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InterviewRadio J — L'interview politique· 23 février 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalÉconomie & entreprises

Pierre Henri Dumont - L'interview politique du 23/02/26

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    On va parler des municipales bien sûr mais un mot sur l'onde de choc créée par la mort de Quentin.

  • 1:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que le front républicain aujourd'hui tel qu'on l'entendait traditionnellement est mort ?

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que le parti socialiste en particulier notamment à l'occasion de ses municipales va appliquer ce que vous appelez de vos voeux c'est-à-dire ne plus pactiser avec LFI ?

  • 2:36RelanceRéponse directe

    Mais on a vu quand même des choses pas très jolies dans cette marche, des insultes, racistes, homophobes, des saluts nazis. Qu'est-ce que ça vous inspire le fait qu'un sénateur LR soit présent ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Un mot sur les municipales à l'échelle du pays. C'est pas formidable pour LR. Je crois que les Républicains ne tiennent qu'une seule grande ville, c'est Nîmes, et qu'elle est menacée.

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Alors, puisque vous parlez du Rassemblement national, est-ce que vous craignez une poussée du RN à l'occasion de ce scrutin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03Invité politiqueFait
    « Ce qui est sûr en tout cas c'est que ce qui s'est de longue date à raison je pense appliqué à la droite à savoir ne pas pactiser avec l'extrême droite doit maintenant clairement s'appliquer à la gauche et ne pas pactiser avec l'extrême gauche qui est représentée aujourd'hui on le voit bien par la France insoumise »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « qui s'appuie sur des milices fascisantes pour faire régner un certain ordre dans des rues qui n'hésite pas à lyncher des hommes à terre jusqu'à la mort parce qu'ils ne partagent pas ses idées. »
  • 1:51Invité politiquePromesse
    « Nous chez Les Républicains nous avons été très clairs nous demandons au parti socialiste de clarifier ses positions de refuser toute alliance de premier et de second tour avec la France insoumise et avec ses alliés »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Nous chez Les Républicains on a toujours été extrêmement clairs avec le Rassemblement national. Il est temps maintenant que l'on traite la France insoumise de la même manière que nous traitons le Rassemblement national. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « le Rassemblement national, en pouvant se maintenir au deuxième tour, en faisant le choix de se maintenir au deuxième tour, va favoriser et risque de favoriser l'élection à Nîmes, mais également à Amiens, par exemple, des listes de gauche qui sont alliées avec les écolos et dans certains cas avec les insoumis. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « au final, vont tromper les électeurs en se maintenant et faire élire des personnes qui vont désarmer la police municipale, qui s'associent avec ceux qui ne pleurent pas sur la mort de Quentin, qui la justifient eux-mêmes, qui sont pour dépenser à tout va, augmenter les impôts. »
  • 5:36Invité politiqueFait
    « la réalité, c'est que dans la très grande majorité des villes qui sont aujourd'hui détenues par les Républicains, les équipes sortantes sont plébiscitées. »
  • 5:43Invité politiqueChiffre
    « Je pense à Paris, par exemple. On a eu un sondage qui a été publié hier, qui prouve que Rachid Adati est en dynamique. »
  • 6:51Invité politiqueChiffre
    « Et les quelques cas de personnes qui sont passées, parce que c'est la question que vous posez, de LR au RN lors de ces élections municipales, la moyenne d'âge doit être de 78 ans. »
  • 8:58Invité politiqueFait
    « toutes celles et ceux qui, aujourd'hui, décident sur un premier tour de voter pour Pierre-Yves Bournazel ou pour Sarah Knafo, en ne portant pas leur vote sur le seul choix qui permet de gagner la ville, c'est-à-dire le choix de Rachida Dati, vont faire gagner Emmanuel Grégoire et les écologistes à Paris. »
  • 9:20Invité politiqueFait
    « La prime majoritaire de la liste qui est arrivée en tête n'a que 25% des sièges et pas 50% comme dans toutes les autres villes de France. »
  • 10:30Invité politiqueFait
    « Je crois que M. Bournazel a un différent personnel avec Rachida Dati de quand il était stagiaire à la communication du ministère de la Justice en 2007. »
  • 10:51Invité politiquePromesse
    « Nous, on soutient Bruno Retailleau qui a annoncé sa candidature à la présidentielle la semaine dernière »
  • 12:16Invité politiqueFait
    « ce qui est sûr, c'est que Bruno Retailleau a dit qu'il se soumettrait au choix du groupe de travail qui est mené par Gérard Larcher, qui doit bientôt rendre ses conclusions d'ici quelques jours ou semaines. »
  • 12:56Invité politiqueFait
    « Vous vous souvenez-vous de la primaire avec Valérie Pécresse, on avait vu des chiens votés, des gens inscrits qui n'étaient pas du tout cartés chez les Républicains. »

