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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 8 février 2022 60 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileDéfenseÉconomie & entreprises

Nicolas Dupont-Aignan sur France 5 dans C dans l'air spécial présidentielle 06/02/2022

Source d'origine 10 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 48 %Attaque 42 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteÉludée

    Se déchirer sur le Donbass, rentrer dans une escalade absurde alors qu'il y a le feu à la maison du monde est aberrant.

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Vous ne voulez plus de syndic de copropriété, vous voulez une France indépendante, vous voulez une France souveraine.

  • 2:30RelanceRéponse directe

    Le syndic doit s'occuper des parties communes, c'est-à-dire des projets communs. Parce que là on a besoin de peser vis-à-vis de la Chine, des États-Unis.

  • 4:45OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que la France est encore une grande puissance ?

  • 5:50OuverteRéponse partielle

    Quel poids sur la scène internationale pourrait bien avoir le président d'un pays replié sur lui-même ?

  • 7:20OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupourgnant, dans votre programme, vous voulez sortir des accords de libre-échange, CETA notamment.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43PrésentateurFait
    « Si le sacrifice de nos soldats est oublié, je ne vois pas pourquoi la France accepterait sur son sol de nouveaux citoyens maliens. »
  • 1:05PrésentateurFait
    « Il s'agit tout simplement d'éviter que le droit d'asile soit une voie détournée d'immigration clandestine. »
  • 1:14PrésentateurFait
    « Le coup franco-allemand n'existe pas pour les Allemands, contrairement à ce que vous croyez. »
  • 1:35PrésentateurFait
    « De traité en traité, on a dépossédé le peuple français de sa souveraineté, c'est-à-dire de sa démocratie. »
  • 2:56PrésentateurFait
    « Il s'agit de remettre le syndic à sa place, de ne pas payer des factures exorbitantes, de remettre des portes à nos appartements, c'est-à-dire de contrôler nos frontières nationales. »
  • 3:42PrésentateurPromesse
    « J'ai même écrit avec ceux qui m'accompagnent un nouveau traité d'une Europe des nations et des projets. »
  • 4:20PrésentateurFait
    « Car sur l'affaire des GAFA, c'est-à-dire la maîtrise des technologies, on voit bien qu'on est coincé entre les États-Unis et la Chine. »
  • 7:54Locuteur 7Fait
    « La prérogative de la politique commerciale est une prérogative de l'Union européenne. »
  • 12:24PrésentateurPromesse
    « Je rétablis et je demande le rétablissement du veto français, comme ça a existé pendant des années. »
  • 13:30PrésentateurFait
    « Il faut arrêter avec ce modèle. »
  • 18:15PrésentateurFait
    « Si vous voulez vendre des produits chinois, mettez des usines en Europe. »
  • 18:41PrésentateurFait
    « Si la France dit à l'Allemagne, on ne joue plus, maintenant, ça suffit. »
  • 23:10PrésentateurChiffre
    « Les Britanniques économisent 10 milliards par an. »
  • 23:29PrésentateurFait
    « La faculté d'avoir une politique migratoire libre. »
  • 24:12PrésentateurFait
    « Pour la Russie, sans aucun doute. »
  • 25:18PrésentateurFait
    « Je reconnais que Poutine a quand même sauvé la Russie. »
  • 30:00PrésentateurPromesse
    « J'ai toujours dit que je lèverai les sanctions économiques contre la Russie. »
  • 30:46PrésentateurFait
    « Mettre en place une finlandisation, pas une finlandisation, une neutralisation de l'Ukraine. »
  • 40:31PrésentateurFait
    « En trois semaines, l'accord était signé. Un an après, le pont était construit. »
  • 49:30PrésentateurPromesse
    « Ce que je demande, c'est que la France renoue avec une politique. »
  • 51:30PrésentateurFait
    « On passe aux questions des téléspectateurs. »
  • 54:56PrésentateurPromesse
    « Il serait de trois mois civils, filles et garçons, avec une option militaire d'un an. »
  • 55:45PrésentateurChiffre
    « Il y a 800 000 jeunes, ça veut dire 200 000 jeunes qui donneraient trois mois de leur vie à la France. »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • ?8 %
  • Locuteur 76 %
  • Locuteur 43 %
  • Locuteur 93 %

≈ 44,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Présentateur

Se déchirer sur le Donbass, rentrer dans une escalade absurde alors qu'il y a le feu à la maison du monde est aberrant.

0:22
Locuteur

L

0:23
Présentateur

'avenir de l'Europe

0:24
Locuteur

passe

0:25
Présentateur

par une grande alliance avec la Russie.

0:28
Locuteur

L

0:28
Présentateur

'adversaire, c'est sur le plan économique la Chine

0:31
Locuteur

et

0:32
Présentateur

c'est sur le plan géopolitique l'Afrique qui est en train de basculer.

0:36
Locuteur

L

0:37
Présentateur

'État islamique est en train de conquérir l'Afrique.

0:41
Locuteur

Si

0:41
Présentateur

le sacrifice de nos soldats

0:43
Locuteur

est

0:43
Présentateur

oublié, je ne vois pas pourquoi la France accepterait sur son sol de nouveaux citoyens maliens. On ne peut pas faire du en même temps. Soit on renforce le dispositif

0:54
Locuteur

et

0:55
Présentateur

on lutte vraiment contre les islamistes au Sahel,

0:57
Locuteur

soit

0:58
Présentateur

on s'en va. Il ne

1:02
Locuteur

s

1:02
Présentateur

'agit pas de dire qu

1:03
Locuteur

'il

1:03
Présentateur

n

1:03
Locuteur

'y a

1:03
Présentateur

plus d'asile en Europe, ce serait stupide aussi. Il s'agit tout simplement d'éviter que le droit d'asile soit une voie détournée d'immigration clandestine.

1:14
Locuteur

Le

1:14
Présentateur

coup franco-allemand n'existe pas pour les Allemands, contrairement à ce que vous croyez. C'est une illusion française de président de la République faible qui se raccroche au partenaire allemand pour avoir l'air européen. Je ne conçois pas bien évidemment l'avenir de la France sans un partenariat avec l'Allemagne, mais un partenariat sur une base d'égalité.

1:32
Locuteur

A

1:35
Présentateur

quoi sert l'Union européenne ? De traité en traité, on a dépossédé le peuple français de sa souveraineté, c'est-à-dire de sa démocratie. Les décisions ne sont plus prises en fonction de l'intérêt national,

1:47
Locuteur

mais

1:48
Présentateur

des intérêts étrangers, des intérêts des lobbies. C'est comme un syndic de copropriété. Est-ce que le syndic de votre immeuble

1:55
Locuteur

s

1:56
Présentateur

'occupe de ce que vous mangez à midi, de votre emploi du temps, de la couleur du papier peint de la chambre des enfants, des activités sportives de votre épouse

2:04
Locuteur

? Non.

2:10
Présentateur

Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Carolina. Vous ne voulez plus de syndic de copropriété, vous voulez une France indépendante, vous voulez une France souveraine. Que pèse la France seule

2:19
Locuteur

? Il

2:20
Présentateur

ne

2:20
Locuteur

s

2:20
Présentateur

'agit pas d'être seule. Je ne veux pas exclure le syndic, je veux le remettre à sa place. J'ai toujours dit que l'Europe pour moi c'est comme une copropriété.

2:30
Locuteur

Le

2:31
Présentateur

syndic doit s'occuper des parties communes, c'est-à-dire des projets communs. Parce que là on a besoin de peser vis-à-vis de la Chine, des Etats-Unis. Mais qu'en revanche la vie des nations, leur démocratie, leur quotidien doit être de la responsabilité politique des élus nationaux. Donc il ne s'agit pas de sortir de la copropriété.

2:50
Locuteur

Il

2:50
Présentateur

s'agit de remettre le syndic à sa place, de ne pas payer des factures exorbitantes, de remettre des portes à nos appartements, c'est

2:56
Locuteur

-à

2:56
Présentateur

-dire de contrôler nos frontières nationales. Et puis de se concentrer sur l'urgence absolue, c'est-à-dire le poids de l'Europe dans le monde, sur des projets technologiques, de développement, mais pas des milliards de normes inutiles et de cette bureaucratie

3:12
Locuteur

galopante. Mais si on

3:13
Présentateur

file la métaphore, ce syndic de copropriété, il a des règles, il

3:16
Locuteur

y

3:16
Présentateur

a d'autres propriétaires. Pourquoi ils accepteraient cette Europe à la carte que déciderait seule la France d'adopter ? Parce que tous les peuples ont le même problème. Et parce que si on continue comme ça, avec un syndic qui nous coûte très cher, qui est sous l'influence des lobbies, qui n'est pas élu par l'Assemblée Générale, eh bien d'autres pays vont partir. Et il y a eu le Brexit. Moi,

3:39
Locuteur

je

3:40
Présentateur

souhaite qu

3:41
Locuteur

'il

3:41
Présentateur

y

3:41
Locuteur

ait

3:41
Présentateur

une refonte complète. J'ai même écrit avec ceux qui m'accompagnent un nouveau traité d'une Europe des nations et des projets. Car je crois que dans le monde d'aujourd'hui, on a urgence à sortir de l'impuissance européenne, retrouver de la liberté nationale et se concentrer sur quelques objectifs très sains

3:57
Locuteur

de l'Europe. Mais oui, mais vous

3:58
Présentateur

allez voir les Allemands et vous dites « voici désormais les règles du jeu ». Non, je les renégocie pendant six mois. Soit il y

4:04
Locuteur

a

4:04
Présentateur

une refonte, soit alors on s'en ira comme les Anglais. Je ne le souhaite pas. Mais c'est fini. On ne peut plus continuer à obéir à une organisation qui n'est pas démocratique, qui nous coûte une fortune et qui, en plus, ne nous prépare pas aux défis du monde. Car sur l'affaire des GAFA, c'est-à-dire la maîtrise des technologies, on voit bien qu'on est coincé entre les États-Unis et la Chine. On a le défi africain qui est majeur devant

4:28
Locuteur

nous. On va en parler ce

4:29
Locuteur 3

soir.

4:29
Présentateur

On a le défi de la protection de l'environnement. Donc on a quelques grands défis

4:33
Locuteur

absolument

4:34
Présentateur

existentiels pour l'Europe. L'Europe ne

4:36
Locuteur

s

4:36
Présentateur

'en occupe pas et en est incapable. Mais en revanche, la taille des carottes, les normes sur les agriculteurs, sur les industriels, on n'en peut plus. C'est tout. C'est ce

4:45
Locuteur

que je demande. Nicolas Dupont

4:46
Présentateur

-Aignan, est-ce que la France est encore une grande puissance

4:47
Locuteur

?

4:48
Présentateur

La France est une grande puissance puisqu'elle fait partie des dix premières puissances mondiales. Elle n'est pas une super puissance comme les États-Unis et la Chine, mais c'est une grande puissance. Et je vous ferai remarquer

4:58
Locuteur

que

4:59
Présentateur

la liberté

5:00
Locuteur

n

5:01
Présentateur

'est pas liée au poids de la puissance. Regardez Singapour. Je cite toujours Singapour parce que j'y ai été voir comment il fonctionnait. Singapour, très peu d'habitants, maîtrise de la technologie, indépendance sourcilleuse de leurs frontières, renvoi de l'émigration clandestine sans discuter. Ça veut dire quoi ? C'est un petit pays libre. Israël est un petit pays libre. L'Algérie est libre. La Russie, bien sûr. Le Japon. Donc pourquoi la France serait le seul pays ?

5:29
Locuteur

Elle

5:29
Présentateur

n

5:29
Locuteur

'est

5:29
Présentateur

plus libre. Non. La France a abandonné son destin au fur et à mesure de traiter à des personnalités qui ne sont pas élus par le peuple et par les peuples. Et ça craque de partout. Donc je crois qu'il faut revenir à l'Europe dont révèle Général De Gaulle et Adenauer, c'est-à-dire une Europe qui va à l'essentiel parce qu'on ne peut pas être seul, mais une Europe qui laisse vivre les États, les peuples. Allez, une question de téléspectateurs. Quel poids sur la scène internationale pourrait bien avoir le président d'un pays replié sur lui-même

5:56
Locuteur

?

5:56
Présentateur

Mais il ne s'agit pas d'être replié

5:58
Locuteur

du

5:59
Présentateur

tout. Au contraire, c'est la France d'aujourd'hui qui est repliée,

6:02
Locuteur

qui

6:02
Présentateur

a besoin d'aller demander de consulter Mme Merkel pour faire quelque chose. Elle est

6:07
Locuteur

partie Mme Merkel.

