François Ruffin, sans filtre : Journaliste VS Politique ? [EN DIRECT]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] François Ruffin, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview.
Ouais. On vous reçoit de de On vous reçoit pour votre activité de journaliste et probablement de députés. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur votre travail de journaliste et de députés ?
D'abord, moi je sépare pas les deux. Je me considère comme étant député reporter. pour plusieurs raisons.
D'abord, je je pense que depuis des années, en fait, depuis une vingtaine d'années, je fais un travail qui est un travail d'expression. Expression du verbe exprimer. Exprimer, c'est un verbe que j'adore parce que ça veut dire pousser dehors.
Donc c'est animateur de la démocratie. Animateur de la démocratie. si tu vas pousser dehors.
Ce que tu as dans le bid, tu le pousses. Bon et donc ça aurait pu il y a 20 ans tomber sur déjà de la politique euh de la parole publique. Enfin, il me fallait j'avais un besoin de parole publique et bah à l'époque ça s'est canalisé sur un le journalisme et donc sur la création d'un journal.
Mais ça aurait pu être du cinéma, ça aurait pu être du théâtre, ça aurait pu être euh du de la politique directement. C'est ce que j'avais, c'est un besoin d'expression, de pousser dehors ce que j'avais dans le ventre. Et puis la deuxième chose, je pense c'est un autre verbe, c'est représenter.
Je pense que ça fait 20 ans que j'essaie de représenter les gens, c'està-dire les représenter dans un journal, par exemple des contre en prolarité, des intérimires, des gens qui sont en hôpitaux psychiatrique, de leur donner un visage de rapporter leurs propos, de parler avec eux pour eux et tout ça. Et donc je l'ai fait d'abord dans un journal, ensuite je l'ai fait à la radio. Je faisais parler dans les émissions de radio de Daniel Mermé à la base si j'y suis.
Ensuite, j'ai fait un film euh merci patron mais où c'est toujours pareil, je représentais, il y avait des gens du peuple qui étaient représentés à l'écran et c'est pas toujours fréquent et aujourd'hui, j'essaie d'être de toujours représenter ces gens comme représentant puisque c'est le titre qui est le mien, voilà, représentant de la nation. Donc euh je pense qu'en fait il y a une je moi je vois plus une continuité euh entre ce que je fais depuis 20 ans à Fakir et ce que je fais aujourd'hui comme député euh que une rupture. Pour moi, il y a une vraie continuité entre tout ça.
Alors notre chaîne internet est spécialisée sur la géopolitique, la finance, le terrorisme et le hacking. Vous voulez qu'on commence par quoi ? Je vais te dire franchement il y aon la finance si ça peut largement m'inspirer euh mais pour les autres thèmes souvent je disais euh bon moi déjà quand on quand on va en Champagne Arden tu vois je suis quand même picard j'étais élu sous la sous la bannière Picardie debout donc déjà quand je vais en champagne d'de c'est la politique étrangère tu vois laorine c'est l'Afghanistan pour moi.
Donc maintenant, bon, je suis représentant de la nation et pas seulement la première circonscription de la Somme, mais enfin vraiment les questions internationales. D'ailleurs, tu sais, j'ai j'ai beaucoup j'ai écrit pas mal le papier pour le monde diplôme pour le monde diplomatique et il y avait toujours des gens même en école de journaliste d'ailleurs qui voulaient aller un peu partout dans le monde et moi je considérais que là où il y avait besoin d'être et là où il y avait moins de journalistes qui avaient envie d'être, bah c'était à Flix secours, c'était à Forest en Cambrésie, c'était enfin c'était près de chez moi quoi. Et donc je fait le choix de en effet ne pas aller faire quatre fois le tour du monde.
Je dis pas que ça ça présente pas un intérêt et qu'il faille pas le faire mais c'est vrai que je pense qu'il y avait une pente naturelle de ce côté-là. Et au monde diplô j'ai sur des je disais il y avait pas forcément beaucoup de monde qui restait en France pour étudier le logement pour étudier la marine marge française ou des thèmes comme cela. Donc je comme pigiste hein, pas comme salarié du monde diplô mais je faisais plutôt ça mien et je j'ai toujours dit que je je traitais ces dossier là dans Fakir, les dossiers de social et d'économie français et que je déléguais tout ce qui était politique internationale au monde diplomatique.
C'était un peu notre sous-traitant quoi. Bon on va voir ce que vous avez sous le coffre. Oh qu'est-ce qu'on peut dire par exemple sur l'Italie en ce moment ?
Oh là là là là franchement tu as décidé de m'interroger sur tous les sujets où je suis pas où je vais pas être bon. C'est ça ? Les sujets où tu es bon, c'est après.
D'accord. Sur l'Italie, euh tu vois la question que j'ai eu par un journaliste italien, c'est bon bah est-ce que la France insoumise et Marine Le Pen, ils vont faire la même chose ? Tu vois, en gros 5 étoiles 5 que 5 étoiles et puis la Ligue du Nord, quoi.
Donc bon, pour moi, c'est exclu et en fait, il se passera pas ce qui se passe en Italie parce qu'il y a la France insoumise. C'est-à-dire que il reste aujourd'hui quelque chose à gauche en France, quelque chose qui est pas moléculaire, qui concentre des forces. Tandis qu'en Italie à gauche, il ne reste plus rien.
Tout a été explosé. Donc il y a ça. Donc par quoi tout a été explosé ? parce que l'histoire de je pense de la gauche italienne est pas la même que la nôtre.
Ils se sont complètement dissolus dans mais ce ceci ça aurait pu arriver en France et ça n'est pas arrivé heureusement quoi. Euh donc il reste aujourd'hui deux voix d'expression à la colère populaire. Moi ça a été mon combat pendant les législatives dans la Somme.
Et tu vois comment de la Picardie je reviens à la Somme parce que j'y suis plus à l'aise. Mais ça été tout mon combat ça a été comment faire pour que une colère se canalise chez moi plutôt qu'au Front National. C'était une vraie bagarre.
Tu vois, ce matin, j'étais sur le parking de l'usine Wepool à Amien euh parce que c'était le le jour de la fermeture. Et euh en ce jour de fermeture où hier mais euh la direction de Whpool a convainqué un comité extraordinaire, un CE extraordinaire pour dire que ils avaient besoin de salariés pour aller en Pologne installer les machines. Tu imagines la violence du truc ?
Tu imagines le degré de mépris pour les salariés dont on a décidé de licenciement et dont le dernier jour de travail, on vient leur dire bah on vous propose euh d'aller vous-même euh et il ce que me dit le délégué syndical CFDT Frédéric Chantrel et je pense qu'il a raison, c'est que le pire c'est qu'il y a des gens qui vont aller le faire parce qu'il y a des gens qui ont faim enfin faim parce qu'il y a des gens qui c'est de la soumission qu'on sentit. Ben ouais, il y a une surtout c'est de la résignation, c'est de la résignation, tu vois. On est dans aujourd'hui dans un degré de résignation, c'est le pire.
Moi, je disais toujours pendant ma campagne, mon adversaire, c'est la finance, mais c'est surtout l'indifférence. Et c'est le pire qu'on a à combattre, c'est ce dégré ce degré de résignation. Comment faire pour que les gens se réveillent quoi ?
Et c'est le la grosse bagarre qu'on a amené. Tu sais ça, je cite souvent une phrase de Samuel Huntington, donc l'auteur du choc des civilisation qui est un auteur bien à droite, un ultralibéral américain et avant le choc des civilisation dans en 1975, il rédige un rapport pour la commission trilatérale. On connaît très bien la commission trilatérale.
Voilà. Donc qui réunit, mais je le dis quand même pour vos internautes, qui réunit euh les élites américaines, européennes et japonaises asiatiques. Ouais.
Et pour ce euh pour ce document, il écrit qui est donc consacré à la démocratie. Il écrit "Le problème qu'on a aujourd'hui, c'est que les problèmes créer de l'apathie politique." Voilà, les les peuples ont tendance à se prendre au sérieux.
C'est un risque, ils prennent la démocratie au sérieux. Or, si les peuples prennent la démocratie au sérieux, les élites ne peuvent pas gérer les pays correctement. Donc ce qu'il faut installer dans les pays, c'est une bonne dose d'apathie politique.
C'est écrit comme ça dans son document. Et euh en effet, depuis les années 70, on voit que l'apatie copolitique euh qui prennent le nom de résignation, d'abstention, d'indifférence au destin commun, euh de sentiment de plus pouvoir rien faire sur notre sort à tous, on voit que ça ça a considérablement augmenté et que c'est le grand adversaire, tu vois. Mais donc je reviens à mon truc de whol.
Euh la question c'est euh euh pour ces gens-là euh tu vois euh de même Macron est passé dans l'usine en le 3 octobre dernier et avec le patron qui reprend et il a assuré que tous les salariés seraient repris. Il y a une vingtaine de salariés qui sont sur le carreau. C'est des grandes gueules.
C'est mec qui ont fait une grève. C'est des mecs qui est- que c'est des mecs qui comprennent la guerre économique ? Mon travail est un travail, je dirais pas de pédagogie mais de quand s'il y a quelque chose qui leur tombe sur la tronche, vaguement ils savent ce que c'est.
Mais tu vois le risque quand tu arrives sur le parking de Whpool c'est tu le vois d'ailleurs quand je suis allé distribuer les tracks, le fondation était passé avant moi. Mais c'est c'est la faute aux réfugiés, c'est la faute aux assistés. On va venir sur ce sur ce sujet là.
Et donc la bagarre, c'est comment faire pour que ils se disent pas ça. Et donc c'est vrai que moi j'arrive en montrant euh en leur demandant s'ils savent qui est Jeff Fatig, PDG de WHpool, ils ignorent le nom jusqu'au nom de leur PDG. Vuard Group, tu vois, c'est le groupe, il me semble, qui détient aussi des bonnes parts dans Monstau.
Ils ignorent qui est V Guard Group, le fond de pension. Ben, c'est apporter ces éléments-l. Moi c'est c'est vrai que je ramène la baraque la photo de la baraque du PDG de Jeff Fétig parce que il y a 80 changes bon parce que il y a 20 salles de bain parce qu'il y a un cours de tennis parce qu'il y a une piscine souterraine parce qu'il y a un accès direct à la plage et parce que s'ils avaient ça en sortant de leur usine ils se diraient mon adversaire c'est Jeff Fatig c'est évident comme la baraque elle est pas là mais elle a 5672 km je sais plus exactement mais j'avais vérifié sur les trucs Mapi la distance entre Amien et je sais plus quelle ville tu vois et Et ben comme a cette distance géographique, ça produit aussi une distance affective et du coup ils se disent pas du tout c'est la fête faute de ce mec là, ils vont on va les ramener à c'est de la faute à l'assisté qui parce qu'il y a toujours un assisté dans dans son quartier.
C'est évident. Enfin quelqu'un on voit il travaille pas, il est tellement découragé, il y a plein de raisons mais il peut y avoir ça. Et ou alors c'est de la faute au réfugié parce que lui on le voit à la télé.
Et donc comment tu dépasses ce ce truc de ce qu'on voit ce qu'on a de côté de chez soi à l'adversaire est invisible ? Mais tu vois, ça y est, je pars en live. D'accord.
Bientôt je vais te mettre un gros stop. Bon euh mardi soir, on est dans l'hémicycle, tu vois. Je passe de du reporter que j'étais ce matin, mais toujours député qui vient discuter avec les gens.
Et le fait que les gens me voient sur le parking, bah ça ça fait que leur colère euh ils se disent qu'il y a un mec pour la porter, tu vois. Et est-ce que tu es est-ce que tu es pas euh l'idiot utile dans ce combat là ? Vas-y, précise.
Est-ce que le fait de canaliser leur colère ne les anesthésie pas ? Je crois pas du tout. Tu sais, ça fait 30 ans que de toute façon fait l'avocat du diable.
Ouais, mais oui, mais il y a pas de problème. Je Mais je crois pas du tout. Je tu sais quand j'étais est-ce que la vindicte populaire tel le vent sauvage ne doit pas se manifester comme un feu d'un feu de cheminée ou un feu dans dans les champs ?
Moi je crois pas que ça se je crois pas queil y ait de truc la la spontanéité des masses. J'y crois pas trop. Tu vois pourquoi ? parce que je vois trop queil y a la résignation qui s'installe et que du coup euh derrière c'est plutôt chacun se replie dans son coin.
Euh et euh tu vois si nous avons eu notre rôle pour organiser le fait qu'il y ait simplement une grève chez Whpool parce que le gros risque l'année dernière, je te je reste sur ce cas-là, le risque l'année dernière c'est que on leur annonce du jour au lendemain que leur usine elle va être délocalisée. On leur a déjà fait le coup sur le lave-linge en 2002. On leur a demandé des tas de sacrifices de venir bosser le weekend, de pas être rémunéré au tarif normal, enfin des tas de trucs.
Ils ont accepté tout ça. On leur annonce quand même que ça va partir en Pologne. Et il y avait il y a eu des semaines sans grève, il y a eu des semaines sans mouvement social où au contraire les gens se bouffaient la gueule les uns les autres et où on on se déchirait avec les syndicats et nous avons pas explique ça c'est un manque de communication c'est un manque d'empathie ou c'est simplement un manque de conscience intellectuelle dans la gestion de la crise ?
Je crois que le le degré de désarrois des de ceux qui sont confrontés à ça euh et qui sont qui sont confrontés de manière répétitive quand dans la même ville tu as eu WHpool, tu as eu Magimarelli, tu as eu une Hwell, tu as eu Flow d'or un petit peu plus loin, tu as eu leurs parents qui ont eu le le la délocalisation de toutes les usines textiles dans la vallée de la Nièvre. tu as une le découragement des gens, il est puissant et donc euh aller contre ça et se dire qu'on peut encore quelque chose alors que les gouilleurs se sont battus, ils ont perdu, ils ont été condamnés, moi je pense qu'ils ont gagné quand même plein de choses que le plan social aurait été bien pire et tout ça mais enfin tu vois et que tu as les médias mais pas seulement, tu as un certain nombre de gens qui disent grosso modo, ils auraient mieux fait de pas se battre parce que du coup ils sont marqués au fer rouge, il y a pas eu de repreneur, il y a pas eu tout ça donc il vaut mieux ne pas bouger, tu vois. Tu as tout un truc comme ça.
Il vaut mieux pas se sacrifier dans ces cas-là. Se sacrifier à quoi ? Je sais pas.
On a vu des manifestations avec des gars qui étaient assis sur des bouteilles de gaz et qui menaçaient de tout faire péter. Bah tu vois c'est mais ça c'est pas se sacrifier, c'est une autre forme de lutte. C'est pas sacrifier ça.
Non parce qu'ils les ont pas fait péter les bouteilles de gaz. Il étaient prêt. Tout mois tout comme chez c'est latex tu vois.
J'ai j'ai adoré le bouquin quand l'acide a failli couler ou un truc comme ça qui est un bouquin qui a été rédigé par l'un des dirigeants de la CGT textile sur l'usine Catex. euh en dans les Ardenes où ils ont failli mettre de l'acide à la rivière. Bon, moi c'est pas quelque chose que je recommande du tout, mais il y avait c menace d'un d'un crime environnemental quelque chose quelque part, mais c'était un mauvais objectif.
Euh bon, c'était un bon moyen et heureusement, il n'est pas arrivé à la fin n'a pas été utilisée et je pense qu'il y avait pas grand monde qui voulait queon en arrive là, quoi. Mais quand l'acide a coulé, c'est le titre. Mais donc voilà, mais mais je c'est un bouquin qui est vraiment pour comprendre ce qui se passe dans une lutte.
C'est un bouquin clé, y compris on peut avoir une distance critique vis-à-vis que de ce que raconte le mec parce que Christian Larose, on voit à travers le bouquin que son objectif est moins que parfois que les salariés obtiennent vraiment satisfaction que d'avoir un mode de négociation. Chacun a un mode de négociation avec l'étape du dus. C'est vraiment un jeu tactique et lui son objectif c'est que la CGT s'en sorte pas trop mal.
C'est-à-dire que les salariés, bon, ils ils aient quelque chose mais en même temps que le le logo CGT, il soit pas entaché par un crime environnemental, quoi. Donc tu as des espèces de négociation comme ça en série. Mais pourquoi je parle de ça ?
Euh tu La question c'était quoi ? L'Italie. Ah l'Italie.
Bon ben voilà, je pense que on a la on n'est pas dans la situation italienne parce que aujourd'hui il y a encore la possibilité que ça passe par la gauche. Je veux dire que le jour où le le gros centre formé par Macron s'écroulera éventuellement, je fais pas de paris sur l'avenir, mais si jamais il s'écroule et ben il y aura une autre réponse possible que le Front National. OK.