Temps de parole

  • Pierre-henri Dumont69 %
  • Présentateur31 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Pierre-Henri Dumont. Bonjour David Revaud-Dallon. Vous êtes secrétaire général adjoint de LR Les Républicains. Vous avez été député de la 7e circonscription du Pas-de-Calais et vous êtes maire de la ville de Marc dans ce département. Vous êtes en pleine campagne mais vous avez quand même accepté de venir répondre à nos questions. On va parler des municipales bien sûr mais un mot sur l'onde de choc créée par la mort de Quentin. C'était il y a 10 jours. Cet étudiant d'extrême droite de 23 ans a été tué par des antifas entre guillemets dans une rixe à Lyon entre ultra droite et ultra gauche.

Il y a eu en fin de semaine le placement en détention provisoire de plusieurs suspects dont certains proches du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnaud qui est le fondateur du mouvement de la jeune garde aujourd'hui dissous. Jean-Luc Mélenchon et les insoumis sont sous pression mais lui il ne regrette rien si j'ose dire. Il assume ces liens. Est-ce que le front républicain aujourd'hui tel qu'on l'entendait traditionnellement est mort ?

1:03
Pierre-henri Dumont

Ce qui est sûr en tout cas c'est que ce qui s'est de longue date à raison je pense appliqué à la droite à savoir ne pas pactiser avec l'extrême droite doit maintenant clairement s'appliquer à la gauche et ne pas pactiser avec l'extrême gauche qui est représentée aujourd'hui on le voit bien par la France insoumise qui s'appuie sur des milices fascisantes pour faire régner un certain ordre dans des rues qui n'hésite pas à lyncher des hommes à terre jusqu'à la mort parce qu'ils ne partagent pas ses idées. On peut condamner les idées, combattre les idées de Quentin et de ceux qui font partie de son groupe. Mais est-ce que cela mérite de devoir le lyncher jusqu'à la mort ?

Aucun homme ne mérite de mourir pour ses idées.

1:42
Présentateur

Est-ce que vous pensez que le parti socialiste en particulier notamment à l'occasion de ses municipales va appliquer ce que vous appelez de vos voeux c'est-à-dire ne plus pactiser avec LFI ?

1:51
Pierre-henri Dumont

Nous chez Les Républicains nous avons été très clairs nous demandons au parti socialiste de clarifier ses positions de refuser toute alliance de premier et de second tour avec la France insoumise et avec ses alliés pas simplement le parti socialiste, les écologistes, le parti communiste et lors de ces élections municipales qui se passent dans un contexte particulier vous l'avez dit après la mort du jeune Quentin. Eh bien il y aura des clarifications à avoir, il y aura une position du PS et des écologistes et du parti communiste qui devrait être très claire. Nous chez Les Républicains on a toujours été extrêmement clairs avec le Rassemblement national.

Il est temps maintenant que l'on traite la France insoumise de la même manière que nous traitons le Rassemblement national.