6:08
Présentateur

Oui, je sais. Je sais, mais c'est un symbole. Monsieur Scholz. Monsieur Scholz, c'est encore pire.

6:14
Locuteur

Pourquoi vous dites

6:14
Locuteur 3

ça ?

6:15
Présentateur

Parce qu'on voit bien l'étiraillement au sein de la coalition. En vérité, la France n'est grande que libre. Et ce qui est terrible, c'est que le Général De Gaulle avait

6:26
Locuteur

vu

6:29
Présentateur

ce qu'allait se passer puisqu'il avait dit on va passer à un monde multipolaire.

6:31
Locuteur

Et

6:32
Présentateur

au moment où le monde est multipolaire, la France s'est enfermée dans une Europe qui ne fonctionne pas aux intérêts divergents alors qu'elle a sa liberté.

6:42
Locuteur

Elle a

6:42
Présentateur

la francophonie, elle a un prestige dans le monde, elle a une armée. Il ne

6:46
Locuteur

s

6:46
Présentateur

'agit pas de tout faire tout seul. Il s'agit simplement d'être libre comme un boxeur qui ne doit pas avoir les bras attachés. Alors,

6:53
Locuteur

un

6:53
Présentateur

boxeur... Vous

6:54
Locuteur

avez

6:54
Présentateur

la liberté. C'est dans la tête la liberté. Alors, vous allez discuter ce soir et je vous présente Anne-Sophie Alsif, chef économiste d'un cabinet de conseil économique qui s'appelle BDO, auteur de l'ouvrage La France est-elle exposée aux risques protectionnistes publiés aux presses des mines ? Je vous présente également Frédéric Ancel, docteur en géopolitique, professeur de relations internationales à la Paris School of Business, maître de conférences à Sciences Po Paris, auteur de Atlas des frontières, eau d'édition Autrement. Et tout à l'heure, nous serons rejoints précisément pour parler de l'Afrique par Antoine Glazer.

Nicolas Dupourgnant, dans votre programme, vous voulez sortir des accords de libre-échange, CETA notamment. Vous dites oui à l'affrontement commercial avec les États-Unis et la Chine. Anne-Sophie Alsif, est-ce que techniquement, ça, on peut le faire ? On peut décider de sortir des accords de libre-échange

7:39
Locuteur 7

? Techniquement, toujours, tout est possible.

7:42
Locuteur

Si je peux préciser, j'ai

7:42
Présentateur

dit sous condition, il y a toute une explication.

7:44
Locuteur

Normes sociales,

7:45
Présentateur

environnementales.

7:47
Locuteur

Tout

7:47
Locuteur 7

est possible. Après, comme vous l'avez expliqué, la prérogative de la politique commerciale est une prérogative de l'Union européenne. Et donc, c'est l'Union qui, en effet, négocie, au nom des différents États membres, les accords avec les puissances étrangères. Vous parlez du TAFTA, du CETA, donc avec le Canada, pour justement essayer d'avoir des apports économiques à moyen-long terme, en termes d'emplois, mais également en termes de croissance économique. Si vous souhaitez que la France négocie seule,

8:16
Locuteur

il

8:16
Locuteur 7

faudra donc sortir de ces accords et donc négocier seule. Donc, ça veut dire déjà quel rôle et quelle place avec l'Union européenne. Ça veut dire, est-ce que vous sortirez de l'Union européenne ? Une fois que vous êtes sorti, comment ferez-vous ? Parce qu'on sait très bien que les accords commerciaux et donc ceux dont on a parlé, c'est quand même que des rapports de force et surtout des rapports de force économiques pour négocier à l'avantage de la France avec toutes ses puissances, le Canada, mais vous avez parlé également des États-Unis ou de la Chine.

8:45
Présentateur

Alors, soyons précis. C

8:47
Locuteur

'était précis ce

8:47
Locuteur 7

qu

8:47
Locuteur

'elle

8:47
Locuteur 7

a dit

8:48
Présentateur

? Tout à fait, mais je réponds précisément. Ah bon

8:49
Locuteur

?

8:50
Présentateur

Soyons précis sur ce que je veux.

8:51
Locuteur

Ah.

8:53
Présentateur

Ce dont je parlais, c'est l'accord du CETA qui n'est toujours pas ratifié par la France, par le Parlement, puisque l'Assemblée a voté, mais pas le Sénat. Et le gouvernement refuse de le soumettre au Sénat parce qu'il craint un refus. Ce que je disais, c'est l'accord Mercosur qui a été négocié par l'Union européenne. Et là, pour Olufois, je n'accuse pas l'Union européenne, j'accuse le gouvernement français de jouer double jeu. De quoi s'agit-il ? Parce qu

9:16
Locuteur

'il

9:16
Présentateur

nous a fait le coup sur le CETA avec le Canada, il faut bien expliquer ce que c'est. Ce sont des accords. Ça ne me gêne pas qu'ils soient négociés à plusieurs, parce que c'est vrai qu'on est plus forts à plusieurs. Mais en revanche, je demande que le mandat de négociation de la France soit précis et qu'on n

9:29
Locuteur

'ait

9:29
Présentateur

pas un double langage. Que s'est-il passé sur le CETA ? Le président de la République, avant c'était sous François Hollande, a donné un mandat à la Commission. L'accord a été négocié. La France a dû dire d'accord en sous-main. Et puis après les élections arrivent, on voit les inconvénients de cet accord, les avantages parfois, les inconvénients. Tout n'est pas blanc ou noir. Et là, le gouvernement dit, on ne soumet pas, on va faire une commission. C'était l'engagement de Emmanuel Macron. Bref, on est dans l'ambiguïté et il n'est toujours pas ratifié. Ce que je veux, c'est que le mandat de négociation de la France soit beaucoup plus précis.

Et si dès le départ, on avait dit, notamment pour le futur accord avec l'Amérique du Sud, le Mercosur, on avait dit, il y

10:06
Locuteur

a

10:06
Présentateur

une limite à ne pas franchir pour nos agriculteurs. Et j'étais au Brésil voir les autorités, donc je le sais. Il y

10:11
Locuteur

a

10:11
Présentateur

une limite à ne pas franchir. L'Union européenne ne l'aurait pas franchie. En vérité, la France a tout légué à l'Union européenne et n'a pas suivi la négociation. Et a joué double jeu. Donc moi, ce que je demande, c'est la clarté, la transparence. On ne peut pas continuer à avoir des accords qui ne sont pas gagnants-gagnants.

10:27
Locuteur

C

10:27
Présentateur

'est-à-dire, ou notamment l'accord avec le Vietnam qui avait été signé, qui donne des avantages, certes pour certains secteurs, bancaires et financiers, mais qui sont des désastres en termes industriels

10:37
Locuteur

et

10:37
Présentateur

agricoles.

10:38
Locuteur

Et donc moi,

10:38
Présentateur

ce

10:39
Locuteur

que je demande, c'est que les accords soient

10:40
Présentateur

équilibrés. Et ce qu'on fait, c'est que la France met le véto. Et c'est pourquoi je demande le véto, car quand la France mettait le véto, Edouard Balladur l'avait fait à l'époque du GATT et des accords qu'il y avait eus, ça avait bloqué et l'Europe avait obtenu

10:54
Locuteur

beaucoup plus.

10:55
Présentateur

Donc ce que je demande juste, c'est que la France ne cède pas aux intérêts allemands et défendre les intérêts de ses agriculteurs et de ses ouvriers. Et je vous rappelle qu'on a quand même cette année le record,

11:05
Locuteur

le

11:06
Présentateur

record jamais atteint de déficit du commerce extérieur avec 80 milliards. Donc on ferait mieux de s'occuper un peu des accords qu

11:12
Locuteur

'on

11:12
Présentateur

signe,

11:13
Locuteur

sans parler de l'écologie. On peut laisser parler à M.C. le chiffre. Dans les perspectives

11:16
Locuteur 7

économiques, justement, c'est plutôt des perspectives qui sont économiques à moyen long terme, qui sont plutôt favorables pour la France, les différents accords que vous l'avez cités.

11:23
Locuteur

C'est ce qu'on nous a dit à chaque fois.

11:24
Locuteur 7

C'est ce qu

11:24
Locuteur

'on

11:24
Locuteur 7

nous a dit, mais il

11:25
Locuteur

y

11:25
Locuteur 7

a des

11:25
Locuteur

rapports. Et ça, c'est avéré catastrophique. Et c

11:26
Locuteur 7

'est quand même documenté au niveau des chiffres. Là, par rapport à ce que vous dites, vous parlez du mandat C, la compétence de l'Union européenne d'avoir ce mandat pour négocier sur les États membres. Et ensuite, les différents parlements nationaux, vous l'avez signalé, ratifient ou pas, sont d'accord ou pas. Et là, les accords dont vous avez parlé, souvent, plus de 90% du mandat, en tout cas de ce qui est négocié, justement, avec le bloc, est de la compétence de l'Union européenne.

11:50
Locuteur

Est-ce que vous trouvez normal

11:51
Présentateur

? Par

11:52
Locuteur 7

rapport à ça,

11:53
Locuteur

qu'est-ce que vous faites par rapport à ce mandat ? C'est la question qui est posée par Mme, ce n'est pas un débat. La question qui vous est posée... J'ai quand même

11:57
Présentateur

le droit de poser une question à

11:58
Locuteur

Mme, est-ce que vous trouvez ? Alors, je vous pose une question générique. C'est vous qui êtes candidat à la présidentielle.

12:01
Présentateur

Oui,

12:01
Locuteur

mais

12:01
Présentateur

moi, je pose une question

12:02
Locuteur

générique.

12:03
Présentateur

Non,

12:03
Locuteur

juste,

12:03
Présentateur

pardon, c'est important.

12:03
Locuteur

J'ai

12:03
Présentateur

le droit de poser une question

12:04
Locuteur

générique, si je peux me permettre. Oui, vous avez le droit de tout ce que

12:05
Présentateur

vous voulez, mais juste, la question qui vous est posée à l'instant, si

12:08
Locuteur

vous

12:08
Présentateur

voulez être président de la République,

12:10
Locuteur

la question techniquement... Je dénonce,

12:11
Présentateur

je n'applique pas cet accord, je le revois.

12:13
Locuteur

Mais comment ? Puisque tout mon programme, c'est dans les six mois, Je remets en cause les règles, je

12:19
Présentateur

rétablis et je demande le rétablissement du veto français, comme ça a existé pendant des années, c'est-à-dire que la France aura un droit de veto.

12:28
Locuteur

Et vous demandez un

12:29
Locuteur 7

droit de veto pour la France, vous imaginez que les autres pays vont aussi réagir

12:33
Locuteur

par rapport à ça.

12:33
Présentateur

Et c'est comme ça qu'on défendra nos intérêts collectifs, pas seulement ceux de la France. Deuxième point, est

12:38
Locuteur

-ce

12:38
Présentateur

que vous trouvez normal

12:38
Locuteur

qu'on ait

12:39
Présentateur

signé, que l'accord du CETA s'applique avec le Canada depuis maintenant 2017 ou 2018, si je ne trompe,

12:47
Locuteur

et

12:47
Présentateur

qu'il n

12:47
Locuteur

'ait

12:47
Présentateur

toujours pas été ratifié par le Parlement français ? Vous trouvez ça normal

12:50
Locuteur

?

