Défilé militaire français
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pour le chef de l'Etat, l'Europe devient "une puissance qui doit défendre ses valeurs, quitte à payer le prix du sang". - Ils se préparent dans les airs, sur terre...
Dernières répétitions des armées avant le défilé du 14-Juillet. Demain, tout doit être parfait. - On a comme consigne de faire une démonstration de force.
On doit avoir de la masse. - Pour le 10e et dernier défilé d'E.Macron, le chef de l'Etat, chef des armées, veut en faire un moment historique. 500 soldats de la Coalition des volontaires ouvriront la parade, suivis par 25 militaires ukrainiens. 6800 troupes défileront à pied. 84 avions français sont attendus, aux avions étrangers et 600 drones. - On passe un message stratégique à nos potentiels adversaires.
La France est forte. Elle sait se battre et saura se battre, si nécessaire. - A la veille de cette démonstration de force affichée, le chef de l'Etat s'est adressé aux armées ce midi, se félicitant d'avoir engagé le réarmement de la France. - E.Macron: Le message que nous envoyons au monde est le suivant: Oui, la paix est notre but.
Oui, nous chérissons la liberté et le droit. Oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre, toujours, et au prix du sang s'il le faut. - Le budget des armées françaises aura donc doublé pendant ses 2 mandats.
Quelques jours plus tôt, à l'Assemblée nationale, une nouvelle version de la loi de programmation militaire a été votée, prévoyant désormais un budget de 436 milliards d'euros d'ici à 2030, 36 milliards de plus. les menaces hybrides se multiplient. Dans un tel moment, attendre l'échéance prévue en 2027 aurait été de fermer les yeux sur le réel et renoncer à préparer la France à ce qui vient. - Depuis plus de 4 ans, la guerre s'est installée en Europe.
Aux côtés des dirigeants européens, E.Macron affiche l'idée de l'Europe et dénonce la Russie. - E.Macron: Un message d'unité en Europe adressé à l'Ukraine.
Il faut que l'Ukraine puisse résister et l'emporter. Nous avons réaffirmé nos engagements sur l'Ukraine, et les moyens que nous y mettons. - Comment incarner cette Europe forte?
Qui pour la conduire? Le président français tente de jouer les premiers rôles. Il est à l'initiative de la Coalition des volontaires avec Londres, qui rassemble 37 pays souhaitant aider l'Ukraine.
E.Macron reçoit justement V.Zelensky à Paris aujourd'hui pour une nouvelle réunion de la coalition. - J.-N.Barrot: Nous accueillerons au Quai d'Orsay 8 pays et des industriels qui travailleront à la manière d'accélérer la constitution de capacités militaires et antiaériennes pour l'Ukraine.
Ce sera aussi l'occasion de démontrer que toute Coalition des volontaires, constituée pour que la paix une fois conclue puisse être garantie... - Le soutien à l'Ukraine, symbole, pour E.Macron, lui vaut les critiques du Kremlin.
Il a fustigé aujourd'hui une coalition de va-t-en-guerre. - C.Roux: Ou une "coalition d'illuminés", selon la traduction.
Question. - G.Fenwick: C'est fait pour, et tant mieux.
E.Macron s'est exprimé depuis l'Hôtel de Brienne, aujourd'hui. Je crois qu'il avait 3 publics.
D'abord les Françaises et les Français, non pas pour leur dire quoi, car le message est passé, c'est la guerre et elle vient. C'était plutôt pour préparer les esprits, en parlant du prix du sang. Ensuite, il s'adressait aux autres Etats.
Enfin, c'est son dernier discours public. Il s'adressait à celui ou celle qui va lui succéder. Il explique que la programmation militaire, c'est pas une question de droite ou de gauche.
La menace est réelle et actuelle. D'où ce défilé XXL demain, avec V.Zelensky et d'autres. - C.Roux: Général, sur les messages que porte E.Macron et le poids du symbole, demain, pour ce dernier 14-Juillet?
Un défilé XXL où les choses seront clairement dites, avec la présence de V.Zelensky... - Gal P.Dutartre: Bien sûr.
Deux mots m'interpellent. "Autonomie stratégique de l'Europe", c'est incontournable. Il n'y a pas d'autre issue que ça.
A la fois dans l'Otan et, si nécessaire, toujours dans l'Otan mais sur les Américains, s'ils ne veulent pas être là...
Et puis, "réveil stratégique". C'est la signature du défilé de demain. On a 30 ou 35 pays représentés.
Je crois que c'est une première. Un défilé au sol et en vol. La symbolique est très forte.
Dans la Patrouille de France, il y a 2 Mirage, 2 biplaces, et derrière eux, des pilotes ukrainiens. - C.Roux: Ca tombe alors que l'ambassadeur russe est convoqué à propos d'une campagne de sabotage cyber.
La guerre hybride a commencé depuis longtemps. - G.Fenwick: Elle deviendra peut-être, à brève échéance, conventionnelle.
Elle est déjà à nos portes et pourrait se déporter vers un pays de l'Otan. Ce qui est terrible pour les gens qui nous regardent, c'est de se dire qu'à force d'avoir ces discours martiaux et d'accumuler les armes, on est condamnés à s'en servir. Mais la mécanique inverse qui consiste à se désarmer n'éloigne pas la guerre.
Parfois, c'est l'ennemi qui nous désigne. - C.Roux: Nous revenons à vos questions.
Question. - Gal P.Dutartre: Oui, mais ça a toujours un prix.
C'est le bombardement de la côte et, si on va plus loin dans l'engagement maritime, si on s'approche des côtes, si on veut sécuriser les passages avec des avions de guerre américains, il y a des risques que les Américains ne veulent pas prendre. - C.Roux: On dit depuis le début qu'il faut qu'ils débarquent pour prendre le contrôle du détroit. - G.Fenwick: Même pas.
Ils peuvent prendre le contrôle. Ils peuvent pas le tenir. Le prix à payer, c'est le prix du sang.
Regardez le chenal. Il fait 30 km. Vous avez 50 km côte à côte.
Pour se positionner là, ça ne marchera pas. Les Iraniens peuvent tirer depuis l'intérieur de leur territoire des missiles, des drones, etc. - D.Rigoulet-Roze: Quand on joue à domicile... - C.Roux: Question. - D.Rigoulet-Roze: Depuis le début, on a dit, non sans raison, qu'on n'était pas engagés.
C'est une guerre dont les conséquences nous sont imposées. - Gal P.Dutartre: On n'a pas été consultés. - D.Rigoulet-Roze: En plus.
Quand bien même on l'aurait été, on aurait vraiment validé l'agenda militaire américain. Il y a une cohérence européenne maintenue. C'est cohérent, oui, avec l'idée qu'on peut participer à une opération de déminage... - C.Roux: Mais personne ne nous l'a demandé, du coup.
On a dit qu'on était prêts... - D.Rigoulet-Roze: Les éléments de langage commencent à changer sur le caractère nécessaire de rouvrir le détroit.
C'est assez récent, y compris venant des responsables européens. Non pas en étant associés à l'agenda militaire américain,
Emmanuel Macron