2:28
Présentateur

On avait un membre des Républicains qui était à la marche samedi en l'honneur, en hommage à Quentin, c'était le sénateur Etienne Blanc. Mais on a vu quand même des choses pas très jolies dans cette marche, des insultes, racistes, homophobes, des saluts nazis. Qu'est-ce que ça vous inspire le fait qu'un sénateur LR soit présent ?

2:44
Pierre-henri Dumont

Alors déjà de base, nous on n'est jamais favorable à des interdictions préventives de manifestation. On pense que le régime qui doit s'appliquer en France est le régime de la liberté, que chacun est libre de manifester, c'est un droit constitutionnel garanti. Maintenant, ce qui s'est passé dans cette marche, ceux qui ont entonné des chants nazis, ceux qui ont levé des bras tendus faisant référence à la Seconde Guerre mondiale et au régime hitlérien, doivent évidemment être signalés à la justice, être poursuivis. Et on ne peut pas accepter qu'il y ait dans nos rues des gens qui aujourd'hui manifestent au son d'une idéologie qui est l'idéologie nazie.

3:18
Présentateur

Alors, un mot sur les municipales à l'échelle du pays. C'est pas formidable pour LR. Je crois que les Républicains ne tiennent qu'une seule grande ville, c'est Nîmes, et qu'elle est menacée, je parle vraiment des grandes cités, elle est menacée aujourd'hui de tomber dans l'escarcelle de l'opposition. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

3:36
Pierre-henri Dumont

Déjà, pardon, mais les Républicains sont en majorité dans les villes de France. C'est bien pour ça d'ailleurs qu'ils gagnent les élections sénatoriales, que lors des dernières élections sénatoriales, ils ont remporté comme ils n'avaient jamais remporté ces élections, et que nous sommes majoritaires dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants. C'est vrai qu'il y a une faiblesse sur les grandes villes, Nîmes étant la plus grande ville, vous l'avez dit, qui est détenue par les Républicains.

Et là, je tiens à signaler quelque chose, c'est-à-dire que le Rassemblement national, en pouvant se maintenir au deuxième tour, en faisant le choix de se maintenir au deuxième tour, va favoriser et risque de favoriser l'élection à Nîmes, mais également à Amiens, par exemple, des listes de gauche qui sont alliées avec les écolos et dans certains cas avec les insoumis.

Et donc le Rassemblement national qui appelle les électeurs à voter pour eux sur des questions de sécurité, d'ordre budgétaire, au final, vont tromper les électeurs en se maintenant et faire élire des personnes qui vont désarmer la police municipale, qui s'associent avec ceux qui ne pleurent pas sur la mort de Quentin, qui la justifient eux-mêmes, qui sont pour dépenser à tout va, augmenter les impôts. Il y a donc là une sorte de paradoxe qu'il faut pointer du doigt. Et moi, j'invite les électeurs et les électrices dans ces villes où il y a un Rassemblement national qui dépasse les 10% et qui, de facto, crée une possibilité pour la gauche de remporter ces élections.

Une gauche qui, vous venez de le dire, dans de très nombreux cas, est alliée avec la France insoumise, que ce soit dès le premier tour ou ce sera au deuxième tour, parce qu'ils devront aller chercher des réserves de voix, à voter dès le premier tour ces électeurs pour la droite, parce que c'est la seule qui peut, dans certains cas, gagner des villes, dans d'autres cas, assurer que ça ne tombe pas dans les escarcelles de la gauche et de l'extrême-gauche.

5:05
Présentateur

Alors, puisque vous parlez du Rassemblement national, est-ce que vous craignez une poussée du RN à l'occasion de ce scrutin ? On parle de pas mal de conquêtes possibles, notamment sur l'arc méditerranéen, Toulon, Marseille. On pourrait même ajouter Nice, puisque c'est l'Éric Ciotti, le patron de l'UDR, allié et satellite du RN, qui affronte Christian Estrosi.