12:51
Présentateur

Est-ce que vous trouvez normal qu'on ait cette cohorte d'entreprises qui ferment, et d'ouvriers au chômage et d'agriculteurs qui font faillite ? Vous savez, j'ai visité des fermes où vous avez des agriculteurs qui se suicident, parce qu'on a signé des accords qui les tuent à petit feu. Donc oui, j'assume la volonté d'un protectionnisme intelligent minimum, soit au niveau européen, soit au niveau national. Parce qu

13:12
Locuteur

'on

13:12
Présentateur

ne peut pas continuer comme ça, à voir les plus faibles d'entre nous broyer par la mondialisation. J'ajoute de surcroît que c'est un problème écologique majeur. On parle du gaz à effet de serre toute la journée, nous sommes un des pays qui a le meilleur bilan d'effet de serre, mais qui par les importations du bout du monde, est en train de détruire la planète. Il faut arrêter avec ce modèle. Nicolas

13:32
Locuteur

Dubouagnon, avec qui vous signez des accords

13:33
Présentateur

bilatéraux ? Pas bilatéraux, je vous ai dit que je gardais un système de négociation multilatérale, mais que je demande, comme ça c'est toujours fait jusqu'à une période récente, le droit de veto de la France, qui n'est pas un petit pays de l'Union Européenne. Une fois que vous avez demandé ce

13:47
Locuteur

droit de veto,

13:48
Locuteur 7

et comment vous négociez avec ce petit pays, une fois que vous avez ce droit de veto, par exemple la France l'exerce, qu'est-ce que vous faites ? Vous dites, on

13:54
Locuteur

a un

13:55
Locuteur 7

mandat, la Commission a le mandat à négocier,

13:57
Locuteur

la France

13:58
Locuteur 7

n

13:58
Locuteur

'est

13:58
Locuteur 7

pas d'accord, donc du coup, qu

13:59
Locuteur

'est

13:59
Locuteur 7

-ce que vous faites

13:59
Locuteur

par rapport aux autres

14:00
Locuteur 7

pays ?

14:01
Locuteur

Avec des limites que nous

14:02
Présentateur

mettons avant, comme le font d'ailleurs certains pays européens qui ont un Parlement beaucoup plus fort. Et avec ces limites, on dit stop. Si, par exemple, sur les quotas de viande de boeuf avec le Mercosur, on met une limite à 50 000, on lui met à 300 000, ou 100 000 pour le viande de boeuf et 300 000. Donc je demande simplement à la France de défendre ses intérêts. C'est tout. Et on le fera, parce qu'on ne peut pas continuer à avoir un pays gouverné par des technocrates non-élus, sans parler des lobbies qui sont à

14:26
Locuteur

Bruxelles. Alors, juste par rapport aux technocrates, on a quand même des conseils. Et c'est avant

14:29
Locuteur 7

tout les chefs d'État des pays, qui sont élus souvent démocratiquement, qui décident justement des règles, parce

14:35
Locuteur

qu'on a des

14:35
Locuteur 7

conseils. Donc ce n

14:36
Locuteur

'est pas la Commission elle-même seule ex

14:39
Locuteur 7

-Milo qui décide, et

14:40
Locuteur

qui dit oui ou non, tel ou tel quota est à ce quai. Je vous disais, parce que

14:43
Présentateur

tout à l'heure vous avez expliqué à Juste Raison qu'il y avait 90% où la loi de l'unanimité avait sauté. Et c'est cette loi de l'unanimité qui a existé dans l'Europe des 6 et qui a existé pendant un certain nombre d'années jusqu'au traité de Lisbonne que je veux maintenir

14:55
Locuteur

pour permettre… Moi je pense aux Français

14:55
Présentateur

qui

14:56
Locuteur

vous

14:56
Présentateur

regardent, Nicolas Dupont-Aignan, et d'ailleurs Anne-Sophie El-Sif aussi. Et je me dis, quelles conséquences ça peut avoir, ce genre d'accord comme ça, de traités commerciaux entre des grandes puissances, quelles conséquences ça peut avoir pour le pouvoir d'achat des Français si on sortait unilatéralement et toutes les conditions que vous avez posées de ces traités-là

15:15
Locuteur 7

? Alors les conséquences, c

15:16
Locuteur

'est

15:16
Locuteur 7

bien sûr qu'il faut renégocier et que si on met des barrières à l'entrée sur notre marché, vous allez avoir de la réciprocité et donc les autres puissances vont également le faire. D'ailleurs c'est ce que l'on voit et ça se développe par exemple depuis la crise financière, on voit une montée de ce protectionnisme. Donc vous sortez, qu'est-ce que vous faites en effet par rapport à ces grandes puissances et quel impact concret il y aura pour les Français ? On parle souvent en effet de la Chine. Vous avez le RCP, le Partenariat économique global qui a été mis en œuvre, entré en vigueur le 1er janvier 2022.

C'est la première zone de libre-échange au monde, c'est un tiers du PIB mondial, de la population mondiale. C'est la Chine qui justement retourne sur la zone asiatique pour essayer d'avoir ces exportations qui aillent dans cette zone et justement ne pas être dépendants de l'Europe ou des États-Unis. Donc on voit que tous les blocs ont une politique régionale d'intégration massive pour défendre le pouvoir d'achat et des marchés qui soient de plus en plus intégrés. Qu'est-ce que vous faites ? Les produits chinois sont très intégrés sur le marché européen et français. Si demain ils n

16:19
Locuteur

'ont

16:19
Locuteur 7

plus accès, c'est 3-4

16:21
Locuteur

fois de pouvoir d'achat concrètement des Français

16:23
Locuteur 7

en moins dans

16:24
Locuteur

le quotidien. Vous savez que

16:25
Locuteur 7

le pouvoir d'achat est une question très importante pour les Français.

16:28
Présentateur

Mais ce qui est encore plus important, le pouvoir d'achat, il vient de l'emploi.

16:31
Locuteur

Et

16:31
Présentateur

on a vu

16:32
Locuteur

à quoi cette politique... Et du prix. Alors on va laisser répondre si vous

16:35
Présentateur

voulez bien. On a vu à quoi menait cette politique de libre-échange débridé, sur un plan écologique et sur un plan justement d'emploi. Si on va avoir des sous-emplois, perdre notre capacité industrielle et continuer, on continue cette politique. J'y suis opposé. Deuxièmement, moi je réclame la réciprocité. Est-ce que vous trouvez normal que la Chine impose la création d'usines pour Airbus, les États-Unis aussi, et que l'Europe ne le fasse pas ? Est-ce que vous trouvez normal qu'on ait un libre-échange totalement inégal ? Ce sont des traités déloyaux. Je ne suis pas contre le libre-échange. Pas du tout. Il faut du libre-échange. Mais il faut un minimum de loyauté. Je prends un exemple.

L'industrie chinoise est subventionnée par l'État. Tout le monde le sait. Il y a eu un rapport très intéressant sur la Chine et le WMC. Ils ont triché avec toutes les règles du jeu. Alors si on veut continuer à avoir un continent européen qui soit exterminé par la Chine, on continue comme ça. Ce n

17:26
Locuteur

'est

17:26
Présentateur

pas ma vision. Et c'est pour ça que je suis candidat. Je veux l'indépendance de la France. Et je veux qu'on arrête cette mondialisation folle qui est en train de détruire notre industrie. Et les États-Unis, le Japon, eux, savent résister. L'Europe est un ventre mou. Et la France a un rôle à jouer. Elle n'obtiendra pas satisfaction sur tout. Ça sera l'objet d'une négociation musclée. C'est ce qu'avait fait Jacques Chirac à l'époque. C'est ce qu'avait fait François Mitterrand quand il y gouvernait. Et oui, mais il y a des moments... La Chine n'était pas exactement au même

17:53
Locuteur

niveau.

17:54
Présentateur

Mais ça veut dire quoi ? On va s'écraser devant la Chine parce qu'elle est puissante ? Ça veut dire qu'on va devenir dans la sphère d'influence de la Chine

17:59
Locuteur

?

17:59
Présentateur

Et qu

17:59
Locuteur

'il

17:59
Présentateur

n

18:00
Locuteur

'y

18:00
Présentateur

aura plus un emploi industriel

18:01
Locuteur

fort en France ? Alors qu'est-ce que vous leur

18:01
Présentateur

dites ? Je dis réciprocité.

18:03
Locuteur

Vous allez voir TGP, en faisant

18:05
Présentateur

de la politique fiction. Vous allez voir à TGP. Et vous lui dites quoi ? Je dis qu'il

18:08
Locuteur

y a

18:08
Présentateur

réciprocité. Je ne

18:10
Locuteur

peux

18:10
Présentateur

pas... On ne peut plus investir dans votre pays sans... On ne peut pas vendre dans votre pays sans mettre une usine. Eh bien, si vous voulez vendre des produits chinois, mettez des usines en Europe. Réciprocité. Et quand on a 82 milliards de déficit, on ne peut qu'y gagner. On ne peut qu'y gagner. Et il

18:26
Locuteur

y

18:26
Présentateur

a un moment, il va falloir arrêter. Et c'est le drame, le poison français. Cet esprit de défaitisme permanent. Tous les pays défendent leurs intérêts. Un petit pays comme Singapour défend ses intérêts. La France est tout à fait capable de le faire.

18:39
Locuteur

Elle

18:39
Présentateur

représente un marché important. Et je peux vous assurer que quand on a 82 milliards de déficit, dont 40 milliards avec l'Allemagne, si la France dit à l'Allemagne, on ne joue plus, maintenant, ça suffit. On va revoir les choses.

18:51
Locuteur

Pas

18:51
Présentateur

dans la rupture, dans la négociation ferme.

18:54
Locuteur

Petite question très rapide.

18:55
Présentateur

Sortez-vous de la Convention européenne des droits de l'homme. Oui, puisqu'il faut en enlever l'application de certains articles. Parce que ça nous empêche totalement d'avoir une politique migratoire efficace. C'était d'ailleurs, si vous vous souvenez, une demande de Cameroun. Et si l'Europe avait cédé aux demandes du conservateur britannique Cameroun sur des points précis, comme je le demande dans ma renégociation européenne, il n'y

19:20
Locuteur

aurait

19:20
Présentateur

pas eu de Brexit. Donc, il est clair que cette Convention européenne des droits de l'homme nous interdit une politique efficace en matière d'immigration. Et donc, il faut s'en extraire. C'est tout. Vous évoquiez la Chine. Vous êtes membre de la Commission des affaires étrangères. Vous étiez dans l'hémicycle du vote de la résolution sur la question des Ouïghours. Non, je n

19:38
Locuteur

'y

19:38
Présentateur

étais pas. Pourquoi ? Parce que je n'y étais pas ce jour-là. J'étais en déplacement. Mais voilà. Et vous

19:43
Locuteur

auriez voté quoi si vous étiez

19:45
Présentateur

? J'aurais voté toutes les résolutions. Ça fait plaisir aux gens de voter des résolutions. Ah bon ? Vous votez pour faire plaisir aux gens ? Non, pas moi. Mais moi, je vous le dis, cette résolution est sympathique. Mais si on veut vraiment lutter contre le drame des Ouïghours, on le fait vraiment. Ça veut dire qu'on bloque les produits qui sont fabriqués, textiles, et qu

20:01
Locuteur

'on

20:01
Présentateur

ne va plus dans les magasins. Donc, moi, j'attends que le gouvernement français, à ce moment-là, on fasse des propositions très claires. Et on

20:06
Locuteur

peut

20:06
Présentateur

en faire. Oui, vous ne l'auriez pas voté, du coup. Je n'aime pas la gesticulation démagogique et fausse. Parce que les mêmes qui votaient la résolution Ouïghour, d'ailleurs, il n

20:15
Locuteur

'y

20:15
Présentateur

a pas grand monde, les mêmes qui votaient la résolution Ouïghour ne sont pas capables de mettre des barrières douanières aux produits chinois qui sont fabriqués de l'esclavage. Alors, moi, je préfère mettre des barrières douanières fermes et dire stop, plutôt que de voter des résolutions et d'aller acheter sa chemise dans une grande surface qui est fabriquée par des esclaves. Allez, il

20:31
Locuteur

y

20:31
Présentateur

en a qui sont sortis, c'est les Britanniques. On va dire un mot du Brexit. Boris Johnson avait promis l'embellie avec le Brexit, un peu plus d'un an après la signature de l'accord avec l'Union européenne. Qu'en est-il ? On fait un point avec Mathieu Boisseau. C'est le correspondant de France Télévisions à Londres.

20:46
Locuteur

Au

20:47
Locuteur 9

début de son mandat en 2019, Boris Johnson avait promis aux Britanniques et au Parlement de Westminster que le Brexit allait créer un âge d'or pour le Royaume-Uni. 13 mois après la signature de l'accord, le bilan est tout autre. Alors certes, les manifestations d'opposants comme celle-ci sont devenues rares, mais l'heure est à la déception. Nous voici désormais sur l'emblématique Piccadilly Circus dans le cœur de Londres. On va demander aux Britanniques comment ils analysent ces premiers mois de Brexit. Selon un récent sondage, 49% pensent aujourd'hui que la sortie de l'Union européenne était une erreur. 38% restent convaincus que c'est une bonne chose et 13% d'indécis. On

21:20
Locuteur

a

21:21
Locuteur 8

perdu beaucoup de gens venus d'Europe qui travaillaient par exemple dans l'agriculture.