La Libye, c'est quoi le pays d'après ? L'Afghanistan. Non non, l'Afghanistan non franchement tu tu m'amènes tu m'amènes sur des sujets sur surqu je pourrais renc raconter des trucs mais mais pas terrible du tout.
Donc je préfère mais dis non, je vais à question pour un champion, je vais perdre à tous les coups. Bon bah t'inquiète c'est que le début. Ça fait ça te fait penser à quoi la Libi ?
Ah non, bah ça me fait pas penser aux histoires de Kaddafi de Tu vois la Libye. Alors, une question d'internet histoire de te chauffer un peu les neurones. Comment peut-on comment peut-on gérer les problèmes de la France sans s'intéresser à la politique internationale ?
Je pense que pim. Ouais. Non mais d'abord chacun est limité dans le dans le tu vois à un moment de son ce Moi je me présente pas un homme d'état aujourd'hui.
Ça tu l'as déjà dit chez Bourdin ? Ouais. Ben je te le redis mais parce que c'est la vérité tu vois et pu ça prouve que je tiens pas un dial un discours différent chez Bourdin de chez Finkerview mais je me considère pas comme un homme d'état aujourd'hui.
Il faut m'utiliser à autre chose. Je suis pas un bon animateur de la démocratie. La Libye ça te fait penser à quoi ?
Est-ce que c'est un scandale d'État ? Est-ce que c'était nécessaire en tant que citoyen, ça te fait penser à quoi ? De quoi ?
Qu'est-ce qui était nécessaire ? L'intervention en Libye. Non, moi je Comment elle s'appelait la ville ?
Je me souviens plus. Euh Tobrook. Non non, la ville qu'on a on devait sauver une ville.
Ah mince. Tu te souviens plus en Libye, le début de l'opération en Libye, on a commencé à sauver beaucoup de villes pour la Libye, il y avait une ville en particulier. Vous pouvez pas chercher sur internet en même temps.
La communauté va s'en chercher. Donc vous allez voir, ça tient en 2 secondes. Mais le point de départ de la Libye, c'est qu'on nous demande de sauver une ville qui est particulièrement qui se soulève un peu et qui est euh attaqué par Kaddafi.
Vous l'avez le nom ou pas ? Ça va venir, t'inquiète. continue.
Bon et c'est incroyable que ça m'échappe. Il y a tout un débat sur est-ce qu'il faut y aller, pas y aller, l'ONU, tout ça. Et je suis très partagé à l'époque.
Je suis pas un mec, tu vois. D'abord sur des histoires que je connais pas partagé. Pourquoi ?
Pourquoi ? Parce que d'un côté, on te dit bien que ils s' ils s'en prennent plein la gueule par Kaddafi, il y a pas de doute. Ce qui était des mythos et hein ce qui était des mythos, l'aviation n'a pas bombardé.
Voilà. Et ensuite parce que tu dis bon bah on s'est déjà fait avoir quoi quand même. Bon, Bazzi.
Benzi, exact, c'est ça. Benzi, faut-il sauver Bengazi ? Et donc, je vais te dire franchement à l'époque, je suis plutôt pour y aller pour sauver Bengazi quoi.
Et mais je le dis mollement, tu vois, c'est le genre de truc où je d'abord je fais pas de machin sur les R. Tu es réceptif à la propagande de guerre. Euh, sur ce tru là, j'y ai pas été complètement indifférent en tout cas.
Et donc je j'y suis plutôt et après tout de suite après tu vois tu vois comment de Benazi il passe à Tripoli et là je me sens cocu. Je me suis fait avoir et je pense que plein de monde s'est fait avoir et les Russes se sont fait avoir et je pense qu'on peut pas comprendre ce qui s'est passé sur la Syrie si on comprend pas la Libye Oui mais je te dis d'accord sur la Syrie ensuite. OK, on peut pas comprendre ce qui se passe sur la Syrie aujourd'hui si on n pas compris ce qui s'est passé sur la Libye.
C'està-dire la manière dont les forces occidentales en l'occurrence ont fait cocu moi mais aussi la Russie. Euh je dis pas que je suis pour la position de la Russie sur la Syrie. J'imagine que la conction d'après, c'est la Syrie. [ __ ] disons euh je en plus je suis pas la commission des affaires internationales ni de la défense à à pas mon problème à l'Assemblée nationale, mais je on peut pas comprendre euh ce qui ce qui se passe aujourd'hui en Syrie si on comprend pas la manière dont on a été cocu en Libye.
Et je pense que Bazi a un gros rôle là-dedans. C'est-à-dire qu'on donne un chèque en disant "OK, allez sauver Bengazi" et puis finalement ils vont virer Kaddafi de Tripoli et donc et tu installes tu installes un gros bordel là-bas. C'est pas qu'on soit copain avec Kadfille, on n pas reçu de pognon de Kadfille mais donc voilà et donc voilà et donc aujourd'hui bah c'est sûr que quand on Syrie on commence à dire "Bon benah il va falloir comenc aller intervenir pour sauver une ville ou pour défendre machin".
Ben moi je je suis plus qu'hésitant et tu vois comment les Russes ils sont hésitants aussi quoi. Donc la Syrie c'est bon on a déjà éclusé. Voilà, c'est bien.
Il y a la Russie. Donc on va parler de la Russie. Tu as lancé le truc ?
Non, c'est fait. La Russie Poutine, qu'est-ce fait [ __ ] dis tu as vraiment que ça ? Mais c'est tuas vraiment pas spécial préliminaire, tu sais.
Est-ce que je vais être beaucoup bien meilleur sur le vimeux ? Tu sais où c'est le vimeux ? Allez, la Russie.
Non, j'ai rien à dire. Non, du tout. Non, je crois pas.
Non. L'affaire scripale, j'ai rien à dire. Ça te fait penser sur la à quoi ?
L'affaire scripale ? Rien du tout. Rien du tout.
Non. un gaz neurotoxique. [ __ ] !
Et vraiment les internautes, ils vont dire il est nul celui-là, il aurait mieux faire. On va faire plus simple. On va faire plus simple.
Donald Trump. Ouais. Tu sais les sanctions les sanctions sur la Russie, par les États-Unis, par l'Union européenne, les sanctions économiques.
Je vais dire un autre truc parce que bon ma bagarre euh c'est euh de faire que les gens ils existent. Je Non mais ouais mais ouais mais ouais mais je vais c'est tout et c'est mon mon combat journalistique depuis 20 ans, tu vois. Euh c'est-à-dire que tu as l'impression que l'actualité euh les news c'est la vie et les faits des grands hommes et que en fond ça a pas tellement changé depuis l'historiographie du Moyen-Âge que c'est Macron que ça peut même être Mélenchon, que c'est tu vois les hommes politiques locaux et puis les grands hommes politiques internationaux.
Et moi ma bagère c'est quoi ? c'est de venir ramener autre chose. C'est de venir ramener bah tu vois ça que tu es avec la France assoumise ça peut être un motif mais je veux dire c'est pour ça que c'est ce qui en tout cas indépendamment de l'étiquette que je porte aujourd'hui c'est ce qui m'anime depuis 20 ans et je pourrais être sans étiquette aujourd'hui.
Le Venezu est là. Oh là là non non non mais tu vois je préfère parler. Il y a un mec que je connaissais pas son nom mais il travaillait chez Carbon Laoren et je l'ai croisé juste après WH Pool.
Je suis allé à la Confédération paysane. On y va. On y va.
On y va. Il y avait l'Angleterre. Non, l'Union européenne.
L'Union européenne du connais. Ouais. Bon, d'accord.
Bah l'Union européenne, oui, ça m'inpire davantage. On est plus proche de Bon, alors l'Union européenne, qu'est-ce qu'on peut dire dessus ? Là, on pourrait en parler pendant longtemps.
En revanche, bah ça tombe bien, on a du temps. L'Union européenne, tu vois là je sors du projet de loi agriculture. Je voulais instaurer des prix planchés.
Donc le lait, voilà le lait, je crois que c'est 40 centimes d'euros. Je voulais instaurer un prix minimal aussi pour le port, un prix minimal pour le blé. Les paysans quand ils vont vendre à leur coopérative, quand ils vont vendre à l'industrie agroalimentaire, Ricardo, ça te parle qui ?
Ricardo ? Ah oui, ça me parle mais oui, mais tu sais, j'ai écrit un bouquin sur protectionnisme. Dis, tu interrompement, tu interromps plus que Bourdin, tu sais.
Euh Bin, il est moins bon que moi. Mais mais euh donc voilà, je voulais instaurer un prix minimal pour que les paysans ils un revenu garanti. Bon euh on me dit c'est pas possible parce qu'il y a Bruxelles.
Euh hier en commission des affaires économiques, il y a un rapport sur les barrages. On demande la privatisation des barrages. Qui demande ça ?
Bruxelles. Sur le rail. Qui demande la privatisation du rail ou la mise en concurrence ? pardon Bruxelles sur je me suis opposé à la loi sur le secret des affaires.
Je suis longtemps intervenu là-dessus. Pourquoi il faut faire une loi sur le secret des affaires Bruxelles ? Donc c'est sûr que quotidiennement tu vois l'influence de l'Union européenne, c'est pas l'influence d'ailleurs.
Et autant quand j'étais simple citoyen et pas simple, il y a pas de raison qu'on soit simple, mais enfin quand j'étais citoyen engagé, euh je le savais théoriquement. Mais c'est pas un truc que tu mesures et là c'est un truc que je mesure toutes les semaines euh le l'imposition par l'Union européenne quoi. Dont on est partie prenante, il faut le dire aussi.
Mais enfin c'est un truc que toutes les semaines, tu vois les mesures qui tombent et là on est dans la semaine du 29 mai 2005 quand même de cet anniversaire. Et moi, c'est une date importante. C'est une date important.
Dit chez Bourdin hein. Ce que tu as dit chez Bourdin ? J'ai déjà dit Chez Brodin. [ __ ] mais disons je on a parlé de ça chez Brodin.
Est-ce qu'on en sort de l'Union européenne ? Moi aujourd'hui je suis pour la désobéissance. De toute façon, sortir de l'Union de l'Union européenne, ça veut dire sortir des traités.
L'Union européenne n'est qu'une somme de traités. Bon euh moi, je suis aujourd'hui pour la désobéissance. Euh c'est-à-dire que prendre des prunes et attendre que ça se passe quoi.
Bah je pense que il y a moyen d'instaurer un bras de fer et qu'on sera pas tout seul à l'instaurer. Mais je pense qu'il faut il faut instaurer un bras de faire sur les barrages. Tu refuses de privatiser les barrages et tu leur dis tu vois même c'était une députée socialiste qui présentait le rapport et je lui demandé est-ce que vous êtes alors est-ce que vous êtes favorable à la désobéissance ?
Elle a tricoté pendant 3 minutes mais à la fin elle a dit oui. Et je pense que il y a un certain nombre de projets de loi comme ça sur lequel moi je les aurais instauré les prix planchés. Il y a d'autres trucs que j'aurais instauré et derrière bras de fer.
Bras de fer. Pourquoi ? Il y a une raison euh c'est comment tu entraînes les gens avec toi.
Et si tu leur montres sur plein de choses que ça bloque, tu peux pas mener la politique que tu veux, que tu peux pas mener les redistributions que tu veux parce que l'Union européenne t'impose une doxa, peu à peu, tu conquières les gens. Mais aujourd'hui, moi je suis pas sûr d'être mur pour une sortie franche de tous les traités européens et je je suis absolument convaincu que le corps social n'y est français n'y est pas prêt. La France insoumise euh je pense pas que ça soit ça qui ça qui soit aujourd'hui.
Tu sais, ils sont sur un truc plan A, plan B. Ils sont nous sommes sur j'ai sur un truc plan B avec si ça marche pas en étant élu et en renégociant les en demandant une renégociation des traités et bien nous mettrons en place le plan B c'est-à-dire une sortie de l'Union européenne. Moi je je je pense que l'axe de la désobéissance est un axe intéressant et je serai pour un axe de désobéissance régulière, c'està-dire de faire un certain nombre de propositions et de projets de loi qui cadr pas avec ce que demande l'Union européenne et soit l'Union européenne va constamment au bras de fer et on montre que c'est impossible de mener une politique pour l'égalité.
D'accord. D'accord. D'accord.
Donc ton bras de fer, OK, quand tu as un bras de fer, tu compares le bras de ton copain quand même. D'accord. Qu'est-ce que tu as en face avec tes petits bras ?
Tu vas arrêter de cotiser, tu vas arrêter de payer, tu vas arrêter de payer tes prunes ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Parce que tu sais, si tu respectes pas les directives européennes, qu'est-ce qui se passe ?
Tu te prends des amendes. Tu prends les amendes, tu peux choisir de pas les payer. Puis c'est tout les amendes, hein.
Donc comme ça. Bah oui, comme ça. D'accord.
Tu vois, je ce sera pas la première fois qu'on paye pas une prune. Non, tu sais pas un peu brasser du vent ça ? Je crois pas.
Je crois je je je si je te le dis, c'est parce que je crois que c'est le chemin et euh je pense que si tu montres ça euh aujourd'hui, c'est pas comme si on était sur une situation stable au niveau de l'Union européenne. Tu veux récupérer un chemin souverainiste ? En tout cas, la souveraineté populaire pour moi, elle fait aucun doute que c'est au que c'est au peuple de décider et au peuple français.
Je crois qu'aujourd'hui la politique, elle se décide encore essentiellement au niveau national. Quand tu vois en Italie que les huiles de l'Union européenne lui disent "Les marchés financiers vont apprendre au peuple à bien voter, qu'est-ce qui se passe dans ta tête quand tu entends ça ?" Ben, tu vois, la limite le le bras de fer le plus compliqué du coup, il est pas franchement avec Bruxelles, mais il est directement avec les marchés financiers.
Et tu vois, on quand on quand j'avais j'avais interrogé un financier juste avant l'arrivée au pouvoir de Hollande, qui ça ? Oh merde, un mec de chevreux, ça dit quelque chose ? Nicolas Doisi qui était le chief économiste de Chevreux, ça me revient.
Et c'était vachement intéressant parce que tu sais la langue de la finance, elle est passionnante parce que les mecs qui écrivent noir sur blanc euh ce qui est souvent baratiné, baragouiné, habillé euh enfin c'est du déguisement ce qui est produit au dehors. Et là tu avais le truc cache quoi. Euh soit Hollande de toute façon, on a confiance, il va se plier au marché mais s'il se plie pas au marché, voilà ce qu'on lui mettra dans la gueule.
Alors là, le seul problème c'est il me disait c'est le seul problème qu'on a vu, c'est euh la pression Mélenchon. Enfin parce qu'il y avait une manife de Mélenchon la semaine d'avant. Donc c'est le seul moment où il a eu un regard qui se tournait vers la fenêtre à l'extérieur, c'est-à-dire cette pression du de de ce qui peut venir de la rue.
De toute façon, moi ce que je ce dont je suis convaincu, c'est que rien ne sera possible si jamais il y a pas une pression populaire qui est dingue quoi. Comment tu veux avoir une pression populaire avec une masse décérébrée qui n'arrive pas à se fédérer, à se coaliser, à s'organiser et à synchroniser ? Je refuse le terme des des cérébrés.
Je me fais l'avocat du diable. Ouais. Ouais.
Mais je refuse le le terme décérébré. Euh on le niveau éducatif euh français, il est élevé et euh le problème qu'on a aujourd'hui, tu te bases sur quel chiffre ? Bah je veux dire, tu sais auparavant c'est comme quand on dit euh qui n'ont pas de compétence ou qui ne sont pas qualifiés, les salariés qui ne sont pas qualifiés, mais il y a il y a un siècle où un peu plus quand quelqu'un savait lire et écrire, il était déjà qualifié.
Donc on a des gens qui sont qualifiés. Mais si on a le le les on a des analpha web quoi. On a des analpha web.
Oui. Bon pas peut-être mais bon tu vois le degré de connexion des gens il est important. Puis c'est pas c'est pas là-dessus que je que la politique elle se passe pas non plus que sur internet même si vous y êtes, quoi.
Donc même si moi je te le disais, je remercie Marc Juckerberg tous les jours parce que c'est un bon moyen quand même de contourner les médias. Mais donc peut-être que c'est un thème d'après qui m'inspirera davantage. Non, tu l'as pas noté sur ta feuille, tu peux le rajouter.