5:24
Pierre-henri Dumont

Écoutez, on verra le résultat. C'est dans quelques semaines, maintenant trois semaines. Donc, on sera assez vite fixé sur le choix des électeurs. Alors, la réalité, c'est que dans la très grande majorité des villes qui sont aujourd'hui détenues par les Républicains, les équipes sortantes sont plébiscitées. On voit bien dans les différents sondages que les Républicains peuvent remporter de nombreuses villes, dont des villes très symboliques. Je pense à Paris, par exemple. On a eu un sondage qui a été publié hier, qui prouve que Rachid Adati est en dynamique. Et la seule qui peut, évidemment, permettre de mettre un terme à cette parenthèse qui a défiguré Paris de la gauche.

5:54
Présentateur

Parenthèse de 25 ans, quand même. C'est un quart de ciel que ça fait une parenthèse.

5:56
Pierre-henri Dumont

Oui, à l'échelle de la ville de Paris, c'est pas grand-chose. À Lyon, également, évidemment, avec Jean-Michel Aulas, qui est soutenu par les Républicains. Et donc, partout, on va essayer, d'une part, de maintenir nos positions là où on est en position, là où on gagne, là où on est maire sortant. Et puis, dans d'autres villes, dont des villes très symboliques, nous allons gagner ces villes pour pouvoir permettre de libérer les Françaises et les Français qui nous font confiance de la tyrannie fiscale menée par la gauche.

6:20
Présentateur

Alors, vous évoquiez le non-rapprochement, enfin, vous préconisez le non-rapprochement entre la gauche et LFI. Mais on a remarqué qu'il y avait eu un mouvement de certains élus locaux de droite vers le RN. C'est pas encore l'union des droites, mais on sent quand même que votre parti est toujours tiraillé par cette attirance.

6:38
Pierre-henri Dumont

Non, vous savez, une élection municipale, c'est quoi ? C'est un maire sortant ou un candidat à une élection municipale qui doit faire des choix et qui décide, dans de nombreux cas, de ne pas reprendre certaines personnes qui sont élues, des adjoints au maire, parce qu'ils n'ont soit pas fait le travail, soit parce qu'ils arrivent à un âge qui est un âge canonique pour être élus. Et les quelques cas de personnes qui sont passées, parce que c'est la question que vous posez, de LR au RN lors de ces élections municipales, la moyenne d'âge doit être de 78 ans.

C'est des personnes qui n'étaient pas reprises sur des listes des maires qui voulaient se succéder à eux-mêmes ou étaient candidats à une élection, à une succession. Et donc, forcément, comme ils ne sont pas repris, ils sont la tentation pour pouvoir assurer une pension alimentaire d'aller sur des listes qui sont des listes du Rassemblement national. Ceux-là, ils se comptent sur le doigt d'une main, ont été exclus. Et comment ça se passe chez vous, à Marc, dans le Pas-de-Calais ? Écoutez, moi, j'ai déposé ma liste, donc ça se passe bien. On est en campagne, on a fait un questionnaire dans 4200 foyers, en porte-à-porte. On a eu plus de 1000 retours, ce qui est un ratio assez exceptionnel.

Puis, on va distribuer d'ici quelques jours, à la fin des vacances, le retour a lieu la semaine prochaine. On distribuera le projet, le bilan, à nouveau en porte-à-porte. Ça se passe très bien.

7:44
Présentateur

Alors, vous en parliez à Paris, un sondage d'honneur, Rachida Dati, gagnante. Ce n'est pas non plus un score à une avance extrêmement large, mais elle est gagnante au deuxième tour. Le problème, c'est que, à ce deuxième tour, il pourrait être le théâtre d'une quinque angulaire, si j'ose dire. Donc, avec Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, le candidat d'Union de la Gauche, sans LFI, mais aussi Pierre-Yves Bournazel, le troisième homme, qui est le candidat Renaissance et Horizon, mais aussi la candidate LFI, Sophia Shikiru, mais aussi Sarah Knafo, la candidate Renaissance. Ça va compliquer le jeu. Reconquête, ça. Reconquête, pardon, excusez-moi.