21:25
Locuteur 9

Ils sont repartis. Vous diriez que

21:27
Locuteur

c'est l'âge d'or maintenant comme l'avait

21:28
Locuteur 9

promis Boris Johnson

21:29
Locuteur

?

21:30
Locuteur 4

Non, pas pour l'instant.

21:32
Locuteur

Mais

21:33
Locuteur 6

en étant réaliste, personne n'imaginait que d'un jour à l'autre, après le Brexit, ou même deux ans après, tout allait devenir radieux.

21:42
Locuteur

Sur

21:42
Locuteur 9

le plan économique, la pandémie a aussi affaibli le Royaume-Uni et il est souvent bien difficile de savoir ce qui relève du Covid-19, du Brexit. Mais il y a un domaine dans lequel la sortie de l'Union européenne est la seule responsable, c'est le retour des contrôles douaniers pour commercer avec le vieux continent. Les conséquences sont parfois désastreuses dans certains secteurs. Dans le centre de l'Angleterre, ce fromager a perdu l'intégralité de sa clientèle européenne. France, Italie, Allemagne, qui appréciaient ses stiltonnes notamment. Un manque à gagner estimé à 300 000 euros en un an seulement.

22:15
Locuteur 8

Peu

22:15
Locuteur

importe que vous vendiez un fromage ou une tonne de fromage, il faut un certificat sanitaire qui coûte 180 livres, 210 euros par cargaison. C'est devenu impossible pour une petite entreprise d'échanger avec l'Europe.

22:29
Locuteur 9

Boris Johnson, lui, répète que la baisse du recours à la main-d'oeuvre européenne va améliorer les salaires des Britanniques.

22:35
Locuteur 7

Nous avions dit que nous ferions le Brexit et nous l'avons fait.

22:39
Locuteur 9

Mais la transformation de cette économie est un long processus aux bénéfices incertains et insaisissables pour l'instant.

22:47
Locuteur 3

Votre réaction

22:47
Locuteur

?

22:48
Présentateur

Les reportages comme ça sur le Brexit, j'en ai vu 50, 100, 1000. C'est la vision très française. Le Brexit, c'est la catastrophe. Eh bien moi, je vais vous dire. Ça se passe bien ? Je n

22:58
Locuteur

'ai

22:58
Présentateur

pas dit que c'était facile. Et je ne suis pas pour un Frexit. Je suis pour une renégociation.

23:03
Locuteur

Mais

23:03
Présentateur

s'il n

23:04
Locuteur

'y

23:04
Présentateur

a pas accord sur la renégociation, il faudra le Frexit. Et je ne souhaite pas, je préfère, une renégociation d'une Europe des Nations. Mais franchement, ce qu'on ne dit pas, c'est que les Britanniques économisent 10 milliards par an. Moi, j'aimerais bien économiser 10 milliards de ce versement insensé qu'on fait à l'Union européenne. Deuxièmement,

23:20
Locuteur

ce

23:20
Présentateur

qu'on ne dit pas, c'est que les Britanniques retrouvent leurs frontières. Et ça, ce n

23:24
Locuteur

'est

23:24
Présentateur

pas négligeable. Troisièmement, ce

23:25
Locuteur

qu'on ne dit pas... On n'a pas réglé le problème de l'immigration en Grande-Bretagne. On n'aura toujours, je n'ai pas dit ça.

23:29
Présentateur

Mais la faculté d'avoir une politique migratoire libre. Troisième point qu'on ne dit pas pour l'avenir, c'est la reconstruction d'une économie plus indépendante, qui est vitale. Et comme toujours, les reportages sont faits à Londres, mais jamais dans les faubourgs du Nord qui ont voté massivement. Allez, je vous donne un cas concret.

23:46
Locuteur

On

23:46
Présentateur

connaît par cœur la propagande de l'Union européenne.

23:50
Locuteur

Un cas concret, puisque tournez le dos à la propagande, un cas concret. Et dans 10 ans, on

23:53
Présentateur

verra qui sera plus libre de mener

23:55
Locuteur

sa

23:55
Présentateur

politique entre la France

23:57
Locuteur

et l'Angleterre. On sera peut-être encore

23:58
Locuteur 3

là.

23:58
Locuteur

Et on

23:58
Présentateur

sera peut-être libre grâce à un nouveau traité que je porterai, parce que je crois que la France ne peut pas continuer à subir des décisions par des gens qui ne sont pas élus. Une question à un téléspectateur. Vladimir Poutine est-il, selon vous, un bon chef d'État

24:12
Locuteur

? Pour

24:13
Présentateur

la Russie, sans aucun doute. Et moi, j'aimerais qu'en France, on ait des chefs d'État qui défendent la France.

24:19
Locuteur

Ils

24:19
Présentateur

ne défendent pas la France ? Non. Non. Ils défendent l'Europe

24:22
Locuteur

? Ils

24:23
Présentateur

défendent, on ne sait pas ce qu

24:24
Locuteur

'ils

24:24
Présentateur

défendent, des intérêts peut-être. Des intérêts étrangers. Ça veut dire quoi, ça ? Ça veut dire ce que je pense. Alors allez-y, allez

24:29
Locuteur 4

au bout de votre

24:30
Locuteur

idée.

24:31
Présentateur

Quand vous ne défendez pas les intérêts du peuple français, quand vous signez des accords de libre-échange qui nourrissent le chômage, quand vous laissez rentrer sur le sol français 100 000 demandeurs d'asile, dont les 65 000 qui ont été déboutés ne sont pas expulsés, vous vous servez la France ? Je veux dire que si les Français en ont assez de cette politique, s

24:49
Locuteur

'ils

24:49
Présentateur

ne supportent plus ce qui se passe dans le pays, ça fait quand même 20 ans que président après président, les choses se dégradent. Et s'il y

24:57
Locuteur

a

24:57
Présentateur

une élection présidentielle, c'est pour qu'on ait quand même le courage de poser quelques questions sur les frontières, sur l'économie. Voilà, donc moi, je ne

25:04
Locuteur

suis

25:04
Présentateur

pas un Poutine maniaque du tout. Je ne l

25:07
Locuteur

'ai

25:07
Présentateur

jamais rencontré. Je dis simplement, comme le général de Gaulle, comme Churchill, ce sont des grands présidents qui, à un moment, ont défendu l'intérêt de leur pays.

25:15
Locuteur

Alors après, on peut être en conflit avec eux,

25:16
Présentateur

on peut avoir des désaccords. Mais je reconnais que Poutine a quand même sauvé la Russie. Celui qui va rencontrer Vladimir Poutine, c'est Emmanuel Macron, Frédéric Ancel, puisqu'il le

25:25
Locuteur

sauve. Il a

25:26
Présentateur

raison, pour une fois. Bon, il a raison. Il ira aussi en Ukraine, du coup, dans la foulée, en essayant d'obtenir la désescalade. Le problème, Frédéric Ancel, ce sont les conditions qui sont posées à la France, à l'OTAN, par Vladimir Poutine. Oui, c'est ça. Ce sont des conditions extrêmement difficiles. Par exemple, M. Poutine a exigé récemment que l'OTAN ne s'ouvre plus à aucun autre État. Ce qui est une manifestation, comment dirais-je, d'exigence peut-être un petit peu forte. Parce que si demain, le Guatemala veut entrer dans l'OTAN, vous ne

25:57
Locuteur

savez

25:57
Présentateur

pas très bien en quoi M. Poutine serait intéressé par cela. Par ailleurs, on n'exige absolument pas du tout, du côté russe, quelque chose que nous exigeons, du côté occidental, c'est-à-dire, notamment, la fin de la présence de ces fameux hommes verts, c'est-à

26:12
Locuteur

-dire,

26:12
Présentateur

en

26:12
Locuteur

fait,

26:12
Présentateur

des soldats russes dans le Donbass, mais qui ne sont pas assumés par la Russie, mais qui parlent russe, dont les matériels militaires sont russes, qui mangent russe, et puis, bien évidemment, l'annexion de la Crimée. en 2014. Alors, j'ai une question assez précise sur l'Ukraine. Vous êtes souverainiste et vous défendez, vous l'avez encore fait il

26:29
Locuteur

y

26:29
Présentateur

a quelques instants, le droit des peuples, de manière extrêmement souveraine, à disposer de leur liberté, de leur destin, et notamment des peuples qui doivent mettre au pouvoir des gens qui les ont élus eux-mêmes. Depuis 2014, très précisément, tous les présidents démocratiquement élus en Ukraine sont favorables à un rapprochement avec l'Union européenne et au-delà, un rapprochement avec l'OTAN.

26:48
Locuteur

Alors,

26:49
Présentateur

vous y êtes défavorable.

26:50
Locuteur

Est

26:50
Présentateur

-ce qu

26:50
Locuteur

'il

26:50
Présentateur

n

26:50
Locuteur

'y a

26:50
Présentateur

pas là une contradiction ? Alors, je voudrais, l'intérêt de cette émission, je vous en remercie, parce que c'est la seule émission qu'on a à l'élection présidentielle, on peut parler de politique étrangère. Et c'est fondamental. D'abord, je voudrais dire

27:01
Locuteur

que

27:02
Présentateur

pour moi, l'Europe

27:03
Locuteur

a

27:04
Présentateur

trois défis majeurs, mais majeurs, dont dépend sa survie, donc nous, Français.

27:08
Locuteur

Mais après, vous répondrez à la question ? Oui, mais

27:10
Présentateur

c'est lié à la question. D'accord. Je l'ai dit, c'est l'islamisme qui est en train de gangréner l'Afrique

27:15
Locuteur

et

27:16
Présentateur

le développement de l'Afrique. On en parlera plus tard. Et c'est enfin la domination technologique de la Chine et des États-Unis et l'impuissance européenne. Je pense que sur ces trois grands défis du XXIe siècle, si on voit l'horizon 2050, nous avons besoin d'une entente, d'une grande alliance avec la Russie.

27:34
Locuteur

C

27:34
Présentateur

'est la Russie qui a mis hors d'état de nuire Daesh au Moyen-Orient.

27:38
Locuteur

C

27:38
Présentateur

'est la Russie qui a de l'énergie, nous avons la technologie. C'est la Russie qui a une âme européenne. Donc moi, je ne veux pas tomber dans ce piège tendu par,

27:48
Locuteur

c

27:49
Présentateur

'est terrible dans l'histoire, c'est toujours le concept de la ligne Maginot, c'est-à-dire par des gens qui vivent la guerre froide. Ils veulent reproduire la guerre froide avec la Russie, qui n'est plus communiste, avec laquelle nous avons un devoir d'entente.

28:01
Locuteur

Et

28:01
Présentateur

honnêtement, l'affaire de l'Ukraine peut être déminée intelligemment. C'est l'application des accords de Minsk qui avaient été signés, je ne

28:08
Locuteur

veux

28:08
Présentateur

pas rentrer dans des détails techniques, qui sont très précis, que l'Ukraine n'a jamais respectées et que la Russie n'a pas non plus respectées. Il faut être honnête, les deux. Les torts sont partagés. Honnêtement, donner l'autonomie au Donbass,

28:19
Locuteur

qui

28:19
Présentateur

a toujours été russe, premier point, avoir un

28:23
Locuteur

gouvernement ukrainien... Ça, ça ne vous pose pas de problème

28:24
Présentateur

? Non, j'ai dit l'autonomie restant dans l'Ukraine. C

28:27
Locuteur

'est

28:27
Présentateur

ce qu'a signé l'Ukraine. D'accord, d'accord. Elle l'a signée. Elle n'a jamais voté

28:31
Locuteur

la

28:32
Présentateur

deuxième loi qui permettait de donner l'autonomie en Donbass. Et en échange de quoi ?

28:36
Locuteur

Il

28:36
Présentateur

y avait des élections libres, jamais eu. Et en échange de quoi ? Un cessez-le-feu et le retrait des bonhommes verts dont vous parlez. Franchement, est-ce qu'on va commettre la folie

28:46
Locuteur

de

28:47
Présentateur

ruiner l'Europe par une espèce de délire autour du Donbass ? C'est absurde. Alors, il faut être ferme vis-à-vis de la Russie, mais il faut être ferme aussi avec les Ukrainiens, qui sont sous influence quand même de gens, j'allais dire, qui veulent diviser l'Europe. Qui ?