J'ai j'ai pire que ça. Euh mais non, tu sais en est-ce que les masses populaires Oui, oui, j'ai compris. OK, continue.
Euh en 36, quelques mois avant le Front populaire, les gens sont d'un niveau de découragement et de désespérance qui semble atteindre des sommets quoi. Je sais pas si tu as lu, c'est pas Simon Veale, pas avec un W, la philosophe à la fois chrétienne et communiste et qui décrit travaillant me semble-t-il à Boulogne Bill en cours chez Renault mais je peux me tromper qui décrit le decret de découragement, d'apathie politique, d'indifférence des salariés et en quelques semaines ou en quelques mois ça se transforme. Mais tu vois, regarde puisque je parlais de 2005, tu avais connu cette période ou pas ? 2005 avec les services de santé dans la rue et dans C 98 tu as 2005 c'était le référendum sur le traité constit quel beau moment politique magnifique non mais attends les gens il parlaient d'un traité il parlaient de ce qu'il y avait dans un traité constitutionnel européen et là il y avait de la politique parce que c'était pas juste pour quel bonhomme on va voter tu vois c'était pas une icône.
C'était oui ou non. Qu'est-ce qu'on fait l'Union européenne ? Qu'est-ce que ça veut dire la libre circulation des capitaux et des marchandises y compris avec les pays tiers ?
Je rajoute toujours avec je n'oublions pas le y compris avec les pays tiers. C'estàd pas seulement au sein de l'Union européenne mais avec ailleurs. Qu'est-ce que ça veut dire la concurrence libre et non faussée ?
Et tu avais moi j'étais reporter pour Daniel Mermé à l'émission Labas si j'y suis à l'époque tu avais cette discussion là partout tu allais à la porte des usines tu avais cette discussion là tu allais chez les gens la veille de 36 là aujourd'hui non enfin je pense pas je je je non non je crois pas d'abord avant 36 il y avait eu des trucs qui qui sentaient bon il y avait eu d'abord le début de 36 c'est 34 l'un de mes héros c'est Maurice Cgal Valrimont tu connais ou pas ? Non non, Maurice Cel Valmon, c'est un haut dirigeant de la résistance française. C'est celui qui a fait prisonnier le général VCHIT à la libération, donc le commandant du Gross Paris et qui voilà donc un très haut dirigeant de la résistance française et il me raconte 1934, donc le moment où les fascistes manifestent devant l'Assemblée et sont au bord de faire tomber la 3e République. qui me dit "Bon, à ce moment-là, on se mobilise contre les fascistes, contre pour une République qui pourtant elle est elle est pourrie, elle est vérôée.
Et si j'avais dit à mes copains dans les manifes à ce moment-là, dans 2 ans, il y aura les Fronts populaires, on aura les congés payés et on aura les 40 heures, il m'aurait rionné." OK. Tout tout ça, ça s'est basé sur quel système ? sur une augmentation de consommation énergétique.
Je on peut pas ramener ce qui s'est passé au niveau du Front populaire qui est quand même un la constatation c'est une augmentation du consommation énergétique. Non mais de toute façon les gens ils allaient à la mer en vélo donc tu vois ça va c'est limité. Tu vois c'était pas la c'était pas l'usage de la bagnole en 1900 en 1936 donc par exemple accès à la protéine plus facilement une meilleure alimentation.
H bah oui bah dans le problème alors tu vois par exemple si on parle de ça le problème c'est qu'est-ce qu'on a fait une fois qu'on a été autant est-ce qu'on va pouvoir le faire disons disons franchement tu te rends compte que j'ai même pas le temps de faire deux phrases compte que tu parles beaucoup Ah bon par rapport aux autres ? J'ai pas l'impression moi. Qu'est-ce que Est-ce qu'on va pouvoir le faire là à qui ?
À nous est-ce qu'on va pouvoir renégocier des acquis sociaux ? Est-ce qu'on va pouvoir défendre les acquis qu'on a déjà eu ? Ben je je pense qu'en tout cas on a une marge de malovre, tu vois.
Je je toujours euh dans le en 1983, on était euh à 4 % de la valeur ajoutée euh qui euh qui partait en en dividende. Aujourd'hui, on est à 12 %. Ça veut dire que grosso modo, les salariés français en 1983 laissaient une semaine de salaire en en dividende et aujourd'hui il en laisse trois.
Donc déjà, ne serait-ce que là-dessus, il y a du grain à moudre. Mais par ailleurs, moi je suis je pense qu'en revanche, je reviens à ta question précédente, même si tu vois, tu les enchaînes tellement que je suis un peu perdu dans leur imbrication. Beaucoup de dision, digression.
Mais dans la question précédente, tu posais la question de l'énergie et je pense que au fond, moi je suis un homme de gauche presque à l'ancienne, tu vois. Oui, on est bien assis là. Non mais voilà mais le le la seule donnée qui vient percuter tout le système et qui vient le bouleverser en vérité, c'est la donnée écologique.
Pour moi, c'est pour ça que je reviens à ta question d'énergie parce que pour moi c'est la question qui vient bouleverser complètement la donne. Le le reste, tu peux être sur la redistribution et tout ça. Bon, tu sais le le progrès social, il y a des hauts et il y a des bas.
Euh aujourd'hui, on est dans une phase de bas durable qui dure depuis 30 ans. Moi, je situe ça à mars 1983, tu vois, je suis précis. Carré mars.
C'est quoi ta société idéale ? Ah non mais attends, je termine. En revanche euh sur euh l'environnement, on n'est plus sur un processus qui peut être cyclique.
Ce qui est détruit ne sera pas reconstruit. Et donc je pense que c'est la donnée qu'on doit faire entrer dans le débat et qui vient bouleverser toute la donne. Ma société idéale, j'ai beaucoup de mal à penser en terme d'idéal.
Moi j'ai beaucoup de mal à voir euh un regard porté hyper loin sur l'horizon et me disant "On va aller vers cette société meilleure et je vous le promets camarade quoi." C'est pas mon truc. Euh je suis trop reporter pour ça sans doute.
Je vois ce qui pourrait être mieux et beaucoup mieux. Je vois pas d'idéal. Pas de cap à 30 ans.
Pas euh quoi ? Pas de cap à 30 ans de ce que je voudrais ou de Tu sais euh c'est quoi la formule là ? Espérer le meilleur et redouter le pire.
Préparer le pire. Se préparer au pire et prendre ce qui vient. Bon, on va t'aider un peu.
On va te poser une autre question. L'immigration, les murs, euh les flots de migrants, tu parlais d'écologie de déstabilisation du climat, les réfugiés climatiques, les réfugiés économiques, les réfugiés de guerre. Qu'est-ce qu'on fait ?
Bah il faut évidemment maintenir un accueil humain. Je veux dire d'abord on il y a il y a il y a le droit et euh il y a le droit il y a des réfugiés politiques. Il faut maintenir le droit pour les réfugiés politiques.
Et c'est un droit qui a considérablement décruis quand on regarde le taux euh d'acceptation à l'ofpra. Tu sais, c'était une fierté dans les années 80 quand on accueillait des Chiniens et on voit bien comment c'est plus le cas aujourd'hui. Maintenant, tu dans le projet de loi agriculture par exemple, j'ai noté et j'ai dénoncé l'absence d'un volet politique du sud.
Parce que si tu ne penses, si tu penses pas l'agriculture française en liaison avec ce qui se passe dans les pays du sud, et ben en fait, tu produis des réfugiés économiques. Je Tu me permets de donner un exemple ou pas ? J'aime beaucoup Bernard Jon qui est été un ingénieur agronome et dans les années 90 dans son pays le Cameroun après les la signature des accords de Marrakech de Laron et tout ça qui font entrer l'agriculture dans le commerce international il assiste à la chute du poulet bicyclette.
Le poulet bicyclette c'était le poulet qui était conduit de la ferme jusqu'au marché directement au Cameroun. Bon, il était pas vraiment conduit à bicyclette, hein. Il venait quand même dans des camions, ramassé dans les camions et tout ça, mais enfin voilà.
Et euh ce poulet-là est complètement tué par les importations de poulet breton, mais aussi brésiliens et ainsi de suite. Mais vraiment euh des milliers de paysans, des dizaines de milliers de paysans qui se retrouvent sur le carreau. Une chute vertigineuse et lui, il assiste à ça.
Il commence par mener une enquête, une très grosse enquête. Il va voir les paysans, mais aussi il regarde quelle est la qualité du poulet importé. Il envoie des poulets à l'Institut Pasteur pour les faire analyser pour montrer qu'il y a des bactéries dessus.
Résultat, il arrive à opérer une jonction de classe entre les paysans et les consommateurs des villes. Et il fait les manifestations. José Bovet va là-bas.
La deuxième étape, c'est l'étape de manif. Euh et José Bosevet va sur place. Il y a tellement la crainte d'une grosse manifestation qu'il est condamné à rester dans l'aéroport.
Et la troisième étape, c'est la phase de négociation. Il négocie avec l'Organisation mondiale du commerce, l'OMC Pascal l'a mis à l'époque pour que le poulet Camerounet soit sorti des accords euh commerciaux, ce qu'il obtient. Et la le résultat c'est qu'aujourd'hui le le Cameroun est quasiment revenu à l'autosuffisance en matière du poulet, une renaissance du poulet camerounais.
Et bien ce genre de décision, ce genre de combat, ça fait plus pour contenir le problème des réfugiés euh économiques que des tas de de de mesures, d'autres mesures. Donc moi, je pense que la première chose qu'on devrait faire, c'est euh de permettre au pays du sud de mener la politique commerciale qu'il souhaite. Or aujourd'hui par exemple, j'ai des gens au bion du kinafacio sur des producteurs de riz, de céréales et ainsi de suite qui demanderaient à ce qu'il y ait des barrières douanières sur le riz pour pouvoir produire leur propre riz, pour servir le le marché dans leur coin.
Et ce que me racontent les militants sur place, c'est que l'Union européenne, l'ambassadeur de France, le Fond Monétaire international ou l'Organisationale du commerce avec tous ces envoyés sur place font pression sur le gouvernement Burkinabé et sur en fait tous les pays d'Afrique de l'Ouest pour que on remette pas de barrière commercial, pour qu'on n'insture pas les barrières commerciales et ça condamne en fait la production des paysans locaux. Et voilà, je pense que euh il y a de de il faut remettre ça au cœur du problème. Si on remet pas le le maintien des paysans sur leur terre au cœur du problème, on est condamné à des flots permanents euh de réfugiés.
C'est pas comme si les gens ils étaient heureux quand ils arrivaient. Euh en attendant en attendant, on fait quoi ? En attendant, on fait quoi ?
Ben, on prend notre part. Ce ce chiffre à combien ? Moi, je sais pas.
J'ai pas fait des j'ai pas fait des statistiques, quoi. On prend notre part, on en fait quoi ? On les naturalise tous ?
On les naturalise pas, on fait de la remigration. On fait quoi ? C'est quoi la remigration ?
Je sais pas, c'est un terme qui revient souvent sur internet. Ah moi [ __ ] j'en sais j'en sais j'en sais rien du tout. Je vais te dire un truc.
Moi je suis nakalé. Donc là où il y a personne n'est parfait hein. Bon quel problème franchement euh où là où il y a la jungle régulière qui est dénoncée, démantelée, qui se reconstruit, qui revient fatalement parce que c'est quand même l'endroit où tu es le plus près des côtes anglaises et il se trouve que les gars là-bas, ils veulent pas venir en France.
Bon bah s'ils veulent aller en Angleterre, pourquoi on les empêche ? Je comprends pas. J'ai toujours pas compris.
J'ai toujours pas compris que Sarkozi a signé les accord. Et les gens qui sont bloqués en Turquie, pourquoi on les empêche ? Ben en tout cas, c'est pas c'est pas Ils veulent venir en Union européenne.
Ben oui, mais le gouvernement pourquoi on paye les Turc pour bloquer les le gouvernement tur ? Bah je j'en sais rien. Mais tu vois en tout cas pour l'Angleterre, moi je vois pas du tout pourquoi on sert de sas contenant les les migrants qui veulent aller en Angleterre.
Peut-être pour négocier sur d'autres trucs. Bah je vois pas sur quoi. Bah un peu comme la Turquie avec l'Union européenne ou mais donc ils y gagnent, ils négocient sur quelque chose.
Moi avec l'Angleterre, je vois pas sur quoi on négocie. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On leur propose des bateaux.
Oui bien sûr. On met on met en accès des ferries. Prend l'armée.
On prend l'armée, on prend le Charles de Gaulle et on les met tous sur le Charles de Gaul. Pourquoi ? Pourquoi il y aurait pas des ferries tout confort ?
Qui c'est qui va payer les ferries ? Bah là, je veux dire, moi je suis prêt à payer. Est-ce que la France, le gouvernement français paye des ferries pour aller en Angleterre ?
La date, la dette française, c'est combien ? Ohà, c'est à peu près le PIB. Donc on doit être aux alentours de 2000 milliards. 2200 milliards, pas mal.
Ça va non ? Ouais. Est-ce qu'on construit pas un champion ?
Est-ce qu'on construit un mur ? Hein ? Est-ce qu'on construit un mur ?
Un mur de quoi ? Un mur comme avec Trump, avec le Mexique. Euh non, pas du tout.
Non, non, non. Est-ce que Est-ce que tu en as entendu parler ? Non, non, non.
J'ai jamais entendu parler de construire un mur. C'est qui est-ce qu'il y a des idées comme ça ? C'est Big, tu sais.
Pas trop parce qu'on est bien informé. C'est les reportages la télévision, tu vois sur TF1. La solution au problème des prisons, c'est qu' c'est qu'il faut construire des nouvelles prisons.
Forcément, tu sais qui est-ce qui va les construire. Donc bon. Non, donc non, j'imagine pas du tout de construire un mur.
De toute façon, moi je suis le problème central, c'est celui qui est qui est se trouvait dans le traité consilier européen, c'est la libre circulation des capitaux et des marchandises, y compris avec les pays tiers. Je veux dire, le problème des des salariés de whpol aujourd'hui ce matin, c'est pas euh les mecs qui sont dans la jungle à calé, c'est pas les réfugiés libiens. Le problème c'est les actionnaires américains et pas que américains.
Mais c'est quand même ça le problème. Le problème c'est que dans cette Union européenne, on peut installer le le sèche-linge, la production de sèche-linge en Pologne quand bien même 80 90 % et davantage de la consommation va être dans le nord de l'Europe, c'està-dire la France, la Belgique, l'Allemagne et et la Scandinavie. Donc le problème il est là et le problème il est celui de la libre circulation pour moi des capitaux et des marchandises.
Donc c'est c'est à ça que je veux mettre des entraves pour qu'il y ait pas la possibilité pour les multinationales d'aller chercher le coût du travail le moins cher en dehors de l'Union européenne et à l'intérieur les normes environnementales les plus faibles et euh les coûts fiscaux les les plus avantageux. Voilà le le le la donnée clé. Et là-dedans, le poids des réfugiés à l'intérieur de ça, il est quand même hyper minime.
Est-ce que tu connais Mayotte ? Oui, je connais Mayotte. Enfin, je connais de noms, j'y suis jamais allé quoi.
Qu'est-ce que tu peux nous dire ? Bah, je peux dire que c'est la capitale, c'est Mamutu. Euh, et ce que je peux dire, c'est que il y a il y a compte tenu du fait qu'il y a les comor à côté, c'est un lieu que Bon ben en tout cas, je connais ça, tu vois.
J'ai comme j'ai pas j'ai pas lu 80000 articles dessus. Mais dison, tu as vraiment décidé de m'interroger sur tous les thèmes où je me sens pas Non, mais ça va venir après on va venir à la convergence des boir une bière en face à côté. Je me disais c'était pour ramolir la viande, tu vois.
Et je me trompais pas. T'inquiète, quand on ramolit la viande, en général, on prend les rotules. Bon, alors alors Mayotte, bah je sais je sais juste que c'est une terre d'immigration parce que juste à côté, il y a il y a les entre autres les comors et que donc bah il y a plein de gens qui cherchent à aller à Mayotte parce que c'est la France et donc ça crée une situation qui est aujourd'hui plus que compliquée sur cette île.
Il y avait eu des d'excellents reportages de Daniel Mermé sur avec Givanil sur Mayotte. Le Venezuela, tu veux pas la Russie ? Les États-Unis, tu veux pas Israël ? [ __ ] mais non.
Oh non ! Next. Next.
Guerre économique. Ouais. Alors, qu'est-ce qu'on peut dire sur la guerre économique ?