8:21
Pierre-henri Dumont

Ça va compliquer les choses. Déjà, c'est le choix des électeurs. Ça prouve qu'un maire sortant ou une équipe sortante qui est aussi faible, ça prouve que le travail n'a pas été fait et qu'il y a une lassitude des équipes sortantes. Ça, c'est le premier point.

8:31
Présentateur

Elle a quand même été en tête au premier tour pendant quelques semaines dans les sondages.

8:35
Pierre-henri Dumont

De l'équipe sortante, oui. Oui, mais normalement, une équipe sortante doit être largement en tête au premier tour. Et le deuxième point, ça prouve ce que je disais, c'est-à-dire que Rachida Dati, aujourd'hui, est la seule capable de pouvoir être au deuxième tour en position de gagner contre la gauche les écologistes et cette alliance qui a détruit Paris. Et donc, toutes celles et ceux qui, aujourd'hui, décident sur un premier tour de voter pour Pierre-Yves Bournazel ou pour Sarah Knafo, en ne portant pas leur vote sur le seul choix qui permet de gagner la ville, c'est-à-dire le choix de Rachida Dati, vont faire gagner Emmanuel Grégoire et les écologistes à Paris.

Et donc, j'appelle à un vote utile dès le premier tour pour Rachida Dati, faire en sorte, pas simplement qu'elle gagne avec un ou deux points d'écart, mais qu'elle gagne de façon très large, puisqu'à Paris, il y a une particularité comme c'est le cas à Lyon et à Marseille. La prime majoritaire de la liste qui est arrivée en tête n'a que 25% des sièges et pas 50% comme dans toutes les autres villes de France. et que donc, il faut que la victoire soit là, mais qu'elle soit large pour assurer une majorité qui n'est pas d'accord derrière boutique, derrière le choix majoritaire des Parisiennes et des Parisiens. Donc, c'est un vote utile dès le premier tour sur Rachida Dati.

Donc, j'appelle les électeurs de Reconquête de Sarah Knafo, d'une part, et de Renaissance de Pierre-Yves Bournazel, qui ont indiqué tous les deux qu'ils voulaient tourner la page de les années Grégoire Hidalgo, à voter pour Rachida Dati, le seul choix, le seul vote qui permettra de tourner cette page définitivement à Paris.

9:52
Présentateur

Alors, Pierre-Yves Bournazel, c'est le candidat Renaissance-Horizon, mais lui, il persiste dans le ni Dati ni Grégoire. Ça augure mal de la suite des opérations. Et quand je parle de la suite des opérations, je pense bien sûr à la présidentielle, puisqu'on sait que vraisemblablement, face à un candidat ou une candidate du RN qui est donnée largement devant par les sondages au premier tour, certes, vous me répondrez que ce ne sont que des sondages à un an de l'élection présidentielle, mais ça donne une idée du rapport de force, ça veut dire qu'il va falloir un candidat du bloc macroniste et de la droite.

Le problème, c'est que là, cette affaire de Paris, avec un candidat Bournazel qui refuse de s'allier à Dati, ça augure mal de la suite des opérations, non ?

10:28
Pierre-henri Dumont

Oui, mais vous savez, il faut savoir mettre les égaux de côté. Je crois que M. Bournazel a un différent personnel avec Rachida Dati de quand il était stagiaire à la communication du ministère de la Justice en 2007. Donc bon, je pense que l'enjeu de la vie des Parisiennes et des Parisiens doit aller beaucoup plus loin que des simples querelles d'égo des uns et des autres. En ce qui concerne la présidentielle, maintenant, il s'agit simplement de pouvoir trouver le meilleur candidat.