29:02
Locuteur

Des

29:02
Présentateur

Américains. Les Américains, d'ailleurs, Kissinger avait une remarque extraordinaire. Kissinger disait,

29:07
Locuteur

il

29:07
Présentateur

ne faut jamais avoir la Russie et la Chine contre nous. C'était un grand diplomate américain. Et ce que je trouve désastreux dans cette affaire, c'est qu'on est en train de précipiter la Russie dans les bras du Chinois. Or, pour moi, la Chine est une puissance bien plus dangereuse que la Russie. La Russie est profondément européenne. Nous avons vocation à nous entendre. Il faut régler cette affaire de l'Ukraine. Mais de grâce, arrêtons cette surenchère de néo-conservateurs américains et britanniques qui sont en train de mettre l'Europe dans une impasse. Et j'espère qu'on arrivera à sortir de ça très vite.

29:39
Locuteur

Si ce

29:40
Présentateur

n

29:40
Locuteur

'est

29:40
Présentateur

pas le cas, un cas concret, si la Russie envahit un pays souverain, dont on vient de parler, l'Ukraine, que doit faire la France ? La France ne doit pas se mêler de ce conflit. Moi, de toute façon, je suis pour la sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN. Je refuse que des vatanguères américains mettent la division au cœur de l'Europe. Je dis qu'il y

29:58
Locuteur

a

29:58
Présentateur

une voie de paix possible avec la Russie. J'ai toujours dit que je lèverai les sanctions économiques contre la Russie. Nous avons un immense partenariat à faire avec la Russie. Il faut arrêter ce

30:08
Locuteur

délire sur l'Ukraine.

30:08
Présentateur

Je

30:08
Locuteur

n'ai pas compris votre réponse,

30:10
Présentateur

du coup.

30:10
Locuteur

Que fait

30:11
Présentateur

la France si

30:12
Locuteur

la Russie

30:12
Présentateur

envahit

30:13
Locuteur

l'Ukraine ? La France ne

30:14
Présentateur

bougera pas. Je ne bougerai pas si c'est dans le délire raisonnable du Donbass, qui a toujours été russe. Kiev est où

30:19
Locuteur

?

30:20
Présentateur

Kiev

30:20
Locuteur

?

30:21
Présentateur

Oui,

30:22
Locuteur 3

en Ukraine, oui.

30:23
Présentateur

Oui, en Ukraine. Non, madame. Kiev, c'est la fondation de la Russie. Donc, il faut arrêter.

30:29
Locuteur

Donc, vous êtes en train de dire

30:30
Présentateur

que s'il rentre jusqu'à Kiev,

30:32
Locuteur

ça ne

30:32
Présentateur

vous pose pas de problème non

30:32
Locuteur

plus ? Non, je n'ai

30:33
Présentateur

pas dit ça. Je n'ai pas dit ça. Il faudra être ferme. Ce que je veux dire, c'est arrêter cette peur qui est en train de diviser l'Europe. Il faut déminer cette affaire. Dire à Poutine, nous n'accepterons pas

30:43
Locuteur

que

30:44
Présentateur

vous alliez plus loin. Mais en revanche,

30:46
Locuteur

mettre

30:46
Présentateur

en place une finlandisation, pas une finlandisation, une neutralisation de l'Ukraine, en faire un État neutre, une autonomie pour le Donbass, tout ça a été signé par les Allemands, les Russes, les Ukrainiens

30:57
Locuteur

et

30:58
Présentateur

les Français. Le processus de Minsk, Normandie et de grâce que l'Europe assure la paix en son sein et s'occupe des vrais défis. Une Afrique qui va la submerger.

31:07
Locuteur

On y va

31:07
Locuteur 3

en Afrique.

31:08
Locuteur

Un Moyen-Orient qui n'est pas brillant

31:10
Présentateur

et une Chine qui nous menace économiquement. Je pense que ce serait quand même...

31:16
Locuteur

D

31:16
Présentateur

'abord, en plus, qui vous dit que les Américains bougeront

31:18
Locuteur

?

31:21
Présentateur

Vous n

31:22
Locuteur

'avez

31:22
Présentateur

pas répondu sur la Crimée ? Parce que là, pour le coup, la

31:23
Locuteur

Crimée a été

31:24
Présentateur

littéralement annexée.

31:25
Locuteur

Oui, la Crimée a toujours été russe.

31:26
Présentateur

Enfin, il

31:26
Locuteur

faut

31:26
Présentateur

arrêter. Voilà. Depuis un petit peu moins de deux siècles.

31:31
Locuteur

Oui, depuis plusieurs siècles.

31:32
Présentateur

Mais les Ukrainiens ne sont pas d'accord avec ça. Peut-être.

31:34
Locuteur

Mais les Ukrainiens le disent souverainement. Moi, je vous dis une

31:36
Présentateur

chose. Très claire. L'équilibre de l'Europe. Souvenez-vous de la guerre de 14-18.

31:43
Locuteur

Et

31:43
Présentateur

là, c'est une affaire très grave. Par un enchaînement de minorités, de conflits de minorités, l'Europe a été plongée dans la guerre. Vous

31:50
Locuteur

pensez qu'on est à la veille d

31:51
Présentateur

'un scénario comme celui

31:52
Locuteur

-ci ? Non,

31:52
Présentateur

je ne l'espère pas. Mais quand je vois les vatanguères et les discours délirants que j'entends de la part de l'OTAN, alors même que l'Europe devrait au contraire apaiser les choses et s'occuper des vrais foyers qui nous menacent dans notre sécurité. Prédéric Ancel. Notamment le Moyen-Orient et l'Afrique. On y va. Je

32:09
Locuteur

vous promets

32:09
Présentateur

qu'on y va en Afrique. Alors, vous réévoquez l'Europe. Je ne révoque pas du tout l'Europe. Mais là, vous venez d'évoquer l'Europe. Vous dites que

32:14
Locuteur

l

32:14
Présentateur

'Europe devrait faire quelque chose. Mais est-ce que ce ne serait pas l'Europe puissance pour le coup ?

32:18
Locuteur

Est-ce que l'Europe puissance ne

32:18
Présentateur

permettrait pas justement de dire à la fois aux Américains et peut-être même finalement à l'OTAN qui est une organisation militaire et non pas politique et économique, mais également à M. Poutine qui en fait quand même beaucoup. Parfois trop. Oui, mais pour ça,

32:30
Locuteur

est-ce

32:30
Présentateur

qu'il ne faudrait pas une Europe plus intégrée et par conséquent plus puissante ?

32:34
Locuteur

C'est le grand paradoxe

32:35
Présentateur

de l'Europe. Et vous êtes au cœur du vrai débat. L'Europe puissance, si l'Europe puissance c'est d'avoir l'avis de 27 personnes aux intérêts divergents, ça ne peut pas marcher. C'est pourquoi je ne crois qu'en l'Europe des nations et en politique étrangère à des coopérations au cas par cas. Par exemple,

32:52
Locuteur

on

32:52
Présentateur

le voit dans ce dossier. Nous avons un intérêt convergent, moi qui suis sur le plan économique pour une discussion franche avec les Allemands. Nous avons un intérêt convergent avec l'Allemagne, l'Italie, la Russie. Eh bien, on doit jouer ensemble. Et ça se fera naturellement. Mais il n

33:05
Locuteur

'y a

33:05
Présentateur

pas besoin d'une organisation intégrée, espèce de volapuc, comme disait le général de Gaulle pour l'ONU, qui ne marche pas et qui ne marchera jamais

33:11
Locuteur

pour

33:12
Présentateur

avoir une Europe puissance. L'Europe puissance sera dépendante de la puissance des quelques nations qui comptent. Or, vous savez qu'il

33:19
Locuteur

y a

33:19
Présentateur

quatre nations qui comptent, c'est l'Allemagne et l'Angleterre qui n'est plus l'Union européenne, mais qui est une puissance européenne,

33:26
Locuteur

nucléaire, mais qui

33:27
Présentateur

est importante. Il reste qui du coup ? L'Allemagne, la France.

33:30
Locuteur

Pas

33:30
Présentateur

très agréable pour tous ceux qui n'y sont pas. Ce

33:31
Locuteur

n'est

33:31
Présentateur

pas très diplomatiquement

33:33
Locuteur

correct.

33:33
Présentateur

Mais excusez-moi, Mme Roux, qui a investi des milliards d'euros depuis 50 ans dans sa défense ? La France a une défense stratégique, nucléaire. Il est quand même normal que nous en retirions les dividendes en termes de liberté d'action.

33:46
Locuteur

Je ne

33:47
Présentateur

méprise pas les autres. Je dis simplement qu'il

33:49
Locuteur

y

33:49
Présentateur

a ceux qui comptent en matière de défense et ceux qui ne comptent pas.

33:51
Locuteur

Ça peut

33:51
Présentateur

être mal reçu, c'est ça que je voulais vous dire par

33:53
Locuteur

nos partenaires européens ?

33:54
Présentateur

Je

33:54
Locuteur

ne suis pas là pour que

33:54
Présentateur

je m'en fiche complètement. Ce qui compte, c

33:56
Locuteur

'est

33:56
Présentateur

la défense de la France. Est-ce que vous laisserez le combat contre le terrorisme aux mains des commandos Wagner russes ? Mais

34:03
Locuteur

ça,

34:04
Présentateur

c'est une question qui se pose. Mais la question n

34:10
Locuteur

'est

34:10
Présentateur

pas de savoir est-ce que je vais laisser. La question est de savoir est-ce qu'on a mené la bonne politique,

34:14
Locuteur

notamment

34:15
Présentateur

en Afrique ? Est-ce qu'il fallait rester ? Combien de temps on reste

34:19
Locuteur

? Comment

34:20
Présentateur

on fait ? Vous allez répondre à ces questions, mais après le reportage, je vous

34:23
Locuteur

promets, l'Afrique est

34:24
Présentateur

devenue une terre de conquête. Si la France a perdu de l'influence sur le continent, au Sénégal, la Turquie avance ses pions. La Chine investit, délocalise ses usines, notamment en Éthiopie. On va le voir dans ce reportage de Barbara Aztec et de Walid Berissole.

34:42
Locuteur

C

34:43
Locuteur 4

'est une présence de plus en plus visible dans les rues d'Addis Abeba. La Chine délocalise ses usines et l'Éthiopie les accueille à bras ouverts. Ici,

34:52
Locuteur

le

34:52
Locuteur 4

coût du travail est dix fois moins élevé qu'en Chine.

34:57
Locuteur

Ces

34:57
Locuteur 9

chaussures-là, elles en sont où ? Elles ont passé le contrôle qualité ?

35:02
Locuteur 4

7000 paires de chaussures sortent de cette usine tous les jours.

35:06
Locuteur

Une

35:06
Locuteur 4

cadence soutenue et le contre-maître chinois n'est jamais loin.

35:10
Locuteur

À

35:11
Locuteur 4

ses côtés, Wanderson est là pour faire le lien, si besoin.

35:15
Locuteur 9

Pour travailler, ils n'ont pas toujours besoin de mots. Ils utilisent les gestes, ils se parlent avec des signes. Là, il est en train de lui montrer en faisant lui-même et ils se comprennent. Et quand il y a des difficultés pour se comprendre, alors il m'appelle et moi je traduis.

35:28
Locuteur 4

Wanderson a suivi une formation en Chine. Là-bas, il a appris le mandarin pendant deux ans, mais aussi les méthodes de travail chinoises. Des consignes qui s'affichent en grand dans l'usine.

35:41
Locuteur

Ce

35:42
Locuteur 9

sont des messages qui motivent les travailleurs.

35:44
Locuteur 5

Ils

35:45
Locuteur 9

comprennent quelles sont les manières acceptables et quelles sont celles qui ne sont pas acceptables.

35:50
Locuteur 5

Ces

35:50
Locuteur 9

messages sont affichés de telle sorte qu'ils puissent les voir à tout moment.

35:54
Locuteur

Comme ça,

35:55
Locuteur 9

ils peuvent s'en rappeler tout le temps.

35:57
Locuteur

En

35:58
Locuteur 4

deux décennies, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique.

36:03
Locuteur

Et

36:03
Locuteur 4

l'Empire du Milieu investit massivement dans les infrastructures comme les chemins de fer.

36:10
Locuteur

Avec

36:11
Locuteur 4

cette ligne reliant Addis Abeba à Djibouti, l'Ethiopien a retrouvé son accès à la mer. Une réhabilitation plus d'un siècle après sa construction par la France. C'est bien, c'est cool, c'est magnifique.