D'abord, tu sais, je pense que on met vachement la guerre. On veut pour moi, c'est un moyen de nous faire oublier une autre guerre. C'est-à-dire qu'on nous dit que la France doit être bagarée contre la Chine ou l'Europe doit se bagarrer contre les États-Unis.
En fait, on se bagarre pas trop mais bon et on est on tu vois d'installer cette ce que tu appelles la guerre économique, ça nous fait oublier autre chose qui est la guerre des classes. Et moi je crois bien davantage qu'aujourd'hui il y ait une guerre des classes et il faut qu'on nous dise qu'on est tous sur le même navire. Du coup, on est tous sur le même navire France même s'il y en a qui sont en première classe et puis il y en a qui sont dans les soutes mais on est tous sur le même navire.
Donc du coup, il faut qu'on rame tous dans la même direction, qu'on soit solidaire euh à bord du même bateau pour oublier qu'en fait on n'est pas exactement euh à bord du même bateau. Et moi, je crois que il y a bien davantage aujourd'hui une guerre des classes qu'une guerre économique et queon nous met ça en avant pour nous faire oublier. Euh peut-être que tu te trompes d'échelle, c'est-à-dire la guerre économique, tu as laer classe mondialisée et tu as tout le reste.
Donc tu te trompes d'échelle peut-être. Je vais dans ton sens là. Oui.
Bah oui, ben donc c'est bien une guerre des classes puisque tu as la her class la her classe mondialisée. Je pense queelle elle est bien consciente que elle a des intérêts communs. J'avais des citations des tas de de citations là-dessus qui montraient qu'en effet euh bah Arnaud se sent se sent sans doute plus solidaire de des dirigeants de Facebook de Marc Zuckerberg que qui ne sans ouvrière de solidaire de ces ouvriers à Forest en Cambrésie.
Leur mode de vie est plus proche et ainsi de suite. Bon bah voilà mais donc tu sais c'est cette phrase de Waren Buffet. La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, celle des riches qui mèent cette guerre et nous sommes en train de le remporter.
Et il se trouve que que Warren Buffett qui était à l'époque la première fortune mondiale, il l'énonçait sur le terrain du regret quasiment puisque c'était sur le terrain fiscal et il disait "C'est pas normal que nous les riches, on paye proportionnellement moins d'impôts que ma secrétaire." Et donc voilà le CTA, le Mercosour. Ah oui ouais là ça va, tu reviens sur des terrains qui sont plus les miens.
Je t'aide parce que on te voit sortir les rames depuis tout à l'heure. Bon alors comme tu as vu le niveau auparavant, tu as décidé de de me faciliter la vie. Bon bah tu vois c'est reculé pour mieux sauter hein.
D'accord. Mais comme comme on parlait de l'agriculture bah tu vois là on est en on est en plein dans le truc. On te fait un projet de loi agriculture, on te dit qu'il faut monter en gamme.
Les agriculteurs vont monter en gamme, qu'on va leur garantir du revenu et ainsi de suite. Et en même temps, puisque c'est le en même temps s'impose, on te signe le mercour, enfin c'est pas encore fait mais ça va se faire où on te dit qu'il y aura 90000 tonnes de viandes qui seront importées. Bon bah déjà c'est un gros trou dans la raquette quoi.
Et ensuite, on pose la question dans l'hémicycle au ministre. Mais est-ce que vous pouvez nous garantir que la viande, les bœufs sur place ne seront pas nourris aux farines animales ? Silence du ministre, il ne répond pas.
Est-ce que vous pouvez nous garantir que les bœufs sur place ne sont pas nourrir aux femmina minimal ? Il répond pas. On lui pose trois quatre fois la question, trois quatre fois silence.
C'est une réponse. Et tu as le rapporteur qui finit par dire "Oui, ben ben vous comprenez bien, on peut pas contrôler ce qui se passe là-bas." Je veux dire, c'est une grosse quelle qui est mise aux agriculteurs parce que il est évident que ça fait ça va faire chuter les cours.
C'est une évidence et c'est aussi ce qui est mis au consommateur parce que les consommateurs français ont quand même fait le choix jusquici de refuser les farines animales mais on te les fait rentrer par la fenêtre quoi. Donc voilà. En tout cas, moi je je crois que tous les accords de libre échange aujourd'hui sont une machine à arrêter l'histoire.
Euh oui. Euh c'est-à-dire que l'histoire, elle pouvait aller dans le bon sens. On pouvait avoir en France euh jusque dans les années 70 du progrès social, euh du progrès fiscal.
On aurait même pu avoir du progrès environnemental, tu vois. Et euh à partir du moment où on instaure le libre échange, on instaure la course vers le bas. Et ça, si tu veux, nous on a avancé dans cette histoire-là en en étant dans le brouillard, euh pas pleinement conscient et puis il faisait tout pour nous aveugler avec c'est la paix, euh c'est le multiculturalisme, c'est tout ça.
Alors que les dominants que tu as appelé la upper class mondialisée tout à l'heure, ils avaient tout à fait conscience de ça. Je me souviens de Gary Baker, donc un prix Nobel d'économie mais en version ultra libérale qui dit "Bon bah voilà le mon le libre échange, ça sera la même meilleure manière de diminuer les droits sociaux et de de diminuer les normes environnementales." Et c'était intéressant que en deux phrases ce gars fasse le lien entre les deux.
C'est évident qu'il y a un lien entre les deux et que aujourd'hui on a cette difficulté, c'est quand on veut restaurer du progrès social, de la justice fiscale ou des normes environnementales, et bien en permanence la réponse qui est en face c'est compétitivité. Compétitivité. Vous allez nous faire perdre en compétitivité.
Donc on on donc c'est une machine à arrêter l'histoire et par les fous ont pris le contrôle de l'asile et et c'est aussi une machine à arrêter la démocratie. Bah les fous, ils sont quand même bien conscients de leurs intérêts. Pas une forfaiture à l'Assemblée nationale.
Oh ben ça c'est pas une forfaiture à l'Assemblée nationale, c'est un quotidien de forfaiture. Euh est-ce qu'on sort la comment on appelle ça ? La faucheuse, la la guillotine ?
Moi, tu sais quel est le rôle de la violence dans l'histoire ? C'est ça que tu poses comme question ou pas ? Non, pas du tout.
Bon, c'est quoi alors ? Est-ce qu'on leur coupe la tête ? Bah ça c'est bien de la violence quand même.
Non, ça s'appelle se faire justice. Ouais. Bon, moi je en tout cas je ça me semble ça me semble aujourd'hui relativement inutile.
Euh c'est archaïque. Bah ce qui m'intéresse, c'est il faut avoir un niveau euh il faut avoir la masse avec nous. Tu vois, si jamais tu n'as qu'une avant-garde éclairée, c'est cuit.
C'est cuit. L'avant-garde, c'est comme une locomotive. Elle doit entraîner derrière elle des wagons.
Si elle regarde pas si derrière elle entraîne des wagons, elle va dans le mur. Nous, on peut avoir si on n pas les gens avec nous, comme on a pas l'argent, on aura rien. Donc il faut qu'on ait les gens avec nous.
Et si on regarde pas si en permanence derrière nous, on a accroché des wagons avec des gens à l'intérieur, on est foutu. Dans mon film, Merci patron, il y a un moment, le commissaire des l'ancien commissaire des renseignements généraux vient dire "Mais ce sont les minorités qui font tout." Euh et en fait il est beaucoup plus gauchiste que moi.
Moi je réaliste hein ou réaliste. Non, je pense qu'il se trompe pas. La minorité riche.
Ouais, la minorité riche, c'est vrai. Mais ceci dit, même la minorité riche, elle fait bien attention de raccrocher des wagons derrière elle et sinon elle gagnerait pas aujourd'hui aussi. Grisser des pattes.
Euh pas seulement, mais je pense que elle sait y faire, tu vois. Et lui, il parlait pas de ça. Les minorités dont il parlait, c'était les minorités agissantes, c'était les minorités activistes.
Mais je pense que c'est trop gauchiste parce que euh il faut vérifier euh si la minorité elle part toute seule, elle se désolidarise du reste et en fait elle n'arrive à rien. Et donc en permanence, il faut se demander comment on fait pour ne pas agir tout seul. Et c'est toute une c'est toute une difficulté de pas y aller tout seul, mais de bien vérifier qu'on a on a les gens ou des gens avec soi, quoi.
C'est pas ce que font les Italiens en ce moment. Je crois que c'est le bordel en Italie quand même. Non mais en tout cas c'est pas par ce canal là que que je dirais.
Moi, j'y vais par un canal où tu sais la ce qui est au cœur de la du triptique républicain, c'est liberté, égalité, fraternité, c'est l'égalité. Et cette égalité, c'est ce qui est le plus oublié, la valeur qui est la plus pour moi piétinée et oubliée aujourd'hui. C'est celle que je veux remettre en notre cœur.
Euh, j'ai interrogé un un épidémiologiste qui s'appelle Richard Wilkinson qui a écrit un bouquin euh vraiment formidable. C'est pourquoi l'égalité est meilleure pour tous. Et il démontre statistiquement que dans les pays où il y a plus d'égalité, les gens vont mieux mais y compris les riches vont mieux.
Pourquoi ? parce que les inégalités sont facteurs de stress. Vous sortez de chez vous et vous voyez des gens qui ne vous ressemblent pas, soit parce qu'ils sont SDF, soit parce qu'ils sont super riche.
Et en fait, en permanence, vous devez vous situer dans cette dans cette échelle là, vous valoriser. C'est ce qu'on appelle la rivalité ostentatoire, avoir le sentiment que l'autre n'est plus vous, n'appartient plus au même monde que vous. Et en fait, ça c'est c'est générateur de stress.
Évidemment, c'est bien plus générateur de stress chez les dominés que chez les dominants. Euh mais ça produit du coup des maladies cardio-vasculaires, ça produit des tas de trouble. Et il montre Richard Wilkinson à partir de graphique, il n'est qu'un analyste statistique quasiment.
Il montre que dans nos pays, ce n'est plus l'augmentation du PIB qui fait le plus de bonheur que avec l'augmentation du PIB au sein de nos pays développés, on parle pas des pays africains, on parle pas des pays asiatiques, là on parle bien au sein de nos pays développés. Ce qui fait la différence, ce n'est plus le revenu par tête, mais c'est le niveau d'égalité au sein de ces pays. Donc, il faut qu'on en prenne conscience et de se dire que voilà, la manière dont on peut progresser dans notre dans nos sociétés aujourd'hui, c'est en resterant à plus haut niveau d'égalité.
Euh et donc ça ça pose tout des questions qui sont aussi celles de la croissance et de la décroissance par exemple parce que se dire que ce n'est plus l'augmentation du PIB qui fait le bonheur et on le voit bien sur les pays les plus développés, les États-Unis sont hyper riches par tête et c'est un pays où tu as un taux de détenu par habitant qui est colossal, un taux de suicide qui est important. Ouais, mais oui, mais ils ont plein de pognons. Mais tu vois, ça résout pas le euh le le problème, le un taux d'obésité, un taux de toutes les maladies sont hyper fortes là-bas et euh ils sont en fond plus malheureux.
Donc mais il propage ça partout dans le monde le rêve américain. Bah euh c'est un problème d'ailleurs, tu vois, tu as un espèce de packbo. Pour moi, je pense que aujourd'hui c'est comme si idéologiquement on parlait de 2005, mais le packbo, il a commencé très largement à tourner.
Ça fait plus rêver. Aujourd'hui, on était à 55 % en 2005. euh contre euh cette ce traité constitutionnel, contre la concurrence libre et non faussée, contre la libre circulation des capitaux et des marchandises.
Et pourquoi il ne nous repose pas la question ? Pourquoi jamais il ne nous repose la question ? Et pourquoi jamais ils ne nous la reposeront ?
Parce qu'ils savent qu'aujourd'hui on serait plus à 55 %, on serait à 65 %. Ce projet-là, il est mort chez le peuple, il est mort dans les têtes et pourtant il continue à le faire avancer, tu vois. Et ça fonctionne.
Et ça fonctionne. Ça fonctionne non pas par adhésion, mais ça fonctionne par apathie. Et donc comment on sort de ça ?
Et ben, il faut retrouver le chemin d'une autre espérance. Il faut être pass capable de passer du non 2005 à un oui pour bientôt. Comment tu vas faire ?
Comment je vais faire ? Moi, j'espère pas être tout seul par faire des calendriers, tu vas faire des petites manifestations, tu vas faire quoi ? Tu sais, les manifestations, euh il faut trouver, moi je cherche en permanence le truc qui va qui va combattre au quotidien l'indifférence.
Mais ouais, tu vois. Et ouais, ouais, ouais. Mais tu sais, c'est un c'est un dur combat la glaise de l'indifférence.
C'est c'est Gramchi qui parlait de ça. Comment tu as l'impression de t'enfoncer dans un bourbier, d'être dans un marécage ? D'ailleurs, tu vois euh c'est mon côté digression qui se fait marrer, c'est ça ?
Mais je fonctionne que par digression. J'ouvre des parquos. Vas-y, continue.
D'accord. Euh mais donc on forme parfois un tandème avec Frédéric Lordon. Ouais.
D'ailleurs, on lui passe le bonjour monsieur qui fait sa star. Bon et donc euh et si tu veux par exemple, je me souviens au moment de Merci patron, moi je suis un reporter, ça veut dire que je suis enlysé dans la désespérance quotidienne des gens. Oui.
Euh je je vois des gens qui vont pas bien. Je vais rencontrer des gens qui vont pas bien, qui m'expliquent leurs problèmes et ainsi de suite. Et je pas je suis dans la gadou là-dedans, tu vois.
Et c'est contagieux. Tu finis toi aussi par patoger, par te sentir, tu vois, [ __ ] qu'est-ce qu'on peut faire ? Et tu as l'ordon euh qui lui voit pas comment ça patoge, tu vois, qui vient pas de patoger avec toi, qui du coup débarque en te disant bah voilà l'horizon et machin.
Et tu dis [ __ ] mais il est barche ce mec quoi. C'est pas possible. Et en fait c'est un soulagement parce que il t'arrache plus que toi.
Il t'arrache non mais il t'arrache à ta à ta ta Gadou et il vient te porter vers autre chose. Bon bah des moments tu as besoin de ça même si tu sais que c'est pas c'est pas cohérent avec le réel. Tu sais c'est le la pire phrase c'est c'est comme ça.
C'est-à-dire la totologie le ça qui renvoie au ça et c'est comme si on pouvait plus en sortir. Comme s'il y avait un espèce de de cercle vicieux de serpent qui se m un coup parce qu'on t'entend plus là quoi. Bo un coup on t'entend plus. un chat dans la gorge.
Donc tu sais euh c'est truc un chat est un chat, un sous est un sous mais c'est la réalité. La réalité c'est la réalité tu vois le réel c'est le réel et comme si tu pouvais pas sortir de ce réel là comme si en gros jamais ça n'avait été autrement. Nulle part ailleurs n'est autrement et jamais dans l'avenir ça ne sera autrement.
Et ben nous, il faut qu'on s'appuie sur tous les cas où auparavant ça a été autrement, ailleurs c'est autrement. Alors, comment tu vas faire avec des gens qui sont abrutis toute la journée par des séries de merde, avec des télénovelas de merde, avec un quotidien de merde, avec une bouffe de merde, qui sont pas informés, qui ont une un accès à l'information de plus en plus restreinte, qui ont pas le temps de s'informer, qui ont des problèmes avec Bobon, qui ont des problèmes avec les gamins, qui ont des factures à payer. Tu fais comment pour les sortir de leur torpeur et de leur catatonie émotionnelle ou de leur catatonie citoyenne ?
Tu sais euh tu fais comment dans euh la tu fais comment concret concret je te dis le problème il est pas tu places le ça sur le problème sur un plan cérébral et euh sur le plan de la conscience et sur le plan de est-ce qu'ils sont assez informés mais les gens sont assez informés oui les gens ont déjà tranché est-ce qu'ils comprennent l'économie mais ils ont oui ils la comprennent et s'il la comprenait il y aura une révolution demain mais attends ils la comprennent l'économie et la preuve c'est que sur le traité conc européen, tu avais 80 % des ouvriers qui ont voté contre, tu avais 71 % des employés qui ont voté contre, 67 % des chômeurs qui ont voté contre. Donc, tu avais un vrai vote de classe. Ça prouve que les gens ont compris le lien entre leur situation et ce type de texte là.
Et demain, si les mêmes questions étaient posées, on aurait un vote de classe qui serait encore plus prononcé. Donc, les gens ont compris. Le problème n'est pas de comprendre.
