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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 8 mai 2021 5 minAutoproduitFond programmatiqueSantéSolidarités & familleEurope & internationalÉconomie & entreprises

Réunion des chefs d’État et de Gouvernement de l’Union européenne à Porto | Emmanuel Macron

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « si on veut aller vite, aujourd'hui, il n'y a pas une usine dans le monde qui ne peut pas produire des doses pour des pays pauvres, à cause des brevets. »
  • 0:25Emmanuel MacronChiffre
    « On a à peu près laissé exporter 50 %. Aux États-Unis, en Grande-Bretagne, 100 % de ce qui a été produit a été consommé sur le marché domestique. »
  • 0:45Emmanuel MacronFait
    « il faut d'abord que les anglo-saxons arrêtent les interdictions d'export »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « il faut pouvoir la lever quand ça bloque l'accès à des marchés finaux »
  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « l'Europe, qui a été beaucoup critiquée, aujourd'hui est devenue un grand producteur de vaccins, mais surtout, c'est le continent le plus ouvert »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « lutter contre les excès du travail détaché, qui avaient créé un peu un dumping social en Europe »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « il faut qu'on crée ensemble, aujourd'hui, le droit des travailleurs des plateformes »
  • 8:30Emmanuel MacronFait
    « on doit créer les voies et moyens de protéger nos concitoyens, partout en Europe, qui vont dans ces nouveaux emplois »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Est-ce que la communauté internationale, que ce soit les américains ou bien les européens ne peuvent pas, ensemble, essayer de lever les brevets et aussi donner plus ? Ah ! mais je n'en fais pas une alternative, je dis que si on veut aller vite, mais je répondrai tout à l'heure à toutes vos questions, je dis que si on veut aller vite, aujourd'hui, il n'y a pas une usine dans le monde qui ne peut pas produire des doses pour des pays pauvres, à cause des brevets.

La priorité d'aujourd'hui, ce n'est pas les brevets, ce n'est pas vrai ! On se mentirait. C'est la production.

Donc, qu'est-ce qui bloque aujourd'hui la production ? D'abord, c'est d'ouvrir. Nous, sur ce qu'on a produit, on a à peu près laissé exporter 50 %.

Aux États-Unis, en Grande-Bretagne, 100 % de ce qui a été produit a été consommé sur le marché domestique. Ça, c'est le premier levier, et donc, il faut d'abord que les anglo-saxons arrêtent les interdictions d'export. Deuxième levier, c'est de reconvertir, comme on l'a fait de plus en plus en Europe, les usines, pour produire plus de vaccins.

C'est le transfert de technologie, c'est clé. Troisième levier, c'est le don de doses. Et le quatrième, dans la durée, mais il faut commencer le débat dès aujourd'hui, donc c'est un bon débat, c'est de faire exactement comme on l'a fait au moment du VIH, c'est-à-dire, là où la propriété intellectuelle bloque, il faut pouvoir la lever, mais de manière circonscrite, parce que la propriété intellectuelle, dire : on va la déchirer, ça n'incite pas à récompenser ceux qui ont inventé.

Il faut récompenser l'innovation, ça, c'est normal. Par contre, il faut pouvoir la lever quand ça bloque l'accès à des marchés finaux. Et donc pour moi, l'exemple qu'on doit prendre, c'est exactement ce qu'on a fait au moment du sida, quand les trithérapies devaient accéder aux pays les plus pauvres.

On a créé un cadre international pour permettre, justement, l'accès aux pays les plus pauvres, et lever la propriété intellectuelle. C'est ça qu'il nous faut préparer sur le vaccin. Donc vous voyez, c'est un ensemble.

Là, pour le coup, là en même temps, ça marche très bien, mais dans l'ordre des temps, je pense que c'est un faux débat de dire : l'urgence, c'est ça ! L'urgence, c'est produire plus et avoir plus de solidarité maintenant. Mais ce message n'imprime pas, premièrement !

On a l'impression que vous êtes toujours sur la défensive. Mais, c'est vous qui imprimez, pas moi. Monsieur le Président ! - C'est vous qui imprimez, ce n'est pas moi qui imprime.

Moi, je vous dis ce que j'essaie de comprendre et la réalité des choses, mais après, si on veut mettre la charrue avant les bœufs, comme on dit chez nous, je dis juste : ça ne marchera pas. Donc, il faut simplement reconnaître que l'Europe, qui a été beaucoup critiquée, aujourd'hui est devenue un grand producteur de vaccins, mais surtout, c'est le continent le plus ouvert, le plus ouvert ! - Une autre question sur la France : ici le sommet européen, social, est présenté comme un moment historique.

On a l'impression que ça passe plutôt inaperçu en France. Quel message vous pouvez envoyer aux Français sur les avancées concrètes que ce sommet pourrait leur apporter ? Ce sommet, d'abord, je dirais là aussi, c'est à vous de le rendre perceptible plus qu'autres.

Je ne vais pas être un commentateur de ce qui ressort ou pas dans la presse française, européenne ou internationale. Moi, je me suis battu, avec nos collègues ici, sur plusieurs avancées. La première, ce qu'on avait mis au cœur de la campagne de 2019, l'idée d'un salaire minimum européen.

Il y a beaucoup de réticence, des modèles qui sont divers, mais la dynamique avance et on a un texte qui reconnaît cette nécessité, la nécessité de converger. Chacun a ses traditions : soit des salaires qui sont fixés au niveau législatif et national, comme chez nous. D'autres qui sont le fruit de la négociation, y compris sur des modèles sociaux très ambitieux, comme les Nordiques, mais on crée un mécanisme de convergence. 2.

On a un agenda législatif. Nous-mêmes, nous l'avions poussé, rappelez-vous, il y a un peu plus de trois ans et demi : lutter contre les excès du travail détaché, qui avaient créé un peu un dumping social en Europe, et là, on a beaucoup avancé. On a encore des législations à passer pour aller plus loin. 3.

Il faut qu'on crée ensemble, aujourd'hui, le droit des travailleurs des plateformes. En France, nous avons passé il y a quinze jours une ordonnance, pour ce faire. On a développé, par l'innovation, de nouveaux emplois, mais il ne faut pas que ces nouveaux emplois soient signe d'hyper-précarité.

Et donc là, on doit créer les voies et moyens de protéger nos concitoyens, partout en Europe, qui vont dans ces nouveaux emplois. Et là, on a créé un cadre à travers cette déclaration de Porto. Voilà quelques-uns des points.

On va avancer aussi sur la Sécurité sociale européenne, là, sur le plan de la réglementation. Donc il y a cet agenda social, qui est pour moi un agenda de convergence et de la même manière qu'on a commencé à avoir et qu'on continuera à avoir un débat sur la fiscalité, sur le social, on doit lutter contre les éléments de dumping, comme on dit, c'est-à-dire ce qui tire l'Europe sociale vers le bas, ou fait que les uns profitent de certains avantages parce qu'ils donnent moins de droits à leurs travailleurs. À terme, ça n'est bon pour personne.

Merci beaucoup. Je dois filer, vous allez bien ?