36:25
Locuteur 5

Partout,

36:26
Locuteur

c'est avec la Chine maintenant. Vivement qu'ils en construisent d

36:29
Locuteur 6

'autres.

36:32
Locuteur 4

Gare, aéroport, des portes d'entrée stratégiques pour les investisseurs.

36:36
Locuteur

Au

36:37
Locuteur 4

Sénégal, l'aéroport de Dakar est géré par un groupe turc. Le pays avance ses pions. Et dans les écoles de la capitale, de nouvelles sonorités résonnent.

36:56
Locuteur

Les

36:56
Locuteur 4

deux pays partagent le même islam sunnite. Et la Turquie joue ouvertement la carte de la solidarité musulmane. Une ONG turque a permis de doubler la capacité d'accueil des élèves de l'école, en finançant de nouveaux bâtiments,

37:09
Locuteur

sous

37:10
Locuteur 4

certaines conditions.

37:12
Locuteur

Tout

37:13
Locuteur 1

ça,

37:14
Locuteur

c

37:14
Locuteur 1

'est grâce à un enseignement séparé. Si les Turcs n'avaient pas demandé de séparer les filles des garçons, ils n'auront pas construit ça.

37:26
Locuteur

Si

37:26
Locuteur 4

les Turcs, vous n'avaient pas demandé de séparer les garçons et les filles, vous auriez laissé les garçons et les filles ?

37:30
Locuteur 1

Bien sûr, mais on reste là-bas.

37:33
Locuteur

La

37:34
Locuteur 4

Turquie met en avant un partenariat gagnant-gagnant. Mais l'avenir africain sous influence turque, il y en a un que ça inquiète. Emmanuel Macron accuse Ankara d'attiser le sentiment anti-français.

37:47
Locuteur

Il

37:47
Locuteur 2

y a également une stratégie à l'œuvre, menée parfois par des dirigeants africains, mais surtout par des puissances étrangères, comme la Russie ou la Turquie, qui jouent sur le ressentiment postcolonial.

37:57
Locuteur 4

Lamin est conseiller municipal et n'a pas du tout apprécié ses déclarations.

38:01
Locuteur 2

La France n'a pas d'obligation, et puis c'est même pas son droit de nous dire avec tel ou tel, vous devez collaborer. Parce que maintenant, regarde, même sur le plan éducation, avant, les jeunes étudiants élèves, tout ça, ils avaient l'accès facile pour aller en France. Maintenant, on voit qu'il y a beaucoup plus de restrictions, beaucoup plus de restrictions. Par contre, si la Turquie est en train de tendre la main pour s'ouvrir aussi à l'Afrique et au Sénégal, on ne peut que s'allumer.

38:23
Locuteur 4

Liens économiques et liens diplomatiques toujours plus forts. La Turquie a ouvert 30 ambassades en Afrique en l'espace d'à peine 20 ans.

38:32
Locuteur

Votre

38:33
Présentateur

réaction à

38:33
Locuteur

ce

38:33
Présentateur

reportage, Nicolas Dupont-Aignan. C'est

38:35
Locuteur

un

38:36
Présentateur

enjeu dont je parle depuis des années. En 2017, à ma précédente campagne présidentielle, j'avais écrit tout un chapitre de mon livre là-dessus, parce que c'est l'enjeu de demain, enfin d'aujourd'hui d'ailleurs. Doublement de la population africaine, ce n

38:51
Locuteur

'est

38:51
Présentateur

pas monsieur qui est spécialiste, qui va me démentir, je pense. En 30 ans, passage d'un milliard d'eux à deux milliards quatre, si je ne me

38:58
Locuteur

le plus.

38:58
Présentateur

Absolument, 2050. En 30 ans, une génération, doublement de la population africaine. Tout à l'heure, vous me parliez de l'Europe. S'il y a un domaine où la coopération européenne de projet devrait exister, c'est bien là, parce que ce sont des centaines de milliards d'euros qu'il faut mettre sur la table. C'est tout l'enjeu de

39:18
Locuteur

l'avenir de l'Europe. Au niveau

39:19
Présentateur

européen, du coup ? Non, au niveau français.

39:22
Locuteur

Ce

39:22
Présentateur

que vous ne comprenez pas, c'est qu'on peut avoir

39:24
Locuteur

une

39:25
Présentateur

Europe qui soit une coordination de nations européennes, avec chacun sa liberté. Justement, la France a abandonné, au fur et à mesure de sa politique d'aide au développement, nous avions le ministère de la coopération qui fonctionnait très bien, qui connaissait les pays, qui a été complètement supprimé. C

39:41
Locuteur

'est

39:41
Présentateur

la Chine qui est... Oui,

39:43
Locuteur

qui est le ministère

39:43
Présentateur

de

39:44
Locuteur

la coopération. Le ministère de la

39:44
Présentateur

coopération, c'est la Chine qui a le... Parce qu

39:46
Locuteur

'on a abandonné

39:47
Présentateur

notre vision de l'Afrique. Je vais vous donner une anecdote, si je vous plaît.

39:50
Locuteur

Allez-y, je

39:51
Présentateur

vous en prie, après

39:51
Locuteur

je vous laisserai avec Antoine Glazer.

39:53
Présentateur

On reçoit un ministre, commission des affaires étrangères, ça fait dix ans que j'y suis. On reçoit un ministre africain. Il nous dit, on a eu un pont,

39:59
Locuteur

un

39:59
Présentateur

ouragan, un pont sauté avec la principale voie ferrée qui relie Chine, pas le pays.

40:04
Locuteur

On

40:04
Présentateur

a été voir l'ambassadeur de France,

40:05
Locuteur

pour

40:06
Présentateur

l'aide. Il nous a dit, ah, moi je ne peux plus aider, il faut voir avec le représentant de la mission de

40:12
Locuteur

l

40:12
Présentateur

'Union européenne pour les cofinancements, etc. Il me dit, j'ai été voir

40:15
Locuteur

la

40:16
Présentateur

mission de la coopération de l'Europe.

40:17
Locuteur

Il

40:17
Présentateur

m'a dit, ah oui, mais est-ce que vous avez un régime démocratique et puis comment ça marche ? On va mettre à Bruxelles, etc. Ça va mettre un an. En gros, il veut savoir où vont les aides. Non, il veut.

40:26
Locuteur

Il

40:26
Présentateur

met plein de critères et c'est la bureaucratie bruxelloise. Il me dit, le lendemain,

40:31
Locuteur

j

40:32
Présentateur

'ai été voir l'ambassadeur de Chine dans le pays.

40:34
Locuteur

En

40:35
Présentateur

trois semaines, l'accord était signé. Un an après, le pont était construit. Et il dit, voilà, vous n'êtes plus la France. Vous avez perdu votre liberté d'action. Vous avez perdu votre réponse rapide, votre connaissance du terrain. Donc moi, je demande qu'on retrouve une politique indépendante.

40:52
Locuteur

On

40:53
Présentateur

ne pourra pas tout faire. Il y

40:54
Locuteur

a

40:54
Présentateur

une mondialisation de l'Afrique. Il ne

40:56
Locuteur

faut

40:56
Présentateur

pas la nier. Il y a d'autres intervenants, mais on doit devenir plus compétitif,

41:00
Locuteur

Je voudrais vous

41:01
Présentateur

présenter, mais vous le connaissez peut-être déjà, Antoine Glazer, journaliste spécialiste de l'Afrique, auteur avec Pascal Hérault, du piège africain de Macron aux éditions Fayard. Peut-être que le piège africain d'Emmanuel Macron, est-ce que c'est le Mali

41:12
Locuteur

? Enfin,

41:13
Présentateur

ce n

41:13
Locuteur

'est

41:13
Présentateur

pas simplement le Mali.

41:15
Locuteur

C

41:15
Présentateur

'est vrai que... Est-ce que vous ne pensez pas qu'il

41:16
Locuteur

y a

41:16
Présentateur

une sorte d'arrogance française ? Disons, comme la France a été quand même dominante, en particulier depuis les indépendants jusqu'à la chute du mur de Berlin en 89-90, où elle se croyait chez elle en Afrique, avec des systèmes politiques, militaires, financiers, finalement, on a l'impression qu'elle n

41:33
Locuteur

'a

41:33
Présentateur

pas vu l'Afrique se mondialiser. Elle s'est crue toujours, finalement, attendue, aimée, avec des systèmes, où on aime bien quand même plutôt les Africains qui nous ressemblent. Et finalement, on a l'impression que cette présence de l'armée française, ça sert un peu de cache-misère à une présence française globalement en déshérence. C'est-à

41:51
Locuteur

-dire,

41:51
Présentateur

quand vous rencontrez des diplomates européens, ils se disent, pendant que la France fait la sécurité, nous, on fait le business. Et finalement, soit la France, par arrogance, pense qu'elle peut encore tout faire, on voit que ça le perd, elle dégringole complètement ses parts de marché, et en même temps, elle ne fait pas confiance à l'Afrique, des Africains.

Ça veut dire, quelque part, on a l'impression, d'abord, vous savez aussi bien que moi que c'est un continent avec 54 pays, qu'on parle toujours que du Sahel, toute cette zone sahélo-saharienne, où déjà, et vous savez bien que les djihadistes ont réussi, ont déjà gagné, ils ont réussi à faire fuir l'ensemble des Occidentaux, depuis, finalement, la Mauritanie jusqu'au Soudan. Et finalement, la France retourne, revient sur les côtes, en Côte d'Ivoire et au Sénégal, en train d'abandonner toute cette zone sahélo-saharienne.

42:37
Locuteur

–

42:38
Présentateur

Donc, vous avez une question ?

42:39
Locuteur

–

42:39
Présentateur

Oui, la question, c'est que finalement, est-ce qu'il ne faudrait pas, au niveau de la mondialisation, reconnaître que la France avait une rente politique pendant 30-40 ans, que cette rente est terminée, est ciblée, et avoir une certaine politique, beaucoup plus, moins arrogante, et finalement, par rapport… –

42:58
Locuteur

C'est

42:58
Présentateur

-à

42:58
Locuteur

-dire

42:58
Présentateur

plus de business ? – Je veux dire, plus de business, mais surtout, il y avait un tissu d'ONG, de coopération décentralisée, il y

43:07
Locuteur

a

43:07
Présentateur

combien de Français sont allés en Afrique

43:09
Locuteur

? Tout ça a été

43:09
Présentateur

abandonné, et on ne voit plus que l'armée française, comme s'il n

43:13
Locuteur

'y

43:13
Présentateur

avait rien d'autre. – Alors, deux choses, il y a tellement de choses. Premier point, moi, je pense qu'il faut rétablir un ministère de la coopération, c'est-à-dire ce ministère de la coopération qui avait une connaissance de l'Afrique, et qui ne donnait pas de leçons, car il y

43:27
Locuteur

a

43:27
Présentateur

une sorte de paternalisme démocratique qui s'est mis en place, c'est-à-dire dire

43:31
Locuteur

qu

43:31
Présentateur

'il faut qu'il y ait la démocratie en Afrique. Mais on ne demande pas la même chose à l'Arabie Saoudite, c'est curieux. Pourquoi ? Pourquoi on donnerait des leçons de démocratie

43:41
Locuteur

en Afrique ? – Par exemple,

43:41
Présentateur

au Mali, vous la reconnaissez, vous, la junte au pouvoir ? –

43:44
Locuteur

Oui,

43:44
Présentateur

je la reconnais, je suis désolé, parce que

43:45
Locuteur

c'est curieux. – Même si elle

43:46
Présentateur

est arrivée après un coup d'État.