Le problème est d'espérer. Le problème c'est d'avoir un chemin qui te dit que tu peux sortir de ce comme ça. Quel est le cap ?
Ben, il est pas évident à tracer. C'est comme il est pas évident à tracer de de c'est une c'est un tel nouveau monde à inventer que tu Oui, moi je je suis plus doué pour le petit pas, tu vois. et de faire que moi déjà il y ait des gens qui aient confiance en ma parole euh qui aient confiance dans ce que je porte.
Euh je suis plus l'homme des petits pas que l'homme du grand horizon et peut-être que c'est avec Frédéric Lorn qu'il faut voir quel est le grand Pap. Moi je pense que aujourd'hui on a touché tes limites là. On a touché tes limites.
Je veux dire c'est pas mes limites. Tu touches l'une de mes limites mais mes autres limites sont nombreuses. Et tu as par exemple pu le voir sur la politique internationale.
Et je je me considère pas comme quelqu'un d'intelligent, tu vois. Je me considère opératif. Tu es ça veut dire quoi ?
C'estd que tu fais peut-être. Ouais. Bon, je pense queavant de faire, il faut quand même avoir pensé un petit peu ce que tu vas faire.
Mais mais en effet, j'essaie de faire. Le glyphosate, tu étais où ? Le glyphosate, j'étais où ?
J'étais dans ma chambre, je pense hein. J'étais dans ma chambre à l'Assemblée nationale. Alors sur le glyphosate, je n'étais pas sur les bancs des insoumis quand a été voter le l'amendement, il me semble 220 ou quelque chose comme ça, mais enfin bon sur le glyphosate.
Euh maintenant, moi j'ai siégé sur ce texte de loi sur l'agriculture du mercredi du mardi de ça doit être de 9h30 du matin jusqu'à 1h30 du matin, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Dimanche soir, je suis allé fêter la fête des mères à ma mère à Amien. Le lundi, je me suis mis en repos et j'y suis retourné le mardi.
Donc voilà, tu vois, la question pour moi, elle est pas celle-là, elle est comment ça se fait qu'on organise les débats de cette manière-là ? Comment ça se fait qu'on organise les débats de 9h30 du matin jusqu'à 1h du matin et weekend compris ? Comment ça se fait que le président de régie fait deux choses ?
Il décide de nous faire siéger le weekend constamment comme la loi asile et immigration qui a été votée un dimanche soir. Est-ce que tu crois que c'est normal qu'on vote des texte aussi important que ceuxl un dimanche soir ? Ou encore un mois d'août voilà qu'on soit pour ou qu'on soit contre.
Tu vois c'est fait à dessin évidemment. Oui, c'est une grave accusation. Mais non mais attends, j'accuse de rugie.
J'ai aucun problème à accuser de rugie. Pourquoi ? Parce que il y a un cordon ébélical qui n'est pas tranché entre l'exécutif et le législatif.
Aujourd'hui, le parlement est une chambre d'enregistrement des désirs du président avec François de Rugie comme surveillant, tu vois. Et donc, c'est le complice quotidien des désirs du gouvernement. Évidemment qu' sur un projet de loi comme l'agriculture, il doit bloquer 2 semaines pour qu'on ait le temps d'étudier ça du lundi au vendredi comme des gens normaux dans la journée que tu vois qu'on n'aille pas siéger.
Ça s'est terminé à 3h du matin dans la nuit mardi à mercredi. Là, j'y étais tu vois. Et à la fin, normalement, il devait y avoir des prises de position, des positions de vote des députés sur le texte et la présidente a décidé de zapper les positions de vote des députés pour pouvoir terminer euh à l'heure.
Moi qui ai pris la parole, on m'a accusé de produire du mal-être chez les salariés de l'Assemblée nationale. Bon, j'ai discuté avec les salariés de l'Assemblée nationale pour le dire est-ce que vous considérez que je fais votre malheur ? Mais bon, ils m'ont regardé en disant non, c'est pas ça le problème quoi.
Mais par contre, ça fait 11 jours qu'on est là. Ça fait 11 jours qu'on est là du matin au soir qu'on qu'on voilà qu'on a des conditions de travail qui sont extrêmement dures. Ils sont payés combien ?
Oui, tu sais euh et je dirais pareil pour un certain nombre d'autres professions. Je on peut revoir les payes des gens et tu sais que j'ai revu la mienne, d'accord, mais euh le fait d'être bien payé, ça n'empêche pas que très bien payé ces gens. Ouais.
Mais ça n'empêche pas que tu dois être traité correctement. Tu peux revoir les payes, mais c'est pas une raison pour mener les gens au burnout. C'est pas une raison pour mener les gens à l'épuisement.
C'est pas une raison pour traiter les gens comme de la merde. C'est pas parce que les gens sont bien payés que ils doivent être maltraités, tu vois. Et et je dis et évidemment, c'est pas parce que les gens sont euh sont mal payés qui doivent qui ve qui doivent être maltraités non plus parce que le système, il maltraite tout le monde, tu vois.
Il fait pas trop de distinction euh entre les deux. Mais donc voilà. Donc là la question c'est aujourd'hui c'est couper le coordonical entre le le l'exécutif et le législatif.
Et or euh on a un président de l'Assemblée nationale qui fait tout au contraire pour que l'Assemblée nationale ne soit pas un lieu vivant. Évidemment, il arrive, on est à il est 1h 10. Je n'y suis pas avant hein.
Tu vois, j'ai pas nié que je je n'étais pas là avant. J'ai fait ma j'ai pris mon lundi. C'est scandale.
T copains de la tes copains de la France insoumise, il faisaient quoi ? Mais tu sais, on nous demande d'être en mission, on nous demande d'être en commission euh tu vois, on nous demande, on est 17, on nous demande d'être partout, on nous demande d'être en circonscription aussi. Donc voilà. euh tu en plus tu vois il peut y avoir une lassitude qui s ça a été fait exprès pour laisser le glyphosate.
Mais oui enfin c'est évident que quand François de Rugie voit arriver le truc sur le glyphosate et qu'il est 1h du matin normalement on lève la séance à 1h du matin parce que l'Assemblée nationale est sous l'emprise de lobby moins que l'Élysée. Mais oui de toute façon c'est même pas des lobby à l'Élysée c'est leur pentin tu vois et tu regardes le parcours d'Emmanuel Macron va voir une loi sur les fake news. C'est une vraie rigolade.
Tu veux réguler ce qui se passe dans les médias et ce que tu fais c'est une loi sur les fake news. Bon, il lui est venu ce caprice. Donc en plus faut voir comment ça marche.
Tu vois, il veut pas faire une proposition une un projet de loi parce que s'il fait un projet de loi, il faut faire une étude d'impact. S'il fait une étude d'impact, ça repousse le la le le projet de 4 ou 6 mois. Donc ça sera pas valable pour les élections européennes et il veut que ça soit fait pour lui pour les élections européennes.
Donc il trouve un député qui tient à l'idée concomitante en même temps que le président de la République de d'une loi sur les fake news. Tu vois, il trouve un pentin pour lui porter son projet. un ventrilo, c'est un numéro de ventriloi.
Donc voilà comment ça comment ça se passe. Mais je veux dire, tu veux réguler les médias en France et ce que le seul truc que tu trouves à faire, c'est les fake news. Je veux dire, regardons les relations de de d'Emmanuel Macron et de la Garder.
Bah oui, regarde ce ce qu'a fait Emmanuel Macron et avec la Garder. Qu'est-ce qu'il a fait ? Il est chez Rothchill.
Quand il est chez Rothchill, il s'occupe du groupe de presse d'Arnaud Lagard. Il revend un certain nombre de magazines. Il fait il fait gagner du pognon à la Gardre, tu vois.
Ensuite, il passe à l'Élysée. Déjà, il était arrivé, c'est déjà du pantouflage dans un sens, il repart pantoufl dans un sens. Il devient conseiller économique de de François Hollande.
Qu'est-ce qu'il fait là ? Il gère les affaires de la gardère sur le côté Airbus. Tu vois, sortie à la gardère de Airbus.
C'est un truc qui va rapporter un paquet de pognons colossal. à la Gardèire, tu vois, son client d' euh d'avant, il le sert à l'intérieur de l'Élysée. Normalement, ça c'est ça devrait péter à la tête de tout le monde.
Et c'est ce mec-là qui nous a fait une loi sur la moralisation de la vie publique, tu vois. Donc non mais attends, c'est incroyable. Bon et donc euh et 3è point, il est candidat à la présidentielle.
Regarde la presse la gardère, regarde le nombre de une du JDD, regarde comment il a été servi. Bon ben c'est tout. Et si tu veux faire une loi sur l'information, tu l'as fait mais tu t'attaques au problème.
Regarde, il y a une une, je l'ai pas amené, c'est dommage, mais enfin, il y a une une de euh du Parisien sur Bon, euh donc euh le PDG de Carrefour, l'homme qui va révolutionner la grande distribution. Tu vois, au moment où Bonard annonce 2400 licenciements chez Carrefour, moi j'ai des tas de petits magasins chez moi qui ferme, tu vois, à la fois des gens qui auront plus de quoi s'acheter de la bouffe dans leur Carrefour City machin à côté de chez eux et en même temps des salariés qui sont virés. Tu as des tas de caissières qui vont être virées à ce moment-là.
Le titre du parisien c'est l'homme qui va révolutionner la grande distribution. Tu te rends compte pourquoi c'est beau ? Et pourquoi ?
Parce que Bonpard Carrefour actionnaire principal Bernard Arnaud le parisien actionnaire principal Bernard Arnaud donc tuas en fait Bernard Arnaud qui fait la pub de son propre magasin à la une de son journal mais nulle part il n'est inscrit dans le parisien serait le minimum d'honnêteté attention notre actionnaire notre propriétaire c'est l'actionnaire dominant de chez Carrefour tu vois nulle part s'inscrit bonne au passage ami et soutien de de d'Emmanuel Macron. Mais si tu prends la liste salophi salopi, tu vois euh donc le le grand laboratoire pharmaceutique euh qui quand même a produit avec la dépakine des des dizaines milliers vraisemblement d'enfants autistes. Euh bon euh tu tu regardes euh qui supprime des usines qui n'ont jamais servi.
Une usine qui n'a jamais servi à à Montpellier sur les fake news. Te perds pas. Ouais.
Ah non mais alors sur un fake news. D'accord. Mais là, j'étais parti sur le lien au départ, c'était sur l'Élysée euh comme lieu en fait.
C'est même pas les lobbyes, tu sais. Lobby, c'est un terme qu'il faudra ne plus employer. Je t'expliquerai pourquoi après.
Mais ça nous fie euh donc euh euh scandale de la dépakine euh destruction d'une usine et de milliers d'emplois mais destruction de la recherche. Ça veut dire que là on n'est pas seulement sur un problème social, on est sur un problème sanitaire. Prise de contrôle par les actionnaires, politique de cash à fond.
Donc destruction d'un outil sanitaire par le le le pressage des actionnaires. Bon, on pose la question là-dessus à Édouard Philippe dans l'hémicycle. Il nous répond "On ne peut pas critiquer une grande entreprise française.
On Castaner avait été quelques jours plus tôt sur le site de Sanofi. On ne peut pas critiquer une grande entreprise qui est qui réussit." Et de la même manière, Édouard Philippe était allé voir Weinberg, le PDG de Sanofi sur l'un de ses sites et c'était quelque chose qui avait été fait discrètement qui était qui était fait à la demande du cercle de l'industrie.
Je sais pas si tu connais le cercle de l'industrie. Donc un truc fondé par Stroscan mais qui était un vrai un vrai nid à lobby quoi. Et donc et on en tient informer ni les syndicats, ni les Français, ni les salariés, ni les médias.
Personne n'est au courant de la visite de Ddouard Philippe, tu vois. et qui a été le seul invité enfin à un moment Emmanuel Macron, tu sais lors de du passage de relais avec François Hollande en mai, fend la foule, on voit ça sur BFM, il fend la foule et il va voir qui ? Il va voir Serge Weinberg.
Qui est Serge Weinberg ? C'est l'homme qui lui a permis qu'il a rencontré dans le truc Atali, la commission Atali et qui lui a permis de rentrer chez Rothshield, tu vois. Et donc [ __ ] mais il est entouré par ça.
Et donc évidemment il est impossible de critiquer Sanofi aujourd'hui. Le fait que Sanofi paye pour le scandale de la DPAIN c'est impensable pour le gouvernement français. Il va préfér le gouvernement risque de préférer payer plutôt que de faire payer Sanofi.
Et c'est pas pour les bienfaits de l'industrie française, c'est pour les bienfaits de cette oligarchie. Tu sais, je te disais lobby c'est un terme qui qui convient pas. C'est un truc dont j'avais discuté avec Geoffrey Ghen qui est un universitaire belge qui travaille beaucoup sur l'Europe.
Je parlais des lobby à Bruxelles. Bon, on peut raconter plein d'anecdotes là-dessus mais il me dit non, c'est vraiment une mauvaise manière de voir les choses parce que ça suppose qu'il y ait deux choses séparées. Que euh il y ait d'un côté les parlementaires et la Commission européenne et qu' d'un c de l'autre côté les lobby qui font pression sur eux.
Mais c'est pas ça comme ça qu'il faut regarder. Les c'est pas des lobby les intérêts du grand du grand capital de l'oligarchie, ils sont représentés directement par la Commission européenne sans sont des marionnettes. Macron, je prétends même pas, c'est une erreur.
Je l'ai dit tout à l'heure mais tu sais quand tu as c'est une facilité de langage de dire que les lobby font pression sur Macron. Ils font même pas pression. Il en est pénétré.
Il est il est pénétré du fait que faire le bien des plus riches dans le pays, c'est faire le bien du pays. Il voit la société française à travers cette classe qui est la sienne, celle qui rencontre tous les jours, c'est ses visiteurs du soir. Il est baigné là-dedans.
Tu vois, je me baladais dans ma circonscription au moment où il a décidé de faire l'exit taxe. Je rencontrais une association de demandeurs d'emploi qui aidé à faire de la mobilité qui va être supprimée, un étudiant qui pourra pas poursuivre ses études et ainsi de suite. Et paf, à ce moment-là où je fais ces rencontres là, il fait l'exit taxe près d'un milliard d'euros 800 à 900 millions d'euros.
Pourquoi ? Parce que les gens qui rencontrent quotidiennement, c'est des gens qui sont confrontés à cette grave difficulté de devoir payer cette taxe. Mais c'est pas les gens que j'ai rencontré dans mon coin, les demandeurs d'emploi.
Le jour où ila les rencontrer eux, ça fera les images, ça fera les photos et puis tout ça, mais ça n'arrivera qu'une fois. Bon, pourquoi la loi sur les fake news avant les élections européennes ? Parce que ses copains veulent de l'Union européenne à Gogo.
Parce que peur que les médias russes influencent la politique intérieure contre l'Union européenne ? Pourquoi ? Moi je crois russe ou américain.
Ouais mais moi je crois que foncièrement, tu vois, je vais te dire, moi je disais tout à l'heure merci Marc Duurberg. Euh je veux dire que je n'existerai pas aujourd'hui comme figure. Je me permets de penser que je suis une petite figure de la vie politique française.
Je n'existerai pas aujourd'hui comme figure si je devais compter sur les médias dominants. Tu vois, par exemple, cette nuit là, le le gros scandale, c'est que ma chemise est sortie du pantalon et j'étais par exemple la première fois que ma chemise est sortie du pantalon et que ça fait des ravages sur dans les grands médias, c'était la nuit où j'avais dénoncé ça dans la moralisation de la vie publique sur Macron, sur la Gardère, sur Sanofi et j'y avais été franco et je m'étais pris des des gens dans l'émissie qui m'a dit qui me disaient "On jamais parlé d'un président comme ça." Et je sentais que c'était euh euh que ça bougeait, que c'était, tu vois, que c'était heurant, moi je savais pas si je devais le faire, mais enfin, on était dans un attent instant intense.
Et le seul truc qui était ressorti de cette nuit-là dans les médias, c'est Ruffin a sa chemise sortie du pantalon. Merde. Technique classique.
Ouais, mais tu vois euh et heureusement, il y a pas que ça, tu vois. Mais il y a un autre truc, c'est une fois je parle de je vais parler je pose une question au gouvernement sur la dépakine réponse scandaleuse desir Philippe et pour une fois je me dis tiens je vais me faire la salle des quatre colonnes tu sais là où il y a tous les journalistes qui grouillent. Je déteste ce tru là grouille comme de la vermine.