Nous, on soutient Bruno Retailleau qui a annoncé sa candidature à la présidentielle la semaine dernière, faire en sorte de pouvoir redresser la France, faire en sorte de pouvoir donner plus de liberté aux Françaises et aux Français, s'assurer de pouvoir libérer tous les freins aujourd'hui qui retiennent l'économie française pour refaire de notre pays un des leaders mondiaux. Et c'est la position que nous allons porter. Maintenant, vous savez, primaire, pas primaire, le mode de désignation, sous quelle échelle, nous, l'enjeu, c'est pas ça. On voit qu'au Rassemblement National, le choix du candidat, il se fait au tribunal. Chez Reconquête, le choix du candidat, il se fait dans le lit conjugal.

Bon, et bien nous, le choix du candidat, ce sera celui qui est le mieux armé pour pouvoir défendre les intérêts des Françaises et des Français de notre pays en France, en Europe et dans le monde. Et c'est pour ça qu'avec Bruno Retailleau, qui tient une ligne ferme, qui a réussi à démontrer lorsqu'il était au gouvernement qu'il était l'homme de la situation, nous pourrons avancer sereinement vers l'avenir. Et je suis certain qu'à droite, d'une part, pour commencer, et ensuite, au centre droit, nous allons pouvoir nous rassembler derrière sa candidature.

11:49
Présentateur

Alors, vous l'avez dit, Bruno Retailleau, il a annoncé sa candidature il y a quelques jours. Mais ceci, avant même de connaître les propositions du groupe de travail qu'il avait lui-même lancées chez LR pour définir le mode de désignation du candidat, il va pas un peu plus vite que la musique, Bruno Retailleau ? Parce que Valérie Pécresse, c'était la semaine dernière, elle, elle veut une primaire de la droite et du centre dès le lendemain des municipales. Elle dit, voilà, moi j'ai eu une expérience de désignation trop tardive, ça m'a plombé pendant ma campagne présidentielle, il faut vite un candidat, il faut le voter pour le désigner.

12:16
Pierre-henri Dumont

Alors, ce qui est sûr, c'est que Bruno Retailleau a dit qu'il se soumettrait au choix du groupe de travail qui est mené par Gérard Larcher, qui doit bientôt rendre ses conclusions d'ici quelques jours ou semaines. Et donc, en effet, je partage l'avis de Valérie Pécresse sur la rapidité, il faudra rapidement désigner notre candidat à l'élection présidentielle. Si le groupe de travail démontre qu'il n'y a pas aujourd'hui de solution miracle pour désigner le candidat, peut-être que nous devrons passer par les militants. Dans tous les cas, nous passerons par les militants, parce que c'est un engagement qui a été pris par Bruno Retailleau.

Une des questions que nous pouvons poser s'il n'y a pas de solution miracle présentée par ce groupe de travail, c'est est-ce que vous voulez que le président de parti soit le candidat à l'élection présidentielle ? Si c'est oui, Bruno sera candidat. Si c'est non, on passera par une primaire. Moi, je suis très défavorable à une primaire. On l'a vu... Pourquoi ? Vous vous souvenez-vous de la primaire avec Valérie Pécresse, on avait vu des chiens votés, des gens inscrits qui n'étaient pas du tout cartés chez les Républicains. Donc voilà, il faut en effet rapidement choisir notre candidat. Je pense que passer par une primaire aujourd'hui, c'est profondément rejeté par les militants.

Donc laissons le choix aux militants. Nous leur proposerons avec le bureau politique de faire un choix, soit sur un homme, soit sur une procédure de désignation. Mais d'abord, les élections municipales. Et quelques jours après, on attaquera les élections présidentielles. On basculera dans ce grand toboggan qui nous amènera à avril 2027.

13:25
Présentateur

Merci Pierre-Henri Dumont d'avoir répondu à nos questions et à bientôt sur Radio-J. Merci à vous. Merci beaucoup David. On vous retrouvera demain. Votre invité sera Richard Ramos, député Modem du Loiris.