43:47
Locuteur

–

43:48
Présentateur

Mais c'est curieux, il y a d'autres juntes qui sont arrivées après des coups d'État avec lesquelles Emmanuel Macron a de très bonnes relations. Donc, est-ce qu'on peut choisir, en fait, les juntes qu'on aime ou qu'on n'aime pas ? Et je pense honnêtement que dans cette affaire malienne, la junte, bien sûr, exagère parce que nos soldats sont morts sur ce terrain et qu

44:05
Locuteur

'on

44:05
Présentateur

ne

44:05
Locuteur

peut

44:05
Présentateur

pas accepter d'être insultés alors même qu'on est mort pour le Mali. Mais à l'inverse, le Drian a eu des paroles très malheureuses d'ingérence. Donc, je crois que, en vérité, il faut renforcer notre tissu, comme le dit très bien un monsieur, de coopération, d'entreprise, d'action économique. Premier point. Sur l'intervention militaire, il fallait intervenir. Mais est-ce qu'on peut

44:28
Locuteur

avoir

44:28
Présentateur

une intervention qui dure ? On sait qu'il faut agir parce que sinon, les djihadistes risquent d'être surpuissants au Sahel. Mais il faut revoir notre mode. On ne peut pas rester au Mali si les autorités maliennes ne le volent pas. On ne peut pas rester 15 ans, 10 ans sur un territoire. On doit avoir des opérations pompiers. On est obligés parce que sinon, c'est la sécurité de l'Europe qui en dépend. Simplement, il faut que ces opérations pompiers s'arrêtent à un moment, prennent une autre forme, plus aérienne ensuite, et qu'on responsabilise ces pays. On ne peut pas aller au Mali si le gouvernement malien, même s'il est produit d'un coup d'État, ne le veut plus. Il y

45:06
Locuteur

a

45:06
Présentateur

un moment où on ne pourra pas. On

45:07
Locuteur

est

45:08
Présentateur

là-bas pour mener la lutte contre le terrorisme.

45:09
Locuteur

Vous dites que l'adversaire, c'est sur le plan

45:11
Présentateur

géopolitique, vous dites ça, c

45:13
Locuteur

'est

45:13
Présentateur

faux. L'adversaire, c'est sur le plan géopolitique, l'Afrique, qui est sur le point... Non, je n

45:17
Locuteur

'ai

45:17
Présentateur

pas dit l'adversaire, c'était l'Afrique. Ce

45:18
Locuteur

sont les djihadistes en Afrique. Je termine la

45:20
Présentateur

phrase, l'Afrique qui est sur le point de basculer l'État islamique qui est en train de conquérir l'Afrique. Entre nous, entre nous,

45:28
Locuteur

quand j'ai pris

45:28
Présentateur

position, quand Nicolas Sarkozy a envahi la Libye, qu'est-ce que j'ai entendu quand j'ai pris position contre ? Mais qu'est-ce que j'ai entendu ? Parce que c'était une responsabilité historique dramatique. Je n'étais pas du tout admirateur de Kadhafi, loin de là. Mais la Libye, la destruction de la Libye organisée, avec tous les aspects abominables de Kadhafi, valait mieux que le chaos qu'on a créé.

45:57
Locuteur

Deuxième point,

45:58
Présentateur

qui dit stop à la Turquie

46:00
Locuteur

pour

46:01
Présentateur

les livraisons d'armes en Libye ? On sait depuis des années qu'il

46:04
Locuteur

y a

46:04
Présentateur

des livraisons d'armes. Pourquoi l'OTAN continue à couvrir la Turquie ?

46:10
Locuteur

Qu

46:11
Présentateur

'est-ce qu'on fait avec la Turquie ? On doit être beaucoup plus ferme avec la Turquie, qui est beaucoup plus dangereuse que la Russie. Elle

46:15
Locuteur

doit quitter l'OTAN

46:16
Présentateur

? C'est nous qui devons quitter l'OTAN plutôt que laissons la Turquie dans l'OTAN s'il y vole. Mais j'estime que c'est insensé ce qui se passe. La Turquie a déstabilisé le nord du Moyen-Orient, déstabilise l'Afrique et on reste comme ça ? Antoine Glazer. Est-ce que vous croyez vraiment que les problèmes de l'ensemble du Sahel ce soit une question uniquement de djihadisme ? Pas du tout. Mais

46:38
Locuteur

évidemment.

46:39
Locuteur 6

Ça veut dire

46:39
Locuteur

pourquoi la

46:41
Présentateur

France se polarise complètement sur cette lutte antiterroriste alors qu'en

46:45
Locuteur

fait... On s'en occupe.

46:46
Présentateur

Mais est-ce que par exemple vous êtes pour que l'Europe participe ? Ou est-ce que vous êtes par exemple pour Takouba ? Ou est-ce que vous êtes toujours pour une présence bilatérale, une intervention des militaires uniquement France-Afrique ? Ou est-ce que vous êtes pour une présence européenne ? La présence européenne ne veut rien dire.

47:04
Locuteur

C

47:04
Présentateur

'est un fiasco intégral. Je ne crois qu

47:06
Locuteur

'aux

47:06
Présentateur

relations bilatérales. Je ne crois pas... Donc Takouba... En revanche, qu'il y ait des pays coordonnés avec la France qui décident d'appuyer la France, oui, mais ça doit être du bilatéral. D'ailleurs, ça n'a pas marché.

47:21
Locuteur

Vous le savez très bien. Takouba, c'est du

47:22
Présentateur

bilatéral.

47:23
Locuteur

Si

47:24
Présentateur

c'est du bilatéral, je ne refuse pas, bien évidemment. Je dis simplement que vous ne pouvez aller secourir un pays que si vous le demandez. Que vous n'avez pas de leçon de démocratie à donner dans cette région du monde. Car sinon, il faut rompre les relations avec le Qatar, il faut rompre les relations avec l'Arabie saoudite. Et c'est curieux. C'est là où il y a un néopaternalisme français à l'égard de l'Afrique qui voudrait que ce soit une succursale de Paris.

47:46
Locuteur

Est-ce que vous n'êtes

47:47
Présentateur

pas dans le néopaternalisme quand vous proposez l'électrification de

47:51
Locuteur

l'Afrique ?

47:51
Présentateur

Pas du tout. Je propose des projets... Je suis le seul candidat à la présidentielle qui, depuis des années, propose des projets de développement africain avec les Africains, bien évidemment. Ce n

48:03
Locuteur

'est

48:03
Présentateur

pas nous qui allons le faire. Mais c'est ce que fait la Chine. Vous avez vu le reportage. Non,

48:06
Locuteur

mais

48:06
Présentateur

attendez. La Chine,

48:07
Locuteur

il

48:07
Présentateur

faut à la place de... Ils

48:09
Locuteur

le font en échange de quoi ? En échange des matières premières. Vous savez que Jean

48:13
Présentateur

-Louis Borloo était le premier. Je le sais. Et vous savez ce qu'il y

48:15
Locuteur

a

48:15
Présentateur

répondu les Africains ? Ils ont dit, mais M. Borloo, nous,

48:18
Locuteur

on

48:18
Présentateur

a la Banque africaine de développement, on n'a pas besoin de vous. Mais ce n

48:22
Locuteur

'est pas

48:22
Présentateur

la question. Est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce que vous comprenez qu'il y a des Africains qui refusent l'aide au développement ? Qui en ont marre de la main de la main qui reçoit, qui est en dessous de la main qui donne. Ils en ont ras-le-bol un peu de ça. Mais je suis d'accord. Pour autant, arrêtons avec la culpabilisation française permanente. La Chine mène des actions. Croyez-moi,

48:41
Locuteur

les

48:42
Présentateur

Africains, après avoir connu la Chine en Afrique, aussi retrouvent une version,

48:47
Locuteur

une

48:47
Présentateur

vision plus équilibrée de la France. La France doit être un partenaire. Pas de repentance permanente, de la clarté, respect des souverainetés et travail en commun sur des grands projets. La barrière verte, la dénatalité. Qu'est

49:01
Locuteur

-ce

49:01
Présentateur

que c'est que la barrière verte ? La barrière verte, vous savez, c'est au Sahel, ce grand projet soutenu par l'ONU et par beaucoup de pays africains visant à éviter la progression du désert. Voilà un projet magnifique pour l'Afrique et pour l'Europe de coopération. Pourquoi la Chine aurait-elle le droit d'investir et pas la France ? Mais

49:18
Locuteur

la Chine...

49:18
Présentateur

Personne n'empêche la France d'investir. Pourquoi la Chine a investi ? Parce qu'elle

49:23
Locuteur

ne

49:23
Présentateur

respecte aucune des règles de l'OMC et qu'elle investit parce qu'elle a une politique. Ce que je demande, c'est que la France renoue avec une politique. Elle ne pourra pas faire autant que la Chine et que les autres, mais elle peut faire des choses et qu'on arrête avec l'Agence française du développement qui fait du multilatéral confus qui ne marche pas et qui ne sert pas les intérêts du pays. Vous

49:46
Locuteur

avez une

49:47
Présentateur

dernière question ? Vous êtes vraiment pour une politique uniquement bilatérale vis-à-vis de

49:51
Locuteur

l'Afrique

49:51
Présentateur

? C'est-à-dire sans avoir des partenaires européens ?

49:54
Locuteur

Mais

49:54
Présentateur

bien sûr que si.

49:55
Locuteur

Ce que je veux dire... L'argent

49:56
Présentateur

du contribuable français, vous le mettez dans les fonds européens de développement ? Non. Est

50:00
Locuteur

-ce

50:00
Présentateur

que vous revenez à

50:02
Locuteur

une politique à la coopération ?

50:03
Présentateur

Parce que les Africains, dans le rapport d'État à État, aiment avoir un interlocuteur. Avec quel budget

50:09
Locuteur

? Le

50:10
Présentateur

budget que nous versons à l'Union européenne et dans tous ses organiques... Ce serait combien ?

50:14
Locuteur

Combien est-ce que

50:14
Présentateur

vous donneriez pour l'Afrique ? Il faut qu'on le

50:17
Locuteur

calme. Combien la

50:17
Présentateur

France donnerait pour l'Afrique

50:18
Locuteur

?

50:19
Présentateur

Ce qu'elle donne

50:20
Locuteur

actuellement...

50:21
Présentateur

Ce qu'elle donne

50:21
Locuteur

actuellement...

50:22
Présentateur

Je ne peux pas vous donner le chiffre précis.

50:24
Locuteur

Combien elle donne, Antoine

50:24
Locuteur 3

Glazer, la France ?

50:26
Présentateur

Ça dépend si

50:27
Locuteur

on voit...

50:27
Présentateur

30% ça va au fonds européen de développement.

50:30
Locuteur

On est bien à

50:31
Présentateur

plus de 10 milliards.

50:32
Locuteur

On est arrivé à 13

50:33
Présentateur

milliards.

50:34
Locuteur

13 milliards. 13

50:34
Présentateur

milliards. Vous voyez, je n'étais pas loin. Je ne

50:36
Locuteur

veux

50:36
Présentateur

pas dire des chiffres quand je ne les connais pas sûrement. Déjà cet argent,

50:40
Locuteur

qu

50:40
Présentateur

'on le maîtrise.

50:41
Locuteur

Qu

50:42
Présentateur

'on ne le fasse pas passer par des organismes multilatéraux qui sont confus. C'est des relations bilatérales. Ensuite, il faut qu'il y ait un fonds européen

50:52
Locuteur

qui

50:53
Présentateur

se concrétise pour aider des grands projets en coordination avec les pays africains qui le demandent. Parce qu'il faut aussi que les Africains aient le choix. Qu'il n'est pas que les Chinois.

51:03
Locuteur

Mais ils ont le monde entier dans

51:04
Présentateur

leur salle d'attente maintenant.

51:06
Locuteur

Il n'y a

51:06
Présentateur

pas que les Chinois. Il y

51:08
Locuteur

a

51:08
Présentateur

le monde

51:08
Locuteur

entier. Déjà, il y a les Turcs aussi.

51:10
Présentateur

Et pourquoi on ne serait pas... Et pourquoi l'Europe... Ah mais moi, je ne dis pas assez ça. Mais il faut sortir de l'idée qu'on est seul.

51:15
Locuteur

Je n'ai jamais dit qu'on était... Oui, d'accord. Je suis le premier à dire qu'il faut y aller.

51:19
Présentateur

Oui, mais il faut y aller parce qu'on nous parle de transition écologique. des produits, des voitures électriques, de tout ça, à part le nickel qu'on a en Calédonie. C'est de terre. C

51:31
Locuteur

'est aussi pour ça que vont les Chinois.

51:32
Présentateur

Et bien maintenant, on passe aux questions des téléspectateurs.

51:40
Locuteur

Avec

51:41
Présentateur

une question de Anne dans le Puy-de-Dôme qui est femme au foyer, nous précise-t-elle. On vous entend régulièrement pour les présidentielles. Que faites-vous le reste du temps

51:48
Locuteur

?