D'habitude j'y vais pas mais bon là je me dis je veux le porter j'y vais j'arrive c'est qu'est-ce que vous pensez du drapeau de l'Union européenne ? [ __ ] mais tu vois je tu cherches à porter un truc qui te tient à cœur et tout ça et heureusement il y a internet. Heureusement, il y a internet et du coup bah tu parviens à contourner ça.
Tu tu montres qu'en fait il y a un paquet de gens qui sont intéressés par autre chose que les querelles à de balles et et du coup les médias ensuite vont s'en emparer éventuellement mais seulement après. Donc moi je crois que en fait au fond le réflexe contre les fake news enfin sur chez Macron est un réflexe de grande méfiance à l'égard de des canaux qu'il ne contrôlent pas. C'est de la peur en tout cas.
Tu vois, on parlait du traité constit européen. Il est évident qu'à l'époque les médias faisaient campagne pour le Oui, mais aujourd'hui, il y a des canaux souterrain de diffusion de l'information et ça il les contrôle bien moins. Et je pense que là, il y a des lieux d'expression, il y a des terrains pour faire passer des idées divergentes et ainsi de suite.
Vous vous en êtes un. Bah d'idées divergentes. Bon bah, tu vois ce que tout ce que je viens de te raconter là, ce que vous faites, ce que vous faites sans doute chaque semaine là, il y a des il y a les idées peuvent passer par ce billet là. l'idée que on doit sortir de la croissance.
Je veux dire, c'est un mythe, moi je suis accroissant, je suis même pas décroissant, tu vois, je suis accroissant. Mais il faut en finir avec la croissance. Il faut en finir avec l'espérance de croissance et de croire que c'est la croissance qui va nous conduire à améliorer nos vies.
Je l'ai dit tout à l'heure, c'est pas vrai. Ça te fait pas faire des cauchemars quand tu dis ça ? Parce que je te donne un exemple.
Nos marchés financiers sont basés sur une fonction exponentielle. Notre dette est basée sur une fonction exponentielle. Si tu commences à vouloir faire de la décroissance, les marchés financiers vont convulser.
Bon, tu sais, moi j'ai déjà fait tout un tout un bouquin euh qui rappelle dans l'histoire les solutions à la dette. Donc, il peut y avoir l'inflation comme solution à la dette qui est la plus récente qu'on a utilisé, mais il y a peut y avoir un certain nombre de solutions, c'est la déflation et la stackflation. Non, non, mais il y en a d'autres, tu vois.
C'est simplement ne plus payer. Euh, c'est de mettre ceux auprès de qui on a des dettes en prison. Colbert l'avait fait, tu vois.
Donc il y a un certain nombre de de de décisions qui peuvent être prises sur le terrain de la dette. Les chinois en prison, hein, tu vas mettre les chos en prison de toute façon. Et ben écoute, ne payons plus si si vraiment la dette, elle est auprès des Chinois, ne payons plus notre date et puis ça ira.
Tu vois, tes chaussures c'est made in China. Tes chaussettes, c'est made in China, ton jean c'est made in China. Ouais, ouais, ouais.
D'accord. Et alors, tu vois ? Bon et alors je veux dire, on est on est en permanence placée, on est dans un bain capitaliste et on peut pas faire comme si on en était extrait.
Tout geste que tu fais est lié en effet à une multinationale. Vous film tard. Non, je crois pas que ça soit trop tard.
Bah de toute façon, si c'est trop tard, on arrête et puis on fait quoi ? On fait plus rien, tu vois. On rentre chez soi.
Bon, terminé. Euh donc voilà. Non.
Euh et donc toujours un espoir. Bon, en tout cas, tu sais, c'est euh le pessimisme de la licité, l'optimisme de la volonté. Donc voilà.
Donc c'est tout. Il faut il faut maintenir ça. Et puis les jours où je suis en dépression, ça m'arrive, je me montre pas.
Revons sur les fake news. Ria, ça te fait penser à quoi ? J'y suis jamais passé.
Pourquoi ? Euh je sais pas. Euh parce que il y a des gens à l'intérieur qui ont qui ont invité à voter pour Marine Le Pen et que c'est pas trop mon truc quoi.
Lequel ? Ouais, je cite pas. Non, tu vois.
Si il faut des noms. Non non non, c'est bon, c'est bon. Voilà.
Donc vas-y, reprends ton petit verre où il y a du miel dedans là. Ouais. Dans l'autre.
Voilà. Non non, c'est bon. Voilà.
D'accord. Spoutnik ? Non, je sais pas trop.
Je je regarde pas trop tout ça honnêtement, tu vois. Bon, pendant qu'on te laisse t'éclaire, je te dire moi je reste un gros lecteur de bouquin. Bah ouais, tu tu fais les yeux aussi.
Quel est ton quel est ton dernier bouquin ? Je suis en train de lire Mobidic. Tu vois qu'est-ce qu'il y a ?
Rien. Je t'écoute. Je suis en train de lire ma fiche.
Qu'est-ce qui t'arrive ? Je sais pas, tu tuas ça l'air de pas te plaire comme littérature mobique. Si si mobidique, c'est bien.
Tu sais la question c'est quand tu es dans un espace aussi clo que l'Assemblée nationale où on se demande une forme de terrorisme législatif, tu dotes, tu votes, tu appuies sur ton bouton, tu appuies sur ton bouton, on t'a écrit un texte pour pour porter t amendement. Bon, c'est comment tu fais pour maintenir sortir de cette mécanique et avoir autre chose à rapporter ? Il faut de l'air du dehors.
Et l'air du dehors, c'est soit les gens, soit des bouquins, soit tout ça. Mais il faut absolument maintenir ça. Et j'ai l'impression que tu sais dans les reproches qui sont fait aux députés, vous êtes pas là t taata, c'est qu'on voudrait avoir des robots.
Mais mettez des robots. Moi, je c'est pas ça que je j'espère. J'espère porter une forme d'humanisme.
J'espère porter des valeurs. J'espère trouver des moyens d'expression. Mais ça ça demande à respirer.
Ça demande de tu vois, ça demande pas d'être le nez collé aux amendements, à l'alinéa 1, alinéa 2 et machin. Et si je deviens ça, je vais me dessécher, je vais me racornir. Qu'est-ce qui va rester de mon âme ?
Faut que je faut je la sauve mon âme. Non, tu as une âme ? Est-ce que tu as un ami imaginaire ?
Est-ce que tu crois en Dieu ? Non, malheureusement. Pourquoi malheureusement ?
Bah parce que quand même de penser que après la vie, il y a encore de la vie, c'est un truc qui peut être rassurant, non ? Bon, on va te faire une petite pause là comme ça. Bien Jacques Chancel et Dieu dans tout ça.
C'est ça. Ou Marc Hulman. Le journalisme, la liberté de la presse en France, ça en est où ?
Qu'est-ce que tu en penses toi en tant que journaliste ? La carte de presse, ça sert à quelque chose ? Bah ça ça fait une déduction fiscale. 7500 €.
Ouais. Euh je l'ai plus hein moi pour te pour te dire mais quand même euh à part ça ça aide à rentrer dans un certain nombre de trucs mais enfin ça c'est pas non plus un pass donc c'est pas la carte de presse qui fait moi au contraire je suis assez attaché au fait que le journalisme il y ait du flou dans ce qui est un journaliste et qu'on accepte ce flou que il y a pas besoin de faire d'école par exemple je suis contre l'école obligatoire que un tel serait journaliste et pas un tel serait journaliste à partir du moment où tu interview des gens euh où tu écris des articles, où tu publies, tu vois, tu es journaliste en fait dans les faits. Moi, j'ai pas j'ai pas été journaliste à partir du moment où j'ai eu ma carte de presse, j'ai lancé Faqu en 1999 et je suis journaliste depuis 1999 à partir du moment où j'ai pris la plume, quoi.
Donc après, il y a tout le système des grands médias don que je t'ai décrit. Et c'est là on va peut-être en revenir à l'âme. Et il y a la loi sur le secret des affaires sur lequel je me suis beaucoup plus bagaré que je ne vais le faire sur les fake news quoi.
Mais je crois que le désir de vérité euh le désir de porter autre chose, porter des valeurs, de pas se laisser enfermer dans le seul argent roi, ils peuvent faire toutes les lois qu'ils veulent. Il y en aura toujours pour le porter. il y aura quelque chose qui résistera dans les hommes.
Et tu sais quand je vois le parcours de Denis Robert par exemple, les 97 ou 93 procès qui s'est payé à peu près tout dans tous les coins d'Europe et en tout cas partout en France, le tour des tribunaux qu'il a eu à faire, tous les huissiers qui sont passés chez lui, les menaces sur lui, sur sa famille et tout ça. C'est pas une loi de plus type secret des affaires qui fait qu'il aurait canné. il avait une vérité à porter et il l'a porté et il aurait il l'aurait porté dans toutes conditions.
Donc moi je crois que quoi qu'il fasse, il y aura quelque chose qui résistera en l'homme. Maintenant le problème c'est que du coup les porteurs de vérité doivent devenir des héros quoi. Et c'est ça le problème c'est que on il faudrait queon puisse faire son travail normalement d'information.
Tu vois moi je trouve remarquable ce que fait Élise Luin. Je suis vraiment un amoureux d'Élise Lu quoi. C'estes magazines elle t'a radicalisé ?
Euh non, je pense pas qu'elle avait besoin. Pourquoi ? Tu sais, tu sais, je pense pas qu'elle avait besoin.
C'est elle qui s'est quand même radicalisé dans son parcours qui est quand même très intéressant quoi. Donc donc voilà la liberté de la presse. Bah tu quand tu regardes les magazines d'Élise Lucé, moi j'avais fait un j'avais porté un amonement pendant le secret des affaires qui était l'obligation pour les les grandes entreprises d'ouvrir leurs portes et l'obligation pour les dirigeants d'entreprise de répondre.
C'est-à-dire que c'est comme si tu avais aujourd'hui des firmes enfin des des un pouvoir qui était absolument colossal et dont le rendu qu'ils avait à faire aux citoyens, aux consommateurs et tout ça était quasiment nul. un homme politique, on lui demande des comptes en permanence et soit tu vois euh un un un fonctionnaire, on peut on peut lui demander des comptes dans sur les décisions qu'il a prises qui qui euh tu peux tu es pas promu quand il fait des conneries, il peut c'est je dis pas que le système soit parfait mais je pense qu'on peut aller l'emmerder. Je pense que les médias sont autorisés à aller l'emmerder comparé au pouvoir dont dont il par exemple la nana qui a bloqué Riatou devant l'Élysée avant-hier là la nanais la la la responsable de la communication de l'Élysée qui a bloqué le journaliste RT qui avait sa carte de presse.
Est-ce qu'il faut aller attraper son nom et et l'allumer en place publique ? la nana qui a été envoyée pour faire ça et qui a été euh secondé par l'officier de gendarmerie qui a dit euh voilà ça vient de plus haut, on vous fera pas rentrer, c'est le président qui a dit ça. Bah je veux dire là, tu viens de me dire quelle est la cause de tout ça.
Je veux dire celui qu'il faut allumer, tu viens de le nommer, c'est le président, c'est celui qui décide de faire ça quoi. Non, qui ne respecte pas la carte de presse, qui fait de la discrimination envers des journalistes. Bah oui, c'est évident.
C'est évident que si si la cause Est-ce qu'il faut pas taper le fonctionnaire qui est le pouce bouton ? Par exemple, le mec qui conduait le train qui était de la SNCF et qui a conduit des juifs dans des camps ? Ouais, tu sais en l'occurrence je trouve que c'est un exemple malvenu quand on sait que les plus gros noyaux de résistants ont été dans la SNCF.
Tu vois, bon, je il faut quand même rappeler ça au moment où l'entreprise ferroviaire est attaquée. Euh mais euh euh tu sais par exemple que le devoir de retrait chez les fonctionnaires est un peu oublié. Bah il faudrait qu'il puisse s'exercer.
Maintenant c'est comment tu fais pour pour agarantir un statut au lanceur d'alerte ? Tu vois ? Et admettons, tu vois, dans le truc tout le truc secret des affaires, moi je disais si vous voulez faire le secret des affaires, d'abord on va le restreindre parce que là en fait votre secret des affaires, c'est pas que sur secret industriel et commerciaux, c'est à peu près surtout.
C'est-à-dire que si tu sors la fiche de paye d'un dirigeant, on peut consister considérer que c'est une atteinte au secret des affaires. Si on sort un document comme quoi il va y avoir un plan de licenciement dans la semaine prochaine, c'est une atteinte au secret des affaires. À peu près tout peut rentrer dans le secret des affaires aujourd'hui.
Mais par ailleurs, moi j'étais pour construire un deuxième volet qui soit un volet positif pour contrebalancer. Vous vous assurez ça au multinational ? Très bien.
Et bien alors rajoutons ça et assurons ça à la société civile. Assurons ça aux journalistes. Assurons par exemple de pouvoir accéder à tous les rapports de l'inspection du travail, de la direction de l'environnement quand elle va chez l'actalis.
Rendez ça public. Rendez le public. Met faites le mettre automatiquement sur les sites internet.
C'est pas un truc révolutionnaire, c'est un truc exact. Il existe aux États-Unis, il est un he le Transparency Act. Donc tu vois la transporisation de ça en France, refus, mais aussi euh voilà le fait que il puisse y avoir par exemple dans les abattoirs, moi je suis pour que dans les abattoirs, il y ait pas forcément de vidéosurveillance mais qu'il y a un libre accès euh des ONG et euh des journalistes aux abattoirs, mais plus généralement aux entreprises.
Moi, j'étais journaliste local pendant 10 ans que à mien et dans la somme la principale entreprise privée c'était Goodieur, tu vois, c'était le plus gros truc de toute la Picardie. Et ben en disant, je n'ai jamais pu accéder à l'usine goodur. Le seul truc où je pouvais aller, c'était le local syndical où tu as des néons qui clignotent et puis tu as tu bois un café sur une table en formica.
Tu vois et c'est tout ce tout ce que j'ai vu et ce qu'on me décrivait de l'usine avec les mecs qui galèrent sur le bambur qui en sortent la gueule noire les odeurs. Je on a plus que me le raconter. On en aucun cas je n'ai pu y accéder. je n'ai pu le voir, je n'ai pu le sentir moi-même.
Et bien, je pense que c'est un souci démocratique et donc il faut faire ouvrir ça. Il faut qu'on puisse voir aussi comment les gens travaille. Les associations qui infiltrent ce genre de d'abattoir.
Est-ce que tu es pour ? Tu es contre ? Je suis absolument pour.
Non, je suis pour. Maintenant, on résoudra pas le problème des abattoirs et plus généralement de l'élevage industriel par la seule somme de dénonciation. Euh qu'on aille un coup dans un élevage en Bretagne, qu'on aille un coup euh dans un abattoir dans le sud de la France, leur donner un statut de lanceur d'alerte.
Oui, oui, oui. Mais surtout, il faudrait qu'il y a un statut pour les lanceurs d'alerte. Aujourd'hui, il y a rien quasiment.
Tu vois, Snowdon, il faut lui accorder la la nationalité, l'asile politique, il faut lui faire quoi ? J'y suis absolument favorable. Julia Nassange, le regroupement familial, on en est où ?
Moi, je suis favorable aussi. Voilà, je pense que Snowden et ainsi de suite, c'est des gens qu'il faudrait absolument défendre euh et on se grandirait à le faire. Bon, quand pourquoi on le fait pas ?
Bah parce que aujourd'hui euh parce qu'on a baissé notre culotte devant les États-Unis. C'est une évidence absolue. Je me fais l'avocat du diable encore.
Non mais non, mais je veux dire, on peut énoncer un certain nombre de truismes comme ça, mais quand tu vois comment au moment où on a appris qu'on était espionné par les États-Unis et que la réaction a été on a fait semblant de s' mouvoir et puis la semaine d'après c'était oublié, tu as compris qu'on est des carpettes aujourd'hui. On a expulsé aucun diplomate américain. Bah parce qu'on a mais parce que on a instauré aucun rapport de force avec les Américains sur ce côté.
Peut-être qu'on peut pas. Bah moi je suis de ceux qui croient queon peut. Tu sais comment il faut vouloir.
Je veux dire, il faut vouloir. Bah tu vois, tu lui dis Snowden, on l'accueille. Quand tu imagines, c'est Snowden, qui est-ce qui a été rapatrié ?
On a cru qu'il était dans un avion, on a fait contrôler le ciel. Tu te souviens plus de cette histoire là ? Snowden, c'est c'était Snowden.
