre famille politique.

D'ailleurs, le monde média labellisé par excellence a lui aussi diffusé une fausse information disant que Jordan Bardella avait voyagé en jet privé. Or, c'était totalement faux. Ils ont exprimé un correctif depuis, mais le mal était fait.

Alors que la campagne présidentielle va s'ouvrir, on voit que l'avance du RN dans les sondages risque de pousser les uns et les autres à toutes les dérives. Plutôt que d'aller sur le fond, de discuter du programme économique du RN, il y aurait beaucoup de choses à dire. Les doutes du patronat existent, c'est vrai, on pourrait en discuter sur le fond, mais plutôt à la place, certains préfèrent être tentés par le confort de la désinformation.

Voilà qui annonce ce qui risque de se passer ces prochains mois où le camp du bien semble décidément prêt à tout pour défendre son précarré même aux manœuvres les plus grossières. Voilà.