51:49
Présentateur

Le reste du temps ? Je suis député. Je fais mon travail de député à la Commission des Affaires étrangères. Et voilà, je suis président d'un parti qui s'appelle Debout la France. et j'écoute les Français et je travaille et je publie des livres. Voilà, où va le pognon ? Et je fais mon métier d'élu. Une question de Guylaine dans le Gard. Si vous êtes élu, quel sera votre premier voyage officiel

52:08
Locuteur

?

52:09
Présentateur

Au Maghreb.

52:10
Locuteur

Où

52:10
Présentateur

ça

52:10
Locuteur

? Dans

52:11
Présentateur

les trois capitales. Essentiels. Parce qu'on a parlé de l'Afrique, Sahel, mais la solidité du Maghreb, l'avenir du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie sont

52:21
Locuteur

essentiels

52:23
Présentateur

pour l'avenir de l'Europe et de la France. Et qu'est-ce que vous leur direz ? Eh bien, je leur dirais qu'il faut sortir de ce... Comment dire

52:30
Locuteur

?

52:32
Présentateur

De cette vision du passé. Moi, je suis né au moment de la décolonisation. Donc, peut-être qu'on peut arrêter 60 ans après de se reprocher tout et n'importe quoi, avoir une relation d'adulte. Nous avons une langue en commun. Nous avons énormément d'habitants du Maghreb qui vivent en France, qui sont français.

52:51
Locuteur

Donc, vous leur parlerez d'histoire,

52:52
Présentateur

alors qu'ils sont au

52:53
Locuteur

cœur d'une crise,

52:54
Présentateur

notamment entre le Maroc et l'Algérie. On solde l'histoire. On assure leur développement économique. On fait des accords privilégiés de libre-échange parce que je préfère qu'il

53:03
Locuteur

y ait

53:03
Présentateur

des usines

53:04
Locuteur

au

53:05
Présentateur

Maroc, en Tunisie, en Algérie qu'en Chine. Et je pense que l'avenir de l'Europe, c'est la capacité à développer le continent africain sur le plan économique. Car si on veut lutter contre l'immigration, il faut que ces pays soient indépendants et forts économiquement. Et la stabilisation du Maghreb est la clé de l'avenir de la France, de la paix civile en France. Il y a une jeunesse aussi qui a une double culture, qui peut jouer un rôle dans le développement de ces pays. Les médecins africains et du Maghreb n'ont pas vocation à être dans les hôpitaux français. Ils ont vocation à soigner sur place. Bref, je pense que c'est la grande frontière, la nouvelle frontière de la France

53:40
Locuteur

au sens noble et du terme.

53:41
Présentateur

Est-ce que vous travailleriez avec l'Algérie sur le Mali

53:45
Locuteur

? Mais

53:46
Présentateur

pourquoi pas ? Non, mais je veux dire en

53:48
Locuteur

coordination, etc.

53:49
Présentateur

Mais moi, je suis gaulliste. Je crois à la souveraineté des nations. Je prends les nations telles qu'elles sont. J'ai ma pensée sur certaines nations. Mais je les prends telles qu'elles sont.

53:59
Locuteur

Notamment

54:00
Présentateur

sur l'Algérie, c'est ça que vous l'essayez entendre ? Non, sur toutes les... Mais de Gaulle disait qu'on n'a pas d'amis en politique étrangère. On n'a que des intérêts. Moi, j'ai l'intérêt de la France en tête et l'équilibre du monde et de la paix du monde. Or, on sait très bien que vous avez le continent américain qui se développe. Vous avez la Chine qui s'est énormément développée avec l'Asie. Et vous avez une Europe fragmentée et une Afrique en perdition sur le plan démographique. Si on ne s'occupe pas de ça, ça me paraît beaucoup plus important que le Donbass. Désolée. Désolée. Vous me regardez comme si j'étais désolée pour le Donbass. C'est un sujet. C'est

54:32
Locuteur

un sujet. Et

54:33
Présentateur

vous avez même

54:33
Locuteur

laissé entendre

54:34
Présentateur

qu'il y avait une approche historique un danger d'un conflit.

54:38
Locuteur

Ce

54:38
Présentateur

que je veux dire, c'est qu'on a une bombe démographique à nos portes et on regarde ailleurs. Alors, selon vous, la France doit-elle accorder l'asile politique à Julian Assange ? Oui, je l'ai toujours demandé.

54:50
Locuteur

Une

54:51
Présentateur

question de Pilar dans les Hauts-Alpes qui est retraitée. Rétabliriez-vous le service militaire obligatoire ? Oui, il est dans mon programme. Il serait de trois mois civils, filles et garçons, avec une option militaire d'un an, puisque les armées ne peuvent pas accueillir pour trois mois le temps de former. La personne s'en va. Et je pense qu'il y a ainsi une option militaire d'un an. Et il serait accueilli où, alors ? Les trois mois, dans tous les lieux de services civiques, dans les communes, les hôpitaux, de toutes les tâches d'utilité collective. Et ça permettrait de sortir les jeunes de leur milieu d'origine.

Car le problème de la jeunesse aujourd'hui, c'est qu'elle vit dans des couloirs. Les jeunes bourgeois

55:29
Locuteur

Vous pensez que dans les hôpitaux,

55:30
Locuteur 3

ils y arriveraient à gérer ?

55:31
Présentateur

Oh, il y a plein de tâches à faire, d'accueil, de suivi, tiens, s'occuper des personnes âgées dans les EHPAD. Vous savez, il y a quantité de travaux d'utilité collective qui ne sont pas remplis. Et d'avoir, à peu près, il y a 800 000 jeunes, ça veut dire 200 000 jeunes qui donneraient trois mois de leur vie à la France. C'est une belle chose, je pense. Quels sont les ennemis de la France

55:55
Locuteur

? Les

55:57
Présentateur

ennemis de la France, c'est une question intelligente

56:00
Locuteur

et

56:01
Présentateur

difficile.

56:01
Locuteur

Ce

56:02
Présentateur

sont ceux qui s'attaquent à sa souveraineté, c'est

56:04
Locuteur

-à

56:04
Présentateur

-dire à sa liberté. Ce sont ceux qui l'espionnent et qui prennent ses richesses économiques, ses brevets. –

56:11
Locuteur

Ça, c'est les Chinois ?

56:12
Présentateur

– Non, pas seulement.

56:13
Locuteur

–

56:13
Présentateur

Non, c'est pas le chien.

56:14
Locuteur

– Les

56:14
Présentateur

Chinois, je n

56:14
Locuteur

'ai

56:14
Présentateur

pas un anti-chise, il faut se faire respecter. –

56:17
Locuteur

D

56:17
Présentateur

'accord. Quelles sont vos solutions concrètes pour lutter contre la fraude fiscale en France et à l'étranger ? – J'ai écrit deux livres dessus, « Les voleurs de la République » et « Où va le pognon

56:26
Locuteur

?

56:26
Présentateur

» Alors, tout est très détaillé, même un rapport parlementaire fait muscler Bercy. C'est notamment mon grand sujet, c'est la grande fraude internationale à la TVA,

56:35
Locuteur

qui

56:35
Présentateur

coûte une fortune. La Belgique est arrivée, petit État qui a un service fiscal bien plus efficace contre les grands fraudeurs que Bercy. Et j'ai 100 fois fait des propositions pour qu

56:45
Locuteur

'on

56:45
Présentateur

récupère 20 milliards.

56:46
Locuteur 7

– Anne-Sophie Alcif, c'est faisable, ça ?

56:47
Locuteur

–

56:48
Locuteur 7

Alors oui, mais toujours en ayant de la coopération. Par exemple, on a eu la fameuse taxe sur les entreprises qui était justement

56:55
Locuteur

le prix d'une compétition. que j'avais proposé. – Qu'est-ce que vous en

56:57
Locuteur 7

avez pensé au niveau européen

56:59
Locuteur

? –

56:59
Locuteur 7

Et

57:00
Présentateur

on a mis, vous voyez mon rapport, date de 2013 et on va y arriver, la taxe OCDE. Enfin, ça va être lent, mais on progresse. Donc, il

57:06
Locuteur

y

57:06
Présentateur

a des choses qui progressent, heureusement.

57:08
Locuteur

–

57:08
Présentateur

Allez, fermer nos frontières, ne serait-ce pas un mauvais coup porté à la francophonie

57:12
Locuteur

? – Ce

57:14
Présentateur

n

57:14
Locuteur

'est

57:14
Présentateur

pas un mur. Je reprends ma copropriété. Chez vous, vous avez une porte à votre appartement. Vous l'ouvrez, vous la fermez à vos amis, à ceux qui veulent venir. Cette idée folle, qu'on serait obligé d'enlever la porte de l'appartement pour être généreux. Je veux que les Français

57:31
Locuteur

maîtrisent la porte. – On a la même clé pour

57:32
Locuteur 3

entrer dans l'immeuble.

57:34
Locuteur

–

57:34
Présentateur

Je ne veux pas que les copropriétaires rentrent dans mon appartement.

57:37
Locuteur

–

57:38
Présentateur

On aura filé la métaphore jusqu'au bout. –

57:41
Locuteur

Que

57:41
Présentateur

reprochez

57:41
Locuteur

-vous à

57:42
Présentateur

l'OTAN

57:42
Locuteur

? –

57:43
Présentateur

À l'OTAN, je ne reproche rien.

57:44
Locuteur

Il

57:44
Présentateur

y a deux choses. Il

57:45
Locuteur

y a

57:45
Présentateur

l'OTAN comme organisation de coopération. Nous restons membres de cette OTAN, l'organisation de l'Alliance Atlantique, parce que je ne suis pas hostile à des coopérations. En revanche, comme le général de Gaulle, je veux qu'on ressorte de l'organisation militaire intégrée, parce que là, ça nous entraîne dans une dépendance opérationnelle, technologique, dangereuse. Et le général de Gaulle avait gardé le bon équilibre, une coopération. D'ailleurs, il avait été solidaire des États-Unis au moment de la crise de Cuba, mais la maîtrise de notre technologie. Et ce que je voudrais dire aux Français, c'est que quand un pays ne maîtrise plus sa technologie, ses forces de défense, il n

58:23
Locuteur

'est

58:23
Présentateur

plus libre. Justement, cette question d'Antoine dans l'Essonne, informaticien. Nos chercheurs partent à l'étranger faute d'investissement et de bons salaires que proposez-vous pour y remédier ? Tout simplement de les augmenter et de cesser avec la bureaucratisation de la recherche, qui est un véritable drame. Nous investissons à peu près, je crois, deux et des poussières du PIB en recherche. Il faut passer à trois ou quatre. La Corée du... Tiens, vous me parliez tout à l'heure, on est petit, madame, on est petit, on ne

58:48
Locuteur

va

58:48
Présentateur

jamais y arriver et tout. Non. Regardez la Corée du Sud, même taille que la France. La Corée du Sud, c'est fixer des objectifs technologiques, scientifiques, comme du temps du général de Gaulle et elle y est arrivée. Pourquoi

58:59
Locuteur

on n'y arriverait pas ? J'ai une dernière question.

59:00
Présentateur

Vous dites vouloir

59:01
Locuteur

oeuvrer... Nous avons très bon

59:01
Présentateur

scientifique. Vous dites vouloir oeuvrer, entre guillemets, c'est vous qui parlez, oeuvrer à un accord de paix durable entre Israël et les Palestiniens. Bel objectif, mais par quels moyens

59:10
Locuteur

?

59:10
Présentateur

Moi, je vais être très franc avec vous. Allez-y. Je pense que malheureusement, si la France pouvait le faire, ce serait magnifique, mais ce n

59:17
Locuteur

'est

59:17
Présentateur

pas le cas.

59:18
Locuteur

Parce

59:18
Présentateur

que ce n

59:19
Locuteur

'est

59:19
Présentateur

pas nous qui allons régler le problème. En revanche, de garder une position assez juste

59:23
Locuteur

et

59:23
Présentateur

d'essayer de sauver ce qui peut être sauvé là-bas. J'ai une question de politique intérieure pour

59:30
Locuteur

le coup de

59:31
Présentateur

Benoît dans le Maine-et-Loire. En cas de second tour Macron-Pécresse, appellerez-vous à voter Valérie Pécresse

59:35
Locuteur

? Je

59:36
Présentateur

ferai mon choix en fonction de qui sera au deuxième tour et bien malin qui sait aujourd'hui qui sera au deuxième tour le 10 avril.

59:43
Locuteur

Merci

59:44
Présentateur

beaucoup Nicolas Dupont

59:45
Locuteur

-Aignan. Merci à vous de votre invitation.