Bon, attends, on a fait atterrir, je crois, le président péruvien ou Bolivarien ou Ouais, mais c'est un truc de dingo. Tu vois, on coupe des avions dans le ciel parce qu'on se dit le mec est peut-être dans l'avion et on est tellement complic des États-Unis alors qu'ils ont rien sur ce cas-là. Je veux dire, ce mec a rendu service.
Il a rendu service, tu vois. Donc c'est de on est des vallées dans ces cas-là. Et évidemment, je souhaite que sorte, c'est pas mon grand truc, la politique internationale, on l'a compris, mais enfin, je souhaite qu'on soit pas des vallets, quoi.
Président bolivarien qu'on a fait atterrir. D'accord. On n'est pas des Valais.
On sousraite notre enseignement aux États-Unis. Sans la NSA, on peut pas faire de guerre contre le terrorisme. Qu'est-ce que tu penses du du concept de guerre contre le terrorisme ?
J'en suis pas un spécialiste. J'avais fait un j'avais interviewé Oh merde ! Comment il s'appelle ?
Un mec du monde qui avait publié un bouquin. Samuel Laurent. Non, il publie pas le bouquin lui.
Non. Ah merde, je me souviens plus du monde des livres. et qui euh qui faisait une analyse de qui étaient les djihadistes.
Bon et et le à la racine de tout ça, de toute façon, ça va pas résoudre les les les conséquences, hein. Mais à la racine de tout ça, c'est quelle quelle espérance tu remets. Je parlais de l'espérance pour les classes populaires, mais il y a aussi l'espérance.
Quelle espérance tu remets dans les quartiers ? Et si la seule espérance qu'on a apporté, c'est celle hyper matérialiste de consommer davantage, ça n'est plus une espérance. Et donc il faut qu'on ait qu'on porte un autre idéal, quoi.
Et voilà, je vois combien la quête d'idéal est complètement tordue. Donne-nous ton idéal. Je crois que je suis simplement porté moi par la continuité de de la Révolution française et par une espérance de de grande fraternité quoi.
Déjà d'abolition des classes. D'abolition des classes quoi. De tu sais la la en tout cas c'est pas un idéal parce que je t'ai dit que j'étais pas très fort en ça et tu vois je j'envoie le j'envoie l'absence aujourd'hui.
Je sais pas si je l'ai pour le si j'ai quelque chose pour le remplir mais en tout cas la devise qui pourrait qui que je trouve la meilleure c'est celle d'vem dans comment les riches détruisent la planète et qui tient en quatre mots. C'est consommer moins, répartir mieux. Consommer moins c'est la nécessité écologiste et répartir mieux c'est l'urgence sociale.
Et je pense que une fois que tu as tu as mis ces quatre mots là ensemble tu as la direction en tout cas dans laquelle moi je souhaite aller. Donc c'est très bien tu me lances sur le prochain sujet. La collapsologie ça fait penser à Ça veut dire qu'on va tout va tout va s'effondrer.
Il te reste un peu de miel he si tu veux. Je sais pas si tout va s'effondrer. En tout cas, je sais qu'il faut être prêt euh à euh à remplacer.
Oui. Euh ça veut dire qu'il y a des moments, il y a des fonettes qui d'opportunités qui s'ouvrent. Tu vois, soit on considère qu'il y a il y a euh euh les choses vont aller lentement et puis tout ça.
Je pense qu'il peut y avoir la crise de 2009, on en a discuté avant au bistro, mais qui n'était pas un bistro d'ailleurs. Ah bon ? C'est pas un bistro.
C'est quoi ? C'est une cave àabi bière. Ouais.
Bon, c'est un genre de bistro quand même, non ? Mais donc on on la la crise de 2009, on a un moment où le libéralisme chute et où les les tenants de ce libéralisme vont en direct à la télévision pour se battre la coulpe en disant "C'est scandaleux tout ce qu'on a fait. On aurait pas dû produire de l'endettement comme ça.
Vraiment la finance a pris le pas sur l'existence des gens. On on doit plus faire ça et ainsi de suite." Tu veux rajouter quelque chose ?
On a surtout un baril de pétrole qui flirte avec les 147,90. Ouais, mais enfin bon, toujours est-il queil viennent en direct pour dire ça. Et là, si tu veux, les manifes qui sont faites, des grosses manifes, hein, quand même, il doit y avoir plus d'un million de personnes à cette époque-là.
Je dis peut-être des conneries, faut vérifier, hein. Mais en tout cas, il y a trois grosses manivres d'affilé, euh, me semble-t-il, au printemps 2009. Et le le thème de la manif, c'est nous ne payerons pas leur crise.
Ça veut dire qu'il y a rien. Ça veut dire que on a rien à proposer. Ça veut dire que le contreprojet, il est pas là pour être mis sur la table.
Genre nationalisation du crédit, tu vois. Le Glass Eagle Act aussi par exemple. Mais tu vois, c'est une espèce de mesure minimale le Glass Eagle Act qui consiste à qui consiste à la séparation des banques d'affaires des et des banques d'épargne, on va dire, des banques de dépôt.
Bon, mais c'est un espèce de truc minimum. comment on est sorti de cette crise là sans même avoir notre cette décision là, c'est absolument incroyable. Mais de manière plus général, quelle politique douanière on met ?
Qu'est-ce qu'on fait face à la libre circulation des capitaux et des marchandises ? Il y a zéro réponse à ce moment-là, tu vois. Et résultat, qu'est-ce qui se passe ?
Tel un sphinx qui renaît de ses cendres, et ben le ce libéralisme s'est remis sur ses pieds jusque peut-être le prochain la prochaine crise, le prochain effondrement. Mais si jamais nous de notre côté on n' pas fait mûir un certain nombre d'évidences, c'est-à-dire pas juste des évidences théoriques dans trois livres portés par trois intellectuels, mais des des évidences qui se sont disséminées dans la société française et qui font qu'on l'a comme mesure de remplacement immédiat quand leur truc il chute et ben ça sera une nouvelle fenêtre d'opportunité qui est qui s'ouvrira et qui se refermera. Donc il y a l'un des travaux que nous avons à faire, c'est de porter des idées et de les amener à maturation et de les disperser dans la société française.
Même si elles paraissent aujourd'hui inutiles, même si le climat politique n'est pas prêt à les à les à s'en emparer, et bien demain se fera s'ouvrira peut-être une fenêtre d'opportunité dû à un collapse à une chute qui fait que ça sera le moment de les mettre à l'intérieur de cette de cette fenêtre. Voilà l'une une petite partie de mon travail quoi. Tu parles de demain.
Est-ce que tu as vu un reportage sur article qui s'appelle Demain tous crétins sur la la proportion des perturbateurs endocriniens à ralentir la capacité cognitive des gens et surtout des nouveaux nés ? Non, j'ai pas vu ça. Mais en revanche, pour préparer le secret des affaires, j'ai regardé bah ouais, tu sais, tu vois comment tu Je vais te dire sur Tu penses pas qu'il y a une dissonance cognitive entre la réalité des faits et la capacité des gens à comprendre ce qui se passe réellement ?
Ben de tous, de moi commencer, moi je je me crois pas intelligent, tu sais. Je t'ai déjà dit, hein. Donc sans doute qu'il y a une dissonance.
Mais tu sais par exemple sur la le le fait qu'on devienne moins intelligent, moi ce que j'ai vu qui potentiellement pouvait me rendre moins intelligent, c'est internet. Euh je vais t'expliquer, mais c'est le téléphone portable, les SMS. Maintenant, j'ai un fil télégram et tout ça.
Pourquoi ? Parce que quand tu écris euh il y a toujours un moment où tu tu vois ta pensée, elle devient un peu floue. Tu sais pas ce que tu vas écrire ensuite tu butes.
Et en fait, c'est le moment le plus intéressant. C'est le moment où tu es, tu dois chercher autre chose, tu vois. Et si jamais là tu as un accès internet, qu'est-ce que tu fais au moment où tu butes ?
Tu vas aller contrôler ton mail, tu vas aller regarder le fil Telégram et tu perds le fil de ta pensée. Et donc je pense que euh c'est toi qui fait ça parce que nous quand on bute, on va voir nos copains de la communauté pour s'endurcir. Bah peut-être mais tu vois aller voir les copains de la communauté, je suis pas sûr que ça soit un truc qui maintienne la concentration.
Moi je te dis juste en terme d'écriture, j'ai senti combien ma capacité de concentration, elle pouvait être entamée par un un genre de truc multitâche permanent. Et ça, je l'ai senti euh sur mon cerveau et c'est une lutte pour moi euh que de réussir à me m'en de de le le le de de le le maintenir à distance euh tu vois de de ne serait-ce que lire. Quand tu es plongé dans un truc d'adrénaline comme les la vie politique où on te demande des tas de trucs en même temps où tu as des des assistants, des machins qui te posent des questions et tout ça, tu peux toujours répondre en permanence à des sollicitations et du coup lire ou écrire qui sont des trucs qui demandent du temps, qui demandent une certaine continuité intellectuelle, c'est quelque chose qui devient séquencé et quasiment impossible.
Et tu sais quand j'avais été euh j'ai déjà rencontré des députés auparavant quand j'étais journaliste, je me disais [ __ ] ils sont cons. Ils sont quoi ? Con ou prétentieux.
Ouais mais tu vois c'était juste tu leur demandais il il lisait plus, il lisit plus il tu vois qu'est-ce qu'il y avait comme contenu intellectuel ? Il y a il y avait plus grand-chose. Tu dis "Mais c'est pas possible d'être amené à produire des lois, devoir réfléchir à comment fonctionne la société française, vers où on veut l'emmener." Euh tu vois, sans lire.
Et je j'étais rencontré à confronté à ce vide. Et c'est pour ça que je voudrais pas que il y ait un côté j'ai tu vois le vide des gens mais je te dis sur l'économie les gens ils ont compris l'essentiel plus que l'élite sur la création monétaire ils ont compris en tout cas par exemple tu vois sur les questionsage sur les questions de tu connais le vieill adage si les gens comprenaient le système financier demain il y aura une révolution mais tu vois je crois pas je n'y crois pas à ça mais oui parce que qu' vont jamais comprendre Non, je crois pas que à partir du moment où tu as compris, ça te ça te suffise à produire une révolution ou à te à produire même une révolte parce que le découragement, je je sais pas, il faut mesurer ça, cette résignation quotidienne de pas avoir non plus de voix qui te porte, tu vois. Donc tu verrais qui porter la voix ?
À Jean-Luc. Bah en tout cas, il l'a porté. Euh il a fait combien, hein ?
Il a fait combien ? Ben d'abord, il faut voir de de où tu pars et où tu arrives. Non, il a fait combien ?
Il a fait 20 % à peu près. Et c'est suffisant ? Ben, c'est une étape.
En tout cas, c'est mieux que de là où on est parti. Tu vois, moi j'ai j'ai vu mon camp. Euh c'est quoi ton camp ?
Mon camp, c'est la gauche. Tu vois, j'ai vu gauche le PS. Non, ça fait longtemps que je considère pas que le plus que le PS soit de gauche.
Ça veut pas dire qu'il y aura pas il peut pas y avoir des alliances à l'avenir. Ga caviar Benoît Amont. Benoît Amon, c'est ton copain ?
Non mais euh c'est quelqu'un ? C'est quelqu'un que je que j'ai rencontré. Mais tuas rencontré, c'est bien.
Mais c'est ton copain ou pas ? Non, c'est pas du tout mon copain. Mais je veux dire parce que je l'ai vu deux fois, tu vois.
Je l'ai vu deux fois. Donc c'est pas quelqu'un je au niveau de ses valeurs, c'est un opportuniste, c'est quoi ? Non, je dis pas que c'est un opportuniste.
Il je sais pas, il trace son chemin, il appartient à la En tout cas, j'ai aucun doute sur le fait que il appartienne à la gauche, tu vois. C'est pas grave. Mais et de toute façon, il faut il faudra demain construire quelque chose où on soit ensemble, c'est l'évidence pour moi.
Et on va pas on va pas construire des cloisons. J'ai je suis pas là pour construire des cloisons entre les gens. Manuel Vals, tu tu veux faire des Non mais non mais non, ça c'est c'est tout.
C'est terminé là. Tu passes à autre chose. Tu es entre Benoît Amont et Emmanuel Vals, tuas tuas tu as un faossé.
Bah pourquoi tu lui tendrais pas la main ? Non non. Bah non parce que il est de droite mais ça fait longtemps qu'il est de droite.
Tu vois même de toute façon c'était le mec tuis c'est c'est le truc j'ai fait un bouquin qui s'appelle la guerre des classes et dans laquelle en gros c'était un bouquin sur le Parti socialiste, tu vois en particulier sur Vincent Payon. Heureusement tu vois c'est là qu'on voit que la vie politique française se clarifie à un moment c'est que maintenant les S gens savent même plus qui est Vincent Payon. Donc donc voilà, mais tu avais je dire Emmanuel Val, c'est quand même celui qui propose de supprimer le nom du Parti socialiste.
Bon, peut-être que en effet ça aurait été un exercice de vérité mais c'est quand même la branche la plus àroite du Parti socialiste qui fait 2 % aux élections primaires et et qui se retrouve 4 %. Tu vérifieras parce que je sais que vous vérifiez tout en direct. Donc ici, on se méfie, on se dit "Putain, faut pas que je raconte trop de conneries chez nous".
Je me suis dit faut pas que je sois précis comme ça. En étant pas précis, tu vois. précis et ben qui se retrouve premier ministre.
Je veux dire c'est euh Mais déjà Hollande bon moi je me suis intéressé à Macron quand il est devenu conseiller de Hollande. Déjà Hollande était clairement pas un type de gauche, tu vois, mais depuis les années 80. Euh il il est volontaire pour que la gauche soit de droite.
Bon euh mais quand j'ai vu qu'il recrutait Emmanuel Macron pour lui parler à l'oreille et pour être le porte-voie des patrons à l'oreille de Hollande euh voilà c'est là que je me suis intéressé à Macron. C'est pour ça que j'ai lu ses biographies et tout ça très vite je me suis intéressé au personnage. Alors présidentiel Amon il a fait 636 et Mélenchon il a fait 1958.
Ouais pour information. Mais je parlais de Vals à primaire. Ouais.
Bon, on va laisser Blanco Blanco tout seul. La fête à Macron, c'est pas énerver les gens pour rien. Quand tu vois des mecs brûler des effigies de Macron comme si on était en Iran.
Bah, d'abord ça ça s'est pas passé à la fête à Macron puisque tu tiens à être précis. Ça s'est passé dans la manif des fonctionnaires qui a suivi. Donc c'était pas du tout dans la fête à Macron.
Donc voilà. Non, je pense pas que c'est pas par effet boule de neige. Non, je pense pas que les gens ils ont tu sais ils ont pas besoin de moi pour détester Emmanuel Macron et moi ils ont besoin de toi pour canaliser leur pouvoir démocratique.
D'abord, ils ont peut-être pas besoin de moi tout court, hein, tu sais. Faut pas Non, principe de Peter, c'est ça ? Non, là, j'en suis pas encore au principe de Peter.
Principe de Peter, donc c'est le principe où on dépasse son niveau de compétence et on devient incompétent. Pour l'instant, je trouve que ça va encore. Mais après, vous pouvez vous pouvez avoir des avis qui qui soient pas convergents.
Je pense que pour l'instant ça va encore. Non, c'est dans la situation qui est la nôtre. Qu'est-ce qu'on essaye ?
Tu sais, c'était le le c'était Roosevelt qui au moment de la la crise aux États-Unis dit "Le peuple nous en voudra pas d'échouer, mais il en il nous en voudra de ne pas avoir essayé." pas ce que fait Macron. Nous devons essayer quelque chose.
Non, je pense pas que Macron Macron alors là bon tu as problème si tu m'amènes sur Macron, on peut y passer. On aurait pu faire la totalité de l'entretien. Ça aurait été un vrai fil conducteur.
Euh non. Euh Macron, c'est le nouveau visage d'une vieille politique. J'avais dit à un moment c'était le satchirisme à visage poupin.
Tu vois comme on disait, le socialisme à visage humain. Mais je veux dire la politique d'Emmanuel Macron, c'est celle de la gauche et de la droite depuis 1983. En 1983, François Mitéan doit faire un choix, c'est est-ce qu'il sort du système monétaire européen ?
Est-ce qu'il instaure du protectionnisme ou est-ce qu'il se il se résout à une politique déflationniste, une politique de mise en concurrence des des salariés français avec les salariés européens ? Bon voilà et il fait ce second choix et c'est ce que à l'époque Lionel Jospin appelle qui était premier secrétaire du Parti socialiste l'ouverture de la parenthèse libérale. Cette parenthèse libérale, elle n'est toujours pas refermée.
Elle est toujours pas refermée à gauche. Et donc Emmanuel Macron, la politique qui mène aujourd'hui, c'est pas du tout une politique originale. Il amène avec plus de force et plus de virulence que ses prédécesseurs sans doute.
Mais je dirais que c'est presque la phase terminale d'un processus. J'espère. Tu vois, peut-être que c'est une fa une fausse espérance, mais c'est pousser à bout la logique de 1983.
Mais je vois pas grand-chose de neuf dans sa politique sur le terrain économique et social. Euh c'est euh il faut diminuer, en gros, il faut diminuer le coût de le coût du travail. Bon bah, c'est pas quelque chose qui est très original.
Même ces trucs là, il va faire une loi sur l'apprentissage mais c'est déjà ce qu'on ce que racontait le Parti socialiste dans les années 80. Donc on est dans une vraie continuité. Il faut aider les entreprises, il faut diminuer les impôts pour les riches, il faut diminuer les impôts pour les multinationales, sinon elles vont partir ailleurs.
On a ce discours-là, c'est celui de de la droite et de la gauche depuis de gouvernement depuis les années 80. Donc on n'est absolument pas sorti de ça. Juste le la force de Macron, ça a été que à un moment, et c'est ça qui pour nous est désarsonnant, c'est que on pense que l'histoire elle était en train de changer, que le protectionnisme avait plus le vent poupe, que le libre échange avait terminé et Macron, il vient réussir à réunir le centre gauche et le centre droit, à tout mettre sous sa coupe et du coup à encore constituer un bloc qui est plus fort que les forces du nom, quoi.
Et donc il réussit ce ce tru là en faisant fusionner les deux centres, on va dire. Et donc ça ça c'est c'est ça représente une vraie puissance. Mais sur le bien [ __ ] quand même.
Oui oui, tout à fait. Mais pas que enfin je veux dire quotidiennement. C'est quoi de français pour François Ruffin ?
Oh merde, il a plus rien là-dedans. Fall je passe à euh pour François Rfin français. Écoute, c'est quoi ? c'est lire la lettre de Guimoke.
C'est quoi ? Euh moi c'est l'histoire socialiste de la révolution française par Jean Jorè. C'est continué à être apporté Mirabo.
Je sais que y compris dans la gauche dans la gauche enfin surtout dans la gauche, il a pas bonne figure Mirabo mais c'est Mirabo Denton, Robespierre, Mara, Gracus Babuf et je signale que tous ces hommes-là ce sont des hommes que Jores fait sien parce que maintenant la figure de Jores, c'est voilà, c'est formidable et tout ça. Mais quand on lit l'histoire socialiste de la Révolution française, Jores considère bien que tous ces hommes-là, ce sont ceux qui ont porté ensemble le bloc de la révolution française. Et donc je porte ça, c'est-à-dire un idéal égalitaire.
Tu vois la Révolution française, c'est ce moment avec tension et fruction. Quand on me dit que c'est une révolution bourgeoise, çaen est peut-être le résultat, mais ça n'en est pas la dynamique. C'est toute l'originalité de la révolution française.
Mais tu vois, tu me portes là, je me porte moi-même sur un sujet que j'aime bien. C'est que la Révolution française pour contester le pouvoir du roi et de l'aristocratie, la bourgeoisie s'est alliée au peuple. Tu vois, ce qui n'a pas été le cas en Angleterre.
La bourgeoisie en Angleterre, elle s'est alliée à l'aristocratie. pour contester le pouvoir royal. Mais elle s'est pas allié au peuple.
Tu veux que je t'explique pourquoi ? Ou parce qu'il y a eu Louis XIV. Louis X, il a eu à faire face à la Frede et en faisant face à la Fronde, il a vu le l'alliance qui pouvait exister entre les nobles et la bourgeoisie.
Et donc tout son souci à Louis XIV a été de pouvoir casser cette alliance possible entre les nobles et la bourgeoisie, tu vois. Et qu'est-ce qu'il a fait ? Il a fait Versailles.
C'est-à-dire qu'on extrait les nobles de Paris. Donc on extrait les nobles des demeures bourgeoises, on les coupe de la bourgeoisie et on les amène sous la tutelle du roi à Versailles. Et de la même manière, il avait près des très gros habits.
Je sais pas si tu tu vois les habits avec lesquels il est décoré, des perruques et tout ça qui coûtent super cher. Et pourquoi pour un lancer une mode et faire que les nobles s'endettent pour se payer des habits comme ça. Et du coup étant endetté, ils étaient sous sa coupe, tu vois.
Donc euh donc il y a pas eu de euh étant sous le il a créé une une symbiose entre le roi et l'aristocratie, du coup quand éclate la Révolution française, quand la bourgeoisie veut davantage le pouvoir, elle peut pas s'appuyer sur l'aristocratie. Donc sur qui elle s'appuie ? Elle s'appuie sur le peuple.
Elle s'appuie sur le peuple et ça donne des phénomènes complètement contraires, des phénomènes de moments de fusion, de moments de tension, des moments où ça se déchire. Mais ça fait toute l'originalité de la Révolution française qui pendant 6 ans et c'est son moteur, c'est une révolution qui dure 6 ans et qui voilà et parce que il y a la jonction des classes populaires euh et de la bourgeoisie. Il y a il y a une alliance à des moments comme ça et donc alors voilà, je pense que c'est un truc qui vont être les autres dates, ça va être 1936, ça va être mai 68 mais bon voilà et ça va être des grandes figures comme Jorè, comme Valè et je pense que c'est surtout la littérature en fait tu sais quand on me demande être être français, je pense que c'est quand même beaucoup la littérature.
Qu'est-ce que tu penses des black ? Tu vois, je me suis référé à Jores. Euh, c'est quoi les yeux au ciel ?
Tu aimes pas Jores. Si si, j'aime beaucoup. C'est que je te lance et que tu comprends pourquoi je te lance.
Euh et à la fin du 19e siècle euh il y a le mouvement anarchiste qui opère la propagande par le fait, c'est-à-dire par des par les bombes. En espérant que le fait de tuer des parlementaires, mais des gens, on va dire, de l'oligarchie ou de l'élite de l'époque va faire que le peuple va rejoindre le le l'avant-garde. Bon, et qu'est-ce que ça produit ?
ça produit l'inverse. C'est-à-dire que voyant ça, le peuple ne veut pas aller avec ce qui ce qui tuent, ceux qui cassent. Bon et donc le mouvement anarchiste décline.
Qu'est-ce qui de mon point de vue a mieux fonctionné ? C'est le mouvement socialiste. Le mouvement socialiste n'exclut pas la violence mais s'il y a une violence, c'est une violence de masse.
Ce c'est pas la violence de quelques individus. Et surtout, il faut d'abord avoir les masses avec soi, tu vois. Et donc c'est la c'est la ligne choisie par Jouress.
Et je considère que le mouvement socialiste a apporté beaucoup plus que le mouvement que le mouvement anarchiste. Je je me situe de ce côté-là. Ça veut pas dire que je lis pas des tas d'auteurs anarchistes.
Ça a commencé par Octave Mirbau et plein d'autres mais et que je je trouve pas des choses très intéressantes chez mais chez un certain nombre de théoriciens. Mais je me situe de ce côté de l'histoire et aujourd'hui encore je me situe pas du côté anarchiste. Voilà, je suis député.
Ça veut dire que j'ai j'ai fait l'effort de convaincre une majorité de gens de chez moi que j'étais là pour porter leur voix. Et c'est le chemin que je choisis. C'est encore le chemin de la masse, la surveillance électronique par les bracelets, par les algorithmes, par la loi renseignement, par la loi de programmation militaire, par J'en suis pas un un grand spécialiste.
Encore une note de mes limites, tu vois, tu pourras le rajouter dans la liste qui est déjà la longue. Est-ce que tu as un avis sur les Civic Tech ? Je sais même pas ce que c'est.
Bon, on va te laisser te renseigner. Euh euh G On va passer aux questions internet. Est-ce que tu peux me remonter la liste s'il te plaît ?
Remonte tout en haut. Encore encore. C'est tout.
Alors, question. La solution c'est pas de réformer la démocratie. Est-ce qu'on n'est pas impuissant aujourd'hui ?
Bah euh bon, moi je je dis toujours la démocratie n'existe pas. se fait exister et chaque jour euh si vous si vous transférez des articles, vous participez un peu à la démocratie. Si vous écrivez un article, vous y participez.
Si vous distribuez un tract ou bien si sur votre lieu de travail vous défendez un salarié qui s'en prend plein la tronche, vous faites exister la démocratie. Donc la démocratie, elle tombe pas du ciel. Chaque jour, on y renonce.
C'est comme une Si on y renonce, c'est comme une falaise qui s'érode tous les jours. Donc notre devoir, c'est de la faire exister. Moi, j'essaie de la faire exister.
J'essaie de montrer que quand même on peut l'ouvrir. Ça change ça que change pas grand-chose aujourd'hui mais si on est plus nombreux demain, ça peut changer quelque chose. Donc c'est de réveiller quelque chose à ce niveau-là.
Maintenant maintenant il est évident que les institutions sont plus qu'à réformer. Elles sont à bousculer, elles sont à chambouler. Euh voilà, je je l'ai dit le rôle du parlement et je j'ai bien vu qu'il y avait une fonction tribunicienne du parlement.
Tu vois, comme un tribin, tu peux aller prendre la parole, tu peux venir contester, être une voix pour les gens, mais c'est pas là que se fait la loi de toute façon et c'est pas loi là que tu as un véritable poids pour la transformer. Donc qu'il faille bousculer les institutions de manière radicale, j'en suis tout à fait convaincu. Autre question internet.
Quelle mesure pour que les députés fassent bien leur travail ? Moi euh goudrons les plumes. Non mais moi je te le redis, je pense que aujourd'hui le problème il est de côté de l'Élysée et l'Élysée est très habile et euh fait regarder du côté de l'Assemblée en disant euh regardez comme il bossent mal comme les band sont v d'abord les gens bossent mal parce qu'ils ont ce sentiment que leur travail est inutile.
Donc moi, je souhaite un renforcement du régime parlementaire quitte à ce que il y ait une dose de tirage au sort chez les à l'assemblée et ainsi de suite, mais je suis pour un renforcement des du pouvoir du parlement face au président. Et si je moi je suis pas arrivé député par hasard. J'ai je suis arrivé député parce que je considérais qu'il y avait un véritable rôle à jouer et que dans un pays si on veut être une démocratie, il y a pas juste un bonhomme audessus qui décide tout.
Mais il peut au moins il y en avoir 577 derrière qui qui ont un certain pouvoir. Donc voilà quel est le truc. Alors moi je crois que pour que les députés travaill, il faudrait déjà qu'ils aient un véritable pouvoir.
Ça te ça t'incline pas dans ton boulot à à bien faire ton boulot quand tu as le sentiment que tu peux tu changes rien. Tu vois on le fait quand même. Mais je le dis c'est plus sur moi sur la fonction tribunicienne de prise de parole que sur la fonction législative de vraiment fabriquer la loi.
C'est la première chose. Et ensuite moi je suis favorable au doublement du nombre de parlementaires. Payer comment et combien ? payer comment ?
Tu sais le le budget de ça, c'est 60 millions d'euros. Je veux dire déjà on là, j'ai demandé à à euh je je l'appelle même pas assistante parce que Johanna, elle est plus qu'une assistante, ça fait des années qu'elle m'accompagne et euh il y aurait pas eu la fête à Macron, il y aurait pas eu Merci patron et il y aurait pas eu euh Nuit Debout si Joanna avait pas été là comme logisticienne. Donc c'est une manière de lui rendre là comme ça l'importance de son rôle.
Voilà. Mais euh je lui ai demandé de me faire des tableaux euh pour me montrer euh le la diminution euh du nombre de parlementaires par habitant. Euh c'est absolument considérable.
Je crois que euh au moment de la Révolution française, on est à un parlementaire pour 27000 habitants, il me semble. Il faudrait vérifier. Mais tu connais les chiffres en Allemagne ?
Euh euh ils sont c'est un peu plus que nous. C'est l'un des c'est le seul pays où où ça soit plus que nous en Europe, tu vois. Mais et donc aujourd'hui on doit être à un pour 74000 ou quelque chose comme ça.
Mais demain l'objectif de de Rugie et de Macron, c'est de nous a ramener à un pour plus de 100000. Moi je pense que je préférerais qu'on ait davantage parlementaire. Moi je souhaiterais de pouvoir ne siéger qu'une semaine sur deux.
Hop ! Alors, j'ai entendu Ouais, il veut moins bosser mais c'est pas vrai. Je veux mieux travailler.
Je veux pouvoir avoir aller rencontrer tranquillement les gens dans mon coin de passer une semaine dans l'hémicycle, OK ? Mais aussi aller passer une semaine au contact des gens, voir comment ils vivent, qu'est-ce qu'ils ressentent, comment ils espèrent pouvoir transformer la situation, qu'est-ce qu'on pourrait faire. Continuer à m'informer si c'est sur l'agriculture, aller visiter des élevages, des abattoirs et tout ça et pas seulement être le nez collé à des textes de loi.
Donc, je crois qu'il faut rendre du pouvoir au parlement. ça nous donnera envie de bosser et d'autre part je suis pour qu'on on double le nombre de parlementaires par exemple et moi je souhaiterai que ma suppléante un véritable rôle et que on puisse alterner une semaine sur deux ou quelque chose comme ça. Bon est-ce que tu vois un sujet que tu as oublié ?
Tu sais les sujets que j'oublie il y en a il y en a plein. On a pas tellement parlé de littérature. Alors donne-nous trois bouquins.
Je sais pas la peau et les eau de George Iverna connais. Non, c'est un mec qui rentre du Stalag en Allemagne, mais il a une écriture qui est absolument superbe. Euh la révolte des élites de Christopher Lash qui est un intellectuel américain des années 70 et qui montre comment il y a une élite multiculturelle qui s'installe dans un paquet de pays et puis je sais pas trop.
Bartleby de de Melville, un conseil pour les jeunes générations, une bouteille à la mer, quelque chose d'impérissable qui va rester sur les réseaux. regardant la caméra là. Mais je c'est c'est le regard flottant de celui qui réfléchit.
Non, je je juste c'est je me souviens de qui j'étais. Je je me souviens de qui j'étais quand j'étais jeune et que j'étais bien plus abattu, bien plus découragé, bien plus résigné que les gens que j'ai décrité au cours de cette émission. Euh mais en même temps, je grouillais d'une révolte, mais d'une révolte d'un désir d'expression de mais dont je voyais pas de possibilité de d'un canal, tu vois.
Je voyais pas ce que je pouvais faire de ma vie. Je voyais, j'avais l'impression que euh bah il y avait des tas de gens qui étaient éduqués, qui savaient lire et écrire et que donc bah j'allais juste être un de plus parmi 60 millions et que donc bah ça motait euh tout de toute audace, tu vois, et euh que finalement à partir de comment du moment où on commence à essayer quelque chose et ben il y a des fois où ça marche, il y a des fois où ça marche pas mais même quand ça marche pas ensuite on invente autre chose. Donc c'est juste quand je passe dans les fac ou dans les lycées, je dis aux jeunes si vous avez envie de faire un truc, juste faites-le quoi, tu vois, c'est tout.
Et évidemment, j'aurais pas pensé devenir député, écrire des bouquins, enfin, j'aurais bien voulu écrire des bouquins quand même déjà, faire un film, obtenir un César et tout ça. Juste, j'avais envie de faire un journal et et j'ai eu du mal, tu vois. Mais je l'ai fait et juste voilà si c'est juste qu'il y a pas un truc qui pourrisse euh un désir qui pourrisse à l'intérieur des jeunes et euh dont ils sentent que ils auraient pu le faire fleurir et queils l'ont pas fait.
Il faut le faire fleurir, il faut essayer, tu vois. Et puis après ça marche ou ça marche pas, c'est la vie. Mais il faut essayer.
Puis en plus, je crois que même quand ça marche pas, on finit toujours par en faire quelque chose de positif, quoi. Tu sais, un bébé pour apprendre à marcher, il faut qu'il se casse la gueule et pareil des milliers de fois. Tu imagines s'il avait honte et qu'il disait "Putain, je vais me casser la gueule." Donc je vais pas essayer.
Ben il apprendrait jamais à marcher. Bah nous c'est pareil. Il faut qu'on apprenne et qu'on accepte de se casser la gueule pour pour grandir quoi.
François Ufin. Merci. Merci à vous.
Coupz. [Musique]
François